Chapitre 2 : Maitrise de la reproduction
Introduction :
L’application des connaissances sur la régulation des taux des hormones sexuelles et sur la
reproduction en général permet de contrôler les naissances (éviter les grossesses non désirées)
et de lutter contre la stérilité. Dans ce chapitre, nous étudierons quelles méthodes de
contraceptions les plus fréquemment utilisées ainsi que les causes de stérilité chez l’Homme
et leur traitement palliatif.
I- Les différentes méthodes de contraception chez l’Homme :
Le terme contraception définit l’ensemble des méthodes qui doivent permettre à un couple de
contrôler la naissance ou la décision de donner naissance à un enfant. Elle doit être :
- sans danger pour la santé.
- facile, sans imposer trop de contraintes au couple.
- Efficace afin que les échecs soient exceptionnels.
- Réversible dès son arrêt.
Les différents moyens de contraception les plus couramment utilisées sont :
1) Les méthodesnaturelles :
a) le retrait ou coït interrompu :
Cette méthode consiste à retirer la verge du vagin au moment de l’éjaculation. Son taux
d’efficacité est voisin de 65% et exige beaucoup de maitrise de soi de la part de l’homme.
Elle ne procure aucune protection contre les maladies sexuellement transmissibles.
b) sensibilisation à la fertilité :
Il existe trois méthodes basées sur le principe de l’auto-observation de la femme. Elles
nécessitent donc une bonne connaissance de son corps et une grande motivation du couple car
elles sont très contraignantes.
la méthode Ogino-Knaus (méthode du calendrier) :
La méthode Ogino, dite du calendrier, du nom du docteur japonais qui le premier a constaté,
dans les années1930, que les règles se produisent environ deux semaines après l'ovulation.
Cette méthode est approximative et de moins en moins utilisée. Elle est basée sur une
méthode de calcul permettant de déterminer les périodes où la femme est supposée ne pas être
fertile. En effet, on sait que l’ovulation survient toujours 14 jours avant le début des règles et
que la durée de vie des spermatozoïdes est de trois jours. Pour un cycle de 28 jours, la période
d’abstinence devrait donc se situer entre le 10ème et le 17ème jour du cycle. Cependant, cette
méthode ne prend pas en compte les irrégularités des cycles et son efficacité est médiocre.
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La méthode des températures :
La femme doit prendre sa température tous les matins à jeun à la même heure. L’ovulation
déclenche un petit décalage de 2 ou 3 degrés qui se maintient jusqu’à la fin du cycle. La
femme sait alors qu’elle ne peut avoir de rapport qu’à partir du troisième jour après ce
décalage et jusqu’à ses prochaines règles. Cette méthode est très contraignante et
limitative, mais relativement efficace. Elle est très souvent combinée avec la méthode
Ogino.
La méthode de Billing (étude de la glaire cervicale) :
Cette méthode est basée sur l’observation de la glaire cervicale (sécrétions habituellement
transparentes, apparaissant quelques jours avant l’ovulation), des changements de texture
et de sensation. Cette observation permet de déterminer les périodes de fécondité. Quand
la femme note l’apparition d’une glaire témoignant d’une ovulation proche, le couple doit
s’abstenir de rapport jusqu’à trois jours après la disparition de cette glaire (les
spermatozoïdes survivent 2 à 3 jours dans une glaire favorable, parfois jusqu'à 5 jours...)
Cette méthode est relativement efficace mais nécessite un enseignement et un
apprentissage particulier.
2) les méthodes dites locales:
a) les préservatifs :
Les préservatifs ont un double intérêt : ils permettent une contraception dont l’efficacité est
presque à 100% mais aussi protègent contre les maladies sexuellement transmissibles. On
distingue :
Le préservatif masculin ou capote anglaise :
C’est un tube en latex fin qui se trouve en diverses tailles et épaisseurs, avec différentes
textures de surface, lubrifiés ou non, avec ou sans spermicide. Il est placé sur la verge pendant
l’érection. Au moment de l’éjaculation, le sperme est recueilli dans le préservatif et ne pas
répandu dans le vagin : ce qui supprime toute possibilité de grossesse. Il a l’avantage d’être
peu couteux, facile à trouver et facile à utiliser. Ses inconvénients sont : Réduit les sensations
chez l’homme et chez la femme ; interfère dans le déroulement de l’acte sexuel ; perte de
sensibilité pour certaines personnes ; n’est fiable qu’en cas d’utilisation correcte ; Peut se
déchirer.
