Fonctions de Plusieurs Variables
Fonctions de Plusieurs Variables
Ce chapitre est consacré aux fonctions de plusieurs variables c.a.d définies sur une partie de ℝ𝑛 . On se
limitera essentiellement aux fonctions de deux ou trois variables. Les éléments de ℝ2 = ℝ × ℝ sont des
couples (𝑥 ; 𝑦) et les éléments de ℝ3 = ℝ × ℝ × ℝ sont des triplets (𝑥; 𝑦; 𝑧) .
I-FONCTIONS DE 𝒏 VARIABLES :
1) Définition : On appelle fonction de deux variables réelles à valeurs réelles, toute fonction
𝑓: ℝ2 ⟶ ℝ qui au couple (𝑥; 𝑦) associe 𝑓(𝑥; 𝑦) .
2) Exemple : Considérons un rectangle 𝐴𝐵𝐶𝐷 . On note 𝑥 = 𝐴𝐵 et 𝑦 = 𝐵𝐶 . On a 𝑥 > 0 et 𝑦 > 0 .Le
périmètre de 𝐴𝐵𝐶𝐷 est 𝑝(𝑥; 𝑦) = 2(𝑥 + 𝑦) et l’aire de 𝐴𝐵𝐶𝐷 est 𝒜(𝑥; 𝑦) = 𝑥𝑦 . 𝑝 et 𝒜 sont des
fonctions de deux variables à valeurs réelles .
3) Domaine de définition :Soit 𝑓 une fonction de deux variables. On appelle domaine de définition de
𝑓, l’ensemble des couples (𝑥; 𝑦) de ℝ2 tels que 𝑓(𝑥; 𝑦) existe .
Exemples :
𝑥+𝑦
𝑎)𝑓(𝑥; 𝑦) = 𝑥−𝑦 . 𝑓(𝑥; 𝑦) existe si et seulement si 𝑥 − 𝑦 ≠ 0 ⇔ 𝑥 ≠ 𝑦 . 𝐷𝑓 = ℝ2 ∖ Δ où Δ est la
première bissectrice d’équation 𝑦 = 𝑥 .
𝑥𝑦
𝑏) 𝑔(𝑥; 𝑦) = . 𝑔(𝑥; 𝑦) existe si et seulement si 1 − 𝑥 2 − 𝑦 2 > 0 ⟺ 𝑥2 + 𝑦2 < 1 .
√1−𝑥 2 −𝑦 2
𝐷𝑔 = disque unité ouvert qui est l’ensemble des couples (𝑥; 𝑦) tels que 𝑥 2 + 𝑦 2 < 1
4) Représentation graphique :
Définition : Soit 𝑓 une fonction de deux variables à valeurs réelles définie sur un domaine
𝐷 .L’ensemble des points coordonnées (𝑥; 𝑦; 𝑧) avec 𝑧 = 𝑓(𝑥; 𝑦) pour (𝑥; 𝑦) parcourant 𝐷 est
appelé surface d’équation 𝑧 = 𝑓(𝑥; 𝑦) .
Pour représenter une fonction 𝑓 définie de ℝ2 dans ℝ , on représente les points de 𝑀 coordonnées
(𝑥; 𝑦; 𝑓(𝑥, 𝑦)) .
- Une fonction de trois variables à valeurs réelles est une fonction 𝑓 définie de ℝ 3 vers ℝ qui à
(𝑥; 𝑦; 𝑧) associe 𝑓(𝑥; 𝑦; 𝑧) .
- Une fonction de trois variables à valeurs vectorielles est par exemple une fonction 𝑓 dééfinie de ℝ3
vers ℝ2 ou de ℝ3 vers ℝ3 .
𝑥
I-3 Exemples : 𝑓(𝑥; 𝑦) = (𝑥 + √𝑦 ; 𝑥 − 𝑦 ; 𝑦) ; 𝑔(𝑥; 𝑦; 𝑧) = (𝑥 + 𝑦 ; 𝑥𝑦𝑧) ;
ℎ(𝑥; 𝑦; 𝑧) = (𝑥 2 ; 2𝑧 ; 𝑥𝑧 + 𝑦) . 𝑓; 𝑔; ℎ sont des fonctions à valeurs réelles .
II-LIMITES ET CONTINUITE :
Dans ce paragraphe , nous étudions le cas des fonctions de ℝ2 dans ℝ et les résultats vont être généralisés
très facilement aux fonctions de ℝ𝑛 dans ℝ, puis aux fonctions de ℝ𝑛 dans ℝ𝑝 .
II-1 Limites :
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Remarque :
Soit 𝑓 une fonction de ℝ2 vers ℝ et 𝑙 un réel. S’il existe une fonction 𝑔 de ℝ2 vers ℝ telle que |𝑓(𝑥; 𝑦)| ≤
𝑔(𝑥; 𝑦) et lim 𝑔(𝑥; 𝑦) = 0 alors lim 𝑓(𝑥; 𝑦) = 𝑙 .
