Cours Reg Tot
Cours Reg Tot
La Russie était engagée dans la Première Guerre mondiale du côté de l’Entente avec la France et le Royaume-Uni.
Toutefois, face à la situation économique et militaire complexe, une première révolution en février 1917 fait tomber le Tsar
Nicolas II. Un gouvernement provisoire s’installe mais n’arrête pas la guerre. Une seconde révolution bolchévique
(partisan du communisme en Russie) dirigée par Lénine démarre. Il arrive à prend le pouvoir et met en place un régime
communisme basé sur les soviets (assemblée d’ouvriers, d’anciens combattants et de paysans) à toutes les échelles.
Démarre alors la guerre civile russe de 1918 à 1921 entre les Russes blancs (favorables au Tsar) et les Russes rouges
(communistes) gagnées par les communistes ; mais aussi des conflits avec les voisins : la Pologne (conflit perdu, la
Pologne devient indépendante), l’Ukraine (qui perd et qui est intégré à la Russie tout comme la Biélorussie et la
Transcaucasie). En 1922, un nouvel Etat est fondé : l’Union des Républiques Socialistes et Soviétiques (URSS) qui
regroupe tous ces Etats soviétiques dirigés par la Russie. A partir de ce moment-là, une dictature du prolétariat (des
ouvriers regroupés en tant que classe sociale), se met en place.
Joseph Staline est un Géorgien qui n’était pas très puissant avant sa prise de pouvoir. Il n’avait pas eu un rôle important
ni lors des révolutions de 1917 ni lors des guerres civiles. Il prend la tête du parti en 1922 sans aucune conviction de
Lénine qui commence à s’affaiblir. A la mort de celui-ci, en 1924, Staline réussit à faire exiler son principal adversaire
Léon Trotski qui aurait dû prendre le pouvoir. En 1929, il est le seul à la tête du pays et plus important du parti.
Petit à petit, Staline installe ses proches au pouvoir au Kremlin et dans l’ensemble de l’URSS et une véritable oligarchie
dirige le pays. Désormais, les congrès du parti sont réunis de façon épisodique, le bureau politique ne siège plus
régulièrement. Désormais, tout se décide via des échanges informels entre les « petits Staline ».
Staline base le fonctionnement de son pays sur la planification c’est-à-dire des plans économiques à respecter tous les
cinq ans. En 1928, les Staliniens décident de l’industrialisation à marche forcée dans un pays largement marqué par
l’agriculture.
Cela s’accompagne d’une collectivisation à marche forcée avec l’interdiction de la propriété privée dans l’agriculture
(jusqu’en 1934) pour les paysans (surtout en Ukraine) et l’obligation de produire dans des fermes collectives (kolkhoses)
et fermes d’Etat (sovkhoses).
L’URSS fonctionne sous le principe d’un parti unique (le PCUS : parti communiste de l’Union Soviétique) dirigé par un
chef (Staline). Tout est centralisé autour des décisions de Staline. Le Parti communiste, dirigé par le Comité central et
son organe exécutif, le Politburo, contrôlait tous les aspects de la vie politique, économique et sociale du pays. Staline,
en tant que secrétaire général du Parti, concentrant progressivement tous les pouvoirs entre ses mains,
Si la Constitution de l’URSS reconnaît les principes démocratiques d’égalité et de liberté, ils sont cependant largement
niés dans la pratique.
L’idéologie repose sur un projet d’un homme nouveau (le prolétaire) avec une rupture irréversible avec le capitalisme.
Les communistes réfutent l’individualisme, la démocratie parlementaire (car cela représenterait la bourgeoisie et
opprimerait les ouvriers) et les valeurs bourgeoises et veulent un monde dirigé par le prolétariat.
En théorie, le modèle soviétique a vocation à se répandre dans le monde entier, par l’intermédiaire du Komintern
(organisation internationale des partis communistes dirigée par Moscou). Staline défend cependant la construction du «
socialisme dans un seul pays » : la diffusion du modèle soviétique ne sera possible que quand celui-ci sera pleinement
réalisé en URSS.
Les grandes famines en Ukraine sous Staline, connues sous le nom de Holodomor, représentent l'une des tragédies les
plus sombres de l'histoire ukrainienne et mondiale. Entre 1930 et 1934 (en particulier en 1932 et 1933), des millions
d'Ukrainiens ont péri de faim en raison de politiques délibérées mises en œuvre par le régime stalinien. Le contexte de
cette famine est complexe et s'inscrit dans la stratégie de collectivisation forcée des terres agricoles, initiée par Staline
pour accélérer l'industrialisation de l'Union soviétique. Les paysans ukrainiens, souvent réticents à abandonner leurs
terres et à intégrer les kolkhozes (fermes collectives), ont été soumis à des réquisitions alimentaires excessives, privant
ainsi la population de ses ressources vitales. C’est en particulier le cas dans cette région vue comme le grenier à blé de
l’URSS et de l’Europe en général ; surtout que les Ukrainiens sont souvent vus comme des ennemis intérieurs. Les
frontières ukrainiennes furent fermées, empêchant l'importation de nourriture, tandis que toute forme d'aide internationale
était refusée. Cette famine a également été aggravée par la répression politique visant à briser toute velléité nationaliste
ukrainienne, transformant cette tragédie en une véritable arme de contrôle. L’Holodomor est aujourd'hui reconnu par de
nombreux pays comme un génocide, bien que ce statut reste sujet à débat dans certains milieux académiques et
politiques.
