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Transformation de Laplace

La transformée de Laplace est un outil mathématique qui convertit des systèmes d'évolution temporelle en systèmes algébriques, facilitant ainsi leur résolution. Elle est définie pour des fonctions causales et continue, et son existence dépend de certaines conditions comme la croissance exponentielle. Le document aborde également des concepts connexes tels que les fonctions échelon unité, la fonction de Dirac, et les intégrales généralisées.

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Transformation de Laplace

La transformée de Laplace est un outil mathématique qui convertit des systèmes d'évolution temporelle en systèmes algébriques, facilitant ainsi leur résolution. Elle est définie pour des fonctions causales et continue, et son existence dépend de certaines conditions comme la croissance exponentielle. Le document aborde également des concepts connexes tels que les fonctions échelon unité, la fonction de Dirac, et les intégrales généralisées.

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CHAPITRE : TRANSFORMATION DE LAPLACE

I-INTRODUCTION :

I-1 A quoi sert la transformée de Laplace ?

La transformée de Laplace permet de passer d’un système d’évolution temporel à un


système complexe ( c-a-d dépendant d’une variable complexe ) lequel, parfois, est plus aisé
à résoudre . La transformée de Laplace étant inversible, si on a trouvé une solution au
problème associé avec la variable complexe, alors on obtient (par inversion) une solution au
problème de départ décrit comme fonction du temps.
Partant d’un système différentiel à résoudre, on obtient, via la transformée de Laplace un
problème algébrique.

I-2 Fonctions causales :

Définition : Une fonction est dite causale si elle est identiquement nulle pour 𝑡 < 0.

I-3 Fonction échelon unité ( Fonction d’Heaviside )

0 𝑠𝑖 𝑡 < 0
Définition : La fonction échelon unité est la fonction 𝒰 définie par 𝒰(𝑡) = {
1 𝑠𝑖 𝑡 ≥ 0

Remarques :

0 𝑠𝑖 𝑡 < 𝑎
1- 𝒰(𝑡 − 𝑎) = {
1 𝑠𝑖 𝑡 ≥ 𝑎
2- La fonction échelon unité est une fonction causale.
3- Quelle que soit la fonction 𝑓, la fonction 𝑓𝒰 ∶ 𝑡 ⟼ 𝑓(𝑡)𝒰(𝑡) est causale.

Exemple1 : Soit la fonction définie par 𝑓(𝑡) = 𝑡 2 + (2 − 𝑡 2 )𝒰(𝑡 − 1) + (4 − 2𝑡)𝒰(𝑡 − 3).


Ecrivons 𝑓 sans utiliser la fonction échelon unité.

Si 𝑡 < 1 , 𝒰(𝑡 − 1) = 0 , 𝒰(𝑡 − 3) = 0 𝑓(𝑡) = 𝑡 2

Si 1 ≤ 𝑡 < 3 , 𝒰(𝑡 − 1) = 1, 𝒰(𝑡 − 3) = 0 𝑓(𝑡) = 𝑡 2 + 2 − 𝑡 2 = 2

Si 𝑡 ≥ 3 , 𝒰(𝑡 − 1) = 1 , 𝒰(𝑡 − 3) = 0 𝑓(𝑡) = 𝑡 2 + 2 − 𝑡 2 + 4 − 2𝑡 = −2𝑡 + 6

𝑓(𝑡) = 𝑡 2 𝑠𝑖 0 ≤ 𝑡 < 1
{ 𝑓(𝑡) = 2 𝑠𝑖 1 ≤ 𝑡 < 3
𝑓(𝑡) = −2𝑡 + 6 𝑠𝑖 𝑡 ≥ 3
2𝑡 𝑠𝑖 0 ≤ 𝑡 < 1
Exemple 2 : Soit 𝑔 la fonction définie par 𝑔(𝑡) = {−2𝑡 + 4 𝑠𝑖 1 ≤ 𝑡 < 3
2𝑡 − 8 𝑠𝑖 3 ≤ 𝑡 < 4
0 𝑠𝑖 𝑡 ≥ 4

Ecrivons 𝑔(𝑡) en utilisant la fonction échelon unité .


𝑔(𝑡) = 2𝑡[𝒰(𝑡) − 𝒰(𝑡 − 1)] + (−2𝑡 + 4)[𝒰(𝑡 − 1) − 𝒰(𝑡 − 3)] + (2𝑡 − 8)[𝒰(𝑡 − 3) −
𝒰(𝑡 − 4)] + 0. 𝒰(𝑡 − 4)

𝑔(𝑡) = 2𝑡𝒰(𝑡) − 2𝑡𝒰(𝑡 − 1) + (−2𝑡 + 4)𝒰(𝑡 − 1) − (−2𝑡 + 4)𝒰(𝑡 − 3) +


(2𝑡 − 8)𝒰(𝑡 − 3) + (2𝑡 − 8)𝒰(𝑡 − 4)

𝑔(𝑡) = 2𝑡𝒰(𝑡) + (−4𝑡 + 4)𝒰(𝑡 − 1) + (4𝑡 − 12)𝒰(𝑡 − 3) + (2𝑡 − 8)𝒰(𝑡 − 4) .

I-4 Fonction de Dirac (Impulsion unitaire) :

On s’intéresse à la réaction d’un système à une impulsion qui agit pendant un très court
intervalle de temps.
1
𝛿𝑎 (𝑡) = 𝑠𝑖 0 ≤ 𝑡 ≤ 𝑎
Soit a> 0 , on définit une fonction 𝛿𝑎 par { 𝑎
𝛿𝑎 (𝑡) = 0 𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠
+∞
Propriété : ∫−∞ 𝛿𝑎 (𝑡) 𝑑𝑡 = 1

+∞ 𝑎1 1 𝑎
Preuve : ∫−∞ 𝛿𝑎 (𝑡) 𝑑𝑡 = ∫0 𝑑𝑡 = [𝑎 𝑡] = 1
𝑎 0

𝛿(𝑡) = +∞ 𝑠𝑖 𝑡 = 0
Notation : On note 𝛿(𝑡) = lim+ 𝛿𝑎 (𝑡) ainsi {
𝑎→0 𝛿(𝑡) = 0 𝑠𝑖 𝑡 ≠ 0

Définitions et propriétés :

+∞ 𝑠𝑖 𝑡 = 0
La fonction de Dirac est la fonction notée 𝛿 définie par 𝛿(𝑡) = { . Elle vérifie
0 𝑠𝑖 𝑡 ≠ 0
les propriétés suivantes :
+∞
1- ∫−∞ 𝛿(𝑡) 𝑑𝑡 = 1
+∞
2- ∫−∞ 𝛿(𝑡) 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 = 𝑓(0)
+∞
3- ∫−∞ 𝛿(𝑡 − 𝑎) 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 = 𝑓(𝑎)

II- RAPPELS SUR LES INTEGRALES GENERALISES

II-1 Définitions : Soit 𝑓 une fonction continue sur [𝑎 ; +∞[. On dit que f est intégrable sur
+∞ 𝑥
[𝑎 ; +∞[ ou bien que ∫𝑎 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 converge si lim ∫𝑎 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 existe et est finie. On note
𝑥→+∞
+∞ 𝑥
alors ∫𝑎 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 = lim ∫𝑎 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡. L’intégrale est dite absolument convergente si
𝑥→+∞
+∞
∫𝑎 |𝑓(𝑡)| 𝑑𝑡 converge. On dit également que 𝑓 est absolument intégrable .

II-2 Popriétés

Théorème 1 : Toute intégrale absolument convergente est convergente.


+∞
Théorème 2 : Soit 𝑓 une fonction continue à valeurs positives sur [𝑎 ; +∞[. ∫𝑎 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡
𝑥
converge si et seulement si , il existe un nombre 𝑀 tel que ∫𝑎 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 ≤ 𝑀 ∀𝑥 ∈ [𝑎; +∞[.
+∞
Dans ce cas ∫𝑎 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 ≤ 𝑀.

