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Reduction Des Matrices

Le document traite des valeurs propres et des vecteurs propres d'un endomorphisme dans un espace vectoriel, en définissant les concepts et en énonçant des propriétés et théorèmes associés. Il aborde également le polynôme caractéristique d'un endomorphisme, précisant que les valeurs propres sont les racines de ce polynôme et discutant des conditions de diagonalisation d'une matrice. Des exemples illustrent ces concepts, notamment la détermination des valeurs propres et des sous-espaces associés, ainsi que la diagonalisation de matrices.

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Le document traite des valeurs propres et des vecteurs propres d'un endomorphisme dans un espace vectoriel, en définissant les concepts et en énonçant des propriétés et théorèmes associés. Il aborde également le polynôme caractéristique d'un endomorphisme, précisant que les valeurs propres sont les racines de ce polynôme et discutant des conditions de diagonalisation d'une matrice. Des exemples illustrent ces concepts, notamment la détermination des valeurs propres et des sous-espaces associés, ainsi que la diagonalisation de matrices.

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1

CHAPITRE :

I-Valeurs propres et vecteurs propres d’un endomorphisme

I-1 Définition : 𝐸 étant un espace vectoriel sur ℝ et 𝑓 un endomorphisme des


𝐸, un scalaire 𝜆 est une valeur propre de 𝑓 s’il existe un vecteur 𝑢
⃗ non nul
vérifiant 𝑓(𝑢⃗ ) = 𝜆𝑢⃗ .

I-2 Définition : 𝐸 étant un espace vectoriel sur ℝ et 𝑓 un endomorphisme des


𝐸, un vecteur non nul 𝑢 ⃗ de 𝐸 est appelé vecteur propre de 𝑓 s’il existe un
⃗ ) = 𝜆𝑢
scalaire 𝜆 vérifiant 𝑓(𝑢 ⃗ .

I-3 Propriétés :

1) A tout vecteur propre 𝑢⃗ est associée une valeur propre unique .


2) Si 𝜆 est une valeur propre de 𝑓 , l’ensemble 𝐸𝜆 = {𝑢⃗ ∈ 𝐸 ∕ 𝑓(𝑢⃗ ) = 𝜆𝑢⃗}
est un sous-espace vectoriel propre associé à la valeur propre 𝜆 .Tout
vecteur 𝑢⃗ non nul de 𝐸𝜆 est un vecteur propre associé à 𝜆 .

II-Polynôme caractéristique d’un endomorphisme

II-1 Définition : Soit 𝐸 un espace vectoriel de dimension finie 𝑛 . Soit 𝑓 un


endomorphisme de 𝐸 de matrice 𝐴 dans une base ℬ de 𝐸 .Le polynôme
caractéristique de 𝑓 ou de la matrice 𝐴 est le polynôme noté 𝑃𝑓 ou 𝑃𝐴 défini par
𝑃𝑓 (𝜆) = det(𝐴 − 𝜆𝐼𝑛 ) où 𝐼𝑛 est la matrice unité d’ordre 𝑛 .Ce polynôme
dépend seulement de 𝑓 et non de la matrice 𝐴 choisie .

II-2 Propriété : Les valeurs propres d’un endomorphisme sont les racines de
son polynôme caractéristique .

II-3 Théorème : 𝜆 étant une valeur propre d’un endomorphisme 𝑓, le sous-


espace vectoriel propre 𝐸𝜆 associé à la valeur propre 𝜆 est de dimension au
plus égale à l’ordre de multiplicité de 𝜆 comme racine du polynôme
caractéristique 𝑃𝑓 .

Exemple : 𝐸 est un espace vectoriel sur ℝ de dimension 2 . Soit 𝑓 un


2 3
endomorphisme de 𝐸 de matrice 𝐴 = [ ] dans la base ℬ = (𝑖, 𝑗)
3 2
.Déterminer les valeurs propres de f et le sous-espace vectoriel propre associé
à chaque valeur propre .

