Immobilisations : Concepts et Comptabilisation
Immobilisations : Concepts et Comptabilisation
COMPTABILITE APPROFONDIE
Enseignant :
M. Romaric ZANNOU
CHAPITRE 1 : ODERATIONS D’INVESTISSEMENT ET DE DESINVESTISSEMENT
a) Comme l'indique le circuit de l'entité, les opérations d'exploitation étudiées dans les
chapitres précédents ne sont possibles que si l'entité dispose par ailleurs d'une
infrastructure, constituée d'investissements (terme économique), et pour laquelle le
SYSCOHADA a retenu le terme comptable d'immobilisations.
b) Les immobilisations sont ainsi définies comme les « éléments corporels et incorporels
destinés à servir de façon durable à l'activité de l'entité ». Comme le SYSCOHADA
prévoit par ailleurs un arrêté annuel des comptes, à l'issue d'un exercice comptable, le
terme « durable » doit s'entendre au sens « qui dure plus d'une année ». Stricto sensu,
le taille-crayon ou le câble électrique de raccordement devraient donc être considérés
comme des immobilisations et faire l'objet d'un plan d'amortissement, puisqu'ils «
durent » en règle générale plus d'une année.
c) Mais la pratique comptable, appliquant en ce domaine le principe d'importance
significative, admet que les biens durables dont la valeur unitaire ne dépasse pas un
certain seuil soient considérés comme des consommations. Le SYSCOHADA admet
dans la « terminologie » que « certains biens de peu de valeur ou dont la consommation
est très rapide Peuvent être considérés comme entièrement consommés dans l'exercice
de leur mise en service, et par conséquent ne Peuvent pas être classés dans les
immobilisations ». Il ne fixe pas, en revanche, de seuil de valeur.
d) Par ailleurs, la notion initiale d'immobilisation physique, ou corporelle, a été étendue :
n aux droits détenus par l'entité, ayant une valeur juridique et économique, mais sans
consistance physique, et appelés de ce fait « immobilisations incorporelles » :
brevet, logiciel....
n aux valeurs mobilières, autres titres financiers, et prêts, que l'entité souhaite ou est
obligée de conserver durant plus d'un an, qui sont certes quelquefois représentés par un «
titre » en papier (du moins avant leur dématérialisation), mais qui ne sont pas « corporels »
pour autant, et que le SYSCOHADA désigne par un terme intermédiaire « immobilisations
financières » : Actions de sociétés que l'entité entend contrôler, fonds de placement imposés
à l'entité, prêts au personnel, cautionnements.
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1.2. Vie d'une immobilisation
Pour être « durables », les immobilisations sont néanmoins tributaires des aléas de la vie
économique :
elles naissent ou entrent : l'entité acquiert les immobilisations ou les produit elle-même,
à une valeur déterminée ;
elles servent et s'usent : l'entité les met en service, repartit le montant amortissable
des biens sur leur durée d'utilité et constate éventuellement leur dépréciation; elles
meurent ou sortent : l'entité les met au rebut, les détruit, les vend ou les échange.
b) Si le bien est acheté auprès d'un tiers, achat précédé d'un acompte, l'écriture sera : -
au versement
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- à la réception de la facture
2... Immobilisations X
4451 Etat, T.V.A. récupérable sur immobilisations X
25.. Avances et acomptes versées sur X
481. immobilisation
Fournisseurs d'investissements x
404 Four., acquisitions courantes d'immo. x
- à l'achèvement de N
2... Immobilisations X
4451 Etat, T.V.A. récupérable sur immobilisations X
219. Immobilisations incorporelles en cours X
229. Aménagement de terrains en cours x
239. Bâtiments, A.A.I. en cours x
249. Matériels et actifs biologiques en cours x
72.. Production immobilisée X
787 Transfert de charges financières x
4434 Etat, sur T.V.A. facturée sur production livrée
à soi-même x
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2.2. Valeur comptabilisée
b) Le coût réel d'acquisition est formé, selon l'article 37 dudit Acte Uniforme : du prix
d'achat définitif indiqué par la facture net de remises et de rabais commerciaux,
d'escompte de règlement;
des « charges accessoires rattachables directement à l'opération d'achat » :
n frais de transport et d'assurances, droits de douane et de transit,
n commissions, honoraires d'architecte,
n droits d'enregistrement, honoraires de notaires, frais d'actes ;
des « charges d'installation nécessaires pour mettre le bien en état
d'utilisation» : préparation, montage et mise en route ; de l'estimation
initiale des coûts relatifs au démantèlement, à l'enlèvement de
l'immobilisation et à la remise en état du site sur lequel elle est située si
cette obligation incombe à l'entité.
Ces éléments s'entendent taxes comprises si l'entité n'est pas habilitée à déduire la T.V.A.,
mais hors T.V.A. dans le cas contraire.
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Les coûts d'emprunt nécessaires au financement de l'acquisition ou de la production d'un actif
qualifié, immobilisation incorporelle, corporelle ou stock, font partie du coût du bien lorsqu'ils
concernent la période de production de cet actif, jusqu'à la date d'acquisition ou la date de
réception définitive.
d) La valeur d'apport et la valeur actuelle sont normalement précisées dans les actes
correspondants. Si non, elles sont évaluées en fonction de l'utilité du bien apporté, échangé ou
obtenu.
Tous les frais accessoires encourus sont inclus dans le coût d'acquisition ou de
production du bien jusqu'à son lieu d'exploitation et à sa mise en état de fonctionner.
Coût de l'emprunt au-delà de la réception définitive du bien (compte 671).
a) L'immobilisation entre dans le patrimoine de l'entité dès son acquisition, sur la base de la
facture, ou dès sa livraison à elle-même, sur la base d'un constat. Mais elle ne coïncide
pas nécessairement avec la mise en service.
b) La date de mise en service est la date à laquelle l'actif immobilisé est en l'état et en lieu
d'utilisation prévue par l'entité. Elle n'entraîne en principe aucune écriture comptable,
mais constitue, en principe, le point de départ de l'amortissement.
3.2. Amortissement
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production physique attendue de cet actif ;
l'usure physique attendue dépendant notamment des cadences de production et de la
maintenance;
l'obsolescence technique ou commerciale découlant de changements ou d'améliorations
dans la production ou d'une évolution de la demande du marché pour le produit ou le
service fourni par l'actif ;
les limites juridiques ou similaires sur l'usage de l'actif, telles que les dates d'expiration
des contrats de location.
Différents modes d'amortissement Peuvent être utilisés pour répartir de façon systématique le
montant amortissable d'un actif sur sa durée d'utilité. Ces modes incluent :
· le mode linéaire qui conduit à une charge constante sur la durée d'utilité de l'actif ;
· le mode dégressif à taux décroissant qui conduit à une charge décroissante sur la durée
d'utilité de l'actif;
· le mode des unités de production ou unités d'œuvre (nombre de pièces produites,
heures de fonctionnement, nombre de kilomètres parcourus, nombre d'heures de travail
etc.) qui donne lieu à une charge basée sur l'utilisation ou la production prévue de
l'actif ;
· et tout autre mode mieux adapté.
Un mode d'amortissement basé sur les revenus générés par l'utilisation de l'actif est interdit
pour les immobilisations corporelles. De même, l'amortissement financier qui consiste à
amortir une immobilisation au même rythme que le coût de son financement n'est pas
autorisé.
Terminologie
la valeur d’entrée (Ve) : c’est le coût d’acquisition HT ou le coût de production de
l’immobilisation.
NB : les immobilisations, ne donnant pas droit à la déduction de la TVA ont une valeur
d’entrée TTC (cas des voitures de tourisme).
La valeur résiduelle prévisionnelle (VRP) : c’est la valeur probable de réalisation de
l’immobilisation à l’issue de sa durée d’utilisation. c’est généralement la valeur
vénale de l’immobilisation à la fin de sa durée de vie. Lorsque la VRP est
significative, elle entre en ligne de compte dans la détermination du montant
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amortissable.
La valeur d’origine (Vo) : c’est la base de calcul de l’amortissement. elle est égale à
la valeur ‘entrée lorsque la VRP est insignifiante. Elle est déterminée de la manière
suivante :
Vo = Ve – VRP
Si VRP = 0 alors Vo = Ve
Dans la plupart des exercices, la VRP serait considérée insignifiante sauf indication
contraire.