Théorème de comparaison : Soient 𝑓 et 𝑔 deux fonctions continues à valeurs positives sur


[𝑎 ; +∞[ telles que 𝑓(𝑡) ≤ 𝑔(𝑡) pour 𝑡 ≥ 𝑎
+∞ +∞
- Si ∫𝑎 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 = +∞ alors ∫𝑎 𝑔(𝑡) 𝑑𝑡 = +∞
+∞ +∞
- Si ∫𝑎 𝑔(𝑡) 𝑑𝑡 converge alors il en est de même de ∫𝑎 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 et
+∞ +∞
∫𝑎 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 ≤ ∫𝑎 𝑔(𝑡) 𝑑𝑡

III- TRANSFORMEE DE LAPLACE :

III-1 Définition

Définition 1 : Soit 𝑓 une fonction de [0 ; +∞[ vers ℝ . La transformée de Laplace de 𝑓


lorsqu’elle existe est une fonction 𝐹 de la variable complexe 𝑝 définie par
+∞
𝐹(𝑝) = ℒ(𝑓)(𝑝) = ∫0 𝑒 −𝑝𝑡 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡

Définition 2 : Soit 𝑓 une fonction de ℝ vers ℝ . La transformée de Laplace de 𝑓 lorsqu’elle


existe est une fonction de la variable complexe 𝑝 définie par
+∞ +∞
𝐹(𝑝) = ℒ(𝑓)(𝑝) = ∫−∞ 𝑒 −𝑝𝑡 𝒰(𝑡)𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 = ∫0 𝑒 −𝑝𝑡 𝑓(𝑡) 𝑑𝑡 où 𝒰 est la fonction échelon
unité .

Remarque :

- 𝐹 = ℒ(𝑓) est appelé image de 𝑓 et 𝑓 est appelée originale de 𝐹.


- La transformation de Laplace est l’opérateur ℒ qui permet de transformer 𝑓 en 𝐹.

III-2 Existence de la transformée de Laplace :

Remarque : La transformée de Laplace n’existe pas pour n’importe quelle fonction. Nous
allons donner des conditions sur 𝑓 qui garantiront l’existence de la transformée de Laplace .

Définition 1 : Une fonction 𝑓 est dite continue par morceaux sur [𝑎 ; 𝑏] elle est continue
sauf en un nombre fini de points et la discontinuité en ces points est de première espèce
c.a.d les limites à gauche et à droite en ces points existent mais ne sont pas égales.

Définition 2 : Une fonction 𝑓 est dite à croissance au plus exponentielle ou bien est d’ordre
exponentiel, quand il existe des nombres réels 𝑀 > 0 , 𝑎 ≥ 0 et 𝑟 tels que pour tout
𝑡 ≥ 𝑎, |𝑓(𝑡)| ≤ 𝑀𝑒 𝑟𝑡

Définition 3 : Une fonction objet est une fonction 𝑓 d’une variable réelle 𝑡 telles que :

1- 𝑓 est causale
2- 𝑓 est continue par morceaux sur [0 ; +∞[
3- 𝑓 est à croissance au plus exponentielle

Exemples: Les fonctions 𝑡 ⟼ 𝑒 𝑡 𝒰(𝑡), 𝑡 ⟼ cos(𝜔𝑡)𝒰(𝑡), 𝑡 ⟼ sin(𝜔𝑡)𝒰(𝑡) et 𝑡 ⟼


𝑡 𝑛 𝒰(𝑡) sont toutes des fonctions objets .

Théorème : Si 𝑓 est une fonction objet telle que |𝑓(𝑡)| ≤ 𝑀𝑒 𝑟𝑡 pour 𝑡 ≥ 𝑎 , alors sa
transformée de Laplace est absolument convergente pour tout nombre complexe 𝑝 telle que
ℛ𝑒 (𝑝) > 𝑟 .

III-3 Abscisse de convergence : Soit 𝑓 une fonction objet.


+∞
̅ =ℝ∪
On note 𝑎(𝑓) = 𝑖𝑛𝑓{𝑟 ∈ ℝ 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 ∫0 |𝑓(𝑡)|𝑒 −𝑟𝑡 𝑑𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑟𝑔𝑒} . 𝑎(𝑓) ∈ ℝ
{−∞ ; +∞} 𝑎(𝑓) est l’abscisse de convergence de 𝑓 .

Remarque : La transformée de Laplace ℒ(𝑓)est définie sur {𝑝 ∈ ℂ 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 ℛ𝑒 (𝑝) > 𝑎(𝑓)}.

III-4 Transformée de Laplace de quelques fonctions usuelles

III-4-1 Fonction 𝜹 de Dirac

0 𝑠𝑖 𝑡 ≠ 0
𝛿(𝑡) = {
+∞ 𝑠𝑖 𝑡 = 0
+∞
𝐹(𝑝) = ℒ(𝛿)(𝑝) = ∫0 𝛿(𝑡)𝑒 −𝑝𝑡 𝑑𝑡 = 𝑒 −𝑝×0 = 𝑒 0 = 1

III-4-2 Fonction échelon unité

0 𝑠𝑖 𝑡 < 0
𝒰(𝑡) = {
1 𝑠𝑖 𝑡 ≥ 0
+∞ +∞ 1 +∞ 1
𝐹(𝑝) = ℒ(𝒰)(𝑝) = ∫0 𝒰(𝑡)𝑒 −𝑝𝑡 𝑑𝑡 = ∫0 𝑒 −𝑝𝑡 𝑑𝑡 = [− 𝑝 𝑒 −𝑝𝑡 ] =𝑝
0

III-4-3 Fonction 𝒕 ⟼ 𝒆−𝒂𝒕

+∞ −𝑎𝑡 +∞ −1 +∞ 1
𝐹(𝑝) = ℒ(𝑒 −𝑎𝑡 )(𝑝) = ∫0 𝑒 𝒰(𝑡)𝑒 −𝑝𝑡 𝑑𝑡 = ∫0 𝑒 −(𝑎+𝑝)𝑡 𝑑𝑡 = [𝑎+𝑝 𝑒 −(𝑎+𝑝)𝑡 ] = 𝑎+𝑝
0

1
Si 𝑓(𝑡) = 𝑒 −𝑎𝑡 alors 𝐹(𝑝) = 𝑎+𝑝

III-4-4 Fonction 𝒕 ⟼ 𝒕𝒏
+∞ 𝑛
𝑓(𝑡) = 𝑡 𝑛 . 𝐹(𝑝) = ℒ(𝑓)(𝑝) = ∫0 𝑡 𝒰(𝑡)𝑒 −𝑝𝑡 𝑑𝑡. On intègre par parties.
1
On pose 𝑣 ′ = 𝑒 −𝑝𝑡 alors 𝑣 = − 𝑝 𝑒 −𝑝𝑡 et 𝑤 = 𝑡 𝑛 alors 𝑤 ′ = 𝑛𝑡 𝑛−1

∫ 𝑣′𝑤𝑑𝑡 = [𝑣𝑤] − ∫ 𝑣𝑤′𝑑𝑡

1 +∞ +∞ 𝑛 𝑛−1 −𝑝𝑡
𝐹(𝑝) = [− 𝑝 𝑡 𝑛 𝑒 −𝑝𝑡 ] + ∫0 𝑡 𝑒 𝑑𝑡 𝑂𝑟 𝐹(𝑝) = ℒ(𝑡 𝑛 )(𝑝) . On en déduit la
0 𝑝
𝑛 𝑛
relation suivante : ℒ(𝑡 𝑛 )(𝑝) = 𝑝 ℒ(𝑡 𝑛−1 )(𝑝) et posons 𝐼𝑛 = ℒ(𝑡 𝑛 ) alors 𝐼𝑛 = 𝑝 𝐼𝑛−1
𝑛 2 3 𝑛
𝐼1 = 𝑝 𝐼0 ; 𝐼2 = 𝑝 𝐼1 ; 𝐼3 = 𝑝 𝐼2 ; ⋯ ; 𝐼𝑛 = 𝑝 𝐼𝑛−1 . En multipliant membres à membres, on a

1×2×3×⋯×𝑛 𝑛! +∞ 1 +∞ 1
𝐼𝑛 = 𝐼0 D’où 𝐼𝑛 = 𝑝𝑛 𝐼0 or 𝐼0 = ∫0 𝑒 −𝑝𝑡 𝑑𝑡 = [− 𝑝 𝑒 −𝑝𝑡 ] =𝑝
𝑝𝑛 0

𝑛! 𝑛! 1 𝑛!
𝐼𝑛 = 𝑝𝑛 𝐼0 ⇔ 𝐼𝑛 = 𝑝𝑛 × 𝑝 ⇔ 𝐼𝑛 = 𝑝𝑛+1

Cas particulier : 𝒏 = 𝟏

On a la fonction rampe 𝑟 définie par 𝑟(𝑡) = 𝑡 pour 𝑡 ≥ 0 .


