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Nationalisme camerounais post-1945

Le document traite de la Deuxième Guerre mondiale, ses causes, son déroulement et ses conséquences, ainsi que le rôle de l'Afrique et du Cameroun dans ce conflit. Il souligne les transformations politiques, économiques et sociales résultant de la guerre, notamment la création de l'ONU pour maintenir la paix. Enfin, il met en lumière l'impact de la guerre sur le continent africain et la contribution stratégique et humaine du Cameroun.

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Nationalisme camerounais post-1945

Le document traite de la Deuxième Guerre mondiale, ses causes, son déroulement et ses conséquences, ainsi que le rôle de l'Afrique et du Cameroun dans ce conflit. Il souligne les transformations politiques, économiques et sociales résultant de la guerre, notamment la création de l'ONU pour maintenir la paix. Enfin, il met en lumière l'impact de la guerre sur le continent africain et la contribution stratégique et humaine du Cameroun.

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FAMILLES DE SITUATIONS : LES CONFLITS ET LE LEADERSHIP

CATEGORIES D’ACTIONS : PREVENTION ET REGLEMENT DE CONFLIT


MODULE I : LE MONDE EN PLEINE MUTATION
CHAPITRE 1: LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE
LECON 1: LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE
Justification: cette leçon permet d’implanter chez l’apprenant des ressources pour avoir la capacité de
résoudre des conflits
INTRODUCTION
La deuxième guerre mondiale débute en 1939 et s’achève en 1945. C’est un veritable conflit
mondial, car elle implique plusieurs pays et s’est déroulée en Europe, en Afrique, en Amérique et en
Asie.
I- LES CAUSES LOINTAINES ET IMMEDIATES
1- Les causes lointaines
- La contestation des résolutions du traité de Versailles: les sanctions lourdes imposées à
l’Allemagne au lendemain de la première guerre mondiale est considérées comme un ‘‘Diktat’’. (le
paiement des dommages de la guerre, la démilitarisation de l’Allemagne, le retrait de ses troupes en
Rhénanie);
- La crise économique de 1929: qui va ruiner les pays européens et favoriser l’affaiblissement des
démocraties libérales (France, Angleterre) qui devaient veiller sur la paix mondiale;
- L’impuissance de la SDN: qui est due à l’absence d’une armée, la non-participation des USA
(doctrine de l’isolationnisme), la démission des dictatures;
- La montée des dictactures en Europe: Nazisme (idéologie politique du parti national-socialiste des
travailleurs en Allemagne) dirigé par Adolf Hitler, le fascisme par Benito Mussolini…
- Les conflits localisés: avec le Japon qui agresse la Chine et occupe la Manchourie en 1931, une
guerre civile éclate en Espagne et installe au pouvoir le dictateur Franco en 1936; En 1937 éclate le 2 e
conflit sino-japonais qui se termine par la victoire du Japon qui occupe les villes de Shanghaï, Pekin,
Nankin, Canton…
2- Les causes immédiates de la guerre
-L’annexion de l’Autriche (Anschluss) le 12 mars 1938 par l’Allemagne sans opposition. Le chancelier
autrichien Schuschnigg est remplacé par le pro-allemand Seyss-Inquart.
- L’annexion de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne le 15 Mars 1939. Elle veut annexer la région du
sudètes où vivent les populations allemandes. Et aussi du fait que c’est une région industrielle et
minière.
- L’agression de la Pologne le 01 er Sept 1939. Cette annexion empêche la Pologne d’avoir un accès à la
mer (le Corridor de Dantzig).
En réponse à ces invasions, la France et l’Angleterre liées par des accords avec la Pologne
déclarent la guerre à l’Allemagne le 03 Septembre 1939: c’est le début de la D.G.M

II- LE DÉROULEMENT DE LA GUERRE EUROPÉENNE À LA GUERRE MONDIALE


1- Les victoires de l’axe (1939-1941)
Elle se manifeste à travers la ‘‘guerre éclair’’ ou blitzkrieg (stratégie militaire offensive
marquée par l’utilisation des chars blindés et de l’aviation) pour attaquer la Pologne le 01-09-1939, le
Danemark, la Norvège, les Pays bas et la Belgique en Avril-Mai 1940.
Les allemands font aussi la conquête de l’Afrique du Nord en (Libye, Egypte)
Le 10 Mai 1940 la France est envahie et occupée par l’armée allemande. Paris est pris le 14 Juin
1940 et le 16 Juin Paul Reynaud président du conseil français démissionne. Le maréchal Pétain signe
l’armistice le 22 juin 1940 avec l’Allemagne et le 24 Juin 1940 avec l’Italie. Cependant, le 18 Juin 1940
depuis Londres, le général de Gaulle dans une allocution radio appelle les français à refuser l’armistice et
à poursuivre le combat.
L’Angleterre dont le territoire est bombardé quotidiennement, résiste grâce à l’avion de chasse
de Churchill (royal air force) et l’emploi du radar de 1940 à 1941.

1
L’Italie occupe la Yougoslavie et la Grèce.
Le 22 Juin 1941, l’Allemagne rompt le pacte germano-soviétique de non-agression et attaque
l’URSS à la recherche de l’espace vital (c’est l’opération Barbarossa). Mais l’hiver est rude et ralenti la
progression de l’armée allemande vers Moscou. On passe de la guerre éclair à la guerre d’usure.
2- L’équilibre des forces et la mondialisation du conflit (1941-1942)
Elle est marquée par l’entrée en guerre des Etats-Unis et l’URSS. L’Amiral Tojo qui devient
P.M au Japon le 01er Octobre 1941, décide d’éliminer la présence américaine du pacifique afin de
conquérir le Sud-Est (Birmanie, Indochine, Malaisie…). A cet effet, le 07 Décembre 1941 le Japon
bombarde la base navale américaine de Pearl Harbor dans les îles Haiwai. Face à ceci les américains
entrent en guerre contre l’Allemagne et ses complices. Ceux-ci vont alors connaître une série de défaite
(159 avions et 20 navires détruits). La guerre devient ainsi mondiale
3- Le tournant de la guerre et la victoire des alliés (1942-1945)
Le 22 Juillet 1942, Hitler entre à Stalingrad en Russie, mais son armée est battue le 02 février
1943. Les forces anglo-américaines débarquent en Afrique du Nord en Mai 1943 et battent les troupes
germano-italiennes notamment au Maroc, Algérie, Tunisie et Libye. Sur le pacifique, les japonais sont
stoppés à Guadalcanal (île Salomon) par les troupes américaines que dirige le général mac Arthur.
En Europe : on a les débarquements de Normandie du 06 juin 1944 par les forces anglo-
américaines lors de l’opération Over Lord qui libèrent plusieurs villes françaises : Paris, caen…) et de
Provence le 15 Août 1944 par les troupes franco-américaines qui libèrent les villes de Marseille et
Toulon. L’armée rouge dès 1944, entre en Roumanie, Bulgarie, Pologne et en Allemagne au début de
1945. Le 30 Avril, Hitler se suicide et le 08 mai 1945, le Maréchal allemand Keitel signe l’armistice. En
Italie, les alliés entre à Rome le 04 Juin 1944; Mussolini est arrêté et exécuté le 28 Avril 1945 et le 02
Mai 1945 c’est la capitulation.
Face à la résistance japonaise, les américains lancent la bombe atomique à Hiroshima le 06 Août
1945 et à Nagasaki le 09 Août 1945 pour obtenir la capitulation le 02 sept 1945: c’est la fin de la DGM.

CONCLUSION
La deuxième guerre mondiale s’achève avec la victoire des alliés le 02 Sept 1945.

LECON 2: LES CONSÉQUENCES DE LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE ET LA


NAISSANCE DE L’ONU
Justification: cette leçon permet d’implanter chez l’apprenant des ressources pour se défendre et
résoudre des conflits
INTRODUCTION
La deuxième guerre mondiale qui dure 06 ans laisse en héritage un monde bouleversé et ruiné.
Plusieurs conférences vont se tenir dont l’objectif visé est le maintien de la paix dans le monde: l’ONU
voit le jour.
I- LES CONSEQUENCES DE LA GUERRE
1- Conséquences politiques
- Domination absolue des USA dans le pacifique et de l’URSS en Europe (les 02 superpuissances);
- La fin des dictatures
- L’Europe est idéologiquement divisé en 2 blocs : l’Europe libérale ou occidentale dirigées par les
USA et l’Europe socialiste ou de l’Est dirigée par l’URSS;
- L’Allemagne est divisée en 04 zones d’occupations (URSS à l’Est, USA, Angleterre, France à
l’Ouest
- Une nouvelle carte de l’Europe voit le jour : l’URSS récupère les territoires du Nord de la
Pologne (près de 700.000 km2), l’Autriche, la Tchécoslovaquie et la Pologne sont reconstituées,
mais l’Allemagne perd au moins 100.000 km2 ;
- Début de l’émancipation des peuples colonisés ;
- Création de l’ONU le 26 Juin 1945 en vue de garantir la paix

2
2- Conséquences économiques
- De nombreux dégâts matériels (destruction des ponts, édifices, des routes, pillage des biens)
- L’essor des USA : ils étaient les grands fournisseurs des pays belligérants en armes et en produits
vivriers
- Progrès techniques avec des inventions : radars, ordinateurs, armes plus sophistiquées
3- Conséquences sociales
- Les pertes en vie humaines considérables (50 millions de morts);
- Elle laisse beaucoup de blessés, d’invalides, d’orphelins, de disparus et de nombreux déplacés (30
millions) ;
- Génocide des juifs dans des camps de concentration par Hitler;
- Le traumatisme des populations ;
- Augmentation des malformations dues aux bombes atomiques
- Emancipation de la femme…
II- LA NAISSANCE DE L’ONU
1- Les conférences préparatoires ;
L’origine de l’ONU est une idée américaine. Son initiateur est le président Roosevelt dès 1941
lors de la signature de la charte de l’Atlantique. Le 01 janvier 1942, une déclaration des USA est adoptée
à Washington. Ensuite va s’en suive plusieurs conférences préparatoires à savoir : la conférence de
Téhéran en Iran tenu le 02 décembre 1943, la conférence de Dumbarton Oaks à Washington d’août en
octobre 1944 qui définit les structures de la nouvelle organisation internationale, la conférence de Yalta
qui va du 04 au 11 fév 1945 réunit les trois grands (Churchill, Roosevelt, Staline) qui entérinent la mise
en place d’une organisation pour le maintien de la paix et la conférence de San Francisco qui se déroule
entre le 25 Avril et le 25 Juin 1945 voit les représentants des 50 nations engagées dans la 2 eme GM se
réunir. Ils élaborent le statut futur de l’organisation internationale et signent la charte de l’ONU le 26 Juin
1945. Elle voit le jour le 24 Octobre 1945.
2- objectifs de l’ONU
Les objectifs sont:
- maintenir la paix et la sécurité internationale par des moyens pacifiques ;
- développer entre les nations les relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité ;
- réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes économiques, sociaux,
intellectuelles, et humanitaires ;
- Faire respecter les droits de l’homme et le droit international…
CONCLUSION
eme
La 2 GM a entrainé de nombreuses conséquences sur le plan politique, économique et social.
Les belligérants vont dès lors se pencher vers la reconstruction des pays et le maintien de la paix future
avec la naissance de l’ONU.

TD1: L’AFRIQUE DANS LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE


Justification: ce TD permet d’implanter chez l’apprenant des ressources pour valoriser sa région

Le continent africain se retrouve impliquer dans la guerre de 1939 à cause de sa situation de


vaste territoire colonisé par les puissances en guerre. Il va alors jouer un rôle déterminant sur plusieurs
plans.
I- LA CONTRIBUTION DE L’AFRIQUE
1- Sur le plan Stratégique et militaire
- L’Afrique servait de base arrière aux alliés c’est à partir d’elle que se prépare la reconquête de l’Europe
méditerranéenne : débarquement en Sicile en Italie en Juillet 1943 des troupes anglo-américaines,
débarquement en Provence au sud-est de la France le 15 Août 1944 des troupes franco-américaines ;
- Elle a servi de théâtre d’opérations de guerre (Afrique du Nord, attaque italienne en Somalie
britannique, débarquement des troupes anglaises en Ethiopie pour chasser les italiens…

3
- Alger a abrité le gouvernement provisoire de la République française dirigé par De Gaulle de 1943 à
1944…
2- Sur le plan humain
-ils participèrent aux opérations militaires en leur fournissant des combattants (35 000 hommes venus des
colonies françaises après l’appel de De Gaulle)…
3- Sur le plan économique
- L’Afrique a envoyé des matières précieuses à l’Europe à l’instar de l’Uranium qui a servi à la
fabrication de la bombe atomique, du caoutchouc, du coton, du bois et du café, des vivres et de l’argent.
- Les réserves de la Banque française ont été gardées à Kayes au Mali pendant la guerre ;
- Les africains seront soumis à un vaste programme d’effort de guerre…
II- LES CONSEQUENCES
1- Les conséquences politiques
-Influencer l’émancipation des territoires avec la charte de l’Atlantique qui reconnait le ‘‘droit des
peuples à disposer d’eux-mêmes’’. Ce qui précipite une évolution mentale qui conduit rapidement à la
revendication de l’indépendance.
- Motiver les mouvements nationalistes : les syndicats, les partis politiques (UPC, RDA), les
mouvements religieux (le Kimbaguisme).
- Imposer la création du système de tutelle à travers l’O.N.U. pour les anciennes colonies allemandes
(Togo, Cameroun, Tanganyika, Sud-Ouest africain) …
2- Les conséquences humaines
- Pertes en vies humaines ;
- L’accélération de l’enseignement (enseignement supérieur) ;
- Destruction du mythe de l’invincibilité de l’Homme blanc aux yeux des peuples colonisés ;
- le recours au travail forcé à cause du besoin de main d’œuvre dans les mines, les plantations
(Tanganyika qui fournit à lui seul 30 000 manœuvres)…
3- Les conséquences économiques
- Montée du chômage et à une perte de revenu car ils perturbent l’activité économique ;
- Destruction des infrastructures ;
- Augmentation les coûts de transaction et fuite des capitaux ;
- Dépendance économique ;
- Une demande accrue de matières premières et de produits alimentaires par les métropoles accélère le
processus d’urbanisation ;
- Les exigences de l’état vont susciter un début d’industrialisation. Ainsi, des petites entreprises furent
créées pour pallier au déficit des marchandises importées
- Une économie extravertie (l’agriculture africaine est orientée vers la satisfaction des besoins de
l’Europe)…

DOSSIER 1: LE RÔLE DU CAMEROUN DANS LA DEUXIÈME GUERRE


Justification: ce dossier permet d’implanter chez l’apprenant des ressources pour valoriser sa région

1- SUR LE PLAN STRATEGIQUE


-Le Cameroun servait de base arrière pour les alliés. Sa position stratégique bénéficie (la mer) à l’AEF.
En effet, le 27 août 1940, le colonel Leclerc débarque à Douala pour rallier les troupes de l’Afrique
Equatoriale Française.
- le Cameroun servait de point de départ pour le relèvement de la France. Après l’envahissement de la
France par l’Allemagne…
2- SUR LE PLAN HUMAIN
- Le Cameroun approvisionnait les alliés en soldats : de nombreux camerounais combattirent en Ethiopie,
en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est ;

