0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
58 vues52 pages

Trousse de Secours : Guide Pratique

Le secourisme est un ensemble de gestes pratiques visant à sauver des vies en cas d'accident, en prévenant la mort immédiate et en facilitant le transport des blessés vers un centre médical. L'historique du secourisme remonte à la création de la Croix-Rouge en 1863, et il est essentiel que chaque individu sache intervenir efficacement en cas d'urgence. La législation impose une obligation d'assistance à une personne en danger, avec des sanctions pour ceux qui choisissent de ne pas agir.

Transféré par

Chaimae Jnaini
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
58 vues52 pages

Trousse de Secours : Guide Pratique

Le secourisme est un ensemble de gestes pratiques visant à sauver des vies en cas d'accident, en prévenant la mort immédiate et en facilitant le transport des blessés vers un centre médical. L'historique du secourisme remonte à la création de la Croix-Rouge en 1863, et il est essentiel que chaque individu sache intervenir efficacement en cas d'urgence. La législation impose une obligation d'assistance à une personne en danger, avec des sanctions pour ceux qui choisissent de ne pas agir.

Transféré par

Chaimae Jnaini
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

INSTITUT NATIONAL DE FORMATION SUPERIEURE PARAMEDICALE DE BLIDA

MODULE : SECOURISME Enseignante : Mme TABBOUCHE

2021/ 2022

SECOURISME

INTRODUTION

Le secourisme, ou les premiers gestes élémentaires de survie, est l’ensemble des gestes
pratiques simples qui peuvent prévenir le danger de mort immédiate, rendre le blessé
transportable vers un centre hospitalier et réduire les conséquences immédiates et tardives des
blessures. Chacun, dans la vie quotidienne, à la maison, au travail, dans les activités de loisirs,
peut être confronté à une situation de détresse ou à un accident. Toutes les études montrent
que le pronostic vital est étroitement lié à l’intervention de témoin d’un accident par la
rapidité de l’alerte et l’efficacité des actions entreprises avant l’arrivée des secours spécialisés.

HISTORIQUE DU SECOURISME

La première grande entreprise visant à porter secours à autrui fut probablement


l’initiative d’Henri Dunant.

Ce Suisse fut horrifié de constater les atrocités de la bataille de Solferino et décida de


créer, en 1863 à Genève, un organisme dont l’objectif serait de porter secours à toute
personne sans tenir compte de la nationalité, de la religion ou de tout autre critère. La Croix-
Rouge était née, la première organisation humanitaire à voir le jour.

Cette initiative créa des vocations. En France, la Société des Secouristes Français fut créée en
1892 par quelques humanistes parisiens, et composées de bénévoles ayant suivi une formation
dispensées par des médecins afin de leur permettre de s’occuper des blessés en attendant la
prise en charge par un professionnel de la santé. En 1972, un décret ministériel rebaptisé
l’association en Fédération des Secouristes Français Croix Blanche.

1
I. DEFINITION

Selon le dictionnaire Larousse 2015, le « secourisme» (est l’ensemble des méthodes


pratiques et des techniques thérapeutiques mises en œuvre pour porter assistance à des

Personnes en danger (victimes d’accidents par exemple) et leur dispenser les premiers soins.)

Un secouriste est une personne formée aux gestes des prompts secours, ou secourisme, c’est-
à-dire :
-aux gestes de premiers secours : sauveteur seul et sans matériel ;
-aux gestes de secours en équipe et avec un matériel
II.OBJECTIF DU SECOURISME

• Le secouriste consiste à donner les premiers soins d’urgences.


 Etre secouriste c’est d’abord savoir porté secours efficacement et éviter l’aggravation
de l’état du blessé ou d’un accidenté exemple accident de circulations, noyades,
asphyxies…
Le secourisme est un rôle primordial, limité et temporaire

a-Primordial

En présence d’un blessé, le secouriste doit :


 Garder son sang-froid.
 Faire les gestes utiles pour ne pas aggraver l’état du blessé
 Il doit apporter le secours psychologique moral, lui redonner confiance
 Eloigner les témoins gênants.
b-Limité et temporaire
• Le secouriste intervient grâce à ses connaissances et à sa technique, il ne dispose
souvent que d’un matériel improvisé.
 Il donne l’alerte, son action s’arrête quand le spécialiste intervient.
 Le secourisme est donc à la fois une technique et un état d’esprit :
❖ Une technique

-Pratiquer une respiration artificielle


-Savoir arrêter une hémorragie
-Savoir installer un blessé en bonne position pour éviter une aggravation.
❖ Etat d’esprit

- le secouriste doit avoir le désir et la volonté de servir et d’être utile.

-Le secourisme s’exerce partout dans la vie quotidienne, pendant le travail, sur la voie
publique pendant les activités, loisirs lors des calamités naturelles

Le secourisme se décompose en trois temps :


Protéger, alerter et secourir

2
1-PROTEGER :

C’est prévenir l’aggravation de l’accident

A-Baliser : il s’agit de soustraire l’accidenté en se protégeant soit même d’un 2e


accident encore plus grave exemple un accidenté (un piéton un motocycliste) git
parterre sur la voie publique : que faut-il faire :

Le secouriste demande à deux témoins de se placer à bonne distance 100 ou 200m de


chaque côté et de ralentir la circulation, placer des triangles de pré signalisation
balisage si c’est possible et allumer les feux de détresses.

B-dégager : en règle général on ne déplace pas, on ne remue pas et on ne touche pas à


un accidenté, mais le déplacement d’urgence s’impose s’il y’a risque de sur accident, il
faut franchir au blessé les quelques mètres qui le mettront en sécurité.

Par traction en urgence sur le sol en tirant la victime par les pieds.

 Traction en urgence sur le sol par deux secouristes : l’un tire par les pieds le 2e soutient
la tête avec une main sous la nuque, l’autre autour du menton en tirant un peu vers lui.

 Il faut respecter l’axe tète cou et tronc.

 Ne pas fléchir, ne pas tordre le malade concernant la tête, le cou et le tronc, le


transporter droit pour préserver sa colonne vertébral en cas de fracture car risque de de
section de la moelle épinière.

 Préserver les biens de la victime

2-ALERTER :

En général on alerte les secours publics, le secouriste reste auprès du blessé, il demande à
un témoin d’alerter, pour cela il choisira une personne calme pour être sûr que l’alerte sera
donner correctement

Qui alerter ?
En ville : La police, le SAMU et les pompiers
À la compagne : la gendarmerie
3-SECOURIR :
 D’abord il faut examiner rapidement la situation, voir la gravité de la situation :
 a-Est-ce que le blessé respire, si non faire la respiration artificielle.
 b-Est-ce que le blessé saigne, si non arrêter l’hémorragie.
 c- Si le blessé est conscient, il faut lui parler, voir s’il répond correctement, ne pas
dramatiser la situation, car dans une demi conscience, il peut entendre ce qui se passe
autour de lui.
 Redouter une blessure de la colonne vertébrale, mettre la victime en position latérale de
sécurité(PLS) surtout pour qu’il ne s’étouffe pas (il risque d’avaler sa langue).
 Si on a plusieurs blessés il faut faire un tri d’abord :
L’inconscience ensuite l’arrêt respiratoire et enfin l’hémorragie

3
III.LÉGISLATION RÉGISSANT L’OBLIGATION DE PORTER SECOURS À UNE
PERSONNE EN DANGER
La non –assistance à une personne en danger est l’engagement de la responsabilité pénale
d’une personne qui n’interviendrai pas face à une personne courant un danger
L’engagement a lieu si :
-la personne a conscience du danger
-elle est en mesure d’agir
-l’action ne présente pas un danger pour la personne ni pour un tiers Pour ces raisons les lois
Algériennes préfèrent parler d’abstention volontaire d’apporter assistance à une personne en
péril
Formulation du code pénal
L’article art 182 du code pénal condamne l’abstention volontaire de porter assistance à une
personne en péril
Quiconque pouvant empêcher par son action immédiate, sans risque pour lui ou pour les tiers,
soit un crime, soit un délit contre l’intégrité corporelle de la personne s’abstient
volontairement de le faire est puni d’un emprisonnement de trois mois à cinq ans et d’une
amende de 500 DA à1500DA Cette obligation d’agir est renforcée dans deux cas :
Dans le cas de professions médicales ou paramédicales outre le code pénal, le code de la sante
publique précise :
Pour un médecin : code de déontologie médicale (tout médecin qui se trouve en présence d’un
malade ou d’un blessé en péril ou informé qu’un malade ou blessé)
Ce dernier point peut concerner le personnel de santé ou les secouristes professionnels
Pour résumer le délit d’omission n’existe que si l’action aurait pu faire un effet

4
CLASSIFICATION DES URGENCES

Devant une catastrophe ou un accident impliquant un nombre élevé de personnes, la


classification des urgences est la première attitude à adopter par les secouristes afin de sauver
le maximum de victimes. Cette classification permet de dresser un ordre de priorité de
secours, après avoir bien sûr pratiqué les premiers gestes et la mise des blessés en condition
d’évacuation.
- Quand le secouriste arrive sur le lieu de l’accident, il estime le degré d’urgence des victimes
pour orienter sa prise en charge.

I. Définition de l’Urgence Médicale


Elle se définit comme une situation requérant une intervention médicale immédiate afin de
secourir une personne dont le pronostic vital ou fonctionnel est susceptible d'être engagé.