(𝑥;𝑦)→(𝑥0 ;𝑦0 ) (𝑥;𝑦)→(𝑥0 ;𝑦0 )
𝑥 3 +𝑦 3
Exemple : 𝑓 est définie par 𝑓(𝑥; 𝑦) = 𝑥 2 +𝑦 2 .
𝐷𝑓 = ℝ2 ⃥ {(0; 0)} .
𝑥 3 +𝑦 3 𝑥3 𝑦3 𝑥3 |𝑥 3 | 𝑦3 |𝑦 3 |
|𝑓(𝑥; 𝑦)| = | | ≤ |𝑥 2 +𝑦2 | + |𝑥 2 +𝑦 2 | or |𝑥 2 +𝑦 2 | ≤ |𝑥 2 | et |𝑥 2 +𝑦2 | ≤ |𝑦 2 | ⟹
𝑥 2 +𝑦 2
|𝑥 3 | |𝑦 3 |
|𝑓(𝑥; 𝑦)| ≤ + |𝑦 2 | ⇔ |𝑓(𝑥; 𝑦)| ≤ |𝑥| + |𝑦| .
|𝑥 2 |
II-2 Continuité :
III-DERIVEES PARTIELLES :
Les dérivées partielles d’une fonction de deux variables 𝑥 et 𝑦 se calculent de la façon suivante :
𝜕𝑓
- La dérivée partielle de 𝑓 par rapport à 𝑥 est une fonction de deux variables que l’on note 𝜕𝑥 . On
considère que 𝑦 est constant et on dérive la fonction comme une fonction d’une variable 𝑥 .
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𝜕𝑓
- La dérivée partielle de 𝑓 par rapport à 𝑦 est une fonction de deux variables que l’on note 𝜕𝑦 . On
considère que 𝑥 est constant et on dérive la fonction comme une fonction d’une variable 𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
.Remarque : On note 𝑑𝑓 la différentielle de la fonction 𝑓 . 𝑑𝑓 = 𝜕𝑥 𝑑𝑥 + 𝜕𝑦 𝑑𝑦
Exemples :
𝜕𝑓 𝜕𝑓
1) 𝑓(𝑥; 𝑦) = 𝑥 3 𝑦 4 ; (𝑥; 𝑦) = 3𝑥 2 𝑦 4 ; (𝑥; 𝑦) = 4𝑥 3 𝑦 3 .
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝑥+𝑦 𝜕𝑔 (𝑥+𝑦)′(𝑥−𝑦)−(𝑥+𝑦)(𝑥−𝑦)′ 𝑥−𝑦−𝑥−𝑦 −2𝑦
2) 𝑔(𝑥; 𝑦) = 𝑥−𝑦 ; (𝑥; 𝑦) = = = (𝑥−𝑦)2
𝜕𝑥 (𝑥−𝑦)2 (𝑥−𝑦)2
𝜕𝑔 (𝑥+𝑦)′(𝑥−𝑦)−(𝑥+𝑦)(𝑥−𝑦)′ 𝑥−𝑦+𝑥+𝑦 2𝑥
(𝑥; 𝑦) = = = (𝑥−𝑦)2
𝜕𝑦 (𝑥−𝑦)2 (𝑥−𝑦)2
Soit 𝑓 une fonction définie de ℝ 3 vers ℝ qui à (𝑥; 𝑦; 𝑧) associe 𝑓(𝑥; 𝑦; 𝑧) .On définit alors les dérivées
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
partielles ; et .
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
Exemple : 𝑓(𝑥; 𝑦; 𝑧) = 𝑥𝑦 2 𝑧 3 . 𝜕𝑥 (𝑥; 𝑦; 𝑧) = 𝑦 2 𝑧 3 ; 𝜕𝑦 (𝑥; 𝑦; 𝑧) = 2𝑥𝑦𝑧 3 ; (𝑥; 𝑦; 𝑧) = 3𝑥𝑦 2 𝑧 2 .