4
- Le Cameroun les approvisionnait également en main d’œuvre bon marché : les camerounais devenait
des manœuvres dans les chantiers de guerre (pistes d’atterrissages), travailleurs dans les usines
d’assemblages pour un salaire déplorable…
3- SUR LE PLAN ECONOMIQUE
- Les liens coloniaux vont contraindre le pays à appliquer l’effort de guerre : le Cameroun approvisionnait
l’industrie de guerre allié en matières premières comme le fer, cuivre, l’étain et le rutile indispensable
pour la fabrication d’armes à feu et de balles ; l’hévéa pour la fabrication des pneus de voitures de guerre
- Le Cameroun s’acquittait de différentes taxes qui lui étaient imposé. En effet pour soutenir l’économie
de guerre, il fallait d’importants capitaux pour cela la métropole procéda à une augmentation des taxes
douanières, impôts ;
- Les ports et les aéroports furent utilisés pour l’embarquement des soldats et des vivres pour les fronts de
combats occidentaux…

CHAPITRE 2 : L’EUROPE DE LA FIN DE LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE A NOS


JOURS
LEÇON 3: L’EUROPE SOUS L’INFLUENCE DES SUPERS GRANDS
Justification: cette leçon aide l’apprenant à trouver des mesures pour sortir de la domination

INTRODUCTION
L’Europe est sortie de la deuxième mondiale en 1945, détruite. Pour se reconstruire, elle a
subit l’influence des Etats Unis et l’URSS qui s’affrontent dans le cadre de la guerre froide: c’est une
guerre idéologique et politique
I- La reconstruction de l’Europe
1- Europe face au plan Marshall (05 juin 1947-1952)
Elle est conduite par les Etats-Unis à travers la doctrine Truman. Les motivations étaient
d’éviter une crise de surproduction, réduire la famine et endiguer l’expansion du Communisme en
Europe ou ‘‘politique de containment’’. Ils vont alors s’appuyer essentiellement sur le plan Marshall ou
‘‘programme d’aide financière de reconstruction européenne sous forme de dons et de prêts’’. Il est
élaboré en 1947 par le sécretaire d’Etat George Marshall, sous le nom de European Recovery Program.
Ce plan, propose à tous les pays d'Europe une assistance économique et financière conditionnée par une
coopération européenne plus étroite. Seuls 16 pays de l’Europe de l’Ouest (Angleterre, France, Italie,
Allemagne de l’Ouest…): acceptent le Plan Marshall. Il prévoit donc au plan économique, la mise en
place des organismes pour renforcer la coopération entre les USA et les pays de l’Europe de l’Ouest. Ils
vont ainsi créer le 16 Avril 1948 à la conférence de Paris l’OECE (Organisation Européenne de
Coopération Économique) afin d’harmoniser leur programme de reconstruction. Elle est chargée
d’établir la liste des besoins et de répartir les 13 milliards octroyés par les américains. Cette aide permet
aux européens de se ravitailler en matières premières, en machines et d’autres outils indispensables au
décollage industriel et à la redynamisation de l’agriculture.
Au plan militaire, en 1949, le traité de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord)
a été signé afin de pouvoir remplir leurs obligations de sécurité et de défense collective…
2- L’URSS et ses satellites face aux problèmes de reconstruction
L’URSS et ses satellites refuse le plan Marshall car elle voit en elle une manifestation de
l’impérialisme des USA. Ils vont adopter leur méthode de reconstruction. Elle est conduite à travers la
doctrine Jdanov. Soutenue par d’autres pays communistes de l’Est (Pologne, Roumanie, Hongrie,
Bulgarie etc). A la fin de Septembre 1947, il met sur pied un organisme chargé de coordonner et
d’harmoniser les politiques de neuf partis communistes européens: le KOMINFORM (organe de liaison
et d’information des partis communistes). En outre en reaction de l’OECE, sur le plan économique,
l’URSS crée le COMECOM ou CAEM (Conseil d’Assistance Economique Mutuelle) en Janvier 1949,
une sorte de marché commun qui l’unit à ses pays satellites. Sur le plan militaire, le pacte de Varsovie
est signé en 1955 entre l’URSS et ses alliés de l’Est s’opposant ainsi à l’OTAN mis en place à l’Ouest

5
par les américains: la bipolarisation prends de plus en plus de l’ampleur.

II- LA GUERRE FROIDE EN EUROPE


1- Les causes
Les causes sont multiples:
- La division de l’Europe en 2 blocs rivaux (capitaliste et communiste) qui va provoquer le ‘‘rideau de
fer’’ (le discours sur le Rideau de fer à Fulton le 5 Juin 1946 dans le Missouri aux Etats-Unis qui
dénonce en présence de Truman l’impérialisme russe sur l’Europe de l’Est et centrale en parlant
du fameux « rideau de fer » qui s’est abattu sur l’Europe.);
- La course aux armements des 2 supers-puissances qui va imposer « l’équilibre de la terreur »;
- La méfiance réciproque des 2 camps qui s’accompagne des contre-mesures en guise d’offensives;
- Mésententes et mauvaises interprétations des résolutions des conférences interalliées qui revêtent
d’importantes ambiguïtés. Exemple: le choix du système économique à appliquer en Allemagne;
- La pratique des politiques de reconstruction opposées à savoir la politique du containment par les
USA et la doctrine Jdanov par l’URSS
2- Les grandes manifestations
a- L’élimination des communistes en Grèce (1947)
C’est la situation qui prévaut en grèce qui lance les hostilités (guerre civile). La guerilla
communiste que dirige le Général rebelle Markos menace le gouvernement (roi Georges II, puis le roi
Paul) soutenu par les Anglo-américains. En 1949, la guerre s’achève avec la victoire du roi Paul.
b- Le blocus de Berlin (1948-1949)
Les occidentaux lors des accords de Londres en juin 1948 décident de fusionner leur zone
d’occupation et en faire une République. Pour montrer son mécontentement, l’URSS ferme les
frontières routières et ferroviaires entre leur secteur et les secteurs occidentaux: c’est le blocus de
Berlin. Il est mis en échec par un pont aérien qui permet de ravitailler les secteurs occidentaux de
l’ancienne capital du Reich. Cependant, la division de l’Allemagne devient officielle avec la
promulgation de la RFA (République Fédérale de l’Allemagne) en Mai 1949, suivi en Octobre de celle
de la RDA (République Démocratique d’Allemagne) par les russes.
CONCLUSION
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la reconstruction de l’Europe va susciter
l’émergence d’un nouveau conflit: la guerre froide qui va désorganiser le monde pendant une bonne
période.

Deux doctrines totalement opposées

Principes défendus Etats-Unis : doctrine Truman URSS: Doctrine Jdanov

Régime politique Démocratie (multipartisme, élections Dictature stalinienne ( parti


libres) communiste unique, élections
truquées)

Droits de l'homme Respect de toutes les libertés Aucune : presse censurée, goulag
pour les opposants
Economie Economie socialiste dirigée par l'état
Economie du marché capitaliste
But de la doctrine Aider les peuples libres à résister au Soutenir les mouvements
communisme révolutionnaires dans le monde et
lutter contre l'impérialisme des
Etats-Unis

6
Moyens utilisés Plan Marshall : aide économique CAEM (Conseil d'Assistance
pour reconstruire l'Europe Economique Mutuelle) pour
organiser l'économie des pays
communistes

Qui a accepté la Les pays d'Europe de l'Ouest L'armée rouge impose le


doctrine et l'aide communisme aux pays d'Europe de
économique ? l'Est. La Chine devient communiste
avec Mao le 1er octobre 1949

Formation des blocs OTAN (Organisation du Traité de


l'Atlantique Nord) : alliance militaire
entre les Etats-Unis, le Canada et les
pays d'Europe de l'Ouest

LEÇON 4: L’EUROPE SOUS L’INFLUENCE DES VENTS DE L’EST


Justification : ça permet à l’apprenant de mobiliser des ressources pour cultiver le culte de l’effort

INTRODUCTION
On désigne par «vent de l’Est» l’ensemble des bouleversements survenus en Allemagne et en
Europe dans l’année 89. Elle a été caractérisée par la chute du Mur de Berlin et la dislocation de l’URSS.
Il est initié dès l’arrivée de Mikhaïl Gorbatchev en URSS.
I- LA REUNIFICATION DE L’ALLEMAGNE
La réunification allemande est le processus qui d’octobre 1898 à octobre 1990 à conduit à
l’intégration de la RDA dans la RFA. Après que les anglo-saxons et les français transforment leur zone
d’occupation en RFA en 1948 et les soviétiques la RDA en octobre 1949. Le Mur de Berlin est construit
en 1961 destiné à empêcher la fuite des habitants de l’Allemagne de l’Est vers la RFA.
Sa réunification est facilitée par plusieurs raisons :
- L’accord des quatre grandes puissances sur Berlin (3 septembre 1971) qui confirment leur
autorité sur la ville et assouplissent les relations entre Berlin-Est et Berlin-Ouest ;
- L’intensification des rapports commerciaux et culturels entre les deux Allemagne qui a
renforcé le sentiment d’appartenance à une seule nation ;
- Les contestations liées aux difficultés socioéconomiques qui enflent et poussent les allemands
de l’Est à vouloir regagner la RFA ;
- La volonté des populations qui dès le 9 novembre 1989 commencent à démolir le ‘‘mur de la
honte’’. Plusieurs millions d’Allemands de l’Est passent en masse la frontière vers Berlin ouest...
Face à la pression des populations, les dirigeants de la RDA organisent le 18 mars 1990 des
élections ‘‘libres et secrètes’’. Elles font de Lothar de Maizière le chef du gouvernement de la RDA, qui
se prononce le 12 avril 1990 en faveur d’une Allemagne unie au sein de l’OTAN et de la Communauté
européenne. Le 31 Août 1990, le traité d’unification est signé à Berlin et le 3 octobre 1990, l’Allemagne
est officiellement réunifiée.
I- LA DISLOCATION DU BLOC SOVIETIQUE
a- L’effondrement de l’URSS
La perestroïka mis en place par Gorbatchev finit par menacer l’existence même du système
communiste et de l’Union Soviétique. La situation économique ne cesse de se détériorer. Par ailleurs, à
partir de 1990, les républiques soviétiques proclament tour à tour leur indépendance. Les communistes
conservateurs tentent un coup d'État en août 1991. Mais il échoue. Le président de la fédération de
Russie, Boris Eltsine, prenant la situation en main et soutenu par les États-Unis, reconnaît l’indépendance

7
des Républiques et décrète la mort de l’URSS en décembre 1991, qui est remplacée par la Communauté
des États Indépendants (CEI composée de la Russie, l’Ukraine, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la
Biélorussie, la Moldavie, l'Arménie, le Kazakhstan, le Caucase, l’Ouzbékistan). La disparition de
l'URSS contraint Gorbatchev à démissionner le 25 décembre 1991.
b- L’effondrement de la Yougoslavie
Elle se produit à la suite d’une série de bouleversements politiques et de conflits au début des
années 1990. A l’issue de cela, les républiques constitutives de la République socialiste fédérative de
Yougoslavie vont se diviser. En 1991, la Croatie, la Slovénie proclament leur indépendance et la Serbie,
au nom de la protection des minorités serbes dans ces Etats, décide de leur déclarer la guerre. Dans la
Bosnie-Herzégovine en 1992 un violent conflit éclate entre les serbes et les musulmans. C’est l’OTAN
qui intervient, ce qui conduit en 1995 aux accords de Dayton (USA) qui reconnaissent en Bosnie deux
territoires à base ethnique : la fédération de Bosnie Herzégovine et la République Serbe de Bosnie.

CONCLUSION
La guerre froide s’achève en 1991. Elle marque non seulement la chute du bloc communiste de
l’Europe de l’Est, mais aussi la victoire du capitalisme sur le communisme. Ce vent va s’étendre à l’Asie.

CHAPITRE 3: LA CHINE : DE LA REVOLUTION CULTURELLE A L’EMERGENCE


ECONOMIQUE
LEÇON 5 : LA CHINE DE LA REVOLUTION CULTURELLE A L’EMERGENCE
ECONOMIQUE
Justification : Cette leçon permet d’implanter les ressources pour résoudre les problèmes liés à la faillite
économique
INTRODUCTION
La révolution culturelle chinoise est le vaste mouvement de masses, dirigé et encadré par l'armée
et les organisations de jeunes et tendant à renverser les cadres statiques du Parti communiste chinois au
pouvoir depuis le 01 Octobre 1949. L’économie de la Chine était marquée par un fort interventionnisme
de l’Etat. Cependant, avec l’accession au pouvoir de Deng Xiaoping, en 1978, la Chine a développé un
modèle fréquemment nommé « économie socialiste de marché’’. C’est ce modèle qui propulsera la Chine
au rang de puissance économique dans le monde.

I- L’AVENEMENT DE LA REPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE


1-La république de Chine (1912-1949)
La République Populaire de Chine est proclamée en 1912 par Sun Yat-Sen, chef du parti
nationaliste Kuomintang. En 1926, après la mort de ce dernier, le pouvoir revient à Tchang Kaï-chek
commandant de l’armée nationale. Très autoritaire, il soumet la chine à une dictature. Sous son règne, la
situation politique est alors fragile et l’économie affaiblie. Les conflits internes et externes menacent par
ailleurs la stabilité du pays (guerre contre le Japon de 1931 à 1945, guerre civile de 1937 à 1949). Face à
cette situation, le parti communiste chinois dirigé par Mao Zedong soutenue par les paysans entreprend
une longue marche de 1200 Km en 380 jours du Sud au Nord du pays (de 1934 à octobre 1935) pour
conscientiser les populations sur son programme de développement de la Chine. Il parvient à libérer son
pays de la dictature et proclame le 01er Octobre 1949, la République populaire de Chine.
II- LE MODELE CHINOIS : UNE SUCCESSION D’IDEOLOGIES MISES EN OEUVRE
Dès 1949, l’économie chinoise se base sur un certain nombre de modèles. Les principaux sont :
1- le modèle de l’économie planifiée classique (1950-1976)
Mao Zedong hérite d’un pays économiquement faible. Il mène des politiques de planification
économique dans l’agriculture et l’industrie (supprime le monopole accordé aux entreprises occidentales,
nationalise les entreprises, développement de l’industrie lourde) qui lui a valu le titre ‘‘d’atelier du
monde’’. Ces politiques ont apporté des progrès sociaux (la scolarisation se généralise, les infrastructures
s’améliorent…).

