Psychocriminologie
Révision examen intra
COURS 1
Définition de la délinquance
Vision légale/sociologique : La délinquance est définie comme des
comportements qui contreviennent au droit pénal et qui exposent les auteurs à des
peines. C’est la transgression d’une norme sociale.
Vision psychologique : La délinquance est perçue comme un ensemble
de symptômes influencés par des facteurs psychologiques et sociaux. Ce n'est pas
un diagnostic psychologique en soi.
Débats clés en criminologie
Déterminisme vs libre-arbitre : Le comportement criminel est-il déterminé par
des facteurs hors du contrôle de l'individu ou résulte-t-il de décisions libres?
Nature vs culture : Le criminel naît-il avec des tendances délinquantes (facteurs
biologiques) ou les développe-t-il à travers ses expériences (facteurs culturels)?
Normal vs pathologique : Un criminel est-il une personne "normale" qui commet
des actes illégaux, ou est-il fondamentalement différent, voire pathologique?
Motivation vs contrôle des impulsions : Les actes criminels sont-ils motivés
consciemment ou le résultat d'impulsions incontrôlées?
Personne vs situation : Le comportement criminel dépend-il des caractéristiques
de la personne ou des situations et opportunités rencontrées?
Différentes conceptions de la délinquance
Approche biopsychologique : Focalisée sur les facteurs biologiques et
psychologiques, y compris la génétique, la personnalité et les caractéristiques
physiques. Cette approche inclut des théories comme celle de Lombroso, qui
cherchait à relier des traits physiques au comportement criminel.
Approche psychanalytique : Influence des expériences infantiles sur la
structuration psychique et la formation de la personnalité. Les conflits psychiques,
souvent inconscients, sont à l'origine des passages à l'acte. La théorie de
l'attachement et les troubles de l'enfance jouent un rôle central ici.
Approche phénoménologique : Cette approche met l'accent sur l'importance
des expériences subjectives des criminels. Il s'agit de comprendre le crime du
point de vue de l'individu, en se mettant dans son cadre de référence.
Approche cognitivo-comportementale : Cette approche met l'accent sur
l'apprentissage social et les cognitions. Le comportement criminel est le résultat
de l'exposition à des modèles délinquants et du renforcement des comportements
antisociaux. L'apprentissage des pensées déviantes joue un rôle important.
Approche psychopathologique : La délinquance est vue comme un symptôme
de troubles mentaux (troubles de la personnalité, troubles développementaux,
etc.). Travailler sur ces troubles peut aider à réguler la délinquance.
Approche sociologique : Cette approche se concentre sur les processus
sociaux impliqués dans la délinquance, comme la pauvreté, le conflit de cultures
et le contrôle social. Le comportement criminel est influencé par l'environnement
social de l'individu et par sa capacité à se soumettre aux autorités.
COURS 2
Approche psychanalytique
Théorie : Explication complexe de la structuration de la personne
Thérapie : Méthode thérapeutique
Recherche : Méthode de recherche pour mettre en évidence les expériences
inconscientes
Les bases de la psychanalyse
Théorie psychanalytique : Freud a développé une théorie qui s’intéresse à
la structure psychique et aux conflits internes. Il a mis en avant la notion
d'inconscient comme moteur de nombreux comportements.
Métapsychologie : Freud décrit la psyché humaine à travers trois aspects :
o Dynamique : Les conflits internes entre les pulsions.
o Topique : La structure de la psyché, avec le Ça (réservoir des pulsions),
le Moi (médiateur entre le Ça et le Surmoi) et le Surmoi (instance
morale).
o Économique : La répartition de l'énergie psychique et la gestion des
pulsions (pulsions de vie et de mort).
Les pulsions
Charge énergétique qui oriente l’organisme vers un but
o Insatisfaction pulsionnelle Tension
o Satisfaction pulsionnelle Réduction de la tension
Pulsions de vie : Incluent les pulsions sexuelles et d’autoconservation. Elles
sont orientées vers la satisfaction et la réduction des tensions.
Pulsions de mort : Dirigées vers l’autodestruction ou la destruction des autres.
Elles sont sous-jacentes à des comportements agressifs ou violents.
Les topiques freudiennes
Première topique :
o Inconscient : Contient les contenus refoulés, inaccessibles directement à
la conscience.
o Préconscient : Contenu accessible à la conscience, comme les souvenirs.
o Conscient : Ce qui est immédiatement perçu et réfléchi.
Deuxième topique :
o Ça : Siège des pulsions, réclamant une satisfaction immédiate, sans tenir
compte de la réalité.
o Moi : Médiateur entre le Ça et le Surmoi, gère les réalités extérieures et
intérieures.
o Surmoi : Intériorisation des idéaux et interdits moraux, influencés par les
figures parentales et la société.
Les conflits psychiques
Les conflits psychiques proviennent des tensions entre le Ça, le Moi et
le Surmoi. Le Moi doit arbitrer entre les exigences du Ça (pulsions) et les
impératifs moraux du Surmoi, tout en tenant compte des réalités extérieures.