𝜕𝑧
1) Soit 𝑓 la fonction définie de ℝ2 vers ℝ2 par 𝑓(𝑥; 𝑦) = (𝑓1 (𝑥; 𝑦); 𝑓2 (𝑥; 𝑦))
𝜕𝑓 𝜕𝑓1 𝜕𝑓2 𝜕𝑓 𝜕𝑓1 𝜕𝑓2
(𝑥; 𝑦) = ( (𝑥; 𝑦); (𝑥; 𝑦)) et (𝑥; 𝑦) = ( (𝑥; 𝑦); (𝑥; 𝑦))
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦
2) Soit 𝑓 la fonction définie de ℝ2 vers ℝ3 par 𝑓(𝑥; 𝑦) = (𝑓1 (𝑥; 𝑦); 𝑓2 (𝑥; 𝑦); 𝑓3 (𝑥; 𝑦))
𝜕𝑓 𝜕𝑓1 𝜕𝑓2 𝜕𝑓3 𝜕𝑓
(𝑥; 𝑦) = ( (𝑥; 𝑦); (𝑥; 𝑦); (𝑥; 𝑦)) et (𝑥; 𝑦) =
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
( 𝜕𝑦1 (𝑥; 𝑦); 𝜕𝑦2 (𝑥; 𝑦); 𝜕𝑦3 (𝑥; 𝑦))
3) Soit 𝑓 la fonction définie de ℝ3 vers ℝ2 par 𝑓(𝑥; 𝑦: 𝑧) = (𝑓1 (𝑥; 𝑦; 𝑧); 𝑓2 (𝑥; 𝑦; 𝑧))
𝜕𝑓 𝜕𝑓1 𝜕𝑓2
(𝑥; 𝑦; 𝑧) = ( (𝑥; 𝑦; 𝑧); (𝑥; 𝑦; 𝑧))
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
𝜕𝑓 𝜕𝑓1 𝜕𝑓2 𝜕𝑓 𝜕𝑓1 𝜕𝑓2
(𝑥; 𝑦; 𝑧) = ( (𝑥; 𝑦; 𝑧); (𝑥; 𝑦; 𝑧)) ; (𝑥; 𝑦; 𝑧) = ( (𝑥; 𝑦; 𝑧); (𝑥; 𝑦; 𝑧))
𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑧 𝜕𝑧 𝜕𝑧
𝑥
Exemples: Calculons les dérivées partielles de 𝑓, 𝑔 définies par 𝑓(𝑥; 𝑦) = (𝑥 + √𝑦; 𝑥 − 𝑦; 𝑦) et
𝑔(𝑥; 𝑦; 𝑧) = (𝑥 + 𝑦; 𝑥𝑦𝑧; 𝑧 2 ) .
𝜕𝑓 1 𝜕𝑓 1 −𝑥
(𝑥; 𝑦) = (1 ; 1 ; ) ; (𝑥; 𝑦) = ( ; −1 ; )
𝜕𝑥 𝑦 𝜕𝑦 2√𝑦 𝑦2
𝜕𝑔 𝜕𝑔 𝜕𝑔
(𝑥; 𝑦; 𝑧) = (1; 𝑦𝑧; 0) ; (𝑥; 𝑦; 𝑧) = (1; 𝑥𝑧; 0) ; (𝑥; 𝑦; 𝑧) = (0; 𝑥𝑦; 2𝑧)
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
𝑓 étant une fonction numérique d’une variable réelle, nous savons définir lorsqu’elles existent
𝑓 ′ ; 𝑓 ′′ ; 𝑓 (3) ; 𝑓 (4) ; ⋯ . Exactement de la même façon , nous allons procéder pour une fonction à deux ,
trois variables .
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𝜕2 𝑓 𝜕 𝜕𝑓
= 𝜕𝑥 (𝜕𝑥 ) : On dérive deux fois par rapport à 𝑥
𝜕𝑥 2
𝜕2 𝑓 𝜕 𝜕𝑓
= 𝜕𝑦 (𝜕𝑦) : On dérive deux fois par rapport à 𝑦
𝜕𝑦 2
𝜕2 𝑓 𝜕 𝜕𝑓
= 𝜕𝑥 (𝜕𝑦) : On dérive une fois par rapport à 𝑦 puis par rapport à 𝑥
𝜕𝑥𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕 𝜕𝑓
= 𝜕𝑦 (𝜕𝑥 ) : On dérive une fois par rapport à 𝑥 puis par rapport à 𝑦 .
𝜕𝑦𝜕𝑥
Exemple : 𝑓(𝑥; 𝑦) = 𝑥 3 𝑒 𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝑥; 𝑦) = 3𝑥 2 𝑒 𝑦 ; (𝑥; 𝑦) = 𝑥 3 𝑒 𝑦
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
(𝑥; 𝑦) = 6𝑥𝑒 𝑦 ; (𝑥; 𝑦) = 𝑥 3 𝑒 𝑦
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
(𝑥; 𝑦) = 3𝑥 2 𝑒 𝑦 ; (𝑥; 𝑦) = 3𝑥 2 𝑒 𝑦
𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑦𝜕𝑥
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
Soit 𝑓 une fonction définie sur un domaine de ℝ2 . Si les dérivées partielles secondes 𝜕𝑥𝜕𝑦 et 𝜕𝑦𝜕𝑥 existent
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
et sont continues alors elles sont égales . c.a.d 𝜕𝑥𝜕𝑦 (𝑥; 𝑦) = 𝜕𝑦𝜕𝑥 (𝑥; 𝑦)
Exemple : 𝑓(𝑥; 𝑦) = √𝑥 3 𝑦 .