Lepréservatifféminin :
Il représente une réelle alternative au préservatif masculin et permet une gestion partagée de
la prévention. Il se présente sous la forme d'une gaine de polyuréthane (plus fin mais
néanmoins plus résistant que le latex) mesurant 170 millimètres de long sur 78 millimètres de
diamètre qui va tapisser la paroi vaginale. A chaque extrémité de celle-ci se trouve un anneau
flexible. L’un se situe au fond de la partie fermée et sert lors de l’insertion, puis de point
d’ancrage à l’intérieur du vagin. L’autre anneau, plus grand et plus mince, reste à l’extérieur
du vagin, protégeant les lèvres et la base du pénis lors du rapport sexuel. Il est lubrifié et à
usage unique. Il est plus couteux et moins pratique que le préservatif masculin.
b) les stérilets ou dispositifs intra utérins (DIU) :
Le stérilet (ou dispositif intra-utérin, DIU) utilisé par quelques 150 millions de femmes dans
le monde entier, est le deuxième moyen contraceptif le plus. Le stérilet est un petit objet en
plastique, souvent en forme de T, placé dans la cavité utérine. Sa présence déclenche une
réaction inflammatoire de la muqueuse utérine, qui la rend inapte à recevoir un ovule fécondé.
Il comprend en général un peu de cuivre, ce qui augmente l'efficacité contraceptive (la durée
d’efficacité des dispositifs au cuivre dépend de la superficie recouverte de cuivre). Le stérilet
est muni d'un fil de retrait, fixé à la partie inférieure du dispositif. Il existe aussi des stérilets
de dernière génération qui diffusent l'hormone progestative, ils coûtent plus chers.
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À peine inférieure à celle de la pilule, la fiabilité du stérilet est considérée comme excellente.
Un DIU correctement placé peut être aussi sûr qu’une contraception orale. Leur durée
d'efficacité varie de 3 à 5 ans. Le stérilet n'est généralement pas prescrit avant une
première grossesse, les femmes n'ayant pas encore d'enfants présentent des risques d'infection.
La pose d'un stérilet devient possible quatre semaines après l'accouchement.
3) les méthodes chimiques :
a) les spermicides :
Les spermicides sont des mousses, de crèmes, des gelées, des comprimés, d’ovules,
d’éponges, de tampons… dont le rôle est de détruire les spermatozoïdes dans le vagin. Leur
efficacité est de 80%.
- Les mousses contraceptives bloquent l'ouverture de l'utérus au moyen de bulles et
elles contiennent un spermicide, empêchant la rencontre des spermatozoïdes et de
l'ovule.
- Les crèmes, gelées et pellicules contraceptives (PCV) contiennent un spermicide et
elles se transforment, dans le vagin, en liquide épais qui bloque l'ouverture de l'utérus.
b) l’éponge vaginale :
Son efficacité est de 65 à 80%. L’éponge vaginal est insérée dans le vagin et couvre le col de
l’utérus. Elle forme une barrière pour le sperme et l’absorbe tout en libérant une mousse
spermicide (contenue dans l’éponge) lorsqu’elle est en place. L'éponge est très souple et elle
peut être insérée juste avant les rapports sexuels ou jusqu'à 2 heures avant l'activité sexuelle.
On devrait laisser l'éponge en place au moins 6 heures après les rapports sexuels, mais on ne
devrait pas dépasser une période de 30 heures.
c) le diaphragme :
Le diaphragme est une petite coupole de caoutchouc souple (latex) qui a pour armature un
anneau métallique souple qui va couvrir le col de l'utérus pendant les rapports sexuels et
empêcher le sperme d'entrer dans l'utérus. La taille est fonction de l'anatomie de la femme et
varie entre 5,5 cm et 9,5 cm.
