ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE
INSTITUT UNIVERSITAIRE DU CONGO
IUC - MOBA
Cours des valeurs, symboles et principes de la république
Destiné aux étudiants de Premier bachelier.
Animé par l’Ass. Ir. KITAMBALA Théophile
MAI 2024
INTRODUCTON
Dans une société en prie à l’incivisme, à la dépravation des mœurs et à la prise politique, il est
d’une importance capitale de donner une place de choix à la question de citoyenneté ou des
valeurs républicaines, et même en effet donc de l’éducation à la citoyenneté en vue d’amener
la société à s’interroger sur les fondements, la pérennité du contrat social de ses gouvernants.
Le constat actuel est que les valeurs républicaines de solidarité, de patriotisme, du sens du
sens du devoir bien accompli, du sens du bien commun sont aujourd’hui des concepts qui se
vident chaque de leur sens. Ce constat commande des initiatives et actions susceptibles
d’inverser la tendance. Dans cette optique l’enseignement supérieur et universitaire
d’aujourd’hui doit jouer un rôle prépondérant d’où la nécessité de renforcer l’éducation à la
citoyenneté dans tous les ordres de l’enseignement pour pallier la recrudescence de
l’incivisme.
Toutefois, bien qu’étant une œuvre collective impliquant les structures éducatives et la société
civile dans son ensemble, la problématique de l’éducation à la citoyenneté interpelle plus
l’école qui se présente, à bien d’égards, comme un cadre approprié de promotion des valeurs
républicaines et sociales essentielles pour l’homme en général et le citoyen congolais dans sa
vie en particulier.
Il sied de souligner que la réforme de l’enseignement supérieur et universitaire entreprise
depuis 1970 par le gouvernement de la république du Zaïre aurait penser qu’on puisse intégrer
une discipline sous l’intitulé de « civisme et développement » de l’enseignement supérieur et
universitaire(ESU). Dans une certaine mesure, sur le plan politique avec l’avènement de
l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération(AFDL), les nouveaux dirigeants en
matière d’enseignement supérieur et universitaire vont préférer designer cette branche sous
l’intitulé « d’éducation à la citoyenneté »
Par ailleurs avec la reforme actuelle où l’on privilégie le système Licence-Maitrise-Doctorat,
cette discipline est désignée sous la dénomination de « Valeurs, Symboles et Principes de la
république »
Cet enseignement s’assigne des objectifs ci-après :
Objectifs généraux :
Cet enseignement permettra aux étudiants de premier bachelier ayant suivi avec
assiduité d’être en mesure d’intérioriser les valeurs républicaines pour une bonne
gouvernance ; de prendre conscience en manifestant les sentiments patriotiques et
nationalistes ; de se conduire de manière de plus en plus responsable au sein de la
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société ; développer les valeurs fondamentales et universelles telles que le respect et
l’amour du prochain, la tolérance et l’intégrité de la personne intérieure.
Objectifs spécifiques :
Au terme de ce cours, l’étudiant de premier bachelier qui aurait avec succès à cet
enseignement sera capable de :
Définir les concepts opératoires de ce cours ;
Dégager les objectifs et l’importance des valeurs, symboles et principes de la
république ;
Connaitre et défendre les droits et les devoirs du citoyen vis-à-vis de l’Etat vise
versa ;
Respecter les droits et les devoirs du citoyen en participant activement à la vie
nationale ;
Afficher un comportement responsable prouvant du bien
Découvrir comment s’organise et s’exerce le pouvoir politique
…
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CHAPITRE PREMIER : DEFINITION DES CONCEPTS DE BASE
Section 1 : Education et Citoyenneté
a. L’éducation : c’est toute action et/ou toute influence exercée de manière consciente
ou inconsciente par les personnes adultes sur les jeunes générations en vue de leur
faire assimiler et acquérir les connaissances, les comportements et les attitudes jugés
utiles tant pour leur intégration sociale que pour le développement de la société.
b. La citoyenneté : elle est la qualité de citoyen actif et responsable, c’est-à-dire la
capacité de reconnaitre les valeurs éthiques requises pour la vie en commun,
d’effectuer et d’agir avec la conscience d’appartenir à un corps social organisé. Elle
permet d’accéder aux droits tout en respectant les droits des autres, les lois et les
institutions de son pays.
c. L’éducation à la citoyenneté : c’est un processus formel ou informel par lequel un
individu est mis en situation face à ses droits et à ses devoirs ou à son environnement
social, politique, économique et culturel.
Section 2 : le civisme
Le civisme c’est l’ensemble des comportements positifs qui fait d’une personne, un bon
citoyen. C’est l’attachement à l’intérêt collectif nécessitant une conscience politique et une
connaissance de ses droits et devoirs envers la collectivité. C’est donc l’état du citoyen qui
respecte scrupuleusement ses devoirs et pour jouir pleinement de ses droits.