𝜕𝑓 3𝑥 2 𝑦 3𝑥 2 𝑦 3𝑥𝑦 3
(𝑥; 𝑦) = = 2𝑥 =2 = 2 √𝑥𝑦
𝜕𝑥 2√𝑥 3 𝑦 √𝑥𝑦 √𝑥𝑦
𝜕𝑓 𝑥3 𝑥3 𝑥2 𝑥 2 √𝑥𝑦 𝑥√𝑥𝑦
(𝑥; 𝑦) = = 2𝑥 =2 = =
𝜕𝑦 2√𝑥 3 𝑦 √ 𝑥𝑦 √ 𝑥𝑦 2𝑥𝑦 2𝑦
3𝑥2
𝜕2 𝑓 1 𝑦 1 3𝑥 2 𝑦 3 𝑥 3 𝑥
(𝑥; 𝑦) = =4 √𝑥 3 = 4 = 4 √𝑦
𝜕𝑥𝜕𝑦 2 𝑥3 𝑦 √𝑥𝑦
2√
4
𝜕2 𝑓 3 𝑥 3√𝑥 3 𝑥
(𝑥; 𝑦) = =4 = 4 √𝑦
𝜕𝑦𝜕𝑥 2 2√𝑥𝑦 √𝑦
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
Alors (𝑥; 𝑦) = (𝑥; 𝑦)
𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑦𝜕𝑥
Fonction de classe 𝒄𝒏 :
- Une fonction de plusieurs variables est de classe 𝑐 1 si ses dérivées partielles d’ordre 1 existent et
sont continues .
- Une fonction de plusieurs variables est de classe 𝑐 2 si ses dérivées partielles existent et sont
continues .
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IV-Recherche d’extremas :
IV-1 Définition :
1) On dit que 𝑓 admet un maximum relatif en (𝑥0 ; 𝑦0 ) de 𝐷 lorsqu’il existe un ouvert 𝑂 ⊂ 𝐷 telle que
𝑓(𝑥; 𝑦) ≤ 𝑓(𝑥0 ; 𝑦0 ) ∀(𝑥; 𝑦) ∈ 𝑂 ⃥{(𝑥0 ; 𝑦0 )} .
2) On dit que 𝑓admet un minimum relatif en (𝑥0 ; 𝑦0 ) ∈ 𝐷 lorsqu’il existe un ouvert 𝑂 ⊂ 𝐷 telle que
𝑓(𝑥; 𝑦) ≥ 𝑓(𝑥0 ; 𝑦0 ) ; ∀(𝑥; 𝑦) ∈ 𝑂 ⃥{(𝑥0 ; 𝑦0 )} .
3) On dit que 𝑓admet un minimum absolu en (𝑥0 ; 𝑦0 ) ∈ 𝐷 lorsque ∀(𝑥; 𝑦) ∈ 𝐷 𝑓(𝑥; 𝑦) ≤ 𝑓(𝑥0 ; 𝑦0 )
.
4) On dit que 𝑓admet un maximum absolu en (𝑥0 ; 𝑦0 ) ∈ 𝐷 lorsque ∀(𝑥; 𝑦) ∈ 𝐷 𝑓(𝑥; 𝑦) ≥
𝑓(𝑥0 ; 𝑦0 ) .
𝑥 9 = 𝑥 ⇔ 𝑥 9 − 𝑥 = 0 ⇔ 𝑥(𝑥 8 − 1) = 0 ⇔ 𝑥 = 0 ou 𝑥 8 = 1 ⇔ 𝑥 = 0 ou 𝑥 2 = 1 ⇔ 𝑥 = 0 ou
𝑥 = −1 ou 𝑥 = 1 .
𝑆𝑖 𝑥 = 0 alors 𝑦 = 𝑥 3 = 0 on a le point 𝑂(0 :0)
𝑆𝑖 𝑥 = 1 alors 𝑦 = 𝑥 3 = 1 on a le point 𝐴(1; 1)
𝑆𝑖 𝑥 = −1 alors 𝑦 = 𝑥 3 = −1 on a le point 𝐵(−1; −1)
𝐿𝑒𝑠 points critiques sont 𝑂(0 :0) ; 𝐴(1; 1) ; 𝐵(−1; −1) .
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
2- (𝑥; 𝑦) = 12𝑥 2 ; (𝑥; 𝑦) = 12𝑦 2 ; (𝑥; 𝑦) = (𝑥; 𝑦) = −4 .