La culpabilité Surmoi et le Moi
Honte Moi et le Idéal du moi/Moi idéal
Les mécanismes de défense
Les mécanismes de défense sont des stratégies inconscientes utilisées par
le Moi pour gérer l’angoisse générée par ces conflits. Ils sont automatiques et
peuvent être matures, névrotiques ou immatures :
o Défenses matures
Sublimation : Pulsions non acceptables canalisées en
comportements socialement acceptables
Humour : Réponse aux conflits en faisant ressortir des aspects
amusants
Répression : Mise à l’écart d’affects douloureux
Altruisme : Répondre aux besoins des autres plutôt qu’à ses
propres besoins
o Défenses névrotiques
Refoulement : Opération par laquelle une représentation liée à une
pulsion est repoussée ou maintenue dans l’inconscient
Retour du refoulé : Processus par lequel les éléments
refoulés tendent à réapparaitre de manière déformée
Déplacement : Sentiments éprouvés à l’égard d’un objet sont
transférés à un autre objet de sublimation
Formation réactionnelle : Remplacement de sentiments ou
pensées inacceptables par d’autres qui sont opposés
Dissociation : Modification de la mémoire, perception de soi ou de
son environnement pour se détacher d’une réalité
o Défenses immatures :
Déni : Refus de reconnaitre une réalité
Projection : Attribution de ses propres désirs ou pulsions aux
autres
Clivage : Séparation des affects en « tout va bien » ou « tout va
mal »
Passage à l’acte : Céder à la pulsion
Ces mécanismes permettent au Moi de maintenir un équilibre psychique, mais
leur usage excessif peut entraîner des souffrances et des troubles.
COURS 3
Psychodynamique
Distinction entre les délinquants
Distinction entre le délinquant et ses actes
L'influence de la psychanalyse sur la psychocriminologie
En psychocriminologie, on se penche sur les conflits internes (Ça contre Surmoi, par
exemple) et sur le rôle de l'inconscient pour comprendre pourquoi un individu passe à
l'acte. Plutôt que de juger moralement le criminel, cette approche se concentre sur
les dynamismes psychiques qui sous-tendent ses comportements. Le crime est vu
comme une expression de conflits internes, souvent inconscients, plutôt qu'une simple
violation des lois sociales.
École européenne
1) Le criminel par sentiment de culpabilité (Freud)
Selon Freud, chez certains individus, un sentiment de culpabilité inconscient peut être
si écrasant qu'il pousse la personne à commettre un crime dans le but de se faire punir.
Le Surmoi, qui représente la conscience morale et les interdits intériorisés, joue un rôle
crucial en créant ce sentiment de culpabilité. L'acte criminel devient alors un moyen de se
libérer de cette tension interne, et la punition reçue après l'acte apporte un certain
soulagement. Cette idée met en lumière que le passage à l'acte peut être une réponse à des
conflits inconscients liés au Surmoi, et non simplement une conséquence de la recherche
de plaisir.
2) Le Surmoi primitif (Melanie Klein)
Le concept du Surmoi primitif chez Melanie Klein met l'accent sur le développement
psychique très précoce de l'enfant. Klein explique que, dès le plus jeune âge (avant un
an), certains enfants développent un Surmoi excessivement sévère, appelé Surmoi
primitif. Cet état est dû à une fixation à un stade précoce de développement psychique,
où l'enfant n'a pas encore intégré des notions complexes d'empathie ou de compréhension
morale.
Cette fixation provoque des difficultés relationnelles à long terme
Surmoi cruel Intense culpabilité et anxiété
3) Les constellations familiales et la délinquance (August
Aichhorn)
Aichhorn explique que les carences familiales, comme des excès d'amour ou de sévérité,
influencent le développement de la délinquance chez les jeunes.
Il distingue deux types de délinquants :
Les névrotiques, qui ont une délinquance transitoire et ne comprennent pas
complètement les normes sociales.
Les caractériels, qui ont une personnalité narcissique et un manque d'empathie, et
qui sont plus susceptibles de devenir des délinquants de carrière. Les problèmes
familiaux, tels qu'une surprotection maternelle ou un père tyrannique, créent un
environnement pathologique qui empêche le développement normal de l'enfant et
favorise l'émergence de comportements criminels.
3 types de constellations familiales :
L'excès d'amour : Il se manifeste principalement chez les enfants uniques,
souvent avec un amour narcissique de la mère et un père absent. La mère
développe une relation fusionnelle avec son fils, demandant de lui un amour qui
sert ses propres besoins. L'enfant est donc surinvesti émotionnellement, et cette
dynamique empêche le développement d'une compréhension adéquate des
relations sociales. L'enfant peut ressentir une grande frustration, ce qui peut
alimenter des comportements agressifs.
L'excès de sévérité : Dans cette constellation, la famille est marquée par
des mauvais traitements systémiques. Le père est souvent tyrannique et abusif,
et la mère est impuissante face à cette violence. Les besoins de l'enfant, qu'ils
soient affectifs ou matériels, sont constamment refusés. Cela pousse l'enfant à
se révolter contre l'autorité, mais aussi à s'identifier à cette sévérité, créant un
schéma répétitif de comportement violent.