Date d’acquisition – Date de mise en service
- La date d’acquisition est date de facturation ou de livraison de l’immobilisation. Elle
Peut ne pas coïncider à la date de mise en service.
- la date de mise en service est la date partir de laquelle l’entreprise commence par
utiliser l’immobilisation.
Date de clôture de l’exercice : Elle est uniformément fixée au 31/12 de chaque année,
sauf indication contraire. La date de clôture détermine le rattachement à l’exercice des
charges et des produits le concernant qui permettent de déterminer le résultat de
l’exercice.
L’exercice comptable correspond à une période dont le point de départ est le début d’exercice
et le point d’arrivée est la fin de l’exercice ou la date de clôture. L’exercice comptable dure
généralement 12 mois.
La durée de vie probable (n)
C’est la durée d’utilisation probable de l’immobilisation. Elle est souvent notée (n). le temps
d’utilisation écoulée est notée n’ et le temps restant à courir est notée n’’.
n = n’ + n’’
L’annuité d’amortissement (a)
Elle correspond au montant d’amortissement pratiqué à la fin d’un exercice comptable.
La dotation aux amortissements
C’est la mesure de la dépréciation sur une immobilisation au cours d’une période
d’utilisation. Elle est égale à l’annuité lorsque cette mesure couvre une période de 12 mois.
On parle de dotation au prorata temporis lorsque la mesure ne couvre qu’une période de
l’exercice. (Cas des immobilisations acquises en cours d’exercice).
La valeur nette comptable (VNC)
C’est la différence entre la Ve ou la Vo et la somme des annuités d’amortissement pratiquées
(A) jusqu’à une période donnée.
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VNC = Vo – A
Le taux d’amortissement
On calcule souvent la dotation aux amortissements en multipliant la base de calcul par un
coefficient exprimé en pourcentage appelé taux d’amortissement.
1- Définition
C’est la méthode de calcul de l’amortissement répartie de façon égale sur la durée
d’utilisation.
2- Calcul du taux constant (Tc)
Tc = 100/n avec n en années
Tc = 1200/n avec n en mois
Tc = 36 000/n avec n en jours
3- Calcul de l’annuité
Vo x Tc Vo
a = 100 ou a = n
NB :
On Peut également calculer l’annuité constante avec des formules suivantes :
A
a= avec A le cumul des annuités pour un nombre exact d’années
n'
A
a= x 12 n’ en mois
n'
VNC
a= avec n’’ en années exactes
n' '
VNC
a= x 12 avec n’’ en mois
n' '
Vo x Tc x n '
a= avec n’ en mois.
1200
Vo x Tc x n '
a= avec n’ en jours
36 000
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4- Calcul des amortissements (A)
A = a1 + a2 + a3 + ……+ an’
Vo x Tc x n '
A= avec n‘ en années
100
Vo x Tc x n '
A= avec n’ en mois
1200
Vo x Tc x n '
A= avec n’ en jours
36 000
A = Vo – VNC
5- Calcul de la VNC
C’est la différence entre la Vo et le cumul des amortissements déjà pratiqués
Vo x Tc x n ' '
VNC = Vo – A ou VNC =
1200
Remarque :
Les acquisitions d’immobilisations Peuvent être effectuées à n’importe quel moment
de l’exercice. ainsi, la date de mise en service d’une immobilisation Peut ne pas
coïncider avec la date d’acquisition.
En amortissement linéaire, pour les décomptes, on prend toujours pour point de départ
la date de mise en service. Si elle n’est pas précisée, on prend la date d’acquisition en
supposant que les deux dates coïncident.
Si la date de mise en service est le 1 er ou le 02 d’un mois, on prend le mois entier pour
le décompte ?
Si la date de mise en service d’une immobilisation est le 14, 15, 16 d’un mois, on
prend en compte la moitié de ce mois dans le décompte
Si la date de mise en service est n’importe quel autre jour, on fait le décompte en
jours. n’ dans ce cas est déterminé comme suit :
n’ = (30 – date + 1) + 30 x m avec m le nombre de mois après le mois d’acquisition.
Pour faciliter les calculs, tout mois sera considéré comme mois de 30 jours.
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[Link]. Amortissement dégressif à taux décroissant
Le mode d'amortissement dégressif à taux décroissant ou méthode SOFTY (Sum Of The Year's
digits) consiste à amortir l'immobilisation selon une suite arithmétique décroissante par
l'application d'un taux décroissant à la base amortissable.
L'amortissement dégressif à taux décroissant est utilisé lorsqu'il permet au mieux de traduire le
rythme de consommation des avantages économiques attendus. Ce mode d'amortissement
comptable ou économiquement justifié conduit à une charge décroissante sur la durée d'utilité
de l'immobilisation.
· Taux décroissant
Le taux décroissant (TD) est obtenu en faisant le rapport entre le nombre d'années restant à
courir jusqu'à la fin de la durée d'utilité du bien et de la somme des numéros d'ordre de
l'ensemble des années :
Ainsi, pour une durée d'utilité de 5 ans par exemple, on fait la somme des numéros
d'années :1 + 2 + 3 + 4 + 5 = 15 ;
et ensuite, on détermine les taux décroissants de la façon suivante :
Année 1 = 5/15 ; Année 2 = 4/15 ; Année 3 = 3/15 ; Année 4 = 2/15 ; Année 5 = 1/15.
Remarque • si l'on désigne par n le nombre d'année, V la valeur à amortir et p une année
quelconque, la dotation aux amortissements de l'année p s'obtient grâce à la formule.
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Application : Amortissement dégressif à taux décroissant
Le /01/N, une entité a acquis une machine-outil dont le coût d'acquisition est de 550 000. La
valeur résiduelle est estimée à 50 000. La durée d'utilité de la machine est estimée à 5 ans.
Remarque pour le calcul des annuités d'amortissement, on n'applique pas de prorata temporis
car les annuités se calculent en fonction des unités d'oeuvre consommés et non en fonction du
temps;
Le 01/01/N, une entité a acquis une machine-outil dont le coût d'acquisition est de 550 000. La
valeur résiduelle est estimée à 50 000. La durée d'utilité de la machine est estimée à 5 ans.
On vous indique que les avantages économiques attendus sur les 5 exercices sont mesurés en
fonction des unités fabriquées soit respectivement :
3.2.3. Comptabilisation
C- La méthode indirecte
Elle consiste à débiter le compte de dotation aux amortissements par le crédit du compte de
mouvements des amortissements correspondant à l'immobilisation.
D- Enregistrement
1- Les dotations aux amortissements d'exploitation
Elles concernent les postes de l'actif immobilisé susceptible de se déprécier de façon certaine et
irréversible.
a- Les immobilisations incorporelles
Ce sont des immobilisations immatérielles comprenant notamment les logiciels, frais de
recherche et de développement, les marques et plus généralement tous les es éléments
susceptibles de générer des avantages futurs.
Elles sont amorties par la méthode indirecte
D : 6812 Dotations aux amortissements d'exploitation des immobilisations
incorporelles annuité
C : 281 Amortissement des immobilisations incorporelles annuité
S/Dotation
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par la méthode indirecte.
D: 6813 Dotations aux amortissements d'exploitation des immobilisations corporelles
C: 28 .. Amortissements du ....
S/Dotation
Lorsque la dépréciation subit par un bien est accidentelle. On parle de dotation HAO.
D: 852 Dotations aux amortissements H.A.O C :
28 .. Amortissement
S/ Dotation
E - LES AMORTISSEMENTS DEROGATOIRES
A- Définition
C'est l'amortissement ou fraction d'amortissement comptable qui ne correspond pas à l'objet
normal d'un amortissement et comptabilisé en application de textes particuliers (d'origine
fiscale, le plus souvent).
Les amortissements dérogatoires sont classés en dépréciations règlementées et traités comme
telles.
B- Enregistrement
• Lorsque la dotation fiscalement autorisée dépasse la dotation économique, la différence est
enregistrée comme suit
D : 851Dotations aux dépréciations règlementées
C : 151 Amortissements dérogatoire
S/Amortissement dérogatoire
• Lorsque la dotation fiscale devient inférieure à la dotation économique, la différence est
reprise:
D : 151 Amortissements dérogatoires
C : 861 Reprises de dépréciations règlementées
S/ Reprise H.A.O
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très rare), les reprises éventuelles sont enregistrées comme suit, selon le cas :
28.. Amortissements X
798. Reprises d'amortissements X
862. Reprises H.A.O. d'amortissements X
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SECTION 4 : Décomptabilisation de l'immobilisation
4.1. Principes
A- La mise au rebut
La mise au rebut est la mise hors usage d'une immobilisation par suite un événement ayant entraîné
son inutilisation. La mise au rebut fait souvent suite à l'avancée de la technologie entraînant
l'obsolescence de l'immobilisation. L’immobilisation mise au rebut est donc retirée du patrimoine
sans aucune contrepartie. Si l'épave est cédée, même pour une somme minime, il s'agit d'une ente,
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et non d'une mise au rebut.