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑦𝜕𝑥
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
• Pour 𝑂(0 :0) , 𝑟 = 𝜕𝑥 2 (0; 0) = 0 ; 𝑡 = 𝜕𝑦 2 (0; 0) = 0 ; 𝑠 = 𝜕𝑥𝜕𝑦 (0; 0) 𝑟𝑡 − 𝑠 2 =
−16 < 0 ⇒ 𝑂(0 ;0) n’est pas un extremum local .
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
• Pour 𝐴(1; 1) , 𝑟 = 𝜕𝑥 2 (1; 1) = 12; 𝑡 = 𝜕𝑦 2 (1; 1) = 12 ; 𝑠 = 𝜕𝑥𝜕𝑦 (1; 1) = −4
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= (1 + ℎ)4 + (1 + 𝑘)4 − 4(1 + ℎ)(1 + 𝑘) + 2
= ℎ4 + 𝑘 4 + 4(ℎ3 + 𝑘 3 ) + 6(ℎ2 + 𝑘 2 ) − 4ℎ
Or ℎ + 𝑘 ≥ 4ℎ𝑘 ⇔ −4ℎ𝑘 ≥ −(ℎ2 + 𝑘 2 ) ⇒
2 2
𝜕2 𝑔 𝜕2 𝑔 𝜕2 𝑔
𝑟 = 𝜕𝑥 2 (0; 0) = 2 ; 𝑡 = 𝜕𝑦 2 (0; 0) = 0 ; 𝑠 = 𝜕𝑥𝜕𝑦 (0; 0) = 0
• En dimension 2 , 𝑓étant une fonction de deux variables (𝑥; 𝑦) et 𝑎 = (𝑎1 ; 𝑎2 ) un point de ℝ2 , la matrice
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
(𝑎) (𝑎)
𝜕𝑥 2 𝜕𝑥𝜕𝑦
hessienne de 𝑓 en 𝑎 est ℋ𝑓 (𝑎) = [ 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
]
(𝑎) (𝑎)
𝜕𝑦𝜕𝑥 𝜕𝑦 2
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• En dimension 3 , 𝑓étant une fonction de 3 variables (𝑥; 𝑦; 𝑧) et 𝑎 = (𝑎1 ; 𝑎2 ; 𝑎3 ) un point de ℝ3 , la
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
(𝑎) (𝑎) (𝑎)
𝜕𝑥 2 𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑥𝜕𝑧
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
matrice hessienne de 𝑓 en 𝑎 est ℋ𝑓 (𝑎) = 𝜕𝑦𝜕𝑥
(𝑎) 𝜕𝑦 2
(𝑎) 𝜕𝑦𝜕𝑧
(𝑎)
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
[ 𝜕𝑧𝜕𝑥 (𝑎) 𝜕𝑧𝜕𝑦
(𝑎) 𝜕𝑧 2
(𝑎) ]
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Remarque : On pouvait aussi utiliser les formules de Monge.
Exemple 2 : 𝑓(𝑥, 𝑦) = 𝑥 4 + 𝑦 4 − 2(𝑥 + 𝑦)2
1- Déterminer les points critiques de 𝑓.
2- Caractériser chacun de ces points.
Solution :
𝜕𝑓 𝜕𝑓
1- Les dérivées partielles sont : (𝑥, 𝑦) = 4𝑥 3 − 4(𝑥 + 𝑦) et (𝑥, 𝑦) = 4𝑦 3 − 4(𝑥 + 𝑦)
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓
(𝑥, 𝑦) = 0 4𝑥 3 − 4(𝑥 + 𝑦) = 0 4𝑥 3 = 4(𝑥 + 𝑦) 𝑥3 = 𝑦3 𝑦=𝑥
𝜕𝑥
𝜕𝑓 ⟺{ 3 ⇔ { 3 ⇔ { 3 ⇔{ 3
(𝑥, 𝑦) = 0 4𝑦 − 4(𝑥 + 𝑦) = 0 4𝑦 = 4(𝑥 + 𝑦) 4𝑥 = 4(𝑥 + 𝑦) 4𝑥 − 8𝑥 = 0
𝜕𝑦
𝑦=𝑥
⟺{ ⇔ {𝑥 = 0 𝑜𝑢 𝑥 = √2 𝑜𝑢 𝑥 = −√2 . On obtient alors les points critiques
4𝑥(𝑥 2 − 2) = 0 𝑦=𝑥
suivants : 𝑂(0,0) ; 𝐴(√2, √2) et 𝐵(−√2, −√2) .
2- On va utiliser ici les matrices hessiennes pour caractériser ces points critiques.
