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Module Iec

Le module de santé communautaire sur l'IEC/CCC vise à fournir aux étudiants des connaissances et compétences sur la communication pour le changement de comportement en santé. Les objectifs incluent la définition de l'IEC/CCC, l'identification des éléments de communication, et la compréhension des principes et phases de l'IEC/CCC. Le cours souligne l'importance de la communication dans la promotion de la santé et le changement de comportement au sein des communautés.

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Module Iec

Le module de santé communautaire sur l'IEC/CCC vise à fournir aux étudiants des connaissances et compétences sur la communication pour le changement de comportement en santé. Les objectifs incluent la définition de l'IEC/CCC, l'identification des éléments de communication, et la compréhension des principes et phases de l'IEC/CCC. Le cours souligne l'importance de la communication dans la promotion de la santé et le changement de comportement au sein des communautés.

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MODULE : SANTE COMMUNAUTAIRE

NOTION : IEC/CCC
CIBLE : TRONC COMMUN
ANNEE : 2024/2025
VOLUME HORAIRE : 12 HEURES
CHAPITRE I GENERALITES SUR L’IEC /CCC
OBJECTIFS DU COURS

OBJECTIF GENERAL

OBJECTIF GENERAL
Acquérir des connaissances et compétences sur l’IEC

OBJECTIFS SPECIFIQUE
A la fin du cours, l’étudiant de la première année doit être capable de :
1. Définir l’IEC/CCC selon le cours
2. Expliquer le sigle IEC/CCC selon le cours
3. Citer les éléments de la communication
4. Identifier le but de l’IEC/CCC en se référant au cours
5. Expliquer les principes de l’IEC/CCC selon ses propres termes
6. Expliquer les différents concepts utilisés en IEC/CCC
7. Identifier les différentes phases de l’IEC/CCC

I.
I. Généralités sur l’IEC/CCC

En fonction des programmes développés, différentes démarches ou stratégies sont


utilisées. Dans le domaine de la santé, la nécessité d’adopter ou de changer une
attitude est nécessaire pour améliorer sa propre santé, celle de sa communauté ou sa
localité.

C’est pourquoi, Il importe d’une part, d’améliorer les connaissances, les attitudes et les
aptitudes des populations sur les maladies à prévenir et d’autre part, de créer un
environnement susceptible de favoriser l’adoption et l’intégration des mesures
préventives conseillées.

Ainsi, dans la mise en œuvre de programmes de prévention, il est généralement


conseillé d’utiliser des stratégies d’IEC/CCC entre autres.

a. Définition l’IEC :

L’I E C consiste à communiquer par des canaux appropriés une information dans un but
éducatif à un public- cible, ou encore à lui transmettre des messages de façon
coordonnée en vue de promouvoir un changement de comportement.
Signification du sigle I E C

I : Information : C’est donner un message, un contenu, une idée nouvelle à quelqu’un ;


à un groupe de personnes.
On peut encore dire que c’est la transmission d’une nouvelle ; d’un message à
quelqu’un. (Savoir).
E : Éducation : C’est enrichir les connaissances ; améliorer une situation ou une
performance ; résoudre un problème.
On peut encore dire que c’est le transfert de nouvelles compétences (Savoir-faire).

C : Communication : C’est entrer en relation par l’intermédiaire d’un processus interactif


de dialogue au cours duquel il se produit des échanges, un « feed-back » verbal ou non
verbal.
On peut encore dire que c’est un processus par lequel des idées et des informations
sont échangées en vue d’apporter des changements désirés, souhaités.
L’I E C est une condition et un complément indispensable au succès de tout programme
de santé.
Elle doit devancer, accompagner et prolonger toute activité de santé en vue du
changement de comportement des populations.
Cependant, même si le volet I E C est présent dans les programmes de santé, il n’en
demeure pas moins qu’il est insuffisamment pris en compte au niveau de la mise en
œuvre des activités.
b. LA C.C.C.

Communication : Étymologiquement, le mot ‘’communication’’ provient du latin


‘’communicare’’ qui signifie ‘’mettre en commun’’. Autrement dit, c’est le processus de
transmission d’informations.
Ainsi, la communication peut-être définie comme un processus dynamique par lequel
un individu établit une relation avec une ou plusieurs personnes pour échanger ou pour
transmettre des idées, des connaissances.
Elle consiste à envoyer et à recevoir des messages au moyen des symboles (langage
parlé ou écrit) et des manifestations physiques (mimiques, gestes). Elle peut donc être
verbale ou non verbale.
Changement : Processus de modification, d’amélioration d’un état A vers un état B

Comportement : c’est une façon d’agir d’un individu ou d’un groupe d’individus
Ainsi, la CCC peut être définie de plusieurs manières, voilà une définition qui peut être
retenue :

En somme, la communication pour le changement de comportement CCC est un


ensemble de procédés interactifs d’échanges d’idées et d’informations avec un individu
ou un public cible en vue de lui permettre de prendre conscience de ses propres
problèmes ou besoins prioritaires et d’être acteurs de la résolution de ces problèmes ou
besoin.

Autrement dit, c’est un ensemble des techniques de communication les plus


efficaces incitant les individus à passer d’une étape à l’autre, d’un comportement
passif face à un problème spécifique à un comportement actif.

Avec la communication pour le changement de comportement, Il


s’agit désormais de :

Faire une bonne analyse de la situation pour identifier avec les populations
les facteurs qui favorisent un changement de comportement.

Pousser et inciter les populations cibles à l’acquisition de nouveaux


comportements.

Impliquer les populations dans tout le processus de changement de


comportement.

II. Buts de L’I E C/CCC

L’I E C a pour but :

1) de renforcer les attitudes et les comportements existants qui favorisent la bonne


santé des populations.

2) d’aider la communauté en général et la population cible en particulier à :

 Prendre conscience de sa capacité à améliorer sa santé et à prendre en


charge cette responsabilité.
 Adopter des comportements à promouvoir et protéger sa santé.

 Comprendre et surmonter les divers problèmes qui l’empêchent d’avoir la


bonne santé.

III. Principes de L’I E C/CCC

Les principes fondamentaux de L’I E C sont :


a) La connaissance de la population cible à travers une étude du milieu ou des
enquêtes pour identifier les perceptions populaires et les facteurs déterminant les
comportements.
b) La participation de la population cible.
c) Le changement souhaité qui doit être volontaire afin d’être durable.
d) Les actions qui doivent prendre en compte :
 Ce que les gens savent : le savoir.
 Ce que les gens ressentent : le savoir être
 Ce que les gens savent faire : le savoir-faire

e) Les facteurs autres que la santé qui peuvent être à la base du comportement qui
influencent la santé.
f) Les méthodes et stratégies qui doivent être adaptées au milieu.

IV. Phases de L’I E C

En pratique, L’ I E C passe par 5 phases qui visent le changement volontaire des


comportements liés à la santé :
a) La Prise de conscience :
Identifier avec la population cible les problèmes existants ou les besoins prioritaires de
santé.
b) La Sensibilisation :
Présenter les informations de façon que la population cible se rende compte de son rôle
dans l’apparition des problèmes et de l’impact de ces problèmes sur la santé.
c) La Motivation :
Développer l’intérêt et la volonté chez la population au point qu’elle passe à l’action
pour résoudre ses problèmes, satisfaire ses besoins et surmonter ainsi la résistance au
changement.
d) L’Orientation :
Référer les intéressés motivés vers les actions réalisables et possibles qui tiennent
compte de leurs intérêts.
e) L’Action :

Faire manifester la volonté de la population à agir et à mettre en pratique les solutions


appropriées ou les activités de prévention et de promotion.