Avant de l'utiliser, on doit vérifier s'il y a des trous ou des fissures. On peut insérer le
diaphragme 2 heures avant les rapports sexuels, l'anneau doit entourer le col de l'utérus et
prendre appui en avant sur l'os du pubis. Il faudra le laisser en place pendant 6 à 8 heures
après le rapport sans faire de toilette pendant ce temps. Il peut être laissé 12h. Son efficacité
est de 80 à 98%.
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d) la pellicule contraceptive vaginale :
Une nouvelle sorte de spermicide vaginal vient de faire son apparition sur le marché. Il
s'agitde la pellicule contraceptive vaginale. C'est une petite feuille translucide de 5 cm sur 5
cm,qui contient du spermicide (nonoxynol-9). La pellicule est pliée, puis elle est insérée dans
levagin au moins 15 minutes (mais pas plus d'une heure) avant les rapports sexuels. Si
l'activité sexuelle seprolonge, il faut en insérer une à chaque heure.Pour cela placez une
pellicule au bout du doigt et glissez-la le long de la paroi arrière du vagin aussi loin
quepossible, de sorte qu'elle repose sur ou près du col lavez et séchez vos mains avant de
l'insérer, car la pelliculefond très rapidement.La pellicule ne cause pas de pertes; elle est ainsi
beaucoup plus propre que les spermicides traditionnels telsque les mousses, les crèmes et les
gelées. Son efficacité, ses avantages et ses inconvénients sont les mêmesque les autres formes
de spermicides mentionnés antérieurement.Non salissante, sans odeur ni goût, elle est
indétectable par le partenaire. Elle ne provoque aucun effetsecondaire connu.Son efficacité est
de 94%.
4) la contraception orale : la pilule
C’est la méthode de contraception la plus utilisée de nos jours. Elle consiste en une prise de
pilules tous les jours. Les pilules sont des stéroïdes de synthèse constituées d’œstrogènes et de
progestérone de synthèse de composition chimique très voisine des hormones ovariennes
naturelles. La contraception orale consiste en une contraception hormonale constituée d'une
association oestroprogestative(OP) ou d'un progestatif pur. Les premières sont des pilules
dites "combinées" et les secondes des contraceptifs à progestatif seul ou "pilules
séquentielles".De tous les moyens contraceptifs existant sur le marché, c'est la pilule OP (ou
pilule combinée) la plusprescrite.
On distingue deux grands types de pilules : les pilules séquentielles (que des œstrogènes
pendant 7 jours, puis œstrogènes et progestérone) et les pilules combinées (œstrogènes et
progestérones, pendant 21 ou 24 jours selon les pilules). Au sein des pilules combinées, les
doses de ces composés peuvent être fixes (pilules monophasées), ou changer au cours du
"cycle" (pilules biphasées et triphasées). Pour être complet sur ce point, on peut signaler
l'existence de trois types de pilules combinées, en fonction de la quantité d’œstrogènes
présents par pilule en moyenne (50 microgrammes pour les normodosées, 20 à 30 pour les
minidosées, et 15 pour les microdosées).
Les pilules peuvent agir à 3 niveaux :
Elles exercent un rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamus/hypophyse et
conduisent à freiner la libération de LH et FSH, ce qui provoque une faible maturation
folliculaire et bloque l’ovulation (absence du pic de LH) ; Action au niveau de
l’ovaire.
Elles provoquent une atrophie de la muqueuse utérine (endomètre) rendant l’utérus
impropre à une nidation. L’arrêt de la prise de pilules au 21 jour conduit à l’apparition
des règles.
Elles modifient l’état de la glaire cervicale qui devient lors de l’ovulation peu propice
au passage des spermatozoïdes
5) la contraception d’urgence :
a) la pilule de lendemain :
La pilule du lendemain, NORLEVO est un progestatif à prendre (comprimé) dès que possible
et au plus tard dans les 72 heures après un rapport sexuel non ou mal protégé. Le deuxième
comprimé dans les 12 heures à 24 heures après le premier comprimé. Ce type de
contraception est réservé aux cas exceptionnels et ne doit pas remplacer une contraception
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régulière. Ce médicament est en vente libre (sans ordonnance) du fait de son absence de
contre-indication.
