Systèmes Dynamiques : Cours et Exercices
Systèmes Dynamiques : Cours et Exercices
Systèmes Dynamiques:
un pied à l’étrier
Rappels de cours et exercices corrigés
Ces dernières années nous avons remarqué que les étudiants avait
beaucoup de mal à assimiler les enseignements prodigués. Suite à la pan-
démie, les méthodes pédagogiques - en général- et celles des mathéma-
tiques en particulier se sont vues complètement modifiés, enseignement à
distance, utilisation des TIC, travail personnel,... tout a été revu.
Nous proposons donc aux étudiants L3 et M1 ce modeste ouvrage,
qui nous le précisons, n’a rien d’innovant ou de novateur, et qui ne peut
en aucun cas faire office de référence mais il a pour but, d’accompagner
les étudiants dans leur travail personnel. Nous conseillons de l’utiliser au
préalable du cours pour les L3, et comme aide mémoire pour les M1.
Chaque chapitre contient un rappel des notions qui seront vues en
cours, suivi d’une série d’exercices corrigés, que nous avons voulus clas-
siques et assez simples, pour que l’étudiants puisse les faire et les com-
prendre seul. Des exercices et des problèmes un peu plus développés et
plus compliqués seront faits en classe (virtuelle ou en présentiel) avec l’ac-
compagnement d’un enseignant.
Cet ouvrage, bien qu’à l’origine destiné au étudiant de mathématiques,
peut très bien servir aux étudiants des autres filières qui ont besoin de la
théorie des équations différentielles et des systèmes dynamiques. Beau-
coup d’exercices proposés sont purement calculatoires et peuvent trouvés
des applications en biologie, physique, électronique, automatique...
L’ouvrage est sous-titré " un pied à l’étrier ", car c’est au lecteur qui
le souhaite, de chevaucher et de dompter par lui-même cette merveilleuse
monture qu’est la théorie des systèmes dynamiques de travailler encore
plus et d’aller au-delà que ce simple ouvrage.
Le présent document est constitué de 4 chapitres : Le premier chapitre
est en réalité un prologue, qui contient les différentes techniques de réso-
lution des équations différentielles. Ces notions sont présumées être vues
v
en première année, mais soit par manque de temps elles n’ont pas été trai-
tées, soit elles l’ont été mais les étudiants les ont oubliées. Ce chapitre est
principalement inspiré des ouvrages [1] et [7].
Le deuxième chapitre constitue le premier pas dans le monde des
systèmes dynamiques, on y trouvera entre autres, les notions de points
d’équilibre et de stabilité pour les équations scalaires, et les systèmes
planaires. Ce chapitre présenté par deux approches l’une calculatoire, et
l’autre théorique. Nous nous sommes librement inspirés des ouvrages [2],
[3], [4], [6], [8], [9], et [10] pour le rédiger.
Le troisième chapitre contient les grands théorèmes relatifs à la sta-
bilité, à l’instabilité, au comportement et à la classification des solutions
des systèmes dynamiques. Il contient les notions d’intégrales premières, la
stabilité au sens de Lyapunov , le théorème de Poincaré-Bendixon et bien
d’autres résultats y sont exposés. Pour compléter sa lecture dans cette di-
rection, nous conseillons au lecteur les ouvrages [2], [3], [4], [6], [8], [9], et
[10].
Le dernier chapitre est une introduction à la théorie des bifurca-
tions, ce chapitre aussi est présenté en deux approches l’une calculatoires
l’autre plus théorique. Les bifurcations fourche, selle-nÅud, transcritique,
de Hopf y sont illustrées avec des exemples et beaucoup d’exercices. Les
référence bibliographiques utilisées pour rédiger ce chapitre sont [5] et
[10]
Nous aurions aussi souhaité ajouter deux chapitres, l’un pour les sys-
tèmes avec discontinuité et l’autre pour les équations à retard, peut être
nous pourrons le faire dans une prochaine version de cet ouvrage.
vi
Comme toute première version de tout travail, le présent contient cer-
tainement quelques erreurs et imperfections, nous invitons et nous encou-
rageons le lecteur qu’il soit spécialiste, ou néophyte, enseignant ou étu-
diant à nous faire parvenir ses remarques, ses questions, ses critiques aux
adresses mail : mirisofiane@[Link] et/ou t_touaoula@[Link] , nous
nous engageons à en tenir compte et à répondre si besoin est, à toutes vos
questions.
vii
Table des matières
viii
2.3.4 Systèmes Non-linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
2.3.5 Critère de Routh-Hurwitz . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
2.4 Théorié générale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
2.5 Equilibres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
2.6 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
2.7 Solutions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65
4 Bifurcations 141
4.1 Bifurcations dans R . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 141
4.2 Bifurcations dans R2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 150
4.3 Théorème des fonctions implicites . . . . . . . . . . . . . 157
4.4 Equations différentielle dans R . . . . . . . . . . . . . . 159
tique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 161
4.5 Systèmes différentiels planaires . . . . . . . . . . . . . . 167
4.6 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169
4.7 Solutions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 173
Bibliographie 193
ix
Prologue : résolution 1
explicite de certaines
équations différentielles
1.1 Introduction
f (y)y0 = g( x ) (1.2)
1
2 Chapitre 1. Prologue : résolution explicite de certaines équations différentielles
dy
y0 =
dx
d’où
dy
f (y)y0 = g( x ) ⇒ f (y) = g( x )
dx
⇒ f (y)dy = g( x )dx
Z Z
⇒ f (y)dy = g( x )dx
⇒ F (y) = G ( x ) + c
y ( x ) = F −1 ( G ( x ) + c )
Résolvons l’équation 1y y0 = x2 + 1
Exemple 1.1
1 0 1 dy
x2 + 1 ⇒ = x2 + 1
y =
y y dx
1
Z Z
x2 + 1 dx
⇒ dy =
y
⇒ ln |y| = x3 + x + c , c ∈ R
3 + x +c
⇒ |y| = e( x ) , c∈R
3 +x
⇒ |y| = ke( x ) k = ec
3 +x
⇒ y = Ke( x ) K ∈ R∗ , K = ±k.
y
y0 = f (1.3)
x
y
u=
x
et donc
y = xu
et par suite
y0 = u + xu0
du
u + xu0 = f (u) ⇒ u + x = f (u)
dx
dx du
⇒ =
x f (u) − u
x2 y0 = x2 + y2 − xy
en divisant les deux membres de l’agalité par x2 , cette équation peut être ramenée
à
y 2 y
y0 = 1 + −
x x
on pose alors
y
u=
x
4 Chapitre 1. Prologue : résolution explicite de certaines équations différentielles
u + xu0 = 1 + u2 − u
⇒ xu0 = 1 + u2 − 2u
du
⇒ x = 1 + u2 − 2u
dx
du dx
⇒ 2
= (si u 6= 1)
1 + u − 2u x
du dx
⇒ 2
=
(1 − u ) x
du dx
Z Z
⇒ 2
=
(1 − u ) x
1
⇒ = ln | x | + c
1−u
et donc
1
u = 1−
ln | x | + c
et on revient à y
x
y = xu ⇒ y = x −
ln | x | + c
Une équation différentielle du premier ordre est dite linéaire si elle est
de la forme
a( x )y0 + b( x )y = c( x ) (1.4)
a( x )y0 + b( x )y = 0
1.2. Equations différentielles du premier ordre 5
y0 b( x ) dy b( x )
= − ⇒ =− dx si y 6= 0
y a( x ) y a( x )
dy b( x )
Z Z
⇒ = − dx
y a( x )
⇒ ln |y| = − A( x ) + c
y0 = Ke− A(x) , K ∈ R
Proposition 1.1 La solution générale y de l’EASM est égale à la solution générale y0 de l’ESSM
additionnée à une solution particulière y∗ de l’EASM.
y0 = Ke− A(x)
on pose
y∗ = K ( x ) e− A( x )
et par suite
b ( x ) − A( x )
y0∗ = K 0 ( x ) e− A(x) − K ( x ) e
a( x )
alors
a( x )y0∗ + b( x )y∗ = c( x )
implique que
0 − A( x ) b ( x ) − A( x )
a( x ) K ( x ) e − K (x) e + b ( x ) K ( x ) e− A( x ) = c ( x )
a( x )
ce qui donne
a ( x ) K 0 ( x ) e− A( x ) = c ( x )
6 Chapitre 1. Prologue : résolution explicite de certaines équations différentielles
et donc
c( x )
K0 (x) =
a ( x )e− A( x )
soit encore
c( x )
Z
K (x) = dx
a ( x ) e− A( x )
et donc la solution générale de l’EASM (1.4) est donnée par
y = y0 + y ∗
Deuxième méthode
C’est la méthode du facteur intégrant, elle consiste à mettre le terme
a( x )y0 + b( x )y sous la forme d’une dérivée d’un produit. En effet (1.4)
donne
b( x ) c( x )
a( x )y0 + b( x )y = c( x ) ⇔ y0 + y=
a( x ) a( x )
R b( x )
dx
on multiplie les deux membres de la dernière équation par e a( x ) ce qui
donne
R b( x )
dx b( x ) R b( x )
dx c( x ) R b( x )
dx
e a( x ) y0 + e a( x ) y= e a( x )
a( x ) a( x )
et ainsi 0
R b( x )
dx c( x ) R b( x )
dx
e a( x ) y = e a( x )
a( x )
si
c( x ) R b( x )
Z
dx
F(x) = e a( x ) dx
a( x )
alors
R b( x )
dx
e a( x ) y = F(x) + K
et par suite
F(x) + K
y= R b( x )
dx
e a( x )
on considère l’ESSM
y0 2x
x2 y0 + 2xy = 0⇒ =− 2
y x
dy 2x
⇒ = − 2 dx
y x
⇒ ln |y| = −lnx2 + c
K
⇒ y = 2, K ∈ R
x
K
y0 = , K∈R
x2
K (x)
y∗ =
x2
et par suite
K 0 ( x ) x2 − 2xK ( x )
y0∗ =
x4
x2 y0 + 2xy = e x
et on obtient
K 0 ( x ) x2 − 2xK ( x ) K (x)
x2 4
+ 2x 2 = e x
x x
ce qui donne
K0 (x) = ex
et donc
K(x) = ex
et
ex
y∗ =
x2
y = y0 + y ∗
8 Chapitre 1. Prologue : résolution explicite de certaines équations différentielles
soit
K ex
y = +
x2 x2
K + ex
y = , K∈R
x2
0
x2 y0 + 2xy = e x ⇔ x2 y = ex
⇔ x2 y = e x + K
K + ex
⇔ y= , K∈R
x2
y0 y
a( x )y0 + b( x )y + c( x )yα = 0 ⇒ a( x ) + b( x ) α + c( x ) = 0
y α y
⇒ a ( x ) y 0 y − α + b ( x ) y 1− α + c ( x ) = 0
on pose alors
u = y 1− α
et par suite
u 0 = (1 − α ) y 0 y − α
1.2. Equations différentielles du premier ordre 9
a( x ) 0
u + b( x )u + c( x ) = 0
( − α)
1
et cette dernière équation est une équation linéaire que l’on sait résoudre.
y = y∗ + u
a ( x ) y 0 + b ( x ) y + c ( x ) y2 = d ( x ) ⇒ a ( x ) ( y ∗ + u ) 0 + b ( x ) ( y ∗ + u ) + c ( x ) ( y ∗ + u )2 = d ( x )
Proposition 1.2 La solution générale y de l’EASM (1.7) est égale à la solution générale y0 de
l’ESSM (RfESSM) additionnée à une solution particulière y∗ de l’EASM (1.7).
y0 = C1 er1 x + C2 er2 x
où C1 , C2 ∈ R
2ème cas : ∆ = b2 − 4ac = 0
1.3. Equations différentielles du deuxième ordre linéaires à coefficients constants 11
−b
r1 = r1 = r =
2a
y0 = (C1 + C2 x ) erx
où C1 , C2 ∈ R
3ème cas : ∆ = b2 − 4ac < 0
Dans ce cas l’équation caractéristique possède deux racines complexes
conjuguées
r1 = α + iβ et r2 = α − iβ
où C1 , C2 ∈ R
r2 + r + 1 = 0
∆ = −3 < 0
√ √ !
3 3 1
y0 = C1 sin x + C2 cos x e− 2 x
2 2
où C1 , C2 ∈ R
12 Chapitre 1. Prologue : résolution explicite de certaines équations différentielles
y0 = C1 y1 + C2 y2
on pose
y∗ = C1 ( x ) y1 + C2 ( x ) y2
y00 + y = 0
r2 + 1 = 0 ⇒ r = ±i
y0 = C1 sinx + C2 cosx
ce qui donne
C10 = 1
C 0 = − sinx
2 cosx
et par suite
C1 = x
C = ln |cosx |
2
et donc
y∗ = xsinx + (ln |cosx |) cosx
y = y0 + y ∗
où C1 , C2 ∈ R
1.4 Exercices
Exercice 1.1 Trouver les équations différentielles qui ont pour solution les fonctions suivantes :
1. f ( x ) = ax, a ∈ R.
2. f ( x ) = ae x , a ∈ R.
ex
3. f ( x ) = .
1 + ex
Solution
1. y0 sin( x ) = y cos( x ).
2. y2 + ( x + 1) y0 = 0.
3. xy0 − ay = 0 a ∈ R∗ .
4. y0 = 2x 1 − y2 .
p
5. y0 − xe−y = 0.
6. y = ln (y0 ).
Solution
1. xy0 = x − y.
2. xy2 y0 = x3 + y3 .
3. x − y + xy0 = 0.
Solution
Exercice 1.4 Résoudre par deux méthodes les équations différentielles suivantes
1. y0 + y = x.
e + e− x e − e− x
x x
1
2. y0 + y= .