II. Classification des Urgences

Les cas d’urgences impliquent une multitude de situations auxquelles on peut être appelé à
faire face.
a)Urgence Extrême

Il s’agit du plus haut niveau de risque. On considère que la personne doit être prise en charge
dans la demi-heure, comme les personnes en arrêt cardiaque et/ou respiratoire, les hémorragies
non « garrotables », les blessés du thorax qui étouffent.

b) Urgence Absolue

Le pronostic vital est engagé. On considère une urgence absolue, toutes personnes qui
doivent être prises en charge dans l’heure. Les polytraumatisés qui présentent plusieurs lésions
dont au moins une, engage le pronostic vital.

Exemples : Membres écrasés, sujets inconscients mais respirant spontanément,


hémorragies artérielles, plaies profondes et fractures ouvertes, fractures du crâne conscient et
de la colonne vertébrale.

Autres cas : Urgences fonctionnelles, quand la blessure ne met pas la vie de la personne en
danger, mais l’une de ces fonctions, comme blessure à l’œil ou à la main, qui risque de créer
un handicap.
c) Urgence Relative
La vie du blessé n’est pas en danger dans l’immédiat. Il s’agit par exemple de personnes qui
présentent des fractures fermées, des plaies superficielles, mais conscientes, et ne présentent
pas de traumatisme crânien.

5
III. Détresses Vitales engageant la Vie du Blessé
a)Fonction Nerveuse
-Traumatisme crânien ;
-Intoxication grave (barbituriques, drogues, intoxication éthylique) ;
- Hypoglycémie
b) fonction respiratoire
- Obstruction des voies aériennes ;
- Traumatisme thoracique (pneumothorax) ;
- Inhalation de fumées toxiques ;
- Maladie respiratoire aigüe ou chronique (crise d’asthme sévère).
c)Fonction Circulatoire
- Hémorragie grave (section d’une artère) ;
- Arrêt cardiaque ;
- État de choc ;
- Atteinte cardiaque (infarctus du myocarde).

IV. Recherche d’une Détresse Vitale

La recherche d’une détresse vitale est systématique devant toute victime, que l’accident soit
grave ou pas afin de ne pas la méconnaître.
a) Détresse Neurologique (État de Conscience)

Signes d’appel évoquant une détresse neurologique :

- La victime est consciente ou non ;

- Est-elle désorientée ?

- Est-elle amnésique ?

- Existe-t-il une paralysie ?

- Les pupilles sont-elles asymétriques ?


Conduite à tenir :
- Allonger la victime sur le dos ou sur le côté ;
- Ne pas lui donner à boire ;

Poser des questions : Votre nom, Ouvrez les yeux, Serrez-moi la main,

Appeler les secours.

6
b) Détresse Respiratoire

Signes d’appel :

- Plainte d’étouffement ou de douleur thoracique ;


- Refus de s’allonger, effort pour respirer (dyspnée) ;
- Cyanose (coloration bleu de la peau et des muqueuses), sueurs ;
- Impossibilité de parler, sifflements, râles.
Conduite à tenir :
- Position demi-assise ;
- Libérer les voies aériennes (LVA) :
* Desserrer tout ce qui serre (cravate, col, ceinture,…) ;
* Ouvrir la bouche, la nettoyer si présence de corps étranger ;
* Basculer prudemment la tête en arrière ;
* Vérifier s’il respire en penchant son oreille et sa joue sur la
bouche et le nez de la victime
* Observer le soulèvement de la poitrine et du ventre

b) Détresse Circulatoire

Signes d’appel :
- Le pouls est difficilement perceptible ;

- Marbrures cutanées, sueurs, décoloration des muqueuses ;

- Soif, agitation.

Conduite à tenir :
- Allonger sur le dos jambes surélevées ;

- Stopper une éventuelle hémorragie.

La préservation des fonctions vitales est la préoccupation principale des acteurs de


l’urgence, bien avant le traitement de la cause (« on traite la victime, pas la blessure »).

V. Surveillance
Le secouriste doit, jusqu’à l’arrivée des secours :
➢ Continuer à parler à la victime (état de conscience) ;

➢ Contrôler régulièrement la fonction ventilatoire ;

7
➢ Contrôler régulièrement la fonction circulatoire.

DÉTRESSE VENTILATOIRE

INTRODUCTION

La détresse respiratoire est une urgence vitale qui peut conduire au décès par hypoxie

(diminution de l'oxygénation tissulaire) et/ou hypercapnie (excès de co2 dans le sang artériel).

Face à cette situation le secouriste doit reconnaitre rapidement les signes cliniques
correspondants et initier la prise en charge en attendant le transfert de la victime à l’hôpital.
1. DEFINITION
On appelle détresse respiratoire l’atteinte de la fonction respiratoire dont l’évolution peut
affecter les autres fonctions vitales de l’organisme (fonction circulatoire,
fonction neurologique) et conduire au décès de la victime.
2.- LES CAUSES :
• L'obstruction grave (totale) ou partielle des voies aériennes par exemple corps
étranger
 Traumatisme
 Asthme
 Inhalation de produits caustiques
3. SIGNES
• Ventilation gênée, bruyante, rapide ou lente.
• Coloration bleuâtre du visage, des lèvres et des angles.
• Absence de soulèvement thoracique et de l’abdomen (arrêt ventilatoire)
4- CONDUITE À TENIR
4.1-Ventilation artificielle :
4.1.1-Bouche à bouche (B A B)
Le secouriste doit :
 S’agenouiller près de la tête de la victime.
 Maintenir la tête en arrière.
 Pincer le nez avec les deux doigts de la main qui était sur le front.
 Appliquer sa bouche contre celle de la victime.
 Donner une insufflation progressive. Se redresser tout en inspirant et en
surveillant l’abaissement de la cage thoracique.
• Donner une deuxième insufflation et contrôler le pouls carotidien.

8
• Poursuivre les manœuvres jusqu’à l’arrivée des secours spécialisés ou reprise de
la ventilation.
• contrôler la respiration et le pouls carotidien toutes les deux minutes.

4.1.2- bouche à nez (B.A.N) lorsque (BA.B) impossible

Le secouriste doit.
 Maintenir la tête de la victime en arrière.
 Fermer la bouche avec les doigts de la main qui sont sous le menton.
 Appliquer sa bouche autour du nez de la victime.
 Donner une insufflation progressive.
 Se redresser tout en inspirant et en surveillant l’abaissement de la cage thoracique
de la victime.
e
 Faire une 2 insufflation et contrôler le pouls carotidien.
 Poursuivre jusqu’à la reprise de la ventilation ou l’arrivée des secours spécialisés.
 Contrôler le pouls carotidien toutes les deux minutes.

4.1.3- Bouche à bouche et bouche à nez chez le nourrisson


Le secouriste doit :
 Maintenir la tête du nourrisson en arrière.
 Englober avec sa bouche la bouche et le nez du nourrisson.
 Donner une insufflation progressive.
 Se redresser tout en inspirant et en surveillant l’abaissement de la cage thoracique.
e
 Donner une 2 insufflation et vérifier le pouls huméral.
 Ne pas s'arrêter jusqu’à la reprise de la ventilation ou l’arrivée des secours
spécialisés.
 Contrôler la respiration et le pouls huméral toutes les 2 mns.
 Fréquence des insufflations : 25- 30 insufflations / mn

9
ARRET CARDIO- VENTILATOIRE

I- Objectifs :
- Reconnaître le signe essentiel de l'arrêt cardio-ventilatoire qui est l'absence du pouls
carotidien.
Pratiquer la ventilation artificielle associée à un massage cardiaque externe
II- Définition
Absence de la ventilation et de la circulation.
III- Signes :
La victime
- Ne parle pas
- Ne respire pas
- N'a pas de pouls carotidien. (M.C.E.).
MASSAGE CARDIAQUE EXTERNE
I.DEFINITION
Pressions pratiquées sur le cœur dans le but de réanimer quelqu’un
II.INDICATIONS
 Inconscience
 Absence de pouls carotidien
 Ventilation arrêtée
III- CONDUITE A TENIR PAR UN SECOURISTE :

1-Chez l'adulte :

 Le secouriste doit :
 - Assurer la liberté des voies aériennes. (L.V.A.)
 - Vérifier l'absence de la ventilation.
 - Pratiquer deux (02) insufflations.
 - Vérifier l'absence du pouls carotidien.
 - Pratiquer le massage cardiaque externe associé à la ventilation artificielle :
 - Allonger la victime à plat dos sur un plan dur
 - Ecarter à angle droit un bras de la victime, se placer à genou, à cheval sur ce bras, un
genou au contact de l'aisselle.
 Repérer à l'aide d'un majeur le creux situé en haut du sternum et de l'autre majeur le
creux situé à la base du sternum, déterminer à l'aide des pouces le milieu du sternum et
placer le talon de la main sur la moitié inférieur du sternum
 Effectuer une poussée verticale de 3 à 5 centimètres, bras tendus, puis relâcher sans
décoller les mains.
 Réaliser successivement 15 compressions thoraciques pour 2 insufflations en comptant
à haute voix (et 1, et 2, et 3... et 15) à raison de 80 compressions par minutes chez
l'adulte
 Faire alerter les secours spécialisés.
 Contrôler le pouls carotidien.

