01 - Manuel de Cours - GEESA-17
01 - Manuel de Cours - GEESA-17
Génie Electrique
Office de la Formation Professionnelle et de la
Promotion du Travail
2ème année ESA
Manuel de cours
Module 25
Inspection et entretien des moteurs électriques et des
alternateurs
Edition 2022
1
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Avant-propos
Les manuels de cours, de travaux pratiques et le guide e-learning sont téléchargeables à partir de la
plateforme e-learning moyennant les codes QR suivants :
Guide e-learning
2
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
SOMMAIRE
AVANT-PROPOS..................................................................................................................2
SOMMAIRE.........................................................................................................................3
COMPETENCES-CIBLES ET OBJECTIFS OPERATIONNELS........................................................6
CHAPITRE I..........................................................................................................................8
LES MACHINES ELECTRIQUES..............................................................................................8
1. INTRODUCTION............................................................................................................9
2. TECHNOLOGIES ET SPÉCIFICATIONS DES MACHINES ÉLECTRIQUES..............................10
2.1 Matériaux magnétiques............................................................................................................... 10
2.2 Matériaux conducteurs................................................................................................................ 10
2.3 Matériaux isolants - Classe d’isolation.......................................................................................... 11
2.4 Les carcasses des moteurs électriques..........................................................................................11
2.5 Échauffement des machines électriques.......................................................................................12
2.6 Systèmes de refroidissement des machines électriques................................................................13
2.7 Services de marche...................................................................................................................... 14
2.8 Indice de protection IPxx et IKxx.................................................................................................. 15
2.9 Plaque signalétique...................................................................................................................... 16
5. MOTEURS UNIVERSELS...............................................................................................35
6. MOTEURS PAS À PAS..................................................................................................37
6.1 Moteur à aimant permanent:....................................................................................................... 37
6.2 Moteur pas à pas à réluctance variable :......................................................................................39
6.3 Moteur hybride........................................................................................................................... 40
CHAPITRE II.......................................................................................................................42
LES DISPOSITIFS DE CONTRÔLE-COMMANDE DES MACHINES ÉLECTRIQUES......................42
1. INTRODUCTION..........................................................................................................43
3
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
CHAPITRE III......................................................................................................................75
INSTALLATION, INSPECTION ET MAINTENANCE DES MACHINES ÉLECTRIQUES..................75
1. INTRODUCTION..........................................................................................................76
1.1 La maintenance préventive.......................................................................................................... 76
1.2 La maintenance correctrive.......................................................................................................... 77
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BIBLIOGRAPHIE...............................................................................................................116
CHAPITRE IV....................................................................................................................118
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ENONCE DE LA COMPETENCE
CONTEXTE DE REALISATION
Individuellement
À partir de:
- Directives ;
- Cahier des charges d’une installation équipée de moteurs électriques et/ou
alternateurs
- Schémas de puissance et de de commande ;
- Dossier constructeur (manuel opératoire, manuel maintenance …)
- Simulation de problème de dysfonctionnement.
- Normes et standards marocain et internationaux
- Procédures de sécurité
À l’aide :
- Moteurs à courant continu
- Moteurs à courant alternatif
- Appareillage électrique pour circuits de puissance et commande
- Banc d’essais pour moteurs électriques
- Banc d’essais pour alternateurs
- Appareils de mesure (ampérage, vibration, température, isolement …)
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Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
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Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Chapitre I
Les Machines Electriques
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Chapitre I
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1. Introduction
On peut difficilement trouver de nos jours, une activité soit industrielle ou domestique sans
machine électriques. Une multitude de machines électriques de types différentes sont à
notre disposition. Chaque type de machine possède ses caractéristiques propres qui
permettent de l’adapter à une application ou à une autre.
Dans ce chapitre on présente une vue d’ensemble des principaux types de machines
électriques actuellement utilisés, y compris celles de nouvelle technologie.
Machine synchrone
a. Moteur synchrone
b. Alternateur synchrone
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Chapitre I
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Machine asynchrone
a. Moteur asynchrone
b. Génératrice hypersynchrone
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Chapitre I
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Une fois la machine construite, on l’étuve afin de supprimer l’humidité puis on l’imprègne
avec des vernis ou des résines, suit éventuellement une phase de cuisson.
Les différents isolants répondent à un cahier des charges incluant la valeur de la tension
électrique à supporter, la température de fonctionnement, les contraintes fonctionnelles et
d’agencement de l’isolant dans la machine. C’est la qualité de ses isolants qui fait la
qualité d’une machine.
Classe d’isolation A E B F H
Température limite 110°C 115 °C 130 °C 155 °C 180 °C°
Les machines sont refroidies par rayonnement, conduction ou convection selon la puissance.
Dans un ordre croissant des puissances des machines on trouve :
Pour les applications à faible vitesse, le refroidissement doit être soigneusement étudié et
on peut mettre en œuvre un moto-ventilateur séparé.
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Chapitre I
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La carcasse sert de support, transmet les efforts à l’assise de la machine, joue le rôle
d’enveloppe, assure la protection contre les agents extérieurs et guide l’air de ventilation ;
elle agit aussi parfois comme échangeur thermique ; c’est le cas des carcasses coulées des
moteurs à ailettes ou des moteurs fermés à tubes.
Dans certains cas, comme dans les machines à courant continu et dans l’alternateur inversé,
la carcasse peut aussi servir de circuit magnétique.
Les carcasses peuvent être réalisées en métal coulé (fonte, acier ou aluminium) ; c’est le cas
des petites machines, par exemple le moteur asynchrone à ailettes de refroidissement.
Les carcasses sont étudiées pour recevoir le circuit magnétique bobiné et, éventuellement,
un échangeur thermique, incorporé ou non, et des paliers flasques.
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Chapitre I
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La protection thermique des machines peut être assurée par divers dispositifs, plus ou moins
élaborés et coûteux :
En bref, si vous utilisez un appareillage de type variateur de fréquence sur votre moteur
triphasé ou monophasé, n’oubliez pas d’y ajouter une ventilation forcée.
La meilleure façon de prolonger la durée de vie d’un ventilateur est de mettre en place un
capot.
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Chapitre I
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Lors de sa conception, le moteur électrique est prévu pour fonctionner dans un type de
service. Un moteur devant être démarré le matin à 8 heures et arrêté le soir à 20 heures
n’aura pas le même échauffement qu’un moteur d’ascenseur qui n’arrête pas de démarrer
et de s’arrêter et donc pas le même type de service.
Il existe neuf types de services différents, de S1 à S9, les plus courants sont les services S1, S2
et S3.
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Chapitre I
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
le premier correspond à
la protection contre la
pénétration des corps
solides;
le deuxième correspond
à la protection contre la
pénétration des liquides.
Le nombre d'indications dépend d'un constructeur à l'autre et d'un modèle à l'autre. Ci-
dessous un exemple illustratif.