2 2 1 + x2
3. xy0 − y = x2 .
Solution
1. xy0 + y = y2 ln( x ).
1.4. Exercices 15
2. x3 y0 + y2 + yx2 + 2x4 = 0.
3. x2 + 1 y0 = y2 − 1.
Solution
1. y00 + y = ( x + 1).
3. y00 + 5y0 + 6y = x2 + 1 .
Solution
16 Chapitre 1. Prologue : résolution explicite de certaines équations différentielles
1.5 Solutions
Solution 1.1 1.1 Pour trouver les équations différentielles qui ont pour solution les fonctions
y = f ( x ) suivantes : on utilise la dérivation, plus précisement
1
1. f ( x ) = ax, a ∈ R en dérivant on obtient, y0 = a donc y0 = y où
x
xy0 = y.
dy cos( x ) dy cos( x )
Z Z
= dx ⇒ = dx ⇒ ln |y| = ln | sin( x )| + c
y sin( x ) y sin( x )
y = K sin( x ) K ∈ R.
2.
y0 1
y2 = − ( x + 1) y 0 ⇒ = , y 6= 0
y2 x+1
(On remarque que y = 0 est une solution qu’il ne faudra pas oublier, d’un
autre côté, bien que l’on ait divisé par ( x + 1) il n’est pas nécessaire de dire
x 6= −1, car x = −1 est un point singulier dans l’équation de départ. Pour
faire simple ; on ne se soucie que de la fonction inconnue y)
1.5. Solutions 17
dy
On pose à présent y0 = , ce qui donne
dx
−dy 1 −dy 1
Z Z
= dx ⇒ = dx
y2 x+1 y2 x+1
1 1
⇒ = ln | x + 1| + c ⇒ y = .
y ln | x + 1| + c
3.
xy0 = ay a ∈ R∗ .
y = K|x|a K ∈ R.
4.
q
y0 = 2x 1 − y2
si y 6= ±1 alors
y0 dy
q
0
y = 2x 1 − y2 ⇒ p = 2x ⇒ p = 2xdx
1 − y2 1 − y2
dy
Z Z
⇒ p = 2xdx ⇒ arcsin(y) = x2 + c ⇒ y = sin( x2 + c).
1 − y2
Sans oublier que y = ±1 sont aussi des solutions.
5.
y0 − xe−y = 0
y0 − xe−y = 0 ⇒ y0 = xe−y ⇒ y0 ey = x
x2
Z Z
y y
⇒ e dy = xdx ⇒ e dy = xdx ⇒ ey = +c
2
x2
⇒ y = ln | + c |.
2
Z Z
−y
⇒ e dy = dx ⇒ e−y = − x + c ⇒ −y = ln(c − x )
1
⇒ y = ln( ) c ∈ R.
c−x
18 Chapitre 1. Prologue : résolution explicite de certaines équations différentielles
Solution 1.3 1.3 Les équations présentées dans cet exercice sont des équations homogènes, donc
y
de la forme y0 = f ( ), pour les résoudre la procédure consiste à poser le change-
x
y
ment de fonction u = , et ainsi se ramèner à une équation à variables séparables.
x
y y
1. xy0 = x − y ⇒ y0 = 1 − on pose (u = , y = ux donc y0 = u + xu0 )
x x
0 u0 1 1
⇒ u + xu = 1 − 2u ⇒ = (u 6= ), (on remarque que si
1 − 2u x 2
1 1
u = ⇒ y = x qui est bien une solution )
2 2
R u0 R 1 R du R 1
⇒ = ⇒ = dx
1 − 2u x 1 − 2u x
1 1
⇒ − ln |1 − 2u| = ln | x | + c ⇒ ln |1 − 2u| = ln( 2 ) + c0
2 x
k K
⇒ |1 − 2u| = 2 , (k = ec > 0) ⇒ (1 − 2u) = 2 , K = ±k, K ∈ R∗
x x
1 K
⇒ u = (1 − 2 )
2 x
1 K
comme y = ux ⇒ y = x (1 − 2 ) K ∈ R∗ ;
2 x
1
or y = x est aussi une solution, donc en définitive
2
1 K
y= x (1 − 2 ) K ∈ R.
2 x
x2 y y
2. xy2 y0 = x3 + y3 ⇒ y0 = 2
+ , on pose U = alors y0 = U 0 x + U en
y x x
remplaçant dans l’équation, on obtient
1 1 dx
U0 x + U = + U ⇒ U 0 U 2 = ⇒ U 2 dU =
U2 x x
dx 1
Z Z
2
⇒ U dU = ⇒ U 3 = ln | x | + c ⇒ U 3 = ln | x |3 + k
x 3
1 1
⇒ U = (ln | x |3 + k) 3 =⇒ y = x (ln | x |3 + k) 3 , k∈R
y
3. x − y + xy0 = 0 ⇒ xy0 = − 1.
y x
On pose U = alors y0 = U 0 x + U en remplaçant dans l’équation, on
x
obtient
1 dx
Z Z
U0 x + U = U − 1 ⇒ U0 = − ⇒ dU = −
x x
⇒ U = − ln | x | + c ⇒ y = x (− ln | x | + c), c ∈ R.
1.5. Solutions 19
e x + e− x e x − e− x e x + e− x 0
0 1
y + y= y = ,
2 2 2 1 + x2
e + e− x 0
Z x
1
Z
y dx = dx,
2 1 + x2
soit encore
e x + e− x arctan( x ) + K
y = arctan( x ) + K ⇒ y = 2 , K ∈ R.
2 e x + e− x
xy0 − y = x2
1ère Méthode :Equation Sans Second Membre ensuite Equation Avec Second
Membre ; en utilisant la méthode de la variation de la constante.
2ème Méthode : Il suffit de remarquer que
1 0 1 1 1
xy0 − y = x2 ⇒ y − 2 y = 1 ⇒ ( y)0 = 1 ⇒ y = x + K.
x x x x
Donc
y = x2 + Kx, K ∈ R.
y0 1
xy0 + y = y2 ln( x ) ⇒ x 2
+ − ln( x ) = 0,
y y
on pose alors
u = y −1
et par suite
u = − y 0 y −2 ,
20 Chapitre 1. Prologue : résolution explicite de certaines équations différentielles
− xu0 + u − ln( x ) = 0,
et cette dernière équation est une équation linéaire que l’on sait résoudre. On
résout l’équation sans second membre − xu0 + u = 0
u0 1
− xu0 + u = 0 ⇒ xu0 = u ⇒ =
u x
du dx
Z Z
⇒ =
u x
⇒ ln |u| = ln | x | + c ⇒ u0 = Kx, K ∈ R,
u∗ = ln( x ) + 1
u = u∗ + u0 = Kx + ln( x ) + 1 K ∈ R,
1
y= K ∈ R.
Kx + ln( x ) + 1
x3 y0 + yx2 + y2 = −2x4 ⇒ x3 u0 − x2 u + u2 = 0,
1.5. Solutions 21
et cette dernière équation est une équation de Bernoulli en u, équation que l’on
sait résoudre, u = 0 est une solution et :
x3 u0 u−2 − x2 u−1 + 1 = 0,
− x3 w0 − x2 w + 1 = 0,
et cette équation est une équation linéaire, on résout l’équation sans second
membre
w0 1
− x3 w0 − x2 w = 0 ⇒ =−
w x
dw dx
Z Z
⇒ =−
w x
K
⇒ ln |w| = − ln | x | + c ⇒ w0 ( x ) = , K ∈ R,
x
K0 K K −1
− x3 ( − 2 ) − x 2 + 1 = 0 ⇒ K 0 ( x ) = x −2 ⇒ K ( x ) = ,
x x x x
K(x) −1
alors w∗ ( x ) = = 2 , donc la solution générale de l’équation sans second
x x
membre est donnée par
K −1 Kx − 1
w ( x ) = w0 ( x ) + w ∗ ( x ) = + 2 = ,
x x x2
x2 x2 (2 − Kx )
y = y∗ + u = − x2 + u = − x2 + = .
Kx − 1 Kx − 1
3.
x 2 + 1 y 0 = y2 − 1
22 Chapitre 1. Prologue : résolution explicite de certaines équations différentielles
y0 1
x 2 + 1 y 0 = y2 − 1 ⇒
2
= 2
y −1 x +1
dy dx
⇒ = 2 ,
y2−1 x +1
or
1 1 1 1
= [ − ],
y2 − 1 2 y−1 y+1
alors
dy dx 1 dy dy dx
= 2 ⇒ [ − ]=2 2
y2 −1 x +1 2 y−1 y+1 x +1
dy dy dx
Z Z
[ − ]=2
y−1 y+1 x2+1
y−1
⇒ ln |y − 1| − ln |y + 1| = 2 arctan( x ) + c ⇒ ln | | = 2 arctan( x ) + c
y+1
y−1
⇒| | = e(2 arctan(x)+c) = Ke(2 arctan(x))
y+1
1 + Ke(2 arctan(x))
⇒y=
1 − Ke(2 arctan(x))
avec K > 0.
Cet exercice est consacré aux équations différentielles du deuxième ordre, linéaires
à coefficients constants.y00 + y = ( x + 1)
ESSM : y00 + y = 0, l’équation caractéristique associée
r2 + 1 = 0 ⇒ r = ±i.
r2 + 2r + 1 = 0 ⇒ r1 = r2 = −1.
y0 = ( c1 + c2 x ) e − x ( c1 , c2 ∈ R).
y00 + 5y0 + 6y = x2 + 1
r2 + 5r + 6 = 0 ⇒ r1 = −3, r2 = −2.
1 2 5 37
En observant que y∗ = x − x+ est une solution particulière de
6 18 108
l’EASM, on a
1 5 37
y = y0 + y∗ ⇒ y = c1 e−3x + c2 e−2x + x2 − x + , ( c1 , c2 ∈ R).
6 18 108
3.
2.
1.
Equations différentielles
ordinaires
2
Approche Calculatoire
Soit l’équation
dx .
= x 0 (t) = x (t) = f ( x, t) (2.1)
dt
Remarque 2.1 – Comme on le verra plus bas, ceci est une version du théorème de Cauchy-
Lipschitz certes plus "exigeante" mais plus simple à appliquer.
– Si la fonction f est moins régulière il peut y avoir existence mais non unicité
– Si f ne dépned pas de t l’équation (2.1) est dite autonome, et dans ce cas la
date initiale t0 à laquelle la condition initiale est prise n’a aucune importance.
25
26 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
Définition 2.1 On appelle isocline de pente k ∈ Z l’ensemble des points (t, x ) du plan où la
trajectoire (solution) admet une tangente de pente égale à k, en d’autres termes
x 0 (t) = f ( x, t) = k
dx .
= x 0 (t) = x (t) = f ( x ) (2.2)
dt
Commençons par observer que si x (t) est solution de (2.2), alors y(t) =
x (t + T ) est aussi solution de (2.2) (pour s’en convaincre il suffit de rempla-
cer dans l’équation). Donc toutes les solutions des équations autonomes
se déduisent les unes des autres par translation le long de l’axe du temps.
Définition 2.2 On appelle point d’équilibre de l’équation (2.2) ; toute solution constante x (t) =
x ∗ . On aura donc
x ∗0 = f ( x ∗ ) = 0.
u0 ≈ f 0 ( x ∗ )( x − x ∗ )
≈ f 0 ( x ∗ )u
u0 = λ∗ u.
f 0 (−3) = 4 > 0,
f 0 (−2) = −3 < 0,
f 0 (1) = 12 > 0,
Portrait de phase
X 0 = Φ ( X ),
Définition 2.3 Soit A une matrice carrée donnée, l’exponentielle de A notée exp( A) ou plus
simplement e A est définié par
+∞
Ak
exp( A) = e A := ∑ k!
k =0
Propriétés :
– Si A et B sont deux matrices qui commutent ( AB = BA ) alors
e A+ B = e A .e B .
– Si B est une matrice semblable à A alors e B est aussi une matrice
semblable à e A ; c’est à dire qu’il existe une matrice carrée inversible P
telle que e B = P−1 BP.
d
etA = AetA =
– Pour tout réel t, nous avons la règle de dérivation dt
etA A.
λ1 0 e λ1 t 0
– Si A = alors etA =
λ2 0 0 e λ2 t
λ 1 e λt teλt
– Si A = alors etA =
0 λ 0 eλt
2.3. Systèmes d’équations dans R2 (Systèmes planaires) 31
α −β cos βt − sin βt
– Si A = alors etA = eαt
β α sin βt cos βt
– Toute
matrice2x2 peut être réduite (est semblable) àl’une des
ma-
λ1 0 λ 1
trices (avec λ1 pouvant être égal à λ2 ) , , ou
0 λ2 0 λ
α −β
.
β α
X 0 = AX
d
X0 = X
dt
d tA
= e X (0)
dt
d tA
= e X (0)
dt
= AetA X (0)
= AX
Remarque 2.2 La condition d’inversibilité de la matrice A n’est pas restrictive, en réalité elle
assure l’existence de l’unique point d’équilibre (0, 0), et comme on le verra plus
bas la linéarisation se fera toujours autour d’un unique point d’équilibre.
32 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
Il n’est pas toujours évident de calculer l’exponentielle d’une matrice, nous allons
donc essayer de nous ramener (par diagonalisation, triangularisation,...)