10
 Continuer la manoeuvre jusqu'à reprise du pouls ou l'arrivée des secours spécialisés

2-Chez l'enfant :
Le secouriste doit :
- Utiliser le talon d'une seule main pour la compression.
- Effectuer des compressions de2 à 3 centimètres.
- Respecter une fréquence de 100 compressions par minute pour des cycles de 15
compressions pour 02 insufflations.
- Contrôler le pouls.
3-Chez le nourrisson (moins d'un an) :
Le secouriste doit :
- Vérifier le pouls à la face interne du bras
- Réaliser 2 insufflations par bouche à bouche et nez.
- Réaliser des compressions de 1 à 2 centimètres à l'aide de 03 doigts au milieu du sternum à
une fréquence de 120 compressions par minute avec des cycles de 15 compressions pour 02
insufflations
- Contrôler le pouls tous les 10 cycles
Respecter la fréquence approximative de :
-80 MCE/mn chez l’adulte
-100MCE/mn chez l’enfant
-120MCE/mn chez le nourrisson.
❖ Ne jamais pratiquer un MCE sur un cœur qui bat

11
MANŒUVRE D’HEIMLICH

1 -OBSTRUCTION DES VOIES AÉRIENNES


L'obstruction des voies aériennes est la présence d'un obstacle dans les voies
aériennes entraînant une altération de la respiration.
2 –ÉTIOLOGIE
 Corps étrangers alimentaires inhalés lors du repas.
 Graines d’oléagineux (cacahuètes et autres petites noix d’apéritif) chez l’enfant.
 Morceaux de viande chez l’adulte édenté.
 Plus rarement matériaux métalliques ou plastiques.
 Fragments de jouets chez l’enfant.
 Clous, punaises ou petits objets en plastique tenus entre les lèvres lors d’activités
de bricolage chez l’adulte ou l’adolescent.
 Fragments dentaires (dents, couronnes et bridges).
3-LES DEUX TYPES D’OBSTRUCTION DES VOIES AÉRIENNES
Il existe deux types d’obstruction :
- Obstruction partielle.
- Obstruction totale.
3.1 L’OBSTRUCTION PARTIELLE :

3-2 L’OBSTRUCTION TOTALE

12
4 -MANŒUVRE D’HEIMLICH

La méthode ou manœuvre de Heimlich est un geste de premiers secours permettant


la libération des voies aériennes chez l'adulte et le nourrisson de plus d'un an.

Elle a été décrite pour la première fois par Henry J. Heimlich en 1974 et sert en cas
d'obstruction totale des voies aériennes par un corps étranger.

TECHNIQUE DE RÉALISATION
4. 1 Victime assise
Le secouriste doit
 Se placer derrière la victime, genoux fléchis.
 Glisser les bras sous les aisselles de la victime.
 Placer un poing au creux de l’estomac de la victime.
 Au-dessous du sternum, le dos de la main tourner vers le haut.
 Placer la paume de l’autre main sur la première.
 Tirer brusquement, en exerçant une pression vers lui et vers le haut.
 Eviter d’écraser les cotes par les avant-bras.
• Extraire le corps étranger de la bouche de la victime.
4. 2- Victime debout
Le secouriste doit
• Se placer derrière la victime.
• Glisser les bras sous les aisselles de la victime.
• Placer un poing au creux de l’estomac de la victime.
• Au-dessous du sternum, le dos de la main tourner vers le haut.
• Placer la paume de l’autre main sur la première.
• Tirer brusquement, en exerçant une pression vers lui et vers le haut.
• Eviter d’écraser les cotes par les avant-bras.
• Extraire le corps étranger de la bouche de la victime

13
Image manœuvre d’Heimlich

4.3Chez le nourrisson :
Le secouriste doit :
• s’assoir.
• Placer le bébé sur le ventre sur son avant-bras en appuyant sur sa cuisse,
genoux du nourrisson écarte tète diriger vers le bas.
• Donner quatre à cinq tapes entre les omoplates du bébé.
• Si échec retourné le nourrisson sur le dos tête abaisser et effectuer quatre
poussées avec les trois doigts au milieu du sternum.
• Rechercher le corps étranger dans la bouche du nourrisson.
• chez l’enfant appliquer les manœuvres prévus pour l’adulte avec précaution.

image technique Chez le nourrisson


4 .4 Victime couchée
Le secouriste doit
 Se mettre a genoux écartes sur les cuisses de la victime.
 Placer la paume d’une main au-dessus du nombril et l’autre main sur la première.
 Exercer une pression brusque vers le sol et en direction de la tête de la victime.

14
 Sortir le corps étranger de la bouche de la victime.
Transport d’une victime
 Afin d’assurer son transport, la victime est installée sur un brancard selon des techniques
rigoureuses de relevage.
 Les attentes
 Savoir relever et poser la victime sur un matériel de portage adapte.
 Savoir la maintenir dans la position ou elle a été mise au préalable.
 Savoir pratiquer le maintien de l’axe tete-cou-tronc ;

5. CHOIX DES DIFFÉRENTS TECHNIQUES


• Nature de la lésion.
• Position initiale de la victime.
• Nombre d’équipiers.
• Accessibilité de la victime (tète, pieds, coté….).
• Poids du blessé.
• Matériel disponible
6. LES ORDRES
Les ordres sont donnés par le chef de relevage (équipier à tête de la victime)
 -Etes-vous prêts ?
 Prêts
 -Attention pour le lever…….Lever
 -Envoyer le brancard
 -Halte au brancard…………Poser

15
LES HEMORAGIES

1. Objectif :
Pratiquer les gestes nécessaires pour arrêter l'écoulement du sang
2. Définition :
C'est l'écoulement de sang en dehors des vaisseaux sanguins
Les hémorragies externes.
Les hémorragies internes.
Les hémorragies extériorisées.
3. Conduite à tenir :
Devant une hémorragie, l'action du secouriste comporte trois gestes :
Appuyer.
Allonger.
Alerter.
3.1- Compression manuelle locale :
Le secouriste doit :
--Exercer une compression locale à l'aide de la paume de la main en se protégeant par un tissu
étanche : (plastique, gant) ;
-Maintenir la compression manuelle locale ;
-Surélever le membre du blessé ;
-Après avoir arrêté l'hémorragie, le secouriste, pour pouvoir se libérer, doit procéder à : Con
3.2- la compression locale par un tampon maintenu par un lien large :
Le secouriste doit :
-Interposer entre la plaie et la main un linge propre,
-Maintenir le tampon par un lien large (foulard, cravate,...)
-Garder le membre blessé surélevé
-Couvrir la victime
-Alerter les secours spécialisés.
-Surveiller la victime jusqu'à l'arrivée des secours spécialisés.
Quand la compression locale est inefficace ou contre indiquée (présence d'un corps étranger,
fracture ouverte) le secouriste exerce la compression à distance :
3.3- Compression à distance :
Consiste à comprimer le vaisseau qui saigne, entre le cœur et la plaie, à l'aide du pouce ou du
poing au niveau des points de compression suivants :
3.3.1-Point de compression à la base du cou.
En présence d'un saignement au niveau des vaisseaux du cou.
Le secouriste doit :
-Allonger la victime
-Se placer à genou, du coté qui saigne de la victime, au niveau de la tête.
-Appuyer avec le pouce sur le vaisseau, contre les vertèbres sans gêner la respiration
(Pouce gauche ===> plaie à droite ; Pouce droit ===> plaie à gauche) les autres
doigts prenant appui derrière le cou

16
3.3.2-Point de compression derrière la clavicule :
Eh présence d'un saignement au niveau du membre supérieur Le secouriste doit :
-Allonger la victime
-Se placer à genou, à la tête de la victime, dans l'axe du corps.
-Appuyer avec le pouce sur le vaisseau derrière la clavicule contre la première côte, en
enfonçant le pouce de haut en bas (en direction des pieds), les autres doigts prenant
appui en arrière (Pouce gauche ===> plaie à droite ; Pouce droit ===>plaie à
gauche).
3.3.3-Point de compression au pli de l'aine
En présence d'un saignement au niveau du membre inférieur Le secouriste doit :
-Allonger la victime
-Se placer à genou, du coté qui saigne de la victime, au niveau du bassin
-Appuyer avec le poing fermé, bras tendu à la verticale, au milieu du pli de l'aine.

Image compression au pli de l’aine

Quand? Où? Comment ?

Plaie du cou Au cou Pouce droit


==>
plaie
gauche
Pouce gauche ==>
plaie
Pouce droit
Plaie du Derrière la clavicule =_>
membr plaie
e supérieur gauche
Pouce gauche ==>
plaie

Avec le
Plaie du Au pli de l'aine poing,
membr bras
e inférieur tendu

17
NB :
- Le secouriste ne doit jamais relâcher un point de compression
- Le secouriste doit surélever les membres inférieurs de la victime en attendant
L’arrivée des secours spécialisés préalablement alertés

3.4-Pose d'un garrot


3.4-1- Définition :
C'est une compression circulaire à l'aide d'un lien large.
3.4-2-indications :
-Le garrot est indiqué exceptionnellement dans les cas suivants :
-Le secouriste est isolé, devant faire face à d'autres gestes d'extrêmes urgences.
--Le transport du blessé est long et difficile.
-Le membre sectionné
-Le membre écrasé
-L'échec de la compression à distance
Conduite à tenir
-Placer toujours le garrot au niveau de la cuisse ou du bras (entre le cœur et la plaie).
-Maintenir le point de compression d'une main, et de l'autre main prendre un lien large, rigide
et non élastique (cravate, foulard).
-Plier le lien en deux (une extrémité plus longue que l'autre)
-Passer la boucle sous le membre atteint, et glisser l'extrémité la plus longue dans la boucle,
Serrer les deux extrémités jusqu'à l'arrêt du saignement
-Relâcher à ce moment le point de compression, et faire un nœud plat.
-Ne jamais desserrer un garrot
-Ne pas couvrir le garrot.
-Épingler une pancarte au vêtement indiquant le nom de la victime et surtout l'heure précise
de la pose du garrot.
-Couvrir la victime
-Surveiller la victime jusqu'à l'arrivée des secours spécialisés
3.5-Saignement du nez
Le saignement de nez ou épistaxis survient, le plus généralement, de manière spontanée ou
après un traumatisme direct sur le nez.
Conduite à tenir :
Le secouriste doit :
-Asseoir la victime, tête penchée en avant, jamais allongée sur le dos.
-Comprimer ou faire comprimer la narine qui saigne avec le doigt pendant dix minutes.