L'excès d'amour et de sévérité : Cette combinaison résulte d'un enfant
roi surprotégé par une mère et tyrannisé par un père jaloux. L'enfant devient le
centre du monde de la mère, ce qui renforce son narcissisme, tandis que le père
impose des contraintes sévères. L'enfant ne peut compter sur personne, ce qui
l'emprisonne dans un cercle vicieux où il ne parvient pas à comprendre ni à
respecter les normes sociales.
4) La Délinquance Latente (Kate Friedlander)
La délinquance latente est un concept pour désigner les jeunes qui présentent des
caractéristiques criminogènes dans leur développement, mais qui ne passent jamais à
l’acte criminel. Friedlander s'intéresse à la formation d’un caractère antisocial chez ces
jeunes, qui ne se traduit pas forcément par un comportement délinquant manifeste, mais
qui pourrait le devenir dans certaines conditions.
Formation du caractère antisocial : Leur Moi a été affecté par des échecs dans
son développement, ce qui a conduit à la formation de tendances antisociales.
Cependant, ces tendances restent sous-jacentes et ne se manifestent pas
nécessairement par des comportements criminels immédiats.
5) La tendance antisociale chez l'enfant (Donald Winnicott)
Winnicott soutient que la tendance antisociale chez l'enfant est une réaction vitale.
Cette tendance se manifeste par des comportements comme le vol ou l'agressivité, mais
elle est en réalité un acte d'espoir. L'enfant tente d'attirer l'attention de son entourage
pour combler un manque affectif ou corriger un environnement inadéquat. Il cherche,
par ces actes antisociaux, à pousser les adultes à s'occuper de lui, espérant ainsi réparer
un défaut dans son développement affectif. Il ne s'agit pas d'une délinquance aboutie,
mais plutôt d'une réponse aux manquements de son environnement.
6) Le désengagement affectif (Etienne De Greeff)
De Greeff introduit la notion de désengagement affectif pour expliquer comment
certains individus, en abandonnant leurs instincts de sympathie, deviennent criminels.
Ce désengagement affectif est une sorte de rupture avec les liens émotionnels qui lient
une personne aux autres. En cessant de se soucier d'autrui et de soi-même, l'individu
devient capable de commettre des actes criminels sans ressentir de remords ni de
culpabilité. Cela peut être un processus transitoire ou s'étendre à toute la personnalité,
devenant ainsi un facteur majeur de passage à l'acte criminel.
École nord-américaine
1) L'attitude magique (Eissler)
Eissler décrit l'attitude magique comme un mécanisme de défense utilisé par les jeunes
délinquants pour éviter le sentiment d'incompétence. Ces jeunes cherchent à atteindre
des objectifs sans effort, sans erreurs, en croyant qu'ils peuvent échapper à la réalité et
aux limitations humaines. La conduite criminelle devient un moyen de compensation
pour dissimuler leur sentiment de faiblesse ou d'inadéquation. En distinguant deux
types d'attitudes, Eissler met en lumière la manière dont l'agressivité extérieure est
utilisée pour éviter la souffrance intérieure.
2 types de d’attitude :
Alloplastique (Vers soi)
o Individu névrotique
o Agressivité vers soi
o Déplaisir
o S’auto-punie
Autoplastique
o Individu avec comportement criminel
o Agressivité vers l’extérieur
o Plaisir
o Recherche de stimulation pour se protéger d’un déplaisir
2) Le Surmoi Lacunaire (Johnson et Szurek)
Le concept de Surmoi lacunaire se réfère à une déficience dans le développement du
Surmoi chez certains individus, en particulier les jeunes délinquants. Le Surmoi, qui est
normalement l'instance psychique responsable de la conscience morale et des normes
sociales, est ici incomplet ou mal formé. Cela se produit souvent en raison de modèles
parentaux inadéquats ou de l'absence d'une autorité morale cohérente dans l'enfance.
2 types de jeunes délinquants :
Identifiés à la conscience morale délinquante des parents
o Ce sont des jeunes qui ont grandi dans des environnements où le
comportement criminel est normalisé.
Non identifiés à la conscience morale délinquante des parents
3) Le Moi délinquant (Redl et Wineman)
Le Moi délinquant se forme en réponse à des perturbations précoces dans les relations
parentales, ce qui crée une crainte des liens et une méfiance envers l'autorité. Le
délinquant voit le monde extérieur comme une menace constante, ce qui l'amène à
adopter des comportements antisociaux pour se protéger. Cette crainte et ce sentiment
de menace entraînent un cercle vicieux, où l'individu évite les relations authentiques et
interprète l'autorité comme une attaque personnelle. Cela renforce son isolement et
alimente son opposition aux normes sociales, conduisant à des comportements criminels.
4) Le narcissisme malin et la récidive criminelle (Otto
Kernberg)
Kernberg explique que le narcissisme malin chez les délinquants multirécidivistes est
caractérisé par un Surmoi très cruel. Ce Surmoi pousse le criminel à projeter sa propre
cruauté sur les autres, engendrant des émotions telles que la rage, la haine et l'envie. Ces
sentiments nourrissent un cycle vicieux où le délinquant cherche à éliminer ce qui le
frustre ou à détruire ce qu'il ne peut obtenir. Cette dynamique interne pousse le
délinquant à répéter ses actes criminels, car la récidive devient un moyen d'exorciser ces
tensions internes. Le narcissisme malin est donc un facteur majeur de récidive, car le
délinquant est pris dans un cycle de vengeance et de destruction.
