Conseil d'Administration et Coût du Capital des Entreprises Canadiennes
Conseil d'Administration et Coût du Capital des Entreprises Canadiennes
ENTREPRISES CANADIENNES
THÈSE
PRÉSENTÉE
DU DOCTORAT EN ADMINISTRATION
PAR
HANEN KHEMAKHEM
JUIN 201!
UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL
Service des bibliothèques
Avertissement
La diffusion de cette thèse se fait dans le respect des droits de son auteur, qui a signé le
formulaire Autorisation de reproduire et de diffuser un travail de recherche de cycles
supérieurs (SDU-522 - Rév.ü1-2üü6). Cette autorisation stipule que «conformément à
l'article 11 du Règlement no 8 des études de cycles supérieurs, [l'auteur] concède à
l'Université du Québec à Montréal une licence non exclusive d'utilisation et de
publication de la totalité ou d'une partie importante de [son] travail de recherche pour
des fins pédagogiques et non commerciales. Plus précisément, [l'auteur] autorise
l'Université du Québec à Montréal à reproduire, diffuser, prêter, distribuer ou vendre des
copies de [son] travail de recherche à des fins non commerciales sur quelque support
que ce soit, y compris l'Internet. Cette licence et cette autorisation n'entraînent pas une
renonciation de [la] part [de l'auteur] à [ses] droits moraux ni à [ses] droits de propriété
intellectuelle. Sauf entente contraire, [l'auteur] conserve la liberté de diffuser et de
commercialiser ou non ce travail dont [il] possède un exemplaire.»
TABLE DES MATIÈRES
REMERCIEMENTS i
RÉSUMÉ ix
ABSTRACT : x
INTRODUCTION 1
1.2.2 Le rôle de protection des droits des actionnaires assuré par Je conseil
d'administration 13
1.3 Conclusion 16
CHAPITRE IV RÉSULTATS 64
4.1 Introduction 64
4.2 Échantillon 64
4.2.1 Procédure de sélection 64
4.3.3 Impact de la cotation sur le marché américain sur les caractéristiques du conseil
d'administration et de ses comités 8J
Figure Page
Tableau Page
4.18 Résultats relatifs aux caractéristiques du comité de vérification avec moindre carrée
ordinaire (MCO) 86
4.19 Résultats relatifs au lien entre le coût du capital et les caractéristiques du conseil
d'administration avec MCO 90
4.20 Résultat du double moindre carré (2SLS) pour le lien entre le coût du capital et la taille
du conseil d'administration 91
4.21 Résultats relatifs au lien entre le coût du capital et les différents scores du conseil
élaborés avec MCO 94
4.22 Résultats relatifs au lien entre le coùt du capital et les différents scores élaborés avec
MCO (suite) 95
4.23 Impact du changement de la réglementation relative au conseil d'administration au
Canada sur le coùt du capital 96
4.24 Résultats relatifs à la variation du lien entre le coût du capital et les variables d'intérêt
suite au changement de la réglementation 98
4.25 Impact de la cotation sur le marché américain sur le lien entre le coût du capital et la
non-dualité du président.. 100
4.26 Résultats pour la non-variation du lien entre le coût du capital les caractéristiques du
comité de vérification 101
4.27 Analyse de sensibilité à travers la période de collecte de données 102
4.28 Résultats avec changement de la mesure de la taille de l'entreprise (Log des actifs) 103
4.29 Résultats suite à l'introduction de la variable Aud it... 104
4.30 Résultats suite à l'introduction de la variable Québec 105
A.I Analyse comparative des indices de mesures, ayant une ou plusieurs sections relatives
au conseil d'administration, les plus utilisés dans la littérature avec l'indice utilisé dans
la présente étude 1J 2
B. J Indice de mesure des pratiques de gouvernance relatives au conseil d'administration et
de ses comités selon la réglementation canadienne 116
D.l Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « tai Ile du comité de vérification» 125
D.2 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « taille du comité de vérification» 125
D.3 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « score du comité de vérification non
pondéré» 126
DA Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « score du comité de vérification non
pondéré» 127
D.5 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « score du comité de vérification pondéré » 128
D.6 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « score du comité de vérification pondéré » 129
VII
0.7 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « présence d'un expert financier sur le
comité de vérification » J 30
0.8 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « présence d'un expert sur le comité de
vérification» 131
D.9 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « taille du conseil d'administration » 132
D.lO Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « taille du conseil d'administration» 133
D.II Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « indépendance du conseil » 134
D.12 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « indépendance du conseil» 134
D.13 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « indépendance du président du conseil» 135
D.14 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « indépendance du président du conseil» 136
D.15 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « Non-dualité du président du conseil». 137
D.16 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « Non-dual ité du président du conseil». 137
0.17 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « score du conseil non pondéré » 138
0.18 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « score du conseil non pondéré » 139
0.19 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « score du conseil pondéré » 140
0.20 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « score du conseil pondéré » 140
D.21 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « score du conseil épuré » 141
0.22 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « score du conseil épuré » 142
0.23 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « score total non pondéré» 143
0.24 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « score total non pondéré » 143
0.25 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « score total pondéré » 144
0.26 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « score total pondéré» 145
0.27 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « score volontaire pondéré » 146
0.29 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « score pondéré des comités» 148
0.30 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « score pondéré des comités» 148
E.I Test T pour le ratio dette à long terme de l'échantillon 151
E.2 Test T pour le rendement de l'échantillon mesuré par ROA 152
E.3 Test T pour Bêta de l'échantillon final comparé à l'ensemble des entreprises du TSX. 152
EA Test T pour la taille pour l'ensemble de l'échantillon : 153
E.5 Comparaison des fréquences théoriques et observées de l' échanti 1Ion 154
E.6 Test de Khi-deux pour le secteur d'activité de l'ensemble de l'échantillon 154
viii
L'objectif de la présente recherche est de montrer les liens, jusque-là peu explorés dans la
1ittérature, entre les caractéristiques du consei 1 d'administration et le coût du capital. Le
contexte canadien, caractérisé par un changement majeur de la réglementation relative à la
gouvernance en général et au conseil d'administration et ses comités en particulier, offre une
importante opportunité pour examiner de tels liens.
À partir d'un échantillon du TSX-S&P 300, nos analyses montrent, d'une part, qu'il existe
des différences au niveau des caractéristiques du conseil d'administration et ses comités
avant et après le changement de la réglementation canadienne relative à la gouvernance
entrée en application en 2005. D'autre part, le coût du capital des entreprises de l'échantillon
ne varie pas suite au renforcement de la réglementation relative au conseil d'administration et
ses comités.
Utilisant un indice de mesure, nos résultats révèlent que l'ensemble des caractéristiques du
comité de vérification, comme la présence d'un expert, une taille minimale de trois membres,
l'indépendance et l'existence d'une charte écrite, affecte négativement le coût du capital.
Cependant, la taille du comité de vérification ainsi que la non-dualité du président du conseil
affectent positivement le coût du capital des entreprises de l'échantillon.
Les entreprises canadiennes cotées sur le marché américain sont soumises à une double
réglementation de leur gouvernance ayant deux approches différentes; la première est la
réglementation canadienne dont la majeure partie est d'application facultative et la deuxième
est la réglementation américaine dont l'application est obligatoire. Les résultats obtenus
confirment le fait que la cotation sur le marché américain affecte les caractéristiques du
conseil et de ses comités ainsi que le lien entre la non-dualité et le coût du capital.
Mots clés: gouvernance, conseil d'administration, comité d'audit, coût du capital, marché
financier canad ien.
ABSTRACT
In this study we examine the relation between board characteristics and cost of equity capital,
which have received a lirnited attention in the literature. The Canadian context offers a
particular opportunity to study this relationship because of the major governance regulatory
changes that have taken place in the country recently.
Using a sample of TSX-S&P 300, firms, we find that, overall board and committees
characteristics do change following Canad ian corporate governance regu latory
transformations in 2005. However, cost of equity capital doesn't vary due to the regulation
enforcement.
With an index of board and committees' characteristics, our analysis shows that overall audit
committee characteristics measures, including size, independence, writing mandate and
financial expertise on this committee, are negatively related to the cost of equity capital.
However, the size of the audit committee and the non-duality of the president of the board are
positively related to the cost of equity capital.
Canadian firms traded on the American stock market are likely to apply double governance
regulation. First, they should respect the Canadian regulation, which is mostly voluntary and
then, the Arnerican regulation, which is mandatory. Ours results confirm that being listed on
the American stock market is associated with changes in the overall board characteristics and
also influences the relationship between board characteristics, especially non-duality of the
president of the board and cost of equity capital.
As expected, the fact of being listed in the US market doesn 't affect the relation between
audit committee features and the cost of equity capital. This result arises because audit
committee regulatory approach is sirnilar and mandatory in both Canadian and American
capital markets.
Overa Il , these results provide evidence that board and committees characteristics and
especially audit committee characteristics are important elements affecting the cost of equity
capital.
Keywords: Board of directors, audit committee, cost of equity capital, corporate governance,
financiaJ Canadian market.
INTRODUCTION
La gouvernance revêt de plus en plus d'importance dans plusieurs pays suite aux
différents scandales financiers qui ont ébranlé les marchés financiers et engendré
d'importantes pertes pour les investisseurs. Ces scandales ont révélé certaines défai Ilances
dans le système de gouvernance qui assurent le contrôle des dirigeants (Capron, 2003).
La réponse des organismes de réglementation à ces scandales telle que la loi Sarbannes
Oxley aux États Unis ou encore l'adoption des principes de meilleures pratiques de
gouvernance au Canada, au Royaume-Uni et en Australie avait pour objectif d'améliorer les
pratiques de gouvernance et de restaurer la confiance des investisseurs sur le marché
financier.
La réglementation canadienne l , introduite entre 2004 et 2005, a surtout mIs l'accent sur
l'amélioration des structures internes de gouvernance et notamment le conseil
d'administration et ses comités. L'instruction générale 58-20\ relative aux pratiques
exemplaires de gouvernance, vise la réalisation « d'un équilibre entre les objectifs d'assurer
la protection des investisseurs, de favoriser des marchés financiers équitables et efficaces et
de soutenir la confiance dans les marchés financiers >/.
1 Autorité des marchés financiers et Commission des valeurs mobilières de l'Ontario; Règlements:
52-108; 52-109 (+ instruction générale); Instruction générale 58-201 ; Règlement 52-1 10 relatif au
comité de vérification.
2 Instruction générale 58-20 l, partie l, paragraphe \.1.
2
Selon plusieurs auteurs, les différents mécanismes de gouvernance sont mis en place dans
le but de maximiser la valeur de la firme (Agrawal et Knoeber, J 996) et d'assurer aux
fournisseurs de capitaux le rendement de leur investissement (Shleifer et Vishny, 1997).
L'objectif derrière la mise en place des mécanismes de gouvernance est donc la création et
la préservation des richesses des actionnaires. L'un des moyens de créer la richesse pour les
actionnaires est d'obtenir les capitaux à un moindre coût (Naciri, 2006) et de minimiser le
taux de rendement requis par les investisseurs ou le coût du capital. Celui-ci, selon Botosan
et Plumlee (2005), est Je taux d'actualisation que le marché applique aux flux monétaires
futurs attendus de l'entreprise pour arriver au cours actuel de l'action. Plus ce taux est
faible plus la valeur de l'action est élevée. Le coût du capital d'une entreprise est aussi
fonction de son risque (Botosan et Plumlee 2005; Mclnnis, 2010).
L'objectif de la recherche est d'étudier les liens entre les caractéristiques du conseil
d'administration et l'appréciation des investisseurs du coût du capital exigé pour
l'entreprise, d'observer si le changement de la réglementation canadienne a affecté ce lien
et d'examiner les différences entre les entreprises soumises à la réglementation canadienne
et celles soumises en plus à la réglementation américaine.
3
Plusieurs événements ont certes occasionné des changements au niveau des pratiques de
gouvernance internes des entreprises canadiennes comme les scandales financiers du début
des années 2000 et le changement de la réglementation canadienne relative à la
gouvernance. Il serait important de savoir à quel moment les entreprises canadiennes ont
Plusieurs entreprises canadiennes sont soumises à une double réglementation de part leur
double cotation sur les marchés canadien et américain. Le contexte de l'étude a permis de
comparer les caractéristiques du conseil d'administration des entreprises soumises à la
réglementation canadienne à des entreprises qui sont en plus soumises à la réglementation
américaine. Nos analyses indiquent une différence significative entre les caractéristiques du
conseil d'administration des entreprises qui sont cotées sur le marché américain et celui des
entreprises cotées uniquement sur le marché canadien. Comme prévu, peu de différences
sont détectées en ce qui a trait aux caractéristiques du comité de vérification, là où
l'approche de réglementation est la même dans les deux pays.
Nos résultats révèlent aussi, qu'il existe un lien entre les caractéristiques du consei 1
d'administration et de ses comités, telles que la non-dualité et la taille du comité de
vérification et le coût du capital des entreprises faisant partie de notre échantillon. Ce lien
est d'autant plus accentué pour ('ensemble des caractéristiques du comité de vérification.
Les analyses montrent une relation négative et significative entre les caractéristiques du
comité de vérification et le coût du capital.
La cotation sur le marché américain affecte aussi le lien entre le coût du capital et les
caractéristiques du conseil des entreprises de l'échantil Ion.
Aussi bien en Europe qu'aux États-Unis, plusieurs études montrent le lien entre le
renforcement de la réglementation touchant le marché financier et le coût du capital des
entreprises cotées (Hail et Leuz, 2006; Himmelberg et aL, 2004; Li, 2010). Cependant on
peut noter la rareté des études qui ont été consacrées à l'impact du changement de la
réglementation relative à la gouvernance sur le coût du capital. Notre étude permet de
montrer l'impact du changement de la réglementation relative au conseil d'administration
et à ses comités sur Je coût du capital des entreprises canad iennes.
À l'instar de plusieurs études dans la littérature 5, la présente étude utilise un indice pour
mesurer les caractéristiques de la gouvernance et spécifiquement les caractéristiques du
conseil et de ses comités. Contrairement à la majorité des recherches qui utilisent un indice
préétabli, l'indice utilisé dans cette étude est spécialement conçu pour s'adapter aux
objectifs et au contexte de l'étude. Les différentes composantes de l'indice sont directement
tirées de la réglementation canadienne relative au conseil d'administration et à ses comités.
De plus la conception de l' ind ice de mesure est corroborée par la consu ltation d'experts en
finance qui se sont exprimés sur la pertinence et le poids accordé aux différents items
composant l'indice.
5Pour revoir en détail l'analyse des différentes études utilisant des indices de mesure, voir Bhagat,
Bolton et Romano (2008).
6
Plusieurs études révèlent que les variables de mesures des caractéristiques du conseil sont
souvent teintées d'endogénéité ce qui met en doute la robustesse et la validité des résultats
obtenus6 (Bhagat et Black, 1999, 2002; Bhagat et Jeffris, 2002; Bhagat et Bolton, 2008).
L'élaboration d'un indice de mesure des caractéristiques du conseil approprié au contexte
canadien a permis d'obtenir des mesures des caractéristiques du conseil qui sont exogènes
comme variables explicatives et a permis ainsi d'éviter les problèmes d'endogénéité
associés aux variables de mesures de la gouvernance.
La majeure partie des études mettant en lien les caractéristiques du conseil d'administration
et la performance de l'entreprise ont été effectuées dans le contexte américain (Defond,
Hann et Hu, 2005; Bhagat et Black, 2002; Bhagat et al., 2008). Cette recherche permet
d'étudier ces liens dans le contexte canadien.
La présente thèse est organisée comme suit; un premier chapitre est consacré au cadre
théorique de la recherche, la revue de la littérature est présentée dans un deuxième chapitre
et un troisième chapitre expose la méthodologie de recherche employée. Les résultats sont
présentés dans un quatrième chapitre suivi par la conclusion générale.
6 L'endogénéité des variables explicatives indique que ces dernières sont corrélées avec le terme
d'erreur dans l'équation. Les estimations ainsi obtenues peuvent avoir un signe et une valeur erronée
(Greene, 2003). L'endogénéité des variables explicatives est discutée dans les chapitres
méthodologie et résultats.
CHAPITRE 1
CADRE THÉORIQUE DE LA RECHERCHE
Les problèmes qui se sont manifestés dans différentes entreprises touchées par les scandales
et qui sont considérés comme des problèmes de gouvernance émanent principalement du
problème d'agence qui peut exister entre les actionnaires et les dirigeants.
Selon Jensen et Meckling (1976) une relation d'agence est un contrat par lequel une ou
plusieurs personnes (le principal ou le mandataire) engagent une autre personne (l'agent ou le
mandaté) pour exécuter en son nom une tâche quelconque qui implique une délégation d'un
pouvoir de décision à l'agent. Ils considèrent que cette relation est à l'origine de plusieurs
confl its d'intérêt entre le dirigeant et les actionnaires. En effet, selon la théorie d'agence, le
dirigeant cherche à maximiser sa richesse en prenant ses décisions et ce, au dépend des
intérêts des actionnaires et des investisseurs. Ce problème d'agence, associé à plusieurs
autres facteurs comme l'asymétrie d'information, crée chez les actionnaires une incertitude
quant aux comportements de leurs agents et accentue le risque d'être dépossédés par ces
derniers.
Dans un premier temps le problème d'agence est traité sur une base contractuelle comme le
souligne la théorie de l'agence dans son approche contractuelle. Dans un deuxième temps, et
face aux limites des contrats entre actionnaires et dirigeants, d'autres moyens ont été
8
Dans ce qui suit nous exposons en premier lieu l'apport de la théorie d'agence en soulignant
le problème d'agence et ses facteurs déterminants pour présenter ensuite les limites des
contrats et la nécessité d'avoir d'autres mesures de contrôle. Ensuite, la gouvernance des
entreprises et les différents mécanismes sont présentés, en s'attardant particulièrement sur le
rôle joué par les deux mécanismes d'intérêt; le conseil d'administration et le marché
financier.
La théorie d'agence offre un appui théorique pour cerner les relations parfois conflictuelles
entre dirigeants et investisseurs, notamment les actionnaires, et ce, en s'appuyant sur une
vision contractuelle de l'entreprise. S'inspirant directement de la théorie des droits de
priorités, la firme est considérée comme un nœud de contrats entre les détenteurs des capitaux
(les principaux) et les gestionnaires (les agents). Dans cette perspective, le système
contractuel de l'entreprise, ou les nœuds de contrat, est supposé être en mesure de protéger
les droits des actionnaires et de prévenir leur expropriation par les agents.
En général et dans les sociétés par action, la séparation des fonctions de la propriété
(actionnariat) et celles de la décision (dirigeants) est porteuse de conflits potentiels. En effet,
si l'actionnaire engage des fonds personnels dans l'entreprise, il assume le risque de perdre
ses fonds propres. Il visera donc à en tirer un rendement maximal. Le dirigeant, non
propriétaire, cherche à maximiser sa propre fonction d'utilité (Pan'at, 1999{
7 Dans la littérature, les trois principales raisons expliquant la divergence d'intérêt entre dirigeants et
actionnaires sont: la diversification de l'investissement, l' horizon économique et l'opportunisme du
dirigeant. En premier lieu, l'actionnaire a la possibilité de diversifier son portefeuille par
l'intermédiaire du marché financier. Il a donc un risque diversifiable associé à son investissement dans
l'entreprise. Contrairement à l'actionnaire, le dirigeant concentre l'intégralité ou presque de son
patrimoine culturel, humain et financier au sein de J'entreprise qu'il dirige (Finet, 2005). S'engager
dans des investissements ou des projets risqués, même s'ils sont plus rentables, revient alors à mettre
en péril tout son patrimoine. À l'inverse, un actionnaire ayant diversifié ses placements peut accepter
de prendre un risque sur un de ses investissements sans pour autant mettre en péril tout son patrimoine.
En deuxième lieu, on considère que l'horizon des dirigeants peut différer de celui des actionnaires.
9
Étant conscientes du problème, les parties mettent en place des contrats en vue de limiter les
effets occasionnés par la divergence d'intérêts (Finet, 2005). L'objectif du contrat entre
propriétaire et dirigeant est de s'assurer que ce dernier agira en fonction des intérêts du
premier. Mais deux types d'incertitudes pèsent sur le comportement du contractant; le
problème de « moral hasard » et celui de la sélection adverse. Le problème de « moral
hasard» se manifeste quand il est possible que l'action d'un cocontractant diffère dans la
réalité de celle qu'il s'est engagé à poser lors de la signature du contrat. Le problème de la
sélection adverse se manifeste lorsque les signataires du contrat ont caché certains éléments
avant de signer (Scott, 1997). De plus les dirigeants bénéficient d'une asymétrie
d'information et ont parfois la possibilité de gérer l'information diffusée aux actionnaires et
sur la base de laquelle leur performance est évaluée (Healy et Palepu, 2001). La prime de
risque demandée par l'investisseur en présence de cette asymétrie d'information représente
un coût qui freine J'investissement et qui rend la vente des actions de l'entreprise plus
coûteuse.