1
𝐹(𝑝) = ℒ(𝑟)(𝑝) = 𝑝2

III-4-5 Fonction 𝒕 ⟼ 𝐜𝐨𝐬(𝝎𝒕)


+∞
𝑓(𝑡) = cos(𝜔𝑡) . 𝐹(𝑝) = ℒ(cos(𝜔𝑡))(𝑝) = ∫0 cos(𝜔𝑡)𝑒 −𝑝𝑡 𝑑𝑡 . On intègre par parties .
1
On pose 𝑣 ′ = cos(𝜔𝑡) alors 𝑣 = 𝜔 sin(𝜔𝑡) . 𝑤 = 𝑒 −𝑝𝑡 alors 𝑤 ′ = −𝑝𝑒 −𝑝𝑡 .

1 +∞ +∞ 𝑝
𝐹(𝑝) = [𝜔 sin(𝜔𝑡)𝑒 −𝑝𝑡 ] − ∫0 − 𝜔 sin(𝜔𝑡)𝑒 −𝑝𝑡 𝑑𝑡
0
𝑝 +∞
𝐹(𝑝) = ∫0
sin(𝜔𝑡)𝑒 −𝑝𝑡 𝑑𝑡 car lim sin(𝜔𝑡)𝑒 −𝑝𝑡 = 0
𝜔 𝑡→+∞
+∞ 𝑝
Posons 𝐺(𝑝) = ∫0 sin(𝜔𝑡)𝑒 −𝑝𝑡 𝑑𝑡 on a 𝐹(𝑝) = 𝜔 𝐺(𝑝) . On continue en intégrant par
1
parties : 𝑣 ′ = sin(𝜔𝑡) alors 𝑣 = − 𝜔 cos(𝜔𝑡) . 𝑤 = 𝑒 −𝑝𝑡 alors 𝑤 ′ = −𝑝𝑒 −𝑝𝑡

1 +∞ +∞ 𝑝
𝐺(𝑝) = [− 𝜔 cos(𝜔𝑡)𝑒 −𝑝𝑡 ] − ∫0 cos(𝜔𝑡)𝑒 −𝑝𝑡 𝑑𝑡
0 𝜔

1 𝑝 𝑝 1 𝑝 𝑝 𝑝2
𝐺(𝑝) = 𝜔 − 𝜔 𝐹(𝑝) ⇔ a 𝐹(𝑝) = 𝜔 [𝜔 − 𝜔 𝐹(𝑝)] ⇔ 𝐹(𝑝) = 𝜔2 − 𝜔2 𝐹(𝑝) ⇔
𝑝2 𝑝 𝑝 𝜔2 𝑝
(1 + 𝜔2) 𝐹(𝑝) = 𝜔2 ⇔ 𝐹(𝑝) = 𝜔2 × 𝜔2 +𝑝2 ⇔ 𝐹(𝑝) = 𝜔2 +𝑝2

III-4-6 Fonction 𝒕 ⟼ 𝐬𝐢𝐧(𝝎𝒕)


𝜔
𝑓(𝑡) = sin(𝜔𝑡) . 𝐹(𝑝) = ℒ(sin(𝜔𝑡)) En intégrant par parties on a 𝐹(𝑝) = 𝜔2+𝑝2

III-5 Propriétés générales :


III-5-1 Continuité et limites :
Théorème : La transformée de Laplace d’une fonction objet 𝑓est continue sur
{𝑝 ∈ ℂ , 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 ℜ𝑒(𝑝) > 𝑎(𝑓)} . lim ℒ(𝑓)(𝑝) = 0
|𝑝|→∞

III-5-2 Linéarité : L’opérateur ℒ est linéaire. Soient 𝑓 𝑒𝑡 𝑔 deux fonctions objets et 𝛼 , 𝛽 ∈ ℂ


ℒ(𝛼𝑓 + 𝛽𝑔) = 𝛼ℒ( 𝑓 ) + 𝛽ℒ (𝑔)
Exemples : Transformée de Laplace de 𝒕 ⟼ 𝑺𝒉(𝜶𝒕) et 𝒕 ⟼ 𝑪𝒉(𝜶𝒕)
𝑒 𝛼𝑡 −𝑒 −𝛼𝑡 1
𝑓(𝑡) = 𝑆ℎ(𝛼𝑡) = = 2 (𝑒 𝛼𝑡 − 𝑒 −𝛼𝑡 )
2
1 1 1 1 1 1 2𝛼 𝛼
𝐹(𝑝) = ℒ(𝑆ℎ(𝛼𝑡)= 2 ℒ(𝑒 𝛼𝑡 )(𝑝) − ℒ(𝑒 −𝛼𝑡 )(𝑝)= 2 (𝑝−𝛼 − 𝑝+𝛼) = 2 (𝑝2 −𝛼2 ) = 𝑝2 −𝛼2
2

𝑒 𝛼𝑡 +𝑒 −𝛼𝑡 1
𝑓(𝑡) = 𝐶ℎ(𝛼𝑡) = = 2 (𝑒 𝛼𝑡 + 𝑒 −𝛼𝑡 )
2
1 1 1 1 1 1 2𝑝 𝑝
𝐹(𝑝) = ℒ(𝐶ℎ(𝛼𝑡)= 2 ℒ(𝑒 𝛼𝑡 )(𝑝) + ℒ(𝑒 −𝛼𝑡 )(𝑝)= 2 (𝑝−𝛼 + 𝑝+𝛼) = 2 (𝑝2 −𝛼2 ) = 𝑝2 −𝛼2
2

III-5-3 Transformée de Laplace de la dérivée et des dérivées d’ordre supérieur


Proposition : Si 𝑓 est de classe 𝐶 𝑛 alors
ℒ(𝑓 (𝑛) )(𝑝) = 𝑝𝑛 𝐹(𝑝) − [𝑝𝑛−1 𝑓(0) + 𝑝𝑛−2 𝑓 ′ (0) + 𝑝𝑛−3 𝑓 ′′ (0) + ⋯ + 𝑝𝑓 (𝑛−2) (0) +
𝑓 (𝑛−1) (0)]
Cas particuliers : ℒ(𝑓 ′ )(𝑝) = 𝑝𝐹(𝑝) − 𝑓(0)
ℒ(𝑓 ′ ′)(𝑝) = 𝑝2 𝐹(𝑝) − 𝑝𝑓(0) − 𝑓′(0)
ℒ(𝑓 (3) )(p)= 𝑝3 𝐹(𝑝) − 𝑝2 𝑓(0) − 𝑝𝑓 ′ (0) − 𝑓′′(0)
Remarque : Si 𝑓 est n fois derivable sur ]0 ; +∞[ , 𝑓 , 𝑓 ′ , ⋯ , 𝑓 (𝑛) sont toutes des fonctions
objets et que les limites à droite 𝑓(0+ ), 𝑓 ′ (0+ ), ⋯ , 𝑓 (𝑛−1) (0+ ) existent alors
ℒ(𝑓 (𝑛) )(𝑝) = 𝑝𝑛 𝐹(𝑝) − [𝑝𝑛−1 𝑓(0+ ) + 𝑝𝑛−2 𝑓 ′ (0+ ) + 𝑝𝑛−3 𝑓 ′′ (0+ ) +
⋯ 𝑝𝑓 (𝑛−2) (0+ )+𝑓 (𝑛−1) (0+ )]
III-5-4 Dérivée de la transformée
Si 𝑓 admet une transformée de Laplace 𝐹 c.a.d ℒ(𝑓)(𝑝) = 𝐹(𝑝) alors pour tout entier
naturel non nul , ℒ(𝑡 𝑛 𝑓(𝑡))(𝑝) = (−1)𝑛 𝐹 (𝑛) (𝑝) . En particulier ℒ(𝑡𝑓(𝑡))(𝑝) = −𝐹′(𝑝)
III-5-5 Transformée de Laplace d’une primitive
Soit 𝑓 une fonction objet et 𝐹 sa transformée de Laplace.
𝑡
La primitive 𝑡 ⟼ ∫0 𝑓(𝑢)𝑑𝑢 de 𝑓 qui s’annule en 0 est une fonction objet et on a
𝑡 𝐹(𝑝)
ℒ (∫0 𝑓(𝑢)𝑑𝑢) (𝑝) = 𝑝

III-5-6 Transformée de Laplace d’une fonction périodique :