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Chapitre I
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1: Constructeur
2: Indique que c'est un moteur
triphasé courant alternatif
3: Référence constructeur
4: Poids du moteur
5: Norme qui permet aux
constructeurs d'harmoniser la
construction des moteurs,
support, diamètre, hauteur axe.
6: Indice de protection
7: Fréquence du courant
8: Température maximum
d'utilisation
9: Services de marche,
10: Puissance délivrée en bout d'arbre (utile).
11: Type de couplage (étoile ou triangle)
12: Tension nominale du moteur
13: Vitesse réelle du moteur (vitesse du rotor) en tour/minute.
14: Cosinus phi, (cos φ = P/S).
15: Intensité nominale du moteur en Ampère.
Les machines à courant alternatif sont les machines employées le plus fréquemment dans
l'industrie. Elles possèdent en effet plusieurs avantages par rapport aux machines à courant
continu : simplicité, robustesse, prix peu élevé et entretien facile. Les forces d'attraction ou
de répulsion au sein des machines électriques sont dues à l'interaction de deux champs
magnétiques, l'un créé par l’enroulement du stator et l'autre par l’enroulement du rotor.
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Chapitre I
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Trois enroulements sont placés à 120° l'un de l'autre autour de l'axe de rotation de la
machine. Ils sont traversés par un système triphasé équilibré de courants.
i1(t) = Î.sin(wt)
Chaque enroulement est alors le siège d'un champ magnétique oscillant sinusoïdalement à
la pulsation w, selon une direction alignée sur son axe.
Le dispositif décrit plus haut réalise un champ magnétique bipolaire,(1 paire de pôles nord et
sud), tournant à la fréquence du courant qui circule
dans chacune des 3 bobines.
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Chapitre I
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
sud), en disposant 3p bobines alimentées en courants triphasés. On obtient ainsi des champs
tournants à une vitesse N (tr/s) inférieure à la fréquence F des courants dans les bobines :
N= ( )
F tr 60 x F tr
P s
=
p min ( )
Ce champ tourne soit dans le sens horaire, soit dans le sens antihoraire, en fonction de
l’ordre des phases raccordées au moteur.
Comme les autres machines électriques (machine à courant continu, machine synchrone),
Cette machine est réversible et susceptible de se comporter, selon la source d'énergie, soit
en « moteur » soit en « générateur », dans les quatre quadrants du plan couple-vitesse
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Chapitre I
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a. Rotor bobiné
Le circuit du rotor est constitué de barres conductrices régulièrement réparties entre deux
couronnes métalliques (anneaux de court-circuit), le tout rappelant la forme d’une cage
d’écureuil.
Les barres sont faites en cuivre, en bronze ou en aluminium, suivant les caractéristiques
mécaniques et électriques recherchées par le constructeur.
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Chapitre I
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Ce type de moteur, beaucoup plus avantageux que le moteur à rotor bobiné (aisé à
construire, à prix inférieur et a une robustesse intrinsèquement plus grande). Il constitue la
plus grande partie du parc des moteurs asynchrones actuellement en service. En revanche,
son inconvénient majeur est qu’il a, au démarrage, de mauvaises performances (courant
élevé et faible couple). C’est pour remédier à cette situation qu’ont été développés deux
autres types de cages (rotor à double cage et rotor à encoches profondes).
On peut ainsi, obtenir des couples de démarrage de deux à trois fois supérieurs à ceux du
rotor à simple cage sans trop augmenter le glissement nominal.
Le rotor à double cage est beaucoup plus difficile à construire que le rotor à simple cage et
est donc d’un coût plus élevé. On peur pallier cet inconvénient, tout en gardant une partie
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Chapitre I
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
de ses avantages, en construisant une cage rotorique simple avec des barres très plates
s’enfonçant profondément dans le circuit magnétique.
Ce type de moteur, est très utilisé, notamment dans le cas des moteurs à haute tension à
fort couple de démarrage.
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Chapitre I
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Le moteur Dahlander dispose de deux vitesses de rotation par couplage d’enroulement (ou
couplage de pôles).
Il possède deux bobinages par phases que l’on peut coupler en parallèle (une paire de pôles)
ou en série (deux paires de pôles).
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Chapitre I
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En comparaison avec les moteurs triphasés, à puissance égale, les moteurs monophasés sont
plus volumineux et plus onéreux. Ils développent une puissance plus faible (5 kW maximum)
et ont un facteur de puissance plus défavorable.
Comme tout moteur, le moteur monophasé est constitué d'un stator et d'un rotor animé en
rotation par un champ magnétique tournant. Cependant, la rotation du champ magnétique
doit être ici provoquée par un dispositif annexe (d. pages suivantes).
Le courant induit dans cette spire ajoute son action magnétisante à celle du courant
parcourant le circuit principal. Le déphasage qui en résulte suffit à privilégier un sens de
rotation : le rotor passe devant le demi-pôle non pourvu de spire avant de passer devant
l'autre.
Cette technique est utilisée dans les moteurs de faible puissance (moins de 200 W).
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Chapitre I
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Le déphasage n’atteint pas les 90° souhaités, et les champs magnétiques ne sont pas égaux.
Il en résulte un couple de démarrage plus faible que dans le cas des autres moteurs.
Condensateur permanent
Le couple d'entraînement est régulier mais le couple de démarrage est plus faible.
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Chapitre I
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Condensateur de démarrage
La bobine auxiliaire est sollicitée pendant la phase de démarrage puis est mise hors circuit
par un relais électronique ou un capteur centrifuge avant que le moteur développe son
couple maximal.
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Chapitre I
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Cependant, ces machines asynchrones ne possèdent pas comme les alternateurs un circuit
d'excitation. II faut néanmoins fournir la puissance de magnétisation aussi bien en
génératrice qu'en moteur. Afin d'éviter de pénaliser le réseau, on utilise souvent une
batterie de condensateurs branchée en parallèle avec la machine pour assurer tout ou partie
de cette puissance réactive nécessaire.
Une machine synchrone est une machine électrique tournante dans laquelle le rotor tourne
de façon synchrone avec le champ tournant du stator.
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Chapitre I
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Au-delà de quelques kilowatts, les machines synchrones sont le plus souvent des
machines triphasées. Les alternateurs sont des machines synchrones fonctionnant
en génératrice.
C'est ce qui différencie les moteurs synchrones des moteurs asynchrones ; il n'y a pas de
glissement. A la différence des moteurs asynchrones, le rotor du moteur synchrone possède
un champ magnétique qui s'accroche au champ tournant du stator.
Les stators, notamment en forte puissance, sont identiques à ceux d’une machine
asynchrone.
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Chapitre I
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
ou d'un aimant permanent (moteur Brushless ="sans balais") dons le domaine des
faibles puissances.
Les moteurs synchrones sont très souvent employés en robotique et dans les machines à
commande numérique lorsqu'il est nécessaire de contrôler précisément leur vitesse de
rotation. Ils prennent la place des moteurs à courant continu car leur réalisation est plus
simple.