Ce coût de transaction qui apparaît suite au problème de sélection adverse, est inhérent à
l'échange d'actifs entre différents investisseurs ayant différentes informations (Verrecchia,
2001). Il s'agit de la composante reliée à l'asymétrie de l'information dans le coüt du capital
(Botosan, 1997).
L'horizon économique de l'actionnaire est basé sur le long terme, il est en théorie illimité tout comme
la vie de l'entreprise. L'actionnaire aura tendance à privilégier les investissements de long terme et qui
génèrent le plus de cash-flows futurs. Par contre, le dirigeant qui peut quitter l'entreprise à court terme
(fin du contrat, révocation ... ), aura tendance à choisir les investissements les plus rentables à court
terme. Il peut donc s'engager dans des projets risqués en privilégiant ainsi la valorisation de la firme
sur le marché des capitaux au dépend les flux monétaires futurs. En troisième lieu, vient
l'opportunisme du dirigeant. Ce dernier a la possibilité de gérer l'entreprise dans une optique qui
maximise ses intérêts au dépend des actionnaires. 11 a aussi la possibilité de détourner certaines
richesses à son profit et d'adopter des stratégies personnelles.
10
Cependant, cette approche contractuelle connaît des limites et les contrats tous seuls sont
parfois insuffisants pour réaliser l'alignement nécessaire et garantir les droits des
actionnaires. L'impossibilité de prévoir toutes les situations, l'ensemble des événements et
situations qui peuvent survenir dans le futur est l'une des limites des contrats entre
actionnaires et dirigeants d'où le caractère incomplet des contrats (Parrat, 2003). Les contrats
entre dirigeants et actionnaires sont donc de nature incomplète. Face à cette situation et aux
difficultés qu'auront les actionnaires à surveiller et à évaluer les dirigeants, chaque entreprise
est amenée à mettre en place un système de gouvernance afin de favoriser l'alignement des
intérêts et d'assurer un meilleur contrôle des actions des dirigeants.
Vu l'objectif premier de cette étude, à savoir d'investiguer les liens entre les caractéristiques
du conseil d'administration et l'appréciation des investisseurs du coût du capital, la
gouvernance des entreprises est considérée comme un système par lequel les entreprises par
actions sont gérées et qui recouvre l'ensemble des dispositions qui permettent de s'assurer
que les dirigeants agissent dans l'intérêt des actionnaires (Charreaux, 1997) afin de réduire le
risque de ces derniers et de leur assurer un meilleur rendement (Shleifer et Vishny, 1997).
L'encadrement des dirigeants s'effectue par des mécanismes précis dont on distingue deux
grands ensembles: les mécanismes externes et les mécanismes internes.
On s'intéresse particulièrement au marché financier et au conseil d'administration comme
principaux mécanismes de gouvernance et ce, en concordance avec l'objectif de la présente
étude.
À la différence des mécanismes internes, les mécanismes externes de contrôle des dirigeants
sont indépendants des décisions de l'entreprise et de ses actionnaires. Le rôle de surveillance
externe des dirigeants est assuré principalement par les marchés (Gillian, 2005). On peut citer
9
notamment; le marché des produits , le marché de travail des dirigeants ainsi que le marché
financier. Vu l'importance de son rôle de contrôle et en prenant en considération l'objectif de
l'étude, nous nous 1imitons au marché financier comme mécanisme de contrôle externe. En
effet, le marché financier joue un rôle très important et occupe une grande place parmi les
mécanismes de surveillance. Ce marché offre deux moyens de contrôle effectifs des
dirigeants; les cours boursiers et la prise de contrôle.
9 Le marché des produits désigne le marché principal des biens et des services de l'entreprise.
13
La pression du marché financier peut donc contraindre les dirigeants à prendre des décisions
conformément aux intérêts des actionnaires. Cependant, ce mécanisme est limité dans les
marchés où la propriété est diffuse et où l'actionnariat est très dispersé, ce qui n'est pas le cas
du marché canadien caractérisé par un actionnariat concentré (Naciri, 2006).
\1
Le marché financier permet aussi à une firme de prendre le contrôle d'une autre par
différentes procédures (takeovers) ce qui ramènent souvent au remplacement des dirigeants
en place. Ces derniers essayent d'éviter la prise de contrôle de leur entreprise et de conserver
leurs postes. Ceci les incite à assurer une meilleure performance financière de l'entreprise, à
améliorer le rendement boursier et à réduire le risque perçu par les investisseurs ainsi que le
l2
coût du capital exigé . La réduction du coût du capital permet à l'entreprise d'accéder aux
fonds nécessaires à son exploitation et ce, à un moindre coût.
1.2.2 Le rôle de protection des droits des actionnaires assuré par le conseil
d'administration
Les mécanismes de gouvernance internes sont mis en place par l'entreprise dans le but de
maîtriser le problème d'agence et de rallier les intérêts des actionnaires et des dirigeants. Le
recours ainsi que le niveau d'utilisation de ces mécanismes est spécifique à chaque entreprise
10 Une importante composante de la rémunération des dirigeants est l'octroi d'option d'achat d'action.
Il Le marché des prises du contrôle corporatif: Take over market.
12 Le coût du capital représente le taux d'actualisation des futurs flux monétaires. Plus ce taux est
élevé, plus la valeur actuelle des cash flux est faible. Le coût du capital varie en fonction du risque de
l'entreprise. Il comprend une composante spécifique à ce risque. Plus le risque de l'entreprise est
élevé, plus cette composante est grande et plus le coût du capital est élevé.
14
et se décide à l'interne 13 . L'un des prinCipaux organes de contrôle interne est le conseil
d'administration aidé par ses comités. En effet, plusieurs auteurs soulignent le rôle important
du conseil d'administration (Fama et Jensen 1983; Naciri 2008) et certains le considèrent
même comme l'organe de contrôle des dirigeants par excellence (Charreaux, 1997).
En plus de s'assurer que les dirigeants agissent dans l'intérêt des actionnaires (Shleifer et
Vishny, 1997), le conseil d'administration, a une multitude de responsabilités, comme
approuver et évaluer l'orientation stratégique de la compagn ie, établ ir un système de contrôle
interne, identifier les risques internes et externes et vei 11er à l'intégrité de l'information
financière (Naciri, 2008), ce qui le rend le premier organe de contrôle de gouvernance
interne. Le conseil est aidé dans l'accomplissement de sa mission par des comités.
Pour mieux accomplir ses fonctions et selon les besoins de l'entreprise, le conseil peut
s'organiser en comités. Selon Brown (2008), le comité le plus utilisé par les conseils
d'administration canadiens est le comité de vérification chargé de nommer et de faire un suivi
de la mission des vérificateurs externes. On peut citer aussi le comité de rémunération, le
comité de nomination ou encore le comité de gouvernance.
L'autorité du conseil lui est conférée par les actionnaires. Dans son rôle de contrôle des
décisions, le conseil dispose de deux moyens d'action essentiels pour discipliner les
dirigeants, à savoir le choix de leur système de rémunération et leur remplacement
(Charreaux, 1997).
Plusieurs caractéristiques du conseil aident à établir un contrôle efficace des dirigeants, telles
que l'indépendance du conseil, la compétence des administrateurs et la non-dualité du
président. Dans le cas de dualité par exemple, le président du conseil est en même temps le
chef de la direction. Il se voit attribuer deux rôles; un rôle décisionnel et un rôle de contrôle
des décisions. La séparation des deux fonctions est préférable pour permettre au conseil
d'exercer au mieux son rôle de contrôle des dirigeants (Fama et Jensen, 1983). D'une part,
cette dualité permet au chef de la direction plus d'enracinement et plus de pouvoir au sein de
l'entreprise ce qui peut remettre en question la capacité du conseil à assurer un meilleur
contrôle. D'autre part, la dualité permet d'avoir un meilleur leadership au niveau du conseil
(Finkelstein et D'Aventi, 1994).
La dualité met à la tête du conseil une personne ayant une meilleure connaissance de
l'entreprise et de son env ironnement interne et externe ce qui peut aider le consei 1 dans
l'accomplissement de sa mission.
Vu les objectifs de recherche, l'importance de son rôle et la place privilégiée qu'il occupe
parmi les mécanismes internes, nous nous limiterons lors de notre étude au conseil
d'administration comme mécanisme de contrôle interne. Il est aussi à noter que les
changements apportés par la réglementation canadienne 14 en matière de pratiques de
gouvernance des entreprises cotées, touchent en premier lieu les caractéristiques du conseil
d'administration et de ses comités notamment le comité de vérification.
1.3 Conclusion
Afin d'assurer un meilleur contrôle des dirigeants, les entreprises se dotent de plusieurs
mécanismes de gouvernance dans l'objectif de maximiser la valeur de la firme (Agrawal et
Knoeber, 1996) et de limiter le transfert de la richesse entre les actionnaires et le dirigeant
(Parrat, 2003). L'un des mécanismes de contrôle les plus importants est le conseil
d'administration aidé dans l'accomplissement de sa mission par ses différents comités.
La réglementation canadienne, introduite entre 2004 et 2005, a surtout mis l'accent sur
l'amélioration des structures internes de gouvernance comme l'indépendance du conseil
d'administration et de ses comités.
Les scandales qui ont éclaté au début des années 2000 dans les marchés nord
américains, comme ceux d'Enron, Worldcom, Nortel et Xerox, ont été attribués, entre autres,
à des défaillances de la gouvernance de ces entreprises. Ces affaires largement médiatisées
ont certes marqué le marché financier nord-américain et le risque perçu par les investisseurs,
des entreprises cotées. Ce risque qui se manifeste notamment par une plus grande volatilité
des titres et un manque de crédibilité de l'information (Agrawal et Chadha, 2005) et associé à
une crise de confiance générale. La crise de confiance qui a résulté de ces événements a
montré la nécessité de revoir les mécanismes de régulation et de contrôle à tous les niveaux
(Capron 2003).
De son côté, le Canada a réagi pour changer les pratiques de gouvernance des entreprises
cotées durant les années 2004 et 2005 18 .
Avant cette date, la bourse de Toronto mettait en œuvre les recommandations du Rapport
Dey formulé en 1994 sur la base des conclusions de l'enquête menée par un comité présidé
par Peter Deyl9. L'approche employée par la bourse de Toronto était une approche fondée sur
l'autoréglementation et n'imposait aucune conformité avec les lignes directrices du rapport
(Rousseau et Talbot, 2007). L'apport de la réglementation canadienne depuis 1994 est
présenté dans le tableau 2.1 et la figure 2.1.
Figure
2.1 Évolution de la réglementation touchant la gouvernance des entreprises canadiennes de 2002
2005
19 Toronto Stock Exchange Committee on corporate governance in Canada, Where Were the
Tableau
2.1 Réglementation relative aux mécanismes internes de gouvernance des entreprises
canadiennes durant la période d'étude
20 Toronto Stock Exchange Committee on corporate governance in Canada, Where Were the
Directors? - Guidelines for Improved corpOl'ate Governance in Canada, Toronto, 1994.
21 Comité Mixte sur la gouvernance de l'entreprise, « Au-delà de la conformité, la gouvernance' »
Rapport Saucier, Toronto, 200 J.
21
Le rapport Dey fut actualisé en 2001 suite aux travaux du comité Saucier en collaboration
22
avec l'institut canadien des comptables agréés et la bourse canadienne de croissance . Ce
comité proposait quinze recommandations relatives au rôle du conseil d'administration.
Comme son prédécesseur, ce comité a choisi de maintenir une approche non contraignante.
En 2004 et 2005, plusieurs instructions générales (IG) et règlements sont mis en place pour
réglementer certaines pratiques de gouvernance au Canada dont notamment le règlement 52
110 relatif au comité de vérification et l'IG 58-201 relative aux pratiques exemplaires de
gouvernance et qui apporte plusieurs recommandations quant aux caractéristiques et
fonctionnement du conseil d'administration. Ces deux mesures réglementaires s'appliquent à
l'ensemble des sociétés ouvertes au Canada.
Contrairement à la tradition, cette dernière réforme adopte une approche mixte à la fois
permissive ou non contraignante et une approche impérative ce qui donne une approche
mitoyenne selon Rousseau et Talbot (2007).
Cette instruction précise que les émetteurs peuvent appliquer les pratiques exemplaires mais à
leur convenance et que les lignes directrices exposées dans l'instruction générale 58-201
n'ont aucune valeur prescriptive. Les entreprises sont simplement tenues d'avoir un tableau
comparatif détaillant leur application ou non (ainsi que les causes de la non-application s'il y
a lieu).
La relation entre la gouvernance corporative et le coût du capital était toujours présumée mais
très peu étudiée dans la littérature. Une des explications plausibles de ce lien est le fait que de
bons mécanismes de gouvernance conduisent à la réduction du risque de l'entreprise et par
conséquent à un plus faible coût du capital (Donker et Zahir, 2008).
À l'instar de Khurana et Raman (2006), on considère que le coût du capital est un indicateur
de la confiance des investisseurs ainsi que leur perception du risque global de l'entreprise,
Le coût du capital, comme l'ont défini Botosan et Plumlee (2005), est le taux d'actualisation
que le marché applique aux cash-flows futurs attendus de l'entreprise pour arriver au prix
actuel de l'action. Il représente le rendement exigé en fonction du risque de l'entreprise tel
que perçu par les investisseurs et comprend en plus du coût de l'endettement et du taux sans
risque une prime de risque spécifique à l'entreprise.
Le reste de ce chapitre est organisé comme suit: une deuxième section est consacrée à la
revue de la littérature, les hypothèses de recherche sont présentées dans une troisième section
et la quatrième et dernière section conclut le chapitre.
Dans la littérature plusieurs chercheurs ont étudié les liens entre les caractéristiques du
conseil d'administration, d'une part, et la performance financière de l'entreprise (Agrawal et
Knober, 1996; Chung et Pruitt, 1996; Bhagat et Black, 2002; Bhagat et Bolton, 2008; Iyengar
et Zampelli, 2009) et le risque de l'entreprise d'autre part (Gilson, 1990; Daily et Dalton,
1994, a et b; Beasley, 1996; Agrawal et Chad ha, 2005). Quant au coût du capital, plusieurs
études documentent l'impact du renforcement de la réglementation sur cet indicateur
financier (Hail et Leuz, 2006; Himmelberg et al., 2004; Li, 2010).
Dans ce qui suit, on s'attarde en premier lieu sur le lien entre les caractéristiques du conseil
d'administration et la performance et le risque financier de l'entreprise, pour ensuite exposer
les 1iens dans la littérature entre le renforcement de la réglementation et le coût du capital.
Plusieurs auteurs s'entendent sur le fait que le conseil d'administration est le premier
organe de contrôle des dirigeants dans l'entreprise (Naciri, 2008,2010; Fama et Jensen, 1983;
Charraux, 1997). De nombreuses recherches se sont intéressées à la relation entre les
caractéristiques du conseil d'administration, telles l'indépendance, la taille et la dualité du
président et la performance financière de l'entreprise comme Agrawal et Knober (1996),
Bhagat et Black (2002), Bhagat et Bolton (2008) ou encore lyengar et Zampelti (2009).
27 La performance financière est mesurée dans ces deux cas par l'indicateur Tobin's Q. Ce ratio est
égal à la valeur du marché de la firme divisée par la valeur de remplacement de ses actifs. Yermak
(1996) n'arrive pas à établir de relation significative entre l'indépendance du conseil et d'autres
indicateurs de performance tels que le ratio résultat d'exploitation par actif total ou les ventes par
actifs.
26
L'étude de Bhagat et Bolton (2008) met en évidence une relation négative et significative
entre l'indépendance du conseil et la performance de l'entreprise 28 . Reprenant les mesures de
la gouvernance de l'entreprise moyennant des indices de mesures tels que celui de Gompers
et al. (2003)29, l'étude de Bhagat et Bolton (2008) n'aboutit pas à une relation significative
entre la mesure de la gouvernance et Ja performance future de l'entreprise sur le marché
financier.
Agrawal et Knoeber (1996), Bhagat et Black (2000) ainsi que Bhagat et Bolton (2008)
aboutissent tous à un même résultat selon lequel l'indépendance du conseil d'administration
serait négativement liée à la performance de l'entreprise. Seuls Rosenstein et Wyatt (J 990)
ont pu constater que le cours des actions augmente quand les entreprises 30 nomment des
adm inistrateurs externes.
Il est à noter que Agrawal et Knoeber (1996) et Bhagat et Black (2000) ont uti lisé l'indicateur Tobin 's
Q pour mesurer la perfonnance financière alors que Bhagat et Bolton (2008) ont, en plus, utilisé le
ROA et le rendement par action.
Les études de Yermak (1996) et de Dalton, Daily, Ellstrand et Johnson (1998) n'arrivent pas établir de
lien significatif entre l'indépendance du conseil et d'autres indicateurs de performance tels que le ratio
résu Itat d'exp loitation par actif total ou les ventes par actif.
À la différence des indicateurs financiers utilisés dans la littérature, le coût du capital utilisé
dans notre étude, n'est pas une mesure comptable. Il est exempt des biais inhérents à
l'information comptable comme la difficulté de la prise en compte des actifs intangibles,
l'utilisation du coût historique comme méthode d'évaluation de celtains actifs ou encore le
choix de méthodes comptables pratiquées dans les entreprises.
De ce point de vue, la non-dualité du président est une mesure préventive qui permet de
réduire le risque des actionnaires d'être dépossédés. D'un autre point de vue, avoir un
directeur interne à la tête du conseil, permet de bénéficier de l'expertise et de la connaissance
de l'environnement interne et externe de l'entreprise acquis par ce directeur ce qui permettra
au conseil de mieux accomplir sa tâche de surveillance et de supervision.
Selon l'étude de Dalton, Daily, Ellstrand et Johnson (1998), la dual ité du président ne
semblent affecter la performance financière de l'entreprise alors que l'étude de Bhagat et
Bolton (2008) met en évidence une relation négative et significative entre la dualité du
président du conseil et la performance financière de l'entreprise. Cependant dans leur étude,
Iyengar et Zampelli (2009), n'arrivent pas à établir une relation significative entre la dualité
du président et la performance financière de l'entreprise.
Barnhart et Rosenstein (1998) ont examiné la relation, entre autres, la composition du conseil
d'administration et la performance de l'entreprise. Leurs analyses effectuées sur un
échantillon de 321 entreprises du Standard & Poor's 500 montrent un impact négatif de la
taille du conseil d'administration sur la performance. Dans son étude, Yermack (1996)
rapporte aussi une relation négative et significative entre la tai Ile du conseil et son
indépendance et la performance financière de l'entreprise.
Anderson, Mansi et Reeb (2004) se sont intéressés à la relation entre les caractéristiques du
conseil d'administration et du comité d'audit sur le coût de la dette. Les analyses effectuées
sur un échantillon de 252 entreprises 32 de S&P500, ont mis en évidence une relation négative
et significative entre le coût de la dette et l'indépendance du conseil d'administration et de
celle du comité de vérification.
31 La diversité du conseil est définie comme étant le pourcentage des femmes et des individus de
différentes origines.
32 Les données sont collectées entre 1993 et 1998 bien avant les scandales financiers et les
modifications de la réglementation américaine de la gouvernance.
28
Les résultats de cette étude mettent en évidence une relation inverse entre le coût de la dette
et la taille du conseil d'administration et celle du comité de vérification. Cependant, les
chercheurs n'arrivent pas à établ il' une relation robuste et sign ificative entre la présence d'un
expert financier sur le comité de vérification et le coût de la dette. Ce résultat rejoint ceux de
Defond, Hann et Hu (2005) qui ont étudié la réaction du marché à la nomination d'un expert
financier sur le comité de vérification.Les résultats de ces derniers indiquent que la réaction
du marché à la nomination d'un expert financier est mitigée et surtout conditionnelle à une
solide gouvernance de j'entreprise en générale.
Dans la littérature, il existe des liens établis entre le risque de l'entreprise et les
mécanismes de gouvernances implantés. Nous avons identifié trois types de risques reliés aux
mécanismes de gouvernance et qui peuvent notamment influencer la prime de risque exigée
par les investisseurs ou le coût du capital à savoir le risque de fraude, Je risque de fai Il ite et
finalement le risque informationnel.
29
Selon Shliefer et Vishny (1997) la gouvernance corporative est un moyen par lequel les
détenteurs de capitaux des entreprises s'assurent d'avoir du rendement sur leur
investissement. Les doutes quant aux rendements des entreprises s'accroissent en présence
d'un risque de fraude. En effet, Karpoffet Lott (1993) documentent une chute de la valeur
boursière des actions suites à des allégations de fraude.