Section 3 : Valeurs, symboles et principes
a. Valeur : c’est un idéal auquel se réfèrent les membres d’une communauté ou d’un
Etat.
b. Symboles : sont des éléments ou signes qui consistent à fournir une représentation
concrète ou symbolique de l’Etat et ses caractéristiques.
c. Les principes : c’est l’ensemble de règles d’actions que l’Etat et les citoyens doivent
respecter pour mettre en œuvre les valeurs de la république.
Section 4 : l’Etat
Au-delà de multiples définitions, un grand nombre d’auteurs y compris Max Weber
définissent l’Etat comme étant une forme d’organisation politique régie par des règles
juridiques et dont la direction administrative revendique le monopole de pouvoirs de
contraintes physiques sur un territoire donné et sur une population donnée.
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a. Origine de l’Etat
Un certain nombre d’auteurs ont développé de manière purement imaginaire quelques
compréhensions sur la naissance du terme « Etat ».
Selon J. LOCK, les hommes vivaient dans un « état de la nature » c’est-à-dire
où tout le monde pouvait du n’importe quoi sans être inquiété par qui que ce
soit. C’est ainsi que va naitre le souci de pouvoir établir un ordre en déléguant
les pouvoirs à un individu pour qu’il règne selon les attentes de la cité.
Par ailleurs, T. Hobbs pensait que les hommes qui vivaient dans le désordre
vont créer un monstre appelé le Léviathan ayant le pouvoir absolu pour
instaurer la paix sociale.
Enfin, J. J. Rousseau pense qu’en cherchant l’harmonie sociale, les hommes
vont signer un contrat social qui va attribuer à un groupe d’individus les
pouvoirs de gérer la cité en vue de satisfaire certains besoins et résoudre divers
problèmes selon les attentes des membres de la cité.
b. L’Etat de droit :
Un Etat de droit, est un Etat qui est régi par des règles démocratiques et qui fonctionne
de manière démocratique. Protection des citoyens par les lois contre les abus du
pouvoir.
Cela veut dire autrement dans un Etat de droit, chaque citoyen est égal devant la loi,
non soumise à l’arbitraire et où sont garantis un certain nombre des principes de la
république : liberté de presse, liberté d’expression, liberté d’association, le droit de
vote, les droits économiques, culturels et sociaux (instruction, santé, juste
rémunération, bien être économique)
En effet donc l’Etat de droit reposer sur trois piliers qui sont :
Le respect de la hiérarchie des normes ;
L’égalité des citoyens devant la loi ;
La mise en place de la séparation des pouvoirs.
c. Conditions d’existence d’un Etat
Les éléments constitutifs d’un Etat de droit moderne sont :
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o Le territoire : c’est la base physique de l’Etat qui comprends les espaces
terrestres, les espaces maritimes et les espaces aériens.
Ces espaces sont délimités par de frontières assurées et protégées par la garde
des côtes.
o C’est la base sociologique et démographiques qui comprends les individus
(humains et animaux) au sein de l’Etat.
o Le pouvoir organisé : c’est la base juridique et politique sur laquelle repose
l’autorité de l’Etat. Pour cet élément on voit comment les pouvoirs politiques
sont organisés d’une part (les diverses institutions politiques et
administratives) et d’autres part les pouvoirs judiciaires (les cours et
tribunaux).
o La souveraineté : il s’agit de la capacité que détient l’Etat par et à travers la
bonne gestion de son territoire, de sa population et son pouvoir bien organisé
de ne pas recevoir les injonctions provenant d’autres Etats.
d. Formes de l’Etat
Selon la considération classique, il existe deux grandes formes de l’Etat.
La forme unitaire de l’Etat
La forme composée de l’Etat.
1. L’Etat unitaire : l’Etat unitaire se caractérise par l’existence d’un
seul pouvoir politique, détenu au niveau national, exerçant la
souveraineté et dont les décisions prises s’appliquent sur l’ensemble
du territoire national.
2. L’Etat composé : est un ensemble d’Etats fédérés aux compétences
limitées, les autres compétences, notamment la souveraineté externe
étant exercées par un niveau supérieur incarné par l’Etat fédéral.
I. L’Etat unitaire peut être : concentré, déconcentré, décentralisé et régionalisé.
L’Etat unitaire concentré : dans cette forme tout est décidé par l’Etat, au
niveau central. On retrouvait cette organisation de petite taille en France, avec
l’exemple de Monaco ou Malte.
L’Etat unitaire déconcentré : dans cette forme il existe au niveau local des
représentants de l’Etat (par exemple en RDC, avec les entités administratives
déconcentrées comme le territoire et le quartier, à l’époque même le district)
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Il sied de savoir que la RDC au regard de la constitution est un Etat unitaire à la fois
déconcentré et décentralisé.