Le principal inconvénient des moteurs synchrones vient de la difficulté de les démarrer. Deux
méthodes permettent de palier ce problème :
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Chapitre I
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Le stator est alimenté en courant alternatif par l’intermédiaire d’un onduleur (convertisseur
continu-alternatif). Le rotor est alimenté directement en courant continu (excitation). Le
capteur de position permet de connaître la position instantanée du champ rotorique. La
consigne de fréquence permet d’imposer la vitesse de la MS. La boucle d’autopilotage
constituée du capteur de position et de la commande de l’onduleur assure un angle
d’autopilotage α ou ψ constant nécessaire pour la maîtrise du couple électromagnétique. Le
principe d'autopilotage est illustré ci-dessous.
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Chapitre I
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
un couple très élevé aux faibles vitesses font que le moteur série à courant continu
convient bien aux applications de traction et de démarrage de machines.
La gamme de variation de vitesse qui est bien supérieure à celle que l’on peut obtenir
avec les autres moteurs électriques, est la caractéristique essentielle des moteurs à
courant continu
4.1 Constitution
Le moteur à courant continu est composé des éléments suivants:
L'inducteur est composé, soit d'aimants permanents, soit d'enroulements bobinés autour
d'un élément immobile du stator. Il crée le champ magnétique dit statorique.
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Chapitre I
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Aimant permanent
Enroulement bobiné
Le rotor cylindrique est composé de tôles isolées entre elles et munies d'encoches dans
lesquelles sont réparties les conducteurs. Parcourus par un courant, ceux-ci créent le champ
magnétique dit rotorique.
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Chapitre I
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Une spire capable de tourner sur un axe de rotation est placée dans le champ magnétique.
De plus, les deux conducteurs formant la spire sont chacun raccordés électriquement à un
demi collecteur et alimentés en courant continu via deux balais frotteurs.
D’après la loi de Laplace (tout conducteur parcouru par un courant et placé dans un champ
magnétique est soumis à une force), les conducteurs de l’induit placés de part et d’autre de
l’axe des balais (ligne neutre) sont soumis à des forces F égales mais de sens opposé en
créant un couple moteur : l’induit se met à tourner.
Dans la pratique, la spire est remplacée par un induit (rotor) de conception très complexe
sur lequel sont montés des enroulements (composés d’un grand nombre de spires)
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Chapitre I
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raccordés à un collecteur “calé” en bout d’arbre. Dans cette configuration, l’induit peut être
considéré comme un seul et même enroulement semblable à une spire unique.
Excitation
Excitation série Excitation composée
Excitation séparée dérivation
(moteur universel) (moteur compound)
(moteur shunt)
Dans le cas d'un Vitesse relativement Fort couple à basse Couple de démarrage
inducteur bobiné, constante, quelle vitesse. meilleur qu'en dérivation
nécessite deux que soit la charge mais plus faible qu'en
alimentations. (autorégulateur de Autorégulateur de série.
vitesse). puissance :
Petites puissances pour la vitesse décroît Vitesse relativement
les moteurs à aimants Absence lorsque la charge stable, quelle que soit la
permanents. d'emballement à augmente. charge.
vide.
Risque d'emballement Risque Absence d'emballement à
si le courant de Couple de d'emballement à vide.
l'inducteur est démarrage moyen. vide.
interrompu.
La machine à courant continu n’est pratiquement plus utilisée pour la production d’énergie
(dynamo), elle est remplacée par des alternateurs associés à des redresseurs. Il reste
cependant deux applications importantes :
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Chapitre I
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le freinage rhéostatique ;
la mesure de vitesse.
L’induit du moteur est déconnecté du réseau et refermé sur une résistance RC. Le moteur
est entraîné par sa charge à la vitesse N et sa f.é.m. fait circuler un courant I, négatif, dans
RC.
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Chapitre I
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
5. Moteurs universels
Un moteur universel est un moteur qui peut être alimenté indifféremment en courant
continu ou en courant alternatif. C'est un moteur à courant continu à inducteur bobiné à
excitation série : le rotor est connecté en série avec l'enroulement inducteur.
Les moteurs universels sont employés dons des appareils exigeant un couple de démarrage
assez élevé ou de grondes vitesses de rotation (jusque 30.000 tours par minute) tout en
cherchant à conserver un volume réduit.
Le stator du moteur
universel comporte des
enroulements qui en forment les pôles.
Le rotor est bobiné de façon à former l'induit du moteur. Des balais assurent la connexion en
série des pôles et de l'induit, d'où le nom également de moteur série.
Lorsque le moteur universel est alimenté par une tension alternative, un courant de même
intensité circule dans les pôles et dans l'induit du moteur, puisque les enroulements sont
reliés en série.
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Chapitre I
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D'une manière générale, le rendement de ce type de machine est mauvais et leur couple est
faible (mais leur coût de fabrication est réduit et leur vitesse de rotation est importante).
Quand ils sont utilisés dans des dispositifs exigeant un couple important, ils sont associés à
un réducteur mécanique.
Les ruptures de contact successives dans l'ensemble balais-collecteur génèrent des parasites
dans le circuit d'alimentation et des interférences électromagnétiques qui peuvent être
nuisibles au bon fonctionnement d'autres appareils : télévisions, radios, téléphones.
Les zones métalliques massives soumises à des champs magnétiques alternatifs sont le siège
de courants de Foucault qui provoquent des pertes par échauffement et diminuent le
rendement du moteur.
Pour limiter les courants de Foucault qui apparaissent systématiquement dans toutes les
zones métalliques massives soumises à des champs magnétiques alternatifs, son stator et
son rotor sont feuilletés.
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Chapitre I
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Ces moteurs sont d'une très grande précision et présentent une faible usure mécanique.
Leur commande se faisant par une suite d'impulsions électriques, ils nécessitent d'être
alimentés par un circuit électronique spécifique.
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Chapitre I
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Les bobines diamétralement opposées constituent les phases. Elles sont connectées de
façon à créer un pôle Sud et un pôle Nord.
En inversant les sens des courants dans une phase, on permute les pôles engendrés par une
bobine. Le rotor se déplace alors et prend une nouvelle position d’équilibre stable. Selon la
conception des enroulements, on distingue deux grands types de moteurs pas à pas :
Le moteur bipolaire
Les enroulements du stator n’ont pas de point milieu. Chaque borne de chaque enroulement
est alimentée par une polarité positive puis négative (d’où le terme bipolaire).
On alimente les bobines, une à une à On alimente les bobines, deux par deux à
chaque fois. Il y a quatre pas. chaque fois. Il y a toujours quatre pas.