La Grande Terreur stalinienne est une période de répression politique intense orchestrée par Joseph Staline pour
consolider son pouvoir et éliminer toute opposition réelle ou imaginée au sein de l’URSS.
Les purges au sein du PCUS ont été parmi les plus marquantes. Staline voyait en de nombreux anciens bolcheviks, y
compris des proches collaborateurs de Lénine, des menaces potentielles à son autorité. Des milliers de cadres du parti,
y compris des hauts dirigeants, furent accusés de complots contre-révolutionnaires et exécutés ou envoyés au Goulag
après des procès-spectacles truqués.
Les forces armées soviétiques n'échappèrent pas non plus à la répression. Staline craignait une conspiration militaire
contre son régime, ce qui l'a conduit à éliminer une grande partie de la haute hiérarchie de l'Armée rouge. Cette purge
affaiblit considérablement la capacité de défense de l'URSS à la veille de la Seconde Guerre mondiale.
Les artistes et intellectuels sont également durement réprimés, accusés de déviation idéologique ou de contre-révolution.
Le régime impose un strict contrôle sur la création artistique, exigeant une adhésion totale au réalisme socialiste, l'unique
style acceptable.
Les causes de cette terreur sont multiples. Outre le désir de Staline d'éliminer toute opposition, la Grande Terreur fut
alimentée par une paranoïa croissante, une idéologie qui voyait des ennemis partout, et le besoin de créer un climat de
peur pour maintenir un contrôle absolu sur la société soviétique. Les conséquences de cette répression furent
dévastatrices, laissant une cicatrice profonde dans la mémoire collective russe et affectant gravement la stabilité de l'État
soviétique.
Le système stalinien tient grâce à l’usage de la propagande. Celle-ci concerne d’abord Lénine dont le corps repose sur
la place Rouge et qui devient un véritable guide spirituel. A côté de cela, Staline devient le bâtisseur et le chef infaillible
du parti. Il est au cœur d’un véritable culte de personnalité et devient le « père des peuples ». Le résultat fut une société
où l'image de Staline était omniprésente, imposée à travers des statues, des portraits et des slogans, créant une
atmosphère où le dirigeant semblait presque divin. Tous les médias, l’éducation, les arts et la culture étaient contrôlés
par l’Etat pour diffuser une image idéalisée de Staline. Un exemple marquant de ce culte est la falsification de l'histoire
dans les manuels scolaires, où Staline était présenté comme le principal architecte de la révolution d'Octobre, minimisant
ou effaçant complètement le rôle d'autres révolutionnaires comme Trotski ; alors même qu’il a eu un rôle minime pendant
cette révolution.
La jeunesse y est encadrée au sein des Komsomol. Ils jouaient un rôle crucial dans l'encadrement de la société soviétique
et dans l'adhésion des jeunes au régime communiste. Cette organisation de jeunesse regroupait des millions de jeunes
âgés de 14 à 28 ans, et servait d’école pour les futurs cadres du Parti communiste. Les Komsomol inculquaient aux
jeunes les valeurs du Parti et les engageaient dans diverses activités politiques, culturelles et sociales qui renforçaient
leur loyauté envers le régime. Par exemple, les membres des Komsomol participaient activement à des campagnes de
collectivisation, à la promotion de l'athéisme, et à des projets de développement économique, comme le travail dans les
usines ou les chantiers du Plan quinquennal. De plus, les Komsomol étaient utilisés pour surveiller la population, en
repérant les déviations idéologiques et en dénonçant les comportements antisoviétiques. À travers cette organisation, le
régime soviétique parvenait non seulement à exercer un contrôle étroit sur la jeunesse, mais aussi à créer une nouvelle
génération d'individus entièrement dévoués à l'idéologie communiste, assurant ainsi la pérennité du système.
L’appartenance au parti est souvent une condition indispensable pour l’exercice de responsabilités, que ce soit dans l’État
ou dans la société. En URSS, elle engendre la nomenklatura (nouvelle élite formée des responsables du parti bénéficiant
de privilèges).
Tout comme l’URSS de Staline, le début de l’Italie fasciste est lié à la Première Guerre mondiale. Les Italiens sont déçus
de ne pas obtenir plus de territoires malgré la victoire de l’Entente, ils souffrent des pertes humaines importantes et de la
situation économique globale.