L’Etat unitaire décentralisé : dans cette forme, il existe au niveau local des
autorités administratives distinctes de l’Etat au niveau national. Ces entités
jouissent de l’autonomie de gestion, juridique et financière sur certaines
matières prévues par la constitution.
Etat unitaire régionalisé : les autorités régionales décentralisées bénéficient
de certaines compétences normatives et politiques, sous le contrôle du pouvoir
central.
II. L’Etat fédéral ou fédération se définit par l’existence d’un Etat fédéral se
superposant à des entités fédérées, selon une organisation à double étage. C’est la
constitution fédérale qui assure la répartition des compétences entre les niveaux
fédéral et fédéré. Les compétences qui intéressent la souveraineté internationale reste
généralement le monopole de l’Etat fédéral (diplomatie, défense et monnaie.
Les Etats fédérés sont des entités politiques qui disposent chacune d’un pouvoir
exécutif, législatif et juridictionnel, s’articulant avec ceux des institutions fédérales : le
pouvoir législatif fédéral est composé de deux chambres, dont l’une représentant la
population de l’Etat fédéral, et l’autre celle des Etats fédérés (Bundestrat Allemand)
III. La confédération
Est une association d’Etats indépendants qui, par traité, ont délégué certaines
compétences (monnaie, diplomatie) à des institutions communes, sans constituer
cependant un nouvel Etat.
Section 5 : Nation, nationalisme et nationalité
a) Nation : la nation est un ensemble des êtres vivant dans un même territoire, ayant une
communauté d’origine, d’histoire, de culture, des traditions, parfois de langue et
constituant une communauté politique.
Quelle différence entre la nation et le peule alors ? Pour tenter de répondre à cette
question, nous nous plaçons dans l’optique du nouveau dictionnaire universel des
synonymes de la langue française de François Guizot (1822) : « un peuple est une
multitude d’hommes, vivant dans le même pays et sous les mêmes lois. Tandis qu’une
nation est une multitude d’hommes, ayant la même origine, vivant dans le même Etat
et sous les mêmes lois.
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b) Nationalisme : c’est un mouvement politique d’individus qui prennent conscience de
former une communauté nationale en raison des liens (langue, culture) qui les unissent
et qui peuvent vouloir se doter d’un Etat souverain. C’est aussi un sentiment
d’individu qi aspire à vivre ensemble.
c) Nationalité : la nationalité de manière la plus simple c’est le fait d’appartenir à un
pays et de d’avoir des droits et des obligations. C’est un lien juridique et politique qui
rattache un individu à un pays.
Selon la constitution congolaise, la nationalité est une et exclusive. Ce qui veut dire que l’on
ne peut pas posséder la nationalité congolaise et en même temps posséder une autre.
Qui est congolais d’origine ?
Est congolais d’origine, toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes
et les territoires constituaient ce qui est devenu le Congo à l’indépendance. Les conditions de
reconnaissance, d’acquisition, de perte et de recouvrement de la nationalité sont définies par
une loi organique.
La nationalité comprend deux catégories :
1. La nationalité d’origine : toute personne appartenant à un groupe ethnique peut
directement avoir la nationalité du pays dont il fait partie.
2. La nationalité par acquisition : elle est acquise par le lien sanguin (jus sangi nuis ) le
fait d’être le fils des parents de tel ou tel pays ; par aussi le lien du sol (jus soli) le fait
d’être né dans le lieu, le sol de tel ou tel pays on a droit de l’acquérir ; dans une
certaine mesure par naturalisation sans possibilité d’origine et par option avec
possibilité d’avoir la nationalité d’origine( choix opéré par rapport à la nationalité des
parents)
Section 6 : parti politique et groupe de pression
A. Le parti politique
Est une association des personnes organisées autour d’une structure, selon certaines
affinités et autour d’une idéologie commune dans le but de rechercher, conquérir et
conserver le pouvoir politique.
Le rôle des partis politique est d’informer, former les citoyens et d’orienter la vie
politique par et travers la conception
Donc l’objectif d’un parti politique est de conquérir et conserver le pouvoir politique.
Types des partis politiques :
Partis politiques des masses : l’adhésion est libre pour tout le monde.
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Partis politiques de cadres : les partis de cadres s’adressent à quelques individus, aux
notables ayant une certaine influence, du prestige, de la fortune, et qui grâce à ces
éléments peuvent conquérir des voix lors élections.
Les partis d’idée ;
Les partis-clientèles ;
Les parti- classes ;
Les partis indirects.
B. Le groupe de pression
Le groupe de pression réunit plusieurs personnes autour des idées forces en vue de faire
pression sur les gouvernants pour qu’ils dirigent dans le sens souhaité par les citoyens.