Les écritures comptables correspondantes sont les suivantes:
B- La destruction
Le traitement comptable de l'immobilisation détruite, en général accidentellement, dépend de
son régime d'assurance.
1- Si l'immobilisation n'est pas assurée, ou l'assurance ne couvre pas la destruction, elle est traitée
comme la mise au rebut.
2- Si l'entreprise sinistrée bénéficie d'une indemnité, l'opération est assimilée à une vente,
l'indemnité d'assurance formant le prix de cession.
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3- Vente d'immobilisation amortissable
a- Vente non courante d'immobilisation
Les écritures comptables sont les suivantes:
1ère étape: Ecriture de dotation complémentaire
D : 681 Dotations aux amortissements d'exploitation annuité
C : 28… Amortissement de ………… annuité
S/Dotation complémentaire
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NB :
(A) est obtenu en partant de la date d'acquisition ou de la date de mise en service jusqu'à la
date de cession de l'immobilisation.
On Peut déterminer le résultat sur cession (R/C) par la formule suivante :
R/C = (Prix de vente – frais – TVA à Reverser) - (Vo - A)
Ou par la différence entre le solde du compte 82 et le solde du compte 81.
D-Echange d'immobilisation
L'échange consiste à remplacer une ancienne immobilisation par une nouvelle moyennant en
général par le paiement d'une soulte. C'est donc la combinaison d'une opération d'acquisition et
d'une opération de vente.
Les écritures comptables sont les suivantes:
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3ème étape: écriture de sortie de l'immobilisation
D: 81 Valeur comptable des cessions d'immobilisations _________________Vo ou Ve
C: 2 .. Actif immobilisé Vo ou Ve
S/ Sortie de l'ancienne immobilisation
1er cas : Le prix de reprise de l’ancienne immobilisation (PR) est inférieur à la valeur d’entrée de la
nouvelle immobilisation. La soulte qui provient de la différence entre ces deux valeurs est payée
par l’entreprise : Soulte = Vo – PR
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E- LES PLUS VALUES SUR CESSION D’IMMOBILISATION A REINVESTIR
1- Définition
Les plus-values sur cession d’immobilisation à réinvestir proviennent de la différence positive des
comptes 82, 81, 654 et 754.
Une entreprise ayant réalisé une différence positive sur les cessions d’éléments d’actif Peut si elle
le désire être exonérée d’impôt BIC sur certaines conditions.
2- Conditions d’exonération
Les conditions d’exonération relèvent des dispositions de l’Art 07 du code général des Impôts. Ces
conditions sont :
3- Comptabilisation
- Jour de l’autorisation
D : 851 montant de la plus value
C : 152 montant de la plus value
S/Autorisation
- A l’inventaire
D : 681 Dotation
C : 28 Dotation
S/Dotation
- Reprise
D : 152 plus value x Dotation / Vo
C : 861 plus value x Dotation / Vo
S/reprise
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Remarque :
- En cas d’amortissement dérogatoire, utiliser la dotation fiscale pour faire les reprises.
- Les immobilisations non amortissables Peuvent avoir fait l’objet de plus-value sur cession à
réinvestir. Dans ce cas, on retient la durée d’inaliénabilité du bien ou à défaut de cette
durée, on retient une durée de 10 ans.
- Pour les immobilisations non amortissables, il n’y a pas de reprise au prorata. La reprise se
fait pour la première fois à partir du 31/12 qui suit celle de l’année où l’autorisation a été
donnée.
- en cas de cession de l’immobilisation ayant fait l’objet de plus-value sur cession, il faut
solder le compte 152.
- De même si au bout de 03 ans à partir de la date d’autorisation, l’entreprise, l’entreprise
n’honore pas son engagement, on doit contrepasser l’écriture passée le jour de la cession.
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CHAPITRE 2 : DEPRECIATIONS
- 691 Dotations aux dépréciations d'exploitation, s'il s'agit d'une immobilisation incorporelle
(6913) ou corporelle (6914),
- 697 Dotations aux dépréciations financières, s'il s'agit d'une immobilisation financière
(6972),
- 853 Dotations aux dépréciations H.A.O., si la dépréciation est due à un événement
extraordinaire ou à la restructuration de l'entité.
b) Selon leur nature, les dépréciations correspondantes sont enregistrées au crédit des comptes
291 à 297 Dépréciations d'actif immobilisé, qui présenteront un solde créditeur et figureront à
l'actif du bilan, en soustraction, au même titre que les amortissements.
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Charges pour dépréciations
a) Selon leur caractère, les charges pour dépréciations sont enregistrées au débit des
comptes :
- 659 Charges pour dépréciations d'exploitation, si elles intéressent des valeurs d'exploitation
(stocks et créances),
- 679 Charges pour dépréciations financières (principalement compte 6795, pour dépréciation
des titres de placement),
- 839 Charges pour dépréciations H.A.O., si elles se rapportent à des événements
extraordinaires ou de restructuration.
b) Selon leur nature, les dépréciations correspondantes sont enregistrées au crédit des
comptes :
- 391 à 398 Dépréciations des stocks,
- 490 à 499 Dépréciations (tiers), si elles intéressent des comptes de Tiers,
- 590 à 599 Dépréciations (trésorerie), si elles intéressent des comptes de Trésorerie.
Leurs montants figureront à l'actif du bilan, en soustraction des éléments d'actif concernés.
Reprises de dépréciations
- soit une annulation systématique du montant à fin « n » et une nouvelle dépréciation calculée à
fin « n + 1 »,
- soit un ajustement en augmentation ou en diminution pouvant aller jusqu'à l'annulation.
c) Les diminutions ou les annulations sont traitées comme des reprises, Reprises de
dépréciations : Crédit des comptes de produits,
o Reprises « d'exploitation » :
n 7913 Reprises de dépréciations d'exploitation des immobilisations incorporelles,
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n 7914 Reprises de dépréciations d'exploitation des immobilisations corporelles.
o Reprises « financières » :
n 7972 Reprises de dépréciations financières des immobilisations financières.
o Reprises « H.A.O. » :
n 863 Reprises de dépréciations H.A.O.
Méthode de calcul
Le calcul de la dépréciation est nécessaire à l'inventaire lorsque la valeur réelle de l'élément
est inférieure à sa valeur comptable (VC).
Dépréciation= VC – VR
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Aucune compensation ne doit être établie avec les plus-values des titres en hausse.
• Constitution de dépréciation
D : 697Dotation aux dépréciations financières Montant de la dépréciation
C: 29 .. Dépréciation Montant de la dépréciation
S/dotation
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E-Cession d’une immobilisation financière dépréciée : titres de participation
La comptabilisation de la cession de titres de participation ou de titres immobilisés s’effectue
comme la cession d’immobilisation. C’est donc une opération H.A.O. Les écritures sont les
suivantes :
Ajustement à la hausse
D : 853 Dotations aux dépréciation H.A.O DN-DE
C : 29…Dépréciation DN-DE
S/ ajustement à la hausse
Ajustement à la baisse
D : 29…Dépréciation DE-DN
29
C : 863 Reprises de dépréciation H.A.O. DE-DN
S/ajustement à la baisse
Ajustement à la hausse
D : 6594 Charges pour dépréciation sur créances DN- DE
C : 491 Dépréciations des comptes client DN-DE
S/ajustement à la hausse
DN : dépréciation nécessaire
DE : Dépréciation existante
Ajustement à la baisse
D : 491Dépréciations des comptes clients DE-DN
C : 7594 Reprise de Charges pour dépréciation d’exploitation sur créances DE -DN
S/ajustement à la baisse
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H- Utilisation finale de la Dépréciation sur créance
perte sur créances douteuses
1ère Etape : Enregistrement du règlement partiel si aucune écriture n’avait été passée
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Selon le SYSCOA, c’est la valeur Des titres De placement estimée selon que ces titres sont
cotés ou non. Pour les titres cotés, on retient le cours moyen du Dernier mois avant la clôture.