Ce mouvement est dirigé par Benito Mussolini qui dirige les « faisceaux de combats », un groupe paramilitaire nationaliste
et révolutionnaire qui veut remettre en cause ce qu’est devenue l’Italie après la Première Guerre mondiale et surtout
revenir à une Italie puissante avec l’Empire romain comme modèle. En 1921, Mussolini transforme ce groupe en parti
politique : le PNF (parti national fasciste). Mussolini est un ancien socialiste, journaliste, marqué par la Première Guerre
mondiale dans laquelle il combat et qui décide alors de rompre avec le socialisme.
Ce mouvement obtient très vite le soutien des plus riches (industriels, propriétaires) notamment dans un contexte de crise
économique. Les fascistes sont connus pour proposer des solutions militaires aux enjeux économiques (notamment les
grèves). Surtout, les fascistes sont particulièrement anticommunistes alors que cette doctrine se développe dans les
mouvements ouvriers.
Il organise « la marche sur Rome » en 1922. C’est une véritable démonstration de force que font les Squadristes
(chemises noires), membres du PNF. Ils s’emparent de tous les lieux de pouvoir, ce qui conduit le roi Victor-Emmanuel
III à confier la tête du gouvernement à Benito Mussolini.
A partir de 1925, Mussolini, après avoir éliminé ses principaux adversaires (notamment le député socialiste Matteotti qui
avait dénoncé les fraudes aux élections de 1924), met en place les lois fascistissimes qui instaurent la dictature. Seul le
PNF est autorisé. Il supprime toutes les libertés fondamentales.
L’économie est aussi désormais dirigée selon les plans fascistes. Le développement de l’agriculture en Italie a notamment
pour objectif de lutter contre la crise économique : pour cela, l’assèchement des terres autour de Rome donne du travail
à de nombreux Italiens, tout comme la construction d’autoroutes et la politique de grands travaux.
L’idéologie de Mussolini est nationaliste. Il se veut être le défenseur de la nation italienne à l’image d’un empereur romain
et veut restaurer la grandeur du pays. Pour cela, il veut un Etat fort et autoritaire autour de sa personne. C’est un parti
traditionnaliste qui reprend les valeurs du catholicisme et tente de se rapprocher du Pape.
L’objectif est de créer un homme nouveau, notamment un guerrier italien qui prônerait la puissance de l’Italie face aux
autres nations du monde.
La doctrine n’est à l’origine pas forcément raciste ; elle le devient au moment de l’alliance avec l’Allemagne nazie d’Hitler.
A partir de 1938, les Fascistes mettent en place une politique raciste dans laquelle les Juifs sont vus comme n’appartenant
pas au peuple italien.
La violence et la terreur est organisée par l’OVRA qui est la police politique de l’Italie fasciste. C’est l’organisme de
vigilance et de répression de l’antifascisme créée en 1926. Elle traque les opposants au régime et notamment les
communistes. Durant ce régime, un camp de prisonniers politiques est établi de 1925 à 1940 sur les Iles Ioniennes,
surnommées alors les « bagnes de feu », on y fait notamment des travaux forcés dans les mines de sel.
Toutefois, la brutalité et la violence dans l’Italie fasciste n’est sans commune mesure avec ce qui se passe dans l’URSS
de Staline ou l’Allemagne nazie.
Un véritable culte de la personnalité de Mussolini se met en place. Le Duce est au cœur de l’Italie durant la décennie où
il est au pouvoir.
Un ministère de la propagande est mis en place en Italie sous le nom de « ministère de la culture populaire ». Ce ministère
organise de nombreuses manifestations de masse, campagnes d’affichage en utilisant des moyens modernes comme la
radio et le cinéma. L’Etat contrôle aussi toutes les formes d’art. C'est ainsi que sont créés les studios Cinecitta à Rome,
produisant des films glorifiant la force physique et le passé grandiose de Rome (péplums). L'architecture est inspirée de
l'époque romaine. Cela a pour objectif de faire adhérer le régime aux populations.
Cela passe aussi par les Balillas qui sont des organisations de jeunesse qui permettent de contrôler les plus jeunes mais
aussi de former les futurs cadres de l’Italie fasciste. Elle devient obligatoire à partir de 1937 entre 8 et 14 ans. Toute la
société est aussi contrôlée dans les « œuvres nationales du Temps libre ». Cette association a pour objectif de s'occuper
du temps libre des travailleurs à travers le sport, les excursions, le tourisme, l'éducation artistique, la culture populaire,
l'assistance sociale, l'hygiène ou encore la santé…
Globalement, le régime est assez bien vu par les Italiens. Ce régime donne du travail aux plus pauvres et permet aux
plus riches de lutter contre les mouvements socialistes et communistes.
Une opposition se développe tout de même, celle-ci a lieu notamment dans certains milieux catholiques mais aussi chez
les Italiens de l’étranger (qui ont souvent émigré au moment de l’arrivée de Mussolini au pouvoir). Toutefois, il n’y a pas
véritablement de résistance à partir de la Seconde Guerre mondiale.