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
(𝑥; 𝑦) = 12𝑥 2 − 4 ; (𝑥; 𝑦) = 12𝑦 2 − 4 ; (𝑥; 𝑦) = (𝑥; 𝑦) = −4
𝜕𝑥 2 𝜕𝑦 2 𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑦𝜕𝑥
La matrice hessienne de 𝑓 en tout point (𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 est donnée par ℋ𝑓 (𝑥, 𝑦) =
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
(𝑥, 𝑦) (𝑥, 𝑦)
𝜕𝑥 2 𝜕𝑥𝜕𝑦 12𝑥 2 − 4 −4
[ 𝜕2 𝑓 ] d’où ℋ𝑓 (𝑥, 𝑦) = [ ]
(𝑥, 𝑦)
𝜕2 𝑓
(𝑥, 𝑦) −4 12𝑦 2 − 4
𝜕𝑦𝜕𝑥 𝜕𝑦 2
−4 −4
•ℋ𝑓 (0,0) = [ ] . Le polynôme caractéristique de ℋ𝑓 (0,0) est 𝑃0 définie par 𝑃0 (𝜆) =
−4 −4
−4 − 𝜆 −4
det(ℋ𝑓 (0,0) − 𝜆𝐼2 ) = | |
−4 −4 − 𝜆
2 2
= (−4 − 𝜆) − 4
= 𝜆(𝜆 + 8)
Les valeurs propres de ℋ𝑓 (0,0) sont 𝜆1 = −8 et 𝜆2 = 0 . On ne peut rien affirmer .
Pour 𝑥 ∈ ℝ , calculons 𝑓(𝑥, 𝑥) et 𝑓(𝑥, −𝑥) .
𝑓(𝑥, 𝑥) = 2𝑥 4 − 8𝑥 2 = 2𝑥 2 (𝑥 2 − 4) ≤ 0 au voisinage de 0 or 𝑓(0,0) = 0
𝑓(𝑥, −𝑥) = 2𝑥 4 ≥ 0. Au voisinage de 0, on a 𝑓(𝑥, 𝑥) ≤ 𝑓(0,0) et 𝑓(𝑥, −𝑥) ≥ 𝑓(0,0)
Alors 𝑂(0,0) est un point selle .
20 −4
•ℋ𝑓 (√2, √2) = ℋ𝑓 (−√2, −√2) = [ ]. Le polynôme caractéristique de ℋ𝑓 (√2, √2) =
−4 20
20 − 𝜆 −4
ℋ𝑓 (−√2, −√2) est 𝑃√2 définie par 𝑃√2 (𝜆) = det(ℋ𝑓 (√2, √2) − 𝜆𝐼2 ) = | |
−4 20 − 𝜆
= (20 − 𝜆)2 − 42
= (16 − 𝜆)(24 − 𝜆)
Les valeurs propres de ℋ𝑓 (√2, √2) = ℋ𝑓 (−√2, −√2) sont 𝜆1 = 16 et 𝜆2 = 24 . On a 𝜆1 > 0 et
𝜆2 > 0 alors ; 𝐴(√2, √2) et 𝐵(−√2, −√2) sont des minimas locaux .
Exemple 3 : 𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 1 + 2𝑦 − 3𝑦 2 + 2𝑥𝑧 − 3𝑧 2
1- Déterminer les points critiques de 𝑓.
2- Caractériser chacun de ces points.
Solution :
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
1- Les dérivées partielles sont : (𝑥, 𝑦, 𝑧) = 2𝑧 ; (𝑥, 𝑦, 𝑧) = 2 − 6𝑦 ; (𝑥, 𝑦, 𝑧) = 2𝑥 − 6𝑧
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
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𝜕𝑓
(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 0
𝜕𝑥
𝜕𝑓
2𝑧 = 0
Le système d’équations donnant les points critiques est (𝑥, 𝑦, 𝑧) = 0 ⇔ { 2 − 6𝑦 = 0
𝜕𝑦
𝜕𝑓 2𝑥 − 6𝑧 = 0
{𝜕𝑦 (𝑥, 𝑦, 𝑧) = 0
𝑧=0
1 1
⇔ { 𝑦 = 3 . Alors le point 𝐴(0, 3 , 0) est le seul point critique de 𝑓 .
𝑥=0
2- Pour caractériser ce point critique , on ne peut utiliser que la matrice hessienne. Les formules ne
Monge ne peuvent pas s’appliquer ici .