Rage
o Éliminer les sources de frustration
Haine
o Désir de détruire (vengeance)
Envie
o Détruire l’objet désiré qui ne peut pas être obtenu
COURS 4
Comportement animal
Phénomène de l’empreinte (Lorenz) : Il désigne un processus d'apprentissage
rapide et durable qui survient souvent chez les jeunes animaux, où ceux-ci
s’attachent à la première entité (souvent leur mère) qu’ils voient peu après la
naissance.
L’attachement (Harlow) : Cela a montré que le contact physique et le confort
affectif étaient essentiels pour un développement sain, et non seulement la
satisfaction des besoins physiques.
Théories de l’attachement et psychanalyse
Convergences avec la psychanalyse : Les deux théories s'intéressent au
développement de la personnalité en lien avec l’environnement social, en
particulier dans les premières années de vie. Les relations sociales initiales,
notamment avec les parents, sont cruciales pour le développement psychique.
Le lien entre le cognitif et l’affectif est central, notamment comment les
premières expériences sociales façonnent notre compréhension du monde.
Les bases de l’attachement
John Bowlby est le fondateur de la théorie de l'attachement. Il a étudié des
enfants, notamment des garçons cleptomanes, et a mis en évidence l’importance
du lien mère-enfant dans le développement émotionnel et social.
L’attachement est un lien affectif instinctif entre un individu et sa figure
d’attachement (caregiver), souvent le parent. Cette relation sert de base de
sécurité pour l’enfant qui explore le monde. L’attachement est essentiel pour la
survie et l’adaptation.
Besoin d’attachement précoce, continu et sécure
o Carences partielles : Besoin d’amour excessif, culpabilité, dépression
o Carences totales : Apathie, retard dans le développement
Modèles internes opérants
Les expériences précoces avec la figure d’attachement façonnent des modèles
internes opérants qui servent de guide pour les relations futures. Ces modèles
influencent la manière dont une personne perçoit les autres et elle-même, ainsi
que sa manière d’anticiper les réactions des autres.
Ces modèles se construisent dans l'enfance, mais peuvent évoluer à la suite
d'événements critiques (perte, rupture).
Styles d’attachement (Mary Ainsworth)
La situation étrange développée par Ainsworth a permis de distinguer quatre styles
d’attachement chez les enfants :
Sécure : L’enfant a confiance que le parent sera réconfortant et explore son
environnement en toute sécurité.
Insécure – Ambivalent/résistant : L’enfant est collé au parent et craint
d'explorer, craignant d’être négligé. Il est très en détresse lors de la séparation et
difficile à consoler.
Insécure – Évitant : L’enfant évite le parent et explore seul. Il ne réagit pas
beaucoup au départ ou au retour de la mère.
Désorganisé : Comportement incohérent et imprévisible, souvent associé à des
traumatismes ou des expériences stressantes dans l’enfance. Ce style est lié à des
problématiques de comportement, notamment l’agressivité.
o Incompétence vis-à-vis des relations interpersonnelles
o Facteur de risque de comportements inadaptés
o Agressivité comme incapacité à réagir è l’excitation émotionnelle
o Plus grand risque en cas de rejet des pairs
Conséquences de l'attachement sur le développement
La sensibilité parentale (répondre aux besoins émotionnels et physiques de
l’enfant) est primordiale pour un développement équilibré.
Un attachement sécure favorise le développement d’une autonomie, des relations
interpersonnelles saines et un sentiment de sécurité.
Les carences dans l’attachement, qu’elles soient partielles (besoin excessif
d’amour, culpabilité, dépression) ou totales (apathie, retard de développement),
peuvent avoir des effets durables sur la vie affective et le comportement social.
Attachement à l’âge adulte (Bartholomew)
À l’âge adulte, les schèmes d’attachement façonnés dans l’enfance influencent les
relations amoureuses, familiales et sociales.
Les expériences d’attachement sécurisant peuvent être des facteurs de
protection, tandis que les attachements insécures, notamment le style
désorganisé, sont des facteurs de risque pour la santé mentale et les
comportements antisociaux.
Attachement et délinquance
Un attachement sécure est un facteur de protection, tandis que les
attachements insécure et désorganisé sont des facteurs de risque pour des
comportements inadaptés, comme l’agressivité et la délinquance.
L’attachement désorganisé est particulièrement lié à l'incompétence dans les
relations interpersonnelles et peut favoriser des comportements agressifs.
L'absence de sécurité dans l'attachement peut mener à des difficultés de régulation
émotionnelle, augmentant le risque de comportements antisociaux à l'adolescence.
COURS 5
Béhaviorisme
Le béhaviorisme (ou comportementalisme) met l'accent sur l'observation des
comportements en réponse à l'environnement sans considérer les processus internes
("boîte noire").