Contrairement aux idées reçues, l’Allemagne n’est pas devenue nazie de manière totalement démocratique. Déjà, en
1923, Hitler, à la tête de son parti nazi, le NSDAP (parti national-socialiste des travailleurs allemands) avaient tenté de
faire un coup d’Etat ce qui lui avait valu quelques temps en prison. Hitler décide alors de prendre une voie davantage
légale et cumule les succès électoraux (37% des voix en juillet 1932 et 33% des voix en novembre 1932) ; tout en n’ayant
jamais la majorité absolue (d’ailleurs, ils sont même en reflux électoral).
Toutefois, depuis 1930, le parlement allemand ne fonctionne plus vraiment. Les coalitions électorales ne sont plus
efficaces et les principales décisions sont prises par des décrets-lois directement par Hindenburg (président allemand) :
cette procédure était pourtant censée être exceptionnelle. La démocratie parlementaire a donc cessé en 1930.
Deux principales raisons expliquent la montée du nazisme en Allemagne. Tout d’abord, la séquence « 1917-1918 » est
un cauchemar pour de nombreux allemands ; l’armée allemande défaite aurait été victime d’un coup de poignard dans le
dos de la part des communistes, sociaux-démocrates et en fait des Juifs. Les Allemands qui pensent cela veulent alors
se venger et lutter contre ces nuisibles.
De plus, la seconde raison est économique et sociale. Le choc financier d’octobre 1929 touche particulièrement
l’Allemagne du fait de la forte industrialisation du pays et de son intégration aux marchés économiques mondiaux. La
crise devient sociale avec 14 millions de chômeurs (dont 6 millions à temps plein). Les solutions tentées par les sociaux-
démocrates et la droite conservatrice ne fonctionnent pas d’où la montée des partis plus extrêmes (parti communiste et
parti nazi).
Au début, seuls trois nazis sont membres du gouvernement dont Hitler qui est chancelier. C’est surtout la droite
conservatrice qui a les postes clés. Ces derniers sont persuadés de pouvoir manipuler Hitler. Pourtant, en février 1933,
Hitler profite de l’incendie du Reichstag dont il attribue la responsabilité aux communistes pour supprimer les libertés
publiques et les élections. Hitler obtient les pleins pouvoirs le 23 mars 1933 et le NSDAP devient parti unique le 14 juillet
1933. A la mort d’Hindenburg en 1934, Hitler commence à cumuler les titres de Président et de chancelier.
L’idéologie nazie se base sur la devise de l’Allemagne d’Hitler : « ein volk, ein Reich, ein führer ».
a. Un peuple.
Tout d’abord, « ein volk » signifie « un peuple ». Les nazis ont une vision fermée du peuple, il s’agit d’une communauté
naturelle dont on est membre par naissance. Hitler dès Mein Kampf explique que, selon lui, les mélanges raciaux
aboutissent à la dégénérescence. Toutes les naturalisations sont interdites. Pour Hitler, les Blancs sont au cœur de la
culture humaine et il assimile des différences entre les « races » qui pour lui sont à la racine de l’humanité. Pour lui,
l’emploi du mot « homme » ne peut être réservé qu’à l’Aryen. Les non-Aryens ne sont pas des hommes au sens plein du
terme : ce sont des animaux de labeur (les Noirs, les Slaves) voire des microbes (comme les Juifs). On voit donc bien
qu’il créé une hiérarchie des races. Ainsi, toute morale ne s’applique pas à l’humanité entière mais au groupe particulier
auquel chacun appartient.
Les Juifs, éléments étrangers qui complotent pour prendre le pouvoir dans le monde entier et détruire la race germanique,
sont exclus de la fonction publique et en général de la fonction sociale : une impressionnante série de décrets leur rend
la vie littéralement impossible (interdiction de faire un doctorat, d’acheter du pain, d’acheter du lait, de conduire une
automobile, de se baigner au lac ou à la mer, de posséder des animaux domestiques…). Les premières lois datent d’avril
1933 (interdiction de travailler dans la fonction publique) et les plus connues sont celles de Nuremberg en 1935
notamment sur les mariages mixtes. Une étape supplémentaire est visible à partir de la Nuit de Cristal en 1938 où de
véritables pogroms antisémites ont lieu dans toute l’Allemagne nazie.
Les nazis ne supportent pas non plus que des êtres inférieurs, condamnés à mort par la sélection naturelle soient
artificiellement maintenus en vie car cela coûterait beaucoup à l’Allemagne. Pour eux, la compassion est pour les faibles
et est nourrie par des utopies comme le christianisme ou l’humanisme. Ils prétendent donc revenir à la science (à la
Ce peuple ne prend pas non plus en compte les communistes car le marxisme proclame qu’il existe une lutte des classes
alors que pour les nazis cela créerait des tensions au sein du sang allemand. C’est pour cela que les syndicats sont
interdits par exemple.
b. Un empire.