Solution : le polynôme caractéristique de 𝑓 est 𝑃𝑓 défini par


1 0
𝑃𝑓 (𝜆) = det(𝐴 − 𝜆𝐼2 ) où 𝐼2 = [ ]
0 1
2

2−𝜆 3
𝑃𝑓 (𝜆) = | | = (2 − 𝜆)2 − 9 = (−1 − 𝜆)(5 − 𝜆) ⟺
3 2−𝜆
𝑃𝑓 (𝜆) = (−1 − 𝜆)(5 − 𝜆) . Pour déterminer les valeurs propres de 𝑓
,on résoud l’équation 𝑃𝑓 (𝜆) = 0 ⟺ 𝜆 = −1 𝑜𝑢 𝜆 = 5 .Les valeurs propres
de 𝑓 sont -1 et 5 . Soit 𝐸𝜆 = {𝑢⃗ ∈ 𝐸 ∕ 𝑓(𝑢 ⃗ ) = 𝜆𝑢⃗ } le sous-espace vectoriel
𝑥
propre associé à 𝜆 . Soit 𝑢 ⃗ = 𝑥𝑖 + 𝑦𝑗 ou 𝑢
⃗ (𝑦) . 𝑢
⃗ ∈ 𝐸𝜆 ⟺ 𝑓(𝑢 ⃗ ) = 𝜆𝑢
⃗ ⟺
2 3 𝑥 𝜆𝑥 2𝑥 + 3𝑦 = 𝜆𝑥 (2 − 𝜆)𝑥 + 3𝑦 = 0
[ ] (𝑦)=( ) ⟺ { ⟺{
3 2 𝜆𝑦 3𝑥 + 2𝑦 = 𝜆𝑦 3𝑥 + (2 − 𝜆)𝑦 = 0
3𝑥 + 3𝑦 = 0
- Si 𝜆 = −1 , on a { ⟺ 𝑥 + 𝑦 = 0 ⇒ 𝐸−1 = 𝑣𝑒𝑐𝑡((−1; 1))
3𝑥 + 3𝑦 = 0
−3𝑥 + 3𝑦 = 0
- Si 𝜆 = 5 , On a { ⟺ 𝑥 − 𝑦 = 0 ⇒ 𝐸5 = 𝑣𝑒𝑐𝑡((1; 1))
3𝑥 − 3𝑦 = 0

III-Diagonalisation

III-1 Problème : Etant donné un endomorphisme 𝑓 d’un espace vectoriel 𝐸 de


dimension finie, peut-on déterminer une base de 𝐸 dans laquelle 𝑓 est
représenté par une matrice diagonale ?

III-2 Théorème :Si ⃗⃗⃗⃗


𝑢1 , ⃗⃗⃗⃗
𝑢2 , ⋯ , ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑛 sont des vecteurs propres associés à des
valeurs propres 𝜆1 , 𝜆2 , ⋯ , 𝜆𝑛 alors le système(𝑢
⃗⃗⃗⃗1 , ⃗⃗⃗⃗ 𝑢𝑛 ) est libre .
𝑢2 , ⋯ , ⃗⃗⃗⃗

III-3 Endomorphisme diagonalisable :

Définition : Une matrice carrée 𝐴 d’ordre 𝑛 est diagonalisable si elle est


semblable à une matrice carrée diagonale 𝐷 d’ordre 𝑛 . C’est- à -dire qu’il
existe une matrice inversible 𝑃 telle que 𝐴 = 𝑃𝐷𝑃−1 .

Théorème : Soit 𝑓 un endomorphisme d’un espace vectoriel de dimension finie


𝑛 . Si 𝑓 admet n valeurs propres 𝜆1 , 𝜆2 , ⋯ , 𝜆𝑛 distinctes deux à deux alors 𝑓 est
diagonalisable .La matrice associée à f dans une base de vecteurs propres est la
matrice diagonale 𝐷 dont les termes diagonaux sont les valeurs propres .
𝜆1 0 ⋯0
0 𝜆2 0
𝐷=[ ]
⋮ ⋮ ⋱ ⋮
0 0 ⋯ 𝜆𝑛

Théorème :Un endomorphisme 𝑓 d’un espace vectoriel de dimension fini n est


diagonalisable si et seulement si :

