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Module 7-French

Ce document présente le module 7 d'un cours de formation de l'OMS sur la prise en charge de la malnutrition aiguë sévère en milieu hospitalier, axé sur l'implication des mères dans les soins. Il décrit des stratégies pour organiser la routine de l'établissement, enseigner aux mères sur l'alimentation et les soins, et préparer les enfants à la sortie vers des soins ambulatoires. Le cours inclut également des mises à jour techniques et des recommandations pour améliorer la gestion de la malnutrition aiguë sévère.

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Module 7-French

Ce document présente le module 7 d'un cours de formation de l'OMS sur la prise en charge de la malnutrition aiguë sévère en milieu hospitalier, axé sur l'implication des mères dans les soins. Il décrit des stratégies pour organiser la routine de l'établissement, enseigner aux mères sur l'alimentation et les soins, et préparer les enfants à la sortie vers des soins ambulatoires. Le cours inclut également des mises à jour techniques et des recommandations pour améliorer la gestion de la malnutrition aiguë sévère.

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COURS DE FORMATION SUR LA PRISE EN CHARGE DE LA MALNUTRITION AIGUË SÉVÈRE EN

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MILIEU HOSPITALIER
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COURS DE FORMATION SUR LA PRISE EN CHARGE DE LA MALNUTRITION AIGUË SÉVÈRE EN
MILIEU HOSPITALIER
Cours de formation sur la prise en charge hospitalière de la malnutrition aiguë sévère. Module
7. Impliquer les mères dans les soins

(Cours de formation sur la prise en charge hospitalière de la malnutrition aiguë

sévère) ISBN 978-92-4-002992-7 (version électronique)


ISBN 978-92-4-002993-4 (version imprimée)

Organisation mondiale de la santé 2021

Certains droits sont réservés. Ce travail est disponible sous la licence Creative Commons Attribution-
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Citation suggérée. Cours de formation sur la prise en charge hospitalière de la malnutrition


aiguë sévère. Module 7. Impliquer les mères dans les soins. Genève : Organisation mondiale de
la santé ; 2021 (Cours de formation sur la prise en charge hospitalière de la malnutrition aiguë
sévère). Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO.

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cartes représentent des lignes frontalières approximatives pour lesquelles il se peut qu'il n'y
ait pas encore d'accord complet. La mention de firmes ou de produits commerciaux n'implique
pas que ces firmes ou produits commerciaux sont agréés ou recommandés par l'OMS de
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d'aucune sorte, explicite ou implicite. La responsabilité de l'interprétation et de l'utilisation de
ce matériel incombe au lecteur. En aucun cas, l'OMS ne pourra être tenue responsable des
dommages résultant de son utilisation.
SOMMAIRE

Préface v

Remerciements xii

Abréviations xii

Introduction 1

Objectifs d'apprentissage 1

1. Organiser la routine de l'établissement pour encourager la participation


des mères 2

2. Faire participer les mères au réconfort, à l'alimentation et au bain des 7.


enfants. 4 I
m
pl
3. Enseigner à des groupes de mères l'alimentation et les soins 5 iq
u
3.1 Valeur des sessions d'enseignement et d'apprentissage en groupe 5 e
r
le
3.2 Exemple de plan d'une session d'enseignement 6 s
m
3.3 Discussion et examen 8 è
r
4. Préparer l'alimentation de l'enfant à la maison 9 e
s
4.1 Enfants transférés en soins ambulatoires pendant la rééducation 9 d
a
4.2 Enfants qui restent hospitalisés (service de malnutrition aiguë sévère) n
s
pendant la réhabilitation 9 la
p
4.3 Des régimes alimentaires appropriés pour les enfants qui se ri
s
remettent d'une malnutrition aiguë sévère e
e
10 n
c
5. Apprendre aux mères l'importance de la stimulation et comment faire et h
a
utiliser des jouets 12 r
g
e
6. Donner des instructions générales pour le transfert vers les soins d
ambulatoires 13 e
la
m
7. Si une sortie anticipée est inévitable, prenez des dispositions particulières al
n
pour u
tr
suivi 16 iti
o
n
Annexe 1. antécédents ai
g
alimentaires et vaccinaux 18 u
ë
s
Annexe 2 - Stimulation é
émotionnelle et physique 20 v
è
r
Annexe 3. Jouets pour enfants souffrant de malnutrition sévère 22 e.

Annexe 4 : Exemple de programme de thérapie par le jeu 23

Annexe 5. Messages clés sur l'utilisation des produits thérapeutiques prêts à


l'emploi
nourriture (RUTF) 25

Annexe Web
Annexe Web. Exemple de carte de sortie (WHO/HEP/NFS/21.15)

iii
PRÉFACE

Le cours de formation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la prise en


charge hospitalière de la malnutrition aiguë sévère comprend des modules de
formation, des guides de formation et des documents d'appui. Le kit de
formation est basé sur le cours de formation de l'OMS sur la prise en charge de la
malnutrition sévère de 20021, qui a été mis à jour en 20092 pour inclure les
normes de croissance de l'enfant de l'OMS, l'utilisation de la circonférence du
milieu du bras pour évaluer l'émaciation, et la fourniture d'aliments
thérapeutiques prêts à l'emploi (RUTF) pour la prise en charge de la
malnutrition aiguë sévère, ce qui a permis un transfert précoce des enfants
des soins hospitaliers vers les soins ambulatoires. En 2013, l'OMS a publié
les Lignes directrices : mises à jour sur la prise en charge de la malnutrition aiguë
sévère chez le nourrisson et l'enfant3, qui ont fourni des recommandations
7.
actualisées sur les points suivants : I
m
pl
a. critères d'admission et de sortie pour les enfants âgés de 6 à 59 mois iq
u
souffrant de malnutrition aiguë sévère ; e
b. où prendre en charge les enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère r
le
et présentant un œdème bilatéral en piqûre ; s
m
c. l'utilisation d'antibiotiques dans la prise en charge des enfants è
r
atteints de malnutrition aiguë sévère en soins ambulatoires ; e
d. changements dans l'apport de suppléments de vitamine A dans le s
d
traitement des enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère ; a
n
e. options pour les approches d'alimentation thérapeutique dans la gestion s
de la malnutrition aiguë sévère chez les enfants âgés de 6 à 59 mois ; la
p
f. la gestion des fluides chez les enfants souffrant de malnutrition aiguë ri
s
sévère et de déshydratation, avec ou sans choc ; e
e
g. la prise en charge des enfants infectés par le VIH souffrant de malnutrition n
aiguë sévère ; c
h
h. identifier et prendre en charge les nourrissons de moins de 6 mois a
r
souffrant de malnutrition aiguë sévère. g
e
d
Le cours de formation a été mis à jour pour intégrer ces mises à jour. Le tableau e
1 énumère les principales mises à jour techniques effectuées pour chaque la
m
module. al
n
u
tr
iti
o
n
ai
g
u
ë
s
é
v
è
r
e.

1
Cours de formation sur la prise en charge de la malnutrition sévère. Genève : Organisation mondiale de la santé ; 2002
(WHO/NHD/02.4 ; http:// [Link]/iris/handle/10665/70449).
2
Cours de formation sur la prise en charge de la malnutrition sévère, mise à jour - 2009. Genève : Organisation mondiale de la
santé ; 2009 (WHO/ NHD/02.4_update 2009 ; [Link]
3
Directives : mises à jour sur la prise en charge de la malnutrition aiguë sévère du nourrisson et de l'enfant. Genève
: Organisation mondiale de la santé ; 2013 ([Link]