Beasley (1996) ainsi que Dechow, Sloan et Sweeney (1996) ont examiné les caractéristiques
de la gouvernance corporative associées au risque de fraude relatif à l'information diffusée
dans les états financiers. Leurs résultats indiquent que le risque de fraude et de manipulation
des résultats est à la baisse en présence d'un conseil d'administration indépendant et de non
dualité de son président. Les résultats de Beasley (1996) montrent que, chez les entreprises
qui n'ont pas connu de fraude financière, la proportion de membres indépendants sur le
conseil d'administration et le comité de vérification est plus élevée que le reste de
l'échantillon.
De son côté, Persons (2006) a étudié les caractéristiques du conseil associées à la baisse du
risque de fraude dans la divulgation d'information non-financière. Les résu Itats de l'étude
révèlent que le risque de fraude diminue notamment en présence d'un consei 1
d'administration indépendant et de petite tai Ile ainsi qu'en présence de non-dual ité de son
président.
Dans leur étude, Agrawal et Chadha (2005) examinent l'impact de certains mécanismes de
gouvernance sur la probabilité de manipulation des revenus (earnings restatments). Leurs
résultats démontrent que la probabilité de manipulation des revenus est moindre chez les
entreprises ayant un administrateur indépendant, ayant une expertise financière au conseil
d'administration ou encore au comité de vérification.
30
En effet, d'un côté l'information diffusée par l'entreprise affecte les décisions prises par
investisseurs (Healy et Palepu, 2001). D'un autre côté, les dirigeants 33 ont la possibilité d'agir
sur les informations publiées par l'entreprise et notamment sur le contenu des états financiers
(Healy et Kaplan, 1985) pour servir leurs intérêts, sans égard à ceux des actionnaires, comme
pour conserver leur emploi ou pour satisfaire les conditions de leurs contrats de rémunération
(Core, 2001; Aboody et Kasnik, 2000).
J3 De part leur position dans l'entreprise, les dirigeants qui ont un meilleur accès à l'information que
les propriétaires et les investisseurs externes.
31
La position centrale des dirigeants peut leur permettre de contrôler ou dissimuler une partie
de j'information transmise aux actionnaires (Healy et Palepu, 2001). Dans ce cas, les
actionnaires peuvent éprouver de la difficulté à acquérir et à traiter l'information nécessaire à
leur prise de décision, ce qui augmente leur incertitude et affecte le risque perçu de
l'entreprise.
En plus du taux de rendement sans risque, l'actionnaire exige une prime en fonction du risque
associé à son investissement. Cette prime de risque contient une composante associée au
risque informationnel engendré par l'asymétrie de l'information (Barry et Brown, 1986). Les
doutes quant à la crédibilité de l'information accentuent le risque informationnel et donc la
composante de ce risque incluse dans le coût du capital exigé par les investisseurs.
Plusieurs chercheurs ont étudiés les liens entre les caractéristiques du conseil
d'administration et la diffusion d'information par l'entreprise (Ho et Wang, 2001; Gui et
Leung, 2004; Qu et Leng, 2006; Barako, Hancock et Izan 2006 34 ) mais ce lien n'est pas clair
dans la littérature. En effet, dans l'étude de Ho et Wong (2001) le lien entre l'indépendance
du conseil et la diffusion d'information n'est pas significatif et contrairement aux attentes, ce
lien est négatif dans les études d'Eng et Mak (2003) et de Barako et al.(2006). Cependant
l'existence d'un comité de vérification semble affecter favorablement la diffusion
d'information (Ho et Wang, 2001; Baraka et al., 2006).
34 Ces études mettent en évidence les liens entres plusieurs mécanismes de gouvernance, comme la
structure de propriété et la composition du conseil, et la diffusion volontaire de l'information.
32
Avec 35 :
Selon la formule d'actualisation, on constate que la valeur actuelle de l'entreprise est fonction
à la fois des flux monétaires futurs, qu'elle est en mesure de générer et du taux de rendement
exigé par ses fournisseurs de capitaux (créanciers et actionnaires). Pour maximiser la valeur
de l'entreprise, les dirigeants cherchent donc à procurer les fonds à l'entreprise à un meilleur
coût d'où l'importance de réduire le coût d'acquisition des capitaux.
Le marché financier canadien a connu des changements majeurs. à partir de l'année 2000
aussi bien au niveau légal et institutionnel qu'au niveau de son fonctionnement (Carnaghan et
Gunz, 2007). En effet, plusieurs études ont démontré que les institutions et les Jois
réglementant le marché financier sont associées à son développement (LaPorta, Lopez-De
Si lanes, Shleifer et Vishny, 1997,2006).
L'idée de base derrière ces recherches est qu'un système légal qu i rempl it bien ses fonctions,
protège les investisseurs externes, ce qui en retour contribue à amél iorer la capacité de la
firme à augmenter son financement externe et à exploiter ses opportunités de croissance. En
effet et comme te soulignent Hail et Leuz (2006), la forte protection des investisseurs
externes limite leur expropriation par les dirigeants.
36 Le coût du capital, selon Botosan et Plumlee (2005), est le taux d'actualisation que le marché
applique aux cash-flows futurs attendus de l'entreprise pour arriver au prix actuel de l'action. Il
représente le rendement exigé en fonction du risque de l'entreprise tel que perçu par les investisseurs.
37 Réglementation relative à la divulgation et le coût du capital.
38 Réglementation relative à la protection des investisseurs et le coût du capital.
34
L'objectif de cette recherche est d'étudier les liens entre les caractéristiques du conseil
d'administration et ses comités et le coût du capital des entreprises canadiennes, d'examiner
l'impact, sur ce lien, du changement de la réglementation survenu en 2005 et finalement de
déterminer à quel point ce lien est affecté par la différence entre la réglementation canadienne
et la réglementation américaine.
Plusieurs auteurs, tels et que Fama et Jensen (1983), Charreaux (1997) et Naciri (2010),
considèrent le conseil d'administration comme l'un des plus importants mécanismes de
contrôle interne. Le conseil d'administration, aidé par ses comités, est chargé de surveiller et
de contrôler la gestion de l'entreprise. De part son pouvoir conféré par les actionnaires, il a la
responsabilité de recruter, de congédier les dirigeants (Jensen, 1993).
Il s'agit de l'organe principal de contrôle des dirigeants d'où son importance dans l'influence
de la perception qu'ont les investisseurs de la gouvernance de l'entreprise.
39 Règlement 52-110 qui touche le comité de vérification et l'instruction générale 58-201 relative aux
pratiques exemplaires de gouvernance (les mêmes règlements sont adoptés par l'autorité des marchés
financiers et la commission des valeurs mobilières de l'Ontario).
35
40 Les liens entre les caractéristiques du conseil d'administration et la performance financière ne font
pas objet de consensus d'où le choix d'émettre une hypothèse non directionnelle.
1 Voir paragraphe 1 de l'instruction générale 58-201 qui énonce l'objectif de la réglementation.
36
42 Comme c'est l'une des premières études qui mettent en évidence le lien entre le conseil
d'administration et le coût du capital, on a choisi d'émettre une hypothèse non directionnelle.
43 Règlement 52-110 partie 1 définition et champ d'application.
44 Instruction générale 52-li O.
37
Selon Naciri (2010) le comité de vérification doit assurer l'implantation et le maintien d'un
contrôle interne, d'une divulgation financière et d'un système de gestion des risques qui sont
adéquats pour l'entreprise. Les risques, la divulgation de l'entreprise ainsi que les fraudes
sont rel iés au coût du capital de l'entreprise. Le com ité de vérification, dans
l'accomplissement de son rôle de prévention de détection de la fraude, de contrôle de la
divulgation et du système de gestion des risques agit nécessairement sur le risque de
l'entreprise. En effet, l'étude de Anderson, Mansi et Reeb (2004) montre que la taille et
l'indépendance du comité de vérification sont reliées négativement au coût de la dette. Aussi,
les résultats de Abbott, Park et Parker (2000) démontrent que les entreprises ayant un comité
d'audit indépendant ont moins de risque d'être poursuivies pour des fraudes financières. De
leur côté, Defond, Hann et Hu (2005) trouvent que le marché financier réagit favorablement à
la nomination d'un expert financier parmi les membres du comité d'audit.
On peut s'attendre à ce que les caractéristiques du comité de vérification, qui affectent
l'accomplissement de son rôle de supervision de la divulgation de l'information, de
prévention et de détection des risques, soient reliées au coût du capital, d'où notre hypothèse:
Les mécanismes de gouvernance sont mis en place pour garantir les droits des actionnaires.
Plus ces mécanismes sont efficaces dans l'atteinte de leur objectif, plus le risque des
investisseurs d'être dépossédés diminue (Parrat, 2003) et plus la prime de risque exigée et le
coût du capital sont à la baisse (Donker et Zahir, 2008).
45 Comme c'est l'une des premières études qui mettent en évidence le lien entre le conseil
d'administration et le coût du capital, on a choisi d'émettre une hypothèse non directionnelle.
46 Règlement 52-110.
39
Une partie des entreprises cotées à la bourse de Toronto sont aussi cotées à la bourse de New
York et sont soumises à cette double réglementation. Yu les différences entre la
réglementation américaine et canadienne ainsi que la différence d'approche adoptée dans
chaque pays, on peut s'attendre à ce que:
H 3a : Il existe une différence dans le lien entre les caractéristiques du conseil d'administration
et le coût du capital entre les entreprises soumises à la double réglementation et celles qui
sont soumises uniquement à la réglementation canadienne.
Tableau
2.2 Similitudes et différences des réglementations canadiennes et américaines au niveau des
caractéristiques du conseil et du comité de vérification
2.4 Conclusion
47
Les derniers changements de la réglementation canadienne en matière des pratiques
de gouvernance des entreprises cotées, ont touché en premier lieu le conseil d'administration
et ses comités. Cependant, la littérature offre peu de preuves quant à l'impact des
caractéristiques du conseil d'administration ou encore du renforcement de la réglementation
relative à ces derniers sur le coût du capital.
Le coût du capital est un indicateur pertinent pour traduire la réaction du marché boursier
canadien suite à l'application des pratiques de gouvernance apportées par la réglementation
canadienne vu qu'il comprend, entre autres, une prime de risque exigée par les investisseurs
et que l'objectif de la réglementation vise l'amélioration des pratiques de gouvernance dans
le but de rassurer les investisseurs et de protéger leur investissement, ce qui suppose de
réduire leur risque.
Le conseil d'administration joue un rôle très important de sauvegarde des droits des
actionnaires. Il est élu par ces derniers afin de superviser les dirigeants, de veiller à leur
intérêt à long terme (Naciri, 2008) et de s'assurer que les droits des actionnaires sont bien
préservés. L'autorité du conseil lui est conférée par les actionnaires.
Les risques, la divulgation de l'entreprise ainsi que les fraudes sont reliés au coùt du capital
de l'entreprise. On peut dont s'attendre à ce que le com ité de véri fication dans
l'accomplissement de son rôle agisse sur le risque de l'entreprise et donc sur le coüt du
capital.
Les différentes recherches qui se sont intéressées à la relation entre les caractéristiques du
conseil et la performance de l'entreprise sur le marché financier aboutissent à des résultats
mitigés, ce qui indique que la voie est encore entrouverte à d'autres recherches comme la
nôtre.
Ainsi cette étude vise à tester trois principales hypothèses; la première relative à la nature du
lien attendu entre le coût du capital et les caractéristiques du conseil d'administration et de
ses comités, la deuxième relative aux conséquences du changement de la réglementation sur
ce lien et la troisième consacrée à l'impact de la différence de la réglementation sur ce lien.
Afin de tester nos hypothèses de recherche nous avons utilisé un échantillon de firmes
canadiennes cotées sur la bourse de Toronto. Le détail de la méthodologie employée est
présenté dans le chapitre suivant.
CHAPITRE III
MÉTHODOLOGIE DE RECHERCHE
3.1 Introduction
L'objectif de la recherche est d'étudier les liens entre les caractéristiques du conseil
d'administration et Je coût du capital des entreprises canadiennes, d'examiner l'impact du
changement de la réglementation relative à la gouvernance au niveau canadien et de la
différence entre cette réglementation canadienne et la réglementation américaine sur ce lien.
Pour réaliser notre objectif de recherche, nous avons eu recours à un échantillon de firmes
canadiennes cotées à la bourse de Toronto et soumises aux exigences canadiennes en matière
de gouvernance. Parmi les entreprises de l'échantillon, une partie est aussi soumise à la
réglementation américaine de part leur cotation. Cette caractéristique de l'échantillon permet
d'effectuer des comparaisons entre les entreprises au niveau du conseil d'administration.
Pour mesurer les caractéristiques du conseil et de ses comités, deux approches de mesure sont
utilisées. Une première approche traditionnelle, qui reprend des mesures déjà utilisées dans la
littérature telles que la taille du conseil, son indépendance, la non dualité et l'indépendance
du président, la taille du comité de vérification et la présence d'un expert de ce comité.
Une deuxième approche qui suit les dernières avancées en matière de mesure des attributs de
la gouvernance et qui est basée sur un indice de mesure global 49 . L'indice utilisé dans cette
étude est spécialement conçu pour le contexte et les besoins de l'étude.
49Cette approche est de plus en plus utilisée dans la littérature. Elle a débuté avec les travaux de
Gompers et al. (2003). Bhagat et al. (2008) présentent une analyse et discussion plus complète de cette
approche.
45
Ce chapitre est organisé comme suit: [a deuxième section est consacrée à l'échantillon, la
troisième section expose les modèles de recherche. et la quatrième section est relative à la
mesure des variables.
Les cinquième, sixième et septième sections traitent respectivement de la collecte et des
disponibilités données, des sources de données et de la conclusion.
3.2 Échantillon
L' échanti lion choisi, pour la réalisation de l'étude, est un échantillon d'entreprises
canadiennes faisant partie de l'indice S&P/TSX 300. Les actions des entreprises composant
cet indice couvrent près de 95% des actions transigées sur le marché canadien 5o .
L'échantillon initial est composé par 139 entreprises du TSX 300 cotées à la bourse de
Toronto durant les années 2004, 2005 et 2006. Les entreprises cotées à la bourse de Toronto
sont soumises à la réglementation canadienne en matière de gouvernance mais aussi, pour
certaines d'entre elles qui sont cotées dans le marché américains, à la réglementation
américaine ce qui permet de comparer les caractéristiques de leurs conseils d'administration
et comités.
La période de collecte de données couvre les années 2004 à 2006. Sachant que la
réglementation canadienne relative à la gouvernance est entrée en vigueur en 2005, la période
choisie permet d'observer les changements possibles suite à l'entrée en vigueur de la
réglementation.
En premier lieu, et pour tester le lien entre le coût du capital et les caractéristiques du
conseil d'administration et de ses comités des entreprises faisant partie de l'échantillon, on a
utilisé un modèle à une équation (voir modèle 1).
50 Source: www.indices.standardandpoors.com.
46
Avec:
CC: coût du capital mesuré par la formule d'Ohlson et Juettner-Nauroth (2005) 52.
CA : caractéristiques du conseil et de ses comités 53
AI: asymétrie d'information mesurée par le ratio market to book ratio [valeur
boursière par valeur comptable nette].
Taille: logarithme de la capitalisation boursière de l'entreprise durant l'année de
l'analyse.
US : prend la valeur 1 si l'entreprise est soumise à la réglementation américaine et 0
si non.
Secteur: secteur d'activité de l'entreprise tel que défini sur SEDAR. On a identifié 9
secteurs codés de 1 à 9.
Dette: ratios d'endettement [dettes L.T. Itotal des actifs].
Bêta: le risque de l'entreprise comparé au risque du marché mesuré par la sensibilité
du prix de J'action de l'entreprise par rappoli à la variation des prix sur le marché.
pi : coefficients des variables expl icatives.
Ei : erreur du modèle.
51L'ensemble des définitions et mesures des variables ainsi que l'utilisation de ces dernières dans la
littérature sont exposés dans le tableau 3.1 à la fin du chapitre.
52 Il est à signaler que cette mesure du coût du capital ne prend en considération que le coût des fonds
propres ou des capitaux propres et non le coût moyen du capital qui comprend en plus le coût de la
dette.
53 La mesure des différentes caractéristiques est détaillée dans la section mesure des variables.
54 Une variable explicative est dite non-exogène ou encore endogène quant elle peut être expliquée à
son tour par d'autres variables explicatives.
47
Dans ce cas la méthode des équations simultanées est la plus adaptée, puisqu'elle reconnaît
l'endogénéité des variables explicatives et résout le système à travers l'instrumentation de
celles-ci. On utilise le test d'Hausman pour détecter cette endogénéité possible de certaines
caractéristiques du conseil, en premier lieu. Si le test est concluant et que l'endogénéité est
confirmé, on fera appel à un modèle à équations simultanées pour :
Avec:
Équation 1 :
CC : coût du capital mesuré par la formule d'Ohlson et Juettner-Nauroth (2005).
CA : caractéristiques du conseil et de ses comités.
AI: asymétrie d'information; market to book ratio. [Capitalisation boursière par
valeur comptable nette de l'entreprise].
Secteur: secteur d'activité de l'entreprise.
Taille: logarithme des ventes de l'année de l'analyse.
US: prend la valeur 1 si l'entreprise est soumise à la réglementation américaine et 0
s\ non.
Dette: ratios d'endettement [dettes L.T Itotal des actifs].
48
Équation 2 :
Audit: prend la valeur 1 si l'entreprise est auditée par un des grands cabinets d'audit
(Ernest and Young, Deloitte & Touche, KPMG, Price Waterhouse and Cooper) et 0
si non.
Dette: ratios d'endettement [dettes L.T. ftotal des actifs].
Secteur: secteur d'activité de l'entreprise.
Taille: logarithme des ventes de l'année de l'analyse.
US : prend la valeur 1 si l'entreprise est soumise à la réglementation américaine et 0
si non.
ROA : return on assets; rendement des actifs de l'entreprise.
Pour la mesure du coût du capital on se base principalement sur les travaux de Botosan
et Plumlee (2005) qui ont comparé les différentes mesures utilisées dans la littérature pour
estimer le coût du capital. L'une des meilleures estimations qu'ils retiennent est (R pegprem)
ou l'estimation provenant de la méthode du rendement par action. Cette méthode d'estimation
a été retenue vu qu'elle représente l'une des estimations les plus stables et la mieux reliée aux
risques du marché, au levier financier, au risque informationnel, à la taille, à la croissance et à
l'endettement des entreprises selon les analyses de Botosan et Plumlee (2005).
49
Cette estimation du coût du capital, (R pegprem) qui ressort suite à l'analyse de Botosan et
Plumlee (2005) est celle basée sur les travaux d'ühlson et Juettner-Nauroth (2005) et
opérationnalisée par Easton (2004). Elle suppose que la croissance anormale des rendements
est nulle au-delà de l'horizon d'estimation. L'utilisation de cette méthode d'estimation est
largement répandue dans la littérature et a été utilisée par plusieurs chercheurs (Seow,
Shangguan et Vasudevan, 2006; Khurana et Raman, 2006; Botosan et Plumlee, 2005; ühlson
et Juettner-Nauroth, 2005; Easton, 2004)55.
La méthode d'estimation (R pegprem) est basée sur la formule d'actualisation des dividendes
qui se présente comme suit:
co
Po =L (1 + rt Eo(dps{)
1=1
Avec:
Avec:
55 L'une des principales limites de l'utilisation de cet estimateur du coOt du capital c'est qu'il se base,
entre autres, sur les prévisions des analystes des rendements réalisés à 12 et 24 mois de la date d'intérêt
(eps2 - epsl)' Le problème est accentué par l'aspect prévisionnel des rendements réalisés et du risque
d'erreurs dans les prévisions des analystes (Hail et Leuz, 2006). À notre connaissance, dans la
littérature aucune solution ou remède à cette limite ne s'est encore proposée. L'auLTe limite inhérente à
l'utilisation de cette formule c'est qu'elle suppose au niveau de son dénominateur (Po) l'efficience du
marché financier.
50
Le coût du capital ainsi estimé comprend une composante relative au taux sans risque et une
composante relative au risque spécifique de J'entreprise (Botosan, 2006). Cette estimation
mesure uniquement le coût des fonds propres et non le coût moyen pondéré du capital qui
comprend une composante supplémentaire relative au coût de la dette.
L'avantage de J'utilisation des indices de mesure c'est qu'ils fournissent une mesure plus
globale et permettent une comparabilité entre les entreprises (Bhagat, Bolton et Romano,
2008). À l'instar de plusieurs recherches dans la littérature (Gompers et al., 2003; Defond,
Hann et Hu,2005; Bhagat et Bolton, 2008), un indice de mesure est utilisé dans le cadre de
cette étude.