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Il lance également la politique du ‘‘grand bond en avant’’ qui prône: le centralisme étatique et la
collectivisation des terres agricoles et de travaux publics qui vide les campagnes des paysans. C’est un
échec total. Il causa une grande famine et la mort de près de 50 millions de personnes entre 1959 et 1962.
A partir de 1966, Mao Zedong décide de lancer la révolution culturelle afin de consolider son
pouvoir en s’appuyant sur la jeunesse du pays. La révolution culturelle entend revenir aux sources
idéologiques du maoïsme. Des purges sont réalisées dans le parti communiste chinois et au cœur du
pouvoir. Des milliers de jeunes, le petit livre rouge à la main parcourent le pays pour rééduquer la
population et punir les contre-révolutionnaires (ce sont les gardes rouges). La révolution conduit le pays
au bord de la guerre et désorganise l’économie. En dix ans, la révolution culturelle qui porte le culte de la
personnalité autour de Mao Zedong a atteint son paroxysme. Elle est réprimée par l’armée populaire de
libération.
2- Le modèle de l’économie socialiste de marché (1978-2015)
Après la mort de Mao Zedong le 09 Septembre 1976, Deng Xiaoping monte au pouvoir deux ans
plus tard. Il annonce la libéralisation de l’économie et le contrôle politique autoritaire. Son fondement est
la stabilité politique dans une croissance forte. Ces principales réformes sont : le système de
responsabilité paysan (redistribution des lots aux familles), la privatisation de l’économie (légalisation des
entreprises privées, ouverture aux investissements étrangers…). Elle a permis une métamorphose et fait
du géant asiatique une puissance économique mondiale.
III- L’AUTORITARISME ET LA PUISSANCE CHINOISE
L’autoritarisme est un système politique où le pouvoir très centralisé, refuse toute alternance,
avec une absence de droits politiques, une forte contrainte sociale et une surveillance intense. Dans ce
système : la vie politique existe par le biais de relais (partis, syndicats) dévoués tandis que l’opposition est
tolérée ou bannie, il prône la stabilité plutôt que la liberté, le développement économique au détriment des
droits politiques ; Les élections ne sont qu’une apparence démocratique et vise à légitimer le système
politique aux yeux du monde…
La puissance chinoise repose sur:
- Le recrutement des dirigeants de la Chine repose sur la cooptation et non sur la mise en concurrence
électorale des candidats aux responsabilités publiques ;
- Son économie connait chaque année l’une des plus fortes croissances du monde (2eme puissance
économique mondiale);
- La Chine est le pays le plus peuplé de la planète (avec plus de 1.3 milliards d’habitants) ;
- Elle est le 3e plus grand pays par sa superficie ;
- Elle dispose de l’armée la plus grande du monde ;
- Elle est membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU, ce qui lui confère une importance
diplomatique ;
- Elle dispose d’une culture riche, ancienne et répandue dans toute l’Asie-Pacifique qu’elle a influencée…

CONCLUSION
Depuis l’arrivée au pouvoir de Mao Zedong, la Chine a développé plusieurs modèles
d’organisation économique. Ces modèles s’articulent chronologiquement et permettent de comprendre la
dynamique d’ouverture actuelle.

DOSSIER 2: LES GRANDES FIGURES DE LA CHINE MODERNE: LES HOMMES ET


LEURS ŒUVRES

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la Chine a été bâti et développé par des grands leaders politiques parmi lesquels : Mao Tsé
Toung et Deng Xiaoping
I- MAO TSÉ-TOUNG
Mao Tsé Toung, est un homme d'État et chef militaire chinois né le 26 Décembre 1893 à
Shaoshan (province du Hunan ) et mort le 9 Septembre 1976 à Pékin. Fils de paysans aisés, il est l'un
des membres historiques du Parti communiste chinois. Il est le Fondateur de la république populaire de
Chine, il a été son principal dirigeant de 1949 à sa mort. Ses œuvres pour la Chine ont été considérables
: - Mao Zedong impose à la population le collectivisme communiste - Il est à l’origine du lancement de
la ‘‘réforme agraire chinoise’’, de la ‘‘campagne pour réprimer les contre-révolutionnaires’’, de la «
campagnes des trois anti et des cinq anti », du ‘‘mouvement Sufan’’ et de la ‘‘campagne anti-droitiste’’
- En 1958, il lance le programme de « Deux bombes, un satellite » - En 1970 il marque un
rapprochement avec l’Occident, avec la réintégration de la Chine dans le concert mondial (entrée à
l’ONU, 1971) ; - Il lance la révolution culturelle, entre 1966 et 1969.
II- DENG XIAOPING
Il est né le 22 août 1904 dans la petite ville de Guang’an, dans la province du Sichuan. Il a été
le secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC) de 1956 à 1967 et plus tard le numéro 1 de la
république populaire de Chine de décembre 1978 à 1992. Il prend le pouvoir après la mort de Mao
Zedong. Deng Xiaoping est généralement considéré comme étant à l’origine du développement
économique de la Chine actuelle. Il est largement connu comme « l'architecte en chef de la réforme et
ouverture ». Il meurt le 19 février 1997. Son apport dans la construction de la Chine a été remarquable -
En septembre 1977, il propose pour la première fois l'idée de «Boluan Fanzheng» pour corriger les
erreurs de la révolution culturelle ; - À partir de 1979, il entreprend des réformes économiques
d’inspiration libérale s’accélèrent notamment le libre marché. - Il renforce les relations avec l’occident
d’où la reconnaissance diplomatique de la république populaire de Chine par les États-Unis - Il
développe les contacts commerciaux entre la Chine et l’Occident. Ainsi, en 1978, l’entreprise
aéronautique Boeing annonce la vente de plusieurs avions 747 aux compagnies aériennes de la RPC, et
la compagnie de boissons Coca-Cola rend publique son intention d’ouvrir une usine de production à
Shanghai. - Deng a entrepris de faire avancer les « Quatre Modernisations » (industrie et commerce,
éducation, organisation militaire et agriculture) ; - Dans les années 1980, Deng dirige l’expansion
politique, ainsi, il obtient du Royaume-Uni la rétrocession du territoire de Hong Kong à la Chine en
1997. - Deng Xiaoping lance des plans dans la continuité tel que la politique de l’enfant unique, selon
laquelle la plupart des couples ne peut avoir plus d’un enfant sous peine de sanctions administratives et
financières (perte d’emploi et importante taxe à payer pour le deuxième enfant né).
La Chine aujourd’hui super puissance a travaillé ce statut depuis fort longtemps. Cette transformation
s’est faite sous l’action combinée des différents leaders qui se sont succédés au pouvoir.

LEÇON 6: LA DÉCOLONISATION DE L’ASIE DU SUD-EST


Justification : cette leçon permet de promouvoir les mouvements d’émancipations
INTRODUCTION
La décolonisation est le processus d’émancipation des territoires vis-à-vis des métropoles
colonisatrices. Celle de l’Indochine coïncide avec la décolonisation des territoires français, tandis que
celle de l’inde rentre dans le cadre de la décolonisation des territoires britanniques.
I- LA DECOLONISATION DE L’INDOCHINE
1- Le nationalisme indochinois
L’Indochine est une péninsule conquise et administrée par la France. Les partis politiques qui
ont été très actifs dans les revendications sont
- le Parti Communiste Indochinois crée le 3 février 1930 par Ho Chi Minh, exaspéré par les abus
fiscaux et l’exploitation de la main d’œuvre;
- le Front pour l’Indépendance du Vietnam en abrégé Vietminh fondé en 1941 ;
- Le front de libération du Laos par Pathet Lao

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C’est l’invasion chinoise pendant la deuxième guerre mondiale en Indochine qui va dévoiler la
faiblesse de la France. Dès la défaite japonaise, en 1945, Ho Chi Minh forme un Gouvernement
provisoire qui proclame l‘indépendance de la République démocratique du Vietnam à Hanoi le 02
septembre 1945. Les français l’acceptent tant bien que mal tout en la maintenant dans l’union française.

2- La marche vers l’indépendance difficile et violente


Dès la fin de la guerre, la France envisage de reconquérir l‘Indochine. Le haut-commissaire
Thierry d’Argenlieu au lieu d‘organiser le référendum prévu en Cochinchine, va plutôt proclamer
l’indépendance de la République de Cochinchine qui fait partie du Vietnam le 1 er juin 1946, empêchant
ainsi de réaliser l‘unité du Vietnam. Face aux révoltes provoquées par cette situation, les français
bombardent Haïphong en Novembre 1946 : c’est le début de la guerre. Les vietminh ripostent en
massacrant les européens: c’est la première guerre du Vietnam (1946-1954) encore appelée guerre
d’Indochine.
Elle prend la coloration de la guerre froide, avec le soutien des USA à la France et de la Chine
au Viet Minh. Le 07 mai 1954, les troupes du vietminh dirigées par le général Giàp infligent une cuisante
défaite aux troupes françaises à Diên Biên Phu. La France capitule et est obligée de négocier avec le
P.C.I. Le désastre militaire impose à la France de négocier Le 07 juillet 1954, à la conférence de Genève,
les deux parties signent l’armistice qui divise l’Indochine en deux parties par le 17 e parallèle : au nord la
République Démocratique du Vietnam contrôlée par Ho Chi Minh et avec pour capitale Hanoi, au sud le
Vietnam du sud capitaliste avec pour capitale Saigon. L’indépendance de tous les Etats indochinois est
reconnue. Le Laos et le Cambodge deviennent des Etats souverains.

II- LA DECOLONISATION DE L’INDE


1- Aux sources du nationalisme indien

Les premiers partis politiques voient le jour en Inde en 1885. On avait ici :
-Le Parti du Congrès ou Congrès national indien (Indian National Congress). Crée en 1885 et dirigée par
Gandhi Mohandas dit le « Mahatma » (grande âme) et Jawaharlal Nehru. Ils prônent toutefois le dialogue
avec la métropole, le fédéralisme et l’unité de l’Inde ;
- La Ligue musulmane fondée en 1909 et dirigée par Mohammed Ali Jinnah. Il exige l’indépendance de
l’Inde dans la partition et dans une action directe et violente contre l’occupant anglais.

2- L’indépendance de l’Inde et sa partition


Les actions en faveur de la décolonisation datent de 1919 avec la suppression par l’Angleterre
des libertés individuelles. Mohandas Gandhi (1869-1948) ou le Mahatma ‘‘la grande âme’’ est la grande
figure de ce combat. Il fut l’inspirateur d’une méthode de combat : ‘‘la non coopération non violente’’ qui
consiste en la désobéissance civile systématique pour convaincre l’oppresseur anglais de son injustice et
non en une lutte armée. Il lance une campagne de non-violence et de désobéissance civile. Il organise
le boycott des produits anglais et le refus de payer les impôts
Le succès de cette méthode lui vaut un séjour en prison pendant 06 ans à partir de 1922. Le
mouvement se radicalise et les indiens réclament leur indépendance immédiate. En 1931, suite à
l’intensification de la désobéissance on assiste à l’organisation d’une table ronde ou Gandhi réclame le
self government. En 1935, les négociations entreprises aboutissent à une nouvelle constitution : l’indian
Act qui posait les jalons d’un Etat federal.
Pendant la deuxième guerre Nehru à la tête du parti continue de réclamer l’indépendance à
travers la résolution ‘‘Quit India’’, (Quittez l’Inde) adoptée le 08 Août 1942. Mohamed Ali Djinah de la
Ligue Musulmane s’oppose avec le ‘‘divisez, partez’’
Mais en 1946, une guerre civile éclate entre les deux communautés compromettant ainsi le
projet d’Etat unitaire. Ainsi, le gouverneur Lord Mount Batten est obligé de proposer à son
gouvernement l’autodétermination de l’Inde, ce qui sera fait en mai 1946. Mais le calme ne revient
pas. En février 1947, le 1er ministre anglais Attlee accepte le principe de l’indépendance qui est

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accordée en juillet 1947. Le 15 août 1947, un vote du parlement britannique sépare les deux
communautés toujours prêtes à s’entredéchirer : la République Indienne hindouiste, et le Pakistan
musulman. Le Pakistan et le Bangladesh. Proclamé en 1972, le Bangladesh ne sera reconnu par le
Pakistan qu‘en 1974.

l’indépendance et la partition de l’Inde


En 1946, la dégradation des relations entre les communautés politico-religieuses est telle que
l’Angleterre doit désigner un nouveau vice-roi à la tête de cette colonie. Lord Mountbatten convoque le
03 Juin 1947 une conférence à New Delhi. A l’issue de cette conférence, deux Etats sont proclamés
indépendants le 15 Août 1947 : le Pakistan (musulman) et l’Inde (hindou) avec respectivement pour
premier ministre Ali Djinah et Nehru.

CONCLUSION
La décolonisation de l’Asie s’est faite de façon plus ou moins précipité , plus ou moins
pacifique et sous la coloration de la guerre froide.

CHAPITRE 4 : LE PROCHE ORIENT ET LE MOYEN ORIENT : ZONES DE TENSIONS SANS


FIN
LEÇON 7: LE PROBLEME ISRAELO-PALESTINIEN : UNE POUDRIERE AU PROCHE
ORIENT
Justification : Cette leçon permet à l’apprenant d’implanter les ressources
INTRODUCTION
Le terme ‘‘Proche-Orient’’ désigne les régions de l’Est méditerranéen qui va de l’Egypte à la
Turquie. Depuis des dizaines d’années cette région du monde est devenue une zone d’instabilité où
s’affrontent de multiples acteurs notamment Juifs et arabes.

I-LES ORIGINES DU PROBLEME


Le problème israélo-palestinien a des origines très lointaines.
1-un peuple persécuté
Le peuple juif (les Israéliens) vivait en Palestine depuis plusieurs siècles (terre promise par Dieu à
Abraham sortit d’Egypte où ils étaient traités comme des esclaves). Il a cependant connu la domination de
plusieurs empires (empire byzantin, l’Assyrie, l’empire Perse, Babylone, la Chaldée…). Au début de
notre ère, il était sous la domination de l’empire romain.
En l’an 70 après J-C, les juifs se révoltent contre l’autorité romaine et le général romain Titus fait
raser Jérusalem et tous ses temples. Les juifs sont contraints à l’exil à travers les quatre coins du monde :
c’est la diaspora juive qui commence. La Palestine est alors occupée par d’autres peuples parmi lesquels
les Arabes voisins (Libanais, Syriens, Egyptiens…)
Mais pendant ce temps les juifs font face à des persécutions à travers le monde. Et cela suscite, à
la fin du 19e siècle, le désir de retourner chez eux.
2-Le mouvement sioniste
En 1896, un mouvement nationaliste qui revendique leur retour du monde entier dans le pays de
leurs ancêtres voit le jour : c’est le sionisme. Le principal apôtre de ce mouvement est Théodore Herzl,
journaliste et écrivain hongrois d’origine juive. Il crée officiellement l’organisation sioniste au congrès de
Bâle en Suisse en 1897 dont l’objectif est la création d’un Etat juif en Palestine. Le sionisme s’accélère à
partir du 02/11/1917 avec la ‘‘Déclaration Balfour’’.
La ‘‘Déclaration Balfour’’ est une lettre du ministre britannique des affaires étrangères, Lord
Balfour adressée en 1917 au grand banquier Américain d’origine juive Rothschild pour lui demander des
fonds devant favoriser l’immigration juive et la création de l’Etat d’Israël.
3-Le mandat britannique et la naissance d’Israël
La Grande Bretagne qui reçoit officiellement le mandat de la SDN sur la Palestine, accorde aux
juifs le droit de gérer leurs affaires intérieures et ils cohabitent en Palestine. Cependant à cause de