v
Tableau 1. Principales mises à jour techniques pour chaque module
Module Procédure Version 2009 Nouvelle
version
Module 2 Critères Utilisation de L'émaciation sévère visible n'est plus recommandée comme signe de
: d'admission l'émaciation grave malnutrition aiguë sévère, en raison de sa nature subjective.
Principes pour les soins visible comme
de soins en milieu signe de
hospitalier malnutrition aiguë
pour les sévère
enfants âgés Admettre tous les • Les enfants souffrant de malnutrition sévère et présentant des
de 6 mois ou enfants souffrant de complications médicales ou un test d'appétit raté doivent être
plus malnutrition sévère hospitalisés (ou les enfants souffrant de malnutrition sévère et
pour des soins présentant des circonstances atténuantes telles qu'un handicap,
hospitaliers. des problèmes sociaux ou des difficultés d'accès aux soins).
• Les enfants souffrant de malnutrition sévère qui ne présentent
pas ces signes ou qui n'ont pas de circonstances atténuantes
vi doivent être pris en charge en soins ambulatoires.
L'accent est mis sur le test d'appétit en tant que procédure importante pour
décider si les enfants souffrant de malnutrition sévère doivent être admis
pour des soins hospitaliers ou ambulatoires.
Œdème des deux • Les enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère et présentant un
pieds œdème bilatéral sévère (+++) doivent être hospitalisés, même s'ils ne
présentent pas de complications médicales et ont de l'appétit.
• Les enfants qui n'ont qu'un œdème bilatéral en piqûre + ou ++ mais qui
présentent des complications médicales, n'ont pas d'appétit ou sont
émaciés, doivent être hospitalisés.
• Les enfants âgés de 6 mois ou plus qui présentent un œdème en
piqûre bilatéral + ou ++ sans complications médicales et qui ont
de l'appétit doivent être pris en charge en soins ambulatoires.
Module Procédure Version 2009 Nouvelle
version
Module 2 Critères de Transfert vers les soins ambulatoires lorsque :
: transfert vers
Principes les soins • les complications médicales ont été traitées, et
de soins ambulatoires • l'enfant présente un œdème minime, et
pour les • l'enfant est vigilant, et
enfants âgés • l'enfant mange 75 % de la quantité quotidienne proposée
de 6 mois ou d'aliments thérapeutiques prêts à l'emploi (ATPE) ;
plus
La décision doit être déterminée par l'évaluation de l'état clinique et non par
les résultats anthropométriques.
Critères de Décharge de tous les soins quand :
sortie de tous
les soins pour • le score Z de poids/taille/longueur est de −, et
les enfants âgés • pas d'œdème depuis au moins 2 semaines, ou
de 6 mois ou • la circonférence du milieu du bras est de 125 mm, et
vii
plus • pas d'œdème depuis au moins 2 semaines

l'indicateur anthropométrique utilisé pour confirmer la malnutrition


aiguë sévère doit également être utilisé pour évaluer si un enfant a
atteint la récupération nutritionnelle
Les enfants admis avec seulement un œdème bilatéral en piqûre +++
doivent être libérés du traitement sur la base de l'indicateur
anthropométrique utilisé systématiquement dans les programmes.
Le pourcentage de gain de poids ne doit pas être utilisé comme critère de
sortie.
Module Procédure Version 2009 Nouvelle
version
Module 3 : Doses • Amoxicilline 25 mg/kg Les doses d'antibiotiques de routine ont été ajustées, par exemple :
Gestion initiale d'antibiotiques • Gentamicine 5 mg/kg amoxicilline 25-40 mg/kg, gentamicine 7,5 mg/kg, pour refléter les
de routine • Ampicilline 50 mg/kg dernières recommandations du Livre de poche de l'OMS sur les soins
hospitaliers pour les enfants de 2013.
Vitamine A Les enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère doivent recevoir l'apport
nutritionnel quotidien recommandé en vitamine a (5000 UI) pendant
toute la durée du traitement. Si les enfants reçoivent des F-75, F-100 ou
des RUTF conformes aux spécifications de l'OMS (et contenant donc
déjà suffisamment de vitamine A), ou si la vitamine A fait partie d'autres
suppléments quotidiens, les enfants n'ont pas besoin de vitamine A
supplémentaire.
Les enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère doivent recevoir une
dose élevée de vitamine A (50 000 UI, 100 000 UI ou 200 000 UI,
selon l'âge) à l'admission, uniquement s'ils reçoivent des aliments
vi
thérapeutiques qui ne sont pas enrichis comme le recommandent les
ii spécifications de l'OMS et si la vitamine A ne fait pas partie des autres
suppléments quotidiens.
Dose élevée Donner une dose élevée (50 000 UI, 100 000 UI ou 200 000 UI, selon
uniquement l'âge) de vitamine a aux enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère
indiquée en cas et présentant des signes oculaires de carence en vitamine a ou de
d'ulcération de la rougeole récente, lors de leur hospitalisation aux jours 1, 2 et 15 (ou à la
cornée sortie vers les soins ambulatoires), quel que soit le type d'alimentation
thérapeutique qu'ils reçoivent.
Atropine 1% 3 fois par jour La concentration d'atropine a été ajustée à 0,1 % 3 fois par jour après
discussion avec plusieurs experts et sur les conseils de ces derniers,
ainsi que sur la liste modèle des médicaments essentiels de l'OMS.

7. Impliquer les mères dans la prise en charge de la malnutrition aiguë sévère.


Module Procédure Version 2009 Nouvelle
version
Module 4 : Transition vers Deux options sont proposées pour faire passer les enfants de F-75 à RUTF
Alimentation le RUTF :

a. Commencez l'alimentation en donnant des RUTF comme prescrit pour


la phase de transition.
Si l'enfant ne prend pas la quantité prescrite, complétez l'alimentation
avec du F-75. Augmentez la quantité de RUTF sur 2-3 jours jusqu'à ce
que l'enfant prenne la quantité appropriée de RUTF pour couvrir ses
besoins énergétiques, ou :
b. Donnez à l'enfant la quantité prescrite de RUTF pour la phase de
transition. Si l'enfant ne prend pas au moins la moitié de la quantité
prescrite dans les 12 premières heures, arrêtez de lui donner du
RUTF et redonnez-lui du F-75. Recommencez la même approche
après 1-2 jours jusqu'à ce que l'enfant prenne la quantité appropriée
de RUTF pour couvrir ses besoins énergétiques.
Transition Les enfants souffrant d'œdème bilatéral en piqûre doivent passer à
pour les l'aliment RUTF lorsque l'appétit revient et que l'œdème diminue.
enfants
atteints
d'œdème
Phase de Les enfants qui prennent du F-100 et qui réalisent une prise de poids
réhabilitation rapide pendant la réadaptation doivent passer aux RUTF. Assurez-vous
pour les enfants qu'ils terminent la quantité appropriée de rUtF avant de les transférer
sur F-100 pour les soins ambulatoires.
Critères • Poids par rapport à • Score Z du rapport poids/longueur < -3, ou
d'admission la taille • Présence d'un œdème bilatéral en piqûre, ou
pour les Z-score < -3, et/ou • Perte de poids récente
nourrissons • Œdème bilatéral • Absence prolongée de prise de poids
âgés de 0 à • graves difficultés d'allaitement après le conseil de la mère
6 mois
Alimentatio F-75 comme • Les nourrissons souffrant de malnutrition aiguë sévère mais sans
n des complément au lait œdème doivent recevoir du lait maternel exprimé. Lorsque cela n'est
nourrissons maternel pas possible, des préparations commerciales (génériques) pour
âgés de 0 à nourrissons ou du F-75 ou du F-100 dilué peuvent être administrés,
6 mois seuls ou en complément du lait maternel.
• Nourrissons souffrant de malnutrition aiguë sévère et d'œdèmes
bilatéraux en piqûre.
devrait recevoir du F-75 en complément du lait maternel.

ix

7. Impliquer les mères dans la prise en charge de la malnutrition aiguë sévère.


Module Procédure Version 2009 Nouvelle
version
Module 4 : Critères de Transfert vers les soins ambulatoires lorsque :
Alimentation transfert vers
les soins • toutes les conditions cliniques sont résolues, et
ambulatoires • le nourrisson a bon appétit, est cliniquement bien portant et alerte, et
pour les • la prise de poids est satisfaisante, et
nourrissons • le nourrisson a fait l'objet d'un contrôle des vaccinations, et
âgés de 0 à 6 • la mère ou la personne qui s'occupe de l'enfant est mise en
mois relation avec un suivi et un soutien au niveau communautaire.
Critères de Décharge de tous les soins lorsque le nourrisson :
sortie de tous
les soins pour • est allaité efficacement ou bien nourri avec des aliments de
les remplacement, et
nourrissons • a une prise de poids adéquate, et
âgés de 0 à 6 • a un score Z de poids pour la longueur de -2
mois
Module 5 : Mises à jour similaires à celles effectuées pour les modules 3 et 4, le cas
Soins échéant.
quotidiens
Module 6 : Pas de mises à jour techniques majeures. Mises à jour mineures, par
Suivi et exemple lorsque le RUTF remplace le F-100.
problème
résolution du
problème
Module 7 Critères Mises à jour similaires à celles du module 2
: d'orientation
Impliquer vers les soins
les mères ambulatoires
dans les pour les
soins enfants âgés
de 6 mois ou
plus
Critères de Mises à jour similaires à celles du module 2
sortie de tous
les soins pour
les enfants âgés
de 6 mois ou
plus

7. Impliquer les mères dans la prise en charge de la malnutrition aiguë sévère.


Module Procédure Version 2009 Nouvelle
version
Module 8 : Nouveau module
Prise en
charge
ambulatoire
des maladies
aiguës
sévères
malnutrition
Matériel Parcours de Tous les parcours de soins intensifs et les réponses aux exercices ont été
d'appui soins mis à jour pour refléter les mises à jour des modules.
intensifs et
réponses
aux
exercices
Organisation Les supports ont été intégrés dans les modules et les guides concernés.
xi des
documents
d'appui
REMERCIEMENTS
Cette version actualisée a été coordonnée par Zita Weise Prinzo,
Département de la nutrition pour la santé et le développement, avec Chantal
Gegout (anciennement au Département de la nutrition pour la santé et le
développement), en collaboration avec Wilson Were, Département de la
santé maternelle, infantile et des adolescents. Nous remercions Jaden
Bendabenda, du Département de la nutrition pour la santé et le développement,
pour avoir finalisé cette version et l'avoir préparée pour la publication. Des
remerciements particuliers sont adressés à Diana Estevez, qui a contribué au
processus de finalisation.