18
LES PLAIES

INTRODUCTION
Les plaies ouvertes présentent un risque d’infections bactériennes graves, y compris de
tétanos, affections qui peuvent conduire à long terme à une infection chronique. Il est
important de prendre en charge les blessures de manière appropriée afin de réduire le risque
infectieux.
I. DEFINITION ET RISQUES
Une plaie est une atteinte des tissus avec lésions des téguments (peau et muqueuse), liée à un
accident, généralement associée à une perte de sang pouvant entraîner :
- Infection cutanée ;
- Nécrose tissulaire ;
- Risque de tétanos (notamment chez les personnes non vaccinées).
LES PLAIES SIMPLES
Caractéristiques :
- Peu étendue ;
- Superficielle ;
- Peu Souillée ;
- Très peu hémorragique.
Conduite À tenir
- Se laver les mains
-Nettoyer la plaie avec eau et savon.
-Recouvrir la plaie à l’aide d’un pansement
-Orienter la victime vers le centre de santé le plus proche.

LES PLAIES GRAVES


Caractéristiques :
- Localisation ;

- Aspect (étendue, profonde, hémorragique) ;

- Mécanisme (couteau, projectile, balle, …).

Localisation :
-Plaie de l’œil
-Plaie du Thorax
-Plaie de l’abdomen
Aspect :

-Profonde ;
-Étendue ;
-Déchiquetée ;
-Plaie multiple ;
-Saignement abondant (hémorragie).
Mécanisme :
-Objets tranchants ;
-Outils ;
-Morsures ;

19
-Projectiles.
Conduite À tenir :
Dans tous les cas :
- Protéger la victime ;
- Rassurer la victime ;
- Ne pas retirer le corps étranger ;
- Couvrir la victime ;
- Ne pas donner à boire ;
- Alerter les secours (protection civile, SAMU, …) ;
- Arrêter l’hémorragie par compression directe.

Plaie du Thorax :

Position demi-assise

Plaie de l’abdomen :

Position à plat dos jambes surélevées


sur une chaise Position à plat dos jambes posées sur les
jambes du secouriste

Plaie de l’œil :
- Allonger la victime décubitus dorsal tête bien droite paupières fermées ;
- La victime ne doit pas tousser ;
- Ne pas retirer un corps étranger ;
- Ne pas lui tourner la tête ;
- Ne rincer pas l’œil ;
-Ne mettez aucun collyre

20
NB
Devant toute plaie grave, il ne faut jamais essayer de retirer un corps étranger présent dans la
plaie ;
Ces plaies peuvent s'accompagner d'une hémorragie, le plus souvent interne, que seuls les
secours médicalisés pourront prendre en charge ;

C'est pourquoi toute plaie grave doit être considérée comme une urgence.

21
LES BANDAGES
OBJECTIF : Réaliser un bandage selon la règle.
DEFINITION :
Action d’appliquer une bande sur une partie du corps.
Un bandage sert à maintenir ou à protéger un pansement ou une partie du corps blessée
I. LES BANDES
Bandes de toile
Bandes de gaze
Bandes « Velpeau », en crêpe élastique.
La largeur de la bande diffère selon l’endroit où le bandage est appliqué ; par exemple la
largeur sera:
-De 5 centimètres pour le doigt
-De 7 centimètres pour la main, l’avant-bras, le coude, le bras, le pied, la jambe, le genou, la
tête.
-De 10 Centimètres pour la cuisse, l’épaule, le tronc.
On distingue dans la bande roulée le chef et le globe.
Le Secouriste tient le globe dans la main droite et fait le bandage de sa main gauche
vers sa droite s’il est droitier ; il peut faire le contraire s’il gaucher.
On commence tout bandage par deux circulaires (une circulaire est un tour de la bande sur
elle-même). Le premier tour est commencé en biais ; on en rabat l’angle entre le premier tour
et le second. Ainsi la bande ne glisse pas. Tout bandage est terminé par deux circulaires fixées
par un nœud double. Le bandage doit tenir, mais ne pas être serré au point de former garrot
Pour défaire le bandage, on déroule la bande et on la serre en boule en la passant d’une
main dans l’autre ; on ne l’enroule pas directement.
Application des bandages aux différentes parties du corps

➢ Segment du membre : le bandage est fait de l’extrémité vers la racine.


➢ Doigt : Faire deux circulaires autour du poignet. Passer sur le dos de la main et du
doigt, faire un ou deux récurrents sur l’extrémité du doigt et les fixer par une
circulaire. Faire une série de « 8 » et terminer par deux circulaires autour du poignet.
➢ Bandage de l’entorse : Faire deux circulaires autour du talon et du cou-de-pied, la
cheville étant placée à angle droit. Continuer par une série de « 8 » assez serres, fait en
remontant et en entourant le pied et la cheville ; on peut aussi commencer directement
par le « 8
».Terminer par deux circulaires autour de la cheville.
➢ Coude et genou
L’articulation légèrement fléchie, faire deux circulaires sur le milieu de celle-ci, puis faire les
tours de bandes dans l’ordre. Terminer par deux circulaires au-dessus de l’articulation
➢ Tête :
-Monocle : Commencer par deux circulaires horizontaux ; faire une séries de
circulaires de plus en plus obliques ; terminer par deux circulaires horizontaux.
-croisé : Commencer par deux circulaires horizontales puis faire une série de circulaires
verticaux ; terminer par deux circulaires horizontales.

22
Image : bandage de la tête
Bandages de corps :

Ils sont faits avec des pièces de toiles rectangulaires ou triangulaires. Le rectangle peut être
appliqué sur le thorax ou sur l’abdomen.
➢ Emballage triangulaire
Les emballages triangulaires sont improvisés à l’aide de triangles de toile, ou de carrés de
toile repliés, en triangles, ils permettent de faire rapidement l’emballage provisoire d’une
plaie grave.
Le triangle comporte un sommet ou angle droit opposé à la base ou grand coté et deux
chefs.
➢ Emballage triangulaire de la tête.
On procède différemment selon l’endroit où siège la plaie.
-Front : on applique la base sur le front, le sommet retombant sur la nuque ; ou noue les
deux chefs sur la nuque en prenant le sommet dans le nœud.
-Nuque : On procède comme précédemment, mais en plaçant la base sous la nuque et
le noeud sur le front.
Emballages triangulaires des articulations et extrémités :
Le principe général est de placer le sommet du triangle en haut vers la racine du membre, la
base étant placée horizontalement (exception faite pour le pied).
➢ Épaule : Placer le sommet sur l’épaule ; l’enrouler autour d’un lien (cravate par
exemple) qu’on nouera après l’avoir fait passer sous l’aisselle opposée; croiser
les deux chefs autour du bras et les nouer.
➢ Coude : Placer le sommet au-dessus de la partie extérieure du coude à demi
fléchi; croiser les deux chefs dans le pli du coude et revenir les nouer au-dessus
du coude, en reprenant le sommet dans le nœud.

23
➢ Main : placer la main sur le triangle, le sommet étant au niveau du poignet;
rabattre la base du triangle sur le doigts croiser les deux chefs et venir les nouer
autour du poignet; le pouce peut être laissé libre s’il n’est pas blessé.
➢ Hanche : procéder comme pour l’épaule, le lien maintenant le sommet étant noué
autour de la taille et les chefs en dedans de cuisse.
Genou : procéder comme pour le coude, le sommet étant placé en avant, au-dessus du
genou demi fléchi.

➢ Pied : par exception, on pose le pied sur le triangle dont le sommet est dirigé vers le
bas, à l’extrémité du pied ; on replie le sommet sur le cou-de-pied; la base est relevée
derrière le talon;, qu’elle doit recouvrir ; les chefs sont croisés en avant sur le sommets et
noués autour de la cheville
Emballages triangulaires des segments de membres :
Ils permettent d’emballer le bras, l’avant- bras, la cuisse et la jambe.
II. LES FRONDES
Les frondes sont constitués de rectangles de toiles très allongés, qu’en fend une ou
deux fois à chaque extrémité dans le sens de la longueur On obtient ainsi une partie centrale
non déchirée, les pleins, et deux ou trois rubans ou chefs de chaque côté. On peut ainsi
maintenir des compresses ou un linge propre sur une plaie, en particulier sur les parties du
corps difficiles à couvrir avec un bandage ou un triangle.
Les principes généraux sont les suivants :
On commence toujours par nouer les deux chefs situés vers le haut.

24
Lorsqu’on pose la fronde sur une bosse (menton, nez, genou, coude) les chefs du haut croisent
les chefs du bas.
Lorsqu’on pose la fronde sur un plat, ou un creux (pli du coude ou du genou, hanche, thorax,
nuque) les chefs du haut et ceux du bas ne se croisent pas.
➢ Fronde de l’œil : un des deux chefs inférieurs est tordu sur lui-même pour dégager
l’oeil sain.
➢ Fronde de l’oreille : on noue ensemble les deux chefs de chaque côté du plein de
façon à former une petite poche coiffant l’oreille.
➢ Fronde de l’aisselle à trois chefs : le plein est plaqué dans le creux de l’aisselle, les
chefs du milieu sont croises sur l’épaule et noués sous l’aisselle opposée.
➢ Fronde du thorax : On peut la réaliser à deux chefs ou à trois chefs ; lorsque la plaie
est haut située, les deux chefs supérieurs sont noués sur
III.ECHARPES
Les écharpes sont destinées à soutenir le membre supérieur blessé, fracturé ou non.
➢ Écharpe de toile : on utilise de grandes pièces de toile, triangles ou carrés repliés.
➢ Écharpe simple : le sommet (angle droit) du triangle est replié pour maintenir le
coude ; les pointes ou chefs (angles aigus) sont noués autour du cou.
➢ Contre écharpe : une écharpe simple peut être complété par une contre écharpe, qui
permet de maintenir le membre immobile ; la base passe sur l’épaule, les deux points
noués sous l’aisselle opposés ; le sommet est replié sur le coude.
➢ Succédanés de l’écharpe. Quand il est impossible d’improviser une écharpe, on peut
passer le membre blesse dans la ceinture, l’ouverture d’une chemise ou d’un vêtement.
On peut aussi utiliser une verste en repliant un coin et en le fixant par une cravate par
exemple.