Psychologie cognitive
La psychologie cognitive étudie les grandes fonctions psychologiques comme
la mémoire, l’attention, la résolution de problèmes et l’intelligence. Contrairement au
béhaviorisme, qui se concentre sur les comportements observables sans se préoccuper de
ce qui se passe dans le cerveau, la psychologie cognitive s’intéresse à la façon dont les
gens reçoivent, traitent, encodent et utilisent l’information.
Théories comportementales
Conditionnement classique
Introduit par Pavlov, où un stimulus neutre (cloche) devient un stimulus conditionnel
déclenchant une réponse (salivation) en étant associé à un stimulus inconditionnel
(nourriture).
o Présentation d’un stimulus neutre avec un stimuli inconditionnel qui
déclenche une réponse inconditionnelle
o Association inconsciente entre stimulus neutre et stimulus inconditionnel
o Stimulus neutre devient un stimulus conditionnel qui déclenche une
réponse inconditionnelle qui devient une réponse conditionnelle
Provoque une réponse :
Extinction : Réponse conditionnelle s’estompe si on présente trop souvent le
stimulus conditionnel sans le stimulus inconditionnel
Récupération spontanée : Réapparition soudaine de la réponse conditionnelle
malgré un processus d’extinction
Généralisation du stimulus : Réponse conditionnelle se généralise à d’autres
stimuli similaires au stimulus conditionnel
Discrimination du stimulus : Inverse de la généralisation du stimulus
Apprentissage conditionné (Waston)
L’expérience du petit Albert a démontré l'influence de l'environnement sur les
émotions humaines et a marqué un tournant dans l'application du béhaviorisme à la
psychologie humaine.
Conditionnement opérant
Skinner montre que le comportement est influencé par les conséquences, comme les
récompenses ou les punitions. Apprentissage par conséquences. Un comportement est
renforcé ou affaibli en fonction des conséquences qui suivent. Un comportement suivi
d'une récompense est plus susceptible de se répéter (renforcement), tandis qu'un
comportement suivi d'une conséquence désagréable est moins probable (punition).
Concepts clés :
Renforcement : Augmente la probabilité d’un comportement. Peut être positif
(ajout de quelque chose d'agréable) ou négatif (retrait de quelque chose de
désagréable).
Punition : Diminue la probabilité d’un comportement. Elle peut être positive
(ajout d’une conséquence désagréable) ou négative (retrait de quelque chose
d'agréable).
Béhaviorisme et criminalité
Les comportements criminels peuvent être influencés par des renforcements,
comme les récompenses (argent après un vol) ou les punitions.
Le conditionnement opérant est appliqué pour des traitements, notamment via des
thérapies aversives et olfactives pour réduire des comportements criminels
spécifiques.
Conditionnement opérant et criminalité
Le conditionnement opérant joue un rôle significatif dans la compréhension des
comportements criminels, car il montre comment les conséquences d'un comportement
peuvent influencer sa répétition. Dans le contexte de la criminalité, le conditionnement
opérant met en évidence comment des récompenses ou des punitions associées aux actes
criminels peuvent augmenter ou diminuer la probabilité qu'une personne répète ces actes.
Béhaviorisme et traitement des agresseurs sexuels
Le béhaviorisme offre des approches basées sur l’apprentissage pour traiter les
comportements criminels, y compris chez les auteurs d'agressions sexuelles. En utilisant
les principes de conditionnement classique et opérant, les interventions béhavioristes
visent à modifier les réponses comportementales et réduire les risques de récidive.
L'objectif principal est de décourager les comportements inadaptés en modifiant les
associations et en influençant les motivations derrière ces comportements.
1. Thérapie aversive
La thérapie aversive est une technique qui repose sur le conditionnement
classique pour associer des réponses désagréables aux pensées ou comportements
déviants. Par exemple, un stimulus désagréable (comme un choc électrique léger
ou une odeur nauséabonde) peut être associé à des pensées sexuelles déviantes
pour réduire l'attraction envers ces pensées.
En associant un stimulus aversif (désagréable) à un stimulus sexuel inapproprié, le
but est de créer une association négative qui diminue la probabilité de ces pensées
ou comportements.
2. Thérapie olfactive
La thérapie olfactive utilise des odeurs désagréables comme signal d’alarme pour
empêcher le passage à l’acte. Par exemple, les thérapeutes peuvent entraîner
l’individu à associer une odeur aversive à des pensées ou des situations à risque.
En situation de tentation, l’odeur désagréable est censée surgir dans l’esprit de
l’individu pour signaler un danger et décourager l’acte.
Ce procédé fonctionne comme un déclencheur conditionné (SC) qui rappelle des
conséquences désagréables, visant à diminuer le comportement en agissant
comme un signal interne d’arrêt.
3. Sensibilisation voilée
La sensibilisation voilée repose sur la visualisation cognitive pour associer les
conséquences négatives de leurs actions aux fantasmes déviants. Dans cette
technique, on demande aux auteurs d’agressions sexuelles d’imaginer des
conséquences négatives graves (comme des conséquences légales ou des
souffrances pour les victimes) chaque fois qu’ils sont tentés de penser à des
comportements déviants.