Les groupes de pression peuvent se présenter aussi sous plusieurs formes selon la nature
de l’objet de leur création, nous avons :
Les groupes de pression inclusifs et partiels ;
Les groupes de pression publics et privés ;
Les groupes de pression nationaux et internationaux ;
Les groupes de pression de masses et de cadres.
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CHAPITRE DEUXIEME : DROITS HUMAINS, LES LIBERTES
FONDAMENTALES ET LES DEVOIRS DU CITOYEN CONGOLAIS.
Qui est citoyen congolais ?
Est citoyen congolais, tout national qui jouit de ses droits politiques.
Quelles sont les droits et libertés consacrés par la constitution ?
2.1. Droits civils et politiques
o Tous les hommes naissent libres et égaux ;
o Tous les hommes sont égaux devant la loi et ont droit à une égale protection
des lois
o Aucun congolais ne peut faire l’objet d’une discrimination en raison de sa
religion, de son origine familiale, de sa condition sociale, de sa résidence, de
ses opinions ou de ses convictions politiques, de son appartenance à une race, à
une ethnie, à une tribu, à une minorité culturelle ou linguistique ;
o La femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions
nationales, provinciales et locales ;
o La personne humaine est sacrée. L’Etat a l’obligation de la respecter et de la
protéger. (Nul ne peut être tenu en esclavage. Nul ne peut être soumis à un
traitement cruel, inhumain ou dégradation) ;
o Nul ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou condamné qu’en vertu de la loi et
les formes qu’elle prescrit ;
o La responsabilité pénale est individuelle. Nul ne peut être poursuivi, arrêté,
détenu ou condamné pour fait d’autrui ;
o Toute personne accusée d’infraction est présumée innocente jusqu’à ce sa
culpabilité soit établie par un jugement définitif ;
o Le droit de la défense est autorisé et garanti. Toute personne a le droit de se
défendre elle-même ou de se faire assister d’un défenseur de son choix et ce, à
tous les niveaux de la procédure pénale y compris l’enquête policière et
l’infraction pré juridictionnelle ;
o Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, et de religion ;
o Toute personne a droit à la liberté d’expression ;
o Toute personne a droit à l’information ;
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o La liberté des réunions pacifiques et sans arme est garantie sous réserve du
respect de la loi, de l’ordre public et des bonnes mœurs ;
o La liberté de presse, d’information et d’émission par la radio et la télévision est
o La liberté de manifestation est garantie. Cependant les manifestations sur les
voies publiques ou en plein air impose aux organisateurs d’informer par écrit
l’autorité administrative compétente ;
o Le domicile est inviolable ;
o Toute personne qui se trouve sur le territoire national a le droit d’y circuler
librement, d’y fixer sa résidence, de le quitter et d’y revenir ;
o Aucun Congolais ne peut être expulsé du territoire national de la République,
ni être contraint à l’exil, ni être forcé à habiter hors de sa résidence habituelle ;
o Toute personne a droit au respect de sa vie privée ;
o Tout étranger qui se trouve légalement sur le territoire national jouit de la
protection accordée aux personnes et à leurs biens dans les conditions
déterminées par les traités et lois.
o Le droit d’asile est connu…
2.2 Droits économiques, sociaux et culturels
Droit à la propriété privée et à l’initiation privée ;
Droit à la propriété individuelle ou collective acquis
conformément à la loi ou à la coutume ;
Droit au travail, à un salaire décent, à la protection contre
le chômage, à la pension de retraite et à la rente viagère,
Liberté d’association,
Liberté syndicale et droit de grève ;
Droit de créer famille avec une personne de son choix (de
sexe opposé), droit de fournir soins et éducation à ses
enfants ;
Droit de l’enfant mineur de connaitre le nom de ses père et
mère ;
Droit de l’enfant mineur à la protection par sa famille, par
la société et par les pouvoirs publics contre acte de
violence tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du foyer ;
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Droit de l’enfant d’’être protégé contre la pédophilie ; les
abus sexuels et l’accusation de la sorcellerie ;
Droit de la jeunesse d’être protégée contre toute atteinte à
sa santé, à son éducation et son développement intégral ;
Droit à l’éducation scolaire pour tous.
Droit à la culture, liberté de la création intellectuelle et
artistique, de recherche scientifique et technologique ;
Droit à la protection des droits des droits d’auteurs et de la
propriété intellectuelle ;
Droit à la santé et la sécurité alimentaire ;
Droit à un logement décent, à l’eau potable et à l’énergie
électrique ;
Droit à une protection spéciale pour les personnes du
troisième âge et pour les personnes handicapées.
2.3 droits collectifs
Protection des droits et intérêts légitimes des congolais de la
RDC à l’étranger ;
Droit à la paix et la sécurité ;
Droit à un environnement sain ;
Droit de jouir des richesses nationales ;
Droit de jouir du patrimoine commun de l’humanité.