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Chapitre I
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Le moteur unipolaire
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Chapitre I
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Chapitre I
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
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Chapitre II
Les dispositifs de contrôle-commande des machines
électriques
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Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Chapitre II
1. Introduction.
Les dispositifs de contrôle-commande de moteurs s’inscrivent dans quatre catégories
principales :
Disjoncteurs Symbole
Le sectionneur est destiné à fermer ou ouvrir un circuit électrique. Il permet de séparer (isoler) la
source d’alimentation électrique et l’équipement électrique. L’ouverture et la fermeture du
circuit se fait soit de manière « frontale » ou « latérale (par une poignée)
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Chapitre II
Le sectionneur porte fusible est également muni de fusibles type aM (accompagnement moteur)
dont leur rôle est de protéger l’équipement électrique contre les courts –circuits.
L’interrupteur sectionneur a un pouvoir de coupure, peut être manipulé en charge. Il est souvent
installé comme coupure d’urgence, en tête de l'installation électrique. En effet, un interrupteur
sectionneur assure la séparation d'un circuit électrique lorsque l’installation est en charge.
2.4 Fusibles
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Chapitre II
Le coupe-circuit à fusible (souvent simplifié en fusible) est un organe de sécurité dont le rôle est
d'ouvrir un circuit électrique lorsque le courant électrique dans celui-ci atteint, ou dépasse, une
valeur d'intensité donnée pendant un certain temps.
Son nom vient du fait qu'il y a fusion d'un matériau conducteur sous l'effet de son élévation de
température provoquée par la surintensité.
Fusibles Symbole
Il existe plusieurs types de fusibles :
gF : fusible à usage domestique, il assure la protection contre les surcharges et les courts-
circuits.
gG : fusible à usage industriel. Protège contre les faibles et fortes surcharges et les
courts-circuits. Utilisation : éclairage, four, ligne d’alimentation, …
aM : cartouche à usage industriel, pour l’accompagnement moteur, commence à réagir à
partir de 4.In (In est le courant prescrit sur le fusible), protège uniquement contre les
courts-circuits.
L’inconvenant du fusible est qu’une fois le fusible utilisé pour un court-circuit il faut le changer.
Le relais thermique est un appareil qui protège le moteur contre les surcharges et les
coupures de phase. Pour cela, il surveille en permanence le courant dans le moteur.
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Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Chapitre II
En cas de surcharge, le relais thermique n'agit pas directement sur le circuit de puissance. Un
contact du relais thermique ouvre le circuit de commande d'un contacteur est le contacteur
qui coupe le courant dans le récepteur.
Le relais thermique n'a pas de pouvoir de coupure, il est toujours associé à un contacteur. Ci-
dessous le symbole du relais thermique utilisé dans la puissance (entourer en rouge) et dans la
commande (entourer en bleu).
2.6 Le contacteur
Le contacteur est un relais électromagnétique qui permet grâce à des contacts (pôles) de
puissance d'assurer le fonctionnement de moteurs, de résistances ou d'autres récepteurs de
fortes puissances.
Suivant le modèle, il possède aussi des contacts auxiliaires intégrés ouverts ou fermés, il est
possible d'ajouter des additifs ou blocs auxiliaires servant uniquement pour la
télécommande ou la signalisation.
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Chapitre II
Contacteur Symbole
Les capteurs mécaniques ou interrupteurs de position sont en contact direct avec la pièce en
mouvement qu'il faut détecter.
L'action mécanique sur la partie mobile du capteur permet d'établir ou d'interrompre un contact
électrique.
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Chapitre II
Les blocs auxiliaires temporisés servent à retarder l'action d'un contacteur (lors de sa mise sous
tension ou lors de son arrêt)
Lorsque l'on a besoin de retarder une mise en marche ou l'arrêt d'un équipement industriel et
que l'on utilise une logique câblée (sans automate) avec des contacteurs, il est nécessaire
d'utiliser des blocs temporisés soit à l'activation (Travail) ou à la désactivation (Repos).
Le bloc de contact auxiliaire est un appareil mécanique de connexion qui s’adapte sur les
contacteurs. Il permet d’ajouter de 2 à 4 contacts supplémentaires au contacteur. Les contacts
sont prévus pour être utilisés dans la partie commande des circuits. Ils ont la même désignation
et repérage dans les schémas que le contacteur sur lequel ils sont installés (KA, KM...).
Il existe des contacteurs auxiliaires qui ne comportent que des contacts de commandes.
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Chapitre II
Contacteur auxiliaire Symbole
3. Protection des moteurs
Les normes d'installation électrique exige que le moteur soit muni d’un dispositif de
sectionnement approprié et de puissance suffisante permettant de mettre hors tension les
conducteurs d’alimentation du moteur et de permettre ainsi au personnel de travailler en toute
sécurité sur l’installation.
La norme exige que tout conducteur non mis à la terre d’une dérivation de moteur doit être
protégé par un dispositif de protection contre les surintensités. Les dispositifs de protection
contre les surintensités coupent l’alimentation électrique lorsque l’appel de courant sur le
réseau atteint une valeur excessive. Ces dispositifs, constitués normalement de fusibles ou de
disjoncteurs, fonctionnent en cas de court-circuit ou de surcharge très élevée.
Les dispositifs de protection contre les surcharges protègent le moteur contre les conditions de
surcharges mécaniques. On compte quatre dispositifs courants de protection contre les
surcharges :
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Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Chapitre II
3.3.2 Relais de surcharge thermiques,
Un relais de surcharge thermique utilise un élément chauffant monté en série dans
l’alimentation du moteur. En cas de surcharge, la chaleur engendrée provoque l’ouverture d’un
jeu de contacts qui interrompent le circuit.
3.3.4 Fusibles
On peut aussi se servir de fusibles pour assurer la protection des moteurs, mais à condition
de leur associer un dispositif de protection contre la marche en monophasé pour le cas de
fusion d’un seul fusible.
Le moteur doit être remis en marche après que la tension d’alimentation soit redevenue
normale.
Les protections normales par fusibles, dans le cas de fusion d’un seul fusible, est
insuffisantes pour protéger un moteur triphasé contre les dommages dus à la marche en
monophasé. Sans protection contre les coupures de phase, le moteur pourra continuer à
fonctionner même dans le cas où une phase est manquante. D’où la nécessité de la
protection contre les coupures de phase.
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Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Chapitre II
La protection contre les inversions de phase se déclenche lorsqu’une inversion de phase est
détectée sur un circuit triphasé. On a recours à ce type de protection dans le cas notamment
des ascenseurs pour lesquels le fonctionnement du moteur en sens inverse pourrait se
révéler dangereux ou dommageable.
Dans les cas où le redémarrage imprévu d’un moteur risque d’entraîner des accidents, on
devra alors employer un démarreur magnétique. Les démarreurs magnétiques sont
employés aussi dans les moteurs de puissance plus élevée ou lorsqu’on souhaite les
commander à distance. La mise sous tension de la bobine entraîne la fermeture des contacts
KM1. Les contacts des relais de surcharge F1 sont disposés de telle sorte qu’un
déclenchement par surcharge sur l’une des phases entraîne automatiquement l’ouverture
des autres phases et la protection de surcharge.