Le bon bandage est celui qui tient. Fait selon les règles, un bandage tient mieux. Il faut
savoir improviser un bandage.

25
ENTORSES ET LUXATIONS

I.ENTORSES

1. DEFINITION
C’est un étirement ou une déchirure des ligaments qui maintiennent en place
l’articulation.
On distingue :
- Entorse légère = Étirement des ligaments ;
- Entorse Grave = Déchirure des ligaments.
Généralement localisée au niveau des chevilles, genoux, poignets
2. SYMPTÔMES

▪ Entorse légère
→ Douleurs ;
→ Gonflement ;
→ La personne peut se mobiliser.
▪ Entorse grave
→ Douleurs intenses ;
→ La personne ne peut pas se mobiliser ;
→ Gonflement ;
→ Apparition d’un bleu (ecchymose).

Image : Entorse de la cheville.

3. CONDUITE À TENIR
-Appliquer de la glace sur le membre atteint 10 à 12mn ;
Elle diminue l’inflammation (œdème et douleur).
- Repos et immobilisation ;
- Alerter les secours.

26
II. LUXATIONS

1. DÉFINITION
Déplacement des os d’une articulation, appelée aussi déboîtement de l’articulation.
❑ Une luxation peut être localisée aux différentes articulations.
- Genoux ;
- Hanches ;
- Épaules ;
- Chevilles ;
- Poignets.
❑ Une luxation incomplète ou partielle est dite subluxation.

Image luxation du Coude

Image luxation de l’épaule

27
2. SYMPTÔMES
-Gonflement ;
-Douleur intense ;
-Déformation de l’articulation
3. CONDUITE À TENIR

- N’essayez pas de remettre en place l’articulation, risque d’aggraver une fracture si elle
existe ;
- Immobiliser l’articulation atteinte ;
- Si victime inconsciente à cause de la douleur ou d’un traumatisme important, mettre
en PLS ;
- Alerter les secours.

28
FRACTURES ET LES MOYENS D’IMMOBILISATION PROVISOIRES

1. DÉFINITION

Une fracture est la rupture d’une continuité (cassure) d’un os. Il faut distinguer les fractures
fermées des fractures ouvertes.
2. TYPES DE FRACTURES
❖ Fracture Fermée
Fracture sans lésion de la peau.
❖ Fracture Ouverte
Fracture qui s’extériorise avec une plaie au niveau du foyer de la fracture.

Image Fracture du Fémur

Image Fracture du Radius

29
Image fractures multiples Incomplète Complète

3. LES SYMPTÔMES
❑ La victime entend un craquement ;
❑ Douleur vive augmente lorsque le sujet essaie de bouger ;
❑ Gonflement ;
❑ Déformation de la zone fracturée
4. CONDUITE À TENIR

➢ Règles Générales devant toute Lésion Traumatique


- Empêcher la victime de se lever ou de remuer le membre atteint ;
- Ne pas déplacer la victime qu’après immobilisation du membre atteint ;
- Manipuler délicatement ;
- Ne pas nettoyer la plaie ;
- Arrêter le saignement et emballer la plaie-
- Ne jamais remettre les bouts d’os apparents ;
- Ôter bagues et montres, risque d’effet garrot si œdème ;
- Couvrir la victime et la surveiller ;
- Alerter les secours.

➢ Devant une Fracture du Membre Supérieur


• Immobilisation improvisée :
• Retourner le pull et le maintenir avec une épingle.

• Immobilisation avec écharpe :

• Atteinte de l’avant-bras

30
- Glisser le premier chef contre le thorax, puis le poser sur l’épaule du côté atteint ;
- Rabattre l’autre chef sur l’épaule opposé, puis faire un nœud ;
- Enrouler le sommet de l’écharpe pour en faire un nœud.
Atteinte de la clavicule

• Immobilisation avec écharpe oblique :

- Glisser la base du triangle sous l’avant-bras, sommet vers le coude ;

- Nouer les chefs sur l’épaule opposée


➢ Devant une Fracture du Membre Inférieur

À l’aide de deux planches et une couverture, confectionner une gouttière.

Immobiliser le membre dans la position dans laquelle il se trouve.

31
➢ Devant un Traumatisme au Niveau du Dos

-Interdire toute mobilisation ;

-Maintenir l’axe tête-cou-tronc bien droit jusqu’à l’arrivée des secours.


Risque de lésion de la moelle épinière : Risque de lésion de la moelle épinière

➢ Devant un Traumatisme Crânien


✓ Questionner la victime ou l’entourage :
- Perte de connaissance ;
- Vomissements ;
- Trouble du comportement ;
- Saignement du nez, oreille, bouche, cuir chevelu ;
- Enfoncement du crâne.
-Installer la victime en PLS si perte de connaissance ;
-Emballer une éventuelle plaie ;
-Couvrir la victime et la surveiller ;
-Alerter les secours.

32
NOYADE

INTRODUCTION

La noyade est un problème majeur de santé publique à l’échelle mondiale. Tous les pays sont
touchés. La prise en charge d’une victime de noyade doit démarrer le plus tôt possible. C’est à
dire sur le lieu de l’accident. Les conséquences d’une réanimation initiale mal conduite ne
peuvent être inversées ultérieurement même par une thérapeutique optimale en milieu de
réanimation.
1. DÉFINITION

«La noyade est une insuffisance respiratoire aiguë qui résulte de l’immersion dans un
liquide». C’est donc une asphyxie aigue.

2. QUAND ET COMMENT AGIR


La victime respire-t-elle ?
Regardez si le torse se soulève et essayez de sentir son souffle sur votre joue.
Deux cas sont possibles :
• La victime respire.
Tournez-la sur le côté et alertez les secours.
• La victime ne respire pas.
Commencez par deux insufflations (bouche-à-bouche).
En cas de réaction (toux, mouvements...) continuez le bouche-à-bouche
Si elle ne réagit pas, faites des cycles de massage cardiaque et bouche-à-bouche pendant 1
minute et alertez les secours. Si possible faites alerter les secours par une autre personne et
continuez les manœuvres jusqu'à l'arrivée des secours. Dans les 2 cas, prévenez (ou faites
prévenir) les secours dès la première minute.
3. Le massage cardiaque
Le principe consiste à comprimer le cœur pour entretenir la circulation sanguine, en
pratiquant un cycle alternant bouche-à-bouche (insufflation) et compression thoracique.
Si la victime a moins de 8 ans, le cycle est de : 1 insufflation et 5 compressions.
Au-delà de cet âge, le cycle est de : 2 insufflations et 15 compressions.

33
3.1.-bouche à nez (B.A.N) lorsque (BA.B) impossible Le secouriste doit.
 Maintenir la tête de la victime en arrière.
 Fermer la bouche avec les doigts de la main qui sont sous le menton.
 Appliquer sa bouche autour du nez de la victime.
 Donner une insufflation progressive.
 Se redresser tout en inspirant et en surveillant l’abaissement de la cage thoracique
de la victime.
e
 Faire une 2 insufflation et contrôler le pouls carotidien.
 Poursuivre jusqu’à la reprise de la ventilation ou l’arrivée des secours spécialisés.
 Contrôler le pouls carotidien toutes les deux minutes.

3.2 Le bouche-à-bouche
- La tête de l’enfant doit être renversée en arrière, sinon sa langue risque de boucher le
passage.
-Eviter les fuites d’air : chez le nourrisson, en appliquant largement la bouche ouverte à la
fois sur son nez et sa bouche.
-Chez l’enfant, souffler dans la bouche, en pinçant les narines.
- Pour être efficace, l’insufflation doit obtenir un début de soulèvement de la poitrine de la
victime, sans excès.
- La fréquence des insufflations est de 15 à 20 par minute
Les règles à suivre
Zone d'appui
- Trouver le lieu de compression : chez le nourrisson, UN doigt au-dessous de la ligne
unissant les mamelons, chez l’enfant, sur le haut de la moitié inférieure du sternum.
- Comprimer le sternum d’environ 3 à 4 cm chez l’enfant, de 1 à 2 cm chez le nourrisson.
- La fréquence des compressions doit être de 100 par minute, quel que soit l’âge.
- Lorsqu’on est à DEUX, il est possible que l’un fasse les compressions pendant que l’autre
réalise les insufflations.
- Les gestes de secours doivent être continués jusqu’à l’arrivée des secours
3.3- Bouche à bouche et bouche à nez chez le nourrisson
Le secouriste doit :
 Maintenir la tête du nourrisson en arrière.
 Englober avec sa bouche la bouche et le nez du nourrisson.
 Donner une insufflation progressive.
 Se redresser tout en inspirant et en surveillant l’abaissement de la cage thoracique.
e
 Donner une 2 insufflation et vérifier le pouls huméral.
 Ne pas s'arrêter jusqu’à la reprise de la ventilation ou l’arrivée des secours
spécialisés.
 Contrôler la respiration et le pouls huméral toutes les 2 MNS.
 Fréquence des insufflations : 25- 30 insufflations / mn