Nos remerciements vont également à Adelheid Onyango, Hana Bekele et


Férima Coulybaly-Zerbo du Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique, et à Marina
Adrianopoli du Bureau régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale, pour
leur soutien inlassable et leurs précieuses contributions, ainsi que pour
l'organisation des formations pilotes au Togo, en Ouganda et en Zambie.

En outre, des remerciements particuliers doivent être adressés à Beatrice Amadi,


Teaching Hospital, Lusaka, Zambie, pour sa contribution au cours de l'essai pilote
et pour avoir révisé le cours, ainsi qu'au Professeur Michael Golden et au Dr
Yvonne Grellety pour avoir révisé le cours et fourni de précieuses contributions
techniques.

L'OMS est reconnaissante à tous ceux qui ont participé à la production de la


première version du cours de formation en 2002, et tient à remercier ACT
International, États-Unis d'Amérique, pour avoir élaboré le manuscrit du
cours de formation. L'OMS reconnaît l'importante contribution technique et les
conseils du Professeur
A. Ashworth-Hill de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, qui a
également été l'un des animateurs du premier cours. Des remerciements
particuliers sont adressés au Dr S. Khanum (ancien directeur des services de
santé, Bureau régional de l'OMS pour l'Asie du Sud-Est à New Delhi), pour sa
contribution technique, ses commentaires et ses conseils lors de l'élaboration
de la première version des modules de formation et pour avoir organisé le
premier
7. Impliquer test dans
les mères sur laleprise
terrain au Centre
en charge international
de la malnutrition aiguë de recherche sur les maladies
sévère.
diarrhéiques, au Bangladesh.

SOUTIEN FINANCIER
L'OMS tient à remercier le Fonds français Muskoka et la Fondation Bill et Melinda
Gates pour leur soutien financier à la mise à jour du matériel de formation.

ABBREVIATIONS
SRO solution de réhydratation orale

RUTF aliment thérapeutique prêt à l'emploi


SD écart-type

OMS Organisation mondiale de la santé

xii
INTRODUCTION

Il est essentiel que la mère (ou la personne qui s'occupe de l'enfant) soit avec son
enfant souffrant de malnutrition sévère à l'hôpital. Elle doit être encouragée à
nourrir, tenir, réconforter et jouer avec son enfant autant que possible. Voici
quelques-unes des raisons d'impliquer les mères dans ce moment critique.

• La stimulation émotionnelle et physique est cruciale pour le rétablissement


de l'enfant et peut réduire le risque de problèmes de développement et
émotionnels.
• La mère de l'enfant peut fournir une stimulation plus continue et une attention
plus affectueuse que le personnel occupé.
• Lorsque les mères participent aux soins à l'hôpital, elles apprennent
comment continuer à s'occuper de leurs enfants à la maison.
• Les mères peuvent apporter une contribution précieuse et réduire la charge 7.
I
de travail du personnel en aidant à des activités telles que le bain et m
pl
l'alimentation des enfants. iq
u
e
r
le
s
m
è
r
e
OBJECTIFS D'APPRENTISSAGE s
d
a
n
s
la
p
Ce module décrira et vous permettra de discuter et d'observer : ri
s
e
e
• les moyens d'encourager la participation des mères aux soins hospitaliers n
• les moyens de préparer les mères à continuer à prodiguer de bons soins à c
h
la maison, notamment en nourrissant correctement l'enfant et en le a
r
stimulant par le jeu. g
e
d
Dans le service ou lors de jeux de rôle, ce module vous permettra de vous exercer e
: la
m
al
• apprendre à une mère à baigner ou à nourrir un enfant n
u
• en donnant des instructions complètes de sortie. tr
iti
o
n
ai
g
u
ë
s
é
v
è
r
e.

1
1. ORGANISER LA ROUTINE DE L'ÉTABLISSEMENT
POUR ENCOURAGER LA PARTICIPATION DES
MÈRES

Il existe de nombreuses façons d'encourager la participation des mères aux soins


hospitaliers. On peut apprendre aux mères à :

• préparer les aliments


• nourrir les enfants
• baigner et changer les enfants
• jouer avec les enfants, superviser les séances de jeu
• fabriquer des jouets.

Il peut être nécessaire de fournir aux mères un moyen de transport pour leur
permettre de rester avec leurs enfants. En contrepartie, les mères peuvent aider
à effectuer les tâches ci-dessus dans le service. Il peut être utile d'organiser
une rotation des mères pour effectuer ces tâches sous supervision. De cette
façon, chaque mère peut contribuer aux soins de son enfant tout en ayant un
peu de temps libre.

Le personnel doit être amical et traiter les mères comme des partenaires dans la
prise en charge des enfants. Une mère ne doit jamais être grondée ou blâmée
pour les problèmes de son enfant, ni se sentir indésirable. Enseigner, conseiller
et se lier d'amitié avec la mère sont essentiels au traitement à long terme de
l'enfant.

Les mères doivent avoir un endroit pour s'asseoir et dormir dans le service. Elles
ont également besoin d'installations sanitaires et de toilettes, ainsi que d'un
moyen de se procurer de la nourriture. Certaines mères peuvent avoir besoin de
soins médicaux si elles sont malades ou anémiques.

Le personnel doit également faire en sorte que les autres membres de la famille se
sentent les bienvenus. Tous les membres de la famille sont importants pour la
santé et le bien-être de l'enfant. Dans la mesure du possible, les pères
doivent participer aux discussions sur le traitement de l'enfant et sur la
manière dont il doit être poursuivi à la maison. Les pères doivent être tenus
informés et encouragés à soutenir les efforts des mères dans la prise en
charge des enfants.

2
3
Exercice A

Le groupe discutera des moyens de faciliter l'implication des mères et des autres
membres de la famille, ainsi que des facteurs qui peuvent y faire obstacle. Vous
pourrez discuter d'exemples tirés de vos propres installations et du service que
vous avez visité au cours de cette formation.

Préparez la discussion en énumérant quelques idées ci-dessous.

Les moyens d'encourager les mères et les autres membres de la famille à


s'impliquer :

7.
I
m
Les facteurs qui entravent la participation des mères et des autres membres de la pl
iq
famille : u
e
r
le
s
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Dites à un animateur quand vous êtes prêt pour la discussion de groupe. s
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e.

4
2. FAIRE PARTICIPER LES MÈRES AU
RÉCONFORT, À L'ALIMENTATION ET AU BAIN
DES ENFANTS

Le personnel doit enseigner de manière informelle certaines compétences à


chaque mère. Tout d'abord, il peut être nécessaire de montrer à la mère
comment tenir son enfant doucement et calmement, avec une attention
affectueuse. Immédiatement après une procédure désagréable, le personnel
doit encourager la mère à tenir et à réconforter son enfant.

Lorsqu'il enseigne des tâches telles que l'alimentation ou le bain, le personnel doit
:

1. Montrez à la mère comment effectuer la tâche, en expliquant chaque étape.


2. Laissez la mère essayer la tâche, en l'aidant et en l'encourageant pendant
qu'elle essaie.
3. Posez des questions de contrôle pour vous assurer que la mère comprend
ce qu'elle doit faire. Par exemple, si vous venez d'expliquer comment nourrir
l'enfant, posez à la mère des questions telles que :
- Qu'allez-vous donner à manger à votre enfant ?
- A quelle fréquence allez-vous nourrir l'enfant ?
- Combien donnerez-vous à l'enfant pour une portion ?
4. Observez lorsque la mère effectue la tâche de manière indépendante pour la
première fois.
5. Donnez un feedback positif, c'est-à-dire dites à la mère ce qu'elle a bien fait.
Faites des suggestions d'amélioration sans décourager la mère. Par exemple,
dites : "Essayons ensemble de le faire de cette façon."

À tout moment, le personnel doit communiquer clairement avec les mères de


manière à renforcer leur confiance dans leur capacité à s'occuper de leurs
enfants. Par exemple, lorsqu'un clinicien examine l'enfant, il doit expliquer ce
qui se passe et montrer à la mère comment tenir l'enfant pendant l'examen.
Le personnel doit traiter les mères comme des partenaires pour aider l'enfant
à être en bonne santé.

Informez un animateur lorsque vous avez atteint ce point du module.

5
Exercice B

Cet exercice comprendra deux jeux de rôle de situations dans lesquelles une
infirmière apprend à une mère à baigner ou à nourrir un enfant. Votre
animateur peut vous assigner le rôle d'une infirmière ou d'une mère ; si c'est
le cas, il vous donnera des informations pour vous aider à vous préparer à
votre rôle. Si vous êtes un observateur du jeu de rôle, vous prendrez des
notes ci-dessous.