Si 𝑓 est une fonction périodique de période T alors en notant 𝑓0 la restriction de 𝑓 à
l’intervalle [0 ; 𝑇] et 𝐹0 sa transformée de Laplace, on a: ℒ(𝑓)(𝑝) = 𝐹(𝑝) =
𝑇
1 ∫0 𝑒 −𝑝𝑢 𝑓(𝑢)𝑑𝑢
𝐹0 (𝑝) × 1−𝑒 −𝑝𝑡 = 1−𝑒 −𝑝𝑇

III-5-7 Théorème du retard : Soit 𝑦 = 𝑓(𝑡), une fonction causale. Retarder de 𝑎 le


phénomène représenté par 𝑓(𝑡) signifie le faire commencer à l’instant 𝑎 > 0 .Il est clair que
le phénomène retardé est représenté par 𝑦 = 𝑓(𝑡 − 𝑎).
Le théorème du retard s’écrit ℒ(𝑓(𝑡 − 𝑎)) (𝑝) = 𝑒 −𝑎𝑝 𝐹(𝑝) et
ℒ(𝑓(𝑡 − 𝑎)𝑢(𝑡 − 𝑎))(𝑝) = 𝑒 −𝑎𝑝 𝐹(𝑝) où 𝐹 est la transformée de Laplace de 𝑓et 𝑢 la
fonction échelon -unité .
En d’autres termes , retarder une fonction de 𝑎 > 0 , revient à multiplier sa transformée de
Laplace par 𝑒 −𝑎𝑝 .
III-5-8 Théorème d’amortissement
Amortir une fonction signifie la multiplier par 𝑒 −𝑎𝑡 où 𝑎 > 0 .Le théorème d’amortissement
s’énonce ainsi : Si 𝐹(𝑝) = ℒ(𝑓) alors ℒ(𝑒 −𝑎𝑡 𝑓(𝑡)) = 𝐹(𝑝 + 𝑎) .
𝜔
Exemples : Si 𝑓(𝑡) = sin(𝜔𝑡) alors 𝐹(𝑝) = 𝑝2 +𝜔2 et ℒ(𝑒 −𝑎𝑡 sin(𝜔𝑡)) = 𝐹(𝑝 + 𝑎) =
𝜔
(𝑝+𝑎)2 +𝜔2
𝑝+𝑎
De même ℒ(𝑒 −𝑎𝑡 cos(𝜔𝑡)) = (𝑝+𝑎)2 +𝜔2

III-5-9 Changement d’échelle (dilatation)


Soit 𝑓 une fonction admettant une transformée de Laplace 𝐹 et 𝑎 > 0, on a
1 𝑝
ℒ(𝑓(𝑎𝑡)(𝑝) = 𝑎 𝐹 (𝑎)

III-5-10 Transformée de Laplace d’un produit de convolution

Définition : Soient 𝑓 et 𝑔 deux fonctions objets. On définit leur produit de convolution 𝑓 ∗ 𝑔


𝑥
par (𝑓 ∗ 𝑔 )(𝑥) = ∫0 𝑓(𝑥 − 𝑡)𝑔(𝑡)𝑑𝑡
𝑥 𝑥
Remarque : (𝑓 ∗ 𝑔 )(𝑥) = ∫0 𝑓(𝑥 − 𝑡)𝑔(𝑡)𝑑𝑡 = ∫0 𝑓(𝑡)𝑔(𝑥 − 𝑡)𝑑𝑡
𝑥 +∞
∫0 𝑓(𝑥 − 𝑡)𝑔(𝑡)𝑑𝑡 = ∫0 𝑓(𝑥 − 𝑡)𝑔(𝑡)𝑑𝑡

Propositon : Soient 𝑓 et 𝑔 deux fonctions objets admettant respectivement pour


transformées de Laplace 𝐹 et 𝐺. ℒ(𝑓 ∗ 𝑔)(𝑝) = 𝐹(𝑝). 𝐺(𝑝) .

III-5-11 Valeur initiale et valeur finale :

lim 𝑝𝐹(𝑝) = lim+ 𝑓(𝑡) (𝑇ℎé𝑜𝑟è𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑎𝑙𝑒)


𝑝→+∞ 𝑡→0

lim 𝑝𝐹(𝑝) = lim 𝑓(𝑡) (𝑇ℎé𝑜𝑟è𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟𝑓𝑖𝑛𝑎𝑙𝑒)


𝑝→0 𝑡→+∞

III-6 Tableaux récapitulatifs :

Formulaires des transformées de Laplace usuelles

Soient 𝜔 ∈ ℝ et 𝛼 ∈ ℂ
𝑭𝒐𝒏𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝑻𝒓𝒂𝒏𝒔𝒇𝒐𝒓𝒎é𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝑳𝒂𝒑𝒍𝒂𝒄𝒆
𝛿(𝑡) 1
𝒰(𝑡) 1
𝑝
𝑡 1
𝑝2
𝑡 𝑛 (𝑛 ∈ ℕ) 𝑛!
𝑝𝑛+1
𝑒 𝛼𝑡 1
𝑝−𝛼
𝑡𝑒 𝛼𝑡 1
(𝑝 − 𝛼)2
𝑡 𝑛 𝑒 𝛼𝑡 𝑛!
(𝑝 − 𝛼)𝑛+1
cos(𝜔𝑡) 𝑝
𝑝2 + 𝜔 2
𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑡) 𝜔
𝑝 + 𝜔2
2

𝑒 −𝛼𝑡 cos𝜔𝑡 (𝑐𝑜𝑠𝑖𝑛𝑢𝑠 𝑎𝑚𝑜𝑟𝑡𝑖) 𝑝+𝛼


(𝑝 + 𝛼)2 + 𝜔 2
𝑒 −𝛼𝑡 𝑠𝑖𝑛ωt (sinus amorti) 𝜔
(𝑝 + 𝛼)2 + 𝜔 2
𝑐ℎ(𝜔𝑡) 𝑝
𝑝 − 𝜔2
2

𝑠ℎ(𝜔𝑡) 𝜔
𝑝 − 𝜔2
2

Propriétés de la transformation de Laplace

Soient 𝑓 et 𝑔 deux fonctions objets . On pose 𝐹 = ℒ(𝑓) et = ℒ(𝑔)


𝑷𝒓𝒐𝒑𝒓𝒊é𝒕é𝒔 𝑭𝒐𝒏𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒐𝒃𝒋𝒆𝒕 𝑻𝒓𝒂𝒏𝒔𝒇𝒐𝒓𝒎é𝒆 𝒅𝒆 𝑳𝒂𝒑𝒍𝒂𝒄𝒆
𝐿𝑖𝑛é𝑎𝑟𝑖𝑡é 𝑓(𝑡) + 𝛼𝑔(𝑡) 𝐹(𝑝) + 𝛼𝐺(𝑝)
𝑅𝑒𝑡𝑎𝑟𝑑 𝑓(𝑡 − 𝑎) 𝑎 > 0 𝑒 −𝑎𝑝 𝐹(𝑝)
𝐴𝑚𝑜𝑟𝑡𝑖𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑒 −𝑎𝑡 𝑓(𝑡) 𝑎 ∈ ℂ 𝐹(𝑝 + 𝑎)
𝐶ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑′é𝑐ℎ𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑓(𝑎𝑡) 𝑎 > 0 1 𝑝
𝐹( )
𝑎 𝑎
𝐷é𝑟𝑖𝑣𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑓′(𝑡) 𝑝𝐹(𝑝) − 𝑓(0)
𝐷é𝑟𝑖𝑣𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑓𝑜𝑟𝑚é𝑒 𝑡 𝑛 𝑓(𝑡) (−1)𝑛 𝐹 (𝑛) (𝑝)
𝑡 𝐹(𝑝)
𝐼𝑛𝑡é𝑔𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
𝑡 ⟼ ∫ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥
0
𝑝
𝑃𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 : (𝑓 ∗ 𝑔 )(𝑡) 𝐹(𝑝)𝐺(𝑝)

III-7 Exemples : Déterminer la transformée de Laplace de 𝑓 dans chacun des cas suivants :

1) 𝑓(𝑡)= 𝑡 3 + 5𝑡 2 + 2𝑡 − 1
2) 𝑓(𝑡) = 𝑒 4𝑡 − 2𝑒 −4𝑡 + 𝑐𝑜𝑠2𝑡
3) 𝑓(𝑡) = 𝑒 𝑡 𝑐𝑜𝑠3𝑡
4) 𝑓(𝑡) = 𝑒 𝑡 𝑠𝑖𝑛3𝑡
5) 𝑓(𝑡) = 𝒰(𝑡 − 1) + 𝒰(𝑡 − 2)
6) 𝑓(𝑡) = (𝑡 − 2)2 𝒰(𝑡 − 2))
𝑡 𝑠𝑖 0≤𝑡<1
7) 𝑓(𝑡) = { 2 𝑠𝑖 1≤𝑡<2
𝑡 + 1 𝑠𝑖 𝑡 ≥ 2