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Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Chapitre II
Circuit de puissance Circuit de commande
Pour contrer cet effet, on limite le courant de démarrage en abaissant la tension aux bornes
du moteur, à l'aide de démarreurs à tension réduite.
Ce dispositif de démarrage provoque une accélération très douce, mais diminue le couple de
démarrage du moteur.
Deux contacteurs (KM1 et KM2), trois résistances (Ru, Rv, Rw) et un relais protection
thermique F1. Les schémas de puissance et de commande sont ci-dessous.
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Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Chapitre II
4.1.4 Démarreurs par autotransformateurs :
La technique de démarrage par auto-transformateur consiste à réduire la tension fournie au
moteur durant le démarrage à l'aide d'un auto-transformateur.
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Chapitre II
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
La figure suivante montre le circuit simplifié d'une commande par angle de phase et schéma
de configuration d'un démarreur progressif avec contacts de bypass intégrés
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Chapitre II
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Le rapport des grandeurs entre la tension simple V et la tension composé U d'un réseau
triphasé de distribution est ;
U =√ 3 . V Soit 58 % de U.
De plus, pour que cette méthode soit réalisable, il faut que le moteur possède six fils de
sortie, constituant le début et la fin de chacun des enroulements de phase, de manière à
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Chapitre II
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
permettre un branchement en étoile et en triangle. En général, ces six fils sont disponibles
dans la boite à bornes.
Pour ce type de moteur, le bobinage du stator est séparé normalement en deux parties –
normalement couplées en Y/YY ou ∆/∆∆. Les deux paquets de bobines sont disposés en
parallèle dans les rainures du stator et dans la partie supérieure du bobinage. Ils sont
réciproquement isolés. Ce principe de construction permet le démarrage des deux
bobinages partiels en étapes (effet de retard), ce qui réduit considérablement le courant au
démarrage.
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Chapitre II
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
La connexion électrique se distingue du principe Y/∆ par une combinaison différente des
contacteurs. Les appareils de commande et de protection ont aussi une configuration
différente.
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Chapitre II
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1er temps : On insère la totalité des résistances dans les enroulements du rotor.
2ème temps : On diminue la résistance du circuit rotor en éliminant une partie des
résistances insérées.
3ème temps : On élimine toutes les résistances rotoriques en court-circuitant les
enroulements du rotor.
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Chapitre II
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Les moteurs monophasés présentent habituellement une puissance inférieure à 7.5 kW. Les
démarreurs vont du simple interrupteur à contacts secs pour les petits moteurs jusqu’au
démarreur magnétique pour les moteurs plus puissants.
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Chapitre II
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La résistance d’induit de la plupart des moteurs c.c. étant très faible (de 0,05 à 0,5 ohm), et
la force contre-électromotrice de l’induit étant nulle avant que celui-ci ne commence à
tourner, il est indispensable d’installer une résistance de démarrage montée en série avec
l’induit d’un moteur c.c. pour limiter le courant de démarrage à une valeur raisonnable. Dès
que l’induit commence à tourner, la force contre-électromotrice augmente et s’oppose à la
tension appliquée, ce qui entraîne une diminution du courant dans l’induit.
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Chapitre II
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Lorsque le moteur a atteint sa vitesse normale et que la pleine tension est alors appliquée à
l’induit, la résistance extérieure raccordée en série avec l’induit va diminuer
progressivement ou être éliminée. La commande de la résistance de démarrage d’un moteur
c.c. peut être effectuée manuellement par un opérateur ou bien au moyen d’un dispositif de
démarrage automatique dont il existe plusieurs types.
Les moteurs à courant continu de faible puissance peuvent être connectés directement à la
source d'alimentation, donc à pleine tension, du fait que le courant et le couple du
démarrage sont faibles.
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Chapitre II
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
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Chapitre II
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Une autre façon de démarrer les moteurs c.c. fait appel à des démarreurs à tension réduite à
semi-conducteurs qui limitent les courants d’appel. Ce type de commande est
particulièrement répandu dans les applications où l’on a besoin d’une commande de
variation de la vitesse.
Ci-après le schéma de principe d’un variateur avec inversion de marche et freinage par
récupération d’énergie pour un moteur à courant continu.
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Chapitre II
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Le changement de sens de rotation, moteur lancé, implique que le moteur doit alors vaincre
un couple résistant plus important. Il va donc consommer beaucoup plus de courant. Pour
limiter ce dernier, on doit placer des résistances en série avec le stator.
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Chapitre II
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Même avec les résistances qui limitent le courant, la fermeture simultanée de KM1 et KM2
provoquerait un court-circuit, il faut donc impérativement verrouiller électriquement et
mécaniquement.
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Chapitre II
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Comme nous l'avons vu pour le freinage rhéostatique, pendant le freinage par récupération
d'énergie, le moteur fonctionne en génératrice ; seulement au lieu de perdre l'énergie de
freinage dans des résistances, on la récupère sur le réseau d'alimentation.
Cette forme de freinage convient bien à la traction électrique (train, trolley, métro…) où les
masses à freiner ou à ralentir sont importantes.
Montage des ponts pour un fonctionnement en moteur et freinage dans les deux sens de
rotation.
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Chapitre II
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
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Chapitre II
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Dans le cas du frein à manque de courant, c’est la non alimentation du frein et du moteur
qui provoque le freinage.
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Chapitre II
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
L’avantage de ce procédé réside dans le fait que le freinage est toujours assuré, même en
cas de coupure d ‘énergie. C’est la raison pour laquelle ce procédé est fortement conseillé
lorsque la sécurité est prépondérante.
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Chapitre II
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6.1 Introduction
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Chapitre II
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
C'est l'objet de l'étude suivante. Outre les applications où pour régler la vitesse est
indispensable, l'utilisation de la variation électronique permet:
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Chapitre II
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Chapitre II
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La figure suivante montre un moteur à rotor bobiné raccordé à un rhéostat extérieur servant
à limiter le courant au démarrage et à régler la vitesse de marche.
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Chapitre II
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Les entraînements à fréquence variable (EFV) sont utilisés dans les cas où l’on veut contrôler
la vitesse (moteurs asynchrone et moteurs synchrones) et éliminer le glissement (moteurs
asynchrone).
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Chapitre III
Installation, inspection et maintenance des machines
électriques
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
1. Introduction.
Le moteur électrique est un moteur robuste, qui nécessite en réalité peu d’entretien.
Cependant, pour garantir la durée de vie et les performances des moteurs, l’étape de
la maintenance préventive ou correctrice sont des passages obligés. Assurer une
maintenance régulière garantit au moteur :
De meilleures performances : un moteur bien entretenu assure des performances
optimales pour l’entraînement de machines.
Une consommation d’énergie réduite : l’entretien de moteur va jouer sur la
consommation.
Une plus grande durée de vie : l’achat d’un moteur électrique est un vrai
investissement, le moteur doit donc être utilisable le plus longtemps possible et
dans les meilleures conditions. Et pour booster la durée de vie de moteur, rien de
plus efficace qu’un entretien régulier.