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l’opposition permanente que cela engendre entre les nationalistes Juifs et Arabes, la Grande Bretagne
soumet le problème à l’ONU en avril 1947. Le 29/11/1947 qui met fin au mandat britannique sur la
Palestine et ordonne le partage du territoire en deux Etats (un Etat juif avec 14000 km 2 soit 55% de la
Palestine et un Etat arabe avec 11000 km2 soit 45%) ainsi que l’internationalisation de Jérusalem.
Le 14/05/1948, président du conseil national juif de la Palestine proclame l’indépendance et la
création de l’Etat d’Israël. Depuis lors, les Arabes et les Juifs vont d’une guerre à l’autre.
II-LES DIFFERENTES GUERRES ET LEURS CONSEQUENCES
1-La première guerre israélo-arabe (1948-1949)
Elle intervient 24 heures après la proclamation d’indépendance. Israël est envahi par les armées
de 5 pays arabes : Irak, Liban, Syrie, Jordanie, Egypte. Les opérations militaires tournent assez
rapidement à l’avantage d’Israël et les pays arabes écrasés se résignent à l’armistice. L’Etat d’Israël sort
agrandi de cette guerre et il occupe 78% de l’ancienne Palestine.
2-La deuxième guerre (la campagne du Sinaï : 29/10/1956)
En 1956, Nasser, président de l’Egypte nationalise le canal de Suez et interdit le golfe d’Aqaba à
tout trafic israélien. Israël attaque l’Egypte le 29/10/1956 et en moins d’une semaine, le problème est
militairement réglé : Jérusalem et la Cisjordanie, le plateau du Golan et le Sinaï sont conquis par les
troupes du général Moshe Dayan avec l’aide franco-anglaise.
3-la troisième guerre ou guerre de six jours (5-10 juin 1967)
Elle est causée par :
-l’intensification des opérations terroristes arabes menées à partir de l’Egypte et la Jordanie
-la décision de l’Egypte en 1967 de remilitariser le désert du Sinaï, de réimposer le blocus du
golfe d’Aqaba
Ainsi, Israël, dans une logique de légitime défense attaque le 5 juin 1967 l’Egypte au Sud et la
Jordanie à l’Est. Six jours après le début des combats, la Judée, la Samarie, le Sinaï, la bande de Gaza et
le plateau du Golan sont conquis par Israël. Fort du soutien américain Israël refuse de rendre ces
territoires et se transforme ainsi en occupant.
4-La quatrième guerre ou la guerre du Yom Kippour (octobre 1973)
Le 06 octobre 1973, Israël est surpris pendant la guerre du Kippour (jour du grand pardon) par
une offensive conjointe de l’Egypte et de la Syrie. La première phase de la guerre est victorieuse pour les
armées arabes, mais très rapidement, Israël renverse la situation. L’armée israélienne franchit le canal de
Suez et marche sur le Caire, avance jusqu’à 32 km de Damas (capitale de la Syrie.
III-LES TENTATIVES DE RESOLUTION
1- Les accords du camp David
En 1978, le président américain Carter invite Sadate et le chef du gouvernement israélien Begin à se
rencontrer dans sa résidence de Camp David. L’accord entre ces interlocuteurs débouche sur la signature
du traité de paix israélo-égyptien le 26 mars 1979 qui prévoit la restitution du Sinaï à l’Egypte et la
création par étape d’une « entité palestinienne ».
2- Le processus de paix
A partir des années 1990, sous les pressions de la communauté internationale, Israël accepte de
s’ouvrir au dialogue. De petits pas sont effectués même si le fond du problème reste, c’est-à-dire la
création d’un Etat arabe palestinien. Le 30 Octobre 1991 on a la conférence de paix à Madrid qui trouvera
son aboutissement le 13 Septembre par la signature des accords d’Oslo avec la reconnaissance mutuelle
de l’OLP et de l’Etat hébreux. En 1993, on a la signature d’un traité de paix à Washington entre Israël et
l’Organisation pour la Libération de la Palestine. En 1998, signature des accords de Wye plantation
(USA) qui prévoit le retrait progressif des troupes israéliennes de la Cisjordanie et de la bande de Gaza
3- la feuille de route
En 2000, une feuille de route est élaborée et adoptée le 30 Avril 2003. Elle est relative au retrait
des Israéliens des territoires arabes occupés ; du retour des prisonniers palestiniens et des points de
passage entre gaza et la Cisjordanie sont aménagés. Mais cet accord est dénoncé par les deux parties
CONCLUSION

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Le Proche-Orient reste la zone la plus explosive du monde contemporain. Le problème israélo-
arabe est loin de trouver une solution fiable et durable malgré de nombreux accords déjà signés entre Juifs
et Arabes. D’autres conflits sont d’ailleurs nés à la suite de ce problème.

LEÇON 8 : LES CONFLITS DU MOYEN ORIENT ET DU GOLFE PERSIQUE


Justification : Cette leçon permet à l’apprenant d’installer les ressources pour prévenir et résoudre les
conflits.
INTRODUCTION
Le moyen orient est une zone comprise entre la mer méditerranée, l’Iran d’une part et le Pakistan
d’autre part. Le Golfe persique quant à lui sépare l’Iran (ancienne perse) de la péninsule arabique (Iran,
Irak, Koweït, Arabie saoudite, Bahreïn, Qatar…). Cette région est le point de passage obligé de la
méditerranée et l’océan indien et regorge prêt de la moitié des richesses pétrolières du monde, ce qui
attise plusieurs conflits.
I-LA GUERRE D’AFGHANISTAN (1979-1989)
C’est une guerre qui va du 27/12/1979 au 15/02/1989 et qui a opposé, l’armée de l’URSS aux
moudjahidines (guerriers saints). Cette guerre a ravagé l’Afghanistan du fait l’implication des USA et de
l’URSS. Elle est considérée comme une des dernières crises de la guerre froide (USA soutiennent le
Pakistan face à l’inde et l’URSS l’Afghanistan suite à des revendications territoriales sur les régions du
Pakistan).
L’Afghanistan subit un coup d’Etat en 1973 par Mohammad Daoud Khan qui l’éloigne de
l’URSS. Mais en Avril 1978, les militaires pro soviétiques du parti démocratique populaire Afghan
renverse Daoud. Mais le PDPA est fragile. La radical Hafizullah Amin, premier ministre désire plus
d’autonomie vis-à-vis de Moscou. Après le coup d’état, il constitue un régime militaro-islamiste et fait
prendre le 04 Avril 1979, le premier ministre démocratiquement élu Zulfikar Ali Bhutto. Le 03 juillet
1979, le président américain Jimmy carter s’ingère dans la politique afghane en signant la première
directive pour aider les islamistes opposés au régime communiste de Kaboul et le 25 Décembre l’URSS
entre en Afghanistan : c’est le début de la guerre. Ce conflit s’est déroulé en 4 grandes phases :
-l’invasion : entrée et installation de l’armée soviétique en Afghanistan (120 milles hommes)
-de 1980 à 1983 : insurrections nationales et opérations de ratissage (les USA soutiennent les
Moudjahidines et prennent progressivement le contrôle de la majorité du territoire 80% à l’exception des
grandes villes)
-de 1984 à 1985 : adaptation de l’armée soviétique à la contre guérilla
-de 1986 à 1989 : retrait de l’armée rouge par Gorbatchev
II-LA GUERRE IRAN-IRAK (1980-1988)
Cette guerre qui fera environ 800 000 morts, est déclenchée par Saddam Hussein (Irak). Cette
attaque est motivée par deux raisons : le tracé de la frontière entre l’Irak et l’Iran (Khuzestân territoire
iranien très riche en pétrole peuplé majoritairement d’Arabes et revendiqué par l’Irak) et la menace que
représente l’Iran pour l’Irak (Saddam, craint que l’Iran qui vient de vivre sa révolution inspire les chiites
majoritaires en Irak dans la conquête du pouvoir).
Pour protéger la région du golfe persique contre l’influence intégriste de l’islam prôné par le chef
de l’Etat iranien Ayatollah Khomeiny (rentré d’exil de France en 1979 pour remplacer le chah ayant
quitté le pouvoir en Iran en janvier 1979) ; les Etats-Unis arment de missiles les troupes irakiennes de
Saddam Hussein qui les lancent le 22 septembre 1980 sur l’Iran. Ayatollah Khomeiny réplique en
dressant des masses fanatisées contre l’agresseur considéré comme un laïc et disciple des occidentaux. En
1988, après une guerre de huit ans, les deux adversaires épuisés cèdent aux diverses pressions
internationales et acceptent un cessez-le-feu sous l’égide de l’ONU le 08 août 1988. Le bilan de la guerre
est lourd pour l’Iran sur le plan matériel, humain (300 milles morts irakiens) et financier. Quant à l’Irak,
sur le plan économique sort très endetté
III-LES GUERRES DU GOLFE (1990-1991) et (2003-2011)
1-La première guerre de 1991 (Irak-Koweit)

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La guerre du Golfe est un conflit qui oppose, du 2 août 1990 au 28 février 1991, l’Irak à une
coalition de 35 Etats, dirigée par les Etats unis à la suite de l’invasion et l’annexion du Koweït par l’Irak.
Le 02 Août 1990, l’Irak s’appuyant sur des raisons historiques (le Koweit serait dans l’histoire une
province irakienne), envahit le Koweit, une de pétro-monarchies du Proche-Orient (le Koweit produisait
plus de pétrole que son quota autorisé faisant chuter le cours du brut. Pour rembourser sa dette, le
président irakien Saddam Hussein réclame en vain la hausse du prix du baril). Les USA répliquent en
janvier 1991 au nom de l’ONU par une attaque aérienne dénommé tempête du désert. L’intervention
massive des USA s’explique par la volonté de ne pas déstabiliser les monarchies pétrolières et de
contrôler la route du pétrole dans le golfe.
2-La deuxième guerre de 2003 à 2011
Elle commence officiellement le 20/03/2003 avec l’invasion de l’Irak par la coalition menée par
les USA contre le Parti Baas de Saddam Hussein. L’invasion a conduit à la défaite rapide de l’armée
irakienne, à l’arrestation et à l’exécution de Saddam Hussein (30 déc 2006 à Bagdad), ainsi qu’à la mise
en place d’un nouveau gouvernement. Le président américain Bush déclare officiellement l’achèvement
de combats le 1er mai 2003, cependant la violence s’est poursuivie, impliquant plusieurs groupes
d’insurgés, des milices, des membres d’Al-Qaida, l’armée américaine et les forces du nouveau
programme irakien. Les années qui ont suivi ont été marquées par :
-la guérilla irakienne menée côté sunnite ; -un attentat contre le sanctuaire d’al-Askari à Samarra
qui provoque la première guerre civile irakienne, entre sunnites et chiites ; -retrait des troupes américaines
du pays ; -des guerres civiles en Irak.
CONCLUSION
Les problèmes du Moyen-Orient et du golfe persique, tout comme le problème israélo-arabe, pour
arriver à leur terme, nécessitent la volonté des parties impliquées, la mise à l’écart des puissances
occidentales et la lutte contre le terrorisme, le fanatisme et le radicalisme religieux.

LEÇON 9: L’AMERIQUE DES REVOLUTIONS MARXISTES

Justification : cette leçon permet à l’apprenant de construire la paix à travers un dialogue


INTRODUCTION
La révolution est un changement brusque et souvent violent d’un régime politique suivi des
réformes profondes idéologiques et institutionnel. La révolution cubaine est l’ensemble des évènements
commençant en 1953 ayant conduit en janvier 1959 au renversement du régime du dictateur Flugencio
Batista et aboutissant à l’actuelle république cubaine. Elle va inspirer de nombreuses autres révolutions en
Amérique Latine à l’instar du Nicaragua et du chili.
I- LA REVOLUTION CUBAINE
1- Les causes de la révolution cubaine
Plusieurs raisons amène Fidel Castro à renverser le régime de Flugencio Batista :
- L’impérialisme américain sur cuba symbolisé par ‘‘l’Amendement Platt’’ du congrès américain qui
officialise en 1901 le droit d’ingérence des USA sur l’île de Cuba. Les USA imposent par cet
amendement deux bases militaires (Guantanamo bay) qui permet aux USA d’intervenir partout sur l’île et
interdit au gouvernement cubain de signer tout traité avec l’étranger ;
- Les USA avait la main mise sur l’économie cubaine surtout avec le contrôle de la production de la
canne à sucre et du tabac, les mines, les chemins de fer, l’électricité :
- Le coup d’état du dictateur Batista en 1952 qui empêche les élections de 1953 où Fidel Castro s’est
porté candidat. Il porta plainte et elle fut refusée ;
- La culture marxiste de Fidel Castro prônant la révolution des masses ouvrières ;
- La corruption, les détournements de fonds publics…
2- Les étapes de la révolution
Après que la plainte de Fidel Castro fut refusée, il lance une révolution à travers plusieurs étapes :
- La constitution du Mouvement du M-26 dirigé par Fidel Castro le 26 Juillet, qui attaque en 1953 la
caserne de Moncada. Cette attaque est un échec et est condamné à 15 ans de prison. Mais il est libéré au

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bout de 02 ans avec son frère Raul Castro. Ils s’exilent au Mexique où ils sont accueillis par Ernesto Che
Guevara ;
- De retour du Mexique en Novembre 1956 sur un petit yacht appelé Gramma, il s’échoue sur les côtes
de la plage de las colorades. Se retard amène Batista à repousser farouchement les guérilleros. Fidel se
réfugie dans la Sierra Maestra, une zone difficile d’accès qui sert de base arrière ;
- En 1958, c’est l’assaut final : Fidel augmente les opérations et pousse à la désertion des soldats de
Batista des rangs. Le 3 Décembre 1958, Batista s’enfuit à Saint Domingue. Fidel entre le 88 Janvier 1959
à la Havane : c’est la fin de la révolution.
3- Les conséquences de la révolution castriste
Cette révolution engendrée par le renversement de Batista a eu beaucoup de conséquences :
-Fidel Castro s’empare du pouvoir et instaure son régime. Le pays est dorénavant communiste et
se rapproche de l’URSS pour se ravitailler en hydrocarbures et en armes ;
-Sur le plan économique, on assiste à la nationalisation des terres et des entreprises américaines
et le boycott leurs produits ;
- la rupture des relations diplomatiques avec les USA en 1961 (l’embargo à Cuba est encore en
vigueur aujourd’hui);
- Il révolutionne le domaine de la santé et l’éducation en les nationalisant (l’analphabétisme est
éliminé grâce à l’envoi de milliers d’enseignants dans les campagnes)
- la proclamation de la république socialiste de Cuba en 1961…
II- LES AUTRES REVOLUTIONS : NICARAGUA, CHILI
1- La révolution chilienne (1970-1973)
a- Les origines d’une révolution douce
Elle puise ses origines dans l’impérialisme américain dans le pays. Les USA contrôlaient les
mines de cuivre et la production agricole du pays. Il existe aussi une grave crise foncière avec la plupart
des terres qui appartiennent à la bourgeoisie alors que les paysans n’ont pas de terres.
b- L’arrivée de Salvador Allende et la révolution marxiste
Lors de l’élection présidentielle le 4 novembre 1970, le socialiste Salvador Allende accède
démocratiquement au pouvoir dans un contexte de crise sociale tendue (réforme agraire, augmentation
des salaires, gratuité de la médecine…)
Dès sa prise de pouvoir, Allende prit plusieurs résolutions et s’en prend aux intérêts américains
en nationalisant leurs entreprises et banques. C’est pourquoi le gouvernement des USA décide de reverser
le régime. Soutenus et financés par la CIA, la confédération chilienne des transports proteste contre la
nationalisation de leur secteur d’activité 1971 ; les commerçants protestent contre l’inflation.
Tous ces mouvements aboutissent à un coup d’état militaire le 11 Septembre 1973 qui porte le
général Augusto Pinochet à la tête du Chili. La junte militaire dissous le congrès national, les conseils
municipaux, les syndicats et les partis politiques ; la liberté de presse est abolie, la littérature rattachée au
socialisme est interdite, les opposants au régime sont arrêtés, exilés, torturés ou exécutés : c’est la fin de
la révolution et le début de la dictature.
2- La révolution nicaraguayenne (1979-1990) : la révolution sandiniste
La révolution sandiniste ou révolution nicaraguayenne désigne, au Nicaragua,
l'opposition croissante de la dictature de la famille Somoza dans les années 1960 et 1970, la
campagne menée par le Front sandiniste de libération nationale (FSLN) qui a conduit à la chute
violente de la dictature en 1979 et les efforts subséquents du FSLN, qui a présidé à partir de 1979
jusqu'en 1990, pour réformer la société et l'économie du pays, ce en dépit de l'embargo américain (le
FSLN nationalise les banques, les mines, la pêche, l’industrie de bois, de la viande, des récoltes de café,
sucre, coton ; les terres sont redistribuées aux paysans de manière individuelle…).
En 1988, à la suite de l'incursion de troupes sandinistes au Honduras, les États-Unis déclenchent
l'Opération Golden Pheasant et font déployer des troupes dans le sud de ce pays, notamment à la base
aérienne de Soto Cano et près de la frontière nicaraguayenne. La CIA met sur pied des camps
d’entraînements pour les contre-révolutionnaires (contras) au Honduras, au Salvador et au Costa Rica.
Les sandinistes sont accusés de brûler des églises, kidnapper des enfants pour les envoyer à Cuba,

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provoquer artificiellement des pénuries alimentaires et tuer les personnes âgées pour les transformer
en savon.
En 1989, la guérilla des Contras prend fin avec la signature de l'accord de Tela, prévoyant la
démobilisation des combattants du FSLN et des Contras. Un an plus tard, en 1990, des élections
démocratiques se tiennent et voient l'élection de Union nationale d'opposition, une coalition de partis
opposés à Ortega, présidée par Violeta Barrios de Chamorro, obtenant 54,2 % des voix, et le FSLN
quitte le pouvoir : c’est la fin de la révolution.
CONCLUSION
L’indépendance des pays d’Amérique latine a été mis en évidence grâce aux révolutions
marxistes au cuba, chili et Nicaragua. Cette révolution a permis l’avènement au pouvoir des grands
leaders aux reformes de qualité sur le plan politique, socioéconomique et internationale.