à une
0 1
matrice "simple". En utilisant la matrice de passage P = , P −1 =
1 1
−1 1
alors
1 0
3 − 1
P−1 AP = B =
1 3
cos t − sin t
etB = e3t
sin t cos t
et par suite
0 1 −1 1
etA = etB
1 1 1 0
cos t − sin t sin t
= e3t
−2 sin t cos t + sin t
Soit le système
X 0 = AX
2.3. Systèmes d’équations dans R2 (Systèmes planaires) 33
a11 a12
avec A = donc notre système s’écrit dans ce cas
a21 a22
x0 = a x + a y
11 12
(2.7)
y0 = a x + a y
21 22
en posant le changement
Y = P −1 X
donc
X = PY
on aura
X 0 = PY 0 = AX = APY
soit encore
Y 0 = P−1 APY
en posant
Y = (w, z)
Le point d’équilibre (0, 0) est appelé dans ce cas de figure noeud in-
stable.
le champ de vecteur est donné par
En observant que
z = z (0 ) e λ2 t
λλ2
= z (0 ) e λ1 t 1
λλ2
w 1
= z (0)
w (0)
Le point d’équilibre (0, 0) est appelé dans ce cas de figure nœud stable.
on a alors le portrait de phase
36 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
Le point d’équilibre (0, 0) est appelé dans ce cas de figure point selle.
on a alors le portrait de phase
2.3. Systèmes d’équations dans R2 (Systèmes planaires) 37
Si A est diagonalisable
λ 0
P−1 AP = B =
0 λ
en posant
Y = P −1 X
et
Y = (w, z)
on obtient alors
w0 = λw
z0 = λz
soit encore
w = w(0)eλt
z = z(0)eλt
et donc
z(0) λt
z= e
w (0)
– Si λ > 0 alors
lim w(t) = lim z(t) = +∞
t→+∞ t→+∞
Le point d’équilibre (0, 0) est appelé dans ce cas de figure étoile in-
stable.
On a alors le portrait de phase suivant
38 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
– Si λ < 0 alors
lim w(t) = lim z(t) = 0
t→+∞ t→+∞
Le point d’équilibre (0, 0) est appelé dans ce cas de figure étoile stable.
On a alors le portrait de phase suivant
2.3. Systèmes d’équations dans R2 (Systèmes planaires) 39
Remarque 2.3 Le cas λ = 0 ne peut pas avoir lieu, car ona a supposée que la matrice A est
inversible.
en posant
Y = P −1 X
et
Y = (w, z)
on obtient alors
w0 = λw + z
z0 = λz
soit encore
w = (w(0) + z(0))eλt
z = z(0)eλt
– Si λ > 0 alors
lim w(t) = lim z(t) = +∞
t→+∞ t→+∞
Le point d’équilibre (0, 0) est appelé dans ce cas de figure nœud dé-
généré instable.
On a alors le portrait de phase suivant
40 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
– Si λ < 0 alors
lim w(t) = lim z(t) = 0
t→+∞ t→+∞
Le point d’équilibre (0, 0) est appelé dans ce cas de figure nœud dé-
généré stable.
On a alors le portrait de phase suivant
2.3. Systèmes d’équations dans R2 (Systèmes planaires) 41
guées λ1 = α + iβ et λ2 = α − iβ
α −β
P−1 AP = B =
β α
en posant
Y = P −1 X
et
Y = (w, z)
on obtient alors
w0 = αw − βz
z0 = βw + αw
w = r cos θ
z = r sin θ
pour obtenir
r 0 = αr
θ0 = β
donc
r = r (0)eαt
θ = βt + θ (0)
– Si α > 0 et β > 0
Le point d’équilibre (0, 0) est appelé dans ce cas de figure foyer in-
stable.
On a alors le portrait de phase suivant représentant une spirale répul-
sive
42 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
– Si α = 0 et β > 0
Le point d’équilibre (0, 0) est appelé dans ce cas centre (point neutra-
lement stable).
On a alors le portrait de phase suivant représentant des cercles
2.3. Systèmes d’équations dans R2 (Systèmes planaires) 43
– Si α < 0 et β > 0
Le point d’équilibre (0, 0) est appelé dans ce cas de figure foyer stable.
On a alors le portrait de phase suivant
Trace et déterminant
Reprenons le système
X 0 = AX
44 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
a11 a12
avec A = , trouver les valeurs propres associées à cette
a21 a22
matrice revient à étudier les zéros du polynôme
a11 − λ a12
det ( A − λI ) =
a21 a22 − λ
= ( a11 − λ) ( a22 − λ) − a12 a21
det( A) = λ2
et
tr ( A) = 2λ
X 0 = Φ ( X ),
soit encore
∂f ∂f
u0 ∗ ∗
∂x ( x , y )
∗ ∗
∂y ( x , y ) u
≈
v0 ∗ ∗ ∗ ∗
∂g ∂g
∂x ( x , y ) ∂y ( x , y ) v
la matrice
∂f ∗ ∗ ∂f ∗ ∗
∂x ( x , y ) ∂y ( x , y )
∂g ∗ ∗ ∂g ∗ ∗
∂x ( x , y ) ∂y ( x , y )
Définition 2.4 Deux systèmes différentiels sont dit équivalents (ou topologiqument équiva-
lents) si il existe un homéomorphisme (application continue bijective d’in-
verse continue) qui envoie les trajectoires solutions du premier vers celles
du second tout en préservant leur orientation lorsque t évolue. En d’autres
termes deux systèmes sont équivalents s’ils ont le même nombre de points
d’équilibre de même nature et disposés dans le même ordre lorsqu’on fait
varier t.
x 0 = f ( x, y) = x (1 − x ) − xy
2
(2.9)
0
y = g( x, y) = xy − y
donc
−1 −2
J (2, 0) =
0 1
on remarque que
det J (2, 0) = −1 6= 0
Remarque 2.5 – Cette méthode de procéder peut paraitre de prime abord fastidieuse, mais
elle peut s’avérer très pratique dans certains cas.
– On aurait pu retrouver les résultats obtenus graphiquement dans cet
exemple, en faisant une linéarisation autour des points d’équilibre, nous
laissons au lecteur le soin de le faire.
2.3. Systèmes d’équations dans R2 (Systèmes planaires) 51
n
Ẋi = ∑ aij Xj ,
j =1
avec i ∈ [1, n], où A = [ aij ]1≤i≤n,1≤ j≤n est une matrice carrée de di-
mension n à coefficients constantes. Nous supposons que detA 6= 0,
ce qui implique que l’origine est l’unique équilibre. La matrice A ad-
met n valeurs propres qui sont solutions de l’équation caractéristique
det( A − λI ) = 0, cette dernière est un polynôme de degré n que nous
écrivons sous la forme suivante :
H1 = a1
a1 a3
H2 = ,
1 a2
a1 a3 a5
H3 = 1 a2 a4 ,
0 a1 a3
52 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
a1 a3 a5 . . .
1 a2 a4 . . .
0 a1 a3 . . .
Hk = ,
0 1 a2 . . .
. . . . . .
0 0 . . . ak
tel que k ∈ [1, n]. Dans le cas de dimension n, tous les a j avec j > n
sont pris égaux à zéros. Nous avons le résultat suivant :
L’équilibre est asymptotiquement stable ⇐⇒ ∀k ∈ [1, n], Hk > 0.
Dans le cas où n = 3, le polynôme caractéristique s’écrit sous la forme
suivante :
PA (λ) = λ3 + a1 λ2 + a2 λ + a3 = 0
H1 = a1
a1 a3
H2 = = a1 a2 − a3 ,
1 a2
a1 a3 0
H3 = 1 a2 0 = a1 a2 a3 − a23 = a3 H2 ,
0 a1 a3
a1 > 0
a1 a2 − a3 > 0
a >0
3
Exemple
Approche Théorique
x 0 = f (t, x )
(2.10)
x (t ) = x
0 0
∀(t, x ) ∈ et − α, et + α × B( xe, ε); k f (t, x ) − f (t, y)k ≤ L k x − yk
∂f
Remarque 2.6 – Dans la première partie nous avons exigé que f et ∂x soient continues,
ceci implique que f est localement lipschitzienne, c’est donc une condition
plus forte, mais elle est plus facile à vérifier, donc dans un exercice on
∂f
commencera toujours par essayer de montrer que f et ∂x sont continues,
et seulement si on n’y arrive pas, on démontrera que f est localement
liptschitzienne.
– Le cas non autonome x 0 = f (t, x ) peut
seramener
au casautonome en
t 1
considérant le problème augmenté dtd = ; c’est pour-
x f (t, x )
quoi on se limite souvent au cas autonome.
– Si l’on remplace la condition "localement lipschitzienne" par "globale-
2.4. Théorié générale 55
Zt Rt
− a(r )dr
u(t) ≤ b(t) + b(s) a(s)e s ds.
0
Remarque 2.7 – Il existe d’autres versions du lemme de Gronwall selon les conditions im-
posées, il existe même une version discrète de ce lemme en remplaçant
l’intégrale par une somme.
– Parmi les nombreuses conséquences du lemme de Gronwall, nous avons, si
f (t, x ) est une fonction sous linéaire sur R × Rn c’est à dire | f (t, x )| ≤
α | x | + β (pour α, β réels), alors la solution du problème de Cauchy associé
à f est globale.
alors
ZT
∀t ∈ [0, T ] , | x (t) − y(t)| ≤ e LT | x0 − y0 | + |ε(t)| dt .
0
Remarque 2.8 – Ce Lemme permet de dire que si deux problèmes de Cauchy ont deux se-
cond memebres "assez proches" l’un de l’autre alors les solutions des deux
problèmes resteront elles aussi "assez proches".
– En prenant ε(t) ≡ 0 dans le lemme précédent, on peut aboutir à la même
conclusion précédente mais par rapport aux conditions initiales. Deux pro-
blème de Cauchy avec des conditions initiales "assez proches" l’une de
l’autre auront des solutions "proches" l’une de l’autre.
– Le théorème de Cauchy-Lipscitz associé au lemme précédent permettent de
dire que le problème de Cauchy est bien posé (au sens de Hadamard), plus
précisemment nous avons l’existence, l’unicité et la dépendance continue
des solutions par rapport aux données du prooblème.
2.5 Equilibres
2.6 Exercices
Exercice 2.1 Sans les résoudre, donner l’allure des solutions des équations différentielles
suivantes :
1. x 0 = x3 − x
2. x 0 = x ln x
3. x 0 = x (1 − x )(2 − x )
Solution
dN
= N 0 = Ng( N )
dt
2. Etudier la stabilité des points d’équilibre non triviaux dans chacun des
cas suivants :
N
(a) g( N ) = r 1 − K (modèle logistique)
Tous les paramètres dans cet exercice sont supposés strictement positifs.
Solution
dN
= N 0 = rN 1 − N
Exercice 2.3 1. Soit l’équation dt K −E
dN
= N 0 = rN 1 − N
2. On considère à présent l’équation dt K − EN
58 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
(c) Vérifier que cette équation peut se mettre sous la forme d’une équa-
tion logistique (voir exercice précédent). Le résultats obtenus sont-
ils "cohérents"
Solution
Solution
Exercice 2.5 Faire l’étude (points d’équilibre, linéarisation, isoclines, nature des points
d’équilibre, allure du champ de vecteurs, esquisse du portrait de phase) des
systèmes non linéaies suivants
x 0 = y2 − x 2
1.
y0 = x − 1
x0 = − xy
2.
y0 = (1 + x )(1 − y)
Solution
Solution
Exercice 2.7 Soit une population structurée en deux classes d’âge, disons les juvéniles et les
adultes de densités respectives n1 et n2 obéissant aux équations
n0 = bn2 − vn
1 1
n0 = vn − dn
1 2 2
Solution
Exercice 2.8 On considère le système suivant faisant interagir deux populations entre elles :
x 0 = rx 1 − x − axy − Ex
K
(2.11)
y0 = sy(1 − y ) − bxy − Fy
M
Solution
Exercice 2.9 L’évolution d’une maladie infectieuse dans une population donnée est décrite
60 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
avec (S(0), I (0), R(0)) ∈ R3+ . Tous les paramètres sont supposés stricte-
ment positifs.
1- Montrer que la population totale N ( T ) = S( T ) + I ( T ) + R( T ) est
constante et utiliser cela pour éliminer l’équation de R et écrire le nouveau
modèle.
S I α γ
2- Effectuer les changements : s = , i = , t = βNT, a = ,b=
N N βN βN
µ
et c = dans le modèle (2.13) pour trouver le nouveau système normalisé.
βN
3- Trouver les points d’équilibre du système normalisé et étudier leur stabilité
locale.
4- Sous quelle(s) condition(s) sur les paramètres du modèle normalisé la ma-
ladie devrait-elle disparaître ?
Solution
analyser le second membre (lipscitzien, de classe C1 ...) dans chacun des cas
suivant :
1. f ( x ) = x2 + | x |
2. f ( x ) = x + sgn( x )
3. f ( x ) = sgn( x ) sin x
4. f ( x ) = − x + α sin x
Solution
2.6. Exercices 61
x (0) = 0
Solution
k1
k x (t)k ≤ k x0 k exp [k2 (t − t0 )] + (exp [k2 (t − t0 )] − 1) .
k2
Montrer que si f (t, s) ≤ g(t, s) pour tout (t, s) ∈ R × R alors x (t) ≤ y(t)
pour tout t ≥ t0 .