Pour les titres non cotés, on retient la valeur actuelle c'est-à-dire la valeur probable De
négociation. Il n’y a pas comptabilisation lorsqu’il a y plus-value. Par contre la moins- value
est comptabilisée dans le compte De dépréciation.
Constitution
D : 6795 Charges pour dépréciation financières sur titres De placement DN
C : 590 Dépréciation Des titres De placement DN
S/dépréciation
Ajustement à la hausse
D : 6795 Charges pour dépréciation financières sur titres de placement DN -DE
C : 590 Dépréciation Des titres De placement DN -DE
S/ajustement
Ajustement à la baisse
D : 590 Dépréciation Des titres De placement DE -DN
C : 7795 Reprises De Charges pour dépréciation financières sur titres De placement DE –DN
S/ajustement
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SECTION 5 : Dépréciations pour risques et charges
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5.2. Reprises
a) La nature réversible Des dépréciations pour risques et charges
constatées à la fin De l'exercice « n » entraîne à la fin De
l'exercice « n + 1 » : soit une augmentation De dépréciation,
traitée comme une nouvelle dotation ou une nouvelle charge
pour dépréciations, soit l'ouverture, en classes 7 et 8, De
comptes De reprises, Destinés à annuler ou à réduire la
dépréciation existante.
b) Les dépréciations à plus d'un an, enregistrées en 19, sont
débitées par le crédit De:
7911 (risques et autres charges), s'il s'agit d'une reprise d'exploitation,
7971, s'il s'agit d'une reprise à caractère financier,
864, s'il s'agit d'une reprise hors activités ordinaires.
c) Les dépréciations à moins d'un an, enregistrées en 499 et 599,
sont débitées par
Le crédit De :
- 759, s'il s'agit d'une charge pour dépréciations d'exploitation,
- 779, s'il s'agit d'une charge pour dépréciations financière,
- 849, s'il s'agit d'une charge pour dépréciations hors activités ordinaires.
Risque financier
D : 679
C : 599
S/Dotation
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2- Dépréciations à long terme
Risques d’exploitation
D : 6912 :
C : 19
S/dotation
Risques financiers
D : 6971
C : 19
S/dotation
Risques d’exploitation
D : 499
C : 759
S/reprise
Risques financiers
D : 599
C : 797
S/reprise
36
C : 791
S/ Reprise
Risques financiers
D : 19
C : 797
S/reprise
37
CHAPITRE 3 : LES AUTRES REGULARISATIONS
38
Le compte Banque tenu par l’entreprise et le compte Entreprise tenu par la banque sont Deux
comptes réciproques. Ils doivent présenter à l’inventaire en principe les mêmes soldes De
signes contraires. Mais en réalité ce n’est pas toujours le cas. Le relevé bancaire permet à
l’entreprise de faire le rapprochement des deux comptes.
3- Enregistrement
Seules les opérations inscrites au débit et au crédit du compte banque tenu par l’entreprise
sont enregistrées.
- Opération du débit
D : 52
C:…
C:…
S/Etat De rapprochement débit
- Opération De crédit
D : ….
D:…
C : 52
S/Etat De rapprochement crédit
39
C : 408 Fournisseur facture non parvenu…..Montant TTC
S/ Régularisation
B- Cas ou la facture a été reçue sans la livraison Des marchandises ou Des autres
stocks
D :381/382/383………..Coût d’achat
C : 6031/6032/6033……Coût d’achat
S/Régularisation
Au bilan le compte 476 représentera en quelque sorte la créance sur l’exercice suivant.
40
Les achats déjà enregistrés sur facture mais non encore livrés n’ont pas à être régulariser au
niveau des charges, car le bien acheté appartient déjà à l’entreprise. Leur montant figurera
après inventaire dans le compte 38 (stocks en cour de route, en consignation ou en dépôt).
NB : Les charges constatées d’avance n’apparaissent directement à l’actif du bilan ; elles sont
incluses dans les autres créances. Les régularisations s’effectuent hors TVA récupérable.
Au début de l’exercice N+1
D : Compte de charges concernées ……………………..partie concernée d’avance
C : 476 Charges constatées d’avance…………………. partie concernée d’avance
S/ Réouverture
2- Charges à payer
Il y a charges à payer lorsqu’à la fin de l’exercice, la charge n’est pas encore comptabilisée et
que son montant n’est pas exactement connu faute de paiement ou de pièces comptables mais
concerne l’exercice. L’une des écritures suivantes est passée selon la nature de la charge.
D : 60/61/62/63……………………..montant HT
D : 445……………………………….TVA
C : 408/4818 ………………………montant TTC
S/ Régularisation
D : 64 ………………………………montant de l’impôt
C : 4486……………………………montant de l’impôt
S/ Régularisation
D : 6. ………………………………..montant
C : 4386…………………………..montant
S /Régularisation
D : 24……………………..montant HT
D : 4455……………………………….TVA
C : 4818 ………………………montant TTC
S/ Régularisation
D : 66 ………………………………montant
C : 4286……………………………montant
S/ Régularisation
41
3- Cas des RRR à accorder
On Peut constater lors des travaux d’inventaires que l’entreprise doit accorder à ses clients des
réductions à caractère commercial dont les montants ne sont pas connus mais qui sont
imputables à l’exercice. Après estimation on passe l’écriture suivante :
D : 701……………………..montant HT
D : 4435……………………………….TVA
C : 4198 ………………………montant TTC
S/ Régularisation
Au bilan, ce compte de passif représenté en quelque sorte la dette envers l’exercice suivant.
Les ventes déjà constatées par facture, mais non encore livrées, n’ont pas à être régularisés au
niveau des produits, car le bien vendu appartient déjà au client, leur coût est à défalquer du
stock. Ces régularisations s’effectuent hors TVA.
Au début de l’exercice suivant
D : 477. ……………………………………… partie constatée d’avance
C : 7. ………………………………………….partie constatée d’avance
S/ réouverture
42
Quelques exemples d’écritures
D : 4181 Montant TTC
C : 70… Montant HT
C : 4435 TVA
S/Régularisation
D : 4858 Montant TTC
C : 82. Montant HT
C : 4435 TVA
S/Régularisation
43
D : 476 Montant payé à l’avance
C : 671 Montant payé à l’avance
S/Régularisions
Intérêt sur emprunt à payer
D : 671 Intérêts des emprunts Montant concernant l’exercice qui s’achève
C : 166 Intérêts courus Montant concernant l’exercice qui s’achève
S/Régularisions
44
CHAPITRE 4 : ODERATIONS EN MONNAIES ETRANGERES
I- CADRE CONCEPTUEL
Chaque fois qu’on réalise une opération en monnaie étrangère on court soit le risque perte soit
le risque de gagner, du simple fait de l’évolution du cours de la monnaie entre la date de début
et la date du règlement de l’opération. Lorsqu’elle prévoit un risque de perte de change
l’entreprise doit en fin d’exercice :
- soit constituer une provision pour perte de change (s’il s’agit d’une opération à plus d’un
an)
- soit constater des charges provisionnées (s’il s’agit d’une opération à moins d’un an)
- soit effectuer une opération de couverture de change (achat ou vente de devise) afin de
fixer définitivement les termes de la transaction en unités monétaires légales du pays.
Quand les entreprises importent et exportent des marchandises en monnaies étrangères, les
écarts de conversion apparaissent. En comptabilités pour enregistrer les écarts de conversion,
on utilise les comptes suivants :
- 478 Ecart de conversion actif (s’il s’agit d’une perte probable de change)
- 479 Ecart de conversion passif (s’il s’agit d’un gain probable de change).
Lorsque la créance est douteuse ou litigeuse, l’écart de conversion est limité à la partie jugée
recouvrable de la créance.
Les comptes 478 et 479 sont des comptes d’ordre qui sont soldés au début de l’exercice
suivant, par contre-passation pour faire apparaitre la valeur d’origine de la dette ou de la
créance.
Les différences de change apparaissant lors du règlement d’une échéance sont à porter au
début du compte 676 Perte de change ou au crédit du compte 776 Gain de change.
45
Les amortissements (ou les provisions) seront calculés sur cette valeur. Il faut
constater les gains ou perte résultant des fluctuations des monnaies au compte des changes ou
produits financiers :
- Soit lorsque le prix payé converti en unité monétaires légales du pays est différent du coût
initial comptabilisé.