Il ne s’agit pas d’un contragestif ou abortif, il intervient avant la nidation par blocage de
l’ovulation ou en empêchant l’implantation. Il n’a aucun effet si l’œuf est déjà implanté dans
l’utérus, il ne doit pas être confondu avec le RU 486.
b) la RU 486 : une anti-progestérone
La RU 486 est utilisé pour interrompre une grossesse débutante, elle est prise par voie orale,
sous contrôle médical. Il s’agit d’un contragestif, molécule antihormone qui prend la place
sur les récepteurs de l’utérus de la progestérone, sans pouvoir agir (antagoniste de la
progestérone). Le manque de progestérone active, provoque une atrophie de l’endomètre, des
contractions du myomètre et l’expulsion du zygote, avortement.
6) les méthodes radicales : la stérilisation
La stérilisation féminine et la stérilisation masculine sont les méthodes contraceptives les plus
radicales. Onopte pour ce genre de méthodes lorsqu'on décide de ne pas avoir d'enfants ou de
ne plus en avoir.
La stérilisation féminine :
La stérilisation est une intervention chirurgicale qui consiste à ligaturer les trompes de Fallope
(coloptomie) ouà les sectionner (cœlioscopie) sous anesthésique local ou général. Ainsi, les
spermatozoïdes sont incapablesd'atteindre l'ovule. La période de convalescence est d'une
semaine. Le cycle ovarien et le cycle hormonalrestent inchangés. La femme a toujours ses
règles régulièrement.
La stérilisation masculine :
Cette intervention chirurgicale consiste à couper et lier les canaux déférents qui ont pour rôle
de transporter lesspermatozoïdes depuis les testicules jusqu'aux canaux éjaculateurs. Ainsi
après vasectomie, le sperme lors del'éjaculation ne contient plus de spermatozoïdes. La
vasectomie n'est pas immédiatement efficace (il fautcompter au moins 12 semaines, ou 20
éjaculations, avant que les spermatozoïdes ne disparaissentcomplètement des canaux
déférents). En attendant, il faut pratiquer l'abstinence ou utiliser une méthoded'appoint, telle
que le préservatif. Par ailleurs il est possible pour l'homme de "stocker" du matériel
génétiqueen banque de sperme pour un usage futur en cas de regret.
7) autres moyens de contraception :
a) le patch contraceptif:
Le patch contraceptif, discret de couleur chair, il mesure 4 cm de diamètre. On peut le mettre
n'importe où sur le corps, à part sur les seins. Il diffuse quotidiennement 150μg de
norelgestromine et 20μg d'éthinylestradiol.
L'avantage: les hormones passent directement par la peau elles sont diffusées de façon
beaucoup plus continue, évitant le premier passage hépatique. L'efficacité du patch est
comparable à celle des contraceptifs oraux. L'utilisatrice doit mettre un patch différent chaque
semaine pendant trois semaines puis ne rien mettre une semaine. Ce patch résiste à l'eau, la
piscine, le bain, le sport ou le sauna. Il est déconseillé aux femmes hypertendues ou ayant des
problèmes cardiaques. Selon une première enquête, celui ci a eu un accueil positif chez près
de 80 % des personnes interrogées au début de sa commercialisation.
b) L’anneau vaginal :
L’anneau vaginal : un anneau souple à introduire soi-même dans le vagin pour le
garderpendant 3 semaines (au minimum) avant de le jeter. Une fois en place, cet anneau
délivre les mêmeshormones qu’une pilule, à ceci près, la quantité est divisée par deux (15mcg
d’œstrogène et 120mcg deprogestatifs) leur absorption par la muqueuse vaginale et leur
passage directement dans la grandecirculation sans afflux massif au foie.