Solutions :

1) 𝑓(𝑡)= 𝑡 3 + 5𝑡 2 + 2𝑡 − 1
𝐹(𝑝) = ℒ(𝑓(𝑡))(𝑝) = ℒ(𝑡 3 ) + 5ℒ(𝑡 2 ) + 2ℒ(𝑡) − ℒ(1)
3! 2! 1 1
= 𝑝4 + 5 𝑝3 + 2 𝑝2 − 𝑝
6 10 2 1
= 𝑝4 + 𝑝3 + 𝑝2 − 𝑝
2) 𝑓(𝑡) = 𝑒 4𝑡 − 2𝑒 −4𝑡 + 𝑐𝑜𝑠2𝑡
𝐹(𝑝) = ℒ(𝑓(𝑡))(𝑝) = ℒ(𝑒 4𝑡 ) − 2ℒ(𝑒 −4𝑡 ) + ℒ(𝑐𝑜𝑠2𝑡)
1 1 𝑝
= 𝑝−4 − 2(𝑝+4) + 𝑝2 +16
1 2 𝑝
= 𝑝−4 − 𝑝+4 + 𝑝2 +16
3) 𝑓(𝑡) = 𝑒 𝑡 𝑐𝑜𝑠3𝑡 On a le cosinus amorti avec 𝛼 = −1
𝑝+𝛼 𝑝−1
𝐹(𝑝) = (𝑝+𝛼)2 2 = (𝑝−1)2
+3 +9
𝑡
4) 𝑓(𝑡) = 𝑒 𝑠𝑖𝑛3𝑡 On a le sinus amorti avec 𝛼 = −1
3 3
𝐹(𝑝) = (𝑝+𝛼)2 +32 = (𝑝−1)2 +9
5) 𝑓(𝑡) = 𝒰(𝑡 − 1) + 𝒰(𝑡 − 2) où 𝒰 est la fonction échelon unité
𝐹(𝑝) = ℒ(𝑓(𝑡))(𝑝) = ℒ(𝒰(𝑡 − 1)) + ℒ(𝒰(𝑡 − 2))
1 1
= 𝑒 −𝑝 𝑝 + 𝑒 −2𝑝 𝑝 (Théorème du retard)
1 1
= 𝑒 −𝑝 + 𝑒 −2𝑝
𝑝 𝑝
6) 𝑓(𝑡) = (𝑡 − 2)2 𝒰(𝑡 − 2))
2 2
𝐹(𝑝) = ℒ(𝑓(𝑡))(𝑝) = ℒ((𝑡 − 2)2 )𝒰(𝑡 − 2)) = 𝑒 −2𝑝 𝑝3 car ℒ(𝑡 2 ) = 𝑝3
2𝑒 −2𝑝
= 𝑝3
𝑡 𝑠𝑖 0≤𝑡<1
7) 𝑓(𝑡) = { 2 𝑠𝑖 1≤𝑡<2
𝑡 + 1 𝑠𝑖 𝑡 ≥ 2
On exprime 𝑓(𝑡) en fonction de la fonction échelon unité
𝑓(𝑡) = 𝑡[𝒰(𝑡) − 𝒰(𝑡 − 1) ]+2[𝒰(𝑡 − 1) − 𝒰(𝑡 − 2) ] + (𝑡 + 1)𝒰(𝑡 − 2)
= 𝑡𝒰(𝑡) + (2 − 𝑡)𝒰(𝑡 − 1) + (𝑡 + 1 − 2))𝒰(𝑡 − 2)
= 𝑡𝒰(𝑡) + (2 − 𝑡)𝒰(𝑡 − 1) + (𝑡 − 1))𝒰(𝑡 − 2)
= 𝑡𝒰(𝑡) + (1 − 𝑡)𝒰(𝑡 − 1) + 𝒰(𝑡 − 1) + (𝑡 − 2))𝒰(𝑡 − 2)+ 𝒰(𝑡 − 2)
= 𝑡𝒰(𝑡) − (𝑡 − 1)𝒰(𝑡 − 1) + 𝒰(𝑡 − 1) + (𝑡 − 2))𝒰(𝑡 − 2)+ 𝒰(𝑡 − 2)

𝐹(𝑝) = ℒ( 𝑡𝒰(𝑡)) − ℒ((𝑡 − 1)𝒰(𝑡 − 1)) + ℒ(𝒰(𝑡 − 1)) + ℒ((𝑡 − 2))𝒰(𝑡 − 2)) 𝒰(𝑡 −
2) + ℒ(𝒰(𝑡 − 2))
1 𝑒 −𝑝 𝑒 −𝑝 𝑒 −2𝑝 𝑒 −2𝑝
𝐹(𝑝) = 𝑝2 − + + + (On a utilisé le théorème du retard )
𝑝2 𝑝 𝑝2 𝑝

IV- Transformée de Laplace inverse :

IV-1 Introduction :
Lorsqu’on transforme une fonction 𝑓 en sa transformée de Laplace 𝐹 = ℒ(𝑓) , la fonction 𝐹
est appelée image de la fonction 𝑓 et 𝑓 est appelée l’original de 𝐹 . La transformation de
Laplace inverse ℒ −1 associe à une fonction 𝐹 son original 𝑓. Comme la transformation de
Laplace directe ℒ , la transformation de Laplace inverse ℒ −1 est linéaire c’est-à-dire que
ℒ −1 [𝛼𝐹(𝑝) + 𝛽𝐺(𝑝)]=𝛼ℒ −1 [𝐹(𝑝)] + 𝛽ℒ −1 [(𝑝)] .

Il est plus utile pour retrouver une fonction objet continue à partir de sa transformée de
Laplace, de connaître un certain nombre de transformée de Laplace de base et d’utiliser la
linéarité de la transformée de Laplace inverse. En pratique, on devra calculer les originaux de
fonctions qui sont dans la plupart du temps des fonctions rationnelles. La méthode la plus
simple consiste à décomposer la fraction rationnelle 𝐹 en éléments simples dont on connaît
à priori les transformées inverses ( à partir des tables ) .

IV-2 Propriétés

Propriété 1 : ℒ −1 [𝐹(𝑝)] = 𝑒 𝑎𝑡 (ℒ −1 [𝐹(𝑝 + 𝑎)])

Propriété 2 : Si ℒ −1 [𝐹(𝑝)] = 𝑓(𝑡) alors ℒ −1 [𝑒 −𝑎𝑝 𝐹(𝑝)] = 𝑓(𝑡 − 𝑎)𝒰(𝑡 − 𝑎) où 𝒰 est la


fonction échelon unité .

Propriété 3 : (Convolution)

ℒ −1 [𝐹(𝑝)] = 𝑓(𝑡) et ℒ −1 [𝐺(𝑝)] = 𝑔(𝑡) alors


𝑡 𝑡
ℒ −1 [𝐹(𝑝)𝐺(𝑝)] = ∫0 𝑓(𝑡 − 𝑥)𝑔(𝑥)𝑑𝑥 = ∫0 𝑓(𝑥)𝑔(𝑡 − 𝑥)𝑑𝑥 = (𝑓 ∗ 𝑔 )(𝑡)

IV-3 Exemples :
𝑝+1
Exemple1 : Déterminer l’original de 𝐹 définie par 𝐹(𝑝) = 𝑝(𝑝+2)2

Solution : On décompose 𝐹(𝑝) en éléments simples. On cherche alors 𝐴 , 𝐵 , 𝐶 pour que


𝐴 𝐵 𝐶 1 1 1
𝐹(𝑝) = 𝑝 + (𝑝+2)2 + 𝑝+2 . On trouve alors 𝐹(𝑝) = 4𝑝 + 2(𝑝+2)2 − 4(𝑝+2)

1 1 1 1 1 1
𝑓(𝑡) = ℒ −1 [𝐹(𝑝)] = 4 ℒ −1 [𝑝] + 2 ℒ −1 [(𝑝+2)2 ] − 4 ℒ −1 [(𝑝+2)]