Solution
62 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
Exercices Supplémentaires
Exercice 2.15 Considérons deux populations se trouvant dans deux sites différents, de den-
sités respectives n1 et n2 régies par le système d’équations :
n0 = αn1 n2 − βn1 n2 + rn1 1 − n1
1 K1
n0 = βn n − αn n + rn 1 − n1
1 1 2 1 2 2 K2
Exercice 2.16 Une population de taille totale N, est confronté à une maladie contagieuse
(infectieuse), cette population est alors divisée en trois sous populations S les
susceptibles (à la maladie) I les infectés (par la maladie) et R les réfractaires
(à la maladie) le modèle suivant décrit l’évolution de la maladie
S0 = − βSI + γR
I 0 = βSI − νI
R0 = νI − γR
x1
2N + 1 − 2x1 + N ln( )=0
N
de la forme
| x (t)| ≤ F (t)
2.7 Solutions
1.
x0 = f (x)
= x3 − x
= x ( x − 1) ( x + 1)
f (x) = 0
En remarquant que
f 0 ( x ) = 3x2 − 1
on obtient
f 0 (−1) = 2 > 0
f 0 (0) = −1 < 0
66 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
f 0 (1) = 2 > 0
2.
x0 = f (x)
= x ln x
x1∗ = 0, x2∗ = 1
En traçant le graphe de f ( x ) = x ln x
Ce qui permet de déduire que x1∗ = 0 est stable et x2∗ = 1 est instable
2.7. Solutions 67
3.
x0 = f (x)
= x (1 − x )(2 − x )
Ce qui permet de déduire que x1∗ = 0 est instable, x2∗ = 1 est stable et
que x3∗ = 2 est instable
4.
x0 = f (x)
= sin( x )cos( x )
∗ ∗
x1k = kπ, x2k = π/2 + kπ
dN
= N 0 = Ng( N ) (2.15)
dt
sens. Le point d’équilibre nul est appelé trivial (ce point représente l’extinc-
tion, la disparition de la population étudiée).
N ∗ g( N ∗ ) = 0
( N ∗ g( N ∗ ))0 = N ∗ g0 ( N ∗ )
g0 ( N ∗ ) < 0.
N
2. (a) g( N ) = r 1 − K (modèle logistique aussi appelé modèle de Ve-
rhulst) tous les paramètres de l’équation sont suposés strictement
positif.
dN
= Ng( N )
dt
N
= Nr 1 − .
K
donc
r
g0 ( N2∗ ) = − <0
K
qui est une équation à variables séparée, qui peut être réécrite
!
1
1
+ K N
dN = rdt
N 1− K
N N0
ln N − ln N0 − ln(1 − ) + ln(1 − ) = r ( t − t0 )
K K
ou encore
! !
N N0
ln − ln = r ( t − t0 )
1− N
K 1− N0
K
N0
en prenant (pour simplifier) t0 = 0 et C = 1 − K on obtient
!
N
ln − ln (C ) = rt
1− N
K
donc !
N
ln N
= rt
C 1− K
72 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
et par suite
N
N
= ert
C 1− K
il s’ensuit que
1
N 1 + Cert = Cert
K
d’où
Cert KCert
N= =
1 + K1 Cert K + Cert
dN
= Ng( N )
dt
= − Nk ln N.
− Nk ln N = 0 ⇒ N = 0 ou N = 1
donc
k
g0 ( N2∗ ) = − = −k < 0
N2∗
N 0 = − Nk ln N
est une équation à variables séparable qui peut être explicitement réso-
lue
dN dN
= − Nk ln N ⇒ = −kdt
dt N ln N
74 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
ln(ln N ) = C − kt
donc
ln N = e(C−kt)
N = exp(e(C−kt) )
r
4. g( N ) = (modèle de Beverton Holt)
α+N
dN
= Ng( N )
dt
rN
=
α+N
rNk−1
Nk = k ∈ N∗
α + Nk−1
dN
= Ng( N )
dt
= rNe− βN
dN
= Ng( N )
dt
= rN
r > 0, modèle certes simple, mais intéressant (il a même donné lieu à une
doctrine politique le malthusianisme), nous laissons le soin au lecteur de le
traiter. Ce modèle précurseur, fut à l’origine du modèle logistique, en effet
contrairement à ce dernier le modèle de Malthus suppose que la population
peut croitre sans limite, mais en réalité ce n’est pas le cas une populations est
généralement limitée par l’espace ou par les ressources ; d’où l’introduction
de la notion de capacité limite.
1. considérons l’équation
dN 0 N
= N = rN 1 − −E (2.16)
dt K
N
(a) On reconnait la partie rN 1 − K qui représente l’équation lo-
gistique (évolution d’une population avec capacité limite K ) à la-
quelle on retranche E, donc le terme (− E) représente un prélève-
ment constant de la population, on dit que l’on est devant une po-
pulation exploitée (par la pêche ou par la chasse par exemple).
soit encore
r
− N 2 + rN − E = 0
K
r
∆ = r2 − 4 E
K
4
= r r− E
K
2.7. Solutions 77
ces deux points d’équilibre sont positifs (ils ont donc une significa-
tion biologique) avec 0 < N2∗ < N1∗ .
N N2∗ N1∗
N
rN 1 − K −E − 0 + 0 −
2ème Cas : ∆ = 0.
rK
Ce cas correspond à r − K4 E = 0 soit encore E =
4 . Dans ce cas
nous avons un unique point d’équilibre (les deux points d’équilibre
dans le cas précédent se confondent en un seul) N1∗ = N2∗ = N ∗ =
K
2
N N∗
N
rN 1 − K −E − − 0 − −
dN
= N0 < 0
dt
(b) Les points d’équilibre sont donnés par les solution de l’équation
N rN
rN 1 − − EN = N r − −E
K K
= 0
80 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
r−E
N1∗ = 0 et N2∗ = K
r
r−E
pour que l’équilibre non trivial N2∗ = r K ait un sens (n’oublions
pas qu’il s’agit d’une population) il est nécessaire d’avoir N2∗ > 0,
soit encore r > E.
N N1∗ N2∗
N
rN 1 − K − EN − 0 + 0 −
r−E
Clairement N1∗ = 0 est instable et N2∗ = r K est stable.
−2 7
essayons de réduire la matrice A = afin de la ramener à
2 3
l’une des formes canoniques vues en cours, pour cela calculons ses valeurs
propres, qui sont solutions de l’équation
det( A − λI ) = 0,
soit encore
−2 − λ 7
= 0,
2 3−λ
donc
λ2 − λ − 20 = 0
λ1 = −4 et λ2 = 5.
On peut dire que (0, 0) est un point selle (aussi appelé parfois point col).
Cherchons les vecteurs propres associés
Av1 = λ1 v1
de là on trouve
1
v1 = a
−2
7
Av2 = λ2 v2
donc
−2 7 a a
= 5
2 3 b b
et de là on trouve
1
v2 = b
1
on aura ainsi
−4 0
P−1 AP =
0 5
en posant le changement
Y = P −1 X
donc
X = PY
on aura
X 0 = PY 0 = AX = APY
soit encore
Y 0 = P−1 APY
en posant
Y = (w, z)
2.7. Solutions 83
et par suite
e−4t 0 w (0)
Y =
0 e5t z (0)
e−4t 0 x ( 0 )
Y = P −1
0 e 5t y (0)
et donc
X = PY
e−4t 0 x (0)
= P P −1
0 e5t y (0)
7 1 e−4t 0 1
9 − 19 x (0)
=
2 7
−2 1 0 e5t 9 9 y (0)
7 −4t
9e + 29 e5t 7 5t
9e − 79 e−4t x (0)
= ,.
2 5t
9e − 29 e−4t 2 −4t
9e + 97 e5t y (0)
x (0) 1
comme = dans cet exercice
y (0) 1
7 −4t
9e + 29 e5t 7 5t
9e − 79 e−4t 1
X =
2 5t 2 −4t 2 −4t 7 5t
9e − 9e 9e + 9e 1
x e5t
X = . = ,
y e5t
84 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
finalement
x = e5t
y = e5t
x0 = y
2. avec ( x0 , y0 ) = (1, −1), notre système est linéaire, il peut
y0 = − x
être écrit sous forme matricielle de la façon suivante
x0 0 1 x
=
y0 −1 0 y
ce système
est déjà
sous une des formes
canoniques,
en effet ici la matrice
0 1 α −β
A= est de la forme , on peut déjà dire que
−1 0 β α
le point d’équilibre (0, 0) correspond à un centre. On a
X = etA X (0)
soit
x cos t sin t 1
= .
y − sin t cos t −1
y = x0
donc
y0 = x 00
x 00 = − x
2.7. Solutions 85
ou encore
x 00 + x = 0
r2 + 1 = 0
donc
r = 0±i
x = C1 cos t + C2 sin t
de là on tire
y = x 0 = −C1 sin t + C2 cos t
X = etA X (0)
0 1 cos t − sin t 1 1 x ( 0 )
= e−t
1 −1 sin t cos t 1 0 y (0)
1. Considérons le système
x 0 = y2 − x2 = f ( x, y)
y0 = x − 1 = g( x, y)
x0 = 0
donc
y2 − x 2 = 0
soit
y = x ou y = − x
y0 = 0
donc
x−1 = 0
ou encore
x=1
Les points d’équilibre sont les points d’intersection des isoclines verticale
et horizontale, donc nous avons deux points d’équilibre (1, 1) et (1, −1).
2.7. Solutions 87
√
les valeurs propres de cette matrice sont : λ1 = 3 − 1 > 0, λ2 =
√
− 3 − 1 < 0. Ainsi (1, 1) est un point selle (point col).
−2 −2
J (1, −1) =
1 0
2. Considérons le système
x 0 = − xy = f ( x, y)
y0 = (1 + x )(1 − y) = g( x, y)
x0 = 0
88 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
donc
− xy = 0
soit
x = 0 ou y = 0
y0 = 0
donc
(1 + x )(1 − y) = 0
ou encore
x = −1 ou y = 1
Les points d’équilibre sont les points d’intersection des isoclines verti-
cale et horizontale, donc nous avons deux points d’équilibre (0, 1) et
(−1, 0).La matrice Jacobienne est donnée par
∂f ∂f
∂x ( x, y ) ∂y ( x, y )
J ( x, y) =
∂g ∂g
∂x ( x, y ) ∂y ( x, y )
−y −x
=
1 − y −x − 1
ou encore
r2 = x 2 + y2
tg(θ ) = y
x
2.7. Solutions 91
et par suite
2rr 0 = 2xx 0 + 2yy0
θ0 = y0 x − x 0 y
cos2 θ x2
ou encore
rr 0 = − xy + x2 r2 + yx + y2 r2
θ0 = x 2 + y2
cos2 θ x2
donc
rr 0 = x 2 + y2 r 2
θ0 = r2
cos2 θ x2
Remarque 2.12 – Lorsque la linéarisation autour d’un point d’équilibre aboutit à des centres ;
92 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
alors on ne peux rien conclure, comme on l’a vu dans cet exercice le point
d’équilibre peut être stable comme il peut être instable (comme il peut être un
centre).
– Deux systèmes qui ont une même partie linéaire n’ont pas nécessairement la
même dynamique.
Solution 2.7 2.7 Soit le modèle décrivant l’évolution d’une population structurée en deux
classes d’âge
n0 = bn2 − vn
1 1
n0 = vn − dn
2 1 2
tous les paramètres sont supposés strictement positifs b > 0, v > 0, et d > 0.
Le terme bn2 (terme positif) terme ajouté à n1 (sans pour autant être
retranché de l’équation de n2 ) et vn1 (avec le signe moins, terme négatif)
qui est retranché de la population n2 mais on retrouve ce terme ajouté à
la dynamique de n2 et pour finir le terme dn2 (avec le signe moins) qui
est retranché de de la dynamique de n2 et qu semble disparaitre.
2. Le modèle donnée est linéaire, il peut être écrit sous forme matricielle de
la façon suivante
n10 −v b n1
=
n20 v −d n2
2.7. Solutions 93
pour avoir un déterminant non nul (et donc (0, 0) comme unique équi-
libre) nous faisons l’hypothèse supplémentaire d 6= b.
−v b
tr = −v − d
v −d
comme tout les paramètres sont supposés strictement positifs, la trace est
toujours négative.
Solution 2.8 2.8 On considère le système suivant, qui représentent deux populations en inter-
action
x 0 = rx 1 − x − axy − Ex
K
y0 = sy(1 − y ) − bxy − Fy
M
x
1. On reconnait dans les deux equations la forme logistique de rx 1 − K
y
et sy(1 − M) (déjà traitée dans un exercice précédent) qui représentent
l’évolution intrinsèque de chaque populations x et y avec des capacités li-
mites respectives K et M. Les termes (− Ex ) et (− Fy) comme on l’a déjà
vu dans un exercice précédent, représentent un prélèvement dans chaque
94 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
Remarque 2.13 L’interaction entre deux populations peut prendre plusieurs formes nous
en citons trois (le plus répandues) :
x 0 = x f ( x ) − axy
y0 = xg(y) − bxy
rx K (r − E )
u = ⇔x= u
K (r − E ) r
sy M (s − F )
v = ⇔s=
M (s − F ) s
et par suite
h
i
u0 = r
x0 = r
(r − E) x 1 − K(rrx−E) − axy
K (r − E ) K (r − E )
h i
v0 = s 0 = s sy
M(s− F )
y M(s− F ) ( s − F ) y ( 1 − M(s− F )
) − bxy
donc
u0 = (r − E) u (1 − u) − a M(s− F) uv
s
v0 = (s − F ) v (1 − v) − b K(r−E) uv
r
en posant alors
M (s − F ) Mσ
ρ = (r − E) et α = a =a
s s
K (r − E ) Kρ
σ = (s − F ) et β = b =b
r r
ce qui donne
ρu (1 − u) − αuv = 0
σv(1 − v) − βuv = 0
σ (α − ρ) ρ ( β − σ)
(u∗ , v∗ ) = ,
αβ − ρσ αβ − ρσ
αβ − ρσ > 0
αβ − ρσ < 0
σ (α − ρ) > 0 ou σ (α − ρ) < 0
ρ ( β − σ) > 0
ρ ( β − σ) < 0
2.7. Solutions 97
et dans ce cas nous avons 4 points d’équilibre qui sont (0, 0) , (0, 1) ,
(1, 0) et (u∗ , v∗ ). Calculons la matrice jacobienne
−2ρu − αv + ρ −αu
J (u, v) =
− βv −2σv − βu + σ
donc
ρ 0
J (0, 0) =
0 σ
α>ρ
donc (0, 0) est un n ?ud instable dans les deux cas ou
β>σ
α<ρ
.