Ensuite, « ein Reich » signifie « un empire ». Dire que les Blancs sont au sommet de l’évolution permet ainsi de justifier
de la domination européenne sur le monde ; comme une réponse à la « sélection naturelle ». Ainsi, les Allemands doivent
avoir un « espace vital ». Beaucoup d’Allemands se sentent à l’étroit depuis l’unification du pays, surtout que le pays n’a
pas réellement de colonies et que sa taille a été bien limitée par la Première Guerre mondiale. La question est aussi
agricole afin de trouver des terres abondantes pour nourrir les Allemands.
Les Nazis désignent l’Est comme espace d’expansion évident en utilisant des arguments aussi bien historiques,
géographiques qu’économiques (l’Est est vu comme un grenier à blé). Ils veulent, en fait, créer un empire colonial
directement en Europe. Pour les Nazis, ces espaces sont vus comme des territoires qui n’appartiennent à personne qui
sont peuplés de Slaves qui ne sont pas pleinement humains et qui peuvent être réduits en esclavage pour travailler pour
les Allemands.
Le nazisme prévoit une répartition claire des rôles dans la société : l’objectif ultime d’Hitler est de forger un « homme
nouveau », qu’il présente comme un guerrier dominateur qui doit se battre pour sa race et son peuple. Quant à la femme,
elle doit contribuer à la reproduction de la race supérieure. Le triomphe de cet homme nouveau assurera un nouvel ordre
mondial, dominé par un empire (Reich) regroupant toutes les populations de langue et de sang allemands.
c. Un chef/un guide.
Enfin, « ein Führer » désigne « un chef ». Dans l'Allemagne nazie, le Führer, ou guide, était central à la structure politique
et idéologique du régime. Adolf Hitler, en tant que Führer, incarnait l'autorité suprême, au-delà des lois et des institutions
traditionnelles. La doctrine nazie glorifiait le Führer comme un chef charismatique et infaillible, censé guider le peuple
allemand vers un avenir glorieux. Ce culte du chef s'appuyait sur l'idée que la volonté du Führer représentait la volonté
du peuple, justifiant ainsi des actions radicales et autoritaires. Cette concentration extrême du pouvoir a permis au
nazisme de s'imposer sans opposition significative, en écrasant toute dissidence et en consolidant un contrôle total sur
la société allemande.
Le régime nazi cherche à éliminer toute opposition. Le pouvoir s’en prend d’abord aux communistes qui sont les premiers
envoyés dans les camps de concentration. En Allemagne, les premiers camps de concentration fonctionnent à partir de
1933 (Dachau). L’usage de la violence et de la terreur se fait surtout grâce aux polices politiques comme la Gestapo et
les SS qui sont directement au service du NSDAP et qui sont intégrés aux forces de police.
La violence se déchaîne aussi contre ceux qui, au sein du pouvoir, s’éloignent de la ligne officielle. En 1934, lors de la
Nuit des longs couteaux, Hitler fait éliminer les chefs de la SA, qu’il juge trop anticapitalistes.
a. La propagande.
Cette propagande passe aussi par un véritable encadrement de la société qui commence dès la jeunesse avec les
Jeunesses Hitlériennes au service de l’idéologie nazie mais qui est aussi un véritable camp d’entraînement à la guerre.
L’inscription est obligatoire dès 1936. Les loisirs sont aussi encadrés à tous les âges.
Tous les arts sont mobilités dans le projet nazi. Le cinéma, la photographie, la sculpture, l’architecture donnent à voir un
régime qui inaugure un nouvel âge d’or, une sorte de Renaissance (mais surtout une Renaissance de la race).
b. La question du consentement.
De plus en plus d’historiens s’intéressent à la question du consentement des Allemands en Allemagne nazie. Une fraction
non négligeable de la population allemande soutient notamment les polices politiques comme la Gestapo mais soutient
aussi l’idéologie. Des millions d’Allemands ont profité d’une politique fiscale et sociale généreuse comme le montre
l’historien Gotz Aly dans un ouvrage où il explique que Hitler a acheté les Allemands grâce à des biens comme des
automobiles mais aussi des croisières touristiques. Cela est aussi assuré par une politique de grands travaux qui permet
de limiter le nombre de chômeurs en Allemagne.
Des mouvements de résistance clandestins émanant des anciens partis politiques interdits ou des Églises existent. Dans
les milieux chrétiens, certaines figures ont tenté de résister à l'Allemagne nazie, souvent motivées par des convictions
morales et religieuses opposées à l'idéologie du régime. Des groupes comme l'Église confessante ont émergé, s'opposant
aux tentatives nazies de contrôler les Églises et de déformer les enseignements chrétiens. Des personnalités comme le
pasteur Dietrich Bonhoeffer ont joué un rôle clé, critiquant ouvertement le nazisme et participant à des activités
clandestines contre le régime, y compris dans des complots visant à assassiner Hitler. Malgré leur courage, ces résistants
ont souvent été réprimés durement, avec des arrestations, des emprisonnements et des exécutions.