- Soit au moment où les immobilisations sortent de l’actif.
B- TITRES
Ils sont enregistrés pour le prix d’acquisition converti en francs CFA au cours du jour
de l’opération. Il en est ainsi lorsque le titre soit ou non entièrement libéré en devises. Le
traitement à opérer dans ce cas est conforme à celui des immobilisations corporelles vues ci-
dessus.
A l’inventaire, l’on convertit les titres en monnaie légale du pays et on constitue des
provisions au besoin.
N.B. Il convient de faire la différence entre : les titres immobilisé de l’activité de portefeuille
(TIAP) “ 2741’’ enregistré au coût d’acquisition qui inclut les frais d’acquisition des titres
(impôt, courtage, commissions, honoraires), ‘’ des titres de participation (262) ‘’enregistrés
au coût d’acquisition qui exclus les frais d’acquisition (droit de mutation, honoraires,
commission, frais de communication et de publicité, des impôts, frais de courtage).
C- LES STOCKS
Pour les stocks acquis en devises la valorisation obéit aux règles suivantes.
- Stock détenus à l’étranger ; ils sont valorisés au coût moyen pondéré des coûts
pratiqués à la date d’achat ou d’entrée en magasin des éléments considérés. En cas
d’impossibilité, on appliquera une autre méthode
- Stock acquis à l’étranger et détenus en unité monétaire légale, soit FCFA pour les
pays de la zone franc. Quatre méthodes sont préconisées. Le choix de l’une ou l’autre
est laissé à l’appréciation de l’entreprise et peux dépendre de l’importance de ces
opérations en devises.
Dans les deux cas il faut entendre par « étranger » un pays de l’espace OHADA se servant
d’une unité monétaire :
46
- Différence de celle de l’espace OHADA
- N’ayant pas une parité fixe avec la monnaie de l’OHADA.
des provisions seront à constituer si le cours de change à la date d’inventaire est inférieur à la
valeur d’entrée en stock
a) Valorisation des achats et des stocks au coût d’achat (ou au coût moyen d’achat
calculé sur la durée de rotation des stocks)
Exemple : soit la structure de stock suivante tiré de la fiche de stock au 20/11/2003.
Supposons que les stocks soient détenus dans un pays de l’OHADA. Nous aurons la structure
de stocks suivants tirés de la fiche de stock)
15600*570= 8892000
22500*700= 15750000
40000*500= 23200000
25000*500= 14000000
61842 000
47
b) Valorisation des achats au cours du jour d’achat et valorisation des stocks Soit au
cours de clôture pour la totalité
Exemple
En supposant que les stocks soient détenus dans un pays de l’OHADA nous aurons :
103100*550= 56705000
Au cours d’achat pour la partie payée et au cours de clôture pour la partie non payée
Exemple
Cours du 31/12/2003 : 550 FCFA= 1S
d) les achats sont valorisés en tenant compte de la date de paiement et non de la date
d’acquisition.
Les stocks sont valorisés au jour du paiement (pour ceux déjà payés) et au cours de clôture
pour le solde.
Exemple
48
En se basant sur la fiche de stock il vous est demandé de valoriser les stocks en FCFA
compte tenu des informations suivantes déjà payé à la date d’inventaire
Cours de change
10/02/03 1s = 625
20/10/03 1s = 675
Solution
des stocks:
15600*625 = 9750000
22500*575 = 12937500
40000*3/4*580 = 17400000
40000*1/4*550 = 5500000
25000*550 =13750000
59 337 500
49
C : 401/411 compte de tiers
Les gains probables de change inscrits dans le compte 479 n’interviennent pas dans la
formation du résultat en vertu du principe de prudence. Donc aucune écriture comptable n’est
à transcrire dans les comptes de produits.
Les pertes probables de change figurant au compte 478 doivent avoir une incidence sur le
résultat de l’exercice par constitution d’une provision pour perte de change par l’intermédiaire
du compte 679 charges pour dépréciations financières et du compte 599 provision pour risque
à court terme à caractère financier puisqu’-il s’agit d’une opération de nature financière.
L’Acte Uniforme de l’OHADA relatif à la comptabilité prévoit deux exceptions pour la
constatation de la perte de change. Ces exceptions consistent :
- à étaler la perte probable sur la durée restante à courir jusqu’au terme des
remboursements ou des encaissements lorsque ces opérations affectent deux ou
plusieurs exercices ; en d’autres termes seule la partie de la dette ou de la créance
venant à échéance dans le courant de l’exercice suivant doit faire l’objet d’une
provision pour perte de change transcrite dans les comptes de l’exercice ; toutefois, la
perte totale future est recalculée à la fin de chaque exercice et mentionnée dans l’état
annexé ;
- à compenser les pertes probables de change et les gains latents devise par devise dans
une position globale de change. La dotation aux provisions est limitée à l’excédent des
pertes de change sur les gains. Si à la suite de cette compensation les gains de change
sont supérieurs aux pertes probables, l’entreprise peut ne pas constituer de provision.
- Gains de change
dette (règlement)
D : 401/481
C : 52/531/57
50
S/règlement
Créances (encaissement)
D : 52/531/57
C : 411
C : 776
S/encaissement
- Perte de change
dettes (règlement)
D : 401/481
D : 676
C : 52/531/57
S /règlement
Créances (encaissement)
D : 52/531/57
D : 676
C : 411
S/encaissement
51
A- Valeur d’entrée
Dans le cas d’une transaction financière (prêts, emprunts), les dettes et créances
devrons être converties au cours au comptant à la date mise à l’imposition des devises.
Dans le cas d’une transaction commerciale (opérations d’achats/vente), les créances et
dettes devront être convertis au cours de change à la date de formation de l’accord des parties.
Cette date est la date de commande (la date de facturation peut être retenue si elle n’est pas
éloignée de la date de commande).
Qu’il s’agisse d’une transaction financière ou commerciale, à la date effective de
décaissement de fonds l’on devra constater une perte ou gain de change.
B- Ajustement à l’inventaire
Cas générale
Lorsqu’elles subsistent à l’inventaire, les créances et les dettes libellées en monnaies
étrangères sont converties sur la base du dernier cours de changes à la date de clôture des
comptes.
Les différences de conversion constatées par rapports aux valeurs d’origine sont
inscrites dans des subdivisions des créances et des dettes concernées qui figurent ainsi au
bilan par leur valeur du moment.
En contre partie de cet ajustement de créances et dettes sont ouverts deux colmates
d’écarts de convertirons
478- écart de conversion-actif
479- écart de conversion – passif
Les différences éventuelles par rapports aux inscriptions d’origine deviennent des
pertes ou des gains de changes de l’exercice au cours duquel l’opération de couverture est
intervenue
L’on ne constate plus d’écart de conversion pour la partie couverte des créances et des
dettes. Néanmoins il est recommandé de garder trace de cette couverture jusqu'au
dénouement des opérations.
52
Soit par inscription à un sous compte destiné des écarts de conversion,
- Selon l’article 56, par dérogation et à titre exceptionnel, lorsqu’un emprunt est contracté
ou qu’un prêt est consenti à l’étranger pour une période supérieure à un (01) an, la perte
ou le gain résultant à la clôture de l’exercice de l’emprunt ou du prêt en devises doit être
étalé sur la durée restante à couvrir jusqu’au dernier remboursement ou encaissement, en
proportion des remboursements ou encaissements à venir prévus au contrat. Le gain futur
total ou la perte future totale est recalculée à la clôture de chaque exercice et le montant
potentiel est mentionné dans l’état annexé.
- Selon l’article 57 lorsque l’entreprise décide d’intégrer dans une position globale de
charge toutes ses opérations traitées avec l’étranger non encore dénouées à l’inventaire,
une compensation est admise entre les pertes probables et les gains latents, devises par
devise. La dotation à une provision pour pertes de change est limitée à la partie des pertes
probables non couverte par les gains latents.
1- Emprunt
53
- Constatations de gain latent
D : 16 ECP
C : 479 ECP
- Pas de provision
2- Prêts
- Constatation de la perte latente
D : 478 ECA
C : 271 ECA
- Constatation de la provision
D : 697
Temps couru
C: 194 Provision = ECA x
Durée restante de l ' emprunt
S/ Dotation
C : 16 ECA
54
- Constatation de la provision
D : 697
Temps couru
C: 194 Provision = ECA x
Durée restante de l ' emprunt
S/ Dotation
2- Prêts
- Constatation du gain latent
D : 271 ECP
C : 479 ECP
- Pas de provision
NB : Les écritures des ECA et ECP sur les emprunts et les prêts sont contrepassées au début
de l’exercice suivant.