Jeu de rôle 1

Comment vous sentiriez-vous si vous étiez la mère dans


cette situation ? Comment l'infirmière a-t-elle encouragé 7.
I
ou découragé la mère ? m
pl
iq
u
e
r
le
Jeu de rôle 2 s
m
è
Comment vous sentiriez-vous si vous étiez la mère dans r
e
cette situation ? Comment l'infirmière a-t-elle encouragé s
d
ou découragé la mère ? a
n
s
la
p
ri
s
e
e
n
c
h
a
r
3. ENSEIGNER À DES GROUPES DE MÈRES g
e

L'ALIMENTATION ET LES SOINS d


e
la
m
al
n
u
tr
3.1 Valeur des sessions d'enseignement et d'apprentissage en groupe iti
o
n
Il existe de nombreux sujets qui peuvent être présentés efficacement à des ai
groupes de mères et d'autres membres de la famille intéressés. Des sessions g
u
d'enseignement en groupe peuvent être organisées sur des sujets tels que la ë
s
nutrition et l'alimentation, l'hygiène, la préparation d'une solution de é
v
réhydratation orale (SRO) pour traiter la diarrhée, et le planning familial. è
r
e.
Les membres du personnel ayant de bonnes aptitudes à la communication
doivent être chargés d'animer ces sessions de groupe. Il peut y avoir plusieurs
membres du personnel qui peuvent se relayer pour présenter différents sujets. Le
personnel sélectionné doit connaître les6 informations importantes à couvrir sur
un sujet et être capable de :
• communiquer clairement de manière à ce que les mères comprennent ;

7
• préparer et utiliser des supports visuels appropriés tels que des affiches et des
aliments réels ;
• démontrer les compétences lorsque cela est nécessaire (par exemple, les
procédures de cuisson, le lavage des mains ou la préparation des SRO) ;
• animer une discussion au cours de laquelle les mères peuvent poser des
questions et apporter des idées.

Les séances ne doivent pas se limiter à des cours magistraux, mais doivent
inclure des démonstrations et des exercices pratiques dans la mesure du
possible. Encouragez les mères à poser des questions afin que la session soit
interactive.

3.2 Exemple de plan d'une session d'enseignement


L'objectif de la session de formation est d'apprendre aux parents à préparer un
aliment nutritif à la maison. La session d'enseignement doit être adaptée, en
choisissant une recette spécifique au contexte ; cela signifie qu'il faut choisir
des ingrédients disponibles localement et des aliments culturellement
acceptés.

La page suivante présente les grandes lignes d'une session d'enseignement


comme un modèle qui pourrait être utilisé avec les parents d'enfants
souffrant de malnutrition. L'aliment qui sera préparé est appelé khichuri.

Le schéma contient des informations, des exemples et des aides visuelles,


ainsi que des exercices pratiques. Il offre également aux parents la possibilité
de poser des questions et d'apporter des idées.

Bien que les aliments locaux dans votre région soient probablement
différents, un schéma d'enseignement similaire pourrait être utilisé.

Session d'enseignement

Prévoyez à l'avance de vous procurer les ingrédients nécessaires et de


disposer d'un lieu adéquat pour cette activité. Tenez compte du nombre de
participants et du matériel disponible nécessaire. Il est également important
d'être conscient du temps que la session d'enseignement est censée durer.

Utilisez des ustensiles de cuisine courants comme mesure - par exemple, une
tasse de riz ou un moot de lentilles. N'oubliez pas que cette activité est
l'occasion d'enseigner les pratiques de sécurité alimentaire et de partager
des expériences avec les participants.

Avant la séance d'enseignement, vérifiez que l'espace est propre, que les
ingrédients ont été lavés et qu'ils sont sur la table. N'oubliez pas que certains
ingrédients peuvent nécessiter une précuisson ou un prétraitement.

Dans cet exemple, la recette choisie est le khichuri, qui est un plat bengali.

8
Préparation de khichuri (nourriture à domicile)

Information. Le Khichuri est un aliment nutritif à domicile pour les enfants. Il


aidera les enfants à poursuivre leur rétablissement à la maison. Cet aliment
doit être donné en plus du lait maternel ou d'un substitut de lait maternel.

Ingrédients

Riz 2 moot (poignées) 75 g


Dal (lentilles) 1 moot 50 g
Shak (légumes verts à feuilles) 1 moot 75 g
Mishti kumra (citrouille) 1 pièce 75 g
Oignon (pour le goût)
Huile végétale 5 cuillères à café 25 g
Eau à absorber par le riz environ 800 ml
7.
Note : 1 moot correspond à une poignée d'ingrédients. I
m
pl
Cette recette convient aux enfants âgés de 6 à 24 mois lorsqu'ils ont iq
u
récupéré et mangent à la maison. La quantité préparée donne 589 g d'aliments e
cuits (cuits mous). La recette apporte 115 kcal et 2,9 g de protéines par 100 r
le
g. s
m
è
Préparation. Préparez un plateau de présentation avec les ingrédients pour le r
e
khichuri, en attirant l'attention sur les quantités de chacun. Commencez à s
d
préparer la recette du khichuri. Au début de la séance, faites bouillir l'eau avec a
le riz, le dal et les épices. Pendant la séance d'enseignement, vous terminerez la n
s
recette. la
p
ri
Décrivez la recette, en désignant chaque ingrédient sur le plateau pendant s
e
que vous parlez. Si les parents savent lire, la recette peut leur être donnée e
par écrit. Sinon, on peut utiliser une recette illustrée. Dites aux parents ce que n
c
vous avez déjà fait pour commencer la cuisine. Dans les premières étapes : h
a
r
• se laver les mains avant de préparer les aliments g
e
• mettre le riz, le dal, le potiron, l'oignon, les épices, l'huile et l'eau dans une d
e
casserole et faire bouillir. la
• Gardez la casserole couverte pendant la cuisson. m
al
n
Environ 5 minutes avant que le riz ne soit cuit, ajoutez le shak (légumes à u
tr
feuilles) nettoyé et haché. Des épices ou des herbes (comme l'ail et le iti
o
gingembre) peuvent être ajoutées pour donner du goût. (Si vous préparez la n
ai
recette pour des enfants souffrant de malnutrition et encore en g
convalescence, n'ajoutez pas de sel, car le sodium doit être limité. Le sel peut u
ë
être ajouté lorsque la recette est préparée à la maison pour la famille). s
é
v
Pratique. Lorsque le moment est venu d'ajouter le shak, demandez à un parent è
r
de le faire. Demandez à un parent de nettoyer et de hacher les feuilles et de les e.
ajouter au pot.

Rappelez aux parents de se laver les mains avant de servir les aliments et de
garder les aliments couverts. Demandez-leur s'ils ont un réfrigérateur pour
conserver les aliments et expliquez-leur que les aliments ne peuvent pas être
conservés trop longtemps, sinon ils risquent de se gâter.

10
Concentrez-vous pour donner cet aliment à l'enfant déchargé jusqu'à ce qu'il aille
mieux. Ensuite, l'enfant peut passer à d'autres aliments familiaux nutritifs.

Demandez à un parent de se laver les mains et de servir deux portions de


nourriture dans le pot. Montrez aux parents qu'il s'agit d'une portion correcte
pour un enfant d'un an. Montrez et décrivez la portion par rapport à la taille du
bol ou de l'assiette. Faites goûter le khichuri aux parents (et aux enfants, s'ils
sont présents). Expliquez qu'il peut être cuit plus longtemps pour le rendre
plus tendre si l'enfant a besoin d'une nourriture plus molle.

Tenez compte du fait que si cette nourriture doit absolument être donnée à
l'enfant, le reste de la famille peut également l'apprécier ; par conséquent, si les
ressources sont disponibles, préparez-en suffisamment pour toute la famille.

Informations importantes et exemple. Les enfants doivent être nourris 5 fois par
jour. Expliquez que la quantité contenue dans la marmite est suffisante pour
deux repas d'un enfant d'un an. Faites-la cuire deux fois par jour pour faire
quatre repas. Augmentez les quantités si toute la famille en mange.

3.3 Discussion et examen


Discussion

Demandez aux parents pourquoi ils pensent que ces ingrédients sont bons
pour les enfants et tous les membres de la famille. Au cours de la discussion,
expliquez que :

• L'huile et le riz (ou d'autres aliments de base comme les pommes de terre)
sont nécessaires pour donner de l'énergie ;
• Le dal est nécessaire à la construction et à la croissance du corps ;
• Les légumes verts à feuilles et de couleur orange sont nécessaires pour
donner de la force et une bonne santé et aussi pour prévenir la cécité.

Posez des questions aux parents sur la façon dont ils peuvent préparer le
khichuri à la maison. Encouragez-les à poser eux aussi des questions. Incluez
les éléments suivants dans la discussion.