Ce processus cherche à diminuer l’attrait de ces pensées en y associant des
scénarios aversifs, en faisant en sorte que les fantasmes déviants soient
accompagnés d’un sentiment de culpabilité ou de peur des conséquences.
Renforcement différentiel et modification du comportement
En se basant sur le conditionnement opérant, le renforcement différentiel vise à
encourager les comportements prosociaux tout en diminuant les comportements
antisociaux. Dans des environnements contrôlés (comme les prisons ou les centres
de traitement), des renforcements positifs peuvent être attribués aux
comportements non criminels et adaptés (comme participer à des programmes de
réinsertion ou faire preuve d’empathie).
Les récompenses peuvent inclure de meilleures conditions de détention, des
visites, ou des privilèges, qui motivent les délinquants à maintenir des
comportements appropriés et à réduire les comportements déviants.
Principes de la théorie du renforcement différentiel
1. Renforcement positif :
o Lorsque les individus obtiennent des récompenses après un comportement
criminel, comme de l’argent après un vol ou le statut social dans un
groupe, cela agit comme un renforcement positif. Ces gains renforcent le
comportement criminel en augmentant la probabilité qu'il soit répété dans
le futur.
o Par exemple, dans le cas des crimes contre la propriété, une personne peut
être motivée par l’acquisition de biens matériels, ce qui renforce le
comportement délinquant.
2. Renforcement négatif :
o Le renforcement négatif survient lorsqu'un comportement antisocial
permet de supprimer ou d’éviter une situation désagréable. Par exemple,
une personne qui utilise la violence pour échapper à une situation
stressante ou éviter une menace perçue peut voir son comportement
renforcé, car il réduit son sentiment de vulnérabilité ou de frustration.
o Dans les crimes violents, comme l’élimination d’un rival, l’individu peut
ressentir un soulagement en éliminant une menace, ce qui renforce le
comportement agressif.
3. Punition et son rôle dans la diminution des comportements :
o La punition, qu’elle soit positive (par exemple, incarcération) ou négative
(perte de liberté), vise à réduire les comportements criminels en associant
une conséquence désagréable aux comportements antisociaux. Cependant,
pour être efficace, la punition doit être immédiate et certaine. Sans cela,
son effet dissuasif diminue et peut même entraîner une escalade du
comportement délinquant en cas de perception d’injustice ou
d’incohérence dans la punition.
o Par exemple, si une personne est incarcérée pour ses actions criminelles,
cela peut la dissuader de commettre de nouveaux crimes si elle perçoit la
punition comme une conséquence directe et inévitable de son
comportement.
Principes de la théorie de l'apprentissage du crime
1. Apprentissage par interactions sociales :
o La théorie propose que les comportements criminels soient appris au
travers des interactions sociales avec d'autres personnes, souvent dans des
environnements où la délinquance est courante. Un individu peut
apprendre les techniques, les motifs, les attitudes et les rationalisations qui
soutiennent les comportements criminels.
o Par exemple, un jeune qui passe beaucoup de temps avec des pairs
délinquants peut apprendre les comportements criminels, ainsi que les
attitudes et valeurs qui les justifient, par observation et imitation.
2. Transmission de valeurs et normes criminelles :
o Sutherland, par sa théorie de l'association différentielle, affirme que la
délinquance survient lorsque les valeurs et normes en faveur du crime
surpassent celles qui encouragent le respect des lois. En d'autres termes,
les personnes apprennent à justifier le crime en adoptant les valeurs et
rationalisations qui soutiennent les comportements antisociaux.
o Cela signifie que les comportements criminels peuvent être perçus comme
acceptables ou même valorisés dans certains contextes sociaux, créant une
« norme délinquante ».
3. Renforcement et punition :
o L'apprentissage du crime s'appuie aussi sur les principes
du conditionnement opérant, comme le montre la théorie de C. R.
Jeffery. Les comportements criminels sont renforcés par des récompenses
(par exemple, argent, reconnaissance, protection) ou par l'évitement de
situations désagréables (comme la frustration ou l'ennui).
o Par exemple, un individu peut être récompensé par l'acceptation d'un
groupe après avoir commis un acte criminel, ce qui renforce son
comportement et augmente la probabilité de récidive.
4. Imitation et modèles de rôle :
o Les individus apprennent également des comportements criminels en
imitant les personnes de leur entourage ou en s'inspirant de modèles de
rôle criminels. Par exemple, un jeune peut reproduire des comportements
observés chez des membres plus âgés d'un gang, les prenant comme
exemples de réussite ou de force.
o Cette imitation peut se produire directement (par exemple, observer un
acte de vol) ou indirectement (par le biais des médias ou d’histoires
racontées dans le groupe).
5. Importance des justifications et des rationalisations :
o Les rationalisations et justifications du crime font également partie de
l'apprentissage. Les criminels peuvent développer des excuses ou des
explications qui minimisent ou nient la gravité de leurs actions, les rendant
plus acceptables pour eux-mêmes. Par exemple, un individu peut se dire
que voler est justifiable s’il ressent que la société l’a désavantagé, ou
qu’une agression est un moyen légitime de se défendre.