1) Le polynôme caractéristique 𝑃𝑓 de 𝑓 admet dans ℝ 𝑛 valeurs propres


distinctes ou confondues .
3

2) Le sous-espace vectoriel 𝐸𝜆 associé à chaque valeur propre 𝜆 est de


dimension égale à la multiplicité de 𝜆 comme racine du polynôme
caractéristique 𝑃𝑓 .
III-4 Théorème de Cayley-Hamilton : Toute matrice est racine de son
polynôme caractéristique. Si 𝑃𝐴 est le polynôme caractéristique de 𝐴 alors
𝑃𝐴 (𝐴) = 0
III-5Exemples :
3 −2
Exemple1 : On considère la matrice carrée 𝐴 = [ ]
2 −2
1) Déterminer le polynôme caractéristique de 𝐴 et en déduire les valeurs
propres de 𝐴 .
2) Montrer que 𝐴 est diagonalisable .
3) Déterminer les sous-espaces vectoriels propres de 𝐴 ainsi qu’une base de
ℝ2 constituée des vecteurs propres de 𝐴
4) Déterminer une matrice diagonale 𝐷 e t une matrice régulière 𝑃 telle
que 𝐴 = 𝑃𝐷𝑃 −1 .
Solution :
1) Le polynôme caractéristique de 𝐴 est défini par 𝑃𝐴 (𝜆) = det(𝐴 − 𝜆𝐼2 ) .
3−𝜆 −2
𝑃𝐴 (𝜆) = | | = (3 − 𝜆)(−2 − 𝜆) + 4 = 𝜆2 − 𝜆 − 2
2 −2 − 𝜆
𝑃𝐴 (𝜆) = 0 ⇔ 𝜆2 − 𝜆 − 2 = 0 ⇔ (𝜆 + 1)(𝜆 − 2) = 0 ⇔
𝜆 = −1 ou 𝜆 = 2 . Les valeurs propres de 𝐴 sont -1 et 2
2) 𝐴 est une matrice carrée d’ordre 2 qui admet 2 valeurs propres
distinctes alors 𝐴 est diagonalisable .
3) • Sous-espace vectoriel propre 𝐸−1 associé à 𝜆 = −1 .
𝑥 3 −2 𝑥 −𝑥
Soit 𝑢
⃗ = (𝑦) . 𝑢 ⃗ ∈ 𝐸−1 ⇔ 𝐴. 𝑢 ⃗ = −𝑢 ⃗ ⇔[ ] (𝑦) = (−𝑦) ⇔
2 −2
3𝑥 − 2𝑦 = −𝑥 4𝑥 − 2𝑦 = 0
{ ⇔{ ⇔ 2𝑥 − 𝑦 = 0
2𝑥 − 2𝑦 = −𝑦 2𝑥 − 𝑦 = 0
𝐸−1 est la droite vectorielle d’équation 2𝑥 − 𝑦 = 0 .⃗⃗⃗⃗
𝑉1 = (1; 2) est une
base de𝐸−1 .
• Sous-espace vectoriel propre 𝐸2 associé à 𝜆 = 2
𝑥 3 −2 𝑥 2𝑥
Soit 𝑢
⃗ = (𝑦) . 𝑢 ⃗ ∈ 𝐸2 ⇔ 𝐴. 𝑢 ⃗ = 2𝑢⃗ ⇔[ ] (𝑦) = ( ) ⇔
2 −2 2𝑦
3𝑥 − 2𝑦 = 2𝑥 𝑥 − 2𝑦 = 0
{ ⇔{ ⇔ 𝑥 − 2𝑦 = 0
2𝑥 − 2𝑦 = 2𝑦 2𝑥 − 4𝑦 = 0
𝐸2 est la droite vectorielle d’équation 𝑥 − 2𝑦 = 0 . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉2 = (2; 1) est une
base de 𝐸2 .
4

ℬ ′ = (⃗⃗⃗⃗
𝑉1 ; ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉2 ) est une base de ℝ2 constituée des vecteurs propres de 𝐴
.
−1 0
4) La matrice diagonale 𝐷 = [ ] relativement à la base ℬ ′ .
0 2
1 2
La matrice 𝑃 = [ ] est la matrice de passage de la base canonique
2 1
de ℝ2 à la base ℬ ′ = (⃗⃗⃗⃗ 𝑉1 ; ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉2 ) .On a 𝐷 = 𝑃−1 𝐴𝑃 ⇔ 𝐴 = 𝑃𝐷𝑃−1 avec
−1⁄ 2⁄
−1
𝑃 =[ 3 3]
2⁄ −1⁄
3 3
⃗)
Exemple 2 : Soit 𝐸 un espace vectoriel sur ℝ de dimension 3 et ℬ = (𝑖; 𝑗, 𝑘
une base de 𝐸.Soit f un endomorphisme de E dont la matrice dans la base ℬ est
1 3 0
𝐴 = [3 −2 −1]
0 −1 1
1) Déterminer les valeurs propres de 𝑓 .
2) a) 𝑓 est-il diagonalisable ?
b) Déterminer dans une base appropriée de 𝐸 , la matrice 𝐷 diagonale
semblable .
3) Utiliser le polynôme caractéristique de 𝑓 pour :
a) Montrer que 𝐴 est inversible et calculer 𝐴−1 en fonction de 𝐴 .
b) Calculer 𝐴3 en fonction de 𝐴 .
Solution :
1) Le polynôme caractéristique de f est défini par 𝑃𝑓 (𝜆) = det(𝐴 − 𝜆𝐼3 )
1−𝜆 3 0
𝑃𝑓 (𝜆) = | 3 −2 − 𝜆 −1 |
0 −1 1−𝜆
−2 − 𝜆 −1 3 −1
= (1 − 𝜆) | | − 3| |
−1 1−𝜆 0 1−𝜆
= (1 − 𝜆)(𝜆2 + 𝜆 − 12)
𝑃𝑓 (𝜆) = 0 ⇔ 1 − 𝜆 = 0 ou 𝜆2 + 𝜆 − 12 = 0 ⇔ 𝜆 = 1 ;𝜆 = 3 ou 𝜆 = −4
Les valeurs propres de f sont 1 ; 3 ; -4 .
2) a) 𝑓 admet 3 valeurs propres distinctes et dimE=3 alors 𝑓 est
diagonalisable .
b) Pour répondre à la question , nous allons déterminer les sous-espaces
vectoriels propres de 𝑓 .
𝐸𝜆 = {𝑢⃗ ∈ 𝐸 ∕ 𝑓(𝑢 ⃗ ) = 𝜆𝑢
⃗}
5

