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Comprendre la philosophie et ses enjeux

La philosophie, étymologiquement l'amour du savoir, est une démarche de réflexion critique sur le monde, la connaissance et l'existence humaine, ancrée dans le dialogue entre maîtres et disciples. Elle englobe diverses disciplines et a engendré des domaines tels que la logique, l'éthique et la métaphysique, tout en cherchant la vérité et le sens de la vie. Historiquement, la philosophie a évolué depuis l'Antiquité, influencée par des penseurs comme Socrate et Platon, et continue d'être une quête intellectuelle pour la sagesse.

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Comprendre la philosophie et ses enjeux

La philosophie, étymologiquement l'amour du savoir, est une démarche de réflexion critique sur le monde, la connaissance et l'existence humaine, ancrée dans le dialogue entre maîtres et disciples. Elle englobe diverses disciplines et a engendré des domaines tels que la logique, l'éthique et la métaphysique, tout en cherchant la vérité et le sens de la vie. Historiquement, la philosophie a évolué depuis l'Antiquité, influencée par des penseurs comme Socrate et Platon, et continue d'être une quête intellectuelle pour la sagesse.

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La philosophie, du grec ancien φιλοσοφία / philosophía (composé de φιλέω / philéô,

« aimer », et de σοφία / sophía, « sagesse, savoir »)1, signifiant littéralement « amour du


savoir » et communément « amour de la sagesse », est une démarche qui vise à la
compréhension du monde et de la vie par une réflexion rationnelle et critique. C'est une
recherche de la vérité qui est guidée par un questionnement sur le monde, la connaissance et
l'existence humaine2. Elle existe depuis l'Antiquité en Occident et en Orient, à travers la figure
du philosophe, non seulement en tant qu'activité rationnelle mais aussi comme mode de vie.
L'histoire de la philosophie permet d'appréhender son évolution.

Ancrée dès ses origines dans le débat d'idées partagées lors du dialogue entre un maître et ses
disciples dans les différentes écoles philosophiques, la philosophie peut se concevoir comme
une activité de création, de méditation, de définition et d'analyse de concepts tels que le bien,
le mal, la beauté, la justice. Elle peut aussi être envisagée comme une quête de vérité, de
liberté, de sens, de conscience, bref, une quête du bonheur. Du point de vue de la théologie
chrétienne à qui elle est associée dans sa démarche, son objectif devrait être tourné vers la
contemplation de la vérité et la recherche de la finalité dernière et du sens de la vie3.

Chez Aristote, la sagesse est la science des premiers principes et des premières causes4. C'est
une définition sur laquelle s’appuieront les aristotéliciens à l'époque médiévale pour fonder la
philosophie première.

Au sens moderne et pour une partie des philosophes contemporains, la philosophie n’est pas
un savoir, ni un ensemble de connaissances, mais une démarche de réflexion sur les savoirs à
disposition5. En ce sens, la philosophie contemporaine se rapproche beaucoup d’une
dynamique épistémologique.[pas clair]

Le champ d'étude de la philosophie peut embrasser un ensemble de disciplines telles que les
sciences humaines et sociales, les sciences formelles et les sciences naturelles, auxquelles elle
est historiquement liée.

La philosophie a engendré des domaines d'études fondamentaux tels la logique, l'éthique


(philosophie morale), la métaphysique, et l'épistémologie (philosophie des sciences et théorie
de la connaissance). Au cours du temps, ces branches de la philosophie ont vu naître des
ramifications comme celles de la philosophie politique, la philosophie du droit, l'esthétique
(philosophie de l'art), l’ontologie, la philosophie de l'esprit, l’anthropologie philosophique, ou
la philosophie du langage, entre autres.

Étymologie
Étymologiquement, le mot français philosophie dérive du grec ancien φιλοσοφία, composé de
φιλεῖν, « aimer » et σοφία, « la sagesse, le savoir », c'est-à-dire littéralement : l’amour de la
sagesse ou l’amour du savoir6. Selon le philosophe Roger-Pol Droit, « cette étymologie peut
dire des choses différentes. En grec, sophia signifie aussi bien la connaissance que la sagesse.
Et philô signifie aimer mais aussi désirer. Vous pouvez donc traduire philosophie par « désir
de connaissance ». Mais aussi par « amour de la sagesse ». Dans le premier cas, vous tirez la
philosophie du côté de la science. Dans le second cas, du côté de l’existence et du bonheur.
Présente dans la racine grecque elle-même, cette dualité a accompagné toute l’histoire de la
philosophie »7.
À noter que le mot φιλοσοφία fait effectivement partie du lexique du grec ancien, où l'on
trouve des usages attestés dès l'Antiquité. Il s’agit donc d’une sémantique de construction,
comme pour le terme utopie8, néologisme couramment forgé dans la langue française.

Les termes φιλόσοφος (philosophos) et φιλοσοφεῖν (philosophein) apparaissent en quelques


occurrences chez les penseurs présocratiques9 Héraclite, Antiphon, Gorgias et Pythagore,
mais aussi chez d'autres penseurs comme Thucydide ou Hérodote, contemporains de Socrate.
En la matière, un écho d’Héraclide du Pont révélerait que le premier penseur grec à s’être
qualifié lui-même de « philosophe » aurait été Pythagore10. Toutefois, c'est la pratique dans les
dialogues de Platon qu'en a fait Socrate, qui a ordonné le type de questionnement et de
recherche sur la raison qui a constitué jusqu'à aujourd'hui la philosophie11.

La philosophie est définie à plusieurs reprises par Platon comme étant en opposition avec le
désir humain : « philo-nikos (amour de la victoire), et philo-sómatos (amour du corps) philo-
hèdonos (amour du plaisir sensationnel) ». Pour lui, elle s'exerce plutôt dans la partie sur-
humaine des êtres humains, c'est-à-dire dans une pratique intellectuelle pure, et elle est
synonyme de φιλομαθία (philomathia) : « amour de la connaissance »12. Par ailleurs, elle est
une tendance vers une sagesse et un savoir intangible, et en ce sens elle relève d'un désir
permanent : ainsi, Socrate, lors de son procès rapporté dans l'Apologie de Socrate, affirme ne
pas être sage, et également ami de la sagesse13. Il aurait considéré plus tard sa condamnation à
mort comme une chance ultime de séparation de son âme, qui du fait de sa constitution
intellectuelle propre lui aurait permis de contempler un savoir post-mortem 14.

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