Ces positions pacifistes sont difficiles à tenir dans des régimes totalitaires qui accordent une grande place à la guerre.
Les entraînements militaires notamment des plus jeunes sont quotidiens en Allemagne nazie et en Italie fasciste.
En effet, l’Italie de Mussolini n’a pas d’accès à de véritables territoires coloniaux. Elle décide alors d’envahir l’un des seuls
Etats restés libre de la colonisation : l’Abyssinie. Les opinions publiques du monde entier sont choquées par cette invasion
et espèrent une aide notamment de la Société des Nations fondée après la Première Guerre mondiale et qui avait pour
objectif de favoriser la paix dans le monde. Pourtant, les deux grandes puissances membres de cette société : le
Royaume-Uni et la France ne réagissent pas vraiment par peur de se mettre Mussolini à dos. L’esprit de Locarno semble
En 1936, un coup d’Etat militaire dirigé par Franco éclate contre le gouvernement du Front populaire légalement élu. Ce
conflit divise profondément l’Europe. On constate un engagement combiné de l’Italie et de l’Allemagne qui entraine une
contre-intervention des Soviétiques qui soutiennent le Front Populaire. L’URSS s’aide des « Brigades internationales »
avec des volontaires du monde entier ; même si celle-ci ne supporte pas les mouvements antistaliniens. Une nouvelle
fois, France et Royaume-Uni décident de ne pas intervenir (même si la France laisse passer des armes pour soutenir les
républicains). Cette guerre civile espagnole se prolonge pendant trois ans avant que Franco ne gagne et ne prenne le
pouvoir.
Cette guerre permet de rapprocher l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie, ce qui permet de créer une alliance dès 1939.
L’antibolchevisme les rapprochant et créant un lien puissant entre les deux régimes.
Dès 1935, l’Allemagne annonce son réarmement, la remilitarisation de la frontière avec la France. Mais, c’est à partir de
1938, que la marche vers la guerre s’accélère. L’Allemagne commence par l’annexion de l’Autriche (Anschluss) en 1938.
Toutefois, jusqu’ici, la communauté internationale ne s’étonne pas vraiment et ces éléments étaient assez largement
attendus.
Les changements se font surtout à partir de 1938 lorsque l’Allemagne nazie provoque une crise internationale sur le sort
des Sudètes, une partie de la Tchécoslovaquie germanophone, puisque les Français et les Britanniques acceptent le
transfert de cette région à l’Allemagne lors de la Conférence de Munich de 1938. La France et le Royaume-Uni espèrent
alors qu’Hitler compte s’arrêter là. L’Allemagne entreprend, en mars 1939, de détruire ce qui reste de la Tchécoslovaquie.
On voit bien qu’Hitler prépare les conditions préalables au projet d’empire de l’Allemagne nazie.
On constate que l’apaisement tenté par la France et le Royaume-Uni a été un échec. Mais, ce n’est pas le fruit d’un
égarement de ces puissances, la population n’est alors pas prête à accepter une autre guerre et les puissances ne se
voient pas agir seules sans l’URSS ou les Etats-Unis. L’apaisement est une réponse raisonnable à ces circonstances
difficiles, c’est alors un compromis difficile.
Durant l’été 1939, les Français et les Britanniques sont conscients que le projet d’Hitler est d’envahir l’ensemble de
l’Europe orientale. Hitler veut éviter une guerre dans laquelle Staline serait allié aux Français et Britanniques. Il décide
alors de se tourner discrètement vers Staline. Hitler est prêt à offrir à Staline des avantages importants (la moitié de la
Pologne, les pays baltes et la Finlande) qui les accepte car il ne gagne rien d’un rapprochement avec les autres
puissances et peut alors gagner du temps tout en agrandissant son empire et en limitant les actions du Japon à l’Est :
c’est le pacte germano-soviétique signé fin août 1939 à la veille de la guerre.
En septembre 1939, les Britanniques et Français se retrouvent dans une situation délicate. Si une guerre éclate, il n’y
aura qu’un seul front polonais assez faible. C’est le cas quand lorsque le 1er septembre 1939, Hitler envahit la Pologne
suivi de Staline le 17 septembre. C’est le début de la Seconde Guerre mondiale.
Vous devrez présenter vos recherches lors d’un colloque qui portera sur les grandes famines et la
dékoulakisation en URSS dans les années 1930. Cette intervention viendra appuyer celle de votre
professeur et devra durer 3 minutes maximum.
N’oubliez pas de présenter les contextes historique et géographique, de citer les documents et
d’expliquer quelles perspectives ils apportent sur le sujet.
Imaginons que l’on puisse condamner les crimes commis par les Staliniens pendant les Grandes
Purges.
Déroulement de l'activité :
1. Introduction :
o Commencez par une présentation générale sur la Grande Terreur (1936-1938),
expliquant son contexte, ses objectifs, et ses conséquences. Insistez sur les procès-
spectacles, les arrestations massives, les exécutions et les déportations au goulag.