1 1 1
𝑓(𝑡) = 4 + 2 𝑡𝑒 −2𝑡 − 4 𝑒 −2𝑡

𝑝2 +3𝑝+6
Exemple 2 : Déterminer l’original de 𝐹 définie par 𝐺(𝑝) = (𝑝−1)(𝑝2
+4)

2 −𝑝+2
Solution : On décompose 𝐺(𝑝) en éléments simples et on a 𝐺(𝑝) = 𝑝−1 + 𝑝2 +4 et
2 𝑝+ 2
𝐺(𝑝) = 𝑝−1 − 𝑝2 +4 + 𝑝2 +4

1 𝑝 2
𝑔(𝑡) = ℒ −1 [𝐺(𝑝)] = 2ℒ −1 [𝑝−1] − ℒ −1 [𝑝2+4 ] + ℒ −1 [𝑝2 +4 ]

𝑔(𝑡) = 2𝑒 𝑡 − 𝑐𝑜𝑠2𝑡 + 𝑠𝑖𝑛2𝑡


𝑝
Exemple 3 : Déterminer l’original de 𝐹 définie par 𝐹(𝑝) = 𝑝2 −6𝑝+13

Solution : Le polynôme du second degré 𝑝2 − 6𝑝 + 13 n’a pas de racine réelle .On va


mettre 𝑝2 − 6𝑝 + 13 sous forme canonique. On a donc 𝑝2 − 6𝑝 + 13 = (𝑝 − 3)2 + 4
𝑝
𝐹(𝑝) = (𝑝−3)2 +4 . On a 𝑎 = 3 et on utilise la propriété ℒ −1 [𝐹(𝑝)] = 𝑒 𝑎𝑡 (ℒ −1 [𝐹(𝑝 + 𝑎)])

𝑝+3 𝑝 3
ℒ −1 [𝐹(𝑝)] = 𝑒 3𝑡 (ℒ −1 [𝐹(𝑝 + 3)]) or 𝐹(𝑝 + 3) = 𝑝2 +4 = 𝑝2 +4 + 𝑝2 +4

𝑝 3
𝑓(𝑡) = ℒ −1 [𝐹(𝑝)] =𝑒 3𝑡 (ℒ −1 [𝐹(𝑝 + 3)]) = ℒ −1 [𝑝2 +4]+ℒ −1 [𝑝2+4]

𝑝 3 3
= 𝑒 3𝑡 ℒ −1 [𝑝2 +4] + 2 𝑒 3𝑡 ℒ −1 = 𝑒 3𝑡 𝑐𝑜𝑠2𝑡 + 𝑒 3𝑡 𝑠𝑖𝑛2𝑡
2

𝑝
Exemple 4 : Soit 𝐻 la fonction rationnelle définie par 𝐻(𝑝) = (𝑝+2)(𝑝2 +9)

1) En utilisant le produit de convolution , déterminer l’original de 𝐻 .


2) En décomposant H en éléments simples, déterminer l’original de 𝐻 .

Solution :
1 𝑝 1 𝑝
1) 𝐻(𝑝) = (𝑝+2) × (𝑝2 +9) . Posons 𝐹(𝑝) = 𝑝+2 et 𝐺(𝑝) = 𝑝2 +9 on a 𝐻(𝑝) =
𝐹(𝑝) × 𝐺(𝑝)
1
ℒ −1 [𝐹(𝑝)] = ℒ −1 [𝑝+2]=𝑒 −2𝑡 = 𝑓(𝑡)
𝑝
ℒ −1 [𝐺(𝑝)] = ℒ −1 [𝑝2 +9]=𝑐𝑜𝑠3𝑡 = 𝑔(𝑡)
𝑡
ℎ(𝑡) = ℒ −1 [𝐻(𝑝)] = ℒ −1 [𝐹(𝑝) × 𝐺(𝑝)] = (𝑓 ∗ 𝑔 )(𝑡) = ∫0 𝑓(𝑡 − 𝑥)𝑔(𝑥)𝑑𝑥
𝑡 𝑡 𝑡
ℎ(𝑡) = ∫0 𝑒 −2(𝑡−𝑥) 𝑐𝑜𝑠3𝑥𝑑𝑥 = ∫0 𝑒 −2𝑡 𝑒 2𝑥 𝑐𝑜𝑠3𝑥𝑑𝑥 = 𝑒 −2𝑡 ∫0 𝑒 2𝑥 𝑐𝑜𝑠3𝑥𝑑𝑥
𝑡
Posons 𝐼 = ∫0 𝑒 2𝑥 𝑐𝑜𝑠3𝑥𝑑𝑥 . On intègre par parties .
1
On pose 𝑢′ (𝑥) = 𝑒 2𝑥 alors 𝑢(𝑥) = 2 𝑒 2𝑥 et 𝑣(𝑥) = 𝑐𝑜𝑠3𝑥 alors 𝑣 ′ (𝑥) = −3𝑠𝑖𝑛3𝑥
1 𝑡 3 𝑡
𝐼 = [2 𝑒 2𝑥 𝑐𝑜𝑠3𝑥] + 2 ∫0 𝑒 2𝑥 𝑠𝑖𝑛3𝑥𝑑𝑥 .
0
On intègre encore par parties
1
𝑢′ (𝑥) = 𝑒 2𝑥 𝑢(𝑥) = 𝑒 2𝑥 ; 𝑣(𝑥) = 𝑠𝑖𝑛3𝑥 𝑣 ′ (𝑥) = 3𝑐𝑜𝑠3𝑥
2
1 2𝑡 1 3 1 2𝑥 𝑡 9 𝑡
𝐼 = 2 𝑒 𝑐𝑜𝑠3𝑡 − 2 + 2 [2 𝑒 𝑠𝑖𝑛3𝑥] − 4 ∫0 𝑒 2𝑥 𝑐𝑜𝑠3𝑥𝑑𝑥
0
1 2𝑡 1 3 2𝑡 9
𝐼 = 2 𝑒 𝑐𝑜𝑠3𝑡 − 2 + 4 𝑒 𝑠𝑖𝑛3𝑡 − 4 𝐼
9 1 3 1
(1 + 4) 𝐼 = 2 𝑒 2𝑡 𝑐𝑜𝑠3𝑡 + 4 𝑒 2𝑡 𝑠𝑖𝑛3𝑡 − 2
13 1 2𝑡 3 2𝑡 1
𝐼 = 𝑒 𝑐𝑜𝑠3𝑡 + 𝑒 𝑠𝑖𝑛3𝑡 −
4 2 4 2
4 1 2𝑡 3 2𝑡 1
𝐼 = 13 [2 𝑒 𝑐𝑜𝑠3𝑡 + 4 𝑒 𝑠𝑖𝑛3𝑡 − 2 ]
4 1 3 1
ℎ(𝑡) = 𝑒 −2𝑡 × 13 (2 𝑒 2𝑡 𝑐𝑜𝑠3𝑡 + 4 𝑒 2𝑡 𝑠𝑖𝑛3𝑡 − 2)
1
ℎ(𝑡) = 13 (2𝑐𝑜𝑠3𝑡 + 3𝑠𝑖𝑛3𝑡 − 2𝑒 −2𝑡 )
−2 2𝑝+9
2) En décomposant 𝐻 en éléments simples on a 𝐻(𝑝) = 13(𝑝+2) + 13(𝑝2 +9)
−2 1 2 𝑝 3 3
𝐻(𝑝) = ( )+ ( )+ ( )
13 𝑝+2 13 𝑝+9 13 𝑝2 +9
−2 −1 1 2 −1 𝑝 3 3
ℎ(𝑡) = 13 ℒ (𝑝+2)+13 ℒ (𝑝+9) + 13 ℒ −1 (𝑝2 +9)
−2 2 3
ℎ(𝑡) = 13 𝑒 −2𝑡 + 13 𝑐𝑜𝑠3𝑡 + 13 𝑠𝑖𝑛3𝑡
1
ℎ(𝑡) = 13 (2𝑐𝑜𝑠3𝑡 + 3𝑠𝑖𝑛3𝑡 − 2𝑒 −2𝑡 )

1 1 1
Exemple 5 : Déterminer l’original de 𝐹 définie par 𝐹(𝑝) = 𝑝2 + 𝑒 −2𝑝 (𝑝 − 𝑝2 ) +
−4 2
𝑒 −4𝑝 ( 𝑝 + 𝑝2 )