• À votre avis, combien coûte le khichuri ? Le prix de cette recette est


d'environ 5 taka bangladais (environ 6 cents en dollars américains), bois de
chauffage compris.
• Qui va faire les courses dans votre famille ? Seront-ils prêts à acheter des
ingrédients pour le khichuri ?

Examen

• Quelles sont les raisons de servir du khichuri ? Pour prévenir et traiter la


malnutrition, pour prévenir la cécité, pour assurer une bonne et forte santé.
• À quelle fréquence devez-vous donner du khichuri à votre enfant ?
plusieurs fois par jour.
• Quelle quantité allez-vous donner à chaque repas ? Indiquez la taille des
portions.
• Comment allez-vous préparer le khichuri ? Passez en revue les ingrédients et
8
la recette.

9
4. PRÉPARER L'ALIMENTATION DE L'ENFANT À LA
MAISON

Les enfants qui sont prêts pour la phase de réadaptation peuvent être transférés
vers des soins ambulatoires s'il existe des services de soutien appropriés dans
un centre de santé local, mais resteront hospitalisés pendant la réadaptation
si un tel établissement n'est pas disponible.

4.1 Enfants transférés aux soins ambulatoires pendant la


réadaptation Les enfants répondant aux critères suivants peuvent être
transférés aux soins ambulatoires, lorsqu'un centre de santé accessible depuis
le domicile familial dispose des services appropriés pour traiter ces enfants :
7.
• l'enfant mange 75 % de la quantité quotidienne proposée d'aliments I
m
thérapeutiques prêts à l'emploi (ATPE) ; pl
• les complications médicales ont été traitées ; iq
u
• l'enfant présente un œdème minime ; e
r
• l'enfant est alerte. le
s
m
Plus de détails sur les soins ambulatoires et l'intégration de l'enfant dans les è
services de santé sont fournis dans le module 8, sur la prise en charge r
e
ambulatoire de la malnutrition aiguë sévère. s
d
a
L'alimentation à domicile pendant la réadaptation consistera, dans un n
s
premier temps, en des aliments prêts à l'emploi, puis, dans un deuxième la
p
temps, en une alternance de repas à base d'aliments disponibles localement, ri
riches en nutriments et variés (voir la section ci-dessous sur les instructions s
e
générales de sortie). e
n
c
La mère ou la personne qui s'occupe de l'enfant doit recevoir au centre de santé h
a
une information appropriée sur l'alimentation de l'enfant à domicile après la r
g
sortie des soins en ambulatoire. e
d
4.2 Les enfants qui restent hospitalisés (service de malnutrition e
la
aiguë sévère) pendant la réhabilitation. m
al
n
Pendant la réadaptation, alors que l'enfant est dans le service, réduisez u
tr
progressivement et arrêtez éventuellement les aliments RUTF ou F-100, tout en iti
o
ajoutant ou en augmentant le régime mixte d'aliments locaux, jusqu'à ce que n
l'enfant mange comme il mangerait chez lui. Avant de rentrer chez lui, ai
g
l'enfant doit s'habituer à manger des repas familiaux à base d'aliments u
ë
disponibles localement. s
é
v
Préparer la mère à poursuivre une alimentation appropriée à la maison : è
r
e.
• Discutez avec la mère (et les autres membres de la famille, si possible) du
régime alimentaire antérieur de l'enfant, des aliments disponibles à la
maison et de la meilleure façon de les utiliser. La section "antécédents
alimentaires" de l'annexe 1 peut servir 10
d'outil dans cette discussion.
• Discutez des moyens pratiques de résoudre les problèmes spécifiques de
l'alimentation passée de l'enfant. Veillez à impliquer la mère en tant que
partenaire dans le choix de l'alimentation de l'enfant, afin que les décisions
soient pratiques. Expliquez comment utiliser ou adapter les aliments
disponibles pour une alimentation saine, conformément aux directives de la
section 4.3 ci-dessous.

11
• Résumez ce qu'il faut donner à l'enfant, la quantité à donner à chaque
repas, et le nombre de repas et de collations à donner. Notez-le ou donnez
à la mère une carte préparée à l'avance avec des instructions sur
l'alimentation. Utilisez des images pour les mères qui ne savent pas lire.
• Rappelez à la mère de s'asseoir avec l'enfant et de l'encourager patiemment à
manger.
• Avant la sortie de l'hôpital, lorsque l'enfant s'habitue à manger à la maison
sous la surveillance de l'hôpital, demandez à la mère de s'exercer à préparer les
aliments recommandés et à les donner à son enfant.
• Passez en revue les instructions avant la sortie de l'hôpital et posez à la
mère des questions de contrôle pour vous assurer qu'elle a bien compris ce
qu'elle doit faire, par exemple :
- Que donnerez-vous à manger à votre enfant ? Où allez-vous trouver les
ingrédients pour préparer les aliments à la maison comme vous l'avez fait
ici ?
- Combien de repas et de collations donnerez-vous à votre enfant chaque jour
?
- Quelle quantité allez-vous donner à votre enfant à chaque repas ou
collation ?
• Fournissez des informations et des instructions supplémentaires si la mère en a
besoin.

4.3 Des régimes alimentaires appropriés pour les


enfants se remettant d'une malnutrition aiguë sévère
Les régimes mixtes appropriés sont les mêmes que ceux recommandés pour un
enfant en bonne santé. Ils doivent apporter suffisamment de calories, de
vitamines et de minéraux pour permettre une croissance continue. Les aliments
consommés à la maison doivent être conformes aux directives suivantes.

• La mère doit continuer à allaiter aussi souvent que l'enfant le souhaite.


• Si l'enfant n'est plus allaité, le lait animal est une source importante
d'énergie, de protéines, de minéraux et de vitamines.
• Les aliments solides doivent comprendre une céréale de base bien cuite.
Pour enrichir le contenu énergétique, ajoutez de l'huile végétale (5-10 ml pour
12
chaque portion de 100 g) ou de la margarine, du ghee ou de la pâte
d'arachide. Les céréales doivent être molles et écrasées ; pour les
nourrissons, utilisez une bouillie épaisse.
• Donnez une variété de légumes bien cuits, notamment des légumes à feuilles
orange et vert foncé. Si possible, intégrez également des fruits dans votre
régime alimentaire.
• Si possible, intégrez de la viande, du poisson ou des œufs dans votre
régime alimentaire. Les légumes secs (comme les lentilles ou les pois
chiches) et les haricots sont également de bonnes sources de protéines.

13
• Donnez des aliments supplémentaires entre les repas (collations saines).
• Donnez une portion adéquate (suffisamment grande pour que l'enfant en laisse).

Voici quelques exemples d'en-cas sains, riches en énergie et en nutriments :

• pain, tortilla ou chapati avec du beurre, de la margarine ou de la pâte d'arachide


(beurre de cacahuète)
• biscuits, crackers
• gâteaux aux haricots 7.
I
• yaourt, lait, fromage m
pl
• banane mûre, papaye, avocat, mangue, autres fruits iq
u
• pommes de terre cuites, plantain bouilli ou frit. e
r
le
s
Informez un animateur lorsque vous avez atteint ce point du module. Il y aura une m
brève vidéo montrant une session éducative sur la préparation des aliments è
r
à domicile. e
s
d
a
n
s
la
p
ri
s
e
e
n
c
h
a
r
g
e
d
e
la
m
al
n
u
tr
iti
o
n
ai
g
u
ë
s
é
v
è
r
e.

14
Exercice C

Cet exercice consistera en une discussion de groupe sur la manière dont les
hôpitaux peuvent préparer avec succès les mères à poursuivre une alimentation
correcte à la maison. Pour vous préparer à la discussion, réfléchissez aux
questions ci-dessous.

1. Dans votre hôpital, que va-t-on apprendre aux mères sur l'alimentation des
enfants à la maison ?
a. Quels mélanges d'aliments font de bons repas dans votre région ?
b. Quels seront les principaux messages enseignés sur l'alimentation ?
c. Avez-vous besoin de plus d'informations avant de décider de ce que vous
allez enseigner ?
d. Quelles sont les informations nécessaires et comment allez-vous les
obtenir ?

2. Qui enseignera aux mères l'alimentation à domicile et comment le fera-t-il


?
a. Qui est le plus à même d'enseigner aux mères l'alimentation à domicile ?
b. Comment les démonstrations ou les exemples seront-ils donnés dans les
sessions d'enseignement ?
c. Comment les mères peuvent-elles s'exercer à préparer des plats maison à
l'hôpital ?
d. Comment la transition vers l'alimentation à domicile peut-elle être
supervisée à l'hôpital ?
e. Comment les infirmières peuvent-elles travailler avec les mères pour
s'assurer que les conseils sur l'alimentation à domicile sont pratiques et
seront suivis ?