𝑥 1 3 0 𝑥 𝜆𝑥
soit 𝑢⃗ (𝑦) . 𝑢 ⃗ ∈ 𝐸𝜆 ⇔ 𝑓(𝑢 ⃗ ) = 𝜆𝑢 ⃗ ⇔ [3 −2 −1] (𝑦) =(𝜆𝑦)
𝑧 0 −1 1 𝑧 𝜆𝑧
𝑥 + 3𝑦 = 𝜆𝑥 (1 − 𝜆)𝑥 + 3𝑦 = 0
⇔ {3𝑥 − 2𝑦 − 𝑧 = 𝜆𝑦 ⇔ {3𝑥 − (2 + 𝜆)𝑦 − 𝑧 = 0
−𝑦 + 𝑧 = 𝜆𝑧 −𝑦 + (1 − 𝜆)𝑧 = 0
3𝑦 = 0
𝑦=0 𝑦=0
• Pour 𝜆 = 1 , on a {3𝑥 − 3𝑦 − 𝑧 = 0 ⇔ { ⇔{
3𝑥 − 3𝑦 − 𝑧 = 0 𝑧 = 3𝑥
−𝑦 = 0
𝑦=0
𝐸1 est la droite vectorielle d’équations { et dont une base est
𝑧 = 3𝑥
𝑒1 (1; 0; 3) d’où 𝐸1 = 𝑣𝑒𝑐𝑡(𝑒⃗⃗⃗1 )
⃗⃗⃗
−2𝑥 + 3𝑦 = 0 −2𝑥 + 3𝑦 = 0
𝑦 = −2𝑧
• Pour 𝜆 = 3 ,on a {3𝑥 − 5𝑦 − 𝑧 = 0 ⇔ { 𝑦 + 2𝑧 = 0 ⇔ {
𝑥 = −3𝑧
−𝑦 − 2𝑧 = 0 3𝑥 − 5𝑦 − 𝑧 = 0
𝑦 = −2𝑧
𝐸3 est la droite vectorielle d’équations{ et dont une base est
𝑥 = −3𝑧
𝑒2 (−3; −2; 1) d’où 𝐸3 = 𝑣𝑒𝑐𝑡(𝑒⃗⃗⃗2 )
⃗⃗⃗
5𝑥 + 3𝑦 = 0 −𝑦 + 5𝑧 = 0
𝑦 = 5𝑧
• Pour𝜆 = −4 on a {3𝑥 + 2𝑦 − 𝑧 = 0 ⇔ { 5𝑥 + 3𝑦 = 0 ⇔ {
𝑥 = −3𝑧
−𝑦 + 5𝑧 = 0 3𝑥 + 2𝑦 − 𝑧 = 0
𝑦 = 5𝑧
𝐸−4 est la droite vectorielle d’équations { et dont une base est
𝑥 = −3𝑧
𝑒3 (−3; 5; 1) d’où 𝐸−4 = 𝑣𝑒𝑐𝑡(𝑒⃗⃗⃗3 )
⃗⃗⃗
ℬ ′ = (𝑒⃗⃗⃗1 ; ⃗⃗⃗ 𝑒3 ) est une base de E .
𝑒2 ; ⃗⃗⃗
1 0 0

Dans la base ℬ = (𝑒⃗⃗⃗1 ; ⃗⃗⃗ 𝑒3 ) la matrice de f est D= [0 3 0 ]
𝑒2 ; ⃗⃗⃗
0 0 −4
1 −3 −3
La matrice P=[0 −2 5 ] est la matrice de passage de la base
3 1 1
⃗ ′
ℬ = (𝑖; 𝑗, 𝑘) à la base ℬ = (𝑒⃗⃗⃗1 ; ⃗⃗⃗ 𝑒3 ) et on a D=𝑃−1 𝐴𝑃 .
𝑒2 ; ⃗⃗⃗
3) a) 𝑃𝑓 (𝜆) = (1 − 𝜆)(𝜆2 + 𝜆 − 12) = −𝜆3 + 13𝜆 − 12
D’après le Théorème de Cayley-Hamilton 𝑃𝑓 (𝐴) = 0 ⇔
−𝐴3 + 13𝐴 − 12𝐼3 = 0 ⇔ −𝐴3 + 13𝐴 = 12𝐼3 ⇔
−1 3 13 −1 13 −1 13
𝐴 + 𝐴 = 𝐼3 ⇔ 𝐴 ( 𝐴2 + 𝐼3 ) = ( 𝐴2 + 𝐼3 ) 𝐴 = 𝐼3 ⇒
12 12 12 12 12 12
−1 −1 2 13
A est inversible et 𝐴 = 𝐴 + 𝐼3
12 12
b) 𝑃𝑓 (𝐴) = 0 ⇔ −𝐴3 + 13𝐴 − 12𝐼3 = 0 ⇔ 𝐴3 = 13𝐴 − 12𝐼3 . On peut
utiliser cette formule pour calculer 𝐴3
6