C : 52
C : 776
55
S/Amortissement de l’emprunt
b- Prêts
- Lors de l’encaissement du prêt
D : 521
D : 676
C : 271
S/ Encaissement
D : 676
C : 521
S/Remboursement
b- Prêts
- Lors de l’encaissement du prêt
56
D : 521
C : 776
C : 271
S/ Encaissement
Résolution
Remarque :
- Pour les emprunts et prêts libellés en devises, la provision à constituer est déterminée
par rapport au temps couru (art 56 SYSCOA).
- Lorsqu’il existe à l’inventaire des devises en caisse, il faut constater directement les
gains ou les pertes de la manière suivante :
Gain
D : 5712
C : 776
57
S/ Constatation de gain
Perte
D : 676
C : 5712
S/ Constatation de la perte
58
Il vous est demandé d’enregistrer les écritures comptables relatives à ces opérations pendant
les années N et N+1.
59
CHAPITRE 5: SUBVENTIONS ET AIDES PUBLIQUES
Promesse de subvention
L’écriture de promesse est la suivante :
D : 4494/4582 Etat , subvention d’équipement à recevoir
C : 14 Subvention d’investissement
S/ promesse
Réalisation de la promesse
Apports en nature
D : 2. Immobilisation
C : 4494/458 Etat , subvention d’équipement à recevoir
S/Réalisation
Apports en numéraires
D : 5. Trésorerie
C : 4494/458 Etat , subvention d’équipement à recevoir
S/Réalisation
60
Acquisition de l’immobilisation
D : 2. Immobilisation
D : 445 Etat, TVA récupérable
C : 481/404/5 Fournisseur d’investissement / Trésorerie
S/ acquisition
61
Au 31/12/N
Immobilisation amortissable
D : 14 Subvention d’investissement QDN
C : 799 Reprise de subvention d’investissement QDN
S/reprise de subvention pour quote part
A l’inventaire au 31/12/N
L’immobilisation non amortissable
D : 14 Subvention d’investissement montant de la quote part
C : 799 Reprise de subvention d’investissement montant de la quote part
S/ Reprise
62
S/ reprise
III- SUBVENTION D’EXPLOITATION
La subvention d’exploitation est celle que reçoit l’entreprise pour lui Permettre de compenser
l’insuffisance de certains produits d’exploitation ou de faire face à certaines charges
d’exploitation. Elles comprennent par exemples les indemnités compensatrices pour
insuffisance de prix de vente imposé. Elle Peut être accordée sous forme de prime variée :
prime d’embauche, prime de création d’emploi. Les abandons de créances à caractère
commercial, financier, consenti en faveur de l’entreprise sont assimilées à des subventions
d’exploitation.
L’écriture comptable se présente comme suit :
63
D : 4496/4582 Etat, subvention d’équilibre à recevoir
C : 88 Subvention d’équilibre
S/ promesse
En présence de la TVA on crédite le compte 443
D : 5. Trésorerie
C : 4496 Etat, subvention d’équilibre à recevoir
S/ réalisation
Lors du remboursement
D : 163 Avances reçues de l’Etat
D : 67 Frais financiers
C : 521 Banque locale
S/ remboursement
En cas d’échec on a :
D : 163 Avances reçues de l’Etat
D : 67 Frais financiers
C : 71Subvention d’exploitation
S/ Echec avances reçues
Application
03/03 Elle reçoit de la mairie de Cotonou les subventions d’équipement pour 5 000 000 et
les subventions d’exploitation pour 1000 000.
64
07/03 Elle reçoit de la mairie de Cotonou un chèque bancaire de 7000 000 dont 1000 000 de
subvention d’équilibre.
12/03 Promesse de subvention d’une ONG destinée à acquérir une machine de production
pour 10 000 000.
30/03 Elle reçoit de l’Etat une avance de 5 000 000 pour la réalisation d’un projet à deux issus
possibles succès ou échec.
TAF :
4- Passer toutes les écritures qui conviennent au 31/12/2015 sachant qu’aucune écriture
n’a été passée le jour de la cession.
65
CHAPITRE 6 : CONTRAT DE LOCATION
Les dispositions du présent chapitre s’inspirent des traitements préconisés par la norme
comptable internationale IFRS 16 (date de publication : 13 janvier 2016).
Un contrat est, ou contient, un contrat de location s’il confère le droit de contrôler l’utilisation
d'un actif déterminé, pour une certaine période en échange d’une contrepartie. Le contrôle est
conféré lorsque le client a le droit de décider de l’utilisation de l’actif déterminé et de tirer la
quasi-totalité des avantages économiques de cette utilisation.
Ainsi donc, à la date de passation d’un contrat, l’entité doit déterminer si celui-ci est ou
contient un contrat de location et pour ce faire, elle évalue :
Le droit d’utiliser un actif déterminé n’est conféré que si le client a la capacité de décider de
l’utilisation de l’actif et de tirer des avantages de son utilisation.
Pour différencier un contrat de location d’un contrat de service, l’entité doit se référer à la
notion de contrôle. En effet, si un fournisseur contrôle l’utilisation de l’actif pendant la
période d’utilisation, le contrat est un contrat de service : le fournisseur utilise l’actif pour
fournir des services à ses clients. En revanche, si le client contrôle l’utilisation de l’actif
pendant la période d’utilisation, le fournisseur n’a pas le contrôle de l’actif. Dans ce cas, le
client a obtenu le droit d’utiliser l’actif sous-jacent, et le contrat contient une composante
location.
Le schéma ci-dessous résume les éléments de base de la définition d’un contrat de location :
66
1.3. Durée de location
la période non résiliable pour laquelle le preneur s'est engagé à louer l'actif ;
ainsi que toutes périodes ultérieures pour lesquelles le preneur a l'option d'obtenir la
poursuite de son contrat de location, moyennant ou non le paiement d'une somme
complémentaire, dans la mesure où, dès la conclusion du contrat de location, on peut
avoir la certitude raisonnable que le preneur exercera l’option de prorogation.
La date de conclusion du contrat de location est la date de signature du contrat de location ou,
si elle est antérieure, la date d'engagement réciproque des parties sur les principales clauses du
contrat de location. Cette date ne doit pas être confondue avec la date de prise d'effet du
contrat de location, qui correspond à la date à laquelle le preneur est autorisé à exécuter son
droit d'utilisation de l'actif loué.
Ainsi, si dès la conclusion du contrat de location, il est raisonnablement certain que le preneur
exercera son option de prorogation, la durée du contrat de location doit prendre en compte
67
cette option de prorogation. En revanche, dans le cas contraire, il ne devra pas être tenu
compte de cette option.
Les présentes dispositions s’appliquent limitativement aux deux cas de contrats de location
portant sur les immobilisations corporelles (hors actifs biologiques). Il s’agit en effet :
Sont considérés comme contrat de location acquisition (coté preneur) et contrat de location
financement (coté bailleur), les contrats de crédit-bail, de location-vente, et tout autre contrat
de location assortie d’une option d’achat dont le preneur est raisonnablement certain de lever
l’option.
68
location d’ordinateurs de bureau ou portables, de petits éléments de mobilier de bureau
.Par contre, la location d'une automobile ne peut pas bénéficier de l'exemption au titre
de la faible valeur car le prix à neuf d'une automobile ne peut être considéré comme de
faible valeur .
Un contrat de location acquisition est comptabilisé chez le preneur comme une acquisition
d’immobilisation financée par un emprunt.
Le preneur comptabilise un actif lié au droit d’utilisation et une obligation locative (dette de
location acquisition). L’actif lié au droit d'utilisation est traité comme l’acquisition d’une
immobilisation corporelle (actif sous-jacent) de manière similaire à d'autres actifs corporels
de même nature. Un passif externe correspondant sera comptabilisé séparément.
La dette de location acquisition est évaluée initialement à la valeur actualisée des paiements
locatifs, sur la durée de location. Les paiements locatifs sont actualisés au taux implicite du
contrat de location.