Tous ces lois ci-haut mentionnées s’exercent dans les limites des lois en vigueur. La liberté de
la presse, par exemple, s’oppose au libellé diffamatoire et le droit à la propriété privée
n’autorise pas le vol de la propriété d’autrui.
Les droits ne sont jamais absolus et ne doivent pas s’appliquer au détriment des droits
d’autrui.
Les lois édictées par les parlementaires qui sont les représentants du peuple ainsi que les
structures de la justice mise en place pour veiller à leur application contribuent à l’instauration
d’un Etat de droit.
2.4 Devoirs du citoyen
Nul n’est censé ignorer la loi ;
Tout congolais est tenu de connaitre et de respecter la
constitution et de se conformer aux lois de la République ;
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La constitution impose à tout congolais de défendre son
pays et son intégrité territoriale face à une agression
extérieure, de faire échec aux tentatives de coups d’Etat ;
Tout congolais a l’obligation de s’acquitter de ses impôts et
taxes ;
Tout congolais a le devoir de respecter et de traiter ses
concitoyens sans discrimination aucune et d’entretenir avec
eux des relations qui permettent de sauvegarder, de
promouvoir et de renforcer l’unité nationale, le respect et la
tolérance réciproque.
En outre la constitution mentionne :
Le travail est un devoir sacré pour chaque congolais,
contribuant ainsi la construction et à la prospérité
nationales ;
Le devoir des parents de prendre soin de leurs enfants, de
veiller à leur éducation et d’assurer leurs protections contre
tout acte de violence tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du
foyer ;
Le devoir des enfants d’assister leurs parents ;
Le devoir pour tous de protéger les enfants contre la
pédophilie, les abus sexuels et l’accusation de la sorcellerie.
2.5. Devoirs de l’Etat
L’Etat de droit est un contrat social entre l’Etat et ses citoyens.
Les deux parties ont des droits et des devoirs réciproques. Ce
qui signifie que l’Etat a aussi les devoirs à l’endroit des citoyens
congolais.
Quels sont les devoirs de l’Etat vis-à-vis des citoyens ?
Eliminer toute forme de discrimination à l’endroit des
femmes et prendre des mesures pour lutter contre toute
forme de violence faite aux femmes.
Garantir la mise en œuvre de la parité homme-femme
dans les institutions nationales, provinciales et locales ;
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Traiter comme crime contre l’humanité toute violence
sexuelle infligée dans le but de déstabiliser une famille
ou faire disparaitre un peuple ;
Respecter et protéger la personne humaine ;
Garantir le droit à la propriété individuelle et collective ;
Garantir le droit à l’initiative privée, encourager
l’activité commerciale, artisanale ;
Garantir le droit au travail, la protection contre le
chômage et une rémunération équitable ;
Assurer une protection aux enfants en situation difficile
ainsi qu’à la jeunesse ;
Rendre l’enseignement primaire obligatoire et gratuit ;
Promouvoir et assurer le respect des droits de l’homme ;
Assurer la diffusion et l’enseignement de la constitution,
de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, de
la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des
Peuples ;
Intégrer l’enseignement des droits de l’homme dans les
programmes de formation des forces armées et de
l’ordre ;
Promouvoir la présence de la personne avec handicap
dans les institutions publiques ;
Assurer et promouvoir la coexistence pacifique ;
Distribuer équitablement les richesses nationales ;
Punir par la loi le transit, l’enfouissement ou le
commerce quelconque des produits toxiques, radioactifs
ou tout autre polluant ;
Punir, par la loi, le pillage des biens privés et publics.
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CHAPITRE TROISIEME : INSTITUTIONS POLITIQUES DE LA
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO(RDC)
Le pays qui porte aujourd’hui le nom de république démocratique du Congo est peuplé depuis
au moins 200 000 av. J.-C. environ.
Il eut des grands Etats centralisés comme les Kongo, les Basongyes de la province de
Lomami Kuba, Garengaze, Lunda et Empire Luba… les Européens ne reconnaissent la région
qu’en 1482-1483 avec la découverte de l’embouchure du fleuve Congo par la marin portugais
Diego Cao (1450-1490). Le royaume du Kongo est alors à son apogée.
Setion1 : la période précoloniale et du Congo belge
A partir de 1879, l’explorateur Henry Morton Stanley (1841-1904) explore l’intérieur du futur
pays pour le compte du roi des Belges Léopold2.
Au cours de la conférence internationale de Berlin (1884-1885), ce denier parvient à faire
reconnaitre aux autres puissances européennes sa prise de possession du Congo.
C’est le début de la colonisation, le secteur contrôlé prend le nom de l’Etant Indépendant du
Congo bien qu’il soit en fait la propriété privée de Léopold2.