Exemple 3 : Soit 𝑓 un endomorphisme de ℝ3 dont la matrice dans la base


3 −1 1
⃗ ) est 𝐴 = (0 2 0)
canonique ℬ = (𝑖; 𝑗, 𝑘
1 −1 3
1) Déterminer les valeurs propres de 𝑓
2) a) Déterminer les sous-espaces vectoriels propres de 𝑓
b) 𝑓 est-elle diagonalisable ?
c) Déterminer une base ℬ′ de ℝ3 dans laquelle la matrice 𝐷 de f est une
matrice diagonale .
d)Déterminer la matrice de passage 𝑃 de la base ℬ à la base ℬ′ et
montrer que 𝐷 = 𝑃−1 𝐴𝑃 .
Solution :
1) Le polynôme caractéristique de 𝑓 noté 𝑃𝑓 est défini par
3 − 𝜆 −1 1
𝑃𝑓 (𝜆) = det(𝐴 − 𝜆𝐼3 ) = | 0 2−𝜆 0 |
1 −1 3 − 𝜆
3−𝜆 1
= (2 − 𝜆) | | = (2 − 𝜆)[(3 − 𝜆)2 − 1]
1 3−𝜆
= (2 − 𝜆)2 (4 − 𝜆)

- 𝑃𝑓 (𝜆) = 0 ⇔ 𝜆 = 2 𝑜𝑢 𝜆 = 4
Les valeurs propres de 𝑓 sont 2 (de multiplicité 2) et 4(simple) .
𝑥
2) a) Soit 𝑢 ⃗ (𝑦) . 𝑢
⃗ ∈ 𝐸𝜆 ⇔ 𝑓(𝑢 ⃗ ) = 𝜆𝑢 ⃗ ⇔
𝑧
3 −1 1 𝑥 𝜆𝑥 (3 − 𝜆)𝑥 − 𝑦 + 𝑧 = 0
(0 2 0) (𝑦) = (𝜆𝑦) ⇔ { (2 − 𝜆)𝑦 = 0
1 −1 3 𝑧 𝜆𝑧 𝑥 − 𝑦 + (3 − 𝜆)𝑧 = 0
𝑥−𝑦+𝑧 =0
• Pour 𝜆 = 2 , on a { ⇔ 𝑥 − 𝑦 + 𝑧 = 0 . 𝐸2 est le plan
𝑥−𝑦+𝑧 =0
vectorielle d’équation 𝑥 − 𝑦 + 𝑧 = 0 dont une base est (𝑉 ⃗⃗⃗1 ; ⃗⃗⃗
𝑉2 ) avec
⃗⃗⃗
𝑉1 = (1; 1; 0) et ⃗⃗⃗
𝑉2 = (−1; 0; 1) ⇒ 𝐸2 = 𝑣𝑒𝑐𝑡(𝑉 ⃗⃗⃗1 ; ⃗⃗⃗
𝑉2 ) .
−𝑥 − 𝑦 + 𝑧 = 0 𝑥+𝑦−𝑧 =0
𝑥−𝑧 =0
• Pour 𝜆 = 4 , on a { −2𝑦 = 0 ⇔ { 𝑦=0 ⇔{
𝑦=0
𝑥−𝑦−𝑧 =0 𝑥−𝑦−𝑧 =0
𝑥−𝑧 =0
𝐸4 est la droite vectorielle d’équation { dont une base est
𝑦=0
⃗⃗⃗
𝑉3 = (1; 0; 1) . ⇒ 𝐸4 = 𝑣𝑒𝑐𝑡(𝑉 ⃗⃗⃗3 ) .
𝑏) 2 est une valeur propre de multiplicité 2 et dim𝐸2 =2 ; dim𝐸4 =1 d’où
𝑓 est diagonalisable .
7

⃗⃗⃗1 ; ⃗⃗⃗
3) ℬ ′ = (𝑉 𝑉2 ; ⃗⃗⃗
𝑉3 ) est une base de ℝ3 . Dans cette base , la matrice de 𝑓
2 0 0
est 𝐷 = (0 2 0) .
0 0 4
1 −1 1
4) La matrice de passage de la base ℬ à la base ℬ′ est 𝑃 = (1 0 0) .
0 1 1
0 1 0
−1 1 1
Sachant que 𝑃 −1 = ( ⁄2 ⁄2 ⁄2) on peut alors calculer
1⁄ −1⁄ 1⁄
2 2 2
−1
𝑃 𝐴𝑃 et trouver 𝐷 .
Exemple4 : Soit 𝑔 un endomorphisme de ℝ3 dont la matrice dans la base
1 3 1