- les loyers fixes, diminués des paiements à recevoir du bailleur (par exemple
remboursement au preneur des frais de l’agent immobilier, des frais d’installation de
l’immobilisation…) ;
- les loyers variables qui dépendent d’un indice ou d’un taux (pour l’évaluation initiale,
ces paiements variables sont évalués en retenant l’indice ou le taux en vigueur au
commencement du contrat) ;
- les montants que le preneur s’attend à payer au titre d’une garantie de valeur
résiduelle;
- le prix d’exercice d’une option d’achat, dès lors que le preneur est raisonnablement
certain d’exercer cette option.
69
Par exemple, le contrat peut prévoir que si la cession du bien loué par le bailleur à la fin de la
location ne permet pas d'obtenir un montant prédéterminé, le preneur accepte de prendre en
charge la différence entre ce montant et le prix de vente obtenu par le bailleur.
Valeur actuelle du bien = Valeur actuelle des redevances au taux i + la valeur actuelle de
l’option d’achat au taux i
L= loyer
i = taux d’intérêt
Le taux d’actualisation (taux implicite du contrat) est le taux qui égalise la valeur actualisée
des loyers et de la valeur résiduelle non couverte par une garantie, avec la valeur actuelle de
l’actif sous-jacent et des coûts directs initiaux du bailleur.
Le taux marginal d’endettement du preneur est le taux d’intérêt que le preneur aurait à payer
pour un contrat de location similaire ou, si celui-ci ne peut être déterminé, le taux d’intérêt
qu’obtiendrait le preneur, au commencement du contrat de location, pour emprunter sur une
durée et avec une garantie similaires, les fonds nécessaires à l’acquisition de l’actif.
70
2.1.4. Evaluation ultérieure de la dette de location acquisition
EXEMPLE
Une entité a conclu avec un bailleur un contrat de location acquisition portant sur un matériel
industriel pour 8 ans. Les loyers annuels au titre de la location s’élèvent à 90 000 KF et sont
payables à la fin de chaque année. Le taux d’intérêt implicite du contrat s’élève à 7, 86 %.
La comptabilisation initiale de la dette de location acquisition au titre des loyers est de 520
000 KF.
À la fin de la première année, l’entité (preneur) paye au bailleur le premier loyer annuel de
71
Coûts directs initiaux
Les coûts directs initiaux du preneur sont les coûts marginaux liés à l’obtention d’un contrat
de location qui n’auraient autrement pas été encourus et autres frais liés à la mise en état
d’utilisation du bien. Ces coûts comprennent généralement :
les commissions ;
les honoraires juridiques relatifs à l’élaboration du contrat ;
les frais de négociation des termes et conditions des contrats de location (ne sont pas
pris en compte les frais liés à l’obtention d’offres pour d’éventuels contrats de
location);
les frais d’obtention de la garantie ;
Les paiements aux locataires actuels en vue d’obtenir le contrat de location ;
autres frais liés à la mise en état d’utilisation du bien (transport, installation, montage
etc..).
Lorsque le preneur a reçu du bailleur des sommes pour favoriser la conclusion du bail, elles
sont déduites du droit d'utilisation ; il peut s'agir de remboursements de frais d'installations, de
la prise en charge par le bailleur d'indemnités à payer par le preneur à son ancien bailleur ou
au précédent occupant des locaux.
EXEMPLE
Une entité a conclu avec un bailleur un contrat de location acquisition portant sur un matériel
industriel pour 8 ans. La comptabilisation initiale de la dette de location acquisition au titre
des loyers, est de 520 000 KF. Les coûts directs initiaux s’élèvent à 25 [Link] preneur
obtient auprès du bailleur le remboursement des frais d’installation s’élevant à 5 000 KF. Le
coût du matériel industriel-location acquisition s’élève à : 520 000 + 25 000 – 5 000 = 540
000.
72
A la clôture de l’exercice :
en cas d’indice de perte de valeur, le droit d’utilisation de l’actif doit être déprécié et
comptabilisé. A la suite de l’enregistrement d’une perte de valeur, les dotations aux
amortissements futures de l’actif droit d’utilisation, sont ajustées pour refléter la
valeur comptable révisée.
Les loyers de location acquisition seront enregistrés en cours d’exercice au débit du compte
A la clôture de l’exercice :
le compte 623 Redevances de location acquisition est crédité par le débit des
comptes 17 Dettes de location acquisition et 672 Intérêts dans loyers de location
acquisition. Les charges liées à la location seront en principe dégressives sur la durée
du contrat de location ;
les intérêts courus sont comptabilisés au débit du compte 672 Intérêts dans loyers de
location acquisition par le crédit du compte 176 Intérêts courus sur dettes de
location acquisition ;
73
l’immobilisation corporelle doit faire l’objet d’un amortissement au débit du compte
6813 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles par le crédit
du compte 28 Amortissement des immobilisations, si l’actif sous-jacent est un bien
amortissable ;
en cas d’indice de perte de valeur, le droit d’utilisation de l’actif doit être déprécié et
comptabilisé au débit du compte 69 Dotations aux dépréciations des
immobilisations par le crédit du compte 29 Dépréciations des immobilisations.
2.1.9. Cas spécifique des contrats de location acquisition assortis d’option d’achat
En principe, la levée ou la non-levée, de l'option d'achat est assez faible sur les
caractéristiques économiques et financières du contrat. En effet, le taux i’ est peu différent
de i et les annuités sont quasi-identiques dans leur répartition, en amortissements et
intérêts.
En revanche, quels que soient les montants en cause, les écritures comptables doivent traduire
fidèlement la réalité juridique de ces opérations.
Dans ce cas, la fiction juridique d'appropriation cesse et le bien devient la propriété effective
de l'entité. Cependant aucune écriture n'est à passer car, initialement, c'est l'hypothèse retenue
dans le schéma de comptabilisation et dans le calcul financier.
En conséquence l'amortissement du bien est poursuivi jusqu'à son terme et le compte courant
de l’emprunt équivalent s’arrête avec cet ultime paiement.
Ce cas, en pratique beaucoup plus rare que le précédent, entraîne les conséquences
comptables suivantes :
En effet, ce bien entré à l'actif, comme un bien en propriété doit donc "sortir" du bilan à la
date de levée de l'option.
A cette date, il figure au bilan pour une valeur comptable nette après amortissement de X.
74
A cette date, le prix de rachat P représente la dernière "annuité" de l'emprunt équivalent,
échéant ce jour. Ce prix P est donc le "capital restant dû" de l'emprunt.
La valeur comptable nette X et le prix de rachat P sont d'un montant différent, et, le plus
souvent, X > P (ce qui explique que, habituellement, l'option est levée).
Cette perte doit être constatée dans le résultat "hors activités ordinaires", ou dans le résultat
d'exploitation, si ces cessions ont un caractère répétitif (exemple : loueurs de voitures,
transporteurs).
Pour les contrats de location simple, le bien n'est pas inscrit au bilan du preneur. Les
paiements, au titre de la location, sont comptabilisés en charges dans le compte de résultat, sur
une base linéaire, pendant toute la durée du contrat, à moins qu'une autre base systématique
soit plus représentative de l'échelonnement dans le temps des avantages qu'en retirera le
preneur.
Lorsque le preneur bénéficie d’une franchise de loyer, il doit comptabiliser les avantages
cumulés, comme une diminution de la charge locative, sur la durée du bail, sur une base
linéaire, à moins qu'une autre méthode systématique soit représentative de la façon dont le
locataire tire avantage, dans le temps, de l'utilisation du bien loué.
En principe, les contrats de location portant sur un terrain et une construction doivent être
décomposés en un contrat de location de terrain et un contrat de location de construction.
L’affectation des loyers entre les deux éléments doit être effectuée au prorata des valeurs
actuelles relatives des intérêts contractuels détenus dans chacun de ces éléments afin de tenir
compte de la durée de vie indéterminée des terrains.
Dans le cas de la location d’un ensemble immobilier pour laquelle le montant qui serait
initialement comptabilisé pour l’élément terrain est non significatif, le terrain et les
constructions peuvent être traités comme une unité unique aux fins de la classification du
75
contrat de location et leur mise à disposition être classifiée comme contrat de location
acquisition ou de location simple. Dans ce cas, la durée de vie économique des constructions
est considérée comme la durée de vie économique de l’ensemble de l’actif loué.
Mais le Système comptable OHADA admet par simplification, lorsque la ventilation est
impossible, l’inscription de la totalité du droit d’utilisation de l’ensemble immobilier dans le
compte bâtiment.