Certains organismes ont établi des mesures de la qualité de la gouvernance des entreprises
telles que l'ISS (lnstitutional Shareholder Services) et le Globe and Mail. D'autres indices
sont élaborés par des chercheurs comme celui de Gompers, Ishii, et Metrik (2003) qui a été le
premier élaboré spécifiquement pour la recherche et le plus repris dans la littérature.
Une analyse comparative des différents indices de mesure cités et de l'indice utilisé dans le
cadre de cette étude est présentée en annexe (Appendice A).
Dans ce qui suit, nous faisons un recensement de la littérature des indices, contenant une ou
plusieurs sections relatives au conseil d'administration, tout en exposant les avantages et les
limites de chacun des indices utilisés afin de motiver l'élaboration d'un indice de mesure
spécifique.
1/ s'agit d'un des rares indices élaborés pour la recherche mais pour les entreprises dans le
contexte américain uniquement. Il reprend les caractéristiques de la gouvernance ainsi que les
éléments des contrats des dirigeants, ce qui excède les besoins de cette étude. Cet indice a été
utilisé par d'autres chercheurs tels que Defond, Hann et Hu (2005) ou encore Bhagat et
Bolton (2008).
Gompers et al. (2003) ont accordé un point pour chaque mesure qui garantit les droits des
actionnaires et qui contrôle le dirigeant, par exemple: indépendance du comité d'audit,
56 À titre d'exemple, on peut citer l'indice de Brown et Caylar (2006). Pour un recensement plus
exhaustif des différentes études utilisant des indices de mesure de la gouvernance, voir Bhagat et al.
(200S).
52
L'indice de Gompers et al. (2003) est spécifiquement élaboré pour les besoins de leur
recherche mais dans le contexte américain. Il comprend certains éléments de la gouvernance
qui dépassent les besoins de la présente étude, tels que les contrats des dirigeants, comme il
ne tient pas compte de tous les aspects de l'apport de la réglementation canadienne
concernant le conseil d'administration. Pour ces raisons et malgré le fait que cet indice
demeure une importance référence, on ne peut l'utiliser pour les besoins de cette étude.
Le Globe and Mail corporate governance rating est un indice qui comporte plusieurs critères
de mesure de la gouvernance de J'entreprise en générale. Il comporte une section relative à la
structure du conseil. Les éléments de l'indice ont des poids différents. La base sur laquelle le
poids de l'élément est attribué n'est pas spécifiée. Aussi les critères de mesure ont changé
durant la période de notre étude entre 2005 et 2006.
Beaucoup de points sont inclus dans cet indice et qui ne font pas partie des pratiques
exemplaires de gouvernance de l'IG-58-201 tels que la divulgation de l'âge des directeurs ou
de leur rémunération encore présents dans les réunions du conseil. La loi canadienne a
apporté beaucoup plus que l'indice au niveau du conseil d'administration et de ses comités,
comme l'existence d'un code d'éthique et d'une charte écrite du conseil. Par-contre l'indice
Globe and Mail englobe d'autres règlements que l'IG-58-201 et 52-110 notamment celui
relatif à la divulgation.
Très peu d'informations sont disponibles concernant les personnes qui élaborent cet indice
ainsi que l'objectif dans lequel l'indice ou le classement globe and mail est élaboré. Cet
indice élaboré pour des besoins autres que ceux de la recherche est instable dans le temps, et
ne permet donc pas de faire le suivi de l'évolution des caractéristiques du conseil
d'administration durant la période de collecte de données de cette recherche.
53
L'indice ISS-CGQ :
L'indice élaboré par l'institutional Shareholder Services (ISS) est relatif à la gouvernance de
plus de 3S 000 entreprises dans Ils pays dont les entreprises canadiennes. Cet indice peut
bien servir pour une comparaison internationale mais n'est pas tout à fait adapté au contexte
canadien, vu qu'il ne tient pas compte de la spécificité de l'approche de réglementation
canadienne.
L'indice Standard and Poor's (S&P) s'arrête pour l'année 200S (Epps et Cereola, 2007). Il
comprend des catégories, des scores de 1 à 10 et les critères ne sont pas connus, ce qui rend
difficile la comparaison des éléments de l'indice avec les éléments qu'on cherche à mesurer,
à savoir les caractéristiques du conseil d'administration.
L'absence de données pour la totalité de la période d'étude à savoir les années 2004, 200S et
2006 ainsi que la non disponibilité des critères utilisés rend difficile voir même impossible
l'utilisation de cet indice.
L'indice the corporate library comprend 120 critères groupés en 6 catégories pour 2 000
entreprises américaines uniquement. L'indice est spécifique au contexte américain. Il englobe
plusieurs éléments qui dépasse les objectifs et la présente étude et sa notation des entreprises
est non numérique de A à F ce qui rend difficile son utilisation.
54
Vu la non disponibilité des données et le peu de recherches qui ont utilisé ces bases de
données on a choisi d'établir un indice de mesure des caractéristiques du conseil
d'administration. Pour une analyse plus approfondie des apports et des limites de chacun des
indices recensés dans la littérature voir l'appendice A en annexe.
Selon Bhagat, Bolton et Romano (2008), il n'existe pas un « meilleur» indice de mesure de
la gouvernance mais la mei lleure mesure dépend du contexte et des spécificités de
l'entreprise. Rejoignant l'idée de Bhagat et al. (2008) et considérant les limites de chacun des
indices dans la littérature, un indice est spécialement conçu pour les besoins de cette étude.
L'indice est enrichi par l'apport du règlement 52-110 sur le comité de vérification, qui a
apporté l'obligation de l'indépendance des vérificateurs externes ainsi que l'obligation
d'avoir un comité d'audit indépendant. L'apport de cette instruction est utilisé pour faire
ressortir les points de conformité concernant le comité d'audit et l'indépendance des
différents membres du conseil et de ses comités.
Afin de réaliser les objectifs de la présente étude; à savoir de déterminer les liens des
caractéristiques du conseil d'administration et le coüt du capital des entreprises canadiennes
et compte tenu des limitations des différents outi Is de mesure util isés dans la 1 ittérature, un
outil spécifique de mesure des caractéristiques du conseil d'administration et de ses comités
est construit.
Afin de corroborer la pertinence des différents éléments de notre indice, nous avons eu
recours à la consultation à des experts en finance et en marché financier. Un questionnaire a
été adressé (voir Appendice B) à 13 professeurs de finance afin d'apprécier l'importance et le
poids de chaque élément dans notre grille de mesure de 30 éléments élaborée à pal1ir de
l'instruction générale IG 58-201 et du règlement 52-1 10.
On a demandé aux participants d'accorder un poids allant de 0 à 2 pour chacun des éléments
de la grille. Un poids de 0 indique que l'élément est sans importance; un poids de 1 indique
que l'élément est important; un poids de 2 indique que l'élément est très important.
57 Dans son paragraphe lA intitulé indépendance, le règlement 52- 110 établit clairement les conditions
d'indépendance d'un des membres du comité d'audit, comme par exemple:
Être membre de la haute direction durant les trois dernières années.
Être membre de la famille d'un salarier ou d'un des membres de la haute direction durant les trois
dernières années.
Être un associé, un salarié ou encore un consultant de l'entreprise durant les trois dernières années.
56
Le questionnaire est envoyé et relancé par courriel. Sur les 13 questionnaires, 4 réponses
valides ont été obtenues. Après collecte et analyse des réponses obtenues, on a pu avoir une
grille d'éléments pondérés ou chacun des 30 éléments a un poids qui varie, selon
l'importance accordée par les experts (voir appendice C pour l'indice au complet avec la
pondération accordé à chacun des éléments).
58Le paragraphe 4.3 relatif au résultat de la recherche contient plus de détails concernant les scores
élaborés.
57
Ratio valeur boursière sur valeur comptable: Plusieurs auteurs soutiennent l'idée selon
laquelle il existe une composante relative à l'asymétrie d'information dans le coût du
capital (Scott, 1997; Botosan, 1997; Botosan et Plumlee 2001; Leuz et Verrecchia,
2000), pour ce, nous avons choisi d'introduire cette variable, qui est associée à la mesure
de l'asymétrie d'information, dans les modèles utilisés.
Bêta: " s'agit du risque de l'entreprise comparé au risque du marché mesuré par la
sensibil ité du prix de l'action de l'entreprise par rapport à la variation des prix sur le
marché. En effet, le coût du capital, est affecté par le risque spécifique de l'entreprise.
Endettement: Mesuré par le ratio Dette à long terme par actif total. En plus d'être un
mécanisme de gouvernance, la dette a un coût qui fait partie du coût du capital.
Sec Listing: il s'agit, à travers l'utilisation de cette variable, de distinguer les entreprises
faisant partie de l'échantillon et qui sont cotées sur la bourse américaine.
Audit: Cette variable est utilisée, dans le cas d'utilisation d'un double moindre carré,
pour l'instrumentation des variables endogènes.
ROA: Cette variable est utilisée, dans le cas d'utilisation d'un double moindre carré,
pour l'instrumentation des variables endogènes.
Comme plusieurs études relatives au coût du capital (McInnis 2010, Li, 2010; Yu et Wang,
2008; Seow, Shangguan et Vasudevan, 2006) on a choisi de contrôler pour la taille et le
secteur des entreprises faisant partie de notre échantillon.
L'ensemble des variables explicatives utilisées est présenté dans le tableau 3.1.
59 Le tableau 3.1 permet de citer différents auteurs qui ont utilisé les mêmes variables explicatives.
60 Afin de déterminer si le comportement des entreprises était changé avec le temps et donc avec la
mise en place des pratiques exemplaires de gouvernance nous avons utilisé deux nouvelles variables,
binaire 1 et binaire 2. Après avoir fixé l'alUlée 2005 comme année de référence, binaire 1 prend la
valeur 1 si l'entreprise fait partie de l'échantillon de 2004. Binaire 2 quant à elle prend la valeur 1 si
l'entreprise fait partie de l'échantillon de 2006. Les deux variables sont introduites dans les régressions
seules ainsi qu'en interaction avec les variables explicatives d'intérêt comme la taille et le score du
comité de vérification ou encore l'indépendance du conseil. Les résultats relatifs aux liens entre les
différentes variables sont présentés dans le chapitre qui suit.
58
Les données relatives à la gouvernance sont collectées directement des publications des
entreprises sur SEDAR pour les années 2004 et 2006.
Les sources de ces données sont les circulaires de la direction, la notice annuelle et le rapport
annuel de l'année étudiée.
Le coût du capital selon la méthode du rendement par action est calculé selon la formule
d'Easton (2004) et qui se présente comme suit62 :
Avec:
61 Ce qui touche principalement le conseil d'administration sont le règlement 52-110 et l'IG 58-201.
62 La prime de risque exigée par le marché est égale au coût du capital moins le taux sans risque.
59
eps,: prevIsIons des analystes relatives au rendement par action à 1 et deux ans
d'intervalle de la date d'intérêt.
63
Po : prix de l'action à la date de l' analyse .
Le coût du capital à une date donnée est fonction du prix de l'action à la même date et de
l'écart des rendements prévus par action durant les deux années suivantes. Cette mesure
donne le coût des fonds propres de l'entreprise.
La formuJe impose des restrictions importantes lors de la collecte de données et de la
sélection de l'échantillon. Comme il a été déjà signalé par plusieurs auteurs (Khurana et
Raman, 2006; Botosan et Plumlee, 2005), les entreprises sélectionnées doivent avoir un écart
positif des prévisions des rendements par action des deux années suivant la date d'intérêt
c'est-à-dire (eps2 - eps)) vu qu'on utilise la racine carrée du ratio [(eps2 - eps))/Po t 4
.
Pour l'année 2004, par exemple, les données requises pour calculer le coût du capital d'une
entreprise faisant partie de J'échanti lion sont:
Le cours moyen de l'action à la fin de l'année 200465 .
Le rendement moyen par action prévu par les analystes à la fin 2005.
Le rendement moyen par action prévu par les analystes à la fin 2006.
Les données financières ainsi que J'auditeur et le secteur d'activité des entreprises
faisant partie de l'échantillon sont extraits de la base de données Compustat, Compustat
global et Back data. Les données relatives à la gouvernance sont collectées dans les
circulaires de la direction et de sollicitation de la procuration ainsi que les notices annuelles
63 Dans le cas de cette étude, c'est le prix moyen fin 2004, fin 2005 et fin 2006
64 Cette restriction implique l'exclusion de toutes les entreprises ayant un écart négatif entre les
rendements estimés à un écart de un et de deux ans de la date d'analyse. Ceci a provoqué la réduction
de la taille de l'échantillon par J'exclusion de ces entreprises-là. Il s'agit d'une limite inhérente à
l'utilisation de cet estimateur du coût du capital. À notre connaissance, aucune mesure n'est proposée
dans la littérature pour dépasser cette limite. Nos résultats ne peuvent être généralisés que pour les
entreprises ayant un écart positif des rendements des actions à un intervalle de un et deux ans de la date
d'analyse.
65 Le cours moyen est appliqué pour limiter la volatilité et pour mieux correspondre au rendement
estimé des analyses (Eps) qui est un rendement moyen.
60
publiées sur SEDAR. Les états financiers annuels sont consultés au besoin pour combler
certaines informations manquantes.
3.7 Conclusion
L'estimation du coût du capital retenue est J'une des estimations les plus réalistes
(Botosan et Plumlee, 2005) et les plus utilisées dans la littérature (Khurana et Raman, 2006;
Seow, Shangguan et Vasudevan, 2006; Hail et Leuz, 2006; Ohlson et Juettner-Nauroth, 2005;
Easton, 2004).
Bhagat et al. (2008) soulignent deux limites inhérentes à tout indice de mesure. En premier
lieu, les indices supposent que les critères d'évaluation de la gouvernance ne varient pas
d'une entreprise à une autre. Ces critères ne sont pas donc spécifiques à l'entreprise. En
deuxième lieu, les composantes d'un indice sont supposées complémentaires et ne peuvent se
substituer.
La première limite ne peut s'appliquer à l'indice de cette étude, vu que l'objectif de son
utilisation n'est pas d'évaluer les caractéristiques 66 mais plutôt de regrouper les
caractéristiques du conseil et d'avoir une vision globale.
La deuxième limite, relative à la complémentarité des éléments, et inhérente à l'utilisation de
tout indice de mesure, peut en effet s'appliquer à l'indice de mesure utilisé dans cette
recherche.
66 L'indice de mesure n'est élaboré dans l'objectif de juger si les conseils d'administration des
entreprises de l'échantillon sont « bons» ou non ou d'accorder une note au conseil comme le font
certains indices de mesure.
61
Rappelons que dans la littérature, aucun moyen pour dépasser cette limite n'est proposé, et
que dans le cadre de cette étude en plus de l'indice de mesure, on utilise d'autres moyens de
mesure comme la taille, l'indépendance du conseil, la non dualité du président,
l'indépendance du comité de vérification et la présence d'un expert sur ce comité.
62
Tableau
3.1 Définition, mesures et liens attendus entre les variables
Ratio; valeur boursière sur Ratio valeur boursière / valeur + Leuz et Verrecchia (2000)
valeur comptable comptable. Mesure de l'asymétrie de Seow, Shangguan et
l'information. Vasudevan (2006)
McInnis (2010)
Bêta Il s'agit du risque de l'entreprise + Botosan et Plumlee (2005)
comparé au risque du marché mesuré Seow, Shangguan et
par la sensibilité du prix de l'action Vasudevan (2006)
de l'entreprise par rapport à la McInnis (2010)
variation des prix sur le marché
Endettement Ratio dettes à long tern1e/Total des + Botosan et Plumlee (2005)
actifs Seow, Shangguan et
Vasudevan (2006)
Li (2010)
SEC Listing 1 si la finne est cotée sur la bourse ? Li (2010)
américaine et 0 si non
Audit Variable binaire qui prend la valeur 1 NA Epps et Cereola (2007)
si l'entreprise est auditée par un des
grands cabinets d'audit (Ernst and
Young, Deloitte & Touche, KPMG,
Price Waterhouse and Cooper) et 0 si
non
RüA Rendement des actifs de l'entreprise NA Yu et Wang (2008)
Variables de Taille de l'entreprise Logarithme de la capitalisation ? Defond, Hann et Hu (2005)
contrôle boursière de l'entreprise Yu et Wang (2008)
Seow, Shangguan et
Vasudevan (2006)
Mclnnis (2010)
Secteur Secteur d'activité de l'entreprise, ? Li (2010)
variable du type dummy
CHAPITRE IV
RÉSULTATS
4.1 Introduction
4.2 Échantillon
L'échantillon choisi, pour la réal isation de l'étude, est un échanti lion d'entreprises
canadiennes faisant partie de l'indice S&P/TSX 300. Le choix des entreprises du TSX 300 est
basé sur le fait que les actions des entreprises composant cet indice couvrent près de 95% des
67
actions transigées sur Je marché canadien .
La période de collecte de données est de 2004 à 2006. Les entreprises qui figurent
initialement dans l'échantillon sont celles qui sont listées à la bourse de Toronto en 2004,
2005 et 2006.
67 Source: www.indices.standardandpoors.com
65
L'ensemble des entreprises figurant dans l'indice S&P-TSE 300 des années 2004, 2005 et
2006 sont organisées par ordre alphabétique.
Compte tenu de leur rendement, de leurs résultats ainsi que de leurs particularités 68 , les
entreprises du secteur financier sont éliminées.
Pour l'année 2004 et vu le besoin de la mesure de variable dépendante, le coût du capital
qui nécessite les données de deux années de plus, les entreprises listées cette année mais
qui ont cessé d'être cotées en 2005 et 2006 sont éliminées. Les entreprises ayant des
données manquantes (rendement estimé) en 2005 et 2006 sont éliminées. Les entreprises
qui présentent un écart négatif entre les rendements par action estimés entre 2006 et 2005
sont exclues 69 .
Pour l'année 2005 et pour la mesure de variable dépendante le coût du capital, les
entreprises listées cette année mais qui ont cessé de l'être en 2006 et 2007 sont éliminées.
Les entreprises ayant des données manquantes (rendement estimé) en 2006 et 2007 sont
éliminées. Les entreprises qui présentent un écart négatif entre les rendements par action
estimés entre 2007 et 2006 sont exclues.
Pour ('année 2006 et vu le besoin de la mesure de variable dépendante le coût du capital,
les entreprises listées cette année mais qui ont cessé d'être cotées en 2006 et 2007 sont
éliminées. Les entreprises ayant des données manquantes (rendement estimé) en 2005 et
2006 sont éliminées. Les entreprises ayant un écart négatif entre les rendements par
action estimés entre 2008 et 2007 sont exclues.
Suite à la procédure de sélection, notre échantillon pour les années 2004, 2005 et 2006 est de
143 entreprises années. Les détails de la sélection de l'échantillon sont présentés dans les
tableaux 4.1, 4.2 et4.3.
68 Ces entreprises sont généralement de taille très grande et leur activité ne génèrent dans la quasi
totalité des cas que des profits ce qui leur confère des caractéristiques particulières comparativement
aux entreprises provenant des autres secteurs.
69 Cette restriction est imposée par la formule d'estimation du coût du capital dont le numérateur est la
racine carrée de l'écart entre les rendements estimés de 2006 et 2005. Cet écart devrait être positif pour
le calcul du coût du capital.
66
Tableau
4.1 Détails de la sélection de l'échantillon final pour l'année 2004
Nombre
Entreprises avant sélection 225
Entreprises du secteur financier 35
Les entreprises délistées en 2005 et ~006 97
Entreprises ayant des données manquantes 11
Les entreprises ayant un écart négatif entre les
rendements par action estimés entre 2006 et
5
2005
Total: 77
Tableau
4.2 Détails de la sélection de l'échantillon lïnal pour l'année 200S
Nombre
Entreprises avant sé lection 210
Entreprises du secteur financier 33
Les entreprises délistées en 2006 et 2007 31
Entreprises ayant des données manq uantes 70 103
71
Entreprise ayant vécue un scandale financier 1
Les entreprises ayant un écart négatif entre les
rendements par action estimés entre 2007 et
6
2006.
Total: 36
70 Les rendements estimés par action (Eps) sont les données manquantes des entreprises des années
2004,2005 et 2006.
71 L'entreprise Nortel Network est éliminée de l'échantillon du fait qu'elle a connu un scandale
financier. Ses pratiques de gouvernance peuvent être grandement affectées par ce fait, d'où le choix de
l' él iminer.