Une discussion de groupe sur ces questions suivra la vidéo sur la préparation des
repas à domicile.

5. APPRENDRE AUX MÈRES L'IMPORTANCE


DE LA STIMULATION ET COMMENT
FABRIQUER ET UTILISER LES JOUETS

Les enfants souffrant de malnutrition sévère


ont un développement mental et
15
comportemental retardé. À mesure que
l'enfant se rétablit, il a besoin d'une
stimulation émotionnelle et physique
croissante par le jeu. Les programmes
de jeu qui commencent pendant la
rééducation et se poursuivent après la
sortie de l'hôpital peuvent réduire
considérablement le risque de retard
mental permanent et de problèmes
émotionnels.

16
L'hôpital peut fournir une stimulation par le biais de l'environnement, en
décorant avec des couleurs vives, en accrochant des mobiles colorés au-
dessus des lits et en mettant des jouets à disposition.

Il faut apprendre aux mères à jouer avec leurs enfants en utilisant des jouets
simples, fabriqués à la maison. Il est important de jouer avec chaque enfant
individuellement au moins 15 à 30 minutes par jour, en plus des jeux de
groupe informels. De nombreuses idées de jouets et de jeux structurés sont
données à l'annexe 2 et dans la vidéo sur la malnutrition et le
développement mental.

Veuillez lire l'annexe 2 maintenant.

Dites à un animateur quand vous avez fini de lire l'annexe 2. 7.


I
m
Lorsque tout le monde sera prêt, il y aura la projection d'une vidéo sur la façon pl
iq
de jouer avec les enfants pour stimuler le développement mental. u
e
r
le
s
m
è
r
6. DONNER DES INSTRUCTIONS GÉNÉRALES e
s
POUR LE TRANSFERT VERS LES SOINS d
a
n
AMBULATOIRES s
la
p
ri
s
e
e
n
Outre les instructions relatives à l'alimentation, les mères devront recevoir un c
enseignement : h
a
r
• comment continuer à prendre les médicaments nécessaires (à l'exception du g
e
traitement antibiotique qui sera entièrement administré dans le service de d
e
malnutrition aiguë sévère), les vitamines (si disponibles), l'acide folique la
(pendant 1 à 2 semaines) et le fer (pendant 1 mois) à la maison si l'enfant ne m
al
reçoit pas de RUTF ; n
u
• des signes pour ramener l'enfant pour une prise en charge immédiate : tr
iti
- incapacité à boire ou à allaiter o
- arrête l'alimentation n
ai
- développe une fièvre g
u
- a une respiration rapide ou difficile ë
- a une convulsion s
é
- a la diarrhée depuis plus d'un jour, ou du sang dans les selles v
è
- a un œdème (gonflement des pieds, des jambes, des mains ou des bras) ; r
e.
• quand et où se rendre pour un suivi planifié :
- à 1 semaine, 2 semaines, 1 mois, 3 mois et 6 mois
- puis des visites deux fois par an jusqu'à ce que l'enfant ait au moins 3 ans ;
17
• quand revenir pour la prochaine vaccination (le calendrier figure à l'annexe 1 -
toute vaccination nécessaire doit être effectuée à l'hôpital) ;
• quand aller au centre de santé pour obtenir de la vitamine A (tous les 6
mois) ;
• comment continuer à stimuler l'enfant à la maison par des activités ludiques.

Avant de transférer l'enfant pour un traitement ambulatoire de la malnutrition


aiguë sévère, les mesures suivantes doivent être prises :

• Un bordereau de transfert vers les soins ambulatoires doit être rempli,


comprenant une section récapitulative informant les prestataires de soins
du site de soins ambulatoires des interventions médicales et des
traitements administrés à l'enfant.
• La mère ou la personne qui s'occupe d'elle doit être informée du lieu et du
jour où elle doit se rendre pour recevoir des soins ambulatoires, dans
l'établissement de santé le plus proche de sa communauté, où elle recevra
suffisamment de RUTF pour tenir jusqu'à la prochaine session de suivi des soins
ambulatoires (généralement une semaine).
• Les messages clés sur l'utilisation des RUTF et l'hygiène de base sont à
nouveau discutés avec la mère ou l'aidant. La mère ou la personne
s'occupant de l'enfant reçoit également tous les médicaments restants, à
l'exception des antibiotiques, et des instructions sur la manière de les utiliser.
La mère ou la personne s'occupant de l'enfant doit répéter les instructions au
prestataire de soins de santé pour s'assurer qu'elles ont été clairement
comprises et qu'elles seront suivies correctement.
• Le traitement antibiotique doit être terminé au moment où l'enfant quitte le
service de malnutrition aiguë sévère.
• Le personnel de la structure d'accueil ne doit pas retenir les enfants qui
sont prêts pour les soins ambulatoires (enfants ayant un bon appétit et
dont les complications médicales ont été traitées).
• La mère ou la personne qui s'occupe de l'enfant doit être informée de ce qu'il
faut faire si l'état de l'enfant se détériore avant la prochaine session de suivi
des soins ambulatoires.
• La mère doit être sensibilisée pour continuer à stimuler l'enfant à la maison
avec des jeux et d'autres activités passionnantes essentielles au
développement psychosocial de l'enfant.
• La mère recevra des messages clés concernant l'utilisation des RUTF
lorsque l'enfant sera pris en charge en ambulatoire pour sa rééducation
(voir annexe 5).

Exemple de carte de décharge ou de transfert

Un modèle de carte de sortie est inclus dans votre matériel de cours (annexe
Web). La carte comprend des instructions sur l'alimentation à domicile (avec des
blancs à remplir) et d'autres instructions, telles que la date de retour pour les
vaccinations, la prochaine dose de vitamine A, ou la date du prochain suivi.
La carte jointe ici ne sert que d'exemple ; les pays sont encouragés à l'adapter
en fonction de leurs protocoles nationaux de santé infantile.

Une carte de décharge peut être utile à plusieurs égards.


18
• Il fournit des instructions pour les soins à domicile.
• Il rappelle à la mère quand et où elle doit se rendre pour des soins de suivi.
• Il peut servir de lettre d'introduction pour un établissement de soins de santé
ou de réhabilitation nutritionnelle proche du domicile de l'enfant.
• Il sert à consigner le poids et la taille de l'enfant, ses vaccinations, etc.

19
Exercice D

Cet exercice sera un jeu de rôle sur la façon de donner des instructions de sortie.
Votre animateur peut vous demander de jouer le rôle d'une infirmière ou d'une
mère, ou vous pouvez être un observateur. Si vous êtes un observateur,
préparez-vous à répondre aux questions ci-dessous en vous basant sur vos
observations.

Contexte. Cette mère et son enfant sont dans le service de malnutrition aiguë
sévère depuis 18 jours. L'enfant, qui a 2 ans, a atteint un score Z de poids
pour la taille de -2 DS. La mère a déjà été soigneusement formée à la poursuite
de l'alimentation à la maison et aux jeux avec son enfant. La mère et l'enfant
sont prêts à sortir de l'hôpital. Il est maintenant temps pour l'infirmière de revoir 7.
I
les instructions avec la mère, en utilisant une carte de sortie. L'infirmière utilisera m
le modèle de carte de sortie fourni dans le module. Les observateurs sont priés pl
iq
de noter les points suivants. u
e
r
1. L'infirmière a-t-elle passé en revue tous les points de la carte de sortie ? le
s
m
è
r
e
s
2. L'infirmière a-t-elle parlé clairement et simplement pour que la mère puisse d
a
comprendre ? n
s
la
p
ri
s
e
3. L'infirmière a-t-elle posé des questions de vérification pour s'assurer que la e
n
mère avait compris les instructions ? c
h
a
r
g
e
d
e
4. L'infirmière a-t-elle offert à la mère la possibilité de poser des questions ? la
m
al
n
u
tr
iti
o
n
ai
g
u
ë
s
é
v
è
r
e.

20
7. SI UNE SORTIE PRÉCOCE EST INÉVITABLE,
PRENEZ DES DISPOSITIONS PARTICULIÈRES
POUR LE SUIVI.

Note : Si un programme de prise en charge ambulatoire de la malnutrition


aiguë sévère est en place, la sortie précoce signifie avant la réduction des
œdèmes ou la reprise de l'appétit. Si aucun programme n'est en place, la sortie
précoce signifie avant d'atteindre un score Z de poids pour la taille de -2 SD.

Si un enfant doit être renvoyé avant d'avoir atteint le stade de -2 DS et qu'il


n'existe pas de programme de soins ambulatoires, il est essentiel de prendre des
dispositions pour le suivi de l'enfant (par exemple, des visites spéciales d'un
agent de santé au domicile de l'enfant, ou des soins ambulatoires dans un
établissement de santé ou un centre de réhabilitation nutritionnelle). Les
mères auront besoin d'une formation spéciale pour préparer les aliments et
donner du fer, de l'acide folique et des multivitamines à domicile.