En 1908 la Belgique reprend par legs du roi Léopold2, la tutelle sur le territoire, nouvellement
dénommé Congo Belge.
Section2 : la période postcoloniale
Le 30 juin 1960 arrache son indépendance à la Belgique. Patrice Emery Lumumba jouait déjà
un rôle capital dans cette émancipation. Chargée d’espoir, l’indépendance bascule le pays
dans le chaos : d’où le Katanga et le Kasaï font sécession ; craignant pour leur vie les belges
fuient.
La Belgique puis les Nations Unies envoient des troupes, et dans situation de crise politique
les gouvernements congolais se succèdent après l’assassinat de Lumumba (le 17 Janvier
1961).
&1. La 1ère République.
Après l’indépendance en 1960, les institutions politiques du Congo étaient régies par la loi
fondamentale qui fut promulguée le 1 er Mai 1960, qui était la première constitution du Congo
indépendant. Cette loi présentait comme inconvénient par le fait d’être l’œuvre du parlement
belge et d’être à l’image de sa constitution. Dans son contenu le roi était remplacé par le
président de la république, désigné par le parlement comme le roi des Belges.
Ir. THEOPHILE KITAMBALA 15
Ce président représentait le pays mais ne gouverner pas. La gestion du pays était aux
ministres conduits par le premier ministre responsable devant le parlement.
Cette constitution avait comme caractéristiques principales :
Un exécutif dicéphale (gouvernement à deux têtes) ; c.à.d., un président de la
République avec des pouvoirs limités et un premier nanti des tous les pouvoirs.
Un parlement bicaméral (bicaméralisme), on retrouvait une assemblée nationale et un
sénat.
Le pluralisme politique et syndical (plusieurs partis politiques et groupes syndicaux).
La constitution de Luluabourg : la constitution du 1er Aout 1964, dite de Luluabourg, est la
première authentique, propre, élaborée uniquement par les congolais.
Caractéristiques de cette constitution :
Maintien du bicéphalisme, mais actualisé au profit du chef de l’Etat ;
Maintien du bicaméralisme au sein du parlement ;
Le pluralisme politique et syndical.
Cette constitution fut rédigée par une commission présidée par Joseph Ileo et dont les
membres étaient Marcel Lihau comme secretaire general, et plusieurs jeunes universitaires
comme Etienne Tshisekedi, Barthélemy Dipumba, Albert Mpase, Umba Di Lutete, Paul
Muhona, Henri Takizala, etc.
Dans une certaine mesure, les désidératas seront exprimés pour qu’on applique ce que veut la
nouvelle constitution, surtout l’attente de l’organisation des élections prévues à la fin de 1965.
C’est alors que le haut commandement renverse le pouvoir de Kasavubu par le coup d’Etat
via le chef d’état-major de l’armée Mobutu.
&2. La 2éme République
La constitution du 24 juin 1967, ou constitution de la deuxième république, dite « constitution
révolutionnaire », définit un Etat unitaire au régime présidentiel, prévoit au moins deux partis
politiques et un parlement monocaméral, c’est-à-dire une seule assemblée nationale. Elle fut
élaborée Marcel Lihau. En réalité il n’y avait qu’un parti unique.
Il sied de noter que cette constitution va connaitre plusieurs révisions :
Le 17/Avril/1970 (Ordonnance-loi n°70/025).
Le 15 /Aout/1974(Ordonnance-Loi n°74/020)
Le 15/Février/1978.
Le 19/février/1980(Ordonnance-Loi n°80/012)
Le 31/décembre/1982 (Ordonnance-Loi n°82/004)
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&3. Transition
L’acte constitutionnel de la transition d’avril 1994(texte intégral) ou (constitution de la
transition) a été rédigé par la conférence nationale souveraine en avril 1992, pour permettre
une transition démocratique. Celle-ci a été abrogée par Laurent Désiré Kabila lors de la prise
de pouvoir de ses Forces rebelles de l’AFDL, le 17 Mai 1997, et jusqu’à la fin officielle de la
deuxième guerre du Congo en 2003.
La RDC a connu les textes constitutionnels qui suivent :
Décret-loi de Mai 1997 pris par Laurent Désiré (texte intégral) ;
Acte constitutionnel de la transition de Novembre 1998 ;
Constitution d’avril 2003.
La constitution de transition était encore en vigueur jusqu’à ce le projet de constitution soit
adopté les 18 et 19 Décembre 2005 et promulgué le 18/février 2006.
&4. La troisième République
Le projet de constitution de Mai 2005 (texte intégral) sera accepté par les congolais après
référendum le 18/décembre /2005 avant que les institutions qui y sont définies soient
installées. Des dispositions transitoires y sont définies. Le 18/février/2006, cette constitution
fut promulguée par le Président Joseph Kabila.