β<σ
ρ−α 0
J (0, 1) =
− β −σ
α>ρ
les valeurs propres sont (ρ − α) et (−σ) , donc dans le cas , le
β>σ
α<ρ
point (0, 1) est un nœud stable, et dans le cas .le point (0, 1)
β<σ
est un point selle.
−ρ −α
J (1, 0) =
0 σ−β
98 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
α>ρ
les valeurs propres sont (−ρ) et (σ − β) , donc dans le cas , le
β>σ
α<ρ
point (1, 0) est un nœud stable, et dans le cas .le point (1, 0)
β<σ
est un point selle.
−ρ σαβ(α−−ρσ
ρ)
−α σαβ(α−−ρσ
ρ)
J (u∗ , v∗ ) =
( β−σ) ( β−σ)
− β ραβ −ρσ −σ ραβ −ρσ
cliarement les calcul des valeurs semble fastidieux, comme nous l’avons
déjà fait dans un exercice précédent, nous allons nous contenter de la
trace et du déterminant de la matrice Jacobienne, pour déduire la nature
du point d’équilibre (u∗ , v∗ ). En effet
σ (α − ρ) ρ ( β − σ) σ (α − ρ) ρ ( β − σ)
det J (u∗ , v∗ ) = (ρσ − αβ) et trJ (u∗ , v∗ ) = −ρ −σ
αβ − ρσ αβ − ρσ αβ − ρσ αβ − ρσ
α>ρ α<ρ
dans tous les cas et nous avons toujours
β>σ β<σ
α>ρ
trJ (u∗ , v∗ ) < 0. Dans le cas det J (u∗ , v∗ ) < 0, (u∗ , v∗ ) est
β>σ
α<ρ
donc dans ce cas un point selle, et dans le cas det J (u∗ , v∗ )
β<σ
> 0 et par suite (u∗ , v∗ ) est un point stable dans ce cas.
N 0 ( T ) = S0 ( T ) + I 0 ( T ) + R0 ( T ) = 0,
ceci implique que N (t) = N = constante. Donc on peut déduire une classe,
par exemple R, à partir des deux autres, R = N − S − I et notre problème
initial devient
S0 ( T ) = γN − βS( T ) I ( T ) + (α − γ) I ( T ) − γS( T ),
(2.17)
I 0 ( T ) = βS( T ) I ( T ) − (µ + α) I ( T ).
2- Le changement de variable,
dS dS dt
=
dT dt dT
ds
= N βN,
dt
donc
ds 1
= 2
γN − βS( T ) I ( T ) + (α − γ) I ( T ) − γS( T ) ,
dt βN
1
= 2
γN − βsNiN + (α − γ)iN − γsN ,
βN
γ ( α − γ )i γs
= − si + − ,
βN βN βN
100 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
de la même manière on a
di α+µ
= si − i.
dt βN
α γ µ
En utilisant les notations a = ,b= et c = on trouve
βN βN βN
ds
= b − si + ( a − b)i − bs,
dt
(2.18)
di = si − ( a + c)i.
dt
3- Points d’équilibre,
Le système est donné comme suit
b − s∗ i∗ + ( a − b)i∗ − bs∗ = 0,
(2.19)
(s∗ − ( a + c))i∗ = 0.
i∗ (s∗ − a − c) = 0,
implique que i∗ = 0 ou s∗ = a + c.
Pour i∗ = 0 on trouve s∗ = 1. Donc (1, 0) est un point d’équilibre sans
maladie. D’autre part si i∗ 6= 0 alors s∗ = a + c et en remplaçant dans la
b(1 − ( a + c))
deuxième équation de (2.19) on trouve i∗ = . Le point endé-
b+c
mique (point d’équilibre où la maladie persiste), lorsqu’il existe, est alors donné
b(1 − ( a + c))
par (s∗ , i∗ ) = ( a + c, ).
b+c
Étude de la stabilité des points d’équilibre.
La matrice Jacobienne est
−i − b − s + ( a − b )
i s − ( a + c)
λ1 = −b et λ2 = 1 − ( a + c).
On conclut alors que (1, 0) est localement stable si ( a + c) > 1 et est instable
si ( a + c) < 1. Concernant le point endémique, la matrice Jacobienne associée
est
−i ∗ − b −c − b
J=
i∗ s∗ − ( a + c)
R0 = a + c.
| f 1 ( x ) − f 1 (y)| ≤ L1 | x − y| ,
| f 2 ( x ) − f 2 (y)| ≤ L2 | x − y| ,
102 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
| f 1 ( x )| ≤ k1 ,
| f 2 ( x )| ≤ k2 .
| f ( x ) − f (y)| = |( f 1 + f 2 ) ( x ) − ( f 1 + f 2 ) (y)|
= | f 1 ( x ) − f 1 (y) + f 2 ( x ) − f 2 (y)|
≤ | f 1 ( x ) − f 1 (y)| + | f 2 ( x ) − f 2 (y)|
≤ L1 | x − y | + L2 | x − y |
≤ ( L1 + L2 ) | x − y | .
| f ( x ) − f (y)| = |( f 1 f 2 ) ( x ) − ( f 1 f 2 ) (y)|
= | f 1 ( x ) f 2 ( x ) − f 1 (y) f 2 (y)|
≤ k 1 L2 | x − y | + k 2 L1 | x − y |
≤ ( k 1 L2 + k 2 L1 ) | x − y | .
Nous avons alors pour f = f 2 ◦ f 1 (en adaptant les voisinages de locale lipsch-
tiziannité à la composition f 2 est alors considérée dans un voisinage de f 1 ( x0 ))
| f ( x ) − f (y)| = |( f 2 ◦ f 1 ) ( x ) − ( f 2 ◦ f 1 ) (y)|
= | f 2 ( f 1 ( x )) − f 2 ( f 1 (y))|
≤ L2 | f 1 ( x ) − f 1 (y)|
≤ L2 L1 | x − y | .
f ( x ) − f (0) sin x
lim = lim+ =1
x → 0+ x−0 x →0 x
et
f ( x ) − f (0) − sin x
lim = lim+ = −1
x → 0− x−0 x →0 x
| f ( x ) − f (y)| ≤ | x − y|
x (0) = 0
p
1. La fonction f ( x ) = | x | n’est pas localement lipscitzienne au voisinage
de 0. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer que 0 est un point d’arrêt.
104 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
2. Si x > 0
√ dx
x 0 = 2 x ⇐⇒ √ = dt
2 x
donc
√
x = ( t − t0 )
ou encore
x = ( t − t0 )2
Si x < 0
Zt
0
x = f (t, x ) ⇒ x (t) = x0 + f (τ, x (τ ))dτ
t0
ainsi
Zt
k x (t)k ≤ k x0 k + k f (τ, x (τ ))k dτ
t0
Zt
k x (t)k ≤ k x0 k + (k1 + k2 k x (τ )k) dτ
t0
soit encore
Zt
k x (t)k ≤ k x0 k + k1 (t − t0 ) + k2 k x (τ )k dτ
t0
2.7. Solutions 105
Zt
k x (t)k ≤ k x0 k + k1 (t − t0 ) + (k x0 k + k1 (s − t0 )) k2 exp(k2 (t − s))ds,
t0
k1
k x (t)k ≤ k x0 k exp [k2 (t − t0 )] + (exp [k2 (t − t0 )] − 1) .
k2
Remarque 2.14 De façon délibérée, nous avons laissé le symbole de norme k.k en lieu et place de
la valeur absolue, car le même résultat reste valable si l’on remplace R. par Rn .
Comme k x (t)k est bornée par une valeur finie pour tout t fini, il ne peut y
avoir une explosion de la solution en un temps fini, la solution est globale.
Posons
z(t) = x (t) − y(t)
≤ L |z(t)|
Comme |z(t)| = sgn (z(t)) z(t) où sgn (z(t)) = +1, −1 ou 0 selon que z(t)
106 Chapitre 2. Equations différentielles ordinaires
Posons alors
Zt
w(t) = z(t) exp − L sgn (z(s)) ds
t0
alors
Zt
w0 (t) = exp − L sgn (z(s)) ds − Lsgn (z(t)) .z(t) + z0 (t)
t0
et par suite
w0 (t) ≤ 0
w ( t ) < w ( t0 ) ∀ t ≥ t0
et du fait que
w ( t0 ) = 0
donc
w ( t ) < 0 ∀ t ≥ t0
et par conséquent
z ( t ) < 0 ∀ t ≥ t0
soit encore
x ( t ) < y ( t ) ∀ t ≥ t0
Remarque 2.15 1. Ce type de résultat très utile, est appelé principe de comparaison (on le
retrouve aussi pour les équation au dérivées partielles elliptique ou parabo-
liques).
2.7. Solutions 107
2. On peut retrouver le même résultat avec les même hypothèse si lon considère
les problèmes
x 0 = f (t, x ) y0 = g(t, y)
et
x (t ) = α y(t ) = β
0 0
avec la condition α ≤ β.
Nous allons nous limiter dans ce chapitre aux systèmes planaires, mais
la plupart des résultats qui seront énoncés restent valable en dimensions
supérieures.
On dira que I est une intégrale première du système (3.1) si et seulement si elle
est constante le long des solutions du système (3.1). En d’autres termes
I : D ⊆ R2 −→ R
Définition 3.2 Si I est une fonction régulière, disons de classe C1 ( D ), alors elle sera une intégrale
première du système (3.1) si et seulement si pour toute solution ( x (t), y(t)) dans
D,
d
I ( x (t), y(t)) = 0
dt
109
110 Chapitre 3. Lyapunov, Poincaré, Bendixon et bien d’autres
soit encore
∂I ∂I
x0 + y0 =0
∂x ∂y
finalement
∂I ∂I
f ( x, y) + g( x, y) = 0.
∂x ∂y
Remarque 3.1 Si I est une intégrale première d’un système donné, alors pour toute constante C
et pour tout entier naturel n > 0 ; ( I + C ) , (CI ) , I n sont aussi des intégrales
premières.
Définition 3.3 Deux intégrales premières I1 et I2 d’un même système donné sont dites indépen-
dantes si et seulement si les deux vecteurs ∇ I1 et ∇ I2 sont linéairement indépen-
dants.
tous les paramètres sont supposés strictement positifs. Il s’agit d’un modèle sim-
plifié de proies-prédateurs (déjà introduit dans l’un des exercices du chapitre pré-
cédent). En effet x représente une population de proie qui pour dynamique in-
trinsèque x 0 = ax (équation de Malthus), le terme (−bxy) étant précédé du signe
moins est néfaste pour la population des proies (la rencontre entre x et y, conduit
à un prélèvement dans la population x, c’est le résultat de la prédation). y a pour
dynamique intrinsèque y0 = −cy (équation de Malthus) avec un taux de crois-
sance négatif, car pour bien évoluer la population de prédateurs à besoin de proies,
le terme (dyx ) étant précédé d’un signe plus est donc bénéfique aux prédateurs
(la rencontre entre entre x et y conduit à une augmentation de y, c’est le résultat
de la prédation).
Revenons à notre système, et faison le calcul formel suivant :
x0 x ( a − by)
=
y0 y(−c + dx )
x 0 (−c + dx ) y0 ( a − by)
=
x y
3.1. Intégrales premières 111
−c ln x + dx = a ln y − by + C
I ( x, y) = −c ln x + dx − a ln y + by = C
Remarque 3.2 Lorsque le portrait de phase présente des courbes fermées, comme c’est le cas ici,
cela signifie que les solutions sont périodiques, en effet lorsque le temps t évolue
on finit toujours par nous retrouver au même point au bout d’un certain temps T
(courbe fermée, donc "on tourne en rond").
Définition 3.4 Un système qui possède une intégrale première est dit conservatif. Ceci est dû
au fait que la quantité I ( x (t), y(t)) est conservée et égale à une même consatnte
lorsque t varie.
112 Chapitre 3. Lyapunov, Poincaré, Bendixon et bien d’autres
x (0) = x0 et y(0) = y0
On supposera que toutes les conditions sont réunies pour assurer l’exis-
tence et l’unicité (les hypothèses du Théorème de Cauchy-Lipschitz véri-
fiées par exemple), on fera aussi l’hypothèse supplémentaire (sans perte de
généralité) que notre système admet ( x ∗ , y∗ ) = (0, 0) comme point d’équi-
libre. Si tel n’est pas le cas, donc si ( x ∗ , y∗ ) 6= (0, 0) on pourra toujours
translater nos variables de la façon suivante :
( xe, ye) = ( x, y) − ( x ∗ , y∗ )
on obtiendra alors
xe0 = x 0 = f ( x, y) = f ( xe + x ∗ , ye + y∗ ) = fe( xe, ye)
ye0 = y0 = g( x, y) = g( xe + x ∗ , ye + y∗ ) = ge( xe, ye)
Définition 3.5 Soit D un ouvert de R2 contenant l’origine, une fonction réelle V de classe C1 ( D )
sera dite définie positive si :
1. V (0, 0) = 0
Remarque 3.3 1. Par définition même, toute fonction définie positive admet un minimum en
(0, 0).
2. Nous avons pris (0, 0) comme point d’équilibre, ce qui est toujours possible
par translation, mais la même définition et les mêmes conséquances qui
vont suivre restent valables si on conserve un point d’équilibre quelconque
( x ∗ , y∗ ) il suffira alors de remplacer (0, 0) dans tous les énoncés à suivre
par ( x ∗ , y∗ ) .
Définition 3.6 On appelle courbes de niveau associées à V ( x, y) les points ( x, y) du plan verifiant
V ( x, y) = α > 0. Le courbes de niveau sont obtenues en faisaint des coupes
horizontales de z = V ( x, y) dans l’espace en z = α. Par exemple en reprenant
le cas V ( x, y) = x2 + y2 représentée dans l’éspace alors les coupes horizontales
donnent les courbes de niveau qui sont des cercles concentriques.