67
Tableau
4.3 Détails de la sélection de l'échantillon final pour l'année 2006
Nombre
Entreprises avant sélection 276
Entreprises du secteur financier 35
Les entreprises délistées en 2007 et 2008 76
Entreprises ayant des données manquantes 114
Total: 30
Il est à signaler que l'année 2006 est celle où il y a eu le plus grand nombre
d'entreprises éliminées soit pour cause de délistement ou de données manquantes soit
pour le non-respect de la condition de l'écart positif, entre les rendements espérés de
2007 et 2008, imposé par le calcul du coût du capital. Ces faits sont occasionnés par
la crise boursière qu'a connue le marché financier canadien en 2008. Malgré les
critères de sélection et la crise du marché financier, les entreprises de 2006 sont
représentatives de l'ensemble des entreprises du TSX 300 et ce au niveau de la taille, des
secteurs d'activité et du risque (Voir Appendice E pour l'ensemble des tests effectués).
L'échantillon final est quant à lui représentatif de l'ensemble de la population des
73
entreprises du TSX 300 et ce au niveau de l'endettement, du rendement et du risque.
72 L'année 2007 marque le début de la crise financière qu'a connu le marché financier canadien (Chant,
2008). Cette crise a persisté durant l'année 2008. Ceci peut expliquer le grand nombre d'entreprise
ayant un écart négatif entre les rendements estimés de l'année 2007 et ceux de l'année
2008. http://www.expertpanel.cald ocuments/research
tudies/The%20ABCP%20Crisis%20in%20Canada%20-%20Chant.English.pdf.
73 Les entreprises du secteur financier compte tenu de leurs particularités ont été éliminées des
entreprises du TSX.
68
Les valeurs aberrantes sont déterminées moyennant le test des boîtes à moustaches, qui se
base sur la projection graphique des observations relatives à la variable d'intérêt; le coût du
capital dans notre cas. Le test des boîtes à moustaches (figure 4,1) montre que les valeurs
étoilées situées entre 27,4 % et 29,18 % peuvent être considérées comme aberrantes
puisqu'elles se situent à plus de 3 fois la distance interquartile. On les a donc éliminées de
notre échantillon.
Figure
4.1 Test de boîtes à moustaches; projection graphique de la variable du coût du capital
29,18:
27,
40
i
1
o
o
T""
(J
(J
0,00-'
cvnp
Avec:
CC 100: coût du capital des entreprises de l'échantillon,
CVNP : ensemble des caractéristiques du comité de vérification
69
Suite à l'analyse graphique, quatre entreprises dont les valeurs du coût du capital se situant
entre 27,4 % et 29,18 % sont éliminées. L'échantillon final passe de 143 à 139 entreprises
année. Le tableau 4.4 représente la distribution des observations aberrantes dans le temps.
Tableau
4.4 Distribution des observations aberrantes suivant l'année de collecte de données
Tableau
4.5 Ventilation de l'échantillon final selon le secteur d'activité
On remarque que sur les 139 entreprises de notre échantillon, 41 sont cotées sur la bourse de
Toronto uniquement et leurs titres ne transigent pas sur le marché américain (tableau 4.6).
Plus de 70 % des entreprises de notre échantillon sont cotées sur le marché américain et donc
soumises à la réglemen'tation américaine en ce qui concerne leur conseil d'administration.
Tableau
4.6 Répartition de l'échantillon selon la cotation ou non sur le marché américain
Plus de 60 % des entreprises de l'échantillon ont un président du conseil qui n'occupe pas la
fonction de chef de la direction (non-dualité) comme le montre le tableau 4.7. La majorité des
entreprises ont un président du conseil non indépendant au sens du paragraphe lA du
règlement 52-110 sur le comité de vérification comme le montre le tableau 4.8.
Pour plus de 50 % des entreprises de l'échantillon, le comité de vérification se compose de 3
personnes (tableau 4.9). Pour l'ensemble des entreprises de l'échantillon, 132 entreprises ont
un comité de vérification composé totalement de membres indépendants ce qui représente
près de 95% de l'échantillon.
Tableau
4.7 Fréquence de la non-dualité du président du conseil pour le total de l'échantillon
Tableau
4.8 Fréquence de l'indépendance du président du conseil pour le total de l'échantillon
Tableau
4.9 Répartition de l'échantillon selon la taille du comité de vérification
Le score total non pondéré: Il s'agit du total de la grille de mesure en accordant 1 point
pour chaque élément en conformité avec la réglementation canadienne. La grille
comporte 30 éléments.
74La construction ainsi que la validation de la grille de mesure sont décrites dans le chapitre
méthodologie.
72
Tableau
4.10 Statistiques descriptives des différents scores élaborés
Tableau
4.11 Statistiques descriptives des différentes variables explicatives
La matrice des corrélations des variables, présentée dans le tableau 4.12 révèle les
informations suivantes:
76 La corrélation entre la taille des entreprises et la cotation sur le marché américain (résultat non
tabulé) est de 14,4% et significativement différent de 0 à 10%. Il n 'y a donc pas de problème de multi
colinéarité et ces deux variables peuvent être utilisées dans une même équation.
75
Tableau
4.12 Matrice des corrélations de Pearson
1 3 4 5 é 8 9 1C Il IL 13 14 15 lé 1 18
l.TAILLE 1 0,41 ** 0,43** 0,168* 0,427* 0,305* 0,13 00,384 0,32** 0,13L 0,369* 0,321 * 0,40** -0, III 0,15Ç 0,17 0,144 0,33**
CV * * * *
2.TAILLE 0,41 ** 1 O,IIL 0,012 0,30** 0,18* 0,093 0,27** 0,16* 0,073 0,24* 0,18* 0,66** -0,123 0,020 0,24* 0,029 0,29**
CA
3.RATIO 0,43** 0,11 1 0,06 0,33** 0,26** 0,06E 0,33** 0,29** 0,09 0,32** 0,29** 0,16* -0,18* -0,06 -0,041 0,031 0,27**
!ND
4CC 0,168* 0,01 0,056 1 0,03C 0,04C -0,09 c 0,015 0,084 -0,113 0,07? 0,032 0,151 O,OOC) -0,133 -0,064 0,23** -0,040
5.SCORTNP 0,43** 0,30** 0,33** 0,030 1 0,78** 0,49** 0,97** 0,75** 0,48** 0,91 ** 0,70** 0,44** 0,001 0,09C) 0,051 0,116 0,88**
6.SCCANP 0,305* 0,18* 0,26** 0,040 0,78** 1 0,38** 0,79** 0,97** 0,38** 0,81 ** 0,85** 0,31 ** 0,084 0,121 0,065 0,043 0,46**
*
7.CVNP 0,13 0,093 0,066 -0,099 0,49** 0,38** 1 0,49** 0,36** 0,97** 0,50** 0,33** 0,17* 0,034 0,03C -0,031 0,175* 0,46**
8.STOTP 0,38** 0,28** 0,33** 0,015 0,97** 0,79** 0,495* 1 0,79** 0,51 ** 0,95** 0,74** 0,41 ** -0,001 0,095 0,06C 0,115 0,89*
*
9.SCAP 0,32** 0,16* 0,29** 0,084 0,75** 0,97** 0,36** 0,79** 1 0,36** 0,82** 0,90** 0,295* 0,018 0,09 0,08 0,078 0,43**
*
10.SCVP 0,13 0,073 0,095 -0,113 0,48** 0,38** 0,97** 0,51 ** 0,36** 1 0,515* 0,335* 0,17* 0,030 0,02 -0,033 0,19* 0,48**
* *
11.STEP 0,37** 0,24** 0,32** 0,07L 0,915* 0,81 ** 0,50** 0,945* 0,82** 0,515* 1 0,68** 0,39** 0,008 0,12 0,048 0,121 0,79**
* 1 * *
12.SCAEP 0,32** 0,18* 0,29** 0,03 0,70** 0,85** 0,33 ** 0,74** 0,90** 0,335* 0,68** 1 0,28** -0,041 0,058 0,13S 0,093 0,43**
*
13.TAILLE 0,40** 0,66** 0,165* 0,15 0,44** 0,31 ** 0,17* 0,41 ** 0,30** 0,17* 0,39** 0,28** 1 -0,122 -0,25** 0,29** 0,33** 0,391
ENTREPRISE
14.BETA -0, III -0,123 -0,18* 0,00~ 0,001 0,084 0,034 -0,001 0,018 0,030 0,008 -0,041 -0,12L 1 0,131 -0,28** -0, IL -0,014
15.PRlCE 0,16 0,020 -0.06 -0,133 0,09 Q 0,121 0,03C 0,095 0,09 0,02 0,12 0,058 -0,25** 0,131 1 -0,09é -0,23** 0,06C)
TB
16 RATIO 0,17 0,24** -0,041 -0,064 0,051 0,06" -0,031 0,060 0,08 -0,033 0,048 0,139 0,29** -0,28** -0,096 1 0,0[3 0,024
DLT
17.ROA 0,14* 0,02 Q 0,031 0,28** 0,116 0,043 0,175* 0,115 0,078 0,19* 0,121 0,093 0,33** -0,120 -0,23** 0,013 1 0,113
18.SCCOMP 0,33** 0,29** 0,27 ** -0,040 0,88** 0,456* 0,46** 0,89** 0,43** 0,48** 0,79** 0,43** 0,39** -0,014 0,06C) 0,024 0,113 1
*
** La corrélation est significative au niveau 0.0 1 (bilatéral).
* La corrélation est significative au niveau 0.05 (bilatéral).
La corrélation est significative au niveau 0.10 (bilatéral).
76
Légende:
Tableau
4.13 Test de Student : Comparaison de la moyenne des caractéristiques du conseil et de ses
comités avant et après le changement de la loi.
Score total non pondéré: ensemble de points du conseil et de l'ensemble de ses comités, obtenu à
partir de la grille de 30 éléments.
Score du conseil non pondéré: un point par élément conforme à la réglementation au niveau du
conseil.
Score du comité de vérification non pondéré: un point par élément conforme à la réglementation au
niveau du comité de vérification.
Score total pondéré: total pondéré du conseil et de l'ensemble de ses comités, obtenu à partir de la
grille de 30 éléments pondérés suivant le poids moyen obtenu suite à la consultation des experts.
Score du conseil pondéré: score du conseil d'administration uniquement pondéré suivant le poids
moyen de chacun des éléments obtenu suite à la consultation des experts.
Score du comité de vérification pondéré : score du comité de vérification pondéré suivant le poids
moyen de chacun des éléments obtenu suite à la consultation des experts.
Score total épuré: score pondéré de l'ensemble du conseil d'administration et de ses comités avec
élimination des éléments dont le poids est inférieur à 1 (ne fait pas consensus parmi les experts).
Score du conseil épuré: score pondéré du conseil d'administration avec élimination des éléments dont
le poids est inférieur à 1 (ne fait pas consensus parmi les experts consultés).
Puisque la majorité des entreprises de notre échantillon sont cotées sur le marché américain,
et donc déjà soumises à une réglementation qui présente plusieurs similitudes avec la
réglementation canadienne, surtout au niveau du comité de vérification, il est pertinent
d'examiner l'impact du changement de la réglementation canadienne sur ce sous-groupe. Le
tableau 4.14 montre la variation au niveau des caractéristiques des conseils d'administration
des entreprises qui sont en plus cotées sur Je marché américain suite à la variation de la
réglementation canadienne.
Les scores totaux mesurant l'ensemble des caractéristiques du conseil et de ses comités ont
changé significativement suite au changement de la réglementation. Aussi au niveau des
caractéristiques du conseil uniquement le changement est sign ificatif. Ce résu Itat s' expl ique
principalement par les particularités de la réglementation canadienne par rapport à
77
réglementation américaine en matière des caractéristiques du conseil . On remarque à la
lumière des résultats obtenus que la taille du comité de vérification ainsi que la taille et
l'indépendance du conseil n'ont pas varié suite au changement de la réglementation
canadienne.
77 Cet aspect est détaillé dans la section relative aux hypothèses. Voir tableau 2.2 page 41 pour plus de
détai ls.
80
Tableau
4.14 Test de Student : Comparaison de la moyenne des caractéristiques du conseil des
entreprises cotées sur le marché américain avant et après le changement de la réglementation
Légende:
Taille du comité de vérification: nombre de membres sur le comité de vérification.
Taille du conseil: nombre de membres du conseil.
Ratio d'indépendance du conseil; nombre d'administrateurs indépendants sur le nombre total des
membres du conseil.
Score total non pondéré: ensemble de points du conseil et de l'ensemble de ses comités, obtenu à
partir de la grille de 30 éléments.
Score du conseil non pondéré : un point par élément conforme à la réglementation au niveau du
conseil.
Score du comité de vérification non pondéré: un point par élément conforme à la réglementation au
niveau du comité de vérification.
Score total pondéré: total pondéré du conseil et de l'ensemble de ses comités, obtenu à partir de la
grille de 30 éléments pondérés suivant le poids moyen obtenu suite à la consultation des experts.
Score du conseil pondéré: score du conseil d'administration uniquement pondéré suivant le poids
moyen de chacun des éléments obtenu suite à la consultation des experts.
Score du comité de vérification pondéré: score du comité de vérification pondéré suivant le poids
moyen de chacun des éléments obtenu suite à la consultation des experts.
Score total épuré: score pondéré de l'ensemble du conseil d'administration et de ses comités avec
élimination des éléments dont le poids est inférieur à 1 (ne fait pas consensus parmi les expelts).
Score du conseil épuré: score pondéré du conseil d'administration avec élimination des éléments dont
le poids est inférieur à 1 (ne fait pas consensus parmi les experts consultés).
Pour le comité de vérification, la variation de son score non pondéré est à peine significative
alors que la variation de son score pondéré est non significative. Ceci s'explique par les
similitudes entre la loi américaine sax et le règlement 52- 110 au niveau du comité de
78
vérification .
Pour détecter l'impact de la cotation sur le marché américain sur les caractéristiques du
conseil d'administration et de ses comités, on a procédé par l'analyse de la variance avec un
facteur; cotation sur le marché américain.
78 Idem 74.
82
Pour déceler les différences au niveau des caractéristiques du conseil d'administration entre
les entreprises qui sont cotées sur le marché américain et les entreprises cotées uniquement
sur le marché canadien, on a utilisé le test t de Student pour la comparaison des moyennes.
La taille du conseil ne semble pas être affectée par le fait qu'une entreprise soit cotée ou non
sur le marché américain. Cependant, il existe une différence significative entre la moyenne
des scores des entreprises cotées sur le marché américain et celles cotées seulement sur le
marché canadien au niveau de l'indépendance et de l'ensemble des caractéristiques du consei 1
d'administration (tableau 4.15).
Tableau
4.15 Comparaison de la moyenne des caractéristiques du conseil d'administration des
entreprises cotées et celles non-cotées sur le marché américain
Légende:
Taille du conseil: nombre de membres du conseil. Indépendance du conseil; nombre d'administrateurs
indépendants sur le nombre total des membres du conseil. Score du conseil non pondéré: un point par
élément conforme à la réglementation au niveau du conseil.
83
Score du conseil pondéré: score du conseil d'administration uniquement pondéré suivant le poids
moyen de chacun des éléments obtenu suite à la consultation des experts.
Seule la taille du comité de vérification varie suivant la cotation sur le marché américain.
L'ensemble des caractéristiques du comité, tel que mesuré par les indices de mesure (tableau
4.16) ne change pas en fonction de la cotation sur le marché américain.
Tableau
4.16 Comparaison de la moyenne des caractéristiques du comité de vérification des entreprises
cotées et celles non-cotées sur le marché américain
Légende:
Taille du comité de vérification: nombre de membres sur le comité de vérification.
Score du comité de vérification non pondéré: un point par élément conforme à la réglementation au
niveau du comité de vérification.
Score du comité de vérification pondéré: score du comité de vérification pondéré suivant le poids
moyen de chacun des éléments obtenu suite à la consultation des experts.
Tableau
4.17 Comparaison de la moyenne des caractéristiques de l'ensemble du conseil et de ses comités
des entreprises cotées et celles non-cotées sur le marché américain
Légende:
Score total non pondéré: ensemble de points du conseil et de l'ensemble de ses comités, obtenu à
partir de la grille de 30 éléments.
Score total pondéré: total pondéré du conseil et de l'ensemble de ses comités, obtenu à partir de la
grille de 30 éléments pondérés suivant le poids moyen obtenu suite à la consultation des expel1s.
Plusieurs indicateurs sont utilisés dans les modèles d'analyse afin d'expliquer le lien entre les
caractéristiques du conseil d'administration et ses comités et le coût du capital comme la
taille, l'indépendance du conseil, la taille du comité de vérification et la présence d'un expert
sur ce comité ainsi que les différents scores élaborés.
Pour tester les liens entre le coût du capital et les différentes variables nous avons eu recours
en premier lieu aux régressions linéaires simples solutionnées avec moindre carré ordinaire.
Les résultats des différents modèles sont présentés dans les tableaux 4.18 à 4.22.
85
L'objectif des modèles utilisés est d'expliquer le coût du capital des entreprises de
l'échantillon par les différentes variables reliées aux caractéristiques du conseil
d'administration et de ses comités et plus particulièrement des variables relatives au comité
de vé~ification.
Puisque des problèmes d'endogénéité ont souvent été associés aux variables mesurant la
gouvernance dans la littérature, le test d'Hausman pour déceler l'endogénéité des variables
explicatives a été effectué pour chacune des variables d'intérêt (voir appendice D).
86
Tableau
4.18 Résultats relatifs aux caractéristiques du comité de vérification avec moindre carrée ordinaire (MCOf9
Constante Taille Score Score Présence Cotation Price to Radio Taille de BETA SecteUi R2 F Endogénéité
81
du comité comité d'un US book dettes LT/ l'entreprise ajusté
80
comité non pondéré expert Actifs
pondéré
Modèle 2,656 0,700* 0,973 -0,372** -2,792 0,252 4,03E -0,118 4,5% 1,794* Non
- - -
1 02
Modèle 9,937*** -
-0,998* 1,228 -0,277* -1,892 0,391 -9,74E- -0,192 3,9% 1,804* Non
- -
2 02
Modèle 10,861*** -
-0,90** 1,295* -0,273* -1,637 0,383 3,0IE -0,211 4,6% 1,948* Non
- -
3 02
Modèle 5,057** - - - -0,718 1,251 -0,273 -1,989 0,347 -0,103 -0,149 2,6% 1,53 Non
4
82
Variable dépendante: coût du capital ; *significatif à 10% ; **significatif à 5 %; *** significatif à 1 %.
79 La variable indépendance du comité d'audit n'a pas été introduite dans les régressions puisque près de 95% des entreprises de l'échantillon avaient
un comité de vérification composée de membres indépendants.
2
80 Les R des différents modèles d'analyse, malgré leur faiblesse, restent comparables et dépassent même ceux obtenus dans la littérature reliant la
réaction du marché financier à la gouvernance. Nos R2 ajustés varient entre 1,7 % et 4,8 %. Par exemple, ceux de Defond, Hann et Hu (2005)
varient entre 7 %0 et 1,7%.
81 L'endogénéité des variables explicatives est détectée moyennant le test d'Hausman. Le résultat du test pour chacune des variables d'intérêt est
Légende:
Taille du comité: nombre de membres sur le comité de vérification. Score du comité non pondéré: un point par élément confonne à la
réglementation. Score du comité pondéré: score du comité de vérification pondéré suivant le poids moyen de chacun des éléments obtenu suite à la
consultation des experts. Présence d'un expert: prend la valeur 1 si un détenteur de titre comptable ou financier est parmi les membres du comité.
US : Cotation sur le marché américain; prend la valeur 1 pour les entreprises cotées sur le marché américain, et 0 si l'entreprise est uniquement
cotée sur le marché canadien. TAILLE ENTREPRJSE : taille de l'entreprise mesurée par le logarithme de la capitalisation boursière. BETA : Bêta
de l'entreprise mesure son risque systématique. PRJCETB: ratio valeur boursière par valeur comptable de l'entreprise. RATIODLT : ratio dettes à
long terme/Actifs. Secteur: secteur de l'activité de l'entreprise.
88
Les modèles utilisés mettent en lien le coût du capital et Lin ensemble de variables
explicatives comme la taille du comité de vérification, la présence d'un expert sur ce comité
et les deux scores pondéré et non pondéré du comité. Dans le modèle l, le coefficient de la
taille du comité de vérification est positif et significatif (voir tableau 4.18). La taille du
comité de vérification affecte donc positivement le coût du capital des entreprises de
l'échantillon. Plus la taille du comité est élevée plus le coût du capital est élevé 3 ce qui n'est
pas dans l'intérêt de J'entreprise qui cherche à minimiser son cOllt du capital.
Les résultats, dans le tableau 4.18 (modèles 2 et 3), montrent une relation négative et
significative entre le cOllt du capital et les scores pondéré et non pondéré du comité de
vérification. Le test d'endogénéité des scores pondéré et non pondéré du comité de
vérification indique que ces deux variables sont exogènes et que les coefficients obtenus
moyennant MCO sont stables. Le lien entre coût du capital et score pondéré du comité de
vérification est plus significatif que celui du score non pondéré et le pouvoir explicatif du
modèle du score pondéré est plus élevé. Ces résultats montrent que pour les entreprises qui
sont le plus en conformité avec la réglementation canadienne en ce qui à trait aux
caractéristiques du comité de vérification, ont un coût du capital moins élevé et confirme
notre hypothèse H 1d .