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CHAPITRE QUATRIEME : VALEURS, SYMBOLES, PRINCIPES DE
LA REPUBLIQUE
La RDC a mis en place un régime politique qui donne du pouvoir au peuple, qui, ensemble
forme une Nation, rassemblée autour des valeurs et de principes, incarnés par des symboles.
Section 1 : les valeurs et principes attachés à la RDC
&1. Valeurs
Notre pays repose sur les valeurs qui servent de références, considérées comme représentant
le bien et le vrai. Ces valeurs sont celles de droits de l’Homme (droits civils, politiques et
sociaux dont doivent bénéficier tous les êtres humains, sans distinction de race, sexe, de
religion ou de nationalité) : la justice, la paix, le travail, le rejet de l’esclavage et la haine en
sont quelques exemples.
&2. Les principes
Un pays indivisible, démocratique et laïc.
Notre pays est indivisible, son territoire est unifié et le droit s’applique partout de la même
manière, l’unité territoriale et politique (un seul gouvernement) est garantie. Enfin sa langue
unique officielle est le français mêmes si les langues nationales sont protégées par la
constitution.
Notre pays est aussi laïc : la constitution met en place la liberté religieuse et la liberté de
pensée. L’Etat se décide de ne plus s’occuper des affaires des Eglises (les fidèles entretiennent
les lieux de culte), mais la liberté religieuse, de conscience et de culte sont garantis par la
République.
Section 2 : les symboles nationaux
&1 le drapeau de la RDC
Le drapeau de la République Démocratique du Congo est de couleur bleu ciel avec une étoile
à cinq branches au coin gauche. Une bande rouge, finement bordée de jaune des deux côtés, le
traversent en diagonale, à partir du coin droit supérieur.
Le bleu ciel symbolise la paix, la bande rouge représente le sang des martyrs, la couleur jaune
est le signe de la richesse du pays tandis que l’étoile jaune renvoie à un pays uni promis à un
avenir radieux.
&2. Les armoiries de la RDC
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Cette armoirie est composée d’une tête de Léopard au centre, d’une corne d’ivoire d’éléphant
et d’une lance reposant sur un rocher, de la part et d’autre du léopard.
Le passant au bas de l’Armoirie contient la devise de la RDC : Justice, Paix et Travail.
L’emblème de la RDC adopté le 18/février 2006 met en exergue le léopard. Cet animal féroce
dont les crocs énormes justifient sa faculté de tuer toute sorte de mammifères et d’avoir une
ascendance sur d’autres espèces animales.
Section 3 : Identité citoyenne
Félin prudent possédant les qualités requises à un chef détenteur du pouvoir traditionnel, il
symbolise la force et la puissance de l’Etat.
La symbolique du léopard étant ancrée dans le subconscient bantou, elle renvoie à la
légitimation de l’autorité traditionnelle. C’est ainsi que sa peau ainsi que sa tunique sont très
prisés par de nombreux Chefs de village qui en ont fait les attributs de leur pouvoir en se
référant, entre autres, à la couronne royale dans la culture occidentale.
Plus ce que de simples ornements ancestraux, la peau et la toque de léopard symbolisent
encore aujourd’hui la royauté, ou mieux, le pouvoir des autorités traditionnelles, voire de
certains chefs d’Etats modernes.
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CHAPITRE CINQUIEME : L’ORGANISATION ET L’EXERCICE DU
POUVOIR
Après avoir vécu, au lendemain de l’indépendance de notre pays, un régime parlementaire
consacré par la loi fondamentale du 19 mai 1960 et un régime présidentiel instauré d’abord
par la constitution du 1er aout 1964, et ensuite par celle du 24juin 1967, le constituant de la
3ème République a opté en faveur d’une voie médiane qui emprunte des mécanismes du régime
parlementaire et du régime présidentiel tout en évitant les tares et les insuffisances de l’un ou
l’autre système de gouvernement.
La constitution instaure un régime politique fondé sur la séparation et la collaboration des
pouvoirs, sir le contrôle de l’exécutif par le législatif, et sur l’indépendance du pouvoir
judiciaire.
Par ce système de séparation le président de la République n’est-il pas dépouillé de toutes
ses prérogatives ?
Non, dans la mesure où la séparation des pouvoirs signifie que chaque institution a ses
prérogatives bien définies. Pour ce faire, aucune institution ne peut interférer dans le
fonctionnement de l’autre tout en maintenant la collaboration.
Quelles sont les institutions de la République ?
Le Président de la République ;
Le Parlement ;
Le Gouvernement ;
Les Cours et Tribunaux.
5.1. Le Président de la République
Quels sont ses attributions ?
Il est le symbole de l’unité nationale ;
Il est le garant de l’indépendance nationale et de l’intégrité territoriale.
Quels sont ses pouvoirs ?