Moins de pannes : faire contrôler et entretenir le moteur permet d’éviter les
pannes et l’arrêt des machines qu’il entraîne. Il est donc primordial de vous
assurer de son bon fonctionnement et d’effectuer les réparations nécessaires
avant qu’il ne soit trop tard.
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
La maintenance corrective intervient si un problème est détecté sur le moteur. Parmi les
problèmes mécaniques et électriques courants des moteurs, on retrouve la détérioration
du condensateur de démarrage, la détérioration du bobinage, les défaillances des
roulements, des surchauffes dues à une mauvaise ventilation…
Dans les installations en plein air, protéger le moteur du rayonnement solaire direct et, si
possible, des intempéries;
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
4. la température ambiante est comprise entre -15°C et +40°C; que l’altitude du lieu
d'installation ne dépasse pas 1000 mètres. Des conditions de température ambiante
et/ou des altitudes supérieures comportent l'application d'un facteur de correction
de puissance.
Ci-dessous deux modèles des rubans chauffants anti-condensation pour moteurs électriques
ainsi que leurs installations.
La résistance chauffante doit être fixée sur le chignon du bobinage moteur avant
imprégnation. La fixation peut se faire par laçage (prévoir le retrait du matériau de laçage
pendant l'imprégnation) ou par application d'un ruban adhésif isolant approprié (appliqué
sur toute la longueur et la largeur de la résistance avant imprégnation du vernis).
Si la résistance choisie est plus longue que la circonférence, des précautions doivent être
prises pour que les 2 tours (au niveau du chevauchement soient séparés d'au moins 5 mm
pour éviter les points chauds.
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
5. les anneaux de levage sont serrés correctement et que les épaulements des anneaux
sont en contact avec la base à soulever.
Lors du levage du moteur, utiliser les points de levage prévus; les œillets
présents sur les moteurs servent au levage du moteur uniquement et non
pas à celui d'autres machines couplées; contrôler que les organes devant
être connectés au moteur sont bien en adéquation avec les données du
moteur électrique.
Les moteurs fournis sur des palettes doivent être soulevés à partir de la
base de palettes avec des appareils de levage supportant
complètement le poids des moteurs.
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
1. retirer toute cale ou protection utilisées pour le transport (par ex. protection
extrémité sortie arbre moteur) et s'assurer que l'arbre moteur tourne librement, à
l'intérieur de son logement (pour les moteurs-freins, la vérification n'est possible
qu'en agissant sur le levier de déblocage manuel, quand il est présent);
2. nettoyer soigneusement les extrémités de l'arbre pour éliminer toute trace de
substance anticorrosion, contaminant ou autre similaire, à l'aide d'un solvant
courant. Éviter que le solvant pénètre dans les paliers ou entre en contact avec les
lèvres des bagues d'étanchéité, pour ne pas les endommager;
S'assurer notamment, après une longue période de stockage, que le moteur n'a pas absorbé
d'humidité, en mesurant la résistance d'isolement qui doit être inférieure à 10MΩ à 20°C; il
faut mesurer en appliquant une
tension continue de 500V entre les
phases vers la terre; les
enroulements doivent être
déchargés immédiatement après.
Il est recommandé d’isoler et de tester chaque phase séparément. Cette procédure permet
la comparaison de la résistance d’isolation entre chaque phase. Lors de la mesure d’une
phase, les autres phases doivent être mises à la terre.
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Les câbles d’alimentation électrique, les interrupteurs, les condensateurs et autres appareils
externes raccordés au moteur peuvent influencer la mesure de la résistance d’isolation. Tous
les appareils externes doivent donc être débranchés et mis à la terre pendant la mesure de
la résistance d’isolation.
a. Paliers à roulement :
Si les paliers sont oxydés, ils doivent être remplacés. Si aucune oxydation n’est
détectée, lubrifiez les paliers suffit.
Si le moteur est stocké pour une longue période, les paliers devront être
remplacés avant le démarrage du moteur.
b. Palier lisse :
Si des moteurs à paliers lisses sont stockés pour une
durée plus longue que l’intervalle recommandé,
l’huile doit être renouvelée avant le démarrage de
la machine. N’oubliez pas d’enlever les
dessiccateurs quand vous videz l’huile du moteur et
de refaire le plein d’huile neuve avant de démarrer
la machine.
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Si les moteurs monophasés sont stockés pour une longue période, il est recommandé de
changer les condensateurs de démarrage avant de démarrer le moteur car ils perdent leurs
caractéristiques.
2.2.6 Refroidissement
Le moteur doit toujours être placé de manière à ce que le trou de purge soit à la position la
plus basse (S’il y a une flèche d’indication sur le drainage, ce dernier doit être installé de
façon à ce que la flèche pointe vers le bas).
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Chapitre III
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Chapitre III
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2.3.1 Fondations
monter le moteur sur une surface plane, rigide, dépourvue de vibrations et résistant
aux déformations;
Pour le dimensionnement des fondations veuillez prendre en compte les contraintes
générées par la machine entraînée.
Les moteurs peuvent être montés sur :
Bases en béton : sont les plus utilisés pour les moteurs de grande
taille;
Bases métalliques : sont généralement utilisés pour les moteurs
de petite taille.
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Il faut que le moteur soit fixé de manière à permettre: la lecture des données de la plaque;
l'inspection de la boîte à bornes; le nettoyage des compartiments moteur; une ventilation
suffisante en évitant les étranglements dans les passages d'air et la pénétration de copeaux,
de poussières ou de liquides et tous les cas qui risquent de compromettre une bonne
évacuation de la chaleur.
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Chapitre III
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2.3.3 Accouplements
Les accouplements sont utilisés pour transmettre le couple de l’arbre du moteur à l’arbre de
la machine entraînée. Les aspects suivants doivent être pris en considération lorsque des
accouplements sont montés :
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Tous les moteurs doivent être installés avec des dispositifs de protection contre les
surcharges. Les moteurs triphasés doivent être équipés de systèmes de protection contre la
défaillance de phase.
Pour les moteurs triphasés, il est possible de coupler les 3 phases soit en triangle, soit en
étoile. Le branchement en étoile ou en triangle se décide en fonction de la plaque
signalétique de votre moteur.
Le branchement en étoile :
Le branchement en triangle :
En vue de prévenir des accidents, vérifiez si le moteur a été solidement mis à la terre
conformément aux normes applicables.
La distance de sécurité entre les parties sous tension non-isolées entre elles et entre les
parties mises à la terre doit correspondre aux valeurs indiquées sur le Tableau ci-après.
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Prenez les mesures nécessaires pour assurer le degré de protection indiqué sur la plaque
signalétique du moteur :
les trous d’entrée de câbles non utilisés dans les boîtes de raccordement doivent être
correctement bouchés à l’aide de bouchons filetés ;
les composants fournis séparément (par exemple, les boîtes de raccordement
montées séparément) doivent être correctement fermés et scellés.