83 Le test d'endogénéité (appendice D) montre que les résultats obtenus par MCO sont stables.
89
La présence d'un expert financier parmi les membres du comité de vérification ne semble
pas affecter le coût du capital (modèle 4, tableau 4.18). La présence d'expert sur le comité de
vérification est une variable exogène et les résultats de MCO sont stables (voir appendice D).
Dans la littérature, les résultats concernant la réaction du marché financier à la présence d'un
expert financier dans le comité d'audit semblent assez mitigés. En effet les résultats de
Defond, Hann et Hu (2005), montrent que la réaction favorable du marché financier à la
nomination d'un expelt financier au sein du comité de vérification est conditionnelle à une
bonne gouvernance de l'entreprise en général.
Les résultats du lien entre les caractéristiques du conseil d'administration et le coût du capital
sont présentés dans les tableaux 4.19,4.20,4.21 et 4.22.
84 Voir Règlement 52-110. Selon ce règlement une personne ayant une compétence financière « .. .si
elle a la capacilé de lire el de comprendre un jeu d'élals financiers qui représente des questions
complables d'une ampleur el d'un degré de complexité comparables, dans l'ensemble. à celles dont
on peul raisonnablemenl croire qu'elles seront soulevées lors de la leclure des états financiers . . »
Partie 1, le point 1.6 compétences financières.
85Defond, Hann et Hu (2005).
------------ ------------~---
90
Tableau
4.19 Résultats relatifs au lien entre le coût du capital et les caractéristiques du conseil d'administration avec MCO
Cons- Taille du Indépen Indépen- Non- US Price to Radio Taille de BETA Secteur R2 F Endogénéité
86
tante conseil -dance dance du dualité du book dettes LTI l'entreprise ajusté
du président président Actifs
conseil
Modèle 5,065** -6,044E - - -
1,286 -0,287* -1,491 0,371 -0,117 -0,154 2,1% 1,414 Oui
5 02
Modèle 4,762 -
0,178 - -
1,228 -0,285* -1,782 0,322 -8,99E -0,156 1,9% 1,382 Non
6 02
Modè[e 4,6 [7** 0,82 [ -
1,154 -0,304* -2,1[7 0,315 -2,44E -0,130 2,8% 1,563 Non
- -
7 03
Modèle 4,386* - - -
1,284* 1,147 -0,295* -2,233 0,291 -9,45E -0,136 4% 1,826* Non
8 02
Variable dépendante: coût du capital; *significatif à 10 %; **significatif à 5 %; *** significatif à 1 %.
Modèle 5 : Variable explicative introduite taille du conseil.
Modèle 6: Variable explicative introduite indépendance du conseil.
Modèle 7 : Variable explicative introduite indépendance du président du conseil.
Modèle 8 : Variable explicative introduite non-dualité du président.
Légende:
Taille du conseil: Nombre de membre sur le conseil. Indépendance du conseil; ratio nombre d'administrateurs indépendants sur le nombre total des
membres du conseil. Non-dualité: variable binaire qui prend la valeur 1 si les fonctions de président du conseil et de chef de la direction sont
assumées par deux personnes différentes. Indépendance du président: prend la valeur 1 si le président du conseil est indépendant et sinon. °
US : Cotation sur le marché américain; prend la valeur 1 pour les entreprises cotées sur le marché américain, et si l'entreprise est uniquement
°
cotée sur le marché canadien. TAILLE ENTREPRlSE: taille de l'entreprise mesurée par le logarithme de la capitalisation boursière. BETA: Bêta
de l'entreprise mesure son risque systématique. PRICETB: ratio valeur boursière par valeur comptable de l'entreprise. RATlüDLT : ratio dettes à
long termel Acti fs. Secteur: secteur de l'activité de l'entreprise.
86L'endogénéité des variables explicatives est détectée moyennant le test d'Hausman. Le résultat du test pour chacune des variables d'intérêts est
présenté en annexe (Appendice D).
91
Tableau
4.20 Résultat du double moindre carré (2SLS) pour le lien entre le coût du capital et la taille du
conseil d'administration
MO DEL: MOD S.
Equation number: 1
Multiple R ,24987
R Square ,06244
Adjusted R Square ,01982
Standard Error 4,77506
Analysis of Variance:
us
TAILLE -,1074639
TAILLECA ,0083620
PRICETB -,0126213
BETA -,1361347
SECTEUR -,0140851
US ),0000000
Dans le tableau 4.19, les résultats montrent que seule la non-dualité du président du conseil a
un lien positif et significatif avec le coût du capital des entreprises de l'échantillon, ce qui
confirme partiellement notre hypothèse Hia' Les résultats révèlent que les coefficients de
l'indépendance, de la taille du conseil et l'indépendance de son président ne sont pas
significatifs, et que ces variables n'affectent pas le coût du capital des entreprises de
l' échanti lIon. Ce résultat ne confirme pas notre hypothèse H la' Pour l'indépendance du
conseil notre résultat rejoint ceux de Bhagat et Bolton (2008), de Yermak (1996) et Daily et
al. (2008) qui n'arrivaient pas à établ ir une relation significative entre l'indépendance et
différents ind icateurs financiers.
A la lumière de nos analyses, seule la variable taille du conseil d'administration est endogène.
On a donc util isé un modèle à doubles équations solutionné avec double moindre carrée. Les
résultats, présentés dans le tableau 4.19, montrent que la taille du conseil n'est pas reliée au
coût du capital. Ce résultat s'insère dans le cadre des résultats mitigés obtenus dans la
1ittérature (Barnhart et Rosenstein, 1998 ; Yermak, 1996).
Tableau
4.21 Résultats relatifs au lien entre le coût du capital et les différents scores du conseil élaborés avec MeO
Constante Score non Score Score épuré US Price to Radio Taille de BETA Secteur R2 F Endogénéité
87
pondéré du pondéré du du conseil book dettes LT/ l'entreprise ajusté
conseil conseil Actifs
Modèle 9 4,939** -5,816E-02 - - 1,335 -0,283* -1,671 0,345 -8,801 E-02 -0,155 2% 1,397 Non
Modèle 1O 4,751** -
-9,544E-02 -
1,137 -0,29* -1,938 0,305 -9,544E-02 -0,155 2% 1,402 Non
Modèle II 4,92** - -
-1,244E-02 1,257 -0,286* -1,754 0,329 -9,845E-02 -0,155 1,9% 1,383 Non
Légende:
Score du conseil non pondéré: un point par élément conforme à la réglementation au niveau du conseil.
Score du conseil pondéré: score du conseil d'administration uniquement pondéré suivant le poids moyen de chacun des éléments obtenu suite à la
consultation des experts.
Score du conseil épuré: score pondéré du conseil d'administration avec élimination des éléments dont le poids est inférieur à 1 (ne fait pas
consensus parmi les experts consultés).
US : Cotation sur le marché américain; prend la valeur 1 pour les entreprises cotées sur le marché américain, et si l'entreprise est uniquement
°
cotée sur le marché canadien. TAILLE ENTREPRISE: taille de ['entreprise mesurée par le logarithme de la capitalisation boursière. BETA : Bêta
de l'entreprise mesure son risque systématique. PRICETB: ratio valeur boursière par valeur comptable de l'entreprise. RATlüDLT : ratio dette à
long terme/Actifs. Secteur: secteur de l'activité de l'entreprise.
87L'endogénéité des variables explicatives est détectée moyennant le test d'Hausman. Le résultat du test pour chacune des variables d'intérêt est
présenté en annexe (Appendice 0).
95
Tableau
4.22 Résultats relatifs au lien entre le coût du capital et les différents scores élaborés avec MCO (suite)
Constante Score Score Score Score des US Price to Radio Taille de BETA Secteur R2 F Endogénéité
89
total total volontaire comités book dettes LT/ l'entreprise ajusté
non pondéré 8 pondéré pondérés Actifs
1
pondéré
Modèle 5,194** - - - -
1,444* -0,282* -1,613 0,379 -0, III -0,156 2,2% 1,446 Non
12 5,350E
02
Modèle 5,457** -
-5,52E-02 - -
1,49* -0,279* -1,548 0,381 -0,114 -0,160 2,4% 1,481 Non
13
Modèle 5,083** - -
-4,161 E-O 1,425* -0,281 * -1,605 0,364 -0,110 -0,156 2,1% 1,430 Non
-
14
Modèle 5,919*** - - -
-0,136 1,583* -0,279* -1,577 0,411 -0,136 -0,164 3,4% 1,688 Non
15
Variable dépendante: coût du capital;*significatif à 10% ;**significatif à 5%;*** significatif à 1%
Modèle 12: Variable explicative introduite score total non pondéré.
Modèle 13 : Variable explicative introduite score total pondéré.
Modèle 14: Variable explicative introduite score volontaire pondéré.
Modèle 15 : Variable explicative introduite score des comités pondéré.
Légende:
Score total non pondéré: ensemble de points du conseil et de l'ensemble de ses comités, obtenu à partir de la grille de 30 éléments. Score total
pondéré: total pondéré du conseil et de l'ensemble de ses comités, obtenu à partir de la grille de 30 éléments pondérés suivant le poids moyen
obtenu suite à la consultation des experts. Score volontaire pondéré: ensemble des points avec pondération accordés aux conseil et ses comités
sauf le comité de vérification (pour qui le réglementation obligatoire). Score des comités pondérées: ensemble des points pondérés accordés aux
comités du conseil. US : Cotation sur le marché américain; prend la valeur 1 pour les entreprises cotées sur le marché américain, et si l'entreprise
°
est uniquement cotée sur le marché canadien. TAILLE ENTREPRlSE : taille de l'entreprise mesurée par le logarithme de la capitalisation
boursière. BETA : Bêta de l'entreprise mesure son risque systématique. PRlCETB: ratio valeur boursière par valeur comptable de l'entreprise.
RA TIOOLT : ratio dette à long terme/Actifs. Secteur: secteur de l'activité de l'entreprise.
88 Les résultats demeurent inchangés si on remplace le score total pondéré par le score total épuré. Ce dernier se distingue par l'élimination des
éléments de l'indice ayant un score inférieur à 1.
89 L'endogénéité des variables explicatives est détectée moyennant le test d'Hausman. Le résultat du test pour chacune des variables d'intérêt est
présenté en annexe (Appendice 0).
96
Tableau
4.23 Impact du changement de la réglementation relative au conseil d'administration au Canada
sur le coût du capital
Modèle
Variable dépendante Coût du capital
R2 ajusté 2%
F 1,409
Résultats avec terme d'interaction de la variation du lien entre le coût du capital et les
caractéristiques du conseil suite au changement de la réglementation:
On a utilisé une méthode basée sur les termes d'interaction pour vérifier si la relation a
changé, suite aux changements de la réglementation, entre le coût du capital et les variables
suivantes: la taille du comité de vérification, le score du comité de vérification pondéré et
non pondéré et la non-dualité du président. Rappelons qu'à la lumière de nos analyses
précédentes, seules ces variables semblaient affectées le coût du capital.
Pour tester si le lien entre le coût du capital et les variables d'intérêt a évolué durant les
périodes avant et après le changement de la réglementation canadienne, entre 2004 et 2006,
deux variables sont ajoutées dans les modèles d'analyse:
Binaire 2004: prend la valeur 1 pour les entreprises de l'année 2004 et 0 pour les autres.
Binaire 2006 : prend la valeur 1 pour les entreprises de l'année 2006 et 0 pour les autres.
Il est à noter que l'année 2005, ou l'année de référence, date du début de l'application de la
réglementation canadienne, prend toujours la valeur 0 dans les deux variables binaires.
Pour la non-dualité du président du conseil, les résultats présentés dans le tableau 4.24,
indiquent que la relation entre le coût du capital et la non-dualité du président ne semblent
pas être affectée par le changement de la réglementation. Les résultats montrent que les
coefficients de la constante du modèle et des termes d'interaction ne sont pas significatifs. Ce
résultat n'appuie pas notre hypothèse H 2 a.
98
Tableau
4.24 Résultats relatifs à la variation du lien entre le coût du capital et les variables d'intérêt suite
au changement de la réglementation
SCVP*81 - -
_ -3,134*** 0,007 - -
Légende:
Taille CV: taille du comité de vérification. SCVNP: score non pondéré du comité de vérification.
SCVP : score pondéré du comité de vérification. Non dualité: variable binaire qui prend la valeur 1 si
les fonctions de président du conseil et de chef de la direction sont assumées par deux personnes
différentes. Binaire 1 : prend la valeur 1 pour les entreprises de l'année 2004 et 0 pour les autres.
Binaire 2: prend la valeur 1 pour les entreprises de l'année 2006 et 0 pour les autres. Taille de
l'entreprise: log de la capitalisation boursière. Bêta: beta de l'entreprise mesure son risque
systématique. Price to book: ratio valeur sur le marché/valeur comptable de l'action. RATlüDLT :
ratio dettes à long terme/Actifs. Secteur: secteur d'activité. Us : variable binaire qui prend la valeur 1
si l'entreprise est cotée sur le marché américain et 0 si non.
La relation entre le coût du capital et les scores pondéré et non pondéré du comité de
vérification semble être plus forte durant l'année 2004 et ce, avant le changement de la
réglementation. Ce changement affecte donc le lien entre le coût du capital et les
caractéristiques du comité de vérification, ce qui confirme notre hypothèse Hz IJ. Ce résultat
peut s'expliquer par le fait que les entreprises qui appliquaient des mesures plus rigoureuses
au niveau du comité de vérification en tiraient profit avant que ces mesures ne soient
réglementées. Une fois que les mesures sont obligatoires, leur application ne représente plus
un avantage pour l'entreprise.
Les résultats, présentés dans le tableau 4.25, indiquent en effet que le coefficient du terme
d'interaction (US * non dual ité) est significatif. Ce résultat montre que le lien entre l'une des
caractéristiques du conseil d'administration et le coût du capital varie en fonction de la
cotation sur le marché américain ce qui soutient notre hypothèse H 3a .
Tableau
4.25 Impact de la cotation sur le marché américain sur le lien entre le coût du capital et la non
dualité du président
Modèle
R2 ajusté 8,7%
F 2,641***
Variables explicatives Coefficients Signi fication
(constante) 6,521 *** 0,008
BETA -0,157 0,735
PRICETB -0,270 0,106
Taille entreprise 0,252 0,311
US -1,585 0,209
RATlüDLT -1,941 0,447
SECTEUR -0,158 0,332
US*NDUAL 4,364*** 0,006
NDUAL -1,714 0,192
Pour les caractéristiques du comité de vérification, à savoir la taille du comité et les scores
pondéré et non pondéré, dont le lien avec le coût du capital est significatif, on a introduit les
termes d'interaction suivants dans les modèles: (US*taille CV), (US*SCVNP) et
(US*SCVP).
101
Les résultats, au tableau 4.26, montrent que les coefficients des termes d'interaction sont non
significatifs. La cotation sur le marché américain, où l'approche de réglementation est la
même quant au comité de vérification, n'affecte pas le lien entre le coût du capital et les
caractéristiques du comité de vérification.
Notre hypothèse H 3b , relative à la non-variation du lien entre le coût du capital et les
caractéristiques du comité de vérification en fonction de la cotation sur le marché américain,
est donc confirmée.
Tableau
4.26 Résultats pour la non-variation du lien entre le coût du capital les caractéristiques du
comité de vérification
Légende:
Taille CY : nombre de personne sur le comité de vérification. SCNP : score, de 5 points, du comité de
vérification non pondéré. SCYP : score pondéré du comité de vérification suivant le poids moyen de
chacun des 5 points.
US : variable binaire qui prend la valeur 1 si l'entreprise est cotée sur le marché américain.
Taille de l'entreprise: log de la capitalisation boursière. Bêta: beta de l'entreprise mesure son risque
systématique. Price to book: ratio valeur sur le marché/valeur comptable de l'action. RATIODLT :
ratio dette à long terme. Secteur: secteur d'activité. Us : variable binaire qui prend la valeur 1 si
°
l'entreprise est cotée sur le marché américain et si non.
Pour la taille de l'entreprise, on a remplacé la mesure basée sur la capitalisation boursière par
un mesure basée sur l'actif total et ce afin d'éviter les interrelations possibles entre la variable
coût du capital, dont J'estimation comprend le prix de J'action. Les résu Itats obtenus ne varient
pas suite au changement de la variable de mesure de la taille de l'entreprise comme le montre
le tableau 4.28.
Tableau
4.28 Résultats avec changement de la mesure de la taille de l'entreprise (Log des actifs)
Certaines études montrent un lien entre la qualité de l'audit, telle que mesurée par la taille du
cabinet d'audit, et le coût du capital (Kuruma et Raman, 2006; Yu et Wang, 2008). Les
résultats, présentés dans le tableau 4.29, demeurent inchangés suite à l'introduction de la
variable audit.
Tableau
4.29 Résultats suite à l'introduction de la variable Audit
Audit: variable binaire qui prend la valeur 1 si l'entreprise est auditée par un grand cabinet d'audit et °
si non.
Étant donné que dans notre échantillon on a dénombré 26 entreprises sur les 139, soit plus de
18%, qui sont incorporées au Québec, on a choisi d'introduire une variable binaire (Québec)
qui prend la valeur 1 pour les entreprises incorporées dans cette province et 0 ailleurs.
Les résultats présentés dans le tableau 4.30 montrent que cette variable n'est pas reliée au
coût du capital. Les résultats relatifs au lien entre le coût du capital et la dualité du président
du conseil, les scores et la taille du comité de vérification demeurent stables et inchangés.
Tableau
4.30 Résultats suite à J'introduction de la variable Québec
4.5 Conclusion
Nos résultats révèlent qu'il existe, en effet, un lien entre les caractéristiques du conseil
d'administration et de ses comités et le coût du capital. Ce lien est d'autant plus accentué
pour les caractéristiques du comité de vérification. Nos analyses montrent qu'il y a eu un
changement significatif dans les caractéristiques du conseil d'administration et de ses comités
suite au changement de la réglementation canadienne en 2005. Nos résultats révèlent une
différence dans le lien entre le coût du capital et les caractéristiques du consei 1 entre les
entreprises cotées à la bourse de Toronto et celles qui sont en plus cotées à la bourse de New
York. Comme attendu, la cotation sur le marché américain n'affecte pas le lien entre les
caractéristiques du comité de vérification et les coûts du capital. Ce résultat peut s'expliquer
par la similitude de l'approche de réglementation entre le Canada et les États-Unis en ce qui
concerne le comité de vérification.
Les différents scores élaborés pour mesurer les caractéristiques du conseil sont exogènes et
ont donc permis d'éliminer les problèmes d'endogénéité rencontrés généralement avec les
variables relatives à la gouvernance. À la lumière de nos résultats 90 , les caractéristiques du
comité de vérification affectent négativement et significativement Je coût du capital des
entreprises de J'échantillon. Les caractéristiques du conseil ou des autres comités, telles que
mesurées par les différents scores n'ont pas de lien significatif avec le coût du capital. Ce
dernier résultat rejoint ceux d'Epps et Cereola (2007). Utilisant l'indice de mesure de la
gouvernance ISS, les résultats de ces chercheurs indiquent que performance financière 91 de
l'entreprise n'est pas reliée à l'indice de gouvernance. Dans la même veine, Bhagat et al.
(2008) concluent que les différents scores élaborés dans la littérature pour la mesure de la
gouvernance sont peu ou pas rel iés à la performance financière de l'entreprise.
90 La majorité de nos résultats, exceptée pour la taille du comité de vérification, sont robustes.
91 La performance de l'entreprise est mesurée dans ce cas par les deux indicateurs ROA et ROE.
CONCLUSION
Les différents mécanismes de gouvernance sont mis en place dans le but de maximiser
la valeur de la firme (Agrawal et Knoeber, J996), d'assurer un meilleur rendement aux
investisseurs (Shleifer et Vishny (1997) et de limiter leurs risques (Finet, 2005). Le
renforcement de la réglementation relative à la gouvernance, entré en application en 2005,
avait pour objectif de susciter la confiance des investisseurs externes et de les rassurer quant
au risque d'être dépossédés par les dirigeants. Dans la littérature, on retrouve peu d'évidences
quant à l'impact du renforcement de la réglementation relative à la gouvernance en général et
au conseil d'administration, en particulier sur le coût du capital. Les résultats obtenus
indiquent que les caractéristiques du conseil d'administration et de ses comités ont été
affectées par la mise en application, en 2005, de la réglementation canadienne relative à la
gouvernance des entreprises cotées.