34
ELECTROCUTION ET ELECTRISATION

1. DEFINITIONS :
• Electrisation : ensemble des accidents dus au contact avec le courant électrique
• Electrocution : arrêt cardiorespiratoire par passage du courant électrique dans
l’organisme
2. CONSEQUENCES
L’électrocution provoque la mort immédiate de la victime par arrêt cardiaque,
L’électrisation est le passage du courant dans le corps engendrant la plupart du temps
des brûlures, des hémorragies et des handicaps lourds.
Le corps étant composé à 60 % d'eau, il conduit facilement le courant qui entre par la main
utilisée et ressort par un point en contact avec le sol, le pied en général. Le courant prend le
chemin le plus court et affecte les organes sur son passage "court circuitant" ainsi le coeur. On
sait que suivant l'intensité du courant, l'humidité et l'isolation du corps, les conséquences sont
variables.
3 .CONDUITE À TENIR :
-Faire preuve de sang-froid et appliquer une procédure adaptée à ce type d'accident car le
temps d'intervention est déterminant dans l'évolution de l'état de santé des accidentés.
Il est généralement recommandé d'agir de la sorte :
- Ne pas toucher le corps de la victime pour éviter d'être à son tour traversé par le courant.
- Couper l'électricité en mettant le circuit hors tension : appuyer sur l’interrupteur de
l’appareil, débrancher sa prise ou couper le courant avec le disjoncteur du lieu (appartement,
maison, bâtiment...).
- Appeler les secours
- Rester à proximité de l'accidenté.
Si la personne est consciente, il faut évaluer son état et procéder aux soins de premières
urgences en cas de brûlures notamment.
Si la personne est inconsciente et que son coeur bat, la placer en position latérale de sécurité.
Si elle est en arrêt cardiaque, pratiquer au plus vite un massage cardiaque.

35
PENDAISON ET STRANGULATION

1. GÉNÉRALITÉS
La pendaison est un acte de violence par lequel le corps suspendu par le cou à l’aide d’un
lien. Elle entraîne brutalement la perte de conscience, l’arrêt des fonctions vitales et la mort.
Sous l’effet du poids du corps, des lésions vertébrales avec atteinte de la moelle épinière sont
fréquentes et sont associées à la compression des voies aériennes supérieures et des vaisseaux
du cou.
La strangulation est une constriction du cou ou une pression exercée sur la gorge. Lors de
cet étranglement, les voies aériennes et les vaisseaux du cou sont comprimés : l’afflux d’air
vers les poumons ou la circulation du sang vers le cerveau sont interrompus.
2. CONDUITE A TENIR
Rechercher ou apprécier :
▪ La situation de la victime : non dépendue ou avec une strangulation toujours
présente
▪ Des signes de strangulation criminelle (griffure au niveau du cou)
▪ Une détresse neurologique : qui est toujours présente (agitation, convulsions,
mydriase, myosis). Il peut arriver qu’un pendu soit conscient si un témoin se trouve
pratiquement sur place au moment de la pendaison
▪ Une détresse respiration (polypnée, tirage ou bradypnée puis apnée)
▪ Une détresse circulatoire. La présence d’un pouls doit être recherchée en
périphérie ou mieux au niveau du creux inguinal.

❑ Conduite à tenir face à une pendaison

▪ Soutenir la victime, en cas de pendaison pour neutraliser les forces de traction et


de constriction
▪ Dépendre le corps en se faisant aider (couper le lien, soutenir la victime pour éviter
qu’elle ne chute brutalement ce qui pourrait occasionner des traumatismes
supplémentaires).
▪ Supprimer la source de constriction (strangulation), si elle est encore présente (cet
acte peut être difficile si le lien est très serré).
▪ Maintenir l’axe tête cou tronc dès que possible
▪ Réaliser les gestes d’urgence en rapport avec l’état de la victime (Réanimation…)

36
LES INTOXICATIONS
1. DEFINITION
Une intoxication est un ensemble de troubles du fonctionnement de l'organisme dus à
l'absorption d'une substance étrangère, dite toxique, d'origine biologique, physique ou
chimique.
2. ORIGINE
Les intoxications peuvent avoir plusieurs origines : des aliments, des produits chimiques, des
gaz.
a)Les intoxications alimentaires
Elles sont causées par la consommation d'aliments contaminés. Ci-dessous, quelques signes
qui peuvent vous mettre sur la piste :
Les nausées et vomissements ;
Les douleurs abdominales ;
La diarrhée ;
La fièvre
b) Les intoxication par toxiques
Des intoxications par produits chimiques peuvent survenir sur certains lieux de travail ou lors
d'accidents domestiques
En cas d'inhalation de gaz toxique
Eloigner la victime du danger et placer là, si possible, à l'air libre ;
Vérifier sa respiration.
Agir en fonction de l'état de la victime :
-Si elle est inconsciente, placer-la en position latérale de sécurité ;
-Si elle est en arrêt respiratoire, pratiquer le bouche-à-bouche.
c)Les intoxications au monoxyde de carbone (CO)
Les intoxications au CO2 sont fréquentes, parfois dramatiques et surviennent le plus souvent
en hiver. Ces accidents sont causés par des appareils de chauffage comme les chauffe-eau, ou
les chaudières, défaillants.
Les signes d'une intoxication au CO sont :
Des maux de tête ;
Des vertiges ;
Des nausées ou des vomissements ;
Des troubles du comportement ;
Une somnolence puis une inconscience.
Conduite à tenir
Si vous intervenez pour sauver une personne intoxiquée, ne prenez aucun risque et gardez à
l’esprit que le CO est inodore.
En cas de somnolence ou d'inconscience, placez la victime en position latérale de sécurité. En
cas d'arrêt ventilatoire, pratiquez le bouche-à-bouche.

37
d) Les intoxications médicamenteuses
Les intoxications médicamenteuses sont dues à l'ingestion accidentelle ou volontaire de
médicaments. L'absorption volontaire entre le plus souvent dans le cadre de tentative de
suicide. Les ingestions accidentelles sont, dans leur grande majorité, à mettre sur le compte de
la négligence d’adultes qui laissent des médicaments à la portée des enfants.
Conduite à tenir
-Surveiller la victime jusqu’à l’arrivée des secours.
➢ Chez l'enfant
-Dans tous les cas, éviter de faire boire ou de faire vomir l'enfant.
-En cas de trouble de la conscience de l'enfant, le mettre en position latérale de sécurité,
-en cas d’arrêt respiratoire, effectuer une bouche à bouche.
-Surveiller la victime jusqu'à l'arrivée des secours.

38
LES PIQURES D’INSECTES ET LES MORSURES D’ANIMAUX
I.LES PIQURES D’INSECTES
Ordinairement, les piqûres d’insectes ne sont pas graves, sauf si elles sont multiples ou elles
siègent au niveau de la gorge (risque d’asphyxie).
Dans le cas de piqûres d’abeille ou de guêpes, à l’aide d’une petite pince retirer le dard resté
dans la peau
II. MORSURES D’ANIMAUX :
Les morsures d’animaux sont dangereuses (rage, tétanos, venin).
-les morsures de chien :
- Capturer l’animal et le remettre à un vétérinaire. Si celui-ci affirme que l’animal est enragé,
le blessé sera dirigé vers un médecin ou centre de lutte contre la rage
-Les morsures de serpent : s’il s’agit de vipères.
Le venin est inocule dans la plaie par des dents creuses appelées crochets ; il diffuse
rapidement dans l’organisme.
- ne pas sucer la plaie,
-la désinfecter. Le risque principal est la possibilité de syncope avec mort subite.
-Le sujet mordu par une vipère doit éviter tout mouvement et s’étendre, horizontal.
-placer juste au-dessus de la plaie, entre la plaie et la racine du membre un lien large
modérément serré (jamais de garrot)
Si la respiration s’arrête, pratiquer d’urgence la respiration artificielle

39
INSOLATION

1. DEFINITION
Troubles provoqués par l'exposition prolongée au soleil.
Cela peut entraîner l'inconscience du sujet quelques minutes seulement après l’apparition des
premiers symptômes.
2. CAUSES
Lorsque l’organisme se retrouve dans une atmosphère particulièrement chaude,
la transpiration et la chaleur entrainent une perte d’eau (déshydratation) et une diminution
de la tension artérielle. On parle alors d’hyperthermie. Le corps peine alors à réguler sa
température interne (thermorégulation) et perturbe l’équilibre des fluides et des sels
corporels. Les organes peuvent être affectés et envoient des signaux d’alarme. Des processus
de défense tels qu’une réponse inflammatoire sont alors déclenchés.
3. SYMPTOMES
Nombreux sont les signes d’une insolation. Les symptômes suivants peuvent apparaitre
immédiatement à la suite d’une déshydratation :
• Étourdissement
• Fatigue
• Maux de tête
• Assèchement de la peau
• Raideur au niveau de la nuque
• Sensation de chaleur au niveau du visage
• Nausées
• Vomissements
• Augmentation du rythme cardiaque
Si la température corporelle atteint un niveau supérieur à 40° et est associée à des troubles
neurologiques (confusion mentale, délire, déficit focal, convulsions, troubles de conscience,
voire coma) il est fortement recommandé d’appeler un service d’urgence. Une non prise en
charge d’une insolation peut rapidement mettre en danger la vie du patient.
Conduite à tenir :
-Transporter la victime dans un lieu frais,
-le déshabiller là au maximum puis allongez-la ;
-Envelopper le sujet dans un drap humide et frais ou appliquer des compresses - ou un linge
humidifié à l'eau froide - sur le visage et tout le corps ;
Si la victime est consciente, lui faire boire de l'eau fraîche.
En cas de perte de connaissance, mettre la personne en position latérale de sécurité et la
surveiller la jusqu'à l'arrivée des secours.