V. Domaines de l’IEC/CCC

L’IEC peut être utilisée dans les différents domaines suivants :

Nutrition.
Planning familial, environnement.
SIDA, toxicomanie, drogue.
La promotion de la paix, de la démocratie,

VI.SIMILITUDES ET / OU DIFFERENCES ENTRE I.E.C ET CCC

Si la CCC et l’IEC sont toutes deux des approches de communication mise en


œuvre dans l’intérêt de l’individu, elles ont chacune leurs avantages et leurs
inconvénients et elles n’utilisent pas les mêmes méthodes pour atteindre
leur objectif.
De nos jours, seule la CCC est considérée comme prometteuse.
 Les campagnes d’IEC jusqu’ici organisées ont largement contribué au
changement de connaissances des populations. Cependant, les résultats
obtenus en matière de changement effectif d’attitudes et de pratiques sont
encore insuffisants, raison pour laquelle, les changements de comportements
sont éphémères.

 C’est pour pallier cette insuffisance que le concept CCC a été créé en vue de
mettre l’accent sur les stratégies de communication visant à persuader et à
motiver d’avantage les populations pour une participation plus responsable dans
la prise en charge de leurs propres problèmes de santé et que leur changement
de comportement soit durable.

 Cela suppose une implication totale des populations à toutes les étapes de
conception et de mise en œuvre des projets ou programmes de CCC / Santé
initiés.
CHAPITRE II : La Communication

OBJECTIF GENERAL
Acquérir des connaissances sur l’IEC
OBJECTIFS SPECIFIQUE
A la fin du cours, l’étudiant (e)SFE/IDE de 2ième année doit être capable de :
1. Définir la communication selon le cours reçu
2. Expliquer l’importance de la communication se le cours
3. Enumérer les différents éléments de la communication
4. Expliquer les principaux types de communication
5. Déterminer les principes d’une bonne communication
6. Identifier les obstacles à la communication selon les différents niveaux

I. DEFINITIONS
Définition 1 :
La communication est un processus de transmission de message d’une source d’une source
(émetteur) à une cible (récepteur).
Définition 2 :
La communication se définit comme un processus dynamique par lequel un individu établit une
relation avec une ou plusieurs personnes pour échanger, transmettre des idées, des
connaissances.
Elle consiste à recevoir des messages au moyen des symboles (langage parlé ou écrit) et des
manifestations physiques (mimiques, gestes).
Elle peut donc être verbale ou non verbale.
II.1 Importance de la communication
Elle permet :
- aux personnes d’exprimer leurs idées, leurs sentiments, leurs intentions, leurs
pensées
- de raconter ce qui nous est arrivé
- de dire ce que nous souhaitons (notre vœux)
- de faire comprendre à autrui ce qu’on pense et ce qu’on veut dire
- d’expliquer à une personne ce qu’il doit faire et comment le faire
- d’amener la personne à changer son comportement et à adopter le comportement
souhaité
- d’amener les autres à comprendre les faits, les situations
- d’amener la personne à réagir face aux idées, aux pensées exprimées
(Feedback ou rétroaction) qui peut être positif ou négatif.

II.2 Éléments de la Communication :


La communication comprend un certain nombre d’éléments qui sont :

 La Source ou Émetteur :
Toutes les communications proviennent d’une source. Elle peut être une personne
(orateur), ou un groupe de personnes. D’elle, dépend la réussite ou l’échec de toute
communication. (demander l’avis des récepteurs)
Points à considérer :
 Compétence à communiquer.
 Attitude envers son auditoire.
 Connaissance du sujet, de son auditoire, du système social

 Le message :

C’est le contenu ; l’information et les idées que l’on veut faire passer à ses auditeurs. Il
est très important de sélectionner les éléments que l’on veut donner à son auditoire tout
en se rappelant et en insistant sur certains aspects que sont : la nature de l’auditoire ; le
langage utilisé ; le degré de compréhension de l’auditoire.

 Le canal :

C’est le moyen de communication utilisé pour transmettre l’idée, le message à son


auditoire.
Ce canal doit être bien choisi pour être vraiment adapté, approprié et efficace. Il peut
s’agir de : téléphone ; radio ; TV ; crieur public ; journal etc.………
Un message peut être entendu, vu, touché, senti, goutté.
 Le Receveur ou Récepteur :
C’est celui à qui, ou les personnes auxquelles s’adresse le message. Toutes les
caractéristiques de la source sont valables également pour le Récepteur.
 La Rétroaction ou Feed-back :
C’est la réaction, la réponse du Receveur qui permet d’évaluer le degré de
compréhension, la perception du message par l’auditoire et le degré d’adhésion à ce
message.
Elle permet de vérifier si le message a été perçu ou non. La rétroaction peut amener
l’émetteur à réviser ou modifier son message ou à changer le canal utilisé.
Le feed-back peut être :
 positif : adhésion
 négatif : non adhésion
 absent : message non perçu
Ainsi, en communiquant, il est important de connaître la rétroaction verbale et celle non
verbale.
En résumé :

Le processus de communication s’établit ainsi :


 Qui dit quoi : Source ; Emetteur

 Quoi : Message

 Comment : Canal

 A qui : Receveur

 Avec quel effet : Impact, Rétroaction

II.3 Différents types de communication :


Il y a trois principaux types de communication, les plus couramment utilisées qui sont :
 La communication Interpersonnelle : C I P :
C’est un échange d’informations entre 2 ou plusieurs personnes. Exemple : La causerie
éducative ; Le counseling.
 La communication de groupe :
C’est un échange d’informations entre un groupe de personnes sans mass- média.
Exemple : une conférence ; une assemblée générale.
 La communication de masse :
C’est un échange d’informations entre un grand nombre de personnes à travers les
mass- média. Exemple : Journal ; Radio ; T V.
II.4 Les principes d’une bonne communication

Pour donner une plus grande chance de réussite à la communication, il est nécessaire
de surmonter ses obstacles. Pour ce faire, il faut :
Emetteur doit :
- maîtriser son sujet, le thème de la communication,
- être respectueux et avoir une considération sociale à l’endroit du groupe cible
- avoir une élocution claire et simple
- avoir un débit de parole régulier et audible
- adapter son langage au public cible
- veiller à son apparence physique et sa tenue vestimentaire
- être dynamique, décontracté et serein
- choisir le lieu et le moment pour faire passer son message
- susciter une communication interactive en faisant participer sa cible
- utiliser des supports visuels si possible
- interpréter la communication non verbale par une bonne observation de son
interlocuteur ou sa cible
- utiliser un message adapté et compréhensible par la cible et qui ne souffre d’aucune
ambiguïté ou de confusion
- utiliser un canal approprié et accessible au récepteur
- utiliser un code commun compris aussi bien par l’émetteur que le récepteur
- susciter l’attention et l’intérêt de la population cible (récepteur) sur le thème de la
communication
- susciter la rétro - information de la cible par une analyse approfondie des réactions
en vue de vérifier le niveau de compréhension du message transmis
- enfin, veiller à ce que l’environnement physique et l’atmosphère sociale soient
propices pour une efficacité de la communication

II.5 Les obstacles à la communication

 Obstacles liés à l’émetteur (1):

 Non maîtrise du sujet, mauvais accueil, non-respect des autres, mauvaise


attitude, méconnaissance du public, timidité, mauvaise diction, non disponibilité,
impatience , complexe de supériorité, d’infériorité, non-respect des coutumes
locales, manque de crédibilité, méconnaissance de la population cible, manque
de conviction, menaçant, utilisation de mots qui choquent ou incompris
(compliqués, scientifiques, techniques), mauvais choix du moment (moment
inopportun), différence de langue (possibilité de déformation du message par
l’interprète), termes trop scientifiques, longueur du message trop long (sur
communication)
 Obstacles liés au récepteur :
 Refus de réception du message, mauvaise perception du message, méfiance,
absence de feed-back, non disponibilité, préoccupation, impatience, distraction,
préjugés, non disponible, trop soucieux, occupé par autre chose, complexe de
supériorité, d’infériorité, manque d’intérêt pour le message, non concerné par le
message ,manque de confiance en l’émetteur
 Obstacles liés au message :

 confus et imprécis, compliqué, inapproprié, mal formulé, trop long ou trop court,
message tabou ou délicat, termes trop scientifiques ou techniques, trop de
messages à la fois, message confus, non compris, informations insuffisantes ou
incomplètes (sous communication
 Au niveau du canal

 mauvais choix du canal (canal inapproprié), non disponibilité pour la population,


environnement non favorable (bruit, parasites, etc.), surcharge du canal

 Au niveau de la rétro information

- technique inappropriée
- absence de rétro information
- rétro information insuffisante
- manque de temps pour la rétro information

 Au niveau du code

-un code non partagé

SCHEMA DU PROCESSUS DE COMMUNICATION

II. 6 Critères d’un message- Technique d’écriture


Un message, pour être compréhensible et profitable au destinataire doit répondre aux
critères ci-dessous :
Clair ; précis ; sincère ; concis ; en rapport avec le sujet ; proposer des mesures
concrètes ; réalisables ; réalistes ; adapté au groupe.
Quant à l’écriture du message, elle doit être de gros caractère ; lisible ; propre ; aéré ;
attractive et captivante ; intéressante.
Ainsi, le matériel et les supports à utiliser seront bien choisis et seront de très bonne
qualité : banderoles ; panneaux ; pinceaux ; variétés de peintures etc.…..
Après écriture, le message doit être exposé à des endroits bien fréquentés par le public
pour faire l’objet de discussions et de commentaires.

Les comportements humains

L’éducation pour la promotion de la santé et la prévention des maladies est la première

des 8 composantes des SSP énumérées dans la déclaration de ALMA- ATA.

Etant donné que la santé de l’individu peut être influencée positivement ou

négativement par plusieurs facteurs d’ordre socio-économiques, politiques,

environnementaux et socio- culturels (croyances, religion, tabous), l’éducation et

l’information en matière de santé constitue une arme très efficace pour la maîtrise de

ces principaux facteurs influençant la santé en vue de l’adoption d’un comportement

favorable à la bonne santé.

Les communautés ont le droit d’accéder à l’information pour pouvoir connaître les

risques et les moyens de prévention des maladies et de restauration d’un bon état de

santé.

Il serait vain de prétendre maintenir la bonne santé et promouvoir une vie saine sans

changer les mauvaises habitudes et agir sur les influences extérieures défavorables à

la santé.
Donc, l’information et l’éducation en matière de santé doivent tendre non seulement à

provoquer les changements de comportements nécessaires mais aussi à faire

conserver les modes de vie appropriés.

Ainsi, pour atteindre cet objectif de changement de comportement, les stratégies

suivantes peuvent être utilisées :

- Augmenter les connaissances des groupes cibles dans le domaine :


Pour ce faire, il faut leur fournir toutes les informations nécessaires pour leur

permettre d’adopter le comportement souhaité. Ces informations peuvent leur être

livrées en utilisant les méthodes pédagogiques ou les techniques de communication

interpersonnelle. Les approches de transmission de message utilisées pourront être

aussi bien théoriques que pratiques.

Le contenu du message pourra comporter des sous-thèmes orientant sur des

définitions, des causes et des conséquences d’un phénomène, des modes d’action

ou des modes d’utilisation, des avantages et des inconvénients, des moyens de

prévention etc …

- Changer les attitudes défavorables à une bonne santé :


Les attitudes traduisent les perceptions des groupes cibles, leurs points de vue ou

leurs croyances face au phénomène concerné. Etant donné qu’elles les prédisposent

à bien ou mal agir, il s’agira surtout de changer les attitudes et croyances

traditionnelles nuisibles. Pour ce faire il faudra utiliser des arguments ou des faits qui

pourraient les convaincre à changer d’attitude.

- Faire adopter le comportement souhaité :


L’adoption du comportement souhaité est un processus de longue haleine.

Cependant, on peut y parvenir si on le fixe comme objectif et qu’on utilise des


stratégies adéquates telles que l’information, la sensibilisation, la conscientisation et la

motivation. L’individu peut facilement adopter le comportement souhaité s’il est

conscient que les bénéfices qu’il gagne s’il adopte le comportement désiré sont

largement supérieurs aux coûts temporels, physiques ou monétaires dépensés.

LES STRATÉGIES OU TYPES DE COMMUNICATION


La stratégie de communication permet de s’adresser à un individu, à un groupe restreint
ou à une masse.
I. LA COMMUNICATION DE MASSE

On utilise les médias pour rentrer en contact avec des individus éloignés les
uns des autres ou pour atteindre un nombre important de personnes dans un
périmètre où il est impossible de voir tout le monde.
La notion de communication de masse prend en compte le nombre de
personnes auxquelles l’on s’adresse ainsi que les canaux utilisés : Affiches,
Bulletins, Radio, Cinéma, Autocollants, Calendriers, Banderoles,
Brochures, etc.
La radio, la télévision, les journaux, les crieurs publics et les porte-voix (haut-
parleurs) permettent de s’adresser à des foules éloignées. On ne les voit pas
ou bien ils ne peuvent pas poser de questions immédiatement.
Exemple : Lorsque l’agent discute avec tous les élèves de l’école de sa
localité ou demande au chef de l’aider à réunir toute la population de la
localité sans distinction d’âge ni de sexe et que toute la population sort
effectivement, il fait de la communication de masse.
NB : La communication de masse est à sens unique et vise à influencer un
public, à lui transmettre des messages à travers les médias de masse avec
l’espoir que ces messages soient reçus, compris et assimilés.
Elle dispose rarement d'une rétroaction, ou alors très lente.
Il n’y a pas de feedback immédiat possible.
Exemples : messages transmis par la radio, la télévision, les journaux, les
crieurs publics, etc.
On parle de médias de masse ou « Mass Media ». En font partie la
radiocommunication, la radiodiffusion et la télévision. L'absence de réponse possible en
fait un outil idéal de la Propagande.
L'apparition de l'internet rend la rétroaction possible.
Exemples : Affiches, Bulletins, Radio, Cinéma, Autocollants, Calendriers, Banderoles,
Brochures, etc.
II. COMMUNICATION DE GROUPE

C’est un échange d’information au sein d’un groupe de personnes limité. La


communication de groupe vise une cible restreinte et est localisée dans l’espace. Le
groupe se trouve généralement dans une même salle ou un même endroit.
Par exemple : C’est le cas des activités organisées au niveau des centres de santé le
matin avant toute prestation, dans les groupes d’auto-support et les groupes de parole.
III. La COMMUNICATION INTERPERSONNELLE

1. Définition : La communication interpersonnelle est un échange direct verbal ou


non verbal d’informations ou de sentiments entre deux individus ou des groupes
d’individus.
Dans le cadre de la communication interpersonnelle, celui qui apporte l’information
(l’émetteur) peut discuter avec le récepteur en tête-à-tête ou encore face-à-face
(counseling et visite à domicile).
NB : Le feed-back est immédiat
Exemples :
 Les entretiens entre un soignant et un client
 L’entretien entre un conseiller et son client dans un centre de dépistage
 Quand l’agent de terrain rend visite à une famille et discute avec elle des
problèmes de santé comme le VIH/SIDA, il fait de la communication
interpersonnelle. Même si, dans la famille, il choisit de s’adresser à une
personne ou de s’adresser à tous les membres de la famille.
 Un autre exemple de communication interpersonnelle très
caractéristique est ce qui se passe dans un centre de santé de la
localité. Quand l’agent de santé reçoit une personne dans son bureau
ou quand il réunit les personnes qui sont venues en consultation et
discute avec eux du problème de VIH/SIDA, il fait de la communication
interpersonnelle.
2. Les caractéristiques de la communication non verbale et leur importance

dans la CIP

La communication non verbale traduit les sentiments et attitudes de nos clients. Elle

s’exprime par plusieurs signes non verbaux auxquels nous ne faisons pas toujours

attention.

La communication non verbale représente 70% des communications. Ceci traduit

son importance dans nos activités quotidiennes. Ainsi, nous devons observer

systématiquement les différents modes d’expression non verbaux des clients pour

mieux apprécier leurs sentiments : peur, tristesse, inquiétude, joie.

Mais, nous devons aussi utiliser les signes de la communication non verbale pour

leur montrer que nous nous intéressons à eux. Pour cela, nous devons utiliser les

signes non verbaux suivants :

- donner la main en saluant si possible


- saluer chaleureusement notre client
- regarder bien son visage en gardant le contact des yeux surtout quand il parle
- ne pas l’interrompre quand il parle
- faire signe de la tête : oui ou non quelquefois
- montrer un visage ouvert
- maintenir le bureau propre et en ordre
3. Les caractéristiques de la communication verbale et leur importance

dans la CIP
Dans la communication verbale, il y a 2 éléments essentiels :

- le langage
- le ton de la voix
En communiquant avec nos clients, nous devons utiliser un langage simple et clair et

éviter les mots techniques qui sont incompréhensibles pour eux. Nous devons utiliser

des mots qu’ils connaissent pour faciliter leur compréhension en parlant dans leur

propre langue.

Pour la voix, nous devons utiliser un ton doux et encourageant. En effet, il faut se

rappeler que le ton de la voix peut exprimer certains sentiments comme : la colère, la

peur, l’ennui, la frustration, le manque d’intérêt, la joie.

Donc en faisant la CIP, nous devons observer les signes non verbaux de nos clients et
leur parler dans un langage simple et clair. Nous devons aussi utiliser la communication
non verbale pour exprimer tout notre intérêt à nos clients.
4. Les techniques de communication interpersonnelles que nous utilisons en
général sont :

- la causerie;
- l’entretien;
- le counseling (ou un entretien)
- la discussion de groupe;
- le jeu de rôle;
- la démonstration;
La causerie éducative
Définition de la causerie éducative
La causerie est une technique d’animation d’un groupe. C’est un moyen de communication
interpersonnelle pour promouvoir les échanges entre les membres d’un groupe en vue d’atteindre
des buts fixés. Il est important que le nombre de personnes qui compose le groupe soit
raisonnable : si le groupe est trop petit (nombre inférieur à six (6) personnes), le niveau
d’échange est trop faible ; s’il est trop grand, il est difficile d’avoir des échanges entre tous les
membres du groupe. C’est pourquoi il est conseillé d’avoir un nombre qui va de quinze (15) à
vingt-cinq (25) personnes.
Qualités et comportements d’un animateur
Etre habillé décemment ; Maîtriser le thème ; Respecter l’auditoire ; Avoir un contact facile ;
Etre ponctuel ; Utiliser un langage simple et clair ; Savoir utiliser le bon canal ; Avoir un sang-
froid ; Savoir ramener avec tact quelqu’un qui perturbe ou qui sort du thème ; Savoir écouter ;
Savoir quand sortir les supports (images, mannequins....) ; Savoir gérer le temps...
Les étapes de l’animation
a- La préparation :
C’est une étape capitale pour la réussite de la causerie qui doit conduire l’animateur à :
- Identifier le groupe de participants ;
- Fixer les objectifs de la causerie ;
- Déterminer le lieu de la causerie, la date et l’heure ;
- Prévoir la durée de la causerie ;
- Identifier la méthode à utiliser ;
- Déterminer les supports visuels à utiliser et les exemples ;
- Préparer bien le thème ;
- Rédiger le plan détaillé des idées fortes ;
- Informer la population ;
- Préparer les lieux (installation) avant l’arrivée des auditeurs ;
- Installer l’auditoire selon les besoins de la communication.
b- La causerie proprement dite :
- Salutations d’usage (avec la courtoisie, les habitudes en milieu et en fonction du public
participant)
- Présentation de l’animateur (se présenter en donnant son nom, son prénom, sa structure
d’origine et son expérience éventuellement) et au besoin présenter les participants ;
NB : Si nécessaire se faire introduire par une personne influente.
- Poser des questions de motivation ou encore développer une technique d’animation (histoire
vécue, anecdote, image, proverbe...). Il est alors utile de maîtriser des proverbes, des maximes ou
des histoires drôles brèves pour motiver le groupe de participants ;
- Enoncer le thème et les objectifs de la séance ;
- Tester les connaissances de l’auditoire sur le thème ;
- Développer le contenu : le développement peut être introduit par une image, un proverbe ou
une situation vécue, une très brève présentation du contenu et surtout des questions réponses
pour permettre des échanges sur le sujet de discussion.
- Reprendre les objectifs tels qu’énoncés et suivre la chronologie.
- Poser des questions de précisions sur les points importants du contenu de la séance et vérifier
que les préoccupations des participants ont été prises en compte ;
- Faire la synthèse en faisant ressortir les points les plus importants à retenir à partir de tous les
débats qui ont été menés, en mettant l’accent sur les valeurs positives, les comportements
souhaités en relation avec les objectifs poursuivis ;
- A la fin du développement du contenu, l’animateur doit faire ressortir les messages clés en
montrant l’image positive. Il doit lire les messages et expliquer si c’est vraiment nécessaire sans
reprendre l’animation.
* Evaluer la séance d’animation. -L’animateur/trice doit préparer l’évaluation de la séance en
préparant déjà les questions. Faire « un tour de table » si le nombre de participants le permet ou
dans le cas contraire, interroger quelques-uns.
* Conclure l’animation : Relever les points qui nécessitent des éclaircissements et revenir là-
dessus à la prochaine séance. Il n’est pas nécessaire de reprendre l’animation à cette étape, parce
que les participants ne seront plus disponibles pour reprendre la séance.
- Remercier l’assistance pour sa participation et l’intérêt porté au sujet, les engagements pris
pour continuer la discussion dans les familles, le quartier, tout autour d’eux.
- Annoncer le thème de la prochaine rencontre.
- Négocier la date, le lieu et l’heure de la prochaine séance en fonction de la disponibilité et des
contraintes des participant(e)s. L’animateur/trice devrait être capable de s’y conformer.
- Procéder aux salutations : Au revoir avec la forme nécessaire.
La Visite à Domicile Intégrée (VADI)
Objectifs
Définir la VADI
Donner les caractéristiques de la VADI
Citer les groupes cibles
Décrire les différentes étapes

Plan
Définition
Les caractéristiques des VADI
Les groupes cibles
Les différentes étapes (la mise en œuvre)
La visite à domicile intégrée est une activité de base menée par l’ACS dans les ménages. Chaque
visite offre à l’ACS l’opportunité de prendre en compte de façon systématique certains thèmes
transversaux et les besoins prioritaires des autres bénéficiaires potentiels vivant dans le ménage
ou la concession. La stratégie VADI permet de renforcer l’efficacité des activités de suivi pour la
mère, le nouveau-né et l’enfant. Elle propose une démarche basée sur l’intégration et
l’harmonisation des services essentiels de santé maternelle, néonatale et infantile.
DÉFINITION DE LA VADI
C’est une activité de santé communautaire consistant à effectuer une visite à caractère
sanitaire dans un cadre de vie familial en vue d’en apprécier l’environnement et les
commodités physiques, les conditions psychosociales d’existence des habitants et les
problèmes éventuels de santé qu’il éprouve.

CARACTÉRISTIQUES DE LA VADI
La stratégie de VADI a trois caractéristiques : l’intégration, l’élargissement et l’harmonisation ou
la systématisation des activités de suivi à domicile des bénéficiaires prioritaires.
L’intégration : le suivi traditionnel des bénéficiaires potentiels à domicile (ou VAD) est
caractérisé par une planification individualisée (bénéficiaires par bénéficiaires) et une mise en
œuvre également individualisée (seules les tâches rattachées au bénéficiaire potentiel objet
de la visite sont exécutées par le relais). La visite à domicile Intégrée (VADI) rompt avec
cette démarche et améliore l’efficience de l’activité en prenant en compte d’autres bénéficiaires
potentiels en plus de la cible du bénéficiaire prioritaire.
L’élargissement : traditionnellement, le suivi à domicile (VAD) couvre un seul bénéficiaire
potentiel à l’intérieur d’un seul ménage dans une concession. La VADI par contre couvre
plusieurs bénéficiaires potentiels et plusieurs ménages dans la concession visitée. Jusqu’alors, le
suivi à domicile (VAD) était une activité généralement confiée aux relais. La VADI élargit
l’exécution de cette activité à tous les autres acteurs communautaires de santé (relais,
ASC, matrone, DSDOM).
L’harmonisation / systématisation : elle vise à normaliser la démarche, les thèmes, le contenu et
le reporting des VADI. Il est attendu de cette systématisation que tous les acteurs
communautaires de santé exécutent les visites de suivi à domicile de la même manière et en
utilisant les mêmes outils.
GROUPES PRIORITAIRES
Les bénéficiaires potentiels prioritaires de la VADI sont les mêmes que ceux de la VAD
traditionnelle. Dans le cadre de la VADI, ces bénéficiaires potentiels sont des opportunités ou
‘’porte d’entrée’’ pour toucher d’autres bénéficiaires potentiels et mener des activités
transversales de prévention et de promotion. La stratégie VADI vise 7 bénéficiaires potentiels
prioritaires :
- La femme enceinte ;
- La mère et le nouveau-né ;
- L’enfant malnutri ;
- L’enfant malade ;
- L’enfant sain ;
- La femme en âge de reproduction (PF) ;
- Les parents (DMM).
OBJECTIFS
Les objectifs de la VADI sont :
- Renforcer les connaissances acquises par les mères et autres membres de la famille.
- Vérifier l’application des conseils donnés par les agents de santé et acteurs communautaires de
santé.
- Identifier les problèmes de santé et de nutrition de la mère, du nouveau-né, de l’enfant ou de la
famille.
- Discuter avec les parents non assidus aux activités de santé et de nutrition en vue d’améliorer
leurs comportements et leur santé ainsi que ceux de l’enfant et de la famille.
MISE EN OEUVRE D’UNE VADI
La mise en œuvre d’une VADI dans une zone passe par 2 principales étapes :
La préparation de la VADI, l’exécution de la VADI
• La préparation est faite par chaque acteur, la veille de l’activité. Elle consiste à : préciser les
bénéficiaires potentiels à visiter ; sélectionner les fiches/canevas à utiliser ; préparer les outils de
collecte des données, le matériel et les produits nécessaires à l’exécution de la ou des VADI
planifiées ce jour ; et, définir un itinéraire.
• L’exécution d’une VADI consiste à se rendre dans les concessions/ménages des bénéficiaires
potentiels du jour, administrer au bénéficiaire potentiel prioritaire la fiche prévue, rechercher les
enfants malades, prendre en charge ou référer les cas identifiés et noter les informations sur le
cahier de VADI.
La mobilisation sociale
Objectifs de cours :

1) Définir la mobilisation sociale


2) Expliquer les buts/objectifs de la mobilisation sociale
3) Expliquer les différentes étapes du processus de mobilisation
sociale
Plan

I- Définitions de la mobilisation sociale


II- Objectifs de la MS
III- Les étapes de la MS

I- Définitions de la mobilisation sociale


Définition 1
C’est un processus d’engagement des populations pour atteindre les buts sociaux communs par
leurs propres efforts. La mobilisation sociale nécessite l’implication des partenaires, des services
techniques, des réseaux, de la communauté et l’utilisation des ressources disponibles à tous les
niveaux.
Définition 2
C’est une action populaire d’engagement collectif librement consenti à soutenir un programme

de promotion du bien-être des populations et à participer à la réalisation des activités planifiées à

cet effet.

II- Objectifs de la MS
L’organisation d’une activité de mobilisation sociale vise à :
- susciter l’engagement des populations à l’exécution des tâches planifiées des programmes de
santé,
- encourager l’adoption de comportement appropriés sous tendus par les programmes
- développer une dynamique sociale cohérente propice à l’exécution des interventions
- Forger des consensus sur les attitudes et comportements validés par la communauté
- Consolider la conformité des pratiques promus avec les normes sociales
III- Les étapes de la MS
1. Préparation
Au cours de la préparation, les 3 aspects suivants doivent, nécessairement être réalisés :
a. Le choix d’un thème
Le thème de la mobilisation doit s’intégrer dans un programme plus étendus, plus global. La
formulation du thème doit prendre en compte les spécificités socio-culturelles, socio-
économiques et psychosociales de la population pour que la population l’accepte facilement.
b. La planification de l’activité
- Répertorier l’ensemble des activités pertinentes dans le cadre de la mobilisation sociale.
- Retenir les dates d’exécution des activités identifiées.
- Identifier les personnes-ressources, les personnes influentes à impliquer.
- Planifier avec elles les différentes activités, les meilleures dates et les meilleurs moments de la
journée.
- Vérifier avec les responsables du programme les aspects financiers inhérents à l’exécution de
l’activité planifiée, car une bonne mobilisation sociale nécessite des moyens.
c. La recherche du soutien moral
La mobilisation sociale doit être soutenue par des leaders d’opinion, des porteurs de voix, des
personnes ressources et des personnes influentes de bonne notoriété sociale au sein de chaque
collectivité pour une plus grande adhésion des populations.
Le soutien moral peut être symbolisé par leur présence effective lors de certaines activités de
lancement ou par leur représentation ou par leur parrainage de l’activité.
Le déroulement des activités de préparation requiert une bonne organisation :
- Préparation et mise à disposition du matériel : matériel logistique, matériel de sonorisation et
d’animation, des locaux et lieux publics adaptés.
- Large médiatisation de l’activité en passent par les canaux modernes d’information (radios
commerciale, radios communautaires, télévision, presse) ou par les canaux traditionnels (crieurs
publics, animateur traditionnels).
- Produire au besoin des supports d’information et des supports de promotion comme brochures,
affiches, affichettes, T-shirts, foulards, casquettes ou autre gadgets usuels et assurer une large
distribution, car une participation effective des populations en grand nombre dans la réalisation
des activités planifiées est indispensable et permettra de relever le défi de l’organisation sociale.
- S’accorder sur l’agenda de la journée
2. Déroulement
Une fois une grande place choisie et tout le matériel logistique (matériel de sonorisation et
d’animation) mis en place, les animateurs doivent :
- Etre présents avant tout le monde.
- Recevoir les invités et les installer.
- Commencer une animation musicale, introduire le thème.
- Organiser des concours de rap, de « tassou », de chants, de proverbes, en relation avec le
thème choisi.
- Diffuser des messages sur le thème choisi.
- Organiser et donner la parole aux différents invités et personnes influentes.
- Distribuer des supports et outils de promotion.
- Revenir sur les messages pour mieux les faire retenir par les participants.
- Remercier tout le monde et insister sur les éléments à retenir et actions à entreprendre.
3. Evaluation
Elle consiste à faire une analyse critique de l’organisation et de la réalisation des activités
planifiées, la participation communautaire, le contenu des messages et les supports et outils
utilisés. Plus tard, elle va aussi porter sur l’impact des activités en termes d’atteinte des objectifs
du programme.
Cette évaluation peut porter sur les aspects :
- La participation : nombre de participants (hommes, femmes, jeunes), autorités présentes,
discours des autorités
- Sur le déroulement des activités : respect de l’agenda, ambiance, prestation des artistes choisis
- Qualité de la logistique : sonorisation, chaises suffisantes, espace et confort des participants,
etc.
- Points forts, Problèmes rencontrées, contraintes, Atteinte des objectifs.
Pour apprécier le nombre de personnes ayant participé à l’activité, des organisateurs peuvent
distribuer des fiches numérotées en fonction du sexe et de l’Age et faire le décompte à la fin.
Par exemple :
- Hommes adultes bleu foncé, jeunes hommes bleu clair, hommes âgés blanc
- Femmes en âge de reproduction Vert foncé, Jeunes filles vert clair, Femmes âgées gris.
L’entretien

Définition

L’entretien est une communication face à face par laquelle un bénéficiaire est aidé par
un agent IEC/CCC (ou relais) à exprimer son problème, à mieux percevoir ou
exprimer sa situation, à identifier des solutions possibles et à prendre une
décision en vue de la résolution de ce problème
Les étapes de l’entretien
Etape 1 : La mise en confiance ou accueil
 mettre le bénéficiaire à l’aise;
 saluer le bénéficiaire;
 inviter le à s’asseoir en face de vous (offrir une chaise si possible);
 assurer la discrétion en demandant gentiment, s’il y a d’autres personnes de
s’éloigner un moment;
 se présenter et demander au bénéficiaire de se présenter à son tour ;
 converser en l’appelant par son nom ;
 montrer de la cordialité et une correction dans le questionnement pour motiver la
personne à s’exprimer sans ambages.

Etape 2 :l’identification des problèmes ou besoins


a) Questionner (1)
- utiliser des mots simples pas techniques;
- découvrir le problème;
- Commencer par des questions fermées. Une question fermée demande une
réponse brève et exacte.
 Ex : Votre dernier né à quel âge ?
 Combien d’enfants avez-vous ?
 Où est ce que vous habitez ?
 Poser des questions ouvertes. Une question ouverte nécessite une réponse plus
longue, ayant plus de réflexion de la part de l’interlocuteur
Etape 2 (2)
 Poser des questions d’approfondissement est une question formulée à partir
d’une réponse de l’interlocuteur et qui nécessite d’autres explications.
 Ex : Vous dites que vous voulez espacer les naissances de vos enfants ? Qu’est
ce qui vous le fait dire ?
 regarder le bénéficiaire en posant les questions.
a) Donner lui l’occasion d’exprimer ses propres soucis et ses intérêts.
b) Ecouter le activement (voir écoute active)
C) Observer le bien pour pouvoir interpréter ses sentiments
d) Ecouter le activement (voir écoute active).
Etapes 3 et 4 : L’identification des solutions possibles, prise de décision orientation
 Expliquer clairement;
 Utiliser des mots simples, pas techniques;
 Définir ce qu’on va expliquer;
 Présenter le sujet dans une séquence logique;
 Encourager le client à donner du feed-back;

Etape 5 : La synthèse
 Faire un résumé / synthèse des points clés à la fin;
 Demander (lui) de répéter en utilisant ses propres mots clés ;

Etape 6 : La clôture
 remercier (le) d’être venu vous voir, encourager (le)
 montrer (lui) la disponibilité pour une éventuelle autre visite;
 Fixer un rendez-vous si nécessaire,- dire « au revoir ».
Les Principes d’un bon entretien

La réussite de l’entretien dépend de la relation entre le relais et la cible. Cette


relation doit respecter les principes tels que :
 le respect, l’empathie, l’honnêteté, la discrétion, la patience, la flexibilité,
employer d’un ton de voix encourageant et savoir écouter et observer.
 montrer de la cordialité dès le début de l’entretien,être honnête;
 discret, emphatique, flexible, savoir poser des questions ouvertes;
 éliminer toutes attitudes réprobatrices;
 employer un ton de voix encourageant;
 éviter de poser des questions quoi ? comment ?;
 s’intéresser au confort de la personne (de votre bénéficiaire);
 évaluer la compréhension.
NB : Il faudra éviter tout comportement réprobateur,
La durée de l’entretien varie entre 30 mn et 1h de temps.
Les supports audio-visuels

Objectifs de cours :

1) Définir les supports audio-visuels


2) Expliquer les raisons d’utilisation des supports audio-visuels
3) Identifier les avantages et limites des supports audio-visuels
4) Enumérer les principes d’utilisation des supports audio-visuels
5) Décrire les techniques d’utilisation des principaux supports audio-visuels

I Définition

Le support audio-visuel est un moyen sonore (ex : poste radio, magnétophone) ou


visuel (ex : photographie, images, affiches, peintures d’art, cartes géographiques,
modèles anatomiques etc…) qui sert à illustrer le message en vue de faciliter sa
compréhension.

II Raisons d’utilisation des supports audio-visuels

Les aides visuelles permettent de :


- illustrer une idée, un point de vue
- rendre les idées plus réelles
- faciliter la compréhension
- éveiller l’intérêt
- maintenir l’attention
- agrandir un objet ex : une mouche
- montrer des choses cachées (ex : l’intérieur du corps humain)
- raconter une histoire
- servir de base de discussions

III Avantages et limites des supports audio-visuels

Les supports audio-visuels permettent de donner une illustration sonore ou visuelle

d’un phénomène ou d’une situation qui autrement n’aurait été évoqué qu’oralement

par le présentateur.
Cependant, ils peuvent être confrontés à des difficultés d’interprétation.

IV Ce qu’il faut savoir avant l’utilisation des supports audio-visuels

- les supports audio- visuels ne peuvent pas remplacer l’éducateur mais servent
uniquement à illustrer ses propos
- les supports audio-visuels doivent être testés avant leur utilisation pour s’assurer
de leur fonctionnalité ex : magnétophone, cassette vidéo, affiches etc…
- l’acceptabilité socioculturelle du support en fonction de la cible doit être testée
avant son utilisation.

V Technique d’utilisation des principaux supports audio-visuels


a) la brochure
- Bien installer l’interlocuteur après les salutations d’usage
- Montrer l’image du doigt en expliquant
- Observer l’interlocuteur pour voir s’il comprend bien
- Et l’encourager à poser des questions.

a) les affiches
- les mettre dans les lieux publics ex : bureaux, marchés, centres de santé
- tenir compte des endroits autorisés pour affichage
- bien fixer l’affiche qui ne doit pas être déchirée ou flottée dans le vent
- l’affiche utilisée pour stimuler une discussion de groupe doit être bien visible.

b) la boîte à images
- bien installer l’auditoire
- s’assurer que la boîte est bien visible par tous
- faire face au groupe
- faire son introduction par l’image ou la parole
- développer le thème en montrant les images page par page
- poser des questions sur les images en utilisant le guide au verso
- bien connaître le texte, le contenu de la boîte (pour éviter de trop lire)
- vérifier la compréhension du message par le groupe en posant des questions sur
le contenu du thème exposé.
LE PLAIDOYER
 Justification
Le plaidoyer est un processus qui regroupe un ensemble d’acteurs à travers lequel un
individu, des groupes, des réseaux ou des coalitions mènent des actions qui visent à
influencer des politiques, des programmes et des lois et des normes sociales pour
arriver à un changement positif bénéficiant à l’ensemble de la communauté.
 Définition
Le plaidoyer est l’action de communiquer avec des personnes influentes à tous les
niveaux afin d’influencer leurs comportements au profit d’une cause et d’obtenir leur
engagement en faveur du succès du programme.
 Intérêt
C’est une technique qui est indispensable non seulement pour la mobilisation sociale
des ressources, mais aussi pour influencer le changement de comportement chez
certaines cibles, notamment celles qui font souvent obstacle à l’adhésion de la
communauté au programme. Il peut se faire sur le plan local, régional, national et
international.
 Le thème du plaidoyer
C’est le problème que le groupe veut résoudre ou la situation à laquelle il veut apporter
un changement.
 Les cibles du plaidoyer
o Cibles primaires : celles qui ont le pouvoir de décider ou qui peuvent
prendre ou faire les actions qui permettent d’atteindre les objectifs du
plaidoyer.
o Cibles secondaires : celles qui peuvent influencer les décideurs
o Autres cibles : les alliés (associations, réseaux, coalitions, individus) qui
ont un intérêt commun positif ou négatif.

 Les messages du plaidoyer


Un énoncé simple, concis, clair, pertinent, convaincant et informatif qui pousse à
l’action. Il apporte des réponses aux questions suivantes : Quoi ? Pourquoi ? Quand ?
 Déroulement du plaidoyer
L’animateur doit suivre les étapes suivantes :
a) Préparation
Choisir une cible primaire : Exemple : les chefs religieux qui peuvent orienter les
fidèles et les inciter à développer des messages pendant les prières de tous les jours, y
compris celles du vendredi et lors des grandes messes.
Produire une fiche de plaidoyer qui répond aux questions suivantes :
Quoi ? = le thème de l’activité = lutte contre le paludisme
o Pourquoi lutter contre le paludisme ?
o Comment lutter contre le paludisme ?
o Quand lutter contre le paludisme ?
Placer tout cela dans le les textes religieux et exhorter les religieux à en parler dans leur
prières et toutes les occasions, développer les arguments de sorte que les chefs
religieux acceptent et s’engagent à vous soutenir.
b) Déroulement
Le plaidoyer se passe à deux niveaux :
Niveau 1 : les relais/ Bajenou Gox (BG) fait un plaidoyer
7 étapes essentielles à suivre :
1. Choisir une cible primaire (Ex : les chefs religieux).
2. Fixer un thème et un objectif de plaidoyer.
3. Chercher un rendez-vous et un lieu approprié avec le chef religieux.
4. Rencontrer et saluer respectivement le chef religieux.
5. Mise à niveau du chef religieux sur le paludisme ; les personnes atteint du
paludisme. Pourquoi lutter contre le paludisme ? Qui doit le faire, comment le
faire ?
6. Sur qui le chef religieux doit-il mettre l’accent ?
7. Quels types d’actions développer ?
Niveau 2 : le relais/BG aide le chef religieux à faire un plaidoyer en direction des
fidèles
Une fois l’engagement du chef religieux obtenu, le relais doit aider le chef religieux à
organiser un plaidoyer avec les cibles secondaires suivantes qui peuvent être les
fidèles, en développant les 10 activités suivantes :
1. Briefer le chef religieux sur comment organiser un plaidoyer avec les fidèles.
2. Prendre une grande salle adaptée et aérée.
3. Mettre le matériel de sonorisation, les chaises.
4. Choisir une cible primaire (Ex : les fidèles qui viennent à la mosquée ou à
l’église).
5. Fixer un thème et un objectif de plaidoyer.
6. Le chef religieux fixe un rendez-vous avec des fidèles.
7. Laisser le chef religieux saluer respectivement les fidèles.
8. Expliquer aux fidèles ce qu’est-ce que le paludisme : pourquoi le soutenir ? qui
doit les soutenir ? Comment les soutenir ?
9. Sur qui lui, le chef religieux et les fidèles doivent-ils mettre l’accent ? Ex : les
croyants qui prient avec eux dans les lieux de culte.
10. Quels types d’actions développer avec eux ?
Le plaidoyer fait de ces deux cibles doit déboucher sur des actions en direction des
populations qui sont derrière ces personnes influentes et écoutées.
Evaluation : sous forme de questions/réponses pour voir si les chefs religieux ont compris et
acceptent d’engager réellement : que vont-ils faire effectivement ? Avec qui ? Quand et
Comment ?

La démonstration

Objectifs de cours :

1) Donner la justification de la démonstration


2) Définir la démonstration
3) Expliquer les raisons pour utiliser une démonstration
4) Expliquer les conditions nécessaires pour faire une démonstration
5) Citer les différentes étapes de la démonstration
I Justification

La démonstration est une technique à privilégier dans l’éducation pour la santé.

Dans le cadre de la médecine préventive et curative, il faut transférer des

connaissances et aptitudes à nos apprenants ou bénéficiaires par exemple : la

technique IM, IV, la perfusion, la préparation de la solution sel-sucre, les recettes

nutritionnelles ex : démonstration culinaire, la posologie des médicaments, le soin

d’un enfant malade etc…

La démonstration permet à nos apprenants ou bénéficiaires de mieux comprendre

les instructions données. En faisant intervenir plusieurs organes de sens, elle

augmente ainsi la rétention et concrétise matériellement ce qui est dit en théorie.


Elle éveille également l’intérêt du groupe.

II Définition

La démonstration est une technique d’enseignement combinant la vue, l’ouïe et le

savoir-faire qui permet aux participants de retenir plus que si des mots seuls ont

été prononcés.

III Les raisons d’utilisation d’une démonstration

Une démonstration est une technique appropriée dans les cas suivants :

 si les instructions sont compliquées et sont difficiles à expliquer


 si les instructions ont plusieurs étapes
 si les instructions exigent la pratique, l’habileté.
La démonstration permet aussi d’évaluer la compréhension de l’apprenant et
sa performance
IV Les conditions nécessaires pour faire une démonstration

 La démonstration exige un matériel approprié, placé de sorte que tous


peuvent le voir
 Il est nécessaire d’utiliser un matériel réel ou vraisemblable adapté aux
situations des apprenants et en nombre suffisant pour permettre la pratique
de chacun
 Le groupe des participants doit être restreint, 10 au maximum pour faciliter
la participation et la pratique
 Il faut prévoir le temps nécessaire à la pratique des participants.
V Les différentes étapes de la démonstration

1. PREPARATION DU MATERIEL
2. EXPLICATION DU MATERIEL ET DES ETAPES
3. CONDUITE DE LA DEMONSTRATION ETAPE PAR ETAPE

4.

5. DISCUSSIONS ET QUESTIONS
6. PRATIQUE PAR LES PARTICIPANTS
6. REVISION

7. EVALUATION
LE COUNSELING
I. DEFINITION DU COUNSELING
Le counseling est un processus par lequel le prestataire aide le client à
exprimer ses besoins ou problèmes, à identifier les options possibles et à
prendre une décision libre et éclairée en matière de santé.
II. IMPORTANCE DU COUNSELING
Le counseling constitue un élément essentiel des services santé de qualité
aussi bien pour un nouveau client que lors d’une visite de retour.
Il permet:
 d’établir une relation de confiance
 d’inclure le ou la partenaire avec la permission du ou de la
cliente
Aide le client à tenir compte de ses propres besoins en choisissant une
méthode.
Aide le client (ou le couple) à faire un choix informé et volontaire à propos de
la fécondité et de la contraception
Augmente la satisfaction du client, le taux d’utilisation et de continuité des
méthodes contraceptives.
III. LES PRINCIPES DU COUNSELING
 Le counseling est centré sur les besoins du client ;
 il est indispensable au cours du counseling de respecter la
confidentialité et l’intimité du client ;
 il est interactif et spécifique à chaque client
IV. LES DIFFERENTES ETAPES DU COUNSELING
4.1 LA BIENVENUE
Premier contact entre le conseiller et le client.
Etape capitale pour la mise en confiance car les clients ne sont pas à l’aise
pour parler de leurs problèmes intimes à une personne étrangère. Il faut les
mettre en confiance pour les amener à s’exprimer librement.
Influence le déroulement du counseling.
- Saluer le client avec courtoisie
- L’inviter à s’asseoir ou l’installer.
- Se présenter et lui demander de se présenter.
- Le rassurer du caractère confidentiel de la visite.
- Lui demander le motif de sa visite.
- Lui expliquer succinctement ce qui va se passer durant la visite.
4.2 ENTRETIEN
C’est à cette étape que le conseiller s’entretient avec le client sur les
questions qui la préoccupe et évalue ses connaissances et besoins en
matière de santé.
Elle nécessite une attention particulière pour bien comprendre les
préoccupations du client afin de l’aider à trouver une solution adaptée à ses
problèmes.
Et elle permet:
- d’obtenir les renseignements permettant au conseiller de fournir le
counseling approprié.
- de déterminer la façon dont le conseiller va procéder dans les étapes
suivantes
- Inviter le client à exprimer ses besoins/problèmes en matière de santé
2- L’aider à exprimer ses besoins/problèmes en matière de santé en:
 l’observant
 hochant la tête
 manifestant des signes d’encouragement
 paraphrasant
 posant des questions de clarification
 Récapitulant les informations recueillies
4.3 Renseignement
Recueillir les informations utiles sur le client après lui avoir expliqué l’utilité.
Permet au conseiller:
- d’identifier les problèmes/besoins en matière de santé du client ainsi
que ses antécédents médicaux
- d’évaluer les besoins du client en matière de santé.
C’est l’étape pendant laquelle le prestataire donne les informations
nécessaires au client pour lui permettre de faire un choix libre et éclairé ou
de prendre une décision
En donnant ces informations, le prestataire/conseiller doit utiliser un langage
simple, clair et adapté pour faciliter la compréhension du client
Évaluer les connaissances du client sur la santé et corriger avec tact les
informations erronées s’il y’en a
Donner les informations essentielles en utilisant un langage clair et
adapté.
Utiliser si possible des aides visuelles.
Demander au client s’il n’a pas de question à poser
Vérifier la compréhension du client sur les informations reçues.
4.3 RENSEIGNEMENT
Le conseiller, après écoute et analyse de la demande du client, évalue ses
connaissances sur le problème en question. Corrige avec tact les
informations et rumeurs erronées au besoin. Il fournit ensuite toutes les
informations nécessaires à sa demande en utilisant les aides visuelles au
besoin. Il vérifie la compréhension du client et lui demande s’il n’a pas de
questions à poser.
4.4 CHOIX
Choisir, c’est prendre librement une décision réfléchie qui se fonde sur des
informations utiles et exactes .
Cette étape permet d’aider les clients à faire un choix libre et éclairé
Certains clients sauront ce qu’ils veulent par contre d’autres auront besoin
d’aide pour faire leur choix
Rester neutre
Aider la/le client(e) à choisir ce qui lui plait
S’assurer que la/le client(e) est informé(e)
Dire au client que le choix définitif déprendra de l’examen clinique
Répéter les informations sur la santé si nécessaire
Demander au client de choisir
Lui demander la raison de son choix
L’orienter chez le prestataire
Référer si le service demandé n’est pas disponible
Mot clé: Qu’avez décider de faire ?
4.5 EXPLICATIONS ou COUNSELING SPECIFIQUE
Après un counseling initial sur toutes les informations disponibles et après
que le client ait fait son choix, le prestataire qualifié doit, après un examen
clinique, faire un counseling spécifique sur le choisi du client.
Pour une utilisation optimale , le prestataire doit:
 donner toutes les informations essentielles en :
- Utilisant de manière adéquate les supports IEC disponibles pour aider
le client.
- Donnant au besoin toutes les informations utiles et conséquentes pour
dissiper les rumeurs
 Expliquer après administration de la méthode choisie, les signes
d’alarme et le calendrier de suivi.
 Vérifier ce que le client a retenu.
 Compléter les informations recueillies en insistant sur le mode d’action,
le mode d’utilisation, les effets secondaires, l’interaction avec
l’allaitement, la protection contre les IST/VIH et les signes d’alarme.
 Vérifier la compréhension de l’information reçue en demandant au client
de répéter les informations.
 Renforcer l’information en utilisant si possible le matériel d’IEC.
 Identifier et gérer les rumeurs
 Fixer un rendez-vous.
4.6 RENDEZ-VOUS
Vérifier l’application de la décision /choix
Demander au client s’il est satisfait de la décision/choix.
Lui demander s’il a rencontré des difficultés/problèmes dans l’application de
cette décision/choix
Si oui :
- le rassurer
- le conseiller
- l’orienter vers le prestataire
- L’aider à faire un autre choix / décision si nécessaire.
- Vérifier la compréhension des informations données
- Si le client a d’autres besoins, l’aider à les satisfaire
- Lui donner un rendez-vous de suivi.
- L’inviter à revenir s’il a des problèmes/besoins avant le rendez-vous
fixé.

Common questions

Alimenté par l’IA

Effective communication requires core elements such as the source (emitter), the message, the channel, the receiver, and feedback. Types of communication essential for information exchange include interpersonal communication, group communication, and mass communication. Interpersonal involves exchanges between two or more persons; group communication occurs without mass media among a group of people; mass communication involves a large number of people through mass media .

Counseling is vital in healthcare as it establishes trust, involves partners, and helps clients express needs and make informed, voluntary decisions on health issues. It is interactive, tailored to individual client needs, respecting confidentiality and intimacy. Successful counseling increases client satisfaction and the continuation of healthcare practices .

The counseling process includes: 1) Welcoming - creating comfort and confidentiality; 2) Interviewing - understanding client issues and needs through attentive listening; 3) Information gathering - correcting misinformation and providing necessary details in understandable language; 4) Decision making - supporting clients in making informed choices; and 5) Specific counseling - detailing the client's chosen option following an examination .

A demonstration is suitable when instructions involve complex, multi-step procedures requiring practice and skill application. It necessitates suitable materials visible to all participants, realistic scenarios for learners, and a small group to facilitate engagement and practice .

Feedback is crucial as it evaluates the audience's understanding and acceptance of the message, allowing the emitter to revise or adjust the communication. It includes verbal and non-verbal responses, which can be positive (indicating acceptance), negative (indicating non-acceptance), or absent (indicating message non-reception). Handling feedback requires interpreting these responses to ensure clarity and successful encoding of the original message .

Effective demonstration requires using appropriate, real materials visible to all participants. It involves preparing the materials, explaining steps, conducting the demonstration step-by-step, engaging in discussions, allowing participants to practice, and evaluating performance. Limiting the group size to ten ensures engagement and allows adequate practice time .

Principles of good communication include mastering the subject, respecting the target audience, using simple and clear speech, and choosing an appropriate place and time to deliver the message, among others. Barriers to effective communication may arise from the emitter's lack of subject mastery, negative attitude, misunderstanding the audience, or physical and social environment hindrances .

IEC contributes to public health by raising awareness and