En aucun cas, un enfant ne doit être libéré avant que les conditions suivantes
ne soient remplies.

• L'enfant est en transition vers le F-100 (il s'alimente librement avec le F-100) ou
le RUTF.
• Le traitement antibiotique est terminé.
• L'enfant mange bien, a de l'appétit.
• L'enfant prend du poids.
• La mère a reçu une formation approfondie sur la manière de nourrir l'enfant
à la maison et de lui administrer les autres médicaments et suppléments de
base.
• Des dispositions ont été prises pour le soutien et le suivi (par exemple, des
visites à domicile ou dans un établissement de soins ambulatoires).

21
Exercice E
(facultatif)

Cet exercice est une discussion facultative pour les participants qui travaillent
dans des hôpitaux où la sortie précoce ou le transfert vers des soins
ambulatoires sont courants.

Si votre groupe organise cette discussion, soyez prêt à aborder des questions
telles que les suivantes.

1. Quelles sont les raisons d'une sortie précoce ? Ces raisons sont-elles
institutionnelles (par exemple, espace limité dans le service) ou
7.
personnelles ? I
m
2. La sortie précoce peut-elle être évitée ? Si oui, comment ? pl
3. Si la sortie précoce n'est pas évitable, quelles sont les options pour gérer iq
u
la sortie précoce (comme les visites à domicile, le suivi par un agent de e
r
santé local) ? Quels en sont les avantages et les inconvénients ? le
4. Comment la mère peut-elle être bien préparée à nourrir l'enfant à la s
m
maison ? è
r
5. Peut-on continuer à utiliser les RUTF à la maison ou peut-on adapter le e
s
régime alimentaire à domicile pour répondre aux besoins énergétiques et d
nutritionnels de l'enfant (il peut être nécessaire de consulter un expert en a
n
nutrition pour élaborer des recettes adéquates à partir d'aliments s
la
domestiques). p
ri
s
e
e
n
c
h
a
r
g
e
d
e
la
m
al
n
u
tr
iti
o
n
ai
g
u
ë
s
é
v
è
r
e.

22
ANNEXE 1. HISTORIQUE ALIMENTAIRE ET
HISTORIQUE D'IMMUNISATION

Antécédents alimentaires

Durée de l'allaitement maternel exclusif (en mois) :

Durée totale ou âge auquel l'allaitement a cessé :

Âge auquel les aliments non lactés ont commencé :

Régime alimentaire habituel avant la maladie actuelle

Régime alimentaire habituel avant la maladie actuelle

Âge au Âge Quantité


le type de nourriture ou de liquide début arrêté par
administré (mois) (mois) aliment (g
ou ml)
Préparation pour nourrissons ou lait animal
(préciser)
céréales (préciser)
Autres aliments de basea (précisez)
Eau, tisanes, jus de fruits ou autres
boissons (préciser)
Fruits frais
Légumes orange et vert foncé
Autres légumes et légumineuses
Poisson, viande ou œufs
autres aliments (précisez)
a
Comprend le riz, le maïs, le manioc, le sorgho, les pommes de terre et les nouilles.

Régime alimentaire depuis le début de la maladie actuelle (décrivez les


changements éventuels)

23
Régime alimentaire au cours des dernières 24 heures (notez tous les
apports)

Historique des vaccinations

Carte de vaccination : oui/non

Date ou âge du dona 7.


I
m
Vaccination Premier Deuxiè Troisiè Booster pl
iq
memen mement u
e
t r
le
BCG A la s
naissance m
ou è
r
> 6 mois e
s
Polio A la 2 mois 3 mois 12 mois d
naissance a
n
DTP 3 mois 4 mois 5 mois 12 mois s
la
p
Rougeole 6 ou 9 mois ri
s
e
e
BCG : vaccin à base de bacille Calmette-Guérin ; DTC : vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. n
un
cercle de vaccinations déjà effectuées. c
h
a
r
g
e
d
e
la
m
al
n
u
tr
iti
o
n
ai
g
u
ë
s
é
v
è
r
e.

24
ANNExE 2. ÉMOTIONNEL ET
STIMULATION PHYSIQUE

Les enfants souffrant de malnutrition sévère présentent un retard de


développement mental et comportemental qui, s'il n'est pas traité, peut devenir la
conséquence à long terme la plus grave de la malnutrition. La stimulation
émotionnelle et physique par des programmes de jeu qui commencent
pendant la réadaptation et se poursuivent après la sortie de l'hôpital peut
réduire considérablement le risque de retard mental permanent et de
déficience émotionnelle.

Réhabilitation

Il faut veiller à éviter la privation sensorielle. Le visage de l'enfant ne doit


pas être couvert ; les enfants doivent pouvoir voir et entendre ce qui se passe
autour d'eux. Ils ne doivent jamais être enveloppés ou attachés pour les
empêcher de se déplacer dans le lit.

Il est essentiel que la mère (ou la personne qui s'occupe de l'enfant) soit avec
son enfant à l'hôpital et au centre de réadaptation nutritionnelle, et qu'elle soit
encouragée à le nourrir, le tenir, le réconforter et jouer avec lui autant que
possible. Le nombre d'autres adultes qui interagissent avec l'enfant doit être
aussi réduit que possible. Chaque adulte doit parler, sourire et montrer de
l'affection envers l'enfant. Les procédures médicales, telles que la ponction
veineuse, doivent être effectuées par la personne la plus compétente
disponible, de préférence hors de portée de voix et de vue des autres enfants.
Immédiatement après une procédure désagréable, l'enfant doit être pris dans
les bras et réconforté.

L'environnement

L'austérité d'un hôpital traditionnel n'a pas sa place dans le traitement des enfants
souffrant de malnutrition. Les chambres doivent être de couleurs vives, avec des
décorations qui intéressent les enfants. Des mobiles colorés doivent être
suspendus au-dessus de chaque lit d'enfant, si possible. Le personnel doit porter
des vêtements normaux plutôt que des uniformes. Des tabliers de couleurs
vives peuvent être utilisés pour protéger leurs vêtements. Une radio peut
fournir une musique de fond. L'atmosphère du service doit être détendue,
joyeuse et accueillante.

Des jouets doivent toujours être disponibles dans le lit et la chambre de l'enfant,
ainsi que dans l'aire de jeu ; ils doivent être changés fréquemment. Les jouets
doivent être sûrs, lavables et adaptés à l'âge et au niveau de développement de
l'enfant. Les jouets bon marché fabriqués à partir de boîtes en carton, de bouteilles
en plastique, de boîtes de conserve et de matériaux similaires sont les meilleurs,
car les mères peuvent les copier. Des exemples de jouets appropriés sont
décrits à l'annexe 3.
25
Activités ludiques

Les enfants malnutris ont besoin d'interaction avec d'autres enfants pendant la
rééducation. Après la phase initiale du traitement, l'enfant doit passer des
périodes prolongées avec d'autres enfants sur de grands tapis de jeu, et avec sa
mère ou un guide de jeu. L'enfant peut également être nourri dans l'aire de jeu.
Ces activités n'augmentent pas sensiblement le risque d'infection croisée et le
bénéfice pour l'enfant est substantiel. Une personne,

26
généralement une infirmière ou un bénévole, doit être chargé d'élaborer un
programme d'activités ludiques et de diriger les séances de jeu. Les activités
doivent être choisies de manière à développer les compétences motrices et
linguistiques, et de nouvelles activités et de nouveaux matériaux doivent être
introduits régulièrement. L'objectif est de jouer avec chaque enfant,
individuellement, pendant 15 à 30 minutes par jour, en plus des jeux de groupe
informels. Un exemple de programme d'activités ludiques, classées par niveau de
développement, est fourni à l'annexe 4. Les mères peuvent être formées pour
superviser les séances de jeu.

L'apprentissage par le jeu doit être amusant pour les enfants. Les efforts
d'un enfant pour accomplir une tâche doivent toujours être loués et jamais
critiqués. Lorsqu'on enseigne une compétence à un enfant, l'infirmière ou le
bénévole doit d'abord faire la démonstration de la compétence, puis aider
l'enfant à l'exécuter, et enfin laisser l'enfant l'exécuter seul. Cette séquence doit
être répétée jusqu'à ce que l'enfant ait maîtrisé l'habileté.
7.
Activités physiques I
m
pl
Les activités physiques favorisent le développement des capacités motrices iq
u
essentielles et peuvent également favoriser la croissance pendant la e
r
rééducation. Pour les enfants qui sont incapables de bouger, les mouvements le
s
passifs des membres et le fait de barboter dans un bain chaud sont utiles. Pour m
les autres enfants, le jeu doit inclure des activités telles que rouler sur un è
r
matelas, courir après et lancer une balle, monter des escaliers et marcher. La durée e
s
et l'intensité des activités physiques doivent augmenter à mesure que l'état d
nutritionnel et la condition générale de l'enfant s'améliorent. Si l'espace est a
n
suffisant, on peut aménager une aire de jeux extérieure. s
la
p
ri
s
e
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n
c
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d
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m
al
n
u
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o
n
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g
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s
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r
e.