2.4.1. Bilan
Les dettes de location acquisition doivent être présentées dans la catégorie des dettes
financières mais sur une ligne distincte intitulée « Dettes de location acquisition ».
76
2.4.3. Tableau de flux de trésorerie
Les flux de trésorerie relatifs aux contrats de location doivent être présentés de la façon
suivante:
pour la partie représentative des intérêts, dans les activités opérationnelles ; et,
pour la partie représentative du remboursement en principal, dans les activités de
financement.
77
Cette opération peut être assimilée à une « vente » à crédit. Ainsi, le bailleur doit
comptabiliser, dans son bilan les actifs détenus en vertu d'un contrat de location-financement
et les présenter comme des créances pour un montant égal à l'investissement net dans le
contrat. En conséquence, il doit :
L'investissement brut dans le contrat de location est la somme des paiements minimaux au
titre de la location-financement du point de vue du bailleur, majorée de toute valeur
résiduelle, non garantie, revenant au bailleur.
Les produits financiers non acquis, correspondent à la différence entre l'investissement brut et
l'investissement net.
Les coûts directs initiaux encourus par le bailleur sont automatiquement incorporés dans la
créance initiale, de par la définition du taux implicite du contrat de location. Ils sont ainsi
étalés sur la durée du contrat, selon le même rythme que les produits financiers, et en
réduction de ces derniers.
Les coûts directs initiaux sont définis comme les coûts marginaux directement attribuables à
la négociation et à la rédaction du contrat de location, à l'exception des coûts encourus par les
bailleurs fabricants distributeurs.
Le taux d’intérêt implicite du contrat de location est le taux d’actualisation qui donne, au
commencement du contrat de location, l’égalité suivante :
78
Valeur actuelle de l’actif loué + Coûts directs initiaux du bailleur = Paiements minimaux
au titre de la location + Valeur résiduelle non garantie.
Le produit des ventes est égal à la plus faible des valeurs entre :
Le coût des ventes correspond au coût (ou à la valeur nette comptable si elle est différente) du
bien loué, diminué de la valeur résiduelle non garantie actualisée.
Les produits financiers constatés doivent être calculés sur la base du taux d'intérêt implicite.
A cet effet :
à la réception des loyers, le compte 52 Trésorerie est débité par le crédit des
comptes 2714 Créances de location-financement et 775 Intérêts dans loyers de
location-financement ;
à la clôture de l’exercice, les intérêts courus éventuels seront enregistrés au crédit du
compte 775 Intérêts dans loyers de location-financement par le débit du compte
2766 Intérêts courus créances de location-financement.
79
Les coûts directs initiaux encourus par un bailleur fabricant ou distributeur ne peuvent pas
être étalés, ces coûts étant principalement liés au résultat de cession. Ils doivent donc être
constatés intégralement en charges lors de la comptabilisation du résultat de cession (c'est-à
dire, lors de la prise d'effet du contrat de location).
Le bailleur, dans un contrat de location simple, n’a pas transféré la quasi-totalité des risques et
avantages attachés à l'actif loué, au preneur.
Les actifs faisant l'objet de contrats de location simple doivent être présentés au bilan du
bailleur selon la nature de l'actif.
Au compte de résultat, les revenus locatifs doivent être comptabilisés en produits de façon
linéaire, sur toute la durée du contrat de location, à moins qu'une autre base systématique ne
soit plus représentative de l'échelonnement dans le temps de la diminution de l'avantage retiré
de l'utilisation de l'actif loué.
Les coûts encourus pour acquérir les revenus locatifs sont constatés en charges. En revanche,
les coûts directs initiaux engagés pour la conclusion du contrat (tels que les honoraires
juridiques) sont à intégrer dans le coût des immobilisations (et repris en compte de résultat de
manière étalée, sur la durée du contrat de location, au même rythme que les revenus locatifs).
SECTION 5 : Cession-bail
5.1. Définition
Un contrat de cession-bail, est une transaction dans laquelle une entité (le vendeur-preneur)
transfère une immobilisation corporelle à une autre entité (l’acquéreur-bailleur) et le lui
reprend en location.
5.2. Comptabilisation
Pour définir le mode de comptabilisation d’une transaction de cession-bail, une entité doit
déterminer d’abord si le transfert initial de l’immobilisation corporelle du vendeur-preneur à
80
l’acquéreur-bailleur constitue une vente. Ce mode opératoire peut être schématisé de la façon
suivante :
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SECTION 6 : Informations à fournir
Les principales informations obligatoires à fournir dans les notes annexes sont les suivantes :
Concernant le bilan
- les acquisitions d’immobilisations corporelles-location acquisition ;
- la valeur comptable à la date de clôture des immobilisations corporelles location
acquisition par catégorie d’immobilisations ;
- les dettes de location acquisition ;
- l’analyse par échéance des dettes de location acquisition.
Les principales informations obligatoires à fournir dans les notes annexes sont les suivantes :
- le résultat de la vente ;
- les produits financiers sur l’investissement net dans le contrat de location ;
- les revenus locatifs liés aux loyers variables non inclus dans l’investissement net dans
le contrat de location ;
- une analyse détaillée des échéances des loyers à recevoir ;
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- la nature de ses activités de location.
Application
Une société désire acquérir en crédit bail un four industriel d’une valeur de 12 000 000HT
avec une durée normale d’utilisation de 8 ans. Elle le fait acheter par la société de crédit bail
dès le 01/07 N. les redevances annuelles du crédit bail s’élève à 2 950 000HT pendant 4 ans à
compter du 01/ 07 N. A la fin de la 5eme année (01/07 N+5), la valeur de rachat est de
1 000 000, le taux mentionné au contrat (taux apparent est de 14%.).
TAF : passer les écritures jusqu’au 01/07 N+5 date à laquelle, le preneur décide de lever
l’option.
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Toute émission d’obligations réalisée en violation des dispositions ci-dessus est nulle
(Article 783-1 AUSCGIE).
Les obligations peuvent revêtir la forme de titres au porteur ou de titres nominatifs
(Article 745 AUSCGIE).
Le montant nominal doit être identique pour toutes les obligations d’une même émission.
L’Acte uniforme n’interdisant, de manière expresse, que l’émission d’obligations à lot et
restant muet sur toute autre modalité, il en résulte que :
L’obligation peut être émise à la valeur nominale ; elle est dite dans ce cas, « émission
au pair » ;
Une obligation peut également être émise en dessous ou au-dessus du pair.
Les obligations peuvent être :
- des obligations ordinaires à intérêts, primes de remboursement, capital indexé ou non ;
- des obligations participantes pour lesquelles une partie de l’intérêt ou de la prime est
- liée aux variations des bénéfices ;
- des obligations convertibles qui offrent la possibilité de transformer la créance en
actions.
Les obligations sont des titres qui confèrent à leurs détenteurs un droit de créance.
Pour une même émission d'obligations, les droits sont les mêmes pour tous les détenteurs.
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- supérieur à la valeur nominale.
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1.4. Typologies des emprunts obligataires
Les catégories d’emprunts obligataires les plus courantes sont les suivantes :
l'emprunt obligataire sans prime : l'obligation est émise et remboursée pour sa valeur
nominale ;
l'emprunt obligataire avec prime : l'obligation est remboursée à un prix supérieur au
prix d'émission. La différence constitue une prime d'émission, une prime de
remboursement ou une double prime ;
l'emprunt obligataire convertible en actions ou obligations : l'obligation peut, au
terme d'un délai ou à une date déterminée, être transformée en action ou en une autre
obligation ;
l'emprunt obligataire échangeable : l'obligation peut être échangée contre des actions
à tout moment ;
l'emprunt obligataire à « coupon zéro » : l’obligation n'a pas de coupon annuel.
Elle bénéficie en contrepartie d'une très forte prime d'émission ;
Obligations à fenêtres : l’obligation possède une faculté de remboursement anticipé
avec des pénalités dégressives dans le temps.
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compte 47131 Obligataires - obligations à placer pour le montant des obligations
souscrites.
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L’ensemble des frais liés à l’émission d’un emprunt (publicité, impression des titres,
commissions bancaires…) constitue des « Frais d’émission des obligations ». Ils sont
comptabilisés en charge de l’exercice dans lequel les frais sont engagés au débit du compte
6316 Frais d’émission d’emprunts par le crédit du compte de trésorerie.
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