Solution :
1
- Posons 𝐹1 (𝑝) = 𝑝2 alors ℒ −1 [𝐹1 (𝑝)] = 𝑓1 (𝑡) = 𝑡
1
𝐹2 (𝑝) = 𝑝 alors ℒ −1 [𝐹2 (𝑝)] = 𝑓2 (𝑡) = 𝒰(𝑡) où 𝒰 est la fonction échelon unité .
𝐹(𝑝) = 𝐹1 (𝑝) + 𝑒 −2𝑝 𝐹2 (𝑝) − 𝑒 −2𝑝 𝐹1 (𝑝) − 4𝑒 −4𝑝 𝐹2 (𝑝) + 2𝑒 −4𝑝 𝐹1 (𝑝)
𝑓(𝑡) = ℒ −1 [𝐹(𝑝)]
= 𝑓1 (𝑡) + 𝑓2 (𝑡 − 2)𝒰(𝑡 − 2) − 𝑓1 (𝑡 − 2)𝒰(𝑡 − 2) − 4𝑓2 (𝑡 − 4)𝒰(𝑡 − 4) +
2𝑓1 (𝑡 − 4) 𝒰(𝑡 − 4)
𝑓(𝑡) = 𝑡 𝒰(𝑡) + 𝒰(𝑡 − 2) − (𝑡 − 2)𝒰(𝑡 − 2) − 4𝒰(𝑡 − 4) + 2(𝑡 − 4)𝒰(𝑡 − 4)
𝑓(𝑡) = 𝑡𝒰(𝑡) + (3 − 𝑡)𝒰(𝑡 − 2) + (2𝑡 − 12)𝒰(𝑡 − 4)

Si 𝑡 < 0 , 𝒰(𝑡) = 0 , 𝒰(𝑡 − 2) = 0 , 𝒰(𝑡 − 4) = 0 , 𝑓(𝑡) = 0


Si 0≤ 𝑡 < 2 , 𝒰(𝑡) = 1 , 𝒰(𝑡 − 2) = 0 , 𝒰(𝑡 − 4) = 0 , 𝑓(𝑡) = 𝑡
Si 2≤ 𝑡 < 4 , 𝒰(𝑡) = 1 , 𝒰(𝑡 − 2) = 1 , 𝒰(𝑡 − 4) = 0 , 𝑓(𝑡) = 𝑡 + 3 − 𝑡 = 3
SI 𝑡 ≥ 4 , 𝒰(𝑡) = 1 , 𝒰(𝑡 − 2) = 1 , 𝒰(𝑡 − 4) = 1 , 𝑓(𝑡) = 𝑡 + 3 − 𝑡 + 2𝑡 − 12
𝑓(𝑡) = 2𝑡 − 9
0 𝑠𝑖 𝑡 < 0
𝑓(𝑡) = {𝑡 𝑠𝑖 0 ≤ 𝑡 < 2
3 𝑠𝑖 2 ≤ 𝑡 < 4
2𝑡 − 9 𝑠𝑖 𝑡 ≥ 4

V- Introduction au calcul symbolique : Le calcul symbolique ou opérationnel fut inventé par


Heaviside pour résoudre notamment les équation et systèmes différentiels linéaires mais
aussi certaines équations intégrales. Il établit un pont entre l’analyse et algèbre. Nous allons
le développer sur quelques exemples .

Utilisation de la transformée de Laplace pour résoudre une équation différentielle

Afin d’utiliser la transformée de Laplace pour résoudre une équation différentielle, nous
allons procéder de la manière suivante :

1) Appliquer la transformée de Laplace à l’équation différentielle en utilisant les


propriétés de la transformée de Laplace et la table des transformées (attention aux
conditions initiales)
2) Manipuler l’expression algébrique et trouver une solution de l’équation 𝑌(𝑝) =
ℒ(𝑦(𝑡)) en fonction des entrées et des conditions initiales .
3) Décomposer 𝑌(𝑝) en éléments simples .
4) Utiliser la table des transformées inverses pour obtenir les solutions dans le domaine
temporel.

Remarque : Cette méthode s’étend aux systèmes différentiels

Exemple 1 : Résoudre l’équation différentielle suivante en utilisant la transformée de


Laplace. 𝑦 ′ = 2𝑦 + 𝑠𝑖𝑛2𝑡 avec 𝑦(0) = −2

Solution : 𝑦 ′ = 2𝑦 + 𝑠𝑖𝑛2𝑡 .

Posons 𝑌(𝑝) = ℒ[𝑦(𝑡)] , ℒ[𝑦′(𝑡)] = 𝑝𝑌(𝑝) − 𝑦(0)

On a ℒ[𝑦′(𝑡)] = 2 ℒ[𝑦(𝑡)] + ℒ[𝑠𝑖𝑛2𝑡]


2
𝑝𝑌(𝑝) − 𝑦(0) = 2𝑌(𝑝) + 𝑝2 +4

2
(𝑝 − 2)𝑌(𝑝) = + 𝑦(0)
𝑝2 +4

2
(𝑝 − 2)𝑌(𝑝) = − 2 car 𝑦(0) = −2
𝑝2 +4

2 2
𝑌(𝑝) = (𝑝2 +4)(𝑝−2) − 𝑝−2

2 2 1 𝑝+2
En décomposant en éléments simples , on a (𝑝2 +4)(𝑝−2) = 4(𝑝−2) − 4(𝑝2 +4)
(𝑝2 +4)(𝑝−2)

1 𝑝+2 2 7 1 1 𝑝+2
𝑌(𝑝) = 4(𝑝−2) − 4(𝑝2 +4) − 𝑝−2 = − 4 (𝑝−2) − 4 (𝑝2 +4)

7 1 1 𝑝 1 2
𝑌(𝑝) = − 4 (𝑝−2) − 4 (𝑝2 +4) − 4 (𝑝2 +4)

7 1 1
𝑦(𝑡) = ℒ −1 [𝑌(𝑝)] = − 4 𝑒 2𝑡 − 4 𝑐𝑜𝑠2𝑡 − 4 𝑠𝑖𝑛2𝑡 t≥ 0

Exemple 2 : Résoudre l’équation différentielle suivante en utilisant la transformée de


Laplace : 𝑦 ′′ + 2𝑦 ′ + 𝑦 = 𝑡 avec 𝑦(0) = 1 et y’(0)=0

Solution : Posons 𝑌(𝑝) = ℒ[𝑦(𝑡)] ;


ℒ[𝑦′(𝑡)] = 𝑝𝑌(𝑝) − 𝑦(0) ; ℒ[𝑦′′(𝑡)] = 𝑝2 𝑌(𝑝) − 𝑝𝑦(0) − 𝑦′(0) .

- 𝑦 ′′ + 2𝑦 ′ + 𝑦 = 𝑡
ℒ[𝑦′′(𝑡)] + ℒ[𝑦′(𝑡)] + ℒ[𝑦(𝑡)] = ℒ[𝑡]
1
𝑝2 𝑌(𝑝) − 𝑝𝑦(0) − 𝑦′(0) +2 𝑝𝑌(𝑝) − 2𝑦(0) + 𝑌(𝑝) = 𝑝2
1
𝑝2 𝑌(𝑝) − 𝑝 + 2𝑌(𝑝) − 2 + 𝑌(𝑝) = 𝑝2
1
(𝑝2 + 2𝑝 + 1))𝑌(𝑝) = 𝑝 + 2 +
𝑝2
𝑝+2 1
𝑌(𝑝) = (𝑝+1)2 + 𝑝2 (𝑝+1)2

𝑝+2 1 1
Après décomposition en éléments simples , On a (𝑝+1)2 = 𝑝+1 + (𝑝+1)2 et
1 2 1 2 1
= − 𝑝 + 𝑝2 + 𝑝+1 + (𝑝+1)2 .
𝑝2 (𝑝+1)2
1 1 2 1 2 1
On a 𝑌(𝑝) = 𝑝+1 + (𝑝+1)2 − 𝑝 + 𝑝2 + 𝑝+1 + (𝑝+1)2
3 2 2 1
𝑌(𝑝) = 𝑝+1 + (𝑝+1)2 − 𝑝 + 𝑝2
La solution 𝑦(𝑡) = ℒ −1 [𝑌(𝑝)]
𝑦(𝑡) = 3𝑒 −𝑡 + 2𝑡𝑒 −𝑡 + 𝑡 − 2 𝑡 ≥ 0

Exemple 3 :Résoudre le système différentiel suivant

𝑥 ′ (𝑡) = −7𝑥(𝑡) + 6𝑦(𝑡) + 𝑡


{ 𝑥(0) = 𝑦(0) = 0
𝑦′(𝑡) = −12𝑥(𝑡) + 10𝑦(𝑡)