CHAPITRE V : L’AFRIQUE : DECOLONISATION ET NEOCOLONIALISME


LEÇON 10: L’EMANCIPATION DES TERRITOIRES BRITANNIQUES : CAS DU
GHANA ET DU KENYA

Justification : Cette leçon permet à l’apprenant d’installer les ressources pour promouvoir son
émancipation
INTRODUCTION
L’Afrique noire anglophone s’émancipe la première, résultat de la politique
d’africanisation des cadres politiques et d’une prise de conscience de bonne heure. Dès le congrès
de Manchester en 1945 où deux cent délégués d’Afrique noire réclament le ‘‘self government’’.
Cette autonomie est accordée à certaines colonies dans le cadre d’une politique.
I- LA POLITIQUE COLONIALE DE LA METROPOLE : L’INDIRECT RULE
Le type de gouvernance adopté par les Britanniques pour la gestion de l’Afrique repose sur
l’indirect rule. Cette politique coloniale consiste pour la métropole de laisser des chefs locaux gérer au
profit de la nation coloniale. Ces chefs traditionnels ou Native authorities lui garantissaient en général
des avantages commerciaux (monopoles de commerce et concessions) ; ils rendaient justice; collectaient
et versaient l'impôt, en échange de quoi la puissance coloniale garantissait militairement leur
pouvoir.
Le principal avantage du régime de l'indirect rule était de réduire la présence coloniale
nécessaire. En effet, en s'appuyant sur les chefs locaux, les britanniques s'assuraient la
collaboration de l'administration existante et pouvaient ainsi réduire leur présence sur place. Elle
garantissait également la loyauté des chefs en place, qui avaient ainsi la certitude de ne pas être
renversés par d’autre chefs tant qu’ils étaient soutenus par les britanniques.
II- LA DECOLONISATION DU GHANA
1- Les mouvements nationalistes en Gold Coast
L’opposition va s’accentuer avec l’intervention d’une nouvelle classe sociale. Toutes ces forces
effervescentes vont alors se regrouper autour d’un avocat le dénommé J. B Danquah. Celui-ci était
un réformiste qui croyait en l’autorité d’une minorité éclairée au sein de son parti, pour cela il crée
l’United Gold Coast (U.G.C.C) en 1947. En novembre 1947, Nkrumah arrive en Gold Coast et
devient donc secrétaire général de l’UGCC.
Cependant, en 1948 ces derniers organisent le boycott des produits anglais afin que ces derniers
baissent les prix des marchandises à l’issue d’un mouvement. Il initie le radicalisme au sein de l’UGCC
qu’il va utiliser plus tard contre l’administration coloniale britannique. Danquah et Nkrumah sont
arrêtées et emprisonnées.
Nkrumah après sa sortie de prison crée son propre parti, en juin 1949 : le CPP (Convention
People’s Party) qui est un parti de masse, populaire et impliquant toutes les couches sociales. Il reprochait
à l’UGCC d’être un parti de bourgeois.
Face aux propositions britanniques les deux partis relevèrent leurs méthodes d’action.
L’UGCC répondit ‘ Discussion pour l’autonomie le plus tôt possible’ ’ . Le CPP plutôt lança

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‘ ‘l’Action Positive pour l’autonomie immédiate: self government now’’. De cette manière Nkrumah
s’opposait contre les anglais et lance une campagne de désobéissance civile qui ne se fit pas sans
émeutes. De plus le CPP lança une campagne d’action positive et les syndicats annoncèrent une
grève générale pour le 8 janvier 1950. Suite à cela Nkrumah fut arrêté et emprisonné
pour un an.
2- La marche vers l’indépendance
Dès la sortie de Kwame de prison sous l’impulsion du gouverneur Arden Clarke, ce fut le début
d’une collaboration. De nombreuses réformes sont mises sur pied. Il envisagea de changer le
nom de Gold Coast en Ghana pour se rattacher à l’histoire africaine la plus ancienne et s’efforça de
briser l’opposition des chefs. La Constitution de 1954 faisait élire tous les membres de l’assemblée
au suffrage universel ; le gouverneur ne conservait que les Affaires étrangères et la Défense. Les
oppositions n’avaient pas disparu : celles de l’UGCC, celle des territoires du Nord, celle des chefs
et des planteurs de l’Ashanti : National Liberation Movement (N.L.M) dirigé par le sociologue Busia.
En 1956, des élections nouvelles donnèrent une légère majorité à ces partis régionaux dans leurs
contrées, mais, dans l’ensemble, le CPP conservait une large majorité.
Par ailleurs, La nouvelle assemblée se réunit pour élaborer une réforme constitutionnelle conforme
à l’indépendance qui fut formellement remise au gouvernement du Royaume Uni. Les partis minoritaires
tentèrent en vain de demander une formule fédérale et préférèrent quitter la salle pour ne pas participer
au vote qui fut ainsi acquis à l’unanimité de la majorité CPP présente. Le gouvernement britannique
adopta l’acte d’indépendance. L’indépendance fut déclarée le 6 mars 1957 avec Nkrumah comme
premier président.
III- LA DÉCOLONISATION DU KENYA
1- Les mouvements nationalistes au Kenya
Le Kenya devient officiellement une colonie en 1920. Cependant, le mouvement nationaliste naît
à partir de 1947 date de création du premier parti politique K.A.U (Kenya African Union) avec pour
président Jomo Kenyatta. Ce parti lutte pour l'égalité des salaires et l'indépendance. Le succès du
parti inquiète l'administration coloniale. Celle-ci le supprime en 1952 en emprisonnant son leader.
Cependant ce parti continu son action dans la clandestinité à travers des émeutes, des sabotages
dirigés surtout contre les Anglais. L'administration encourage la naissance des partis tribaux
pour contrecarrer le nationalisme. En 1960 un autre parti voit le jour K.A.N.U (Kenya African
National Union), il désigne comme président Jomo Kenyatta en prison et réclame sa
libéralisation qui survient en 1961.
2- La marche vers l’indépendance
La décolonisation du Kenya fut difficile : les Européens ont arrachés aux indigènes les terres
fertiles, d'où les tensions. Les agriculteurs Kikuyu vont réagir en envoyant des pétitions à Londres car les
colons anglais et indiens qui représentent à peine 1/10 de la population occupent les meilleures
terres. Dès 1944 les nationalistes dont Jomo Kenyatta réclament le droit des indigènes à récupérer leurs
terres mais en vain. Néanmoins, ces multiples revendications aboutissent la même année à la nomination
d’un Africain au conseil législatif.
La révolte des Mau Mau qui voit le jour est un mouvement insurrectionnel du Kenya des
années 1950. Ce groupe rebelle agit à cette époque au nom du peuple Kikuyu opprimé par
l'Empire britannique au Kenya. En octobre 1952, après une campagne de sabotages et
d'assassinats imputée à des terroristes Mau Mau, le pouvoir colonial anglais déclare un état
d'urgence et organise des opérations militaires à l'encontre des rebelles.
En 1954, les anglais entreprennent d’accroître la participation des africains au conseil législatif.
Et la parité est effective en 1957. En 1960, le secrétaire Maclead promulgue une nouvelle constitution qui
accroit le rôle des africains dans la gestion du pouvoir et permet à toutes les communautés de participer à
la vie politique. Le KANU de Jomo Kenyatta et la KADU (Kenyan African Democratic, Union) de
Donald Ngala s’affrontent. Lors des élections législatives en 1962, Jomo est élu au conseil législatif. Il
devient premier ministre en 1963 et mène le pays à l’indépendance le 12 décembre 1963.
CONCLUSION

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Le système colonial britannique (indirect rule) prédisposait les nationalistes à prendre la
direction de leur pays ainsi plusieurs colonies accèderont aux indépendances sans heurts.

LEÇON 11: L’EMANCIPATION DES TERRITOIRES FRANÇAIS : CAS DE L’ALGERIE ET


DU CONGO BRAZZAVILLE
Justification : Cette leçon permet à l’apprenant d’installer les ressources pour promouvoir son
émancipation

INTRODUCTION
L’émancipation de l’Algérie tire sa particularité dans le fait qu’elle a entrainée une guerre : la
guerre d’Algérie, violent conflit qui a opposé l’Algérie à la France pendant 08 ans. Elle aboutit au départ
des français en juillet 1962. Tandis que la décolonisation du Congo survient après la deuxième guerre
mondiale. Son histoire est toute particulière parce que, la ville de Brazzaville était la capitale de l’AEF en
1910.
I- LA POLITIQUE COLONIALE DE LA METROPOLE
L’administration directe est une politique qui consiste à anéantir l’autorité locale au profit des
administrateurs locaux français nommés par leur pays qui appliquaient les décisions. Elle est appliquée
dans les colonies françaises. La colonie ne disposait d’aucune liberté, ni d’aucune souveraineté et,
ne participe pas à sa propre administration. La France adopte comme politique coloniale l’assimilation :
politique coloniale qui suppose que les peuples colonisés doivent progressivement adopter la culture et
les valeurs du colonisateur afin de devenir à terme des citoyens à part entière. Il est question d’anéantir la
culture locale.
L’Algérie fut un cas particulier : elle est la seule parmi les colonies établies à élire des députés
dans ses trois départements et à être gérée par les mêmes instituions qu’en métropole. Mais elle était
dotée d’institutions spécifiques qui la différenciaient des départements métropolitains : un
gouverneur (assisté d’un Conseil de gouvernement, composé de hauts fonctionnaires, et d’un Conseil
successif) et des délégations financières créées en 1896, qui votaient le budget spécial pour
l’Algérie préparé par le gouvernement. Environ 1.5 millions de pieds noirs d’origine française y sont
installés. Eux seuls ont des droits spécifiques et occupent l’essentiel des postes de pouvoir.
II- LA DECOLONISATION DE L’ALGERIE
1- les mouvements nationalistes en Algérie
La décolonisation de l'Algérie a été très difficile car les Français considèrent ce pays
comme une partie de la France (colonie de peuplement). En 1914 les Algériens affichent leur intention
d’indépendance suite à leur condition difficile : la minorité européenne s’approprie les meilleures terres,
la population des évoluées est fortement urbanisée par contre la majorité musulmane est exposée à la
pauvreté et reste rurale. Ils vont prendre conscience. Trois tendances prennent corps : les ‘‘jeunes
algériens’’ qui revendiquent l’extension des droits des musulmans et leur participation à la vie politique ;
ensuite les réformistes ou l’association des oulémas créés en 1931 par Ben Badis qui sont partisans de
l’indépendance. Leur devise est : ‘‘l’islam est ma religion, l’arabe est ma langue, l’Algérie ma patrie’’ ;
enfin le parti du peuple algérien (PPA) de Messali Hadj crée en 1937 qui réclame l’indépendance de
l’Algérie.
Après la dissolution des partis à tendance nationaliste la France ordonne leur relance dès 1945.
Plusieurs mouvements politiques vont être créés par les algériens pour manifester leur nationalisme :
Ferhat Abbas fonde l'Union Démocratique du Manifeste Algérien (UDMA) pour revendiquer une
République algérienne autonome ; Messali Hadj prend la tête du Mouvement pour le Triomphe des
Libertés Démocratiques (MTLD) qui abrite l’organisation spéciale (OS). Il revendique
l’indépendance d’une Algérie musulmane et arabe. En 1954 Ahmed Ben Bella crée le Front de
Libération National (F.L.N) au Caire et se dote pour mission d’obtenir l’indépendance de l’Algérie via la
guérilla et les attaques terroristes.

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Tous les mouvements nationalistes se jettent dans la bataille pour l'indépendance.
2- La marche vers l’indépendance en Algérie (1954-1962)
Devant les multiples revendications d'indépendance, les Français font la sourde oreille.
Le 1er Novembre 1954 plusieurs attentats anti-français sont organisés par le Front de Libération Nationale
(FLN). La France engage en retour une guerre avec un contingent d’environ 400 000 hommes. En 1957,
le général Massu parvient à mettre un terme à la bataille d’Alger.
Le problème va jusqu'à l'O.N.U mais sans suite. Le retour du général De Gaulle au pouvoir en
Mai 1958 ne change pas la situation. De Gaulle effectue un voyage en Alger où il prononce un discours
avec la fameuse phrase ‘‘je vous ai compris’’. Le FLN réagit la même année en mettant sur pied le
Gouvernement provisoire de la République Algérienne. Mais, des protestations se multiplient et surtout
de sanglantes semaines enregistrées en Janvier 1960.
L’opinion française est également divisée sur la question algérienne. Un coup d’état est organisé
par des généraux français mécontents à Alger et est très vite maîtrisé par De Gaulle Sous la pression
internationale et surtout la détermination des nationalistes algériens, des négociations reprennent avec le
FLN et aboutissent à la signature des accords d’Evian le 18 Mars 1962. Un referendum est organisé et
03 solutions sont proposées: l'indépendance; le rattachement direct de l'Algérie à la France;
l'autonomie Algérienne mais en association avec la France. Le 01er Juin 1960 une énorme majorité vote
pour l'indépendance de l'Algérie Le 05 juillet 1962 l'indépendance de l'Algérie est proclamée, Ben Bella
devient le président de la république.
III- LA DECOLONISATION DU CONGO-BRAZZAVILLE
1- Les mouvements nationalistes au Congo
Les conditions d’exploitation de la colonie expliquent que le nationalisme se soit très tôt
développé au Congo. En 1926, André Matswa fonda une amicale chargée de venir en aide aux anciens
combattants. Elle se transforma rapidement en un mouvement de protestation et suscita un tel
engouement que administration coloniale prit peur et fit incarcérer Matswa. Ce dernier meurt en prison
en 1942. Le mouvement se transforma alors en une Église qui recruta surtout dans son
ethnie d’origine.
Le soulèvement de Brazzaville en 1940 permit le ralliement du Moyen-Congo au général De
Gaulle. La ville fut alors érigée en capitale de la France libre. Le général De Gaulle confia l’AEF à Félix
Éboué, ancien gouverneur du Tchad et premier administrateur d’Afrique central rallié à sa cause.
Le nationalisme prit réellement corps après la guerre. En 1945, les Congolais élurent le
premier député congolais, Félix Tchicaya, à l’Assemblée constituante à Paris. Celui-ci fonda en
1946 le Parti progressiste congolais (PPC), section congolaise du RDA (Rassemblement
démocratique africain). Tchicaya s’opposait à Jacques Opangault. L’un et l’autre furent pris de
vitesse par l’abbé Fulbert Youlou, fondateur de l’UDDIA (Union démocratique de défense des
intérêts africains) qui remporta avec éclat les élections municipales de 1956.
2- La marche vers l’indépendance
En 1956 lors des premières élections municipales, l'abbé Fulbert Youlou est élu maire de
Brazzaville, et Stéphane Tchitchelle maire de Pointe-Noire. En novembre 1958, à la suite de la loi-cadre
de Gaston Defferre de 1956, le territoire du Moyen- Congo devient la république du Congo; elle
est dotée de l'autonomie. En 1959, des violences éclatent dans le pays. Le 15 Août 1960, le
Congo accède à l'indépendance, comme la plupart des pays colonisés de l'Afrique noire sous
domination française en Afrique. En 1960, l'abbé Fulbert Youlou, alors Premier ministre, devient le
premier président de la république du Congo.
CONCLUSION
La décolonisation de l’Algérie est une décolonisation mal négociée dont les conséquences
fâcheuses se font ressentir jusqu’aujourd’hui. En effet après 8 années de guerre sanglante l’Algérie
réussit à arracher son indépendance. Tandis que le Congo vit un processus d’émancipation paisible malgré
quelques affrontements.