3. Inspection et maintenance préventive des machines électriques
Les intervalles d’inspection dépendent du type de moteur, de l’application et des conditions
d’installation. Procédez comme suit pendant l’inspection :
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
La plupart des gens de l'industrie ont tendance à ne pas vérifier l'enroulement du moteur de
leurs machines lors des inspections. Cependant, c'est l'un des meilleurs moyens de s'assurer
que votre moteur électrique est dans un état de fonctionnement optimal. En effet, le test
d'enroulement du moteur vous permet de détecter toute irrégularité dans les enroulements.
Cela peut prendre la forme de fissures ou même d'une forte odeur de brûlé. Détecter ces
anomalies en amont vous permettra de prévenir tout dysfonctionnement dû à une
surchauffe ou à un éventuel incendie.
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Résultats attendus :
résistance ≠ 0 Ω
résistance ≠ infini
résistance identique sur les 3 bobines.
Ce contrôle permet de vérifier que les bobinages ne se touchent pas entre eux. L’emploi
d’un mégohmmètre est recommandé pour ce type de contrôle. Il délivre une tension de 500
V à 1000 V obligatoire pour l’efficacité de ce contrôle.
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Chapitre III
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Résultats attendus : résistance très importante, (R ≥1MΩ) dans les trois cas.
Résultats attendus : résistance très importante, (R ≥1MΩ) dans les trois cas.
Vérifiez les connexions des câbles d’alimentation pour vous assurer que la distance minimale
de sécurité est correcte entre les parties sous tension et les parties mises à la terre, comme
spécifié ci-haut.
Vérifiez l’état des passages de câbles, des joints de presse étoupes et des joints à l’intérieur
de la boîte à bornes et remplacez-les, si nécessaire.
Si le moteur électrique a été utilisé pendant une longue période, vous devez effectuer une
inspection des balais et du collecteur. Lors de cette inspection, vous devez être à l'affût des
signes d'usure éventuelle - c'est courant pour les moteurs électriques utilisés depuis des
années.
Examinez bien les balais et le collecteur du moteur électrique et vérifiez s'il y a des signes
d'usure. Une usure excessive du balai peut entraîner des problèmes de commutation avec le
moteur, il faut donc changer le balai dès qu'il est usé. Il en va de même pour le
commutateur; ce composant doit être dans un état quasi vierge pour fonctionner
correctement. Il doit être lisse, poli et exempt de toute bosse, rainure ou égratignure.
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Après avoir noté toutes les zones présentant des signes d'usure, il est impératif de les faire
remplacer au plus vite.
Contrôler le silence de fonctionnement en rotation manuelle. Il faut qu'il n'y ait pas de
blocage, ni de bruits anormaux.
Nettoyer les roulements. Suivez strictement les instructions de lubrification, car leurs
besoins d'entretien ou leurs exigences de réparation peuvent varier. Remplacez toutes les
pièces usées.
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
charge, puis en faisant fonctionner le moteur. Vous pouvez ensuite mesurer la fréquence et
l'amplitude des vibrations avec les instruments adéquats.
Un moteur du type « TEFC » est un « moteur totalement fermé et ventilé ». Les pales du
ventilateur sont protégées par un cache métallique, à l'arrière du moteur.
Assurez-vous que le ventilateur est solidement fixé à la carcasse et qu'il n'est pas obstrué par
de la saleté ou d'autres débris. L'air doit pouvoir circuler librement et complètement à
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
travers les ouvertures du cache métallique arrière, sinon le moteur va surchauffer et finir par
tomber en panne.
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Une bonne lubrification joue un rôle essentiel dans la performance du moteur. Utilisez
seulement les types de graisse ou d’huile, les quantités et les intervalles de lubrification
recommandés pour les paliers. Ces informations sont disponibles sur la plaque signalétique
du moteur et les procédures de lubrification doivent être réalisées selon le type de lubrifiant
(huile ou graisse).
19 – Type de roulement côté attaque – Type de roulement côté opposé attaque. (C3 signifie
roulements à jeu augmenté).
21 – Type de graisse
Les moteurs sans graisseurs doivent être lubrifiés conformément au Plan de Maintenance. Le
démontage du moteur doit se faire conformément aux spécifications. Si des moteurs sont
équipés de roulements blindés, ces roulements doivent être remplacés à la fin de la vie utile
de la graisse.
Pour lubrifier les roulements lorsque le moteur est arrêté, procédez comme suit :
Avant de procéder au graissage, nettoyez soigneusement le graisseur et la zone
alentour ;
Soulevez la protection de l’entrée de graisse ;
Retirez le bouchon de sortie de graisse (non nécessaire pour les moteurs équipés de
dispositifs de décharge automatique de graisse;
Pompez environ la moitié de la quantité totale de graisse indiquée sur la plaque
signalétique du moteur et faites tourner le moteur pendant environ 1 (une) minute à
la vitesse nominale ;
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Pour changer l’huile d’un moteur lubrifié à l’huile, procédez comme suit :
arrêtez le moteur ;
retirez le bouchon de vidange d’huile fileté ;
ouvrez la soupape et évacuez l’huile ;
refermez la soupape de vidange ;
réinstallez le bouchon de vidange d’huile fileté ;
faites le plein du type et de la quantité d’huile comme spécifié sur la plaque
signalétique ;
vérifiez le niveau d’huile. Le niveau d’huile est OK quand le lubrifiant se trouve
approximativement au centre du verre-regard ;
réinstallez le bouchon d’entrée d’huile ;
vérifiez s’il y a des fuites d’huile et assurez-vous que tous les bouchons filetés non
utilisés sont fermés avec des bouchons.
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Pour extraire les organes montés sur le bout d'arbre du moteur utiliser impérativement un
extracteur.
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Dans le cas d'une bride; monter un joint neuf (39) ressort vers l'extérieur.
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Défaillances de paliers et défauts d’isolement sont les deux types les plus courants de
défectuosités des moteurs. La défaillance des paliers peut causer des ruptures de bagues,
des pertes d'étanchéité, des marquages de piste et de la pollution.
Comme les roulements sont faits avec une grande précision, leur montage nécessite de
prendre en considération les points suivants :
Nettoyage des pièces constituant l’environnement proche du roulement.
Assurance qualités dimensionnelles et géométriques de l’arbre, du logement, des
entretoises
Respect des procédures de montage
Inspection après montage
Lubrification adaptée
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
1. Identifiez les roulements sur base des plans, spécifications et procédures. Assurez-
vous que les dimensions, les formes et les
positions des portées de roulements
correspondent aux plans et spécifications du
constructeur.
2. Préparez les pièces et outillages nécessaires au
montage selon la méthode retenue.
3. Nettoyez soigneusement la zone de travail.
4. Nettoyez l’arbre
5. Inspecter les portées
6. Lubrifier l’arbre avec de l’huile ou utilisez de la
pâte de montage pour faciliter l’insertion du
roulement.