27
ANNExE 3. JOUETS POUR LES
PERSONNES GRAVEMENT
ENFANTS MAL NOURRIS

28
ANNExE 4. EXEMPLE DE CURRICULUM
POUR LA THÉRAPIE PAR LE
JEU

Chaque séance de jeu doit comprendre des activités langagières et motrices,


ainsi que des activités avec des jouets. Enseignez les jeux ou les compétences
énumérés ci-dessous lorsque l'enfant y est prêt. Encouragez l'enfant à utiliser
des mots appropriés pour décrire ce qu'il fait.

Activités linguistiques (à partir de 12 mois)

À chaque séance de jeu, apprenez à l'enfant des chansons et des jeux locaux
en utilisant ses doigts et ses orteils. Encouragez l'enfant à rire, à vocaliser et
à décrire ce qu'il fait. Apprenez-lui à utiliser des mots tels que "bang" lorsqu'il 7.
I
bat le tambour, "bye" lorsqu'il fait un signe d'au revoir et "merci" lorsqu'il m
pl
reçoit quelque chose. iq
u
e
Activités motrices (à partir de 6 mois) r
le
s
Encouragez toujours l'enfant à effectuer l'activité motrice appropriée m
è
suivante. Par exemple, faites sauter l'enfant de haut en bas et tenez-le sous les r
e
bras pour que ses pieds supportent son poids. Aidez l'enfant à s'asseoir en le s
soutenant avec des coussins ou tout autre matériel approprié. Faites rouler les d
a
jouets hors de portée de l'enfant pour l'encourager à ramper après eux. Tenez n
s
les mains de l'enfant et aidez-le à marcher. Dès que l'enfant commence à la
marcher sans aide, donnez-lui un jouet à pousser, puis un jouet à tirer (voir p
ri
annexe 3). s
e
e
Activités avec des jouets n
c
h
a
Anneau au bout d'une ficelle (à partir de 6 mois) r
g
e
1. Faites tourner un anneau sur une ficelle à portée de l'enfant et d
e
encouragez-le à l'attraper. la
2. Suspendez l'anneau au-dessus du berceau et encouragez l'enfant à le frapper m
al
et à le faire se balancer. n
u
3. Laissez l'enfant examiner l'anneau. Placez ensuite l'anneau à une courte tr
iti
distance de l'enfant, en laissant la ficelle à sa portée. Apprenez à l'enfant o
à récupérer l'anneau en tirant sur la ficelle. n
ai
4. Asseyez l'enfant sur vos genoux. Puis, en tenant la ficelle, abaissez g
u
l'anneau vers le sol. ë
5. Apprenez à l'enfant à attraper l'anneau en tirant sur la ficelle. Apprenez- s
é
lui aussi à faire pendre l'anneau. v
è
r
Hochet et tambour (à partir de 12 mois) e.

1. Laissez l'enfant examiner le hochet. Apprenez à l'enfant à utiliser le mot


"secouer" lorsqu'il secoue le hochet.29
2. Encouragez l'enfant à battre le tambour avec le hochet. Apprenez à
l'enfant à utiliser le mot "bang" lorsqu'il bat le tambour.
3. Faites rouler le tambour hors de portée de l'enfant et encouragez-le à ramper
pour le récupérer.

Jouet d'entrée et de sortie avec des blocs (à partir de 9 mois)

1. Laissez l'enfant examiner le récipient et les blocs. Mettez les blocs dans le
récipient et secouez-le. Apprenez ensuite à l'enfant à les sortir, un par un.
Apprenez à l'enfant la signification des mots "sortir" et "donner".
2. Apprenez à l'enfant à sortir les blocs en retournant le récipient.
3. Apprenez à l'enfant à tenir un bloc dans chaque main et à frapper les blocs
ensemble.
4. Apprenez à l'enfant à mettre les blocs dans le récipient et à les ressortir.
Apprenez à l'enfant à utiliser les mots "dedans" et "dehors".
5. Recouvrez les blocs avec le récipient et laissez l'enfant les trouver.
Ensuite, cachez-les sous deux ou trois couvertures ou morceaux de tissu et
répétez le jeu. Apprenez à l'enfant à utiliser le mot "sous".
6. Retournez le récipient à l'envers et apprenez à l'enfant à poser des blocs sur le
dessus.
7. Apprenez à l'enfant à empiler les blocs, d'abord deux, puis
progressivement plus. Apprenez à l'enfant à utiliser les mots "en haut"
lorsqu'il empile les blocs et "en bas" lorsqu'il les fait tomber.
8. Alignez les blocs horizontalement, d'abord deux, puis plus. Apprenez à
l'enfant à les pousser en faisant des bruits de train ou de voiture. Pour les
enfants âgés de 18 mois ou plus, apprenez à l'enfant la signification des
mots "stop", "go", "rapide", "lent" et "à côté de". Apprenez ensuite à
l'enfant à trier les blocs par couleur, d'abord deux couleurs, puis plus.
Enseignez-lui la signification des mots "haut" et "bas". Inventez des jeux.

Biberon (à partir de 12 mois)

Mettez quelques objets dans une bouteille. Secouez-la. Apprenez à l'enfant à


retourner la bouteille et à vider les objets. Apprenez ensuite à l'enfant à mettre
les objets dans la bouteille et à les ressortir. Recommencez le même jeu avec des
objets différents.

Empiler des bouchons de bouteille (à partir de 12 mois)

Laissez l'enfant jouer avec deux bouchons de bouteille. Apprenez-lui ensuite à


les empiler. Plus tard, augmentez le nombre de bouchons de bouteille.
Apprenez aux enfants de plus de 18 mois à trier les bouchons de bouteille par
couleur et à utiliser les mots "haut" et "bas" pour décrire les piles.

Poupée (à partir de 12 mois)

Encouragez l'enfant à tenir la poupée. Apprenez à l'enfant à identifier les


parties de son corps et celles de la poupée lorsque vous les nommez. Apprenez
aux enfants âgés de plus de 2 ans à nommer les parties de leur propre corps.
Mettez la poupée dans une boîte qui sert de lit et apprenez à l'enfant les
mots "lit" et "sommeil".

Livres (à partir de 18 mois)


30
Asseyez l'enfant sur vos genoux. Apprenez-lui à tourner les pages du livre et
à montrer les images. Apprenez-lui ensuite à montrer du doigt les images que
vous nommez. Parlez des images. Montrez à l'enfant des images d'objets simples
et familiers, de personnes et d'animaux. Apprenez aux enfants âgés de plus
de 2 ans à nommer les images et à en parler.

31
ANNExE 5. MESSAGES CLÉS SUR
L'UTILISATION DES ALIMENTS
THÉRAPEUTIQUES PRÊTS À
L'EMPLOI (RUTF)

Voici des notes importantes à donner à une mère avant son transfert pour une
réadaptation par des soins ambulatoires.

• Les RUTF sont à la fois un aliment et un médicament destinés aux enfants


souffrant de malnutrition uniquement. Ils ne doivent pas être partagés.
• Donnez de petits repas réguliers de RUTF et encouragez l'enfant à manger
souvent (si possible huit repas par jour).
• Pendant la première semaine de traitement à domicile, donnez
7.
principalement des RUTF à l'enfant. Au cours des semaines suivantes, I
m
l'enfant devra recevoir, en alternance avec les RUTF, des aliments pl
disponibles localement, riches en nutriments et variés. Le centre de santé iq
u
expliquera à la mère comment nourrir l'enfant avec les aliments disponibles e
r
localement. le
s
• Pour les jeunes enfants, continuez à les allaiter régulièrement. m
• Offrez toujours à l'enfant de l'eau propre à boire ou du lait maternel è
r
lorsqu'il prend des RUTF. e
s
• Lavez les mains et le visage de l'enfant avec du savon avant de manger, si d
possible. a
n
• Gardez les aliments propres et couverts, y compris les sachets de RUTF, qui s
la
doivent rester fermés et couverts. p
ri
• Gardez toujours le bébé couvert et au chaud. s
• Lorsqu'un enfant a la diarrhée, continuez à le nourrir. Proposer des repas e
e
fréquents en petites quantités si l'appétit de l'enfant est réduit. n
c
• Retournez au centre de santé chaque fois que l'état de l'enfant se détériore ou h
a
si l'enfant ne mange pas suffisamment. r
g
e
d
e
la
m
al
n
u
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n
ai
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v
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r
e.

32
33
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Pour plus d'informations, veuillez contacter :
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Département de la nutrition et de la sécurité
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alimentaire Organisation mondiale de la
L
santé
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Avenue Appia 20 U
CH-1211 Genève 27 T
Suisse RI
Courriel : nutrition@[Link] TI
Site web : [Link] O
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