canonique ℬ = (𝑖; 𝑗, 𝑘) est 𝐴 = [0 1 −5]
0 0 2
1) Déterminer les valeurs propres de 𝑔 .
2) a) Déterminer les sous-espaces vectoriels propres de 𝑔
b) 𝑔 est-elle diagonalisable ?
Solution :
1) Le polynôme caractéristique de 𝑔 noté 𝑃𝑔 est défini par
1−𝜆 3 1
𝑃𝑔 (𝜆) = det(𝐴 − 𝜆𝐼3 ) = | 0 1 − 𝜆 −5 |
0 0 2−𝜆
1−𝜆 5
= (1 − 𝜆) | | = (1 − 𝜆)2 (2 − 𝜆)
0 2−𝜆
𝑃𝑔 (𝜆) = 0 ⇔ 𝜆 = 1 𝑜𝑢 𝜆 = 2 . Les valeurs propres sont 1 (de
multiplicité 2) et 2(simple) .
𝑥 1 3 1 𝑥 𝜆𝑥
2) a) Soit 𝑢 𝑦
⃗ ( ). 𝑢 ⃗ ∈ 𝐸𝜆 ⇔ 𝑔(𝑢 )
⃗ = 𝜆𝑢 𝑦
⃗ ⇔ [0 1 −5] ( ) = (𝜆𝑦)
𝑧 0 0 2 𝑧 𝜆𝑧
𝑥 + 3𝑦 + 𝑧 = 𝜆𝑥 (1 − 𝜆)𝑥 + 3𝑦 + 𝑧 = 0
⇔ { 𝑦 − 5𝑧 = 𝜆𝑦 ⇔ { (1 − 𝜆)𝑦 − 5𝑧 = 0
2𝑧 = 𝜆𝑧 (2 − 𝜆)𝑧 = 0
3𝑦 + 𝑧 = 0
𝑧=0 𝑧=0
• Pour 𝜆 = 1 on a { −5𝑧 = 0 ⇔ { ⇔{
3𝑦 + 𝑧 = 0 𝑦=0
𝑧=0
𝑧=0
𝐸1 est une droite vectorielle d’équation { dont une base est 𝑖
𝑦=0
𝐸1 = 𝑣𝑒𝑐𝑡(𝑖) alors dim𝐸1 = 1 ⇒ g n’est pas diagonalisable car
dim𝐸1 ≠ 2 .
8

IV-Applications de la diagonalisation
IV-1 Calcul des puissances d’une matrice diagonale
Si 𝐴 est une matrice diagonalisable alors il existe une matrice régulière 𝑃 telle
que 𝐷 = 𝑃−1 𝐴𝑃 soit une matrice diagonale .
Propriété
𝜆1 0 ⋯ 0 𝜆1 𝑘 0 ⋯ 0
0 𝜆2 0 𝑘 0
Si 𝐷 = [ ] alors ∀𝑘 ∈ ℕ , 𝐷𝑘 = 0 𝜆2
⋮ ⋮ ⋱ ⋮ ⋮ ⋮ ⋱ ⋮
0 0 ⋯ 𝜆𝑛 [ 0 0 ⋯ 𝜆𝑛 𝑘 ]
Si 𝐴 = 𝑃𝐷𝑃−1 alors 𝐴𝑘 = 𝑃𝐷𝑘 𝑃−1
Exemple :
5 1 −1
𝐴 = [2 1 −2] calculons 𝐴𝑛 ( 𝑛 ∈ ℕ)
1 −1 3
𝐴 admet 3 valeurs distinctes 𝜆1 = 2 ; 𝜆2 = 4 ; 𝜆3 = 6
𝐸1 = 𝑣𝑒𝑐𝑡((0; 1; 1)) ; 𝐸4 = 𝑣𝑒𝑐𝑡((1; 0; 1)) et 𝐸6 = 𝑣𝑒𝑐𝑡((1; 1; 0))
𝐴 est diagonalisable . Il existe une matrice régulière 𝑃 et une matrice diagonale
𝐷 telle que 𝐷 = 𝑃−1 𝐴𝑃 .
−1⁄ 1⁄ 1⁄
0 1 1 2 2 2 2 0 0
−1
𝑃 = [1 0 1 ] 𝑃 = ⁄21 −1⁄2 1⁄2 et 𝐷 = [0 4 0]
1 1 0 1 1⁄ −1⁄ 0 0 6
[ ⁄2 2 2]
2𝑛 0 0
𝐷 𝑛 = [ 0 4𝑛 0 ]
0 0 6𝑛
𝐷 = 𝑃−1 𝐴𝑃 ⇔ 𝐴 = 𝑃𝐷𝑃−1 ⇒ 𝐴𝑛 = 𝑃𝐷𝑛 𝑃−1
−1⁄ 1⁄ 1⁄
0 1 1 2𝑛 0 0 2 2 2
𝐴𝑛 = [1 0 1 ] [ 0 4𝑛 0 ] 1⁄2 −1⁄2 1⁄2
1 1 0 0 0 6𝑛 1⁄ 1⁄ −1⁄
[ 2 2 2]
4𝑛 − 6𝑛 6 𝑛 − 4𝑛 4𝑛 − 6𝑛
1
𝐴𝑛 = [6𝑛 − 2𝑛 2 𝑛 + 6𝑛 2𝑛 − 6𝑛 ]
2
4𝑛 − 2𝑛 2 𝑛 − 4𝑛 2𝑛 + 4𝑛
9