Les résultats de cette étude montrent que les caractéristiques du consei 1 d'administration
varient selon que l'entreprise est cotée uniquement sur le marché canadien ou conjointement
sur le marché américain. Au niveau du comité de vérification, où l'approche de
réglementation est la même, aussi bien sur le marché canadien que celui américain, il ne
semble pas y avoir de différence entre les entreprises cotées sur le marché canadien et les
entreprises qui sont aussi cotés sur le marché américain.
Les résultats de l'étude font ressortir, d'une part, une relation positive et significative entre la
non-dualité du président ainsi que la taille du comité de vérification et le coût du capital.
D'autre part, les résultats révèlent une robuste relation négative et significative entre
l'ensemble des caractéristiques du comité de vérification et le coüt du capital.
\09
Pour les indices de mesure de l'ensemble des caractéristiques du conseil et de ses comités,
nos résultats rejoignent les conclusions de Bhagat et al. (2008) dans le sens où la relation
entre le coût du capital et la mesure des caractéristiques du conseil et de ses comités
moyennant l'indice de mesure utilisé est faible. Cependant pour la partie de l'indice relative
aux caractéristiques du comité de vérification, on a pu observer une relation négative et
significative avec le coût du capital.
Les résultats obtenus souffrent de certaines limites inhérentes aux mesures des variables
comme les caractéristiques du conseil d'administration ou encore le coût du capital.
Pour l'élaboration des indices des caractéristiques du conseil, la mesure de la présence d'un
expert financier est basée uniquement sur la détention de titre comptable ou financier et non
pas sur l'expérience de la personne désignée par le consei 1 comme expert. Ceci a perm is
d'éviter toute subjectivité d'interprétation de la compétence financière des membres du
consei 1. Cependant, cela pourrait bien exclure plusieurs entreprises ayant une personne avec
une expérience financière ou les conseils d'administration.
Cependant, l'une des principales limites de l'estimateur utilisées du coût du capital, c'est
qu'il se base, entre autres, sur les prévisions des analystes des rendements réalisés à 12 et 24
mois de la date d'intérêt. Ceci a conduit à l'élimination de plusieurs entreprises de
l'échantillon 92 .
92 Les entreprises sont éliminées pour cause de données manquantes ou pour non respect de la
condition d'un écart positif entre les rendements estimés à 24 et 12 mois de la date d'intérêt.
110
Le problème est accentué par l'aspect prévisionnel des rendements réalisés et du risque
d'erreurs dans les prévisions des analystes (Haïl et Leuz, 2006). À notre connaissance, dans
la littérature aucune solution ou remède à cette limite n'est encore proposé.
Les analyses effectuées ont permis de révéler que les caractéristiques du conseil et des
comités sont affectées par le changement de la loi canadienne et par la cotation de l'entreprise
sur le marché américain. Notre étude est effectuée uniquement sur une période de trois
années, qui se centre autour de la date de l'application de la nouvelle réglementation
canadienne en matière de gouvernance. Élargir la période d'étude permettrait d'avoir une
meilleure idée de l'évolution des caractéristiques du conseil et de ses comités ainsi que des
retombées financières de cette évolution.
L'indice de mesure spécifique aux attributs du conseil d'administration élaboré et validé dans
le cadre de cette étude peu être utilisé dans différentes autres recherches. Cet indice, plus
complet qu'une seule variable de mesure, permet d'avoir une vision globale et une mesure
agrégée des particularités d'un conseil d'administration et peut être utilisé dans d'autres
études reliant le conseil d'administration et ses comités à la pelformance financière de
l'entreprise. L'indice ainsi élaboré pourrait servir de mesure comparative des caractéristiques
du conseil d'administration au contexte canadien à travers différentes périodes de temps.
La consultation des experts, réalisée pour la construction de l'indice, montre qu'on peut
impliquer plusieurs intervenants dans ce processus tels que les experts financiers
(consultants, conseillers financiers, gestionnai res de fond d'investissement) ou encore les
entreprises elles-mêmes et ce, en les questionnant sur l'utilité, la difficulté d'application de
certaines mesures ou encore sur les mesures à prioriser par la réglementation. Procéder à
l'étude du sujet moyennant des questionnaires ou des études de cas des entreprises est une
voie de recherche future envisageable.
La gouvernance des entreprises canad iennes et à travers le monde est en pleine période de
changement. Il serait aussi intéressant d'effectuer une comparaison internationale pour
montrer l'impact de l'intervention de la règlementation touchant le conseil d'administration,
en Europe ou en Asie par exemple, sur le coût du capital et les caractéristiques du conseil.
APPENDICE A
ANALYSE COMPARATIVE DES INDICES DE MESURES DANS
LA LITTÉRATURE AVEC L'INDICE UTILISÉ
112
Tableau
A.t Analyse comparative des indices de mesures, ayant une ou plusieurs sections relatives au conseil d'administration, les plus utilisés dans
la littérature avec l'indice utilisé dans la présente étude
93Il est à noter que l'accès à tous les indices cités dans ce tableau est payant. Les coûts d'accès varient entre 3000 et 80 000$ par an.
94Dans la colonne divergence du tableau précédent, on retrouve les éléments des indices qui dépassent ou ne répondent pas aux objectifs de la
recherche.
113
Gompers Ishii et Metric Gompers, ISHII et Indépendance du comité d'audit et des Réglementation des opérations entre
(2003) Metrick (2003) différents comités, administrateurs et l'entreprise.
Defond, Hann et Indépendance du conseil d'administration,
Hu (2005) Non-dualité du président, Éléments des contrats des dirigeants
Brown et Caylor Présence d'experts financiers sur les comités.
(2006) Rémunération des dirigeants.
APPENDICE B
QUESTIONNAIRE ENVOYÉ PAR COURRIER ÉLECTRONIQUE
POUR LA CONSULTATION DES EXPERTS EN FINANCE
QUANT À L'ÉLABORATION DE L'INDICE DE MESURE DES
CARACTÉRISTIQUES DU CONSEIL ET DE SES COMITÉS
115
L'indice suivant est élaboré afin d'évaluer les pratiques de gouvernance corporative d'un
échantillon d'entreprises canadiennes suite au changement de la réglementation. L'indice
représente la conformité en 30 points à J'instruction générale 58-201 entrée en application en
juin 2005 ainsi que le règlement 52-110 entré en vigueur en mai 2004.
À l'aide de l'échelle suivante veuillez indiquer le degré d'importance, selon vous, qu'on peut
accorder à chaque élément de l'indice:
Votre contribution est d'une grande importance notamment pour valider les différents
éléments de l'indice ainsi que pour leur accorder un poids différent lors de notre analyse.
Cordialement,
Tableau
8.1 Indice de mesure des pratiques de gouvernance relatives au conseil d'administration et de ses comités selon la réglementation
canadienne
Non dualité C'est la séparation entre les fonctions du président du conseil et du chef
de la direction.
Code d'étique Il s'agit de l'existence d'un code d'éthique rédigé et déclaré qui régit la
conduite des membres du conseil.
Charte ou mandat écrit 11 s'agit d'un mandat ou d'une charte écrite et spécifique au conseil
d'administration et qui définit ses tâches et ses responsabilités.
Formation continue des Indique si l'ensemble des administrateurs reçoivent une formation pour
administrateurs mieux exercer leur fonction.
Réunion des Indique s'il ya eu des réunions entre les membres indépendants du
indépendants conseil.
Comité de vérification Indépendance totale Le règlement 52-110 exige que le comité de vérification soit totalement
indépendant.
Charte ou mandat écrit Il s'agit d'un mandat ou d'une charte écrite et spécifique au comité et qui
définit ces tâches et ses responsabilités.
Trois membres au Le règlement 52-1 10 indique clairement que ce comité doit comprendre
minImum au moins 3 membres.
Comité de nomination Total des membres Total des membres composant ce comité.
Indépendance totale Les membres du comité sont tous indépendants au sens du règlement 52
110.
Charte ou mandat écrit Il s'agit d'un mandat ou d'une charte écrite et spécifique au comité et qui
définit ses tâches et ses responsabilités.
Charte ou mandat écrit Il s'agit d'un mandat ou d'une charte écrite et spécifique au comité et qui
défmit ses tâches et ses responsabilités.
Charte ou mandat écrit Il s'agit d'un mandat ou d'une charte écrite et spécifique au comité et qui
définit ses tâches et ses responsabilités.
Autre comité Total des membres Total des membres composant ce comité.
Indépendance totale Les membres du comité sont tous indépendants au sens du règlement 52
110.
Charte ou mandat écrit Il s'agit d'un mandat ou d'une charte écrite et spécifique au comité et qui
définit ses tâches et ses responsabilités.
Tableau
Cl Grille de mesure pondérée des caractéristiques du conseil d'administration et de ses comités suite à la consultation des experts
Réunion des des réunions entre les membres indépendants du conseil. 0,75
indépendants
Expert financier 1 ou de plusieurs détenant un titre CA, CGA, CMA, CF A. 1,125
96
Total du conseil total des membres du conseil
Comité de Indépendance totale le comité de vérification totalement indépendant. 1,5
vérification Indépendance comité est en majorité indépendant 1,25
Charte ou mandat écrit mandat ou d'une charte écrite et spécifique au comité ces 1,75
tâches et ses responsabilités.
Trois membres Ce comité comprend au moins 3 membres. 1
Expert financier un ou de plusieurs membres du comité détenant un titre 1,125
financier comme CA, CG A, CMA, CF A.
Comité de Total des membres Total des membres
9SPour le score non pondéré, un point est accordé en présence de chacune des caractéristiques de la grille.
96Aucun point n'est accordé pour le nombre total du conseil ou des comités sauf dans le cas du comité de vérification. Dans ce dernier cas la loi
exige clairement un minimum de 3 membres. Le point est accordé pour les entreprises qui rencontrent cette exigence.
122
L'endogénéité des variables explicatives est détectée moyennant le test d'Hausman réalisé
comme suit : dans une première étape, la variable, dont l'endogénéité est possible, est
régressée sur un ensemble de variables explicatives pel1inentes. Les résidus de cette première
régression sont sauvegardés. Dans une deuxième étape, la même variable ainsi que les résidus
sauvegardés sont introduits tous les deux dans le modèle explicatif du coût du capital. Si le
coefficient des résidus est significatif, alors la composante du score est endogène et doit être
à son tour expliquée par des variables explicatives d'où la nécessité de recourir à un système
d'équations 97
Étape 2 : réintroduire la variable explicative taille du comité de vérification avec ses résidus
dans la régression expliquant le coût du capital. Les résultats montrent que les résidus ne sont
pas significatifs comme le montre le tableau suivant. On peut conclure que la variable taille
du comité de vérification est exogène et que les résultats obtenus moyennant une moindre
carrée ordinaire sont stables.
97Gujarati (2004) et Greene (2003) discutent du problème d'endogénéité des variables explicatives et
proposent le test d'Hausman ainsi que l'instrumentation de la variable explicative comme solution.
125
Tableau
D.I Étape 1 du test d'Hausman pour la variable« taille du comité de vérification»
Tableau
D.2 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable« taille du comité de vérification»
Étape 1 : L'étape 1 du test consiste à régresser le score non pondéré du comité de vérification
sur l'ensemble des variables explicatives pertinentes (tableau D.3).
Tableau
D.3 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable «score du comité de vérification non pondéré»
Étape 2 : Introduire la variable explicative 'score non pondéré du comité de vérification avec
les résidus obtenus dans l'Étape] dans la régression relative au coût du capital.
On remarque que le coefficient des résidus est non significatif (voir tableau DA) d'où on
peut conclure que la variable score non pondéré du comité de vérification est exogène. Les
résultats obtenus avec MCO sont stables.
Tableau
DA Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « score du comité de vérification non pondéré»
Tableau
D.6 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « score du comité de vérification pondéré»
Étape 1 : Régression logistique de la variable Présence d'un expert financier sur le comité de
vérification' sur un ensemble de variables explicatives.
Étape 2 : Cette étape consiste à réintroduire la variable présence d'un expert financier sur le
comité de vérification avec les résidus obtenus de l'étape l.
Comme le montre le tableau suivant, le coefficient des résidus est non significatif. La
variable Présence d'un expert financier sur le comité de vérification est exogène.
130
Yu que la variable expert est une variable binaire on a utilisé un logit et on a conservé les
résidus ou encore la différence entre les probabilités observé et prédite. Le tableau 0.8
montre que le coefficient des résidus, introduits dans la régression du coût du capital, est non
significatif.
Tableau
D.7 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable« présence d'un expert financier sur le comité de
vérification»
Tableau
D.8 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « présence d'un expert sur le comité de
vérification»
Tableau
D.9 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « taille du conseil d'administration»
Étape 2 : L'étape 2 du test d'Hausman consiste dans ce cas à réintroduire la variable tai] le du
conseil et les résidus obtenus dans l'étape 1 dans le modèle expliquant le coût du capital.
Comme le montre le tableau 0.10, le coefficient des résidus est significatif ce qui indique
l'endogénéité de la variable taille du conseil. Il est donc nécessaire de procéder avec une
double moindre carrée.
133
Tableau
D.102 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable« taille du conseil d'administration»
Tableau
D.11 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « indépendance du conseil»
Tableau
D.12 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable« indépendance du conseil»
Légende: US : Cotation sur le marché américain: prend la valeur 1 pour les entreprises cotées sur le
marché américain, et 0 si l'entreprise est uniquement cotée sur le marché canadien. SECTEUR: varie
de 1 à 9 dépendamment du secteur d'activité de l'entreprise. BETA : Bêta de l'entreprise mesure son
risque systématique. PRlCETB: ratio valeur boursière par valeur comptable de l'entreprise.
RATIODLT : ratio dettes à long terme/Actifs. TAILLE: taille de l'entreprise mesurée par le
logarithme de la capitalisation boursière. Unstandardized Residual : résidus de la régression à l'Étape
1. RATIOrND: Indépendance du conseil; nombre d'administrateurs indépendants sur le nombre total
des membres du conseil.
Tableau
D.13 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « indépendance du président du conseil»
Tableau
0.14 Étape 2 du test d' Hausman pour la variable « indépendance du président du conseil»
Tableau
D.l5 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « Non-dualité du président du conseil»
Tableau
D.17 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable« score du conseil non pondéré»
Tableau
0.18 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable« score du conseil non pondéré»
Étape 2 : Les résidus de l'étape 1 introduits dans la régression du coût du capital ne sont pas
significatifs. Le score du conseil d'administration pondéré n'est pas endogène (voir tableau
D.20).
140
Tableau
D.19 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « score du conseil pondéré»
Tableau
D.20 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « score du conseil pondéré»
Légende: SCAP : Score du conseil pondéré: score du conseil d'administration uniquement pondéré
suivant le poids moyen de chacun des éléments obtenu suite à la consultation des experts.US : Cotation
°
sur le marché américain: prend la valeur J pour les entreprises cotées sur le marché américain, et si
l'entreprise est uniquement cotée sur le marché canadien. SECTEUR: varie de 1 à 9 dépendamment
du secteur d'activité de l'entreprise. BETA : Bêta de l'entreprise mesure son risque systématique.
PRJCETB: ratio valeur boursière par valeur comptable de l'entreprise. RATIODLT : ratio dettes à long
terme/Actifs. TAILLE: taille de l'entreprise mesurée par le logarithme de la capitalisation boursière.
Unstandardized Residual : résidus de la régression à l'Étape 1.
Étape 1 : Le score du conseil pondéré et épuré est régressé sur un ensemble de variables
explicatives (Tableau D.2]).
Étape 2 : Les résidus de l'étape 1 ainsi que la variable score épuré du conseil sont introduits
dans la régression du coût du capital. Le coefficient des résidus est non significatif (Tableau
D.22).
Tableau
0.21 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « score du conseil épuré»
Tableau
D.22 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « score du conseil épuré»
Étape 1 : Il s'agit de régresser le score total non pondéré sur un ensemble de variables
explicatives et de sauvegarder les résidus.
Étape 2 : La variable score total non pondéré ainsi que les résidus obtenus dans l'étape 1 sont
réintroduits dans la régression du coût du capital. Le coefficient des résidus est non
significatif (tableau D.24).
143
Tableau
D.23 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « score total non pondéré»
Tableau
D.24 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « score total non pondéré»
Étape 1 : Le score total pondéré est régressé sur un ensemble de variables explicatives et les
résidus sont sauvegardés.
Étape 2 : Le coefficient des résidus de l'étape J est non significatif (Tableau D.26).
Tableau
D.25 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « score total pondéré»
comptable de l'entreprise. RATIODLT : ratio dettes à long terme/Actifs. ROA : Return on assets.
TAILLE: taille de l'entreprise mesurée par le logarithme de la capitalisation boursière.
Tableau
D.26 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « score total pondéré»
Étape 1 : Le score volontaire non pondéré représente les points accordés pour l'ensemble des
caractéristiques du conseil et de ses comités à l'exception du comité d'audit. Rappelons que
pour ce dernier la réglementation canad ienne est d'app! ication obi igatoire. Le score
volontaire est régressé sur un ensemble de variable et les résidus sont sauvegardés.
146
Étape 2 : Le coefficient des résidus obtenus à l'étape 1 est non significatif. Le score volontaire
pondéré est exogène.
Tableau
D.27 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « score volontaire pondéré»
Tableau
D.28 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « score volontaire pondéré»
Étape 1 : Comme pour les autres scores établis, l'étape 1 consiste à régresser le score pondéré
des comités sur un ensemble de variables explicatives. Rappelons que ce score représente
l'ensemble des points obtenus par les comités uniquement sans le conseil d'administration.
Étape 2 : On a réintroduit la variable score pondéré des comités ainsi que ses résidus dans la
régression du coût du capital. Comme le montre le tableau D.30, le coefficient des résidus est
non significatif.
148
Tableau
D.29 Étape 1 du test d'Hausman pour la variable « score pondéré des comités»
Tableau
D.30 Étape 2 du test d'Hausman pour la variable « score pondéré des comités»
Légende: SCCOMP : score pondéré de l'ensemble des comités du conseil suivant le poids moyen de
chaque élément obtenu suite à la consultation des experts.US : Cotation sur le marché américain:
prend la valeur 1 pour les entreprises cotées sur le marché américain, et 0 si l'entreprise est
uniquement cotée sur le marché canadien. SECTEUR: varie de 1 à 9 dépendamment du secteur
d'activité de l'entreprise. BETA : Bêta de l'entreprise mesure son risque systématique. PRICETB:
ratio valeur boursière par valeur comptable de l'entreprise. RATIODLT : ratio dettes à long
terme/Actifs. TAILLE: taille de l'entreprise mesurée par le logarithme de la capitalisation boursière.
Unstandardized Residual : résidus de la régression à l'Étape 1.
APPENDICE E
REPRÉSENTATIVITÉ DE L'ÉCHANTILLON FINAL
151
Pour comparer les caractéristiques de l'échantillon final à celles des entreprises du TSX 300,
on a utilisé le test t de Student de comparaison des moyennes.
Les résultats révèlent que l' échanti lion final est représentatif de l'ensemble de la popu lation
des entreprises du TSX 300 98 est ce au niveau de l'endettement (ratio dettes à long terme;
tableau E.I), du rendement (ROA; tableau E.2) et du risque (Bêta; tableau E.3).
Tableau
E,t Test T pour le ratio dette à long terme de l'échantillon
Erreur
standard
N Moyenne Ecart-type moyenne
DLT 139 0,1663554 0,14292471 0,01212272
Valeur du test = 0.18
Intervalle de confiance 95%
Sig. Différence de la différence
t ddl (bilatérale) moyenne Inférieure Supérieure
DLT -1,126 138 0,262 -0,01364463 -0,0376149 0,0103257
Légende: DLT : RatIo dette à long terme
98Les entreprises du secteur financier compte tenu de leurs particularités ont été éliminées des
entreprises du TSX.
152
Tableau
E.2 Test T pour le rendement de l'échantillon mesuré par ROA
Erreur
standard
N Moyenne Ecart-type moyenne
ROA 139 3,5683453 Il,51678549 0,97684100
Valeur du test = 4.561
Intervalle de confiance
Sig. Différence 95% de la différence
T ddl (bilatérale) moyenne Inférieure Supérieure
ROA -1,016 138 0,311 -0,99265468 -2,9241658 0,9388565
Tableau
E.3 Test T pour Bêta de l'échantillon final comparé à l'ensemble des entreprises du TSX
Erreur
standard
N Moyenne Écart-type moyenne
bêta 139 0,8577610 0,78559577 0,06663336
Valeur du test = 0.843
Intervalle de confiance
Sig. Différence 95% de la différence
T ddJ (bi latéra le) moyenne Inférieure Supérieure
bêta 0,222 138 0,825 0,01476105 -0,1169933 0,1465154
Tableau
E.4 Test T pour la taille pour l'ensemble de l'échantillon:
Erreur standard
N Moyenne Ecart-type moyenne
taillelnmktv 139 8,0592403 1,45288436 0,12323204
Valeur du test = 8.43539
Intervalle de confiance
Différence 95% de la différence
t ddl Sig. (bilatérale) moyenne Inférieure Supérieure
taillelnmktv -3,052 138 0,003 -0,37614970 -0,61981 -0,13248
Légende: talllelnmktv ; taille de l'entrepnse mesurée par le loganthme de la capItalisatIOn bourSière.