Solution : Posons 𝑋(𝑝) = ℒ[𝑥(𝑡)] et 𝑌(𝑝) = ℒ[𝑦(𝑡)]

ℒ[𝑥′(𝑡)] = 𝑝𝑋(𝑝) − 𝑦(0) et ℒ[𝑦′(𝑡)] = 𝑝𝑌(𝑝) − 𝑦(0)

ℒ[𝑥′(𝑡)] = 𝑝𝑋(𝑝)
𝑥(0 = 𝑦(0) = 0 ⇒ {
ℒ[𝑦′(𝑡)] = 𝑝𝑌(𝑝)

ℒ[𝑥′(𝑡)] = −7ℒ[𝑥(𝑡)] + 6ℒ[𝑦(𝑡)] + ℒ[𝑡]


On a {
ℒ[𝑦′(𝑡)] = −12ℒ[𝑥(𝑡)] + 106ℒ[𝑦(𝑡)]
1 1
𝑝𝑋(𝑝) = −7𝑋(𝑝) + 6 𝑌(𝑝) + 𝑝2 (𝑝 + 7)𝑋(𝑝) − 6𝑌(𝑝) =
{ ⇔{ 𝑝2
𝑝𝑌(𝑝) = −12𝑋(𝑝) + 10𝑌(𝑝) 12𝑋(𝑝) + (𝑝 − 10)𝑌(𝑝) = 0
𝑝−10
En résolvant ce système d’inconnue 𝑋(𝑝) et 𝑌(𝑝), on a 𝑋(𝑝) = 𝑃2 (𝑝−1)(𝑝−2) et 𝑌(𝑝) =
−12 7 5
. En décomposant 𝑋(𝑝) et 𝑌(𝑝) en éléments simples , on a 𝑋(𝑝) = − 𝑝 − 𝑝2 −
𝑃 2 (𝑝−1)(𝑝−2)
2 9 9 6 3 6
+ 𝑝−1 et 𝑌(𝑝) = − 𝑝 − 𝑝2 − 𝑝−2 + 𝑝−1
𝑝−2

𝑥(𝑡) = ℒ −1 [𝑋(𝑝)] et 𝑦(𝑡) = ℒ −1 [𝑌(𝑝)]

𝑥(𝑡) = −7 − 5𝑡 − 2𝑒 2𝑡 + 9𝑒 𝑡 et 𝑦(𝑡) = −9 − 6𝑡 − 3𝑒 2𝑡 + 6𝑒 𝑡
𝑡
Exemple4 : Déterminer la fonction causale vérifiant ∀𝑡 ≥ 0 , 𝑓(𝑡) + ∫0 𝑒 −𝑥 𝑓(𝑡 − 𝑥)𝑑𝑥 =
𝑐𝑜𝑠𝑡
𝑡
Solution : Posons 𝑔(𝑥) = 𝑒 −𝑥 et ∫0 𝑒 −𝑥 𝑓(𝑡 − 𝑥)𝑑𝑥 = (𝑔 ∗ 𝑓) (𝑡) .
L’équation devient 𝑓(𝑡) + (𝑔 ∗ 𝑓)(𝑡) = cost .
1
Posons 𝐹(𝑝) = ℒ[𝑓(𝑡)] et 𝐺(𝑝) = ℒ[𝑔(𝑡)] = 𝑝+1

- ℒ[𝑓(𝑡)] + ℒ[(𝑔 ∗ 𝑓)(𝑡)] = ℒ[𝑐𝑜𝑠𝑡]


𝑝
𝐹(𝑝) + 𝐺(𝑝). 𝐹(𝑝) = 𝑝2 +1
𝑝
𝐹(𝑝)[1 + 𝐺(𝑝)] = 𝑝2 +1
1 𝑝 𝑝+2 𝑝(𝑝+1)
𝐹(𝑝) [1 + 𝑝+1 ] = 𝑝2 +1 ⟺ 𝐹(𝑝) = 𝑝+1 ⟺ 𝐹(𝑝) = (𝑝+2)(𝑝2 +1) . En décomposant
𝐹(𝑝) en éléments simples , on a
1 2 3𝑝−1 2 1 3 𝑝 1 1 1
𝐹(𝑝) = 5 (𝑝+2 + 𝑝2 +1) = 5 𝑝+1 + 5 𝑝2 +1 − 5 𝑝2 +1 5
2 1 3 𝑝 1 1
𝑓(𝑡) = ℒ −1 [𝐹(𝑝)] = 5 ℒ −1 [𝑝+2] + 5 ℒ −1 [𝑝2 +1] − 5 ℒ −1 [𝑝2+1]
2 3 1
𝑓(𝑡) = 5 𝑒 −2𝑡 + 5 𝑐𝑜𝑠𝑡 − 5 𝑠𝑖𝑛𝑡 .

Exemple 5 :

1) Résoudre l(équation différentielle suivante ( On calculera 𝑌(𝑝) = ℒ[𝑦(𝑡)]


𝑡𝑦 ′′ (𝑡) + 𝑦 ′ (𝑡) + 𝑡𝑦(𝑡) = 0 avec 𝑦(0) = 1 et 𝑦 ′ (0) = 0
2) Calculer ℒ[𝑦 ∗ 𝑦]) et en déduire (𝑦 ∗ 𝑦)(𝑡) .

Solution : On rappelle que ℒ[𝑡 𝑛 𝑓(𝑡)] = (−1)𝑛 𝐹 (𝑛) (𝑝) où 𝐹 est la transformée de
Laplace de 𝑓 .

1) Posons 𝑌(𝑝) = ℒ[𝑦(𝑡)]

ℒ[𝑦′(𝑡)] = 𝑝𝑌(𝑝) − 𝑦(0) = 𝑝𝑌(𝑝) − 1


ℒ[𝑦′′(𝑡)] = 𝑝2 𝑌(𝑝) − 𝑝𝑦(0) − 𝑦 ′ (0) = 𝑝2 𝑌(𝑝) − 𝑝

ℒ[𝑡𝑦(𝑡)] = (−1)1 𝑌 ′ (𝑝) = −𝑌 ′ (𝑝)

ℒ[𝑡𝑦′′(𝑡)] = (−1)1 (ℒ[𝑦′′(𝑡)])′


= −(𝑝2 𝑌(𝑝) − 𝑝 )′
= −2𝑝𝑌(𝑝) + 𝑝2 𝑌 ′ (𝑝) − 1
= −2𝑌(𝑝) − 𝑝2 𝑌 ′ (𝑝) + 1
On a ℒ[𝑡𝑦′′(𝑡)] + ℒ[𝑦′(𝑡)] + ℒ[𝑡𝑦(𝑡)] = 0(
−2𝑌(𝑝) − 𝑝2 𝑌 ′ (𝑝) + 1 + 𝑝𝑌(𝑝) − 1 −𝑌 ′ (𝑝) = 0
−( 𝑝2 + 1)𝑌 ′ (𝑝) − 𝑝𝑌(𝑝) = 0
−1 2 +1)
−𝑝
( 𝑝2 + 1)𝑌 ′ (𝑝) = −𝑝𝑌(𝑝) ⇔ 𝑌 ′ (𝑝) = 𝑝2 +1 𝑌(𝑝) ⇔ 𝑌(𝑝) = 𝑘𝑒 2 ln(𝑝
1
1 2
𝑙𝑛( 2 ) 𝑘
⇔ 𝑌(𝑝) = 𝑘𝑒 𝑝 +1 ⇔ 𝑌(𝑝) =
√𝑝2 +1
D′ aprèsle théorème de la valeur initiale, lim 𝑝𝑌(𝑝) = lim+ 𝑦(𝑡) or
𝑝→+∞ 𝑡→0
lim 𝑝𝑌(𝑝) = 𝑘 et lim+ 𝑦(𝑡) = 1 ⇒ 𝑘 = 1
𝑝→+∞ 𝑡→0
1
𝑌(𝑝) =
√𝑝2 +1
1
3) ℒ[𝑦 ∗ 𝑦(𝑡)]) = 𝑌(𝑝)𝑌(𝑝) ⇔ ℒ[𝑦 ∗ 𝑦(𝑡)]) = 𝑝2 +1 ⇒ 𝑦 ∗ 𝑦(𝑡) = 𝑠𝑖𝑛𝑡

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