114 Chapitre 3. Lyapunov, Poincaré, Bendixon et bien d’autres
d
1. Si dt V ( x, y ) ≤ 0 ∀( x, y) ∈ D r {(0, 0)} alors V est appelée fonction de
Lyapunov faible et le point (0, 0) est stable.
d
2. Si dt V ( x, y ) < 0 ∀( x, y) ∈ D r {(0, 0)} alors V est appelée fonction de
Lyapunov forte (ou stricte) et le point (0, 0) est asymptotiquement stable.
Pour faire simple, une fonction de Lyapunov est une fonction de classe
C1 définie positive et qui décroit (strictement) le long des trajectoires so-
lutions.
d ∂V dx ∂V dy
V ( x, y) ≤ 0⇔ . + . ≤0
dt ∂x dt ∂y dt
∂V ∂V
⇔ . f ( x, y) + .g( x, y) ≤ 0
∂x ∂y
D’un autre côté, par le théorème des valeurs intermédiaires ∃sn ∈ ]tn , tn+1 [
tel que
d
[V ( x (tn+1 ), y(tn+1 )) − V ( x (tn ), y(tn ))] = V ( x (sn ), y(sn )) (tn+1 − tn )
dt
d
[V ( x (tn+1 ), y(tn+1 )) − V ( x (tn ), y(tn ))] = V ( x (sn ), y(sn ))
dt
( x (sn ), y(sn )) étant dans un compact, on peut en extraire une sous suite
convergente ( x (rn ), y(rn )) donc par (3.2), on a
d d
0 = lim V ( x (rn ), y(rn )) = V ( x∞ , y∞ )
n→+∞ dt dt
.
116 Chapitre 3. Lyapunov, Poincaré, Bendixon et bien d’autres
au point (0, 0)
0 1
J ( x, y) =
−1 0
d
V ( x, y) = 2xx 0 + 2yy0
dt
= 2xy + 2y x − 6x2 y
= −12x2 y2
< 0 ∀( x, y) 6= (0, 0)
2. Soit le système
x0 = y
y0 = − sin x
au point (0, 0)
0 1
J ( x, y) =
−1 0
3.2. Stabilité au sens de Lyapunov 117
d
V ( x, y) = sin x.x 0 + yy0
dt
= y sin x − y sin x
= 0
≤ 0 ∀( x, y) 6= (0, 0)
Remarque 3.4 1. Il n’existe pas de technique générale pour trouver une fonction de Lyapu-
nov qui convient. A notre niveau on commencera par chercher une fonction
sous forme quadratique V ( x, y) = ax2 + 2bxy + cy2 en choisissant conve-
nablement les réels a, b et c.
2. V ( x, y) = 0 ∀( x, y) ∈ ∂Ω ∩ U.
3. V ( x, y) > 0 et d
dt V ( x, y ) > 0 ∀( x, y) ∈ Ω ∩ U.
Alors (0, 0) est un point instable.
Soit le système
x 0 = y + α 1 − x 2 − y2 x
y 0 = − x + α 1 − x 2 − y2 y
où α est un paramètre réel non nul. (0, 0) est un point d’équilibre pour ce
problème, la matrice Jacobienne est donnée par
−3αx2 − αy2 + α 1 − 2αxy
J ( x, y) =
−1 − 2αxy −3αy2 − αx2 + α
Au point (0, 0)
α 1
J (0, 0) =
−1 α
on aura
2rr 0 = 2xx 0 + 2yy
0 0
θ0
= y x−x y
cos2 θ x2
3.3. Notion de cycle limite 119
r 0 = α 1 − r2 r
α<0
120 Chapitre 3. Lyapunov, Poincaré, Bendixon et bien d’autres
Ainsi on peut définir de façon simple un cycle limite comme étant une
trajectoire fermée qui attire ou repousse les solutions.
Définition 3.9 Un point (l1 , l2 ) est dit point de limite (positif) de ( x (t), y(t)) solution de
x 0 = f ( x, y)
s’il existe une suite (tn )n telle que tn → +∞ verifiant
y0 = g( x, y)
Corollaire 3.1 S’il existe dans le plan un domaine attractant pour un système plainaire, et qui
122 Chapitre 3. Lyapunov, Poincaré, Bendixon et bien d’autres
Corollaire 3.2 S’il existe dans le plan un un domaine attractant pour un système plainaire,
qui contient un unique point d’équilibre instable, alors il existe un cycle limite
entièrement contenu dans ce domaine.
Remarque 3.6 Le domaine tel qu’il es donné dans ces deux corollaires est parfois appelé boite de
Poincaré-Bendixon.
3.5 Exercices
1. Trouver les points d’équilibre du système donné, puis faire une linéarisation
autour des points d’équilibre.
Solution
1. Trouver les points d’équilibre du système donné, puis faire une linéarisation
autour des points d’équilibre.
Solution
Solution
Solution
1. Faire une linéarisation autour des points d’équilibre et étudier leur stabilité
locale.
x2 y2 d 1
2. Soit V ( x, y) = 2 + 2, étudier le signe de dt V ( x, y ) pour x2 + y2 < 2
Solution
Exercice 3.6 Pour chacun des systèmes suivants, proposer une fonction de Lyapunov pour mon-
trer que l’origine (0, 0) est asymptotiquement stable (au sens de Lyapunov).
1.
x 0 = − x + xy
y0 = −y
2.
x 0 = − y − x 1 − x 2 − y2
y 0 = x − y 1 − x 2 − y2
3.
x 0 = y 1 − x2
y0 = −( x + y) 1 − x2
4.
x0 = − x − y
y0 = 2x − y3
Solution
3.5. Exercices 125
Exercices Supplémentaires
g(s) ≥ 1, ∀s ∈ R.
En utilisant la fonction
Zx
V ( x, y) = sg(s)ds + xy + y2 ,
0
126 Chapitre 3. Lyapunov, Poincaré, Bendixon et bien d’autres
3.6 Solutions
Il s’agit ici d’un système proie-prédateur dans une forme rudimentaire, le lecteur
avisé l’aura certainement remarque par lui même.
donc
x = 0 ou y = 1
y = 0 ou x = 1
ainsi les points d’équilibre sont (0, 0) et (1, 1). La matrice Jacobienne est
donnée par
1−y −x
J ( x, y) =
y x−1
ainsi
1 0
J (0, 0) =
0 −1
2. Pour trouver une intégrale première nous procédons comme dans l’exemple
x0
vu dans la partie cours, il suffit d’éliminer la variable temps en divisant y0 .
x0 x − xy
0
=
y −y + xy
128 Chapitre 3. Lyapunov, Poincaré, Bendixon et bien d’autres
soit encore
x0 x (1 − y )
=
y0 y ( x − 1)
donc
x−1 1−y
dx = dy
x y
x − ln x = ln y − y + C
I ( x, y) = x − ln x − ln y + y = C
I ( x, y) = x − ln x − ln y + y − 2
∂I ∂I
I ( x, y) = I (1, 1) + ( x − 1) (1, 1) + (y − 1) (1, 1) +
∂x ∂y
∂2 I ∂2 I
+2( x − 1) ( y − 1) (1, 1) + ( x − 1)2 2 (1, 1) +
∂x∂y ∂x
2
∂ I
+ (y − 1)2 2 (1, 1) + o ( x − 1)2 + (y − 1)2
∂y
or
∂I 1 ∂I
( x, y) = 1 − ⇒ (1, 1) = 0
∂x x ∂x
et
∂I −1 ∂I
( x, y) = + 1 ⇒ (1, 1) = 0
∂y y ∂y
on a aussi
∂2 I ∂2 I
( x, y) = 0 ⇒ (1, 1) = 0
∂x∂y ∂x∂y
3.6. Solutions 129
d’autre part
∂2 I 1 ∂2 I
( x, y ) = ⇒ (1, 1) = 1
∂x2 x2 ∂x2
et
∂2 I 1 ∂2 I
( x, y ) = ⇒ (1, 1) = 1
∂y2 y2 ∂y2
I ( x, y) = ( x − 1)2 + (y − 1)2 + +o ( x − 1)2 + (y − 1)2 .
ainsi les points d’équilibre sont (0, 0) et ( 32 , 0). La matrice Jacobienne est
donnée par
0 2
J ( x, y) =
2 − 6x 0
ainsi
0 2
J (0, 0) =
2 0
det J = −4 donc deux valeurs propres de signes opposés, (0, 0) est donc
un point selle.
2 0 2
J ( , 0) =
3 −2 0
2. Pour trouver une intégrale première nous procédons comme dans l’exemple
x0
vu dans la partie cours, il suffit d’éliminer la variable temps en divisant y0 .
x0 2y
0
=
y 2x − 3x2
soit encore
2x − 3x2 dx = 2ydy
x 2 − x 3 = y2 + C
I ( x, y) = x2 − x3 − y2 = C
3.6. Solutions 131
4
I ( x, y) = x2 − x3 − y2 −
27
2 2 ∂I 2 ∂I 2
I ( x, y) = I ( , 0) + ( x − ) ( , 0) + y ( , 0) +
3 3 ∂x 3 ∂y 3
2 ∂2 I 2 2 ∂2 I 2
+2( x − ) y ( , 0) + ( x − )2 2 ( , 0) +
3 ∂x∂y 3 3 ∂x 3
2
2∂ I 2 2 2 2
+y ( , 0) + o ( x − ) + y
∂y2 3 3
or
∂I ∂I 2
( x, y) = 2x − 3x2 ⇒ ( , 0) = 0
∂x ∂x 3
et
∂I ∂I 2
( x, y) = −2y ⇒ ( , 0) = 0
∂y ∂y 3
on a aussi
∂2 I ∂2 I 2
( x, y) = 0 ⇒ ( , 0) = 0
∂x∂y ∂x∂y 3
d’autre part
∂2 I ∂2 I 2
( x, y ) = 2 − 6x ⇒ ( , 0) = −2
∂x2 ∂x2 3
et
∂2 I ∂2 I 2
( x, y ) = − 2 ⇒ ( , 0) = −2
∂y2 ∂y2 3
lutions dans le plan de phase) sont des courbes qui se referment autour de
( 23 , 0). Ainsi ( 32 , 0) est aussi un centre pour le système initial (conservation
des centres entre système initial et linéarisé).
on vérifie aisément que (0, 0) est un point d’équilibre pour le système don-
née, et on a
a −1
J (0, 0) =
1 a
donc si a < 0,alors (0, 0) est un foyer stable. Si a > 0, alors (0, 0) est un
foyer instable. Si a = 0, alors le système linéarisé présente un centre en
(0, 0) et on ne peut rien en conclure pour le système initial.
d d
x 2 + y2
V ( x, y) =
dt dt
= 2xx 0 + 2yy0
= 2x ax − y − x ( x2 + y2 ) + 2y x + ay − y( x2 + y2 )
= 2a( x2 + y2 ) + 2(− x2 − y2 )( x2 + y2 )
= 2( a − x2 − y2 )( x2 + y2 )
d
Si a ≤ 0, alors dt V ( x, y ) < 0 et donc (0, 0) est asymptotiquement stable.
Si a > 0 on pourra toujours trouver un voisinage de (0, 0) (aussi petit que
d
possible) où dt V ( x, y ) > 0 et donc (0, 0) est instable.
3. Pour montrer l’existence d’un cycle limite, il est parfois pratique de passer
en coordonnées polaires
r 2 = x 2 + y2
tgθ = y
x
134 Chapitre 3. Lyapunov, Poincaré, Bendixon et bien d’autres
donc
2rr 0 = 2xx 0 + 2yy0
ou encore
rr 0 = x ax − y − x ( x2 + y2 ) + y x + ay − y( x2 + y2 )
= 2( a − x2 − y2 )( x2 + y2 )
= 2 a − r2 r2
et par suite
r 0 = 2r a − r2
donc
0 1
J (0, 0) =
−1 0
d d
x 2 + y2
V ( x, y) =
dt dt
= 2xx 0 + 2yy0
= 2xy + 2y −by3 − x
= −2by4
d
donc selon le signe de b nous avons : Si b > 0 alors dt V ( x, y ) < 0 et (0, 0)
d
est asymptotiquement stable. Si b < 0 alors dt V ( x, y ) > 0 et (0, 0) est
instable. Si b = 0 le système trouvé initialement s’écrit dans ce cas
x0 = y
y0 = − x
donc
0 1
J (0, 0) =
−1 1
136 Chapitre 3. Lyapunov, Poincaré, Bendixon et bien d’autres
√ √
1 3 1 3
les valeurs propres sont données par λ1 = 2 + 2 i, λ2 = 2 − 2 i (partie
réelle positive) donc (0, 0) est un foyer instable.
x2 y2
2. Soit V ( x, y) = 2 + 2 (c’est une fonction de classe C1 définie positive)
d x2 y2
d
V ( x, y) = +
dt dt 2 2
0 0
= xx + yy
= xy + y − x + y(1 − x2 − 2y2 )
= y2 (1 − x2 − 2y2 )
Lorsque
1
x 2 + y2 <
2
on a
x2 + 2y2 ≤ 2x2 + 2y2 < 1
et dans ce cas
d
V ( x, y) > 0
dt
x 2 + y2 > 1
on a
1 < x2 + y2 < x2 + 2y2
et dans ce cas
d
V ( x, y) < 0
dt
1. Pour le système
x 0 = − x + xy
y0 = −y
x 2 + y2
nous proposons V ( x, y) = 2 qui est clairment régulière et définie posi-
tive, d’un autre côté
d
V ( x, y) = xx 0 + yy0
dt
= x (− x + xy) − y2
= − x 2 − y2 + x 2 y
et par suite
d
V ( x, y) ≤ − x2 − y2 + r | x | |y|
dt
d
V ( x, y) < 0.