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8) l’interruption volontaire de grossesse :
L’IVG ou interruption volontaire de grossesse n’est pas autorisée dans notre pays sauf
en cas d’exception. Elle consiste stopper une grossesse en cours et deux techniques sont
utilisées à cet effet :la technique instrumentale : Selon la méthode dite par aspiration, qui peut
être suivie le cas échéant d'un curetage, qui sepratique sous anesthésie générale ou locale.
la méthode médicamenteuse : Il s'agit de la technique utilisant le RU 486 par voie
orale. La RU-486 est utilisable pour une IVG, au terme maximal de 49 joursd'arrêt des
règles (aménorrhée). Cette utilisation est réalisée sous contrôle médical, dans un centre
habilité. Lafemme enceinte prend 3 comprimés de Myfégyne® (RU-486)qui prépare
ainsi l'utérus à l'avortement.
II- la stérilité chez l’Homme :
La stérilité se traduit par l’incapacité d’un couple de donner naissance à un enfant
après deux (2) ans de rapports sexuels réguliers, non protégé et sans aucune
contraception. Les causes peuvent être d’origine masculine et/ou d’origine féminine.
1) la stérilité masculine :
Lastérilité masculine ou encore infertilité masculine est l’incapacité pour un homme
d’assurer la procréation du fait d’une défaillance qualitative ou quantitative du sperme.
Les causes de la stérilité masculine peuvent être recherchées soit dans les testicules, soit
dans les voies génitales (prostate, épididyme, canal déférent). Voici quelques causes de
stérilité masculine :
- l’oligospermie : très peu de spermatozoïdes sont présents dans le sperme.
- l’azoospermie : sperme ne contenant aucun spermatozoïde.
- l’asthenospermie : absence ou très faible mobilité des spermatozoïdes.
- anormospermie : spermatozoïdes morphologiquement anormaux, impropres à la
fécondation.
- cryptorchidie ou absence de descente des testicules qui restent en position linguinale
ou abdominale. ce qui entraine une atrophie du testicule et une absence de la
spermatogenèse.
- infections virales (oreillons) ou plus rarement à germes banals (orchiépidymite).
- exposition prolongée aux rayons X.
2) la stérilité féminine:
Les causes de la stérilité chez la femme peuvent être liées à :
- des troubles hormonaux :
- des troubles de réceptivité des spermatozoïdes
- l’obstruction des trompes
- l’endométriose
III - Les procréations médicalement assistées (PMA)
1) L’insémination:
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- Insémination intracervicale : l'éjaculât est mis au contact de la glaire à l'aide d'une
canule, juste avant l'ovulation. Le moment propice est déterminé à l'aide des courbes
ménothermiques et du contrôle de la glaire
- Insémination intra utérine (IIU) : l'IIU n'emploie que les seuls spermatozoïdes,
préalablement extraits du sperme frais ou congelé. Ils sont mis en suspension dans un
volume juste suffisant pour remplir la cavité utérine. Associé à une stimulation de
l'ovulation, ce procédé donne de bons résultats. Il est indiqué dans les cas de stérilité
cervicale (absence de glaire ou glaire hostile), de stérilités féminines à trompes
perméables et de stérilités masculines (l'idée générale est d'assurer la présence dans les
trompes d'un nombre maximum de spermatozoïdes capacités, afin d'optimiser les
chances de fécondation). L'insémination doit avoir lieu 36 heures après le
déclenchement artificiel de l'ovulation, ou le lendemain d'un pic spontané de LH.
- L’ICSI (Intra Cytoplasmique Sperm Injection) : Injection d’un spermatozoïde
du conjoint directement dans le cytoplasme de l’ovocyte. (sperme présentant des
anomalies de mobilité)
2) La FIVETTE (fécondation In Vitro Et Transfert d’Embryon)
Stérilité de la femme par obturation des trompes
- Le ou les ovules sont recueillis puis fécondés dans une "éprouvette" par le sperme du mari.
L'œuf ou les œufs sont implantés dans l'utérus maternel pour démarrer la grossesse.
- 15 à 20 % de réussite (25 % par conception naturelle) dont 27 % de naissances multiples.
- Réimplantation de 5 embryons au maximum.
Conclusion :
Toute une politique est aujourd’hui mise en œuvre pour contrôler l’explosion démographique
et pour cela, des campagnes des sensibilisations sont menées à l’endroit des populations pour
pratiquer le planning familial et l’espacement de naissances : ce qui fait appel à l’emploi des
méthodes contraceptives.