Calcul coûts-bénéfices
Selon la théorie du renforcement différentiel, les individus prennent souvent en
compte un calcul coûts-bénéfices, évaluant les avantages potentiels du
comportement criminel par rapport aux risques ou aux punitions possibles.
Par exemple, un individu peut se lancer dans une activité illégale s'il estime que
les gains matériels ou sociaux obtenus surpassent les risques d'être puni. Ce calcul
repose sur la perception que les conséquences positives (renforcements) sont plus
probables ou plus significatives que les conséquences négatives (punitions).
Les crimes contre la propriété : Renforcement positif
Les crimes contre la personne : Renforcement négatif
La drogue
o Renforcement positif : Créer du bien-être
o Renforcement négatif : Diminuer le stress
Cognitivisme
Le cognitivisme est une approche en psychologie qui s’intéresse aux processus mentaux
internes par lesquels les individus perçoivent, pensent, apprennent et mémorisent des
informations. Contrairement au béhaviorisme, qui se concentre uniquement sur les
comportements observables, le cognitivisme explore les mécanismes de la pensée et la
manière dont les individus traitent les informations, prenant en compte la "boîte noire" du
cerveau.
Focus sur les processus mentaux :
Le cognitivisme cherche à comprendre les opérations mentales qui interviennent
entre le stimulus et la réponse. Il s'intéresse à des fonctions comme la perception,
la mémoire, l’attention, la résolution de problèmes et la prise de décision.
Biais et erreurs cognitives :
Le cognitivisme reconnaît que les processus mentaux sont sujets à des erreurs, des
biais et des distorsions. Ces erreurs peuvent influencer la perception de la réalité
et, par conséquent, le comportement. Par exemple, les distorsions
cognitives peuvent amener les individus à interpréter des situations de manière
négative ou déformée, influençant leurs émotions et leurs actions.
Importance des schémas cognitifs :
Les schémas cognitifs sont des structures mentales qui organisent les
informations et aident à comprendre le monde. Ils influencent la façon dont les
gens interprètent et réagissent aux nouvelles informations, ce qui peut affecter
leur comportement.
Distorsions cognitives
Les distorsions cognitives sont des erreurs de pensée systématiques et souvent
irrationnelles que les individus font lorsqu'ils interprètent des situations ou des
informations. Ces distorsions influencent profondément la perception de la réalité et
peuvent conduire à des comportements inadaptés ou même pathologiques. Elles sont
particulièrement pertinentes en psychologie cognitive et dans les traitements
psychologiques, car elles peuvent expliquer comment des pensées biaisées affectent les
émotions et les comportements.
Principales caractéristiques des distorsions cognitives
1. La pensée « tout ou rien » : Idée de voir tout noir ou blanc
2. L’inférence arbitraire : Interpréter les choses tout de suite sans se poser de
questions
3. La surgénéralisation : À partir d’un évènement, le généraliser à toute la
vie, dans d’autres évènements
4. L’étiquetage : Interpréter les choses comme quelque chose qui me définit
5. La dramatisation et la minimalisation : Dramatiser/exagérer une situation
ou minimiser son propre rôle dans une situation
Attributions causales
Ce sont des processus d’inférence utilisés pour déterminer les causes des
comportements et des événements. Les distorsions cognitives liées aux
attributions incluent plusieurs biais :
Erreur fondamentale d’attribution : Consiste à privilégier les
caractéristiques internes d’une personne (comme la personnalité) pour expliquer
ses comportements, tout en sous-estimant l'influence des facteurs externes.
Effet acteur-observateur : Tendance à attribuer ses propres comportements à
des causes externes (comme des circonstances) et à attribuer les comportements
des autres à des causes internes.
Biais d’autocomplaisance : Consiste à attribuer ses succès à des facteurs
internes (compétence, efforts) et ses échecs à des facteurs externes (difficulté de
la tâche, circonstances).
Erreur ultime d’attribution : Biais qui pousse une personne à favoriser son
groupe d’appartenance en attribuant les succès du groupe à des facteurs internes et
les succès des autres groupes à des facteurs de chance
Biais d’attribution hostile
Le biais d’attribution hostile est une distorsion cognitive où une personne a tendance à
percevoir les actions ou les intentions des autres comme hostiles ou menaçantes, même
lorsque les situations sont neutres ou ambiguës. Cela signifie que les individus ayant ce
biais interprètent souvent des gestes, des paroles ou des regards comme des agressions
potentielles ou des menaces, alors qu’ils ne sont pas nécessairement faits dans ce but.
1. Sensibilité accrue aux intentions perçues comme hostiles :
Les personnes avec un biais d’attribution hostile sont hypervigilantes à l'égard
des signes de menace. Elles interprètent les comportements d’autrui de manière
négative, ce qui renforce leur perception de l’environnement comme
potentiellement dangereux.
2. Réponse émotionnelle et comportementale inadaptée :
En raison de cette perception déformée, les personnes ayant ce biais réagissent
souvent de manière agressive ou défensive, même face à des situations non
menaçantes. Cette réaction découle de leur interprétation erronée des intentions
d'autrui, les amenant à adopter des comportements violents ou inappropriés en
réponse à des actions perçues comme hostiles.