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DOSSIER 3: L’INDEPENDANCE DE LA GUINEE CONAKRY
Justification: Ce dossier permet de déveloper chez l’apprenant la résistance face à l’oppression

I- LES MOUVEMENTS NATIONALISTES


La France impose un système d'administration coloniale identique à celui appliqué dans les
autres territoires africains de son empire colonial. L'exploitation des ressources s'oriente vers la
satisfaction des besoins de la métropole. Cependant, une conscience politique anticoloniale se développe
peu à peu, pour s'affirmer après la Seconde Guerre mondiale. Ils ont alors la possibilité de former
leurs propres syndicats: Union Générale des Travailleurs d'Afrique Noire (UGTAN), c r é e p a r
Ahmed Sékou Touré. Il milite pour plus de représentants africains dans le gouvernement local.
Ensuite viendra en 1946 les partis politiques, dont Sékou Touré devient la personnalité la plus importante.
II- DE LA MARCHE VERS L’INDÉPENDANCE AU « NON » POUR LA
COMMUNAUTÉ FRANÇAISE
La constitution de 1958, permet aux colonies de choisir entre l’indépendance et l’association dans
le cadre d’une Communauté francoafricaine où les Etats membres sont autonomes et dotés d’une
assemblée legislative remplaçant l’assemblée territorial. Lors du référendum de Septembre 1958, la
Guinée est le seul pays de l'Afrique francophone à rejeter la proposition du général De Gaulle
concernant l'intégration des colonies de l'A.O.F au sein d'une Communauté française. Séhou Touré dit
NON en declarant: ‘‘nous préférons la pauvreté dans la liberté plutôt que la richesse dans l’esclavage’’. Il
reclame la création d’un pouvoir éxécutif communautaire auxquels les Etats africains participeraient au
même titre que la France. Le 2 octobre 1958, la Guinée accède à l'indépendance avec Sékou Touré
comme président; il prône le panafricanisme, ‘ ‘La décolonisation intégrale de toutes les structures du
pays’’ et la mise en place d'une ‘‘société socialiste”.

LEÇON 12: L’EMANCIPATION DES AUTRES TERRITOIRES : CAS DE L’ANGOLA ET LA


GUINEE EQUATORIALE
Justification : Cette leçon permet d’implanter les ressources pour lutter contre l’impérialisme sous toutes
ses formes.
INTRODUCTION
Le Portugal et l’Espagne n’acquièrent que peu de colonies dont ils ont plus tard du mal à se
défaire. Cependant, le processus de décolonisation entre ces deux pays diffèrent en raison de la politique
coloniale de la métropole qui se solde par des réformes jusqu’à l’indépendance de la Guinée en 1968 et
par des coups de forces des nationalistes jusqu’à l’indépendance en 1975 de l’Angola.
I- L’EMANCIPATION DE L’ANGOLA
1- LA POLITIQUE COLONIALE DU PORTUGAL ET DE L’ESPAGNE
La politique coloniale du Portugal en Afrique est l’administration directe. Il pratique
l’assimilation dans ses possessions. Il installe dans ses colonies africaines, un système ségrégationniste
avec des Noirs au bas de l’échelle et soumis aux travaux forcés. Bien plus, le Portugal épuisait ses
colonies sans rien y investir.
2- Les mouvements nationalistes en Angola
L’Angola devient une colonie portugaise à la fin du XIXe siècle. Les premières révoltes
nationalistes surviennent au lendemain de la deuxième guerre mondiale. C’est en 1954 que les partis
nationalistes sont autorisés en Angola: Mario De Andrade et Agostino Neto créent le Mouvement
Populaire de Libération de l’Angola (MPLA); l’Union des Populations du Nord de l’Angola (UPNA),
fondée en 1954 et devenue par la suite l’Union des Populations Angolaises (UPA) puis, le Front National

21
de Libération de l’Angola (FLNA) en 1962; l’Union Nationale pour l’indépendance Totale de l’Angola
(UNITA) fondé en 1966 par Jonas Savimbi.
3- La marche vers l’indépendance
Le processus de l’indépendance de l’Angola est marqué par deux guerres de libération :
La première va de 1961 à 1971: en 1961 une lutte armée déclenche contre les Portugais dans
plusieurs régions du pays. Elle est menée par le MPLA et L’UPNA. Elle est orientée vers les prisons
notamment de Luanda et les planteurs portugais qui se sont accaparés leurs plantations de café.
La deuxième va de 1975 à 1976 : elle est marquée par des affrontements entre le MPLA, le
FNLA et l’UNITA qui ont fait bloc, visant à occuper les points stratégiques du territoire.
Le coup d’Etat au Portugal (révolution des œillets du 25 avril 1974, qui permet le renversement
du pouvoir de Salazar) accélère le processus de décolonisation avec la signature le 15 janvier 1975 des
accords d’Alvor entre le MPLA, l’UNITA, le FLNA et le président du gouvernement de transition
portugais Silva Cardoso qui fixent la date de l’indépendance. l’Angola devient indépendant le 11
novembre 1975. Cependant, cette indépendance n’arrange aucun partis politiques. Ils s'affrontent
(guerre civile) et proclame chacun leur indépendance (Le MPLA d’un côté e t l e FNLA- UNITA de
l’autre). Malgré ces antagonismes entre les différents partis en février 1976 la République
Populaire d'Angola est dirigée par le chef du MPLA Agostinho Neto.
II- L’EMANCIPATION DE LA GUINEE EQUATORIALE
1- La politique coloniale de la métropole
L’Espagne instaura le système d’administration directe caractérisé par l’absence de liberté
et de justice. Le code de l’indigénat sera appliqué aux Noirs. Ils sont privés ainsi de l’instruction
(réservée aux Espagnol) et de tous leurs droits humains. Les autochtones, furent soumis aux travaux
forcés, à l’interdiction de circuler la nuit, aux réquisitions, aux impôts sur les réserves et les châtiments
corporels. L’Espagne va instaurer dans ce territoire la politique d’assimilation rejetant toute idée
d’indépendance.
2- Les mouvements Nationalistes en Guinée Equatoriale
À partir des années 1950, les mouvements nationalistes fangs et bubis prirent de
l'ampleur. On assiste à la création de la Cruzada Nacional de Libéracion de Guinea Ecuatorial
(CNLGE) dirigé par Acacio Mane qui milite pour l’indépendance. En 1954, le CNLGE devient le
Mouvement de Libération Nationale de Guinée Equatoriale (MONALIGE) sur proposition
d’Antanasio Ndongo. L’Espagne fut amenée à modifier sa politique coloniale et, en 1959, elle donna à
la Guinée le nom de Région équatoriale formant alors deux provinces, d'une part, les îles Fernando
Pó (aujourd'hui Bioko), Annobón et Corisco, d'autre part, la partie continentale, le Rio Muni
(aujourd'hui Mbini). Ces deux provinces étaient représentées au Parlement de Madrid. La
provincialisation de 1959 supprima l'indigénat et fit des Équato-Guinéens des ‘‘citoyens espagnols à
part entière’’.
3- La marche vers l’indépendance en Guinée Equatoriale
Les deux provinces obtinrent leur autonomie en 1963 sous le nom de Guinée
espagnole. Puis un gouvernement local constitué de nationalistes modérés fut chargé
d’administrer le pays. Mais ils s’opposèrent aux Équato-Guinéens plus radicaux. Les
nationalistes guinéens portèrent la question de la souveraineté sur ces territoires devant
l'Organisation des Nations unies. Celle-ci proposa la tenue d'une conférence institutionnelle, au terme
de laquelle se déroulèrent en août 1968 les premières élections présidentielles et législatives:
Francisco Macías Nguema, fut élu à la tête du pays et l’indépendance fut proclamée le 12 octobre de la
même année.

CONCLUSION
L’Espagne et le Portugal ont mené en Guinée Equatoriale et en Angola la politique
d’assimilation. Les mouvements nationalistes sont animés par la création des partis politiques pour la
revendication de l’indépendance.

22
DOSSIER 4: LE CONGO BELGE: DE L’EMANCIPATION AUX PROBLEMES
POSTINDEPENDANCE

Justification: Cette leçon permet à l’apprenant d’installer les ressources pour promouvoir son
émancipation

I- LES MOUVEMENTS NATIONALISTES AU CONGO BELGE


Le Congo belge maintient sa tutelle sans anticiper la transmission du pouvoir politique.
Cependant, certaines associations sont autorisées: L'Abako (l’aasociation ethnique des Bakongo) créé
en 1950 par Joseph Kasavubu qui reclamait l’autonomie politique dans un cadre federal; l e groupe
Conscience africaine, f o n d é p a r l ’ A b b é J o s e p h M o u l a l a e n 1 9 5 6 qui revendique
l'accompagnement de la Belgique vers l'émancipation politique dans le cadre d'une
communauté belgo-congolaise; le Mouvement national congolais (MNC) de Patrice Lumumba en
1958; la confederation des associations du Katanga de Moïse Tshombe qui oeuvrent tous pour
l’indépendance du Congo-belge. .
II- LA MARCHE VERS L’INDÉPENDANCE DU CONGO BELGE
Après la conférence panafricaine d’Accra (Ghana) en déc 1958, les manifestations politiques se
multiplient à l’instar des émeutes de Léopoldville, entre le 4 et le 6 janvier 1959. Le roi reconnaît le
principe d'émancipation sans délai. La colère monte et une table ronde e st orga ni sé e e n fin janvier
1960. L'indépendance est fixée au 30 juin. A l’issue des élections, Lumumba devient Premier
ministre tandis que Kasavubu devient chef de l’Etat..
III- LES PROBLÈMES POSTINDÉPENDANCE
Les mutineries: des conflits entre soldats belges et congolais e t l ’ intervention militaire au
Congo par la Belgique pour assurer la sécurité de ses citoyens;
La rupture des relations diplomatiques entre le Congo et la Belgique
La sécession du Katanga et du Kasaï qui prive le Congo de 60 % de ses revenus;
Les divisions politiques qui se soldent par l’assassinat de Lumumba en Janvier 1961 et le coup
d’Etat de Mobutu en 1965 qui renverse Joseph Kasavubu;
L’insécurité à l’Est du pays (à Kivu) liée à la présence des bandes armées qui sèment la terreur
et réclament la sécession…

LEÇON 13: L’AFRIQUE SOUS L’EMPRISE DU NEOCOLONIALISME


Justification : Cette leçon permet d’installer les ressources pour rejeter toute forme de domination.
INTRODUCTION
Le néocolonialisme décrit une politique impérialiste menée par une ancienne puissance
coloniale vis-à-vis de son ancienne colonie caractérisée par une ingérence régulière et systématique
dans les affaires des pays fragiles afin de s’assurer la pérennité de l’exploitation de leurs ressources au
lendemain des indépendances. Ce terme trouve son origine 1956 chez Jean Paul Sartre.
I-LES INSTRUMENTS DU NEO-COLONIALISME
Le néocolonialisme se déploie à travers plusieurs instruments dont les accords de coopération, les
organisations internationales, la politique de l’endettement ou d’aide au développement.
1-Les accords de coopération
Certains accords de coopération (accords monétaires, militaires, commerciaux avec des dirigeants
faisant usage de la corruption) ont été signés à la veille de l’indépendance et au lendemain de
l’indépendance avec pour particularité de vider les Etats pauvres de la substance de leur souveraineté. Ex:
plusieurs accords monétaires lient la France avec ses ex-colonies depuis 1959 qui lui permet de garder la
main mise sur ses territoires théoriquement indépendants depuis 1960…

23
2-Les organisations internationales
La création des organisations internationales trahit également la volonté ardente des pays riches
d’étendre leur influence sur les pays du tiers-monde. Des organisations comme le Commonwealth, la
Francophonie, qui ont constitué pendant longtemps de véritables lobbies défendant les intérêts des nations
capitalistes à travers la politique de la dette ou de l’ingérence est passé depuis quelques années à la
logique des sommets (France-Afrique, Amérique-Afrique…) qui ont pour but d’étendre l’influence des
Nations fortes sur les Nations fragiles à travers la politique de l’aide au développement, de la dette…
Certains organismes internationaux comme le FMI et la BM jouent également le jeu des
puissances néo colonisatrices. Ils imposent aux pays du tiers-monde des politiques qui remettent en cause
le principe de souveraineté des Nations. C’est le cas avec les politiques économiques imposées comme
solutions miracles aux crises qui infantilisent plutôt les pays pauvres (Afrique) et les réduisent à la
mendicité malgré l’importance de son apport dans les échanges.
3-Les multinationales et l’aide au développement
Les multinationales se transforment en agent de l’impérialisme avec une influence qui se
transforme parfois en ingérence dans les affaires internes des Etats d’accueils. Nous avons le cas de la
société Elf-Aquitaine, complice de la chute du Président congolais pascal Lissouba en 1997.
De nombreux pays utilisent désormais l’aide au développement comme objet de domination ou
de chantage envers les Nations pauvres. Non seulement il s’agit le plus souvent d’une aide liée, c’est-à-
dire assortie des conditions d’achat des produits ou des services des Etats qui accordent l’aide, mais aussi,
l’aide est souvent accompagnée des conditions qui remettent en question le principe de souveraineté des
Etats.
II-LES MANIFESTATIONS DU NEOCOLONIALISME
1-Au plan politique
Ici, le néocolonialisme se manifeste par :
-L’installation au pouvoir dans les pays pauvres des dirigeants amis généralement corrompus, ceci à
travers des fraudes électorales ou constitutionnelles avec la complicité des puissances dominantes ;
-L’organisation contre les dirigeants nationalistes ou insoumis des coups d’Etats militaires, les assassinats
ou encore le financement contre ces régimes des mouvements de rébellion : le coup d’Etat contre Thomas
Sankara au Burkina Faso en 1987, ou contre Sylvanus Olympio en 1963 au Togo ;
- Le soutien aux régimes autoritaires amis ;
- Modèle politiques importés ;
- Les réquisitions aux pays africains des fonds pour le financement des campagnes électorales (France)
- Le pré positionnement des troupes dans les territoires des pays d’Afrique : Tchad, Gabon, Mali…
- La création d’un cadre diplomatique parallèle, officieux, opaque et maffieux (françafrique)…
2-Au plan économique
Ici, l’on distingue :
- Les monnaies importées (le Franc CFA et ses ex-territoires d’Afrique)
- Programmes économiques imposées (Les programme d’ajustement structurel= PAS)
- Le pillage et le contrôle des ressources naturelles des pays africains par l’entremise des bandes armées
financées et entretenues : cas de l’Est de la RDC ;
- L’exploitation des minerais et du pétrole et des plantations en Afrique par les entreprises étrangères
(Elf, SOCAPALM)
- Un accès exclusif et illimité aux ressources, négocié à très bas prix.
3-Au plan socio-culturel
L’on note :
-une forte culture de la corruption des élites
-le contrôle de l’information à travers les grands médias internationaux
-la promotion de la langue et de la culture occidentale dans le tiers-monde : acculturation
III-LES REACTIONS AFRICAINES FACE AU NEOCOLONIALISME
Face à l’émergence du néocolonialisme, plusieurs voies ont été explorées par des nationalistes
africains dans le but de combattre les effets de cette gangrène.