40
LES BRULURES

INTRODUCTION
Tout brulé doit être considéré comme un polytraumatisé
La brulure doit être estimée en fonction de sa gravité
1. DEFINITION
Les brûlures sont des lésions de la peau et/ou des voies aériennes ou des voies digestives
provoquées par la chaleur, les substances chimiques, l'électricité, le frottement, ou dues à des
radiations.
2. TYPES DE BRÛLURES
Il existe différents types de brûlures :
Les brûlures thermiques
Les brûlures chimiques
Les brûlures d’origine électrique
Les brûlures par ingestion ou inhalation
3. CONDUITE A TENIR
-Stopper la brûlure pour soulager la douleur, éviter l’extension de la brûlure et limiter ses
conséquences :
-Supprimer la cause ou soustraire la victime à la cause Si ces vêtements sont enflammés,
empêcher la victime de courir, la rouler ou la faire se rouler par terre et étouffer les flammes
avec un vêtement ou une couverture.
-Refroidir le plus tôt possible la surface brûlée. Arrosage immédiat à l'eau tempérée, sans
pression jusqu'à l'obtention d'un avis médical
-lutter contre une éventuelle détresse respiratoire ou circulatoire associée ou provoquée par la
brûlure ;
-Alerter ou faire alerter
➢ Brûlures par produits chimiques :
Projection sur la peau et les vêtements : Ôter en se protégeant ou faire ôter immédiatement les
vêtements imbibés de produits et arroser abondamment à grande eau, le plus tôt possible pour
éliminer le produit en cause et jusqu'à l'arrivée des secours.
➢ Projection de liquide chimique dans l'œil : rincer l'œil abondamment à l'eau le plus tôt
possible, en prenant soin que l'eau de lavage ne coule pas sur l'autre œil.
➢ Brulures par inhalation : suspectées chez une personne qui a respiré des fumées
d’incendie ou inhalé des produits chimiques
-lutter contre une éventuelle détresse respiratoire
-surveiller en permanence la victime

41
➢ Brûlures internes par ingestion : ne pas faire vomir, ne pas donner à boire, surveiller
la victime et garder l'emballage du produit chimique en cause et le produit restant.
NB
Les brûlures doivent inciter le sauveteur à refroidir la peau au plus vite. La gravité
dépend de la localisation, de l'étendue, de la profondeur et de la cause de la brûlure. La
conduite à tenir varie selon la gravité de la blessure.

42
HYPOTHERMIE

INTRODUCTION
L’hypothermie est une urgence médicale. C’est pourquoi la première chose à faire est de
prévenir les secours. Il faut déplacer si possible la victime dans un endroit chaud et entamer
les premiers gestes physiques de réchauffement.

1. DÉFINITION
L’hypothermie est une baisse de la température du corps au-dessous de 35°C.
- Hypothermie modérée : 32°C < t° <34°C ;
- Hypothermie grave : 28°C < t° < 32°C ;
- Hypothermie profonde : t° < 28°C.
C’est à partir de 28°C qu’on risque un arrêt cardiaque
L’hypothermie est due à un déséquilibre des mécanismes de thermorégulation :
thermogénèse (production de chaleur par le muscle, les viscères, le cerveau) et de
thermolyse (perte de chaleur par les couches externes : la peau).
2. CAUSES
• Exposition prolongée du corps à une ambiance froide :
❖ En hiver ;
❖ Séjour prolongé dans une eau froide (naufragés) ;
❖ Personnes sans-abris ;
❖ Personnes âgées (pas de chauffage) ;
❖ Nourrissons et petits enfants (sensibles au froid).
• Certaines maladies :
❖ Infections ;
❖ Intoxications.
3. CONDUITE À TENIR
❑ Constater l’hypothermie : l’hypothermie est souvent facile à repérer, car elle entraîne
des symptômes caractéristiques :
- Frissons et tremblements ;
- Les lèvres et les extrémités sont bleues (cyanose) ;
- Respiration rapide (tachypnée) ;
- Tachycardie.
Dans les hypothermies graves :
- Troubles de la conscience (amnésie) ;
- Respiration lente (bradypnée) ;
- Bradycardie, pouls irrégulier ;
- Spasmes musculaires.
Dans ce cas, appeler les secours.

43
TROUSSE DU SECOURISTE

La trousse du secouriste doit comporter :


- Gants à usage unique
Compresses stériles si non purifiées
Sparadrap
Petits pansements adhésifs
Bandes à gaze
Écharpes
Ciseaux
Épingles de sûreté
Savon
Lampe de poche + piles
Lien large non élastique
Bandes élastiques
Carnet
Crayon noir

44
ACCIDENTS DE LA ROUTE

I.DÉGAGEMENT D'URGENCE
OBJECTIF
Dégager le plus rapidement la victime exposée à un risque de sur accident ou à un danger
vital, sans aggraver son état
Règle générale
On ne déplace pas
On ne remue pas inutilement un accidenté
On ne touche pas
1. Définition
Le dégagement d'urgence consiste à sortir la victime du lieu de l'accident et de la mettre en
sécurité
2. Quand effectuer un dégagement d'urgence ?
- Victime inconsciente soumise à un danger
- Victime incapable de se soustraire d'elle-même
3. Techniques de dégagement d'urgence
➢ Traction par les chevilles : terrain plat, sans obstacle : Le secouriste doit :
-Croiser les bras de la victime.
-Se mettre en face des pieds de la victime.
--Saisir les chevilles de la victime.
-Lever les chevilles de la victime à la hauteur de ses genoux.
-Garder son dos droit.
-Fléchir et écarter ses jambes.
-Tirer à reculons, la victime hors de la zone de danger, en respectant l'axe tête cou tronc
➢ Saisie par les poignets : terrain accidenté ou présence d'obstacle Le secouriste doit :
Se placer accroupi derrière la victime.
Mettre la victime en position demi assise, la soulever en glissant les mains sous ses
omoplates.
Caler le dos de la victime contre son thorax.
Glisser les bras sous les aisselles.
-Tenir les poignets de la victime (de façon croisée, main gauche du sauveteur - poignet droit
de la victime ; main droite du sauveteur - poignet gauche de la victime).
-Se redresser dos droit et reculer loin de la zone du danger.
-Asseoir la victime en se mettant en position de trépied, genou levé en appui contre le dos de
la victime.
-Libérer les mains, saisir la nuque avec la main droite et le menton avec l'autre main.
-Allonger la victime en respectant l'axe tête cou tronc

45
➢ Dégagement d’un véhicule : Véhicule qui risque de prendre feu Le secouriste doit :
-Stabiliser la voiture si nécessaire.
-Ouvrir la portière.
-Couper le contact.
-Dégager rapidement les pieds de la victime des pédales.
-Détacher la ceinture de sécurité.
-S'accroupir à la hauteur du siège.
-Glisser les deux mains sous les aisselles de la victime, l'une pour maintenir le menton, l'autre
pour saisir le poignet ou la ceinture.
Poser sa joue contre celle de la victime.
-Se redresser en tirant la victime en reculant, loin de la zone de danger en respectant l'axe tête-
cou- tronc.
-Asseoir la victime en se mettant en position de trépied, genou levé en appui contre le dos de
la victime.
-Libérer les mains, saisir la nuque avec la main droite et le menton avec l'autre main.
-Allonger la victime en respectant l'axe tête- cou- tronc

II.BRANCARDAGE ET TRANSPORT DES BLESSES


OBJECTIFS :
-Réaliser un brancardage correct.
-Assurer un transport des blessés sans risque.
-Les soins d'urgence donnés, et le blessé mis à l'abri du danger, en position d'attente correcte,
le secouriste se préoccupe d'un moyen de transport pour évacuer le blessé vers l'hôpital. La
règle absolue est de remuer le blessé le moins possible ; aussi doit-on utiliser conjointement
un brancard, véritable ou improvisé ;
une voiture d'ambulance (exceptionnellement un autre moyen de transport : camionnette).
En attendant ce transport, le blessé est allongé, couvert, tête bien callée, sous surveillance.
On apporte le brancard jusqu'au blessé ; c'est sur ce brancard qu'on le transporte, qu'on
l'installe dans l'ambulance et qu'on le mène jusqu'à son lit d'hôpital.
Les brancardiers doivent être rompus au maniement du brancard, au franchissement des
obstacles et à la manœuvre en terrain accidenté, car ce sont là des exercices qu'on n'improvise
pas sans de gros risques pour le blessé transporté
Pratique du brancardage
Amener une victime d'un point A au point B
Du lieu de l'incident au poste de secours, par exemple
Il se pratique à 2, 4 ou 5 équipiers sous la responsabilité d'un chef de brancard.
- A 2, le chef se place derrière.
- A 4, le chef est à l'arrière droit.
- A 5, le chef marche à droite à côté du brancard. "
Les mouvements du brancard doivent être doux, synchronisés, le brancard doit rester
horizontal.
Les brancardiers ne doivent pas marcher au pas.
Rôle du chef de brancard
Commander les manœuvres,
Vérifier l'arrimage et l'installation du blessé,

46
Surveiller la victime,
Choisir le meilleur itinéraire.
Déplacement
Tête en avant

47
CATASTROHES NATURELLES PLAN ORSEC

I. CATASTROHES NATURELLES

1. DEFINITION
Événement imprévisible lié à un phénomène non généré par l'homme. La catastrophe naturelle
est souvent liée à un phénomène météorologique, et génère beaucoup de dégâts et de victimes.
2. CONSEQUENCES