dt
138 Chapitre 3. Lyapunov, Poincaré, Bendixon et bien d’autres
2. Pour le système
x 0 = − y − x 1 − x 2 − y2
y 0 = x − y 1 − x 2 − y2
x 2 + y2
nous proposons toujours V ( x, y) = 2 qui est clairment régulière et
définie positive, et vérifie
d
V ( x, y) = xx 0 + yy0
dt
= x − y − x 1 − x 2 − y2 + y x − y 1 − x 2 − y2
= −( x2 + y2 ) 1 − x2 − y2
= −2V ( x, y) [1 − 2V ( x, y)]
d
V ( x, y) < 0.
dt
3. Pour le système
x 0 = y 1 − x2
y0 = −( x + y) 1 − x2
d
V ( x, y) = 6xx 0 + 2x 0 y + 2xy0 + 4yy0
dt
= 6xy 1 − x2 + 2y2 1 − x2 − 2x ( x + y) 1 − x2 − 4y( x + y) 1 − x2
= −2x2 − 2y2 + H ( x, y)
4. Pour le système
x0 = − x − y
y0 = 2x − y3
d
V ( x, y) = 2xx 0 + yy0
dt
= 2x (− x − y) + y 2x − y3
= −2x2 − y4
x 2 − y2
Considérons la fonction V ( x, y) = 2 , qui positive au voisinage de l’origine
le long de l’axe des x, de plus
d
V ( x, y) = xx 0 − yy0
dt
= x x3 + x2 y − y −y + y2 + xy − x3
= x4 + x3 y + y2 − y3 − xy2 + yx3
2
= x2 + xy + y2 1 − y − x − x2
1 − y − x − x2 > α > 0
140 Chapitre 3. Lyapunov, Poincaré, Bendixon et bien d’autres
d 2
V ( x, y) > x2 + xy + αy2
dt
> 0
d
V ( x, y) = x3 x 0 + yy0
dt
= x3 y − yx3 − y4
= − y4
ainsi
d
V ( x, y) ≤ 0
dt
d
V ( x, y) = 0 ⇒ y = 0
dt
− x3 = 0
donc
x=0
n o
ainsi l’ensemble ( x, y) ∈ R2 , d
dt V ( x, y ) = 0 est réduit au singleton {(0, 0)},
le principe d’invariance de LaSalle nous permet de conclure que l’origine est
asymptotiquement stable.
Bifurcations 4
Approche Calculatoire
x 0 = f ( x, λ)
1. λ < 0, l’équation donnée admet alors deux points d’équilibre l’un stable et
l’autre instable
√ √
x1∗ (λ) = x1∗ = − −λ et x2∗ (λ) = x2∗ = −λ
141
142 Chapitre 4. Bifurcations
2. λ = 0, l’équation se ramène à
x 0 = x2
x∗ = 0
∂f
(0) = 0
∂x
comme
x0 ≥ 0
3. λ > 0, dans ce cas notre équation ne possède aucun point d’équilibre (toute
solution est strictement croissante car x 0 = x2 + λ > 0.)
∂f
(0) = 0
∂x
4.1. Bifurcations dans R 145
x 0 = x2 > 0
λx − x3 = 0
donc
x (λ − x2 ) = 0
x 0 = − x3
qui admet pour seul point d’équilibre x ∗ = 0; et celui-ci est non hyperbo-
∂f
lique, puisque ∂x (0) = 0, cependant le signe de − x3 est negatif si x > 0
√ √
x1∗ = 0 et x2∗ = − λ et x3∗ = λ
λx + x3 = 0
donc
x (λ + x2 ) = 0
√ √
x1∗ = 0 et x2∗ = − −λ et x3∗ = −λ
x 0 = x3
qui admet pour seul point d’équilibre x ∗ = 0; et celui-ci est non hyperbo-
∂f
lique, puisque ∂x (0) = 0, cependant le signe de x3 est negatif si x < 0 et
positif si x > 0 ainsi on peut en conclure que x ∗ = 0 est instable.
x 0 = f ( x, λ) = λ + x − x3
λ + x − x3 = 0
donc
x3 − x = λ
Résolvons cette équation graphiquement, les points d’équilibre, sont les points
d’intersection de la courbe représentative de la fonction x 7→ x3 − x avec les
droites horizontales et parallèles d’équation y = λ, et selon la position du graphe
de x 7→ x3 − x avant et après chaque point d’équilibre, on pourra aussi déduire
graphiquement la stabilité de chacun d’eux.
4.1. Bifurcations dans R 149
Comme pour le cas des bifurcations dans R nous allons présenter des
exemples, mais des exemples représentatifs des différentes bifurcations
qu’un étudiant peut rencontrer dans son cursus.
x2 + λ = 0
−y = 0
ainsi √
√ −2 − λ 0
J − −λ, 0 =
0 −1
√
comme les deux valeurs propres de la matrice Jacobienne −2 −λ et −1
√
sont négartives, alors − −λ, 0 est un nœud stable.
√
√ 2 −λ 0
J −λ, 0 =
0 −1
√
comme les deux valeurs propres de la matrice Jacobienne 2 −λ et −1 sont
√
de signes opposés, alors − −λ, 0 est un point selle.
4.2. Bifurcations dans R2 151
x (−λ − x2 ) = 0
−y = 0
1. λ < 0, dans ce cas le système possède trois points d’équilibre (0, 0),
√ √
− −λ, 0 et −λ, 0 . La matrice Jacobienne du sytème est donné
par
−λ − 3x2 0
J ( x, y) =
0 −1
152 Chapitre 4. Bifurcations
alors
−λ 0
J (0, 0) =
0 −1
√ √
comme 2λ < 0 et −1 < 0 alors les deux points − −λ, 0 et −λ, 0
sont deux nœuds stables.
3. λ > 0, dans ce cas le système admet comme unique point d’équilibre (0, 0) ,
et la matrice Jacobienne évaluée en ce point vaut
−λ 0
J (0, 0) =
0 −1
et possède donc deux valeurs propres négatives −λ et −1. Ainsi (0, 0) est
un nœud stable.
Exemple 4.8 De façon similaire à l’exemple précédent on arrive à montrer que le système
x 0 = x (−λ + x2 )
y0 = −y
ou encore
x0 λ 1 x
=
y0 −1 λ y
x
= A
y
1. λ < 0 alors
trA = 2λ
et
det A = λ2 + 1
3. λ > 0 alors
trA = 2λ
et
det A = λ2 + 1
Notre système possède un unique point d’équilibre (foyer) qui change de na-
ture, qui passe de stable à instable quand on fait varier le paramètre λ de −∞
à +∞, le changement se produisant en λ∗ = 0. Dans cette configuration, la
bifurcation est appélée bifurcation verticale.
donc
λ 1
J ( x, y)
−1 λ
x 0 = y − x ( x 2 + y2 )
y 0 = − x − y ( x 2 + y2 )
alors
d
V ( x, y) = xx 0 + yy0
dt
= x y − x ( x 2 + y2 ) + y − x − y ( x 2 + y2 )
= − x 2 ( x 2 + y2 ) − y2 ( x 2 + y2 )
= −( x2 + y2 )2
donc
rr 0 = xx 0 + yy0
θ 0 = y0 x−yx0
cos2 θ x2
soit encore
rr 0 = x λx + y − x ( x2 + y2 ) + y − x + λy − y( x2 + y2 )
0
θ0 [−x+λy−y(x2 +y2 )] x−y[λx+y−x(x2 +y2 )]
2
cos θ
= x 2
donc
rr 0 = λr2 − r4
θ0 − x 2 − y2 −r 2
cos2 θ
= x2
= r2 cos2 θ
156 Chapitre 4. Bifurcations
finalement
r 0 = r λ − r2
θ 0 = −1
une analyse directe de l’équation r 0 = r λ − r2 (en gardant à l’esprit que r > 0),
nous permet de conclure que si λ < 0 alors r = 0 est l’unique point d’équi-
libre et il est stable (cela correspond bien à (0, 0) stable (foyer)). Si λ > 0 dans
ce cas deux points d’équilibre r = 0 qui est instable (cela correspond bien à
√
(0, 0) instable (foyer)), et le deuxième point d’équilibre r = λ qui est stable,
et ceci est une nouvelle information, correspondant à l’appirition d’un cycle li-
mite attractif (stable) lorsque λ > 0. Le diagramme de bifurcation pour l’équation
r 0 = r λ − r2 est donné dans le graphique suivant.
Une analyse similaire à celle faite dans l’exemple précédent nous permet de
conclure que (0, 0) est un foyer stable si λ < 0 et un foyer instable si λ > 0, pour
λ = 0, la fonction de Lyapunov V ( x, y) = 12 ( x2 + y2 ) nous permettra de conclure
que (0, 0) cette fois-ci est instable. Le passage en coordonnées polaires, nous per-
4.3. Théorème des fonctions implicites 157
mettra de montrer pour λ < 0 l’existence d’un cycle limite répulsif (instable)
√
d’équation r = −λ. Le détail des calculs est laissé au lecteur. Le diagramme de
bifurcation est donné par la figure sivante.
Remarque 4.1 En résumé la bifurcation de Hopf apparait quand un point d’équilibre passe de
foyer stable à instable et se trouve entouré d’un cycle limite, et au point de bifuca-
tion la linéarisation présente des centres ; dans le cas où les centres sont conservés
pour le système initial, on parle de bifurcation de Hopf (ou de Poincaré-Andronov-
Hopf) dégénérée (un exemple sera donné en exercice).
Approche Théorique
∀ x ∈ Vm ( f ( x, y) = c ⇔ y = ψ( x ))
−1
Dψ( x ) = − Dy f ( x, ψ( x )) Dx ( x, ψ( x )).
Soit
F : Rm × R → R
∂F
F (0, 0) = 0 et (0, 0) 6= 0
∂x
Les résultats qui vont être présentés ont un aspect local, et ne sont
valables qu’au voisinage d’un point d’équilibre. Pour fixer les idées, nous
allons supposer que le point d’équilibre est x ∗ = 0.
On s’interesse à l’équation
x0 = f (x)
avec
F : Rk × R → R
F (0, x ) = f (x)
∂F
(0, 0) = f 0 (0) 6 = 0
∂x
F (λ, ψ(λ)) = 0
de plus pour kλk < δ et | x | < η la seule solution de F (λ, x ) = 0 est donnée
par x = ψ(λ). Donc pour | x | < η l’équation
x 0 = F (λ, x )
x ∗ = ψ(λ)
∂F ∂F
(λ, x ∗ ) = (λ, ψ(λ))
∂x ∂x
∂F ∂F
(0, ψ(0)) = (0, 0) = f 0 (0) 6= 0.
∂x ∂x
x0 = f (x) = − x
x0 = f (x)
x 0 = F (λ, x )
162 Chapitre 4. Bifurcations
avec
F : Rk × R → R
∂2 F
une fonction vérifiant F (0, x ) = f ( x ), ∂F
∂x (0, 0) = f 0 (0) = 0, ∂x2
(0, 0) =
f 00 (0) 6= 0 , sous ces conditions, le développement de Taylor de F au
voisinage de l’origine donne
x2
F (λ, x ) = a(λ) + b(λ) x + c(λ) + G (λ, x )
2
avec
a(0) = b(0) = 0 et c(0) = f 00 (0) 6= 0
et
∀ε > 0, ∃δ > 0, η > 0, kλk < δ et | x | < η ⇒ | G (λ, x )| < ε | x |2
on pose alors
∂F
H (λ, x ) = (λ, x )
∂x
ainsi
∂H
(0, 0) = f 00 (0) 6= 0
∂x
∂F
(λ, ψ(λ)) = 0
∂x
et
∂F
(λ, x ) = 0 alors (kλk < δ et | x | < η ⇒ x = ψ(λ))
∂x
∂2 F
2ème Cas : ∂x2
(0, 0) = f 00 (0) < 0
Donc F est concave, et (λ, ψ(λ)) est un maximum et selon le signe de
α(λ), et par analogie au cas précédent on a les conlusions suivantes :
α(λ) < 0 dans ce cas F ne s’annule pas dans | x | < η
α(λ) = 0 dans ce cas F s’annule | x | < η en un unique point, et par
suite l’équation x 0 = F (λ, x ) possède un unique point d’équilibre non
hyperbolique (shunt négatif).
α(λ) > 0 dans ce cas F s’annule en deux points, et par suite l’équation
x 0 = F (λ, x ) possède deux points d’équilibre l’un stable, et l’autre instable.
x 0 = F (λ, x ) = F (λ1 , λ2 , x ) = λ1 + λ2 x + x2
x 0 = f ( x ) = x2
∂F
(λ, x ) = 0 ⇒ λ2 + 2x = 0
∂x
λ2
⇒ x=−
2
et par suite
λ2
α ( λ ) = F ( λ1 , λ2 , − )
2
λ22
= λ1 −
4
D’après l’étude précédente, il y’a bifurcation dès que α(λ) 6= 0, ce qui correspond
λ22
dans cet exemple à être en dehors de la courbe λ1 = 4 , toujours d’après l’étude
précédente comme f 00 (0) > 0
λ22 λ22
Si α(λ) = λ1 − 4 < 0 soit λ1 < 4 il y a deux points d’équilibre, l’un stable
l’autre instable
λ22 λ22
Si α(λ) = λ1 − 4 > 0 soit λ1 > 4 il n’y a pas de point d’équilibre
On a dans les cas particuliers :
– Si λ2 = 0 et λ1 varie nous obtenons l’équation x 0 = λ1 + x2 qui est un
exemple déjà traité et qui correspond à une bifurcation saddle node (qui est
donc de codimenson 1)
– Si λ1 = 0 et λ2 varie nous obtenons l’équation x 0 = λ2 x + x2 qui est un
exemple déjà traité et qui correspond à une bifurcation transcritique (qui
est donc de codimenson 1)
x 0 = F (λ, x ) = F (λ1 , λ2 , λ3 , x ) = λ1 + λ2 x + λ3 x2
166 Chapitre 4. Bifurcations
T = γt
donc
dx dx dT
=
dt dT dt
dx
= γ
dT
= λ1 + λ2 x + λ3 x 2
dx λ λ2 λ3
= 1 + x + x2
dT γ γ γ
en choisissant γ = λ3 on obtient
dx λ λ2
= 1 + x + x2
dT λ3 λ3
c’est exactement la même forme que l’exemple précédent, donc un terme non nul
(ici λ3 ) placé devant le terme x2 n’a aucune influence sur l’étude qualitative.
x 0 = F (λ, x )
avec
∂F
F (0, 0) = 0 et (0, 0) = 0
∂x
∂F ∂F x 2 ∂2 F
F (λ, x ) = F (0, 0) + x (0, 0) + λ (0, 0) + (0, 0)
∂x ∂λ 2 ∂x2
∂2 F λ2 ∂2 F
+ xλ (0, 0) + (0, 0) + ...