2. Répartition des rôles :
o Les élèves sont répartis en différents groupes représentant les acteurs principaux des
procès de Moscou : accusés (hauts responsables du Parti, intellectuels, militaires,
Polonais, artistes, scientifiques/universitaires, koulak/paysans, Allemands, Coréens,
Baltes, Prêtres/religieux), procureurs (représentant l'État soviétique), avocats de la
défense (qui défendent l’URSS), juges, et témoins (réels ou fictifs).
o Certains élèves pourraient également jouer le rôle de journalistes étrangers, qui
assistaient parfois aux procès et rapportaient ces événements.
3. Préparation :
o Chaque groupe de participants doit faire des recherches sur leur rôle, en s'appuyant sur
des documents historiques, des témoignages, ou des extraits de procès réels. Par exemple,
les élèves jouant les accusés doivent comprendre les accusations portées contre eux, et
comment ils étaient forcés à "avouer" sous la pression.
o Les procureurs, quant à eux, prépareront leurs réquisitoires en utilisant la rhétorique
d'époque, et les avocats de la défense tenteront de construire une défense malgré le
contexte.
4. Mise en scène du procès :
o Le procès est ensuite mis en scène en classe. Chaque groupe présente son argumentation,
les témoins sont interrogés, et les juges doivent finalement rendre un verdict. L'objectif
est de recréer l'atmosphère tendue et les dynamiques de pouvoir de ces procès.
5. Débriefing :
o On peut conclure en discutant des répercussions de la Grande Terreur sur l'histoire
soviétique et la mémoire collective.
Écoutez !
L’ltalie possède enfin son empire. Empire fasciste, parce qu’il porte les signes indestructibles de la volonté et de la puissance
du licteur romain, car il est le but vers lequel, durant quatorze ans, ont été tendues les énergies impétueuses mais discipli-
nées des jeunes et vaillantes générations italiennes.
Ô Italiens, voici la loi qui clôt une période de notre histoire et en ouvre une autre, comme un immense passage vers toutes
les possibilités de l’avenir :
1) Les territoires et les populations de l’ancien empire d’Éthiopie sont placés sous la souveraineté pleine et entière du
royaume d’Italie ;
2) Le titre d’empereur d’Éthiopie est attribué au roi d’Italie et à ses successeurs.
Levez bien haut, légionnaires, vos drapeaux, vos armes et vos cœurs pour saluer, après quinze siècles, la résurrection de
l’Empire sur les collines fatidiques de Rome. »
H : Le fascisme et la jeunesse
Âges Garçons Filles
L’enjeu de la jeunesse est capital. Assurer son encadrement
Fils de la Louvre ( à par- Filles de la Louve (à afin d’accélérer sa fascisation permet au pouvoir de concourir à
4-8 ans
tir de 1934) partir de 1934) son avenir politique et à sa stabilité en s’assurant des nouvelles
générations […]. Constitués souvent auparavant, les groupes
Balilla Petites italiennes de jeunesse fascistes sont regroupés l 3 avril 1926, en l’Opera
8-14 ans (386.000 en 1933, (720.000 en 1933, Nazionale Balilla qui est directement placée sous l’autorité du
chef du gouvernement avant de l’être sous celle du ministère
1,7 million en 1939) 1,6 million en 1939)
de l’Éducation nationale. L’ONB prend en charge les écoles
rurales de moins de 20 élèves […]. Les activités sont diverses
Avanguardisti Jeunes italiennes
et ont lieu le samedi ou pendant les vacances d’été. À côté
14-18 ans (244.000 en 1933, (92.000 en 1933, d’aspects ludiques, telles des activités et rencontres sportives ,
906.785 en 1939) 441.254 en 1939) des visites, des séances de cinéma, ont lieu des activités plus
politiques avec des exercices paramilitaires pour les Balillas et
Plus de 18 Jeunes fascistes ( à par- Jeunes Filles fascistes les Avanguardisti, complétées par des conférences d’éducation
ans tir de 1930 ( à partir de 1930) politique.
Traduction :
Vous l’avez entendu dire bien des fois par le papa, la maman, la maîtresse :
Si l’Italie est désormais beaucoup plus puissante que jamais, c’est à Lui que
nous le devons.
A nous !
« Plus aucune forme de critique du gouvernement, de l’État et de leurs représentants ne fut autorisé après la loi du 25 no-
vembre 1926, qui rétablit la peine de mort pour les crimes contre la sécurité de l’État et institua un tribunal spécial, formé de
responsables de la Milice et des forces armées, pour juger les crimes contre l’État et le régime […]. Entre 1928 et 1943, le tri-
bunal jugea en outre 5.319 accusés, dont 5.155 furent condamnés à un total de 27.735 années de prison, parmi lesquels 7 fu-
rent condamnés aux travaux forcés à vie. Entre 1926 et 1943, environ 15.000 Italiens furent envoyés « relégation », c’est-à-dire
condamnés à perdre leur travail et leur domicile parce que contraints à vivre loin de leur lie de vie habituel. Entre 1922 et
1943 la police ouvrit 114.000 nouveaux dossiers de « subversifs », concernant en particulier les antifascistes militants, leur
famille er les opposants potentiels. La police écrasa les activités clandestines des groupes antifascistes, les rendant quasiment
impossibles après le début des années 1930 grâce à l’action préventive d’un appareil coercitif efficace qui s’appuyait sur la
police traditionnelle et une nouvelle organisation de police secrète, l’OVRA 1, agissant en Italie et à l’étranger parmi les réfu-
giés antifascistes.