Pour tester la représentativité de l'échantillon au niveau des différents secteurs du TSX 300 et
compte tenu de la nature de la variable secteur, on a eu recours au texte de Khi-deux. Basé
sur la comparaison des fréquences observées de la variable dans l'échantillon et les
fréquences théoriques attendues compte tenu de la distribution de la variable dans la
popu lation, le test permet de révéler si les fréquences de l' échanti lion et de la population sont
comparables (tableau E.5).
Le test de Khi-deux révèle que l'échantillon final n'est pas représentatif au niveau du secteur
d'activité (tableau E.6).
154
Tableau
E.S Comparaison des fréquences théoriques et observées de J'échantillon
Effectif Effectif
Secteur
observé théorique Résidu
Distribution 21 17,8 3,2
Secteur pétrolier 26 43,6 -17,6
Secteur industriel 14 14,5 -,5
rrechnologie de l'information Il 4,0 7,0
Secteur minier 45 34,8 10,2
Communication et média 5 4,0 1,0
Services 2 5,7 -3,7
Distribution alimentaire 8 10,5 -2,5
Santé 7 4,0 3,0
Total 139
Tableau
E.6 Test de Khi-deux pour le secteur d'activité de l'ensemble de J'échantillon
secteur
Khi-deux 28,I23 a
ddl 8
Signi fication 0,000
asymptotique
a. 3 cellules (33,3%) ont des fréquences théoriques inférieures à 5. La fréquence
théorique minimum d'une cellule est 4,0.
L'année 2006 est celle où il y a eu le plus grand nombre d'entreprises éliminées soit pour
cause du fait qu'elles étaient délistées soit pour le non-respect de la condition de l'écart
positif, entre les rendements espérés de 2007 et 2008, imposée par le calcul du coût du
155
capital. Ces deux faits sont occasionnés par la crise boursière qu'a connue le marché financier
canadien en 2008. Vu la petitesse de l'échantillon de l'année 2006 et le grand nombre
d'entreprises éliminées, il est important de vérifier la représentativité de ('échantillon de cette
année.
On a repris les mêmes critères de comparaison avec les entreprises du TSX que l'ensemble de
j'échantillon. Les résultats obtenus montrent que, malgré les critères de sélection et la crise
du marché financier, les entreprises de 2006 sont représentatives de l'ensemble des
entreprises du TSX 300 et ce au niveau de la taille, des secteurs d'activité et du risque (Bêta,
tableau E.7).
Conclusion:
Tableau
E.7 Test T pour Bêta de l'échantillon en 2006
Erreur
standard
N Moyenne Écart-type moyenne
beta2006 29 1,2057 ,83232 0,15456
Valeur du test = 1.066
Intervalle de
confiance 95% de la
Sig. Différence différence
t ddl (bilatérale) moyenne Inférieure Supérieure
beta2006 0,904 28 0,374 0,13968 -0,1769 0,4563
Tableau
E.8 Test T pour ROA de l'échantillon de 2006
Erreur
standard
N Moyenne Ecart-type moyenne
ROA2006 29 7,3594 4,34967 ,80771
Valeur du test = 5.61
Intervalle de
confiance 95% de la
différence
Sig. Différence Supérieu
t ddl (bilatérale) moyenne Inférieure re
ROA2006 2,166 28 0,039 1,74945 0,0949 3,4040
157
Tableau
E.9 Test T au niveau de la taille de l'échantillon de 2006
Erreur
standard
N Moyenne Ecart-type moyenne
taille 29 8,6934 1,74332 0,32373
Valeur du test = 8.61
Intervalle de confiance
Sig. Différence 95% de la différence
T ddl (bilatérale) moyenne Inférieure Supérieure
taille 0,258 28 0,799 0,08336 -0,5798 0,7465
Tableau
E.IO Test T pour l'endettement des entreprises de l'échantillon de 2006
Erreur
standard
N Moyenne Ecart-type moyenne
RatioDLT2006 29 0,0957 0,13767 0,02556
Valeur du test = 0.18
Intervalle de confiance
Sig. Différence 95% de la différence
t ddl (bilatérale) moyenne Inférieure Supérieure
RatioDLT2006 -3,299 28 0,00 -0,08433 -0,1367 -0,0320
158
Tableau
E.ll Fréquences théoriques et observées au niveau des secteurs d'activités
Effectif Effectif
Secteur
observé théorique Résidu
Distribution 2 4,3 -2,3
Secteur pétrol ier 1O \0,7 -,7
Secteur industriel 4 3,5 0,5
Technologie de 2 1,0 1,0
l'information
Secteur minier 9 8,5 0,5
secteur
Khi-deux 3,485"
Ddl 5
Signification asymptotique ,626
a.4 cellules (66,7%) ont des fréquences théoriques inférieures à
5. La fréquence théorique minimum d'une cellule est 1,0.
BIBLIOGRAPHIE
Abbott, L.J., Y. Park et S. Parker. 2000. «The effects of audit committee activity and
independence on corporate fraud». Managerialfinanee. vol. 6, p.SS-67.
Aboody, D. et R. Kasnik.2000. «CEO stock option awards and the timing of corporate
voluntary disclosures». Journal ofAeeounting & Economies, vol. 29, no l, p.73-1 00.
Agrawal, A. et Knoeber C. 1996. «Firm performance and mechanisms to control agency
problems between managers and shareholders». Journal of Finaneial and Quantitative
Analysis, vol. 31, no 3, p,377-397.
Agrawal, A. et S. Chadha. 200S. «Corporate governance and accounting scandais». Journal
of Law and Economies, October 200S, p.371-406.
Anderson, R.C., S. A. Mansi et D.M. Reeb.2004. «Board characteristics, accounting report
integrity and the cost of dept». Journal ofAeeounting and Economies. vol. 37, p. 31S
342.
Barako D.G., P. Hancock et H.Y. Izan. 2006. «Factors Influencing Voluntary Corporate
Disclosure by Kenyan Companies». Corporate Governanee. vol. 14, no 2, p.l 07-12S.
Bhagat, S. et B. Black, 1999, «The uncertain relationship between board composition and
firm performance ». The business Lawyer, vol. S4-3, p.921.
Bhagat, S. et B. Black. 2002. « The Non-Correlation Between Board Independence and
Long-Term Firm Performance ». Journal ofCorporation Law, vol. 27-2, p.23 1-273.
Bhagat, S., B., Bolton et R. Romano. 2008. «The promise and peril of corporate governance
indices». Columbia Law Review, vol. J08, no 8, p.1803-1882.
160
Bhagat, S.et B. Bolton. 2008. «Corporate governance and firm performance». Journal of
Corporate Finance, vol. 14, no 3, p.257-273.
Bhattachraya V.et H. Oaouk. 2002. «The world price of insider trading ». The Journal of
Finance, vol. 57, no l, p.75-109.
Botosan, C. 1997. « Oisclosure Level and the Cost of Equity Capital ». The Accounting
Review, vol. 72, no 3, p.323-349.
Botosan, C. et M. Plumlee. 2002. «A re-examination of disclosure level and the expected cost
of equity capital». Journal ofAccounting Research, vol. 40, no 1, p. 21-40.
Botosan, C. et M. Plumpee. 2001. «Stock option expense: The sword of Oamocles revealed».
Accounting Horizons, vol. 15, no 4, p. 311-328.
Botosan, C. et M., Stanford. 2005. « Managers' Motives to Withhold Segment Oisclosures
and the Effect of SFAS No. 131 on Analysts' Information Environment ». The
Accounting Review, vol. 80 , no 30, p.75 1-771.
Botosan, c., 2006. « Oisclosure and the cost of capital: what do we know? ». Accounting and
Business-Research, International Accounting Policy Forum, p.31-40.
Botosan, c., et M. Plumlee. 2005. « Assessing Alternative Proxies for the Expected Risk
Premium ».The Accounting Review, vol. 80, no l,p.21-33.
Boubak.ri, N., Y. Gadhoum, 1. Chkir et M. Kooli. 2005. Les principes de la
finance d'entreprise. Montréal: Éditions Gaëtan Morin, 320p.
Brown, O. 2006. «La gouvernance corporative au Canada», In Traité de gouvernance
corporative, sous la dir. de A. Naciri p.175-228. Québec: Éditions Les presses de
l'université Laval.
Brown, O. 2008. «The Canadian National system of corporate governance », In Corporate
Governance Around the World, sous la direction de A. Naciri p. 102-136. NewYork:
Éditions Routledge. .
Brown, L.O. et M.L. Caylor. 2006. «Corporate governance and firm valuation». Journal of
accounting and public policy, vol. 25, p. 409-434.
Bushman, R.S. et A. J. Smith. 2001. «Financial accounting information and corporate
governance ». Journal ofAccounting & Economies. vol. 32, no 1-3; p. 237.
Bushman, R.M. et A. 1. Smith, 2003, «Transparency, Financial Accounting Information, and
Corporate Governance». Economie Policy Review, Federal Reserve Bank of New
York, vol. 9, no l, p.65-87.
Carter, D. A., B.1., Simkins et W.G. Simpsom. 2003. « Corporate Governance, Board
Diversity, and Firm Value». The Financial review, vol. 38, no 1, p.33-53.
Charreaux, G. 1987. La théorie positive de l'agence: une synthèse de la littérature; De
nouvelles théories pour gérer l'entreprise. Paris: Éd itions Economica, p. 21- 55.
Charreaux, G. 1997. Gouvernement des entreprises: théories et faits. Paris : Éditions
Economica, 540p.
Charreaux, G. 2000. « Le conseil d'administration dans les théories de la gouvernance».
Document de travail, Université de Bourgogne, 16p.
Charreaux, G. 2003. « Le gouvernement des entreprises». In Encyclopéd ie des ressources
humainessous la dir. De 1. ABouche p.628-640. Paris: Éditions Vuibert.
Charreaux, G. et P. Desbrières. 1998. «Gouvernance des entreprises: valeur partenariale
contre valeur actionnariale ». Revue Finance Contrôle Stratégie, Éditions Economica,
vol. l, no 2, p. 57-88.
Charreaux, G. et P. Wirtz. 2006. Gouvernance des entreprises nouvelles perspectives. Paris:
Éditions Economica, 394p.
Chen C. W., Z. Chen et 1. Wei. 20 Il. « Legal Protection of Investors, Corporate Governance,
and the Cost of Equity Capital». Working papier disponible à:
http://papers.ssrn .com/so13/papers.cfm?abstract_id= 13754 10
Chung, K.H. et S.W. Pruitt. 1996.« Executive ownership, corporate value and executive
compensation: a unifying framework ». Journal of Banking and Finance, vol.
20,p.1135-1159.
Comité Mixte sur la gouvernance de l'entreprise, «Au-delà de la conformité, la gouvernance
». Rapport Saucier, Toronto, 2001.
Core, J. E.2001. «A Review of the Empirical Disclosure Literature: Discussion ». Journal of
Accounting & Economies, vol. 31, no 1-3, p.441-456.
Daily, C.M. 1996. « Governance patterns in bankruptcy reorganisations». Strategie
Management Journal, vol. 17, no 5, p. 355-376.
Daily, C.M.et R. Dalton. J994, a. « Bankruptcy and corporate governance: The impact of
board com ». Academy ofManagement Journal, vol. 37, no 6, p. 1603-1618.
Daily, C.M.et R. Dalton. 1994, b. «Corporate governance and the bankrupt firm: An
empirical assessment». Strategie Management Journal, vol. 15, no 8, p. 643-655.
Dalton, R., C.M. Daily, A.E. Ellstrand et E. Johnson .1998 . « Compensation Committee
Composition as a Determinant of CEü Compensation». The Academy of Management
Journal, vol. 41, no 2, p.209-220.
Dechow P., R. Sioan et A Sweeney. 1996. « Causes and consequences of earnings
manipulation: An analysis of firms subject to enforcement actions by the SEC».
Contemporary Accounting Research, vol. 13, p. 1-36.
162
Oefond, M.L., R. N. Hann et X.Hu. 2005. « Ooes the market value financial expertise on
Audit Committees of boards of directors ? ». Journal of Accounting Research, vol. 43,
n02, p.153-193.
Oemsetz R et R. Campbell. 1983. « The Structure of Ownership and the Theory of the
Firm/Comment ». Journal ofLaw and Economies. vol. 26, no 2, p. 375-394.
Oonker, Ret S. Zahir.2008. «Towards an impartial and effective corporate governance rating
system ». Corporate Governance, vol. 8, no 1, p. 83-93.
Easton, P. 2004. « P.E. ratio, PEG Ratios, and Estimating the Implied Expected Rate of
Return on Equity Capital». The Accounting Review, vo1.79, no l, p. 73-95.
Eng L.L. et Y.T. Mak, 2003, « Corporate Governance and Voluntary Oisclosure ». Journal of
Accounting and Public Policy, vol. 22, p. 325-345.
Epps, R.W.et SJ. Cereola.2007. « Do institutional shareholder services (ISS) corporate
governance ratings ref1ect a company's operating performance?».Critical Accounting
Perspective, 14p, doi: 10.10 16/j.cpa.2007.06.007
Fama E. et M. Jensen. 1983. « Separation of ownership and control ». Journal of Law and
Economies, vo1.26, p.301-325.
Fama, E. 1980. « Agency problems and the theory of the firm ». Journal of Political
Economy, vol. 88, no. 2, p. 288-307.
Finet, A., M.H. Oepret, A. Hamdouch, M. Labie, F. Missonier-Piera et C. Piot. 2005.
Gouvernement d'entreprise; enjeux managériaux, comptables et financiers. Éditions
Oeboeck, 269p.
Finkelstein S. et R.A. O'Aventi. 1994. « CEO Ouality as a Oouble-Edged Sword: How
Boards of Oirectors Balance Entrenchment Avoidance and Unity of Command». The
Academy ofManagement Journal, vol. 37, no 5, p. 1079-1108.
Gillan S. 2006. « Recent Oevelopments in Corporate Governance: An Overview». Journal of
corporate finance, vol. 12, no 3, p.381-692.
Gillan S. et L. Starks. 1998. « A survey of shareholder activism: motivation and empirical
evidence ». Contemporary financial digest, vol.2, no 3, p.1 0-34.
GilJan S. et L. Starks. 2003. « Corporate Governance, Corporate Ownership, and the Role of
Institutional Investors: A Global Perspective». Journal of Applied Finance, vol. 3, no
2, pA-n.
Gilson, S.C. 1990. « Bankruptcy, Boards, Banks, and Block hoJders: Evidence on Changes in
Corporate Ownership and Control When Firms Oefault », Journal of Financial
Economies, vol. 27, no 2, p. 355-388.
Gompers, P., Ishii, J. and A. Metrick. 2003. « Corporate Governance and equity Priees», The
Quarterly Journal ofEconomies, February 2003, p.1 07-155.
Greene, W.H. 2003. Econometrie Analysis. NewYork: MacMillan Publishing Company,
5ième éd ition, 1026 p.
163
Gui, F.A. et S. Leung. 2004.«Board Leadership, Outside Directors' Expertise and Voluntary
Corporate Disclosure», Journal of Accounting and Public Policy, vol. 23, p.351
379.
Hail, L. et C. Leuz. 2006. «International Differences in the Cost of Equity Capital: Do Legal
Institutions and Securities Regulation Matter». Journal of Accounting research, vol.
44, no 3,pA37-483.
Healy, P. et R. Kaplan. 1985. «The Effect of Bonus Schemes on Accounting
Decisions/Comment». Journal ofAccounting & Economies, vol. 7, no 1-3,p. 85-123.
Healy, P.M. et K.G. PaJepu. 2001. «Information Asymmetry, Corporate Disclosure, and the
Capital Markets; A Review of Empirical Disclosure Literature». Journal ofAccounting
and Economies, vol.3l, pA05-440.
Himmelberg, c.P., R.G. Hubard et 1. Love. 2004. « Investor Protection, Ownership, and the
Cost of Capital», SSRN Working Paper Series. Rochester: Mars 2004.
http://papers.ssm.com/soI3/papers.cfm?abstract_id=303969
Ho, S.M. et K.S. Wong, 200 l, «Study of the Relationship Between Corporate Governance
Structure and the Extent of Voluntary Disclosure». Journal of International
Accounting, Auditing & Taxation, vol. 10, p. 1-18.
Iyengan, R. 1. et E.M. Zampelli. 2009. «Self-selection, endogeneity and the relationship
between CEO duality and the firm performance». Strategie Management Journal, vol.
30, p. 1092-1112.
Jensen, M. 1986. « Agency Costs of Free Cash Flow, Corporate Finance, and Takeovers».
The American Economie Review, vol. 76, no 2, p. 323-330.
Jensen, M. 1993. « The modern industriaJ revolution, exit, and the failure of internai control
systems ». The Journal ofFinance, vol. 48, no 3, p. 831-88)
Jensen, M. 2005. « Agency Costs of Overvalued Equity». Financial Management, vo1.34, no
1, p. 5-20.
Jensen, M. et W. Meckling. 1976. «Theory of the fion: managerial behaviour, agency costs
and ownership structure». Journal of Financial Economies, vol.3, p.305-360.
Karamanou, 1. et N. Vafeas. 2005. «The association between corporate boards, aud it
committees, and management earnings forecasts: an empirical analysis». Journal of
Accounting Research, vol. 45, no 3, pA53-486.
Karpoff A. et C. Lott .1993. « The reputation penalty firms bear from committing criminal
fraud». Journal oflaw and Economies, vol.36, p.757-802.
Khurana, I.K et K. Raman. 2006. «Do Investors Care about the Auditors Economie
Dependence on the Client? ». Contemporary Accounting Review, vol. 23, no 4, p.977
1016.
LaPorta, R., F. , A. Shleifer, et R. Vishny, A. 2000. « Investor Protection and Corporate
Governance». Journal ofFinancial Economies, vo1.58, p. 3-27.
164
http://www.lautorite.qc.ca/userfiles/File/reglementation/valeurs-
mobiliereslNormes/52-1 10Fr.pdf
Québec, Autorité des Marchés Financiers. 2004. Instruction générale 58-201 relative à la
gouvernance. Disponible via le lien:
http://www.lautorite.qc.ca/userfiles/File/reglementati on/valeurs-mobil ieres/autres-
reglements-texte-vigueur/information-continue/5 8-201 JGfr. pdf
Rees, R. 1985. « The theory of principal and agent, Part J ». Bulletin of Economie Research,
vol. 37, no 1, p. 3-26.
Richardson, A J. et Welker M. 2001. « Social Disclosure, Financial Disclosure and the Cost
of Equity Capital ». Accounting Organizations and Society, vol. 26, p.597-616.
Romano, S. et Grewal R.K. 2006. « Nouvelles obligations d'information pour les documents
annuels de 2005 ». Actualités- valeurs mobilières, mars 2006, p1-4. Disponible;
http://www.stikeman.com/fr/pdf/SeMar06_FR. pdf
Rosenstein S. And J.G. Wyatt. 1990. « Outside directors, Board Jndependence, and
Shareholder Wealth». Journal of Financial and Economics, vol. 26, p. 175-192.
Rousseau S. et A. Talbot, « Lost in translation? La réforme de la gouvernance d'entreprise
au Canada à la suite des scandales financiers américains », Dans L'acculturation des
droits des affaires. Sous la direction de J. L. Navarro et G. Lefevre, Éditions Thémis,
2007, Montréal, 650 p.
Scott, W. R. 1997. Financial Accounting TheOl-y. Prentice-HalJ, Canada, Toronto, 502p.
Seow, G., Z.Shagguan et G. Vasudevan. 2006. « Jntangible investments and the cost of equity
capital». The international Journal ofFinance, vol. 18, no 2, p.3980-4Û 12.
Shleifer, A. et R. Vishny. 1997. « A survey of corporate governance » Journal of Finance,
vo1.52, p.737-783.
Toronto Stock Exchange Committee on corporate governance in Canada, « Where Were the
Directors? » - Guidelines for Improved corporate Governance in Canada, Toronto,
1994.
Verrecchia, R. 2001. « Essays on disclosure ». Journal of Aecounting & Economies, vol.32,
no 1-3; p. 97.
Yermack, D. 1996. «Higher market valuation of companies with a small board of directors».
Journal of Financial Economies, vol. 40, no 2, p. 185-211.
Yu, L.et Y. Wang. 2008. « Auditing quality and the cost of equity capital». Wireless
Communication, Networking and Mobile Computing 41h international conference,
5p.On IEEE Xplore.