∂x∂λ 2 ∂λ2
∂F ∂2 F 1 ∂2 F
= λ (0, 0) + xλ (0, 0) + x2 (0, 0) + ...
∂λ ∂x∂λ 2 ∂x2
= λ1 + λ2 x + λ3 x2 + ...
4.5. Systèmes différentiels planaires 167
ainsi localement
x 0 = λ1 + λ2 x + λ3 x 2
est un bon représentant des équations avec point d’équilibre avec dégéné-
rescence quadratique.
Nous pouvons alors résumer quelques cas
x 0 = F (λ, x )
dα(λ)
que α(λ∗ ) = 0 et β(λ∗ ) 6= 0, vérifie α0 (λ∗ ) = dλ |λ=λ
∗ 6= 0. Alors si
dα(λ)
α0 (λ∗ ) = dλ |λ=λ
∗ > 0 trois cas sont possibles
Remarque 4.3 1. Il existe une version du théorème de Hopf pour les systèmes dans Rn .
dα(λ)
2. Si α0 (λ∗ ) = dλ |λ=λ
∗ < 0 l’énoncé du théorème reste valable, il suffira
d’intervertir le terme stable par instable et réciproquement.
Théorème 4.5 Tout système présentant une bifurcation de Hopf peut être mis (après des trans-
formations adéquates) sous la forme
x 0 = −ωy + f ( x, y)
y0 = ωx + g( x, y)
1
a = f xxx + f xyy + gxxy + gyyy + f xy f xx + f yy − gxy gxx + gyy − f xx gxx + f yy gyy
ω
4.6 Exercices
Exercice 4.1 Faire l’étude et tracer le diagramme de bifurcation des équations suivantes
1. x 0 = 1 + λx + x2
2. x 0 = λ − chx
3. x 0 = λ + x − ln(1 + x )
4. x 0 = λ + 12 x − x
x +1
5. x 0 = λ2 − x2
6. x 0 = λ2 + x2
7. x 0 = λx + x2
8. x 0 = λx_ ln(1 + x )
9. x 0 = x − λx (1 − x )
10. x 0 = x (λ − e x )
11. x 0 = ( x − λ)( x2 + λ)
12. x 0 = λx + 4x3
13. x 0 = λx − 4x3
14. x 0 = λx − shx
15. x 0 = x + λx
1+ x 2
16. x 0 = λx − sin x
Solution
2. Soit l’équation
x
x0 = r | x| 1 − −α
K
x 0 = λx + x3 (4.2)
x 0 = λx + x3 − x5 (4.3)
à (4.2) ?
4. Quel est l’effet du terme − x5 globalement sur les solutions de (4.3) par
Solution
Exercice 4.4 L’équation suivante est un modèle mathématique qui décrit l’évolution d’une popu-
lation de chenilles
N2
0 N
N = rN 1 − −
K 3 + N2
Solution
4.6. Exercices 171
Solution
Solution
II. Faire une analyse de bifurcation du système (4.5) tout en répondant aux
questions suivantes :
Solution
4.7. Solutions 173
4.7 Solutions
1. x 0 = 1 + λx + x2
f ( x ) = 1 + λx + x2 = 0
∆ = λ2 − 4.
2. x 0 = λ − chx
f ( x ) = λ − chx = 0
3. x 0 = λ + x − ln(1 + x )
Nous allons suivre les même étapes que celles de l’exemple précédent, donc
résolution graphique de l’équation
f ( x ) = λ + x − ln(1 + x ) = 0
4.7. Solutions 175
donc
λ = − x + ln(1 + x )
Pour λ < 0 deux points d’équilibre (un négatif stable et un positif instable).
4. x 0 = λ + 12 x − x
x +1
√
3+2 2
Pour λ > 2 2 points d’équilibre l’un stable l’autre instable
√
Pour λ = 3+22 2 (c’est une valeur de bifurcation selle-nœud) un unique
point d’équilibre non hyperbolique (shunt négatif).
√ √
3−2 2 3+2 2
Pour 2 <λ< 2 pas de point d’équilibre
√
3−2 2
Pour λ = 2 (c’est une valeur de bifurcation selle-nœud) un unique
point d’équilibre non hyperbolique (shunt positif).
√
3−2 2
Pour λ < 2 2 points d’équilibre l’un stable l’autre instable.
5. x 0 = λ2 − x2
f ( x ) = λ2 − x2 = (λ − x )(λ + x ) = 0
4.7. Solutions 177
deux points d’équilibre x1∗ = −λ et x2∗ = λ, le plus petit des deux est
instable et le plus grand est stable. Ainsi
6. x 0 = λ2 + x2
1. On considère
x
x 0 = rx 1 − − α = f (x)
K
Points d’équilibre
x
f (x) = 0 ⇔ rx 1 − −α = 0
K
αK
⇔ x2 − Kx + =0
r
∆ = K2 − 4 αK
r = K K −4r
α
Kr
– Si α > 4 aucun point d’équilibre
– Si α = Kr
4 un unique point d’équilibre x1∗ = K
2, comme f 0 ( x1∗ ) =
f 0 ( K2 ) = 0 c’est un point non hyperbolique, comme f est négative dans
ce cas, c’est un shunt négatif.
Kr
– Si α < 4 deux points d’équilibre
q q
K− K2 − 4 αK
r K+ K2 − 4 αK
r
x2∗ = et x3∗ =
2 2
2. On considère à présent
x
x0 = r | x| 1 − −α
K
x
x 0 = −rx 1 − −α
K
x αK
−rx 1 − − α = 0 ⇔ x2 − Kx − =0
K r
∆ = K2 + 4 αK α
r = K K + 4 r > 0. Donc toujours deux solutions
q q
K+ K2 + 4 αK
r K− K2 + 4 αK
r
x4∗ = et x5∗ =
2 2
or x4∗ > 0 comme nous somme dans la partie x < 0, celui-ci est rejeté
√
∗ K − K2 +4 αK
r
et seul est accepté comme point d’équilibre x5 = 2 < 0, et
celui-ci est toujours stable.
x 0 = λx + x3
a été faite dans la partie cours, et elle donne lieu à une bifurcation fourche
sous-critique, nous rappelons l’étude de l’équation
x 0 = f ( x, λ) = λx + x3
λx + x3 = 0
donc
x (λ + x2 ) = 0
√ √
x1∗ = 0 et x2∗ = − −λ et x3∗ = −λ
x 0 = x3
qui admet pour seul point d’équilibre x ∗ = 0; et celui-ci est non hyperbo-
∂f
lique, puisque ∂x (0) = 0, cependant le signe de x3 est negatif si x < 0 et
positif si x > 0 ainsi on peut en conclure que x ∗ = 0 est instable.
x 0 = λx + x3 − x5
λx + x3 − x5 = 0 ⇔ x λ + x2 − x4 = 0
182 Chapitre 4. Bifurcations
λ + x2 − x4 = 0
λ + X − X2 = 0
∆ = 1 + 4λ.
– λ < − 14 un seul point d’équilibre équilibre x1∗ = 0 qui est stable (puisque
dans ce cas λ + x2 − x4 < 0)
– − 14 < λ < 0 dans ce cas
√
2 1± 1 + 4λ
x = 0 ou X = x = >0
2
x1∗ = 0
s √
1− 1 + 4λ
x2∗ = −
2
s √
1−
1 + 4λ
x3∗ =
2
s √
1 + 1 + 4λ
x4∗ = −
2
s √
1 + 1 + 4λ
x5∗ =
2
x1∗ = 0
s √
1+ 1 + 4λ
x4∗ = −
2
s √
1+ 1 + 4λ
x5∗ =
2
x 0 = x3 − x5 = x3 1 − x2
(ce cas correspond au premier cas − 14 < λ < 0, lorsque x1∗ , x2∗ , x3∗
collapsent) Trois points d’équilibre
x1∗ = 0
x4∗ = −1
x5∗ = 1
0, lorsque x1∗ , x2∗ , x3∗ collapsent) nous permet de conclure que x1∗ est
instable et x4∗ et x5∗ sont stables.
– λ == − 41 ce cas correspond au cas − 41 < λ < 0 lorsque x2∗ = x4∗ =
q q
− 12 et x3∗ = x5∗ = 12 ) donc trois points d’équilibre
x1∗ = 0
r
1
x2∗ = x4∗
=−
2
r
1
x3∗ = x5∗ =
2
par simple déduction on peut voir que x1∗ est stable, x2∗ et x3∗ sont in-
stables.
x3 .
N2
0 N
N = rN 1 − − = f (N)
K 3 + N2
N2
N
f ( N ) = 0 ⇔ rN 1 − =
K 3 + N2
4.7. Solutions 185
N = 0 est toujours un point d’équilibre, mais dans cet exercice nous allons
l’omettre, et on supposera que N 6= 0, donc
N N
r 1− =
K 3 + N2
Les points d’équilibre sont donc les points d’intersection de la droite d’équa-
tion y = r 1 − N N
K et de la courbe représentative de la fonction N 7 → 3+ N 2 .
1er Cas
Dans ce cas r prend une valeur plus grande, que celle prise dans le premier
cas on obtient alors 3 points d’intersection, donc 3 points d’équilibre non
triviaux N1 , N2 , et N3 .
3ème Cas
Dans ce cas r prend une valeur très grande, on a alors un seul point d’in-
tersection, et par suite un unique point d’équilibre N3 .
186 Chapitre 4. Bifurcations
2. Faisons une linéarisation autour de (0, 0); La matrice Jacobienne est donnée
par
0 1
J ( x, y) =
−1 − λ − y2
donc
0 1
J (0, 0) =
−1 − λ
4.7. Solutions 187
et p
−λ |4 − λ2 |
−i
2 2
dV
= xx 0 + yy0
dt
y4
= −λy2 −
3
à la bifurcation λ = λ∗ = 0
dV y4
=− ≤0
dt 3
il n’est donc pas identiquement nul, on peut en déduire que l’origine est
(0, 0) est stable.
Le cycle limite (induit par la bifurcation de Hopf) pour des valeur négatives
da −1
de λ (nous sommes dans le cas dλ (0) = 2 < 0)est asymptotiquement stable. Il
s’agit donc d’une bifurcation de Hopf super-critique.
donc
λ+1 1
J (0, 0) =
1 −1
ainsi
trJ (0, 0) = λ
et
det J (0, 0) = −λ − 2
donc l’origine est stable pour λ < −2 et devient un point selle pour
4.7. Solutions 189
donc
x2
x λ+2− + o ( x3 )
3!
ainsi
x2
x = 0 ou λ + 2 − ≈0
6
x2
q
λ+2− ≈ 0 ⇒ x∗ ≈ ± 6 ( λ + 2)
6
I. Soit le système
dx 0 bx2 y
dt = x = ax − 1+ Ax2
dy 0 dx2 y
dt = y = − cy + 1+ Ax2
(a) Il s’agit d’un modéle de proies (x) prédateurs (y) avec une fonction
réponse Holling de type III.
190 Chapitre 4. Bifurcations
r √
τ a ad
t = ,x=u , y=v
a d b
Aa c
α = et γ =
d a
u2 v
du
dτ = u0 = u − 1+αu2
2v
dv
dτ = v0 = −γv + 1+u αu 2
r !
∗ ∗ γ 1
(0, 0) et (u , v ) = ,p
1 − αγ γ (1 − αγ)
1−
2uv
2 − 1+uαu2
(1+αu2 )
J (u, v) =
u2
2uv
2 −γ + 1+αu2
(1+αu2 )
donc à l’origine
1 0
J (0, 0) =
0 −γ
II. L’origine étant toujours un point selle, donc si bifurcation il y’a celle-ci se
produira nécessairement autour de (u∗ , v∗ ) .
2
u∗ 2 u∗
∗
= γ et u∗ v∗ = 1 + αu∗ =
v γ
on a alors
2αγ − 1 −γ
J (u∗ , v∗ ) =
2 (1 − αγ) 0
4.7. Solutions 191
et par suite
det J (u∗ , v∗ ) = 2γ (1 − αγ) > 0
et
trJ (u∗ , v∗ ) = 2αγ − 1
1
αγ =
2
en posant alors
αγ = λ
[5] Chow, S-N., and Jack K. Hale. Methods of bifurcation theory. Vol. 251.
Springer Science and Business Media, 2012. vi
[6] Khalil, H.K. Nonlinear Systems. (3-rd ed.), Prentice Hall, 2002. vi
[7] Miri, S.E-H Algèbre et Analyse. Polycopié de cours pour étudiants de pre-
mière année.. DOI : 10.13140/RG.2.1.2160.2961 vi
193