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
2
(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 0 ; 2
(𝑥, 𝑦, 𝑧) = −6 ; (𝑥, 𝑦, 𝑧) = −6 ;
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧 2
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
(𝑥, 𝑦, 𝑧) = (𝑥, 𝑦, 𝑧) = 0 ; (𝑥, 𝑦, 𝑧) = (𝑥, 𝑦, 𝑧) = 2 ; (𝑥, 𝑦, 𝑧) =
𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑦𝜕𝑥 𝜕𝑥𝜕𝑧 𝜕𝑧𝜕𝑥 𝜕𝑦𝜕𝑧
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
(𝑎) (𝑎) (𝑎)
𝜕𝑥 2 𝜕𝑥𝜕𝑦 𝜕𝑥𝜕𝑧
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 0 . En 𝑎 = (𝑥, 𝑦, 𝑧) ℋ𝑓 (𝑎) = (𝑎) (𝑎) (𝑎)
𝜕𝑧𝜕𝑦 𝜕𝑦𝜕𝑥 𝜕𝑦 2 𝜕𝑦𝜕𝑧
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
𝜕𝑧𝜕𝑦 [ 𝜕𝑧𝜕𝑥 (𝑎)
(𝑎) 𝜕𝑧 2 (𝑎) ]
0 0 2 0 0 2
1
(𝑥,
Ainsi ℋ𝑓 𝑦, 𝑧) = (0 −6 0 ) d’où ℋ𝑓 ((0, 3 , 0) = (0 −6 0 )
2 0 −6 2 0 −6
1
Le polynôme caractéristique de ℋ𝑓 (0, 3 , 0) est 𝑃 défini par 𝑃(𝜆) =
0−𝜆 0 2
1
det (ℋ𝑓 (0, 3 , 0) − 𝜆𝐼3 ) = | 0 −6 − 𝜆 0 |
2 0 −6 − 𝜆
−𝜆 2
= (−6 − 𝜆) | | = (−6 − 𝜆)(𝜆2 + 6𝜆 − 4)
2 −6 − 𝜆
𝑃(𝜆) = 0 ⇔ −6 − 𝜆 = 0 ou 𝜆2 + 6𝜆 − 4 = 0. Les valeurs propres sont 𝜆1 = −3 −
1
√13 < 0 , 𝜆2 = −6 < 0 et 𝜆3 = −3 + √13 > 0 ; Ainsi le point 𝐴(0, 3 , 0) est un point selle pour 𝑓.
V- OPERATEURS VECTORIELS :
V-1 Produit vectoriel :
Remarque : Le produit vectoriel se calcule dans un espace vectoriel de dimension 3 .
Exemples :
Définition : Soient 𝑢
⃗ et 𝑣 deux vecteurs de l’espace orienté . 𝐴 , 𝐵 , 𝐶 trois points du plan tel que 𝑢 ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ = 𝐴𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ .
et 𝑣 = 𝐴𝐶
On appelle produit vectoriel de 𝑢
⃗ par 𝑣 le vecteur notée 𝑢
⃗ ∧ 𝑣 ainsi défini .
• Lorsque 𝑢 ⃗ ∧ 𝑣 = ⃗0
⃗ et 𝑣 sont colinéaires, 𝑢
• Lorsque 𝑢
⃗ et 𝑣 𝑛𝑒 sont pas colinéaires,
- Le vecteur 𝑢
⃗ ∧ 𝑣 est orthogonal à 𝑢
⃗ et à 𝑣 (𝑑𝑖𝑟𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛)
- (𝑢 ⃗ ∧ 𝑣 ) est une base de directe (𝑠𝑒𝑛𝑠)
⃗ ,𝑣 ,𝑢
- ‖𝑢
⃗ ∧ 𝑣 ‖ = ‖𝑢⃗ ‖‖𝑢 ̂ (𝑛𝑜𝑟𝑚𝑒)
⃗ ‖𝑠𝑖𝑛𝐵𝐴𝐶
𝑢
⃗ ∧ 𝑣 se lit " 𝑢
⃗ vectoriel 𝑣 "
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Propriétés :
1) 𝑣∧ 𝑢 ⃗ = −(𝑢 ⃗ ∧ 𝑣)
2) ∀𝑘 ∈ ℝ (𝑘𝑢 ⃗)∧ 𝑣 = 𝑢 ⃗ ∧ (𝑘 𝑣) = 𝑘(𝑢 ⃗ ∧ 𝑣)
3) 𝑢
⃗ ∧ (𝑣 + 𝑤⃗⃗ ) = 𝑢⃗ ∧ 𝑣+𝑢 ⃗ ∧ 𝑤⃗⃗
4) (𝑢
⃗ + 𝑣) ∧ 𝑤 ⃗⃗ = 𝑢⃗ ∧ 𝑤
⃗⃗ + 𝑣 ∧ 𝑤 ⃗⃗
5) 𝑢 ⃗
⃗ ∧ 𝑣 = 0 si et seulement si 𝑢 ⃗ et 𝑣 sont colinéaires
1
6) L’aire du triangle 𝐴𝐵𝐶 est 𝒜 = 2 ‖𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ ∧ 𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ ‖
Un champ de vecteurs 𝐴 est une application d’une partie de l’espace affine dans l’espace vectoriel associé .