24
1- Les voies politiques
- Le panafricanisme : est à la fois une vision sociale, économique, culturelle et politique d’émancipation
des africains et c’est également un mouvement qui vise à unifier les africains du continent et de la
diaspora africaine en une communauté africaine mondiale. Les précurseurs sont : Kwame Nkrumah,
Julius Nyéréré ; Thomas Isidore Sankara ; Khadafi.
- La création des organisations régionales et sous régionales : L’UA est constituée de huit organes
sous régionaux. Les Communautés économiques régionales, s o n t créées en 1991 par le Traité
d'Abuja dans le but de fournir au continent un cadre général pour son intégration économique à partir
des sous regions pour une integration continentale future. Cependant, les pays africains constatant leurs
difficultés à s’insérer dans l’économie mondiale avaient adopté en 1980 le Plan d’Action de Lagos (PAL).
Qui est une stratégie économique fondée sur le développement de l’agriculture dans le but d’atteindre une
autosuffisance alimentaire universelle ; l’industrialisation du continent à hauteur de 2% de la production
industrielle mondiale à l’horizon 2000. C’est dans cette logique que l’Union Africaine reconnait et
encourage la création des Communauté Economiques : des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO),
l’Union du Maghreb Arabe (UMA), la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale
(CEEAC), la Communauté de Développement d’Afrique Centrale (SADC).
2- Les voies économiques
Plusieurs solutions économiques ont été pensées pour redonner à l’Afrique sa fierté pour une
souveraineté politique future. C’est le cas avec :
-l’agenda 2063 de l’UA voté en janvier 2015: qui a pour objectifs majeurs la construction d’un réseau
intégré de train à grande vitesse afin de faciliter la circulation des hommes et des biens ; la formulation
d’une stratégie africaine des produits de base ; la création de la Zone Africaine de Libre Echange
(ZLECAF effective depuis 2019) ; la mise sur pied d’un passeport africain ou le projet de barrage du
Grand Iga de 43200MW d’électricité ;
-le NEPAD (Nouveau Partenariat Pour le Développement de l’Afrique) adopté par l’Union Africaine en
2001 ; il vise à réduire le fossé économique entre l’Afrique et le reste du monde. Ceci passe par le
comblement du déficit de financement qui dépend fortement des ressources extérieures et entrave de ce
fait l’atteinte des objectifs fixés.
3- Coopération sud-sud
De nombreux pays africains développent actuellement des relations plus équitables avec les
autres pays du Sud comme la Corée du Sud, la Chine, l’Inde, le brésil dans des domaines spécifiques
telles que le développement agricole, les droits de l’homme, l’urbanisation, la santé, le changement
climatique, etc.
CONCLUSION
Si les pays africains ont souffert de la colonisation, la décolonisation fut plus difficile pour les
puissances colonisatrices. C’est ainsi qu’elles ont développées et continuent à développer de nombreuses
techniques qui leurs permettent de décoloniser sans vraiment partir.

DOSSIER 5 : LE TERRORISME ET REPLIS IDENTITAIRES


Objectifs - Modes opératoires - Conséquences

Le terrorisme est l’emploi systématique de la violence pour atteindre un but politique. Le repli
identitaire quant à lui est la volonté de s’identifier à l’un des traits de son identité à concurrence des
autres, une forme de négation de sa propre complexité.
I- OBJECTIFS
Les objectifs du terrorisme: visent à terroriser ou à induire un rapport de force par la terreur et
la peur. C’est pourquoi elle est universellement pratiquée que ce soit par l’Etat ou par les groupes
d’opposition.
Pour les replis identitaires : ils visent à assurer la pleine participation des populations locales à
la vie ….

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II- MODES OPERATOIRES
Les modes opératoires du terrorisme sont : attentats, prises d’otages, destructions, assassinats, terreur,
occupations de villages, pillages, propagande, espionnage de masse, les cyberattaques, la déstabilisation
de l’économie…
III- LES CONSEQUENCES
- Les conséquences du terrorisme : pertes matérielles (infrastructures détruites…), déplacement limités
et contrôlés à l’intérieur de la région ou du pays ; fermeture des écoles, l’insécurité ;
- Les conséquences des replis identitaires : Survalorisation de son appartenance tribale, avec un rejet de
l’altérité, de tout ce qui est différent de l’entre groupe auquel on appartient

MODULE II : LES REVOLUTIONS SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES DES XXE ET XXIE


SIECLE
CHAPITRE V : LES REVOLUTIONS SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES DES XXE ET XXIE
SIECLE
Leçons 14 ET 15 : LES GRANDES DECOUVERTES SCIENTIFIQUES ET LES INNOVATIONS
TECHNIQUES
Justification : Cette leçon vise à installer chez l’apprenant l’esprit d’innovation face aux difficultés
INTRODUCTION
Depuis le XIXe siècle, les progrès scientifiques et techniques ont engagé l’humanité dans un
cycle remarquable de progrès avec des découvertes et inventions qui améliorent sans cesse notre
quotidien. Ces progrès sont incroyables depuis 1945, notamment en médecine, dans les transports ou
l’énergie.
I-LES DECOUVERTES ET LES INNOVATIONS DANS LE DOMAINE DE LA MEDECINE
DEPUIS 1945
1-Les découvertes scientifiques
Années Découvertes Auteurs Impacts
1953 Structure de l’ADN F.Crick ; Cette découverte permet de comprendre et traiter
J.Watson plusieurs maladies héréditaires
1954 Première séquence protéique F.Sanger Détermine le rôle des acides dans la
complète : insuline polypeptidique, explication de la
drépanocytosecomme maladie héréditaire
1956 Confirmation de 46 E.Sutherland Plus de précision sur l’information génétique
chromosomes chez l’homme.
1957 Structure des virus André Lwof Développement des traitements et des moyens de
Découverte de l’ADN- lutte
polymérase
1982 Identification du virus du SIDA Luc Montagnier Développement des modes de préventions et des
premiers traitements
2019 Découverte du corona virus Li Wengliang Développement des premiers vaccins testés en
responsable du Covid-19 décembre 2020

2-Les innovations techniques


Années Innovations Auteurs Impacts
1957 Fabricateur et implantation du Clarence Lillehei ; Earl Amélioration des soins à l’insuffisance

26
premier stimulateur cardiaque Bakken cardiaque
1967 Première transplantation Christian Bernard Soins alternatifs aux maladies
cardiaque cardiaques
1973 Scanner Godfrey Newbold, Alan Progrès de l’imagerie médicale
Cornack
1978 Premier bébé éprouvette Miriam Menkin Traitement efficace contre des cas
d’infertilité
1979 Echographie Ian Donald Progrès de l’imagerie médicale
1982 Cœur artificiel Robert Jarvik Traitement palliatif aux insuffisances
cardiaques

II-LES GRANDES INNOVATIONS DANS LE DOMAINE DES TRANSPORTS ET DES


COMMUNICATIONS
1-Dans les transports
Années Innovations Auteurs Impacts
1946 Construction du premier A.Piccard Exploitation des fonds marins
bathyscaphe
1954 Premier vol du boeing707, avion Amélioration du transport aérien
civil
1957 Lancement de Spoutnik I, premier URSS Début de la conquête spatiale
satellite artificiel
1964 Lancement du Shinkansen Japon Début des TGV et amélioration des transports
japonais (premier TGV) urbains.
1969 Premier voyage sur la lune Neil
Armstrong
2-Dans la communication
Années Innovations Auteurs Impacts
1969 Création d’Arpanet, premier réseau DARPA/USA Premiers échanges entre ordinateurs
informatique
1971 Envoi du premier e-mail Début du courriel
1973 Lancement du système de localisation Armée américaine Amélioration du système de
par GPS géolocalisation
1983 -Naissance du nouveau protocole Motorola Premier téléphone cellulaire
Internet TCP/IP
-Lancement de Dyna Tac 8000
1991 Lancement du WEB
1992 Lancement de l’IBM Simon IBM Premier Smartphone
1993 Création de Mosaic, premier navigateur Marc Andreesen Première recherches Internet
WEB et Eric Bina
1998 Création de Google Larry Page, Premier moteur de recherche
Sergey Brin
2004 Création de Facebook Mark Zuckerberg Naissance des réseaux sociaux
2007 Lancement du premier Iphone Apple Amélioration des smartphones
III-LES INNOVATIONS DAS LE DOMAINE DE L’INFORMATIQUE ET DE L’ENERGIE
1-Dans le domaine de l’informatique
Années Innovation Auteurs Impacts
1945 Invention de L’Electronic Numerical Presper Eckert, John Amélioration des calculs balistiques
Integrator and computer (ENIAC) W.Mauchly dans l’armée US
1947 Invention du transistor John Bbardeen, William Amélioration des circuits intégrés
Shockley, Walter

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Brattain
1952 IBM 701, premier ordinateur IBM
scientifique
1969 Invention du microprocesseur Ted Hoffet Federico
1972 Lancement de HP 3000 Hewlett-Packard Premier ordinateur multi-tâches
1982 Lancement du Commodore Commodore Ordinateur le plus vendu au monde
International
2-Dans le domaine de l’énergie
Années Innovations Impacts
1951 Première centrale nucléaire civile Idaho, USA Amélioration de la production
énergétique
1982 Premier parc solaire à Lugo, Californie, USA Amélioration de la production
énergétique
CONCLUSION
Depuis 1945, la troisième révolution industrielle a abouti à d’importantes réalisations qui ont
révolutionné l’humanité pour laisser place aujourd’hui à ce qu’on appelle « le village planétaire »
MODULE III : LE CAMEROUN : DE LA TUTELLE A NOS JOURS
CHAPITRE 6 : LA MARCHE VERS L’INDEPENDANCE
LEÇON 16 : LA TUTELLE DE L’ONU SUR LE CAMEROUN
Justification : Cette leçon permet d’installer le sens de la responsabilité face au devoir.

INTRODUCTION
La résolution de la deuxième guerre mondiale aboutit à la création en 1945 de l’ONU, en
remplacement de la SDN. Le Cameroun jusque-là sous mandat de la SDN passe sous la tutelle de l’ONU.
C’est ce nouveau statut qui accompagne le Cameroun sur le chemin de l’indépendance.
I-LE CADRE JURIDIQUE DE LA TUTELLE DE L’ONU SUR LE CAMEROUN
1-La création du système de tutelle
C’est la charte de l’ONU adoptée le 26 juin 1945 lors de la conférence de San Francisco qui crée
le système de tutelle. Les accords de tutelle (Assurer la paix, l’ordre et l’administration dans les territoires
sous tutelle ; Favoriser le progrès politique, économique et social des populations des territoires sous
tutelle, ainsi que le développement de leur instruction…) sur le Cameroun sont approuvés par l’A.G de
l’ONU le 13 déc 1946. Ils donnent le pouvoir à la France et la Grande Bretagne d’administrer le
Cameroun sous le contrôle de l’ONU, afin de le faire évoluer vers l’indépendance.
Pour des raisons d’éfficacité, les puissances tutélaires doivent envoyer des rapports sur
l’administration des territoires sous-tutelle. En outre, pour se rendre compte des progrès réalisés, l’ONU a
envoyé des missions de contrôle au Cameroun en 1949, 1952, 1956 et 1958. Elle donne également la
possibilité aux populations camerounaises de faire des pétitions à elle adressées, tout comme la possibilité
qui est donnée aux forces politiques du Cameroun de s’adresser à la tribune de l’ONU.

II-L’APPLICATION DE LA TUTELLE PAR LES PUISSANCES TUTELAIRES


Appelées à promouvoir la paix, le développement économique, politique, social ou les droits de
l’homme au Cameroun, la France et la Grande Bretagne ont globalement manqué à ce devoir. La France
par la volonté de pérenniser la tutelle et la Grande Bretagne décidée à exploiter le territoire sans rien y
dépenser.
C’est dans cette logique que la France multiplie les astuces pour retarder l’indépendance du
Cameroun (création de l’Union Française en 1946, la loi cadre Gaston Deferre, la Communauté française
en 1958) tout en menant une lutte atroce contre les nationalistes. La violation des droits de l’homme et
régulière et systématique. Les Camerounais ne sont pas associés à la gestion de leur territoire jusqu’en
1957, tout comme les conseils législatifs dénoncés par l’UPC n’étaient pas représentatifs de la population
du pays.

28
CONCLUSION
La tutelle française et anglaise au Cameroun ont été une succession d’actes manqués ou de
violation des accords internationaux qui ont transformé le Cameroun en un territoire exploité comme une
colonie quelconque, contrairement à ce qui devait être une gestion en douceur au regard du statut spécial
du Cameroun dans l’empire colonial franco-britannique.

LEÇON 17 : LE NATIONALISME CAMEROUNAIS APRES LA DEUXIEME GUERRE


MONDIALE
Justification : Cette leçon permet d’implanter les ressources pour défendre sa propriété.
INTRODUCTION
Le nationalisme camerounais est antérieur à la première guerre mondiale. Toutefois, les choses se
précisent et s’accélèrent au lendemain de la seconde guerre mondiale lorsque l’UPC et d’autres partis
politiques sont créés et mènent une lutte contre les français et les anglais.