IV-2 Propriétés des exponentielles des matrices


1) On désigne par 0𝑛 la matrice carrée nulle d’ordre 𝑛 et par 𝐼𝑛 la matrice
unité d’ordre 𝑛 . On a 𝑒 0𝑛 = 𝐼𝑛
2) Si 𝐴 et 𝐵 sont deux matrices carrée 𝑛 qui commutent c-a-d 𝐴𝐵 = 𝐵𝐴
alors 𝑒 𝐴+𝐵 =𝑒 𝐴 . 𝑒 𝐵 ainsi la matrice 𝑒 𝐴 est inversible et (𝑒 𝐴 )−1 =𝑒 −𝐴
3) Pour tout k∈ ℤ , 𝑒 𝑘𝐴 = (𝑒 𝐴 )𝑘
4) Si 𝐴 = 𝑃−1 𝐵𝑃 alors 𝑒 𝐴 = 𝑃−1 𝑒 𝐵 𝑃
5) Si 𝐷 est une matrice diagonale définie par
𝜆1 0 ⋯ 0 𝑒 𝜆1 0 ⋯ 0
0 𝜆2 0 𝜆2 0 ]
𝐷=[ ] alors 𝑒 𝐷 = [ 0 𝑒
⋮ ⋮ ⋱ ⋮ ⋮ ⋮ ⋱ ⋮
0 0 ⋯ 𝜆𝑛 0 0 ⋯ 𝑒 𝜆𝑛
IV-3 Résolution des systèmes différentiels linéaires à coefficients constants
On se propose de résoudre les systèmes différentiels linéaires de la forme
𝑑𝑥1
= 𝑎11 𝑥1 + 𝑎12 𝑥2 + ⋯ + 𝑎1𝑛 𝑥𝑛
𝑑𝑡
𝑑𝑥2
= 𝑎21 𝑥1 + 𝑎22 𝑥2 + ⋯ + 𝑎2𝑛 𝑥𝑛
𝑑𝑡
⋮ ⋮ ⋮ ⋮
𝑑𝑥𝑛
{ 𝑑𝑡 = 𝑎𝑛1 𝑥1 + 𝑎𝑛2 𝑥2 + ⋯ + 𝑎𝑛𝑛 𝑥𝑛

Où 𝑎𝑖𝑗 ∈ ℝ et 𝑥𝑖 est une fonction dérivable de ℝ vers ℝ


𝑥1
𝑥2
On pose 𝐴 = [𝑎𝑖𝑗 ] 1≤ 𝑖 ≤ 𝑛 et 1≤ 𝑗 ≤ 𝑛 et 𝑋 = ( ⋮ ) . Le système devient
𝑥𝑛
𝑑𝑋 𝑑𝑋
= 𝐴𝑋 où 𝐴 = [𝑎𝑖𝑗 ] et la dérivée du vecteur 𝑋 Si la matrice 𝐴 est
𝑑𝑡 𝑑𝑡
diagonalisable alors il existe une matrice régulière 𝑃 telle que 𝐷 = 𝑃−1 𝐴𝑃 soit
une matrice diagonale .
𝐷 = 𝑃−1 𝐴𝑃 ⇔ 𝐴 = 𝑃𝐷𝑃−1
On fait un changement de variable en posant 𝑌 = 𝑃−1 𝑋
𝑑𝑌 𝑑𝑋
On a =𝑃−1
𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑑𝑋 𝑑𝑋 𝑑𝑋
On a = 𝐴𝑋 ⇔ = 𝑃𝐷𝑃−1 𝑋 car 𝐴 = 𝑃𝐷𝑃−1 ⇒ 𝑃−1 = 𝑃 −1 𝑃𝐷𝑃−1 𝑋
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
−1 𝑑𝑋 𝑑𝑌
⇔ 𝑃 = 𝐷𝑃−1 𝑋 ⇔ =𝐷𝑌 ⇔ 𝑌 = 𝑒 𝐷𝑡 𝐶 où 𝐶 est un vecteur constant
𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑌 = 𝑃 𝑋 ⇔ 𝑋 = 𝑃𝑌 ⇔ 𝑋(𝑡) = 𝑃𝑒 𝐷𝑡 𝐶 où 𝐶 est un vecteur constant
−1
10

Exemple
𝑥 ′ (𝑡) = 𝑥(𝑡) − 𝑦(𝑡)
Soit à résoudre le système { ′ avec 𝑥(0) = 3; 𝑦 ′ (0) = −5
𝑦 (𝑡) = 2𝑥(𝑡) + 4𝑦(𝑡)
1 −1 𝑥(𝑡) 𝑥′(𝑡)
Considérons la matrice 𝐴 = [ ] .On pose 𝑋(𝑡) = ( ) ; 𝑋 ′ (𝑡) = ( )
1 4 𝑦(𝑡) 𝑦′(𝑡)
Le système devient 𝑋 ′ (𝑡) = 𝐴𝑋(𝑡). Le polynôme caractéristique de 𝐴 est 𝑃𝐴
défini par 𝑃𝐴 (𝜆) = 𝜆2 − 5𝜆 + 6. Les valeurs propres de 𝐴 sont
𝜆1 = 1 𝑒𝑡 𝜆2 = 3
𝐸2 = 𝑣𝑒𝑐𝑡((1; −1)) et 𝐸3 = 𝑣𝑒𝑐𝑡((1; −2)) .
1 1
𝐴 est diagonalisable .Il existe une matrice régulière 𝑃 = [ ] et une
−1 −2
2 0
matrice diagonale 𝐷 = [ ] telle que 𝐷 = 𝑃−1 𝐴𝑃 ⇔ 𝐴 = 𝑃𝐷𝑃−1 avec
0 3
2 1
𝑃−1 = [ ] . En posant 𝑌 = 𝑃−1 𝑋 le système devient 𝑌 ′ (𝑡) = 𝐷𝑌(𝑡) ⇔
−1 −1
𝑐1
𝑌(𝑡) = 𝑒 𝐷𝑡 𝐶 avec 𝐶 = (𝑐 ) vecteur constant .
2