Exemples :
𝑓(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑥 + 2𝑦 2 + 𝑧 4 définie un champ scalaire alors que
⃗ défini un champ de vecteurs
𝐴(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 5𝑥 2 𝑖 + 3𝑦𝑧𝑗 + 𝑥 2 𝑧𝑘
V-3 Opérateurs gradient, divergence et rotationnel :
V-3-1 gradient d’un champ scalaire :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑓
Le gradient d’un champ scalaire 𝑓 est le vecteur noté 𝑔𝑟𝑎𝑑
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
En dimension 2 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑓 ( ; ) et en dimension 3 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑓 ( ; ; )
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
Exemples :
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑓 (𝜕𝑓 (𝑥; 𝑦); 𝜕𝑓 (𝑥; 𝑦)) ⇔ 𝑔𝑟𝑎𝑑
1) 𝑓(𝑥, 𝑦) = 𝑥 2 𝑦 3 alors 𝑔𝑟𝑎𝑑 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑓(2𝑥𝑦 3 ; 3𝑥 2 𝑦 2 )
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
2) 𝑓(𝑥, 𝑦) = 𝑥 + 2𝑦 2 + 𝑧 3 alors ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑓 (𝜕𝑥 ; 𝜕𝑦 ; ) ⇔ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑓(1; 4𝑦; 3𝑧 2 )
𝜕𝑧
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Définition : La divergence d’un champ de vecteurs 𝐴 est un champ de vecteur noté 𝑑𝑖𝑣𝐴 . En dimension 2,
𝜕𝐴𝑥 𝜕𝐴𝑦
si 𝐴(𝐴𝑥 ; 𝐴𝑦 ) alors 𝑑𝑖𝑣𝐴 = + . En dimension 3, si
𝜕𝑥 𝜕𝑦
𝜕𝐴𝑥 𝜕𝐴𝑦 𝜕𝐴𝑧
𝐴(𝐴𝑥 ; 𝐴𝑦 ; 𝐴𝑧 ) alors 𝑑𝑖𝑣𝐴 = + +
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧
Exemples :
Définition : Le rotationnel d’un champ de vecteur 𝑉 ⃗ est autre champ de vecteur noté ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑟𝑜𝑡𝑉 ⃗ . Contrairement
au gradient et la divergence, il est défini seulement en dimension 3 . ⃗ (𝑉𝑥 ; 𝑉𝑦 ; 𝑉𝑧 ) alors
Si 𝑉
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑟𝑜𝑡𝑉 ⃗ = (𝜕𝑉𝑧 − 𝜕𝑉𝑦 ; 𝜕𝑉𝑥 − 𝜕𝑉𝑧 ; 𝜕𝑉𝑦 − 𝜕𝑉𝑥 )
𝜕𝑦 𝜕𝑧 𝜕𝑧 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑦
V-3-4 Laplacien :
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
Pour un champ scalaire 𝑓 de classe 𝑐 2 , le laplacien de 𝑓 est Δ𝑓 = 𝜕𝑥 2 + 𝜕𝑦 2 + 𝜕𝑧 2
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
En dimension 2 Δ𝑓 = 𝜕𝑥 2 + 𝜕𝑦 2
𝜕 𝜕 𝜕
En dimension 3 ⃗∇ (𝜕𝑥 ; ; )
𝜕𝑦 𝜕𝑧
Ainsi
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑓 = ∇ ⃗ 𝑓 ; 𝑑𝑖𝑣𝐴 = ∇
⃗ . 𝐴 ; 𝑟𝑜𝑡 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑓)
⃗ ∧ 𝐴 ; Δ𝑓 = ∇2 𝑓 ; Δ𝑓 = 𝑑𝑖𝑣(𝑔𝑟𝑎𝑑
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴 = ∇
𝜕 𝜕 𝜕
𝐴𝑦 𝐴𝑧 𝐴𝑥
𝜕𝑦 𝜕𝑥
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐴 = ⃗∇ ∧ 𝐴 =
𝑟𝑜𝑡 |𝜕 | 𝑖 + | 𝜕𝑧
𝜕
|𝑗 + |𝜕 ⃗
|𝑘
𝐴𝑧 𝐴𝑥 𝐴𝑦
𝜕𝑧 𝜕𝑥 𝜕𝑦
⃗
= −𝑥 2 𝑖 + (𝑥 2 − 10𝑥𝑦)𝑗 + 8𝑥𝑧𝑘
V-4 Compléments :
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Définition : Un champ de vecteurs ⃗⃗⃗
𝑉 dérive d’un potentiel scalaire s’il existe une fonction 𝑓 de classe 𝑐 1
telle que ⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑓 .
𝑉 = 𝑔𝑟𝑎𝑑
Fonctions harmoniques :
Définition : Une fonction 𝑓définie sur un intervalle Ω et de classe 𝑐 2 sur Ω est harmonique si Δ𝑓 = 0
𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓 𝜕2 𝑓
c.a.d + 𝜕𝑦 2 + 𝜕𝑧 2 = 0 .
𝜕𝑥 2
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