I-LES MANIFESTATIONS DU NATIONALISME DANS LE CAMEROUN FRANÇAIS


Au lendemain de la conférence africaine française de Brazzaville (30 janvier-08 février 1944) qui
a mis en place de nouvelles structures permettant une plus grande participation des autochtones à la
gestion politique de leurs territoires et après avoir fait leurs classes dans les syndicats créées en 1944, les
nationalistes camerounais s’engagent dans la création des partis politiques pour mieux faire valoir leurs
revendications. S’inspirant des difficultés rencontrées auprès des autorités françaises dans le
fonctionnement du Rassemblement Camerounais (RACAM), qui était le tout premier parti nationaliste
camerounais (la France la dissout).
Le courant nationaliste fut donc incarné par l’UPC (union des Populations du Cameroun) qui voit
le jour le 10 avril 1948. Ses objectifs sont : l’indépendance immédiate et la réunification des deux
Cameroun. C’est un parti crée par des anciens syndicalistes (Ruben Um Nyobe, Ernest Ouandié,…). En
1949, elle présente ses premières pétitions aux missions de l’ONU qui visitent le Cameroun. Elle dénonce
la violation des cahiers de charge de la tutelle et réclame l’indépendance et la réunification. Le 13 Juillet
1955 suite aux violences l’administration française dissout l’UPC. Désormais, l’UPC se radicalise et
lance une guerre de libération
D’autres partis dits administratifs qui sont pour la plupart des prolongements des partis français
comme: l’Evolution Sociale Camerounaise (ESOCAM) créée en 1949 par Dimalla pierre, l’Union Sociale
Camerounaise (USC), créée par Charles Assalé en 1953 ; le Bloc Démocratique Camerounais (BDC),
créé par Louis Paul Aujoulat en 1951… voient le jour et s’approprient le programme de l’upc.
La Loi cadre Gaston Defferre du 23 Juin 1956 favorise l’émergence des Assemblées législatives.
Des élections sont organisées le 23 Déc 1956 et sont remportées par les démocrates Camerounais. Le 15
Mai 1957, André Marie Mbida devient le premier premier ministre et Ahmadou vice-premier ministre. Le
16 Février 1958, il est remplacé par Ahmadou Ahidjo et le 01 Janvier 1960, le Cameroun français accède
à l’indépendance.
II-LES MANIFESTATIONS DU NATIONALISME DANS LE CAMEROUN
BRITANNIQUE
Le Cameroun administré comme partie intégrante du Nigéria dépend de l’évolution de ce dernier.
La quête de l’indépendance du Cameroun britannique se fait au début de la deuxième guerre mondiale, à
travers les conférences constitutionnelles organisées par les autorités anglaises et les mécanismes offerts
par l’ONU.
Les camerounais alliés à certains nigérians dans le parti politique NCNC créé le 24 Août 1944
réclament une meilleure représentativité dans les institutions politiques de la colonie britannique du
Nigéria. La constitution de Richards adoptée en 1945 permet donc au british southern Cameroon
d’envoyer deux représentants à l’assemblée Représentative du Nigéria à Lagos ; la constitution
Macpherson de 1953 permet d’envoyer 13 représentants à l’assemblée de l’Est à Enugu ; la constitution
Lyttleton de 1954 dote le British Southern Cameroon d’un statut régional ou autonome avec son

29
assemblée à Buea et Endeley comme chef du gouvernement. Cette autonomie est croissante avec la
nomination d’Endeley comme premier ministre. Le Nothern Cameroon continue d’être administré comme
une partie intégrante du Nigeria.
De nombreux partis politiques voient également le jour : en 1953, Salomon Tandem Muna, John
Ngu Foncha et Emmanuel Endeley fondent le Kamerun National Congress (KNC), tout premier parti
politique qui réclame à travers les pétitions le self-governement au sein du Nigéria. A l’issue des
premières élections organisées en 1953, Endeley du KNC devient Premier Ministre. Mais en raison des
divergences entre ces différents leaders, notamment Endeley, en faveur de l’intégration du Cameroon au
Nigéria, face à Foncha partisan de la réunification avec le Cameroun français et aux indépendantistes, le
KNC éclate en 1955. Foncha fonde le Kamerun National Democratic party (KNDP), et Paul Kalé le
Kamerun People’s Party (KPP), tandis que Nde Ntumazah crée le One Kamerun (OK) en 1957, un parti
nationaliste proche de l’UPC et favorable à la réunification.
Par la suite des élections législatives sont organisées en 1959. A l’issue de ces élections Foncha
remplace Endeley au poste de premier Ministre. C’est lui qui conduit à Foumban la délégation du
Cameroun Britannique en juillet 1961 après le plébiscite du 11 février. Il conduit également le Cameroun
britannique à l’indépendance et à la réunification célébrée le 1 er octobre 1961.
CONCLUSION
Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, le nationalisme s’affirme sur la scène à travers les
partis et mouvements politiques qui ont œuvré de façon déterminante pour l’indépendance et la
réunification du Cameroun.

DOSSIER 6: LES GRANDES FIGURES DU NATIONALISME CAMEROUNAIS


LES HOMMES ET LEURS ŒUVRES/ UM NYOBE ET JOHN NGU FONCHA
DEVOIR : faire leur biographie

Leçon 18 : LE CAMEROUN DE 1960 A 1982

Justification : Cette leçon permet d’installer le sens de la défense des intérêts communs
INTRODUCTION
Le 1er janvier 1960, le Cameroun français accède à l’indépendance dans un contexte sécuritaire
difficile, dû à la lutte menée par l’UPC. C’est un véritable défi pour Ahmadou Ahidjo qui devient le tout
premier président du Cameroun et le mène à la réunification et à l’unification. Il entreprend des reformes
pour affirmer sa légitimité et pour mettre le Cameroun sur le chemin du développement.
I-EVOLUTION POLITIQUE DU CAMEROUN : 1960-1982
1- La réunification du Cameroun
Elle tire ses origines de la séparation intervenue en 1916 par la scission du Cameroun entre
Français et Britanniques et constitue la préoccupation première des nationalistes Camerounais à la fin de
la deuxième guerre mondiale. C’est ainsi que face aux divergences des hommes politiques du Cameroun
britannique partagé entre intégration (avec le Nigéria), réunification avec le Cameroun français, ou
indépendance, l’ONU décide d’organiser dans le Southern Cameroons et le Northern Cameroons un
plébiscite le 11 février 1961. Le Northern Cameroon choisit de se rattacher au Nigéria, contrairement au
Southern Cameroon qui opte pour la réunification avec le Cameroun français.
Les négociations pour la réunification ont lieu à la conférence de Foumban du 16 au 21 juillet
1961 sous la conduite d’Ahidjo et de Foncha. La réunification est célébrée le 01 er octobre 1961.
2- La lutte contre la rébellion
Lorsqu’Ahidjo prend le pouvoir, son principal défi est de combattre la rébellion de l’UPC qui
sévissait en Pays Bamiléké et en Sanaga-Maritime. Avec l’aide de la France, il mate dans le sang les
combattants du Comité National d’Organisation (CNO), branche armée de l’UPC sous la direction de
Ruben Um Nyobe et l’ALNK (Wouri, Moungo, région bamiléké) sous Ernest Ouandié. Le 13 Septembre

30
1958 Ruben est assassiné. Le 15 janvier 1971 Ernest Ouandié est exécuté à Bafoussam, Félix Roland
Moumié est empoissonné le 3 novembre 1960 par les services secrets français…
3-L’unification du Cameroun
L’idée de l’unification est conçue par Ahmadou Ahidjo qui s’appuie sur la lourdeur
bureaucratique et la dépense très élevée consacrée au fonctionnement de l’Etat (3 gouvernements, 4
parlements, 2 systèmes judiciaires). Le 1 er septembre 1966 les forces politiques s’unissent pour former
l’Union Nationale Camerounaise (UNC), désormais seul parti politique autorisé au Cameroun ; en février
1972 l’Union Nationale des Travailleurs du Cameroun (UNTC), seule centrale syndicale voit le jour et le
20 Mai 1972 c’est l’unification à l’issue d’un référendum.
II-L’ECONOMIE DU CAMEROUN DE 1960 A 1982
Au lendemain de l’indépendance, l’économie camerounaise se repose sur les plans quinquennaux,
le développement concentré, la révolution verte et les comices agro-pastoraux.
* Les plans quinquennaux : de 1961 à 1981, le Cameroun fonde son développement sur 4 plans
quinquennaux, un modèle économique planifié qui définit les objectifs en fonction des moyens
disponibles sur une durée de 05 ans. Ces plans favorisent: le développement des infrastructures, de
l’agriculture, des voies de communication, de la recherche ; l’exploitation minière et la construction des
barrages hydro-électriques.
* Les comices agro-pastoraux et la révolution verte : c’est au cours du tout premier comice agro-
pastoral qui se tient à Buea dès le 9 mars 1973 que le Président Ahidjo lance le concept de la « révolution
verte ».
De même de nombreuses sociétés sont créés notamment la société camerounaise d’engrais, la
société camerounaise d’hydrocarbures, la CELLUCAM, le port de Douala est réaménagé, le chemin de
fer est étendu jusqu’à Ngaoundéré, l’axe Douala-Yaoundé est lancée…
III-LE DEVELOPPEMENT SOCIAL AU CAMEROUN DE 1960 A 1982
Au plan éducatif : des structures scolaires sont mises en place au niveau de secondaire et au
niveau supérieur. L’université fédérale est créée en 1961 et de nombreuses autres grandes écoles à partir
de 1970 (CUSS= centre universitaire des sciences de la santé qui formes des médecins, l’IRIC) ;
Au plan sanitaire, le Cameroun réalise d’excellentes performances, avec une espérance de vie qui
passe de 41 en 1960 à 50 en 1982 ;
Au plan sportif, le Cameroun réalise d’importants exploits : en 1965,Oryx Club de Douala
décroche la coupe d’Afrique des clubs champion de football, Joseph Bessala obtient la médaille d’argent
aux jeux olympiques de Madrid, la participation des lions indomptables à une phase finale du mondial de
football (Espagne 1982).
Au plan culturel, le cinéma camerounais célèbre en 1966 son premier long métrage, réalisé par
Dia Moukouri. Sur la scène musicale, Soul Makossa enregistré par Manu Dibango à l’occasion de la
CAN 1972, devient un tube planétaire qui le propulse au rang de star
CONCLUSION
Entre 1960 et 1982, le Cameroun qui a difficilement posé les bases de sa fondation, est désormais
un pays stable avec de nombreux projets qui favorisent sa marche vers le développement.

DOSSIER 7 : AHMADOU AHIDJO


-L’homme
-l’œuvre

Leçon 19 : LE CAMEROUN DE 1982 A NOS JOURS

Justification : Cette leçon permet d’implanter les ressources pour promouvoir le vivre ensemble et
l’intégration nationale
INTRODUCTION

31
Le changement à la tête de l’Etat intervient en 1982 avec la démission du président Ahmadou
Ahidjo. Il laisse place à Paul Biya qui prête serment le 06 novembre 1982. Le nouveau chef veut marquer
son empreinte et inscrit cette nouvelle ère sous le signe de la rigueur et de la moralisation. Le renouveau
entraîne des changements significatifs sur les plans politiques, économiques et sociaux.

I-EVOLUTION POLITIQUE DU CAMEROUN DE 1982 A NOS JOURS


Elle est marquée par le renouveau politique : libéralisation de l’espace politique (retour au
multipartisme) ; promotion des libertés, la multiplication des candidatures aux élections, quoique dans le
cadre du parti unique, la lutte contre la corruption, la promotion de la justice social... Après une courte
période d’entente entre Ahidjo et Biya, la rupture s’observe à partir de 1983. Le problème au départ est
celui de la préséance protocolaire entre les deux hommes, car Ahidjo resté Président du parti UNC pense
être au-dessus du Président de la République; les choses s’enveniment entre les deux hommes le 18 juin
1983, lorsque Paul Biya, sans consulter Ahidjo, procède à un remaniement ministériel et écarte les
proches de l’ex-Président. Tout ceci aboutit à la tentative de coup d’Etat manqué le 6 avril 1984.
A la suite de ce putsch le RDPC est créé au Congrès de Bamenda de 1985 pour remplacer l’UNC.
Le nombre de provinces passe de 7 à 10 et les départements de 38 à 58. De nouveaux arrondissements
sont créés et on compte désormais 360. Les provinces sont abolies en 2008 par décret présidentiel et
deviennent des régions. Le 4 février 1984 la République Unie du Cameroun devient République du
Cameroun.
Depuis bientôt une décennie, le Cameroun est traversé par une série de crises justifiées par la
non-application de certaines dispositions constitutionnelles (la loi sur la décentralisation), la crise
anglophone déclenchée en 2016 ; les crises post-électorales, les crises sécuritaires (Boko Haram depuis
2014 à l’Extrême-Nord Cameroun) et les effets collatéraux de la crise centrafricaine qui entretiennent
l’insécurité dans l’Est et dans l’Adamaoua.
II-L’ECONOMIE CAMEROUNAISE DEPUIS 1982
La vision politique du renouveau est contenue dans un livre-programme intitulé « pour le
libéralisme communautaire » qui repose entièrement sur la liberté dans les affaires. L’Etat n’intervient pas
dans les mécanismes de régulation économique. Cette politique vise à laisser faire les forces du marché,
de créer des conditions d’une saine concurrence économique entre les agents et les opérateurs
économiques. Le développement passe du stade autocentré au stade multi centré favorable à l’intégration
nationale. Cependant, cet élan économique est retardé par l’émergence de plusieurs crises économiques.
Ce qui oblige le gouvernement à recourir à la BM (01 er prêt en 1989) et au FMI qui le soumet au
Programme d’Ajustement Structurel (PAS) avec pour conséquence la mise du Cameroun sous Agenda de
l’initiative des pays Pauvres très endettés= PPTE ( le but est d’assainir les finances publiques en
réduisant le train de vie de l’Etat : ce sont les PAS qui exigent entre autres la privatisation des
entreprises publiques, la baisse des salaires des fonctionnaires, la réduction des budgets sociaux…)
Toutes ces mesures n’ont réellement pas amélioré de façon significative le quotidien des populations
camerounaises.
Toutefois, l’Etat du Cameroun adopte le DSCE (Document Stratégique pour la Croissance et
l’Emploi) ce qui permet la réalisation de nombreux projets structurants assez modestes (le port en eau
profonde de Kribi ; le pont sur le Wouri, des infrastructures sportives avec les stades de Limbe, Japoma
etc… ; l’organisation du CHAN, la CAN ; les barrages de Memve’ele, Lom Pangar, Mekim…)
La situation de l’économie mondiale du fait de la COVID-19 et les crises politiques internes
doublées de la corruption endémique hypothèquent de façon évidente l’atteinte de l’émergence 2035.
III-LA VIE SOCIALE AU CAMEROUN SOUS LE RENOUVEAU
1-L’éducation et la santé
Concernant l’éducation, les effectifs scolarisés augmentent régulièrement. Des lycées ont été
créés par centaines et les universités (8 universités d’Etat) et une centaine d’instituts privés
d’enseignement supérieur. Toutefois, on note des problèmes tels que l’insuffisance et la qualité des
infrastructures, le sous financement de l’éducation, le manque de personnel enseignant …

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Dans le domaine de la santé, la présence de nombreuses structures sanitaires est louable :
hôpitaux de références, généraux, régionaux, de districts, centres médicaux et centre de santé intégrés.
Mais toutes ces performances sont plombées par : l’absence de la qualité des plateaux techniques,
l’absence d’une assurance maladie, la persistance de grandes pandémies comme le VIH/SIDA et le
paludisme.
2-Le sport et la culture
Au plan sportif : les lions indomptables remportent 05 fois la CAN ; une médaille d’or aux Jeux
Olympiques par l’athlète Françoise Mbango qui obtient une médaille d’or aux jeux olympiques au triple
saut, une finale de la coupe des confédérations... Mais au-delà de ces victoires, il faut noter l’absence
d’une politique du sport au Cameroun et les difficultés à mettre sur pied un championnat professionnel de
football.
Au plan culturel, on a connu des célébrités telles que Francis Bebey, Sévérin Cécile Abega, Jean
Marc Ela, Ferdinand Oyono, Max Lobé, Hemley Mboum, Patrice Nganang . Dans le domaine musical.
On note de nombreuses révélations à la dimension planétaire : Richard Bona, Etienne M’Bappe, Blick
Bassy et des séries camerounaises qui rencontrent de franc succès…

CONCLUSION
En 1982, l’arrivée au pouvoir de Paul Biya a suscité beaucoup d’espoirs. On a pu noter des
progrès remarquables dans le domaine de l’éducation et la santé. Cependant, la crise économique
mondiale a entrainé un bilan économique négatif. Aussi, la mal gouvernance engloutit une part
importante des ressources financières du pays.

DOSSIER 8 : PAUL BIYA

-L’homme
-l’œuvre

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