𝑌 = 𝑃−1 𝑋 ⇔ 𝑋 = 𝑃𝑌 ⇔ 𝑋(𝑡) = 𝑃𝑌(𝑡) .


2𝑡
𝑌(𝑡) = 𝑒 𝐷𝑡 𝐶 = [𝑒
2𝑡
0 ] (𝑐1 ) ⇔ 𝑌(𝑡) = (𝑐1 𝑒 )
0 𝑒 3𝑡 𝑐2 𝑐2 𝑒 3𝑡
1 1 𝑐1 𝑒 2𝑡 𝑐 𝑒 2𝑡 + 𝑐 𝑒 3𝑡
𝑋(𝑡) = 𝑃𝑌(𝑡) = [ ] ( 3𝑡 ) ⇔ 𝑋(𝑡) = ( 1 2𝑡 2 3𝑡 )
−1 −2 𝑐2 𝑒 −𝑐1 𝑒 −2𝑐2 𝑒
𝑥(𝑡) = 𝑐1 𝑒 2𝑡 + 𝑐2 𝑒 3𝑡 𝑥(0) = 3 𝑐1 + 𝑐2 = 3
⇔{ 2𝑡 3𝑡 ; {𝑦(0) = −5 ⇔ {−𝑐 − 2𝑐 = −5 ⇔
𝑦(𝑡) = −𝑐1 𝑒 −2𝑐2 𝑒 1 2

𝑥(𝑡) = 𝑒 2𝑡 + 2𝑒 3𝑡
𝑐1 = 1 et 𝑐2 = 2 ⇔ { .
𝑦(𝑡) = −𝑒 2𝑡 − 4𝑒 3𝑡
IV-4 Etude de certaines suites récurrentes :
1) On donne 𝑢0 𝑒𝑡 𝑣0 et on définit les suites (𝑢𝑛 ) et (𝑣𝑛 ) pour n∈ ℕ par
𝑢 = 𝑎𝑢𝑛 + 𝑏𝑣𝑛
{ 𝑛+1
𝑣𝑛+1 = 𝑐𝑢𝑛 + 𝑑𝑣𝑛
𝑢𝑛 𝑎 𝑏
On pose 𝑋𝑛 = ( 𝑣 ) et 𝐴 = [ ] . On a alors 𝑋𝑛+1 = 𝐴𝑋𝑛 et on en
𝑛 𝑐 𝑑
déduit que 𝑋𝑛 = 𝐴𝑛 𝑋0 .
On diagonalise A et on calcule 𝐴𝑛
2) On donne 𝑢0 et 𝑢1 et on définit une suite (𝑢𝑛 ) pour 𝑛 ≥ 1 par
𝑢𝑛+1 = 𝑎𝑢𝑛 + 𝑏𝑢𝑛−1
11

On pose 𝑣𝑛 = 𝑢𝑛−1 . On a alors le système suivant


𝑢 = 𝑎𝑢𝑛 + 𝑏𝑣𝑛 𝑢𝑛 𝑎 𝑏
{ 𝑛+1 . On pose 𝑋𝑛 = ( 𝑣 ) et 𝐴 = [ ] on a alors
𝑣𝑛+1 = 𝑢𝑛 𝑛 1 0
𝑛−1
𝑋𝑛+1 = 𝐴𝑋𝑛 et on en déduit que 𝑋𝑛 = 𝐴 𝑋1
Exemple1
Soient (𝑢𝑛 ) et (𝑣𝑛 ) deux suites définies par 𝑢0 = 1 et 𝑣0 = 0 et
𝑢 = 2𝑢𝑛 + 𝑣𝑛
{ 𝑛+1 Exprimer 𝑢𝑛 et 𝑣𝑛 en fonction de 𝑛 .
𝑣𝑛+1 = 𝑢𝑛 + 2𝑣𝑛
Exemple2 :
Soient (𝑢𝑛 ) la suite définie par la donnée de 𝑢0 et 𝑢1 et pour tout entier
naturel non nul 𝑢𝑛+1 = 𝑢𝑛 + 2𝑢𝑛−1 . Exprimer 𝑢𝑛 en fonction de 𝑛 .
12
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