Il est le Pays. Que Dieu protège et guide véritablement ses efforts. Nous, les hommes du commun, nous passons. Lui, il reste.
Et la joie de le servir, de l’avoir servi, et de pouvoir le servir encore, là où il voudra, est encore la meilleure récompense.
Journal de Dino Grandi, ministre italien des Affaires étrangères, 1932
Tu es notre père, c’est Toi qui nous apprends à vivre. Tu es l’étoile qui éclaire notre chemin. Tu nous apprends à travailler, à
combattre, à mourir avec orgueil et satisfaction; tant que tu vivras, nous n’aurons peur de rien. Tous devront se plier à Ta
volonté. Tu ne t’es jamais trompé. Tu as toujours raison.
Dissertation d’un jeune fasciste, 15 janvier 1934, cité par Emilio Gentile, Qu’est-ce que le fascisme ?, Gallimard, 2002
Explorer les différentes réactions face à la montée du nazisme en Allemagne, en enquêtant sur des figures historiques
ayant choisi de résister, de collaborer, ou d'adopter une attitude ambiguë.
A partir d’un dossier sur un ou plusieurs personnages, vous expliquerez leur rôle en Allemagne nazie, leur attitude face
au nazisme (et comment vous l’expliquez), les conséquences de leurs choix.
Votre enquête prendra une forme originale de rendu. Elle pourra être accompagnée d’une présentation orale (à ma
demande).
1) Analyse du sujet.
• Lisez attentivement la question et repérez les mots-clés. Reformulez la question si nécessaire pour être
sûr de bien comprendre ce qui est attendu.
• Identifiez les enjeux du sujet en distinguant les aspects politiques, sociaux, économiques, culturels, etc.,
qui sont pertinents.
4) Élaboration du plan.
Divisez votre réponse en deux ou trois parties principales, chaque partie répondant à un aspect essentiel de la question
posée. Assurez-vous que ces parties s’articulent de manière logique et progressive pour répondre à la problématique.
5) Vérification.
Relisez votre plan pour vérifier qu’il couvre l’ensemble des dimensions du sujet et qu’il répond bien à la problématique.
Exercice
Sujet : "En quoi les régimes totalitaires des années 1930 se distinguent-ils des autres formes de dictature ?"
Question 1 : Quels sont les éléments clés de ce sujet ? Listez les aspects idéologiques, politiques, sociaux, économiques,
et culturels qui doivent être abordés pour répondre à la problématique.
Question 2 : Quels sont les régimes totalitaires à étudier ? Énumérez les exemples concrets à utiliser dans votre
développement.
Question 3 : En réfléchissant aux idées listées, quel type de plan (thématique, chronologique, dialectique) semble le plus
adapté pour traiter ce sujet ? Expliquez pourquoi ce plan est pertinent pour répondre à la problématique.
Question 4 : Proposez une structure en deux grandes parties pour le plan que vous avez choisi. Pour chaque partie,
décrivez brièvement le contenu que vous souhaitez aborder.
Question 5 : Relisez les deux parties proposées. Est-ce que chaque partie contribue de manière équilibrée à répondre à
la problématique ? Si non, quels ajustements pourriez-vous apporter pour renforcer la cohérence et l’efficacité du plan ?
Document : Affiche de propagande nazie, "Der ewige Jude" (Le Juif éternel), 1937.
Question 5 : Quel est le message explicite de cette affiche ? Comment le texte (si présent) et les images se complètent-
ils pour transmettre ce message ?
Question 6 : Quel pourrait être le message implicite ou sous-entendu ? Quels symboles ou choix iconographiques
renforcent ce message caché ?
Question 7 : Quelles émotions cette affiche cherche-t-elle à provoquer ? Comment ces émotions servent-elles les
objectifs du régime nazi ?
Question 8 : Quel est l’objectif principal de cette affiche de propagande ? Comment cet objectif s’inscrit-il dans la stratégie
globale du régime nazi ?
Question 9 : Quels pourraient être les effets de cette affiche sur le public de l’époque ? Pensez aux réactions
émotionnelles, mais aussi aux actions que l’affiche pourrait encourager.
Question 10 : En prenant du recul, que révèle cette affiche sur la nature du régime nazi et sur la société allemande des
années 1930 ? Selon vous, cette affiche était-elle efficace dans son rôle de propagande ? Justifiez votre réponse.