Le Président de la République assure par son arbitrage, le fonctionnement régulier
des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’Etat.
Il a le pouvoir de nomination ;
Il investit les Gouverneurs et Vice-Gouverneurs de province élus par les assemblées
provinciales ;
Il est le commandant suprême des Forces armées. A ce titre il déclare la guerre, sur
autorisation du parlement et proclame l’état d’urgence ou l’état de siège ;
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Il préside le conseil des ministres ;
Il accrédite les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires auprès des Etats étrangers
et des organisations internationales ;
Il exerce le droit de grâce. A cet effet, il peut remettre, commuer ou réduire les
peines ;
Il statue par voie d’ordonnance ;
Comment le Président de la République est-il élu ?
Le Président de la République, Chef de l’Etat, est élu au suffrage universel direct par
le peuple pour un mandant de cinq ans renouvelable une seule fois.
La circonscription électorale du Président de la République est le territoire national.
5.2. Le Gouvernement
Quelle est la mission du Gouvernement ?
Le Gouvernement est composé du Premier ministre qui en est le chef, des ministres,
des vice-ministres et, éventuellement, des vice-premiers ministres, des ministres d’Etat
et des ministres délégués.
Le Gouvernement définit, en conception avec le Président de la République, la
politique de la Nation qu’il conduit.
Le Gouvernement dispose de l’administration, des forces armées, de la police
nationale et des services de sécurité.
Le Premier Ministre nomme aux emplois civils et militaires autres que ceux pourvus
par le Président de la République.
Le Premier ministre assure l’exécution de lois et dispose du pouvoir réglementaire,
sous réserve des prérogatives dévolues au Président de la République.
Le Premier ministre statue par voie de décret.
Les ministres appliquent le programme gouvernemental. Ils statuent par voie d’arrêté
et contresignent, le cas échéant, les décrets du Premier ministre.
5.3. Le Parlement
Qu’est – ce que le Parlement ?
Le Parlement est l’organe où siègent les représentants du peuple au niveau national. Il est
composé de deux chambres.
5.3.1. L’assemblée nationale
Les membres de l’assemblée nationale portent le titre de député national.
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Ils représentent la Nation, c’est-à-dire ils défendent non seulement les seuls
intérêts de leurs circonscriptions électorales mais et surtout les intérêts de toutes
la Nation.
Ils sont élus au suffrage universel direct et secret pour un mandat de cinq ans sur
présentation des partis politiques ou des regroupements politiques.
Ils peuvent aussi se présenter en indépendant.
Ils sont élus avec deux suppléants.
Ils sont rééligibles. (Le nombre de leur mandat n’est pas déterminé)
5.3.2. Le Sénat
Les membres du Sénat portent le titre de Sénateur.
Ils représentent la province, mais leur mandat est national.
Ils sont élus au suffrage universel indirect et secret par les Assemblées provinciales
pour un mandat de cinq ans sur présentation des partis politiques ou regroupements
politiques.
Ils peuvent aussi se présenter en indépendant.
Ils sont élus avec deux suppléants.
Les anciens Présidents de la République élus sont de droit, Sénateurs à vie.
Quelles sont ses attributions ?
Le parlement vote les lois, contrôle le gouvernement, les entreprises publiques, les services et
établissements publics.
5.3.3. Rapport entre le Législatif et l’Exécutif
Les rapports entre l’Exécutif et le Législatif reposent sur la collaboration dans l’exercice de la
fonction législative et le contrôle du Gouvernement (sur la question d’actualité,
l’interpellation, la commission d’enquête,) par le parlement.
5.4. Le Pouvoir Judiciaire
Le pouvoir judiciaire est dévolu aux tribunaux civils et militaires ainsi qu’aux parquets
rattachés à ces juridictions.
Le pouvoir judiciaire est effectivement différent à ce qui existe par les aspects suivants :
Le pouvoir judiciaire est réellement indépendant des autres pouvoirs, c’est-à-dire, il ne
peut recevoir du législatif ni de l’exécutif aucune injonction ni aucun ordre dans sa
manière de dire la loi.
La justice est rendue sur l’ensemble du territoire national au nom du peuple.
La cour suprême est supprimée. Ses compétences ont été confiées à des organes qui
sont la cour constitutionnelle, la cour de cassation et le conseil d’Etat.
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CONCLUSION
Dans le cadre de cet enseignement, nous nous sommes efforcés de mettre en lumière le
contenu des quelques notions liées aux Valeurs et symboles de la Républiques.
Dans une certaine mesure nous sommes passés en revue de manière succincte de l’histoire des
institutions politiques de la RDC. D’autre part nous avons développé quelques considérations
sur les droits civils et politiques au regard de la constitution du 18 février 2006.
Enfin nous avons abordé quelques éléments sur l’organisation et l’exercice du pouvoir
politique en RDC.
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