7. Nettoyez le roulement
8. Chauffer le roulement si le montage est par
dilatation.
9. Montage du roulement sur l’arbre (si à froid
utiliser une presse ou une douille de frappe; si par
dilatation, le roulement doit glisser tout seul)
10. Après le montage, il faut remplir de graisse tous les intervalles des joints, afin
d'empêcher l'entrée des poussières et l'apparition de rouille sur les parties usinées..
11. Avant la mise en route définitive, vérifiez le bon fonctionnement du montage:
absence d’anomalies telles que bruits, vibrations, températures ou jeu anormaux.
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Le montage à froid est une technique simple qui convient aux roulements de petites et
moyennes dimensions. Elle est comme suite :
montez la bague tournante par rapport à la charge avec un ajustement serré sur sa
portée.
réalisez l'emmanchement à l'aide de Presse ou Douille de frappe prenant appui sur la
bague du roulement qui présente l’ajustement le plus serré. Vous évitez ainsi de
solliciter les corps roulants et d'endommager le roulement.
Le montage par dilatation (ou à chaud) est utilisé pour éviter d’avoir à appliquer une force
excessive lors de montage serré avec des roulements de moyenne ou grandes dimensions.
Les roulements sont chauffés dans bain d’huile, plaque chauffante, dans un four, ou de loin
la meilleure solution, est le chauffage à induction.
La chauffe permet la dilatation des roulements. Ils sont ensuite montés et refroidissent à
température ambiante, permettant la contraction de la bague intérieure et donc le serrage
sur l’arbre.
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
La cause la plus courante des étincelles est un mauvais contact entre la surface des balais et
la surface du collecteur. Il est également possible que certains balais, qui ont un meilleur
contact que d’autres, tirent davantage de courant et de ce fait donnent des étincelles de
surcharges.
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Si un moteur alimenté par un convertisseur se met à produire des étincelles sans raison
apparente, on peut soupçonner un défaut dans le convertisseur.
4.3.2 Porte-balais
Les balais doivent pouvoir coulisser dans leurs cages. Si la poussière s’accumule dans
l’espace étroit entre porte-balais et balais, le mouvement sera réduit et il en résultera un
mauvais contact dû à la pression insuffisante du balai. La poussière peut provenir de l’usure
des balais ou du milieu ambiant. Tant que la poussière est sèche, on peut empêcher le balai
de se coincer dans le logement en «pompant», c’est-à-dire en tirant sur le fil du balai pour le
déplacer de quelques millimètres. S’il y a présence d’humidité ou d’huile, le nettoyage est
nécessaire et le «pompage» n’aura aucun effet.
Comme indiqué plus haut, un mauvais contact provoque des étincelles qui peuvent brûler le
collecteur aggravant ainsi le défaut. La formation d’étincelles peut être due à l’une des
raisons suivantes :
Balais coincés
Doigts de pression coincés
Huile sur les surfaces de contact
Surface de contact rayée
Mica séparant les lames dépasse (collecteur usé),
Vibrations
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Balais usés
Ne pas laisser s’user les balais au point que le shunt noyé dans le balai entre en contact avec
la surface tournante, car cela creuse des rainures sur le collecteur.
La périodicité des visites usuelles est indiquée dans la notice du produit. La plupart des balais
portent une marque indiquant la limite d'utilisation. Il est conseillé de ne pas dépasser ce
repère.
ATTENTION :
Ne jamais démonter un balai moteur en fonctionnement.
REMARQUE :
Si lors de l'inspection vous remarquez l'usure des lames du collecteur (l'isolant affleure à la
surface du collecteur, déformé), rayé, ou présenter une usure importante) demander le
tournage du collecteur et le refraisage des micas par un atelier qualifié.
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Le rodage consiste à donner à la face frottante d’un balai neuf, l’exacte courbure du
collecteur ou de la bague, de façon que le bon contact mécanique et électrique du balai soit
bien assuré dès sa mise en service.
Il faut naturellement, pendant le rodage, que le balai soit maintenu rigidement contre la
meule, non pas à la main, mais par l’intermédiaire d’un porte-balai fixé à 2 ou 3 mm de la
meule ; ensuite, il faut souffler soigneusement la face frottante pour en éliminer les grains
d’abrasifs qui auraient pu s’y fixer.
Le rodage se fait le plus souvent sur la machine elle-même sur tout ou partie du collecteur
(ou de la bague), avec des pinces appropriées ou à la main.
Les balais neufs mis en place dans leur porte-balai et appuyant sur la toile, on fait osciller le
rotor jusqu’à rodage complet des faces frottantes comme ci-dessous.
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Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
Après rodage à la toile ou à la ponce, il faut retirer les balais des porte-balais et souffler
énergiquement le collecteur et les faces frottantes des balais pour éliminer poussières
abrasives et poussières de charbon.
110
Chapitre III
Génie Électrique / Manuel de Cours / GEESA-17
2. Ruptures d’anneaux
La rupture de portion d’anneau est un défaut
qui apparaît aussi fréquemment que la cassure
de barres. Ces ruptures sont dues soit :
à des bulles de coulées
aux dilatations différentielles entre les
barres et les anneaux.
Il est difficile de détecter ce défaut et il est
généralement confondu avec la rupture de
barres.
Ces portions d’anneaux de court-circuit
véhiculent des courants plus importants que ceux des barres rotoriques. De ce fait, les
causes de leur cassure peuvent être :
un mauvais dimensionnement des anneaux,
le non-respect des conditions de fonctionnement (température, humidité,…)
une surcharge de couple.
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Chapitre III
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un défaut de charge,
un défaut de fabrication (Usinage).
Trois cas d'excentricité, sont généralement distingués :
1. l'excentricité statique, le rotor est déplacé du centre de l'alésage stator mais tourne
toujours autour de son axe
2. l'excentricité dynamique, le rotor est positionné au centre de l'alésage mais ne
tourne plus autour de son axe
3. l'excentricité mixte, associant les deux cas précédemment cités.
défaut d’isolant
court-circuit entre spires
court-circuit entre phases
court-circuit phase/bâti
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déséquilibre d’alimentation
défaut de circuit magnétique
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4. Court-circuit phase/bâti
Le bâti a généralement un potentiel flottant, il
est souvent relié à la masse. Lors d'un court-
circuit entre l’enroulement et le bâti, ce
dernier, prend le potentiel de l’enroulement à
l’endroit du court-circuit.
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Le courant circulant dans cette phase augmente et peut entraîner des défauts d’isolant dans
l’enroulement. Une mesure du courant de fuite pourrait permettre de détecter ce type de
défaut.
La plupart des défauts survenant dans les roulements des moteurs asynchrones sont liés à
l’usure du roulement et plus précisément une dégradation des billes, ou de la bande de
roulement. Ses causes possibles sont:
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Dans le cas le plus défavorable, la présence d’un roulement défectueux peut amener au
blocage du moteur.
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Sites internet
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Chapitre IV
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