3. Effet sur les relations interpersonnelles :
Ce biais peut provoquer des conflits fréquents et altérer les relations avec les
autres, car l’individu a du mal à interpréter correctement les intentions d’autrui.
Sa tendance à voir des attaques là où il n'y en a pas pu engendrer une atmosphère
de méfiance et renforcer un sentiment de victimisation.
Les schémas cognitifs
Les schémas cognitifs sont des structures mentales qui organisent et simplifient les
informations que nous recevons du monde extérieur, influençant ainsi la manière dont
nous percevons et interprétons les situations. Ils se développent à partir de nos
expériences passées et forment une sorte de cadre ou de modèle mental qui guide notre
perception, notre mémoire, et nos comportements.
Caractéristiques des schémas cognitifs
1. Représentations mentales abstraites :
o Les schémas cognitifs sont des représentations mentales qui nous aident à
structurer et résumer les informations de notre environnement. Ils incluent
des connaissances, des attentes, et des croyances que nous avons au sujet
de différents aspects de la vie (ex. : relations sociales, rôles, objets,
événements).
2. Influence sur la perception et l’interprétation :
o Ils influencent la façon dont nous percevons et interprétons les nouvelles
informations, nous amenant à prêter davantage attention aux éléments qui
confirment nos schémas existants. Par exemple, une personne ayant un
schéma de méfiance pourrait être plus sensible aux signes de trahison ou
de manipulation, même si ces signes sont ambigus ou inexistants.
3. Stockés dans la mémoire à long terme :
o Les schémas sont stockés dans la mémoire à long terme et deviennent des
modèles automatiques de pensée. Ils influencent de manière inconsciente
la manière dont nous traitons l'information, ce qui peut rendre difficile le
changement de schémas, même face à des informations contradictoires.
4. Rigidité et exceptions :
o Les schémas cognitifs tendent à rester stables, car nous avons tendance à
interpréter les informations qui les contredisent comme des exceptions
plutôt que de remettre en question le schéma lui-même. Cela explique
pourquoi certaines croyances, même erronées, sont si difficiles à changer.
Types de schémas cognitifs
1. Schémas sur les personnes : Incluent des stéréotypes et des croyances sur les
types de personnes (ex. : « les gens de confiance » vs. « les gens dangereux »).
2. Schémas sociaux : Concernent les règles implicites et explicites dans les
interactions sociales, comme « être poli » ou « se méfier des inconnus ».
3. Schémas de soi : Représentent des croyances et des attentes sur soi-même,
influençant l'estime de soi (ex. : « Je suis compétent » ou « Je ne mérite pas de
succès »).
4. Scripts : Ce sont des schémas liés aux séquences d’actions pour des situations
spécifiques, comme le script du restaurant, qui contient une série de
comportements attendus (entrer, commander, manger, payer).
Les scripts
Les scripts sont des schémas cognitifs spécifiques liés aux séquences d’actions ou de
comportements attendus dans des situations courantes. Ils nous permettent de savoir
comment nous comporter dans des contextes familiers et guident notre prise de décision
en fournissant des « étapes » pour chaque situation.
La thérapie cognitivo-comportementale
La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est une approche thérapeutique qui vise
à aider les individus à identifier et à modifier leurs pensées et comportements inadaptés
ou négatifs. Elle repose sur l'idée que les pensées (cognitions), les émotions et les
comportements sont interconnectés et que des schémas de pensée négatifs peuvent
influencer négativement les émotions et les actions. En travaillant sur les pensées et les
comportements, la TCC cherche à améliorer le bien-être émotionnel et à favoriser des
comportements plus adaptés.
1. Lien entre pensées, émotions et comportements :
La TCC part du principe que nos pensées influencent directement nos émotions et
nos comportements. Si une personne a des pensées négatives ou irrationnelles,
cela peut entraîner des émotions désagréables (comme l'anxiété ou la dépression)
et des comportements inadaptés (comme l’évitement ou l’agressivité).
2. Identification et modification des distorsions cognitives :
Les distorsions cognitives sont des pensées biaisées ou irrationnelles qui
influencent la perception de la réalité. La TCC aide les patients à identifier ces
pensées inadaptées (comme le biais d’autocomplaisance ou le biais d’attribution
hostile) et à les remplacer par des pensées plus réalistes et positives.
3. Changement de comportements problématiques :
En plus des pensées, la TCC se concentre sur les comportements. En travaillant
sur les comportements problématiques ou auto-destructeurs, le thérapeute
encourage le patient à adopter des actions plus positives et constructives qui
peuvent améliorer son quotidien et ses relations.
Dans le cas du comportement criminel
Des attitudes antisociales mènent à un plus haut niveau de comportements antisociaux
1. Identification des situations, pensées, émotions à risque
2. Remplacement des pensées criminogènes par des pensées non criminogènes
3. Réduire les déficits liés à l’agression
Traitements des auteurs de violences sexuelles
Distorsions cognitives
o Restructuration cognitive
o Sensibilisation aux conséquences pour les victimes
Apprentissage
o Amélioration des habilités sociales
o Gestion des émotions
o Stratégies de résolutions de problèmes
o Éducation sexuelle
o Thérapie olfactive