✓ Les principales difficultés résident dans la destruction des liaisons (vies de


communication, téléphone) et la coupure de l’eau, du gaz, de l’électricité, des
égouts.
3. CONDUITE A TENIR
✓ Le rassemblement du matériel de sauvetage, en particulier les bottes, les
barques, les cordages, selon le cas ;
✓ L’évacuation des personnes et des biens en danger.
✓ Le ravitaillement des isolés, en particulier en eau de boisson (eau en bouteilles
capsulées).
✓ Le sauvetage des victimes blesses et malades.
✓ Enfin la participation aux opérations de déblaiement.
✓ L’ampleur de certaines catastrophes nécessite presque toujours le
déclenchement d’un plan ORSEC(voir plus loin) mobilisant l’ensemble des
moyens de secours d’un, voire de plusieurs départements. L’intervention de
secouristes se fait donc en collaboration avec les autres services ; elle est en
général orientée vers deux buts :
✓ - Le sauvetage proprement dit ;
✓ - les taches d’évacuation et d’entraide
II.PLAN ORSEC

1. DÉFINITION
Le plan ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile) est un dispositif de secours
d’urgence, mis en place pour intervenir très rapidement lors d’une grande catastrophe et avec
plus d’efficacité possible.
2. QUAND ?
Lors de catastrophes naturelles (séisme, inondation, incendie, …) ;
- Catastrophes industrielles (usine pétrochimique, …) ;
- Accidents de la route, ferroviaire ou aérienne faisant plusieurs victimes ;
- Problèmes de santé (épidémie, contamination, …) ;
- Les catastrophes dues à des regroupements humains importants ;
- Les pollutions atmosphériques, telluriques, marines ou hydriques ;
- Les risques radiologiques et nucléaires.
3. LE BUT
Le but du plan ORSEC est de faire en sorte que les nombreux secours interviennent vite et bien
et de manière efficace sans perte de temps pour porter secours au maximum de victimes.
Le plan ORSEC permet de prodiguer les premiers secours sur place, mais aussi d’évacuer les
blessés vers les hôpitaux.
4. QUI DÉCIDE DE LE DÉCLENCHER ?
Selon l’ampleur de la catastrophe, le plan ORSEC est déclenché par le président, le ministre du
secteur ou le wali. Dès que le plan ORSEC est déclenché, l’organisation des secours est placée
sous les ordres d’un seul responsable avec plusieurs équipes d’intervention sous ses ordres :

48
- La protection civile ;
- La police ;
- La gendarmerie ;
- Le SAMU ;
- Des spécialistes en transmission des informations ;
- Des spécialistes des routes.
Les ministères impliqués sont :
- Le Ministère de l’Intérieur ;
- Le Ministère de la Santé ;
- Le Ministère des Transports ;
- Le Ministère de la Défense Nationale.
5. COMMENT LES SERVICES D’URGENCE SE PRÉPARENT-ILS ?
Pour pouvoir faire face à toutes les situations, les différentes équipes s’entraînent régulièrement
en simulant des scénarios catastrophes. L’objectif est de tester la rapidité, l’efficacité et la
coordination des différentes équipes.

49
IRRADIATION ET CONTAMINATION IONISANTE
GENERALITES
La contamination radioactive est le phénomène se produisant quand un produit radioactif se
dépose sur un objet ou un être, ou bien est ingéré ou inhalé par un être.
La contamination se distingue de l'irradiation, événement au cours duquel l'objet ou l'être
est soumis à un rayonnement ionisant.
I. DEFINITIONS
1. IRRADIATION Action d'un rayonnement sur une matière vivante ou inanimée ; fait d'être
irradié.
2 CONTAMINATION
Envahissement (d'un organisme contagion ; d'un milieu) par des agents pathogènes ou des
polluants.

II. Effets d'une exposition globale (irradiation exprimée en gray « Gy ») :

• Dose < à 0,2-0,3 Gy : aucun effet (clinique décelable)


• De 0,3 à 1 Gy : baisse temporaire du nombre de lymphocytes, parfois divers symptômes
(malaises, vomissements, nausées, anorexie...)
• À partir de 2 Gy : atteinte du tissu hématopoïétique
• De 3,5 à 5,5 Gy : manifestations cliniques sévères (50 à 90 % des irradiés mourront
d'hémorragies ou d'infections)
• De 5,5 à 7,5 Gy : syndrome gastro-intestinal et syndrome hématopoïétique
• Au-delà de 15 Gy : atteinte neurologique avec mort en 24 heures.

III.. la différence entre l’irradiation et la contamination


• On parle d'irradiation lorsque la source radioactive est située à l’extérieur du corps
des personnes exposées. Dans ce cas, plus la distance entre la source et la personne est
importante, plus l’exposition par irradiation est faible. Pour stopper l’exposition par
irradiation, il suffit donc d’éloigner les personnes de la source radioactive (évacuation
par exemple) ou de les protéger dans un bâtiment en béton (mise à l’abri).
• On parle de contamination lorsque la source radioactive pénètre à l’intérieur du
corps des personnes exposées, soit par inhalation, soit par consommation de produits
contaminés, soit par blessure avec des objets contaminés. Les particules séjourneront plus ou
moins longtemps dans le corps en fonction de leur taille et des éléments radioactifs concernés,
avant d’être éliminées dans les urines et/ou dans les selles.
• Lorsque les particules radioactives sont déposées sur la peau ou sur les
vêtements sans avoir pénétré dans le corps, on parle de contamination externe. Celle-ci peut
être éliminée par déshabillage et en douchant les personnes exposées.

IV. Les risques de contamination


Les risques proviennent d'une contamination de l'environnement : l'atmosphère, les sols et les
eaux, la chaîne alimentaire

• La contamination de l'atmosphère
Se produit grâce à plusieurs facteurs il y a l'eau, l'air et les conditions météorologiques.
Les particules les plus lourdes retombent aux environs immédiats du point d'émission

50
et contaminent le sol. Les aérosols ou le gaz de faible densité ont tendance à se
disperser donc se diluer dans l'air ambiant.

• La contamination des sols et des eaux


La contamination de l'eau et du sol se fait dans le sol en fonction de multiples facteurs,
tels que la géologie du lieu, la prospérité et la perméabilité des roches et aussi les
réseaux hydrologiques (courants, débits…)

• La contamination de la chaîne alimentaire


La contamination des chaînes alimentaires fait suite à la contamination de l'eau et des
sols car les animaux boivent l'eau des rivières... et le bétail mange l'herbe et les
animaux se nourrissent les uns des autres, les planctons se contaminent comme l'eau
est contaminée. Comme l'homme se nourrit avec de la viande, du poisson, des laitages,
il en résulte une contamination de la chaîne alimentation

V.CONDUITE A TENIR
➢ Contamination externe :
Elle est secondaire au dépôt sur les téguments de substances radioactives.
Cette atteinte doit être rapidement prise en compte :
- Pour éliminer l’irradiation externe
- Pour limiter la diffusion de cette pollution
- Pour éviter une contamination interne
Modalités de prise en charge :
L’urgence est à la décontamination externe à effectuer par des personnels
protégés.
- Déshabillage et stockage des effets personnels dans des sacs en plastique
- Lavage général à l’eau et au savon doux (douche) en protégeant les orifices
naturels.
- Séchage
- Contrôle de la radioactivité résiduelle avec détecteurs.
L’urgence chirurgicale et la réanimation priment toujours sur la décontamination.

➢ Irradiation interne (contamination interne):


L’irradiation interne par contamination interne est secondaire à la pénétration
dans l’organisme de radio nucléides. Une irradiation externe peut lui être
associée.
Cette irruption de substances radioactives dans le corps humain peut
s’effectuer
- par inhalation de poussières lors d’une contamination externe
- par ingestion d’aliments contaminés
- par une blessure ou une brûlure contaminée
Après pénétration des particules radioactives dans l’organisme, la diffusion et
la fixation sur les organes cibles sont très rapides. On distingue deux types de
radioéléments selon leur transférabilité dans l’organisme :
- Eléments transférables : radioéléments qui franchissent facilement et
rapidement les barrières biologiques. Ils possèdent des homologues chimiques
dans l’organisme et s’accumulent dans des organes dits de dépôt ou cibles
(thyroïde, foie, os…)
- Eléments non transférables : radioéléments sans équivalent chimique dans
51
l’organisme. Ils s’accumulent au niveau des portes d’entrée de contamination ;
leur élimination directe s’effectue par la voie fécale quelque soit le mode de
pénétration.
❑ gestion et communication lors des accidents d’irradiation
Les accidents liés à la production de radioactivité, nécessitent une parfaite
connaissance des personnels soignants pour ce qui concerne la nature des
rayonnements ionisants, leurs effets, les modalités de prise en charge et les
possibilités thérapeutiques.
Des messages évidents doivent être diffusés :
- Un irradié pur n’est ni contagieux ni irradiant
- La décontamination externe est simple mais nécessite une grande rigueur.
- Il faut éviter de transformer une contamination externe en contamination
interne
- Le traitement de l’urgence médico-chirurgicale prime sur les conséquences
radio biologiques de l’accident nucléaire
- La prévention des atteintes thyroïdiennes par la diffusion d’iode stable est
efficace mais doit être précoce
La population et les médias doivent être informés simplement, honnêtement et
rapidement. La falsification des messages au grand public incite à la méfiance,
cultive le sentiment du complot et favorise la panique.

En cas d’accident de grande ampleur, les autorités peuvent être amenées


- à diffuser des consignes de confinement
- à distribuer de l’iode stable
- à restreindre la consommation de certains aliments
- éventuellement à organiser l’évacuation des populations
.

52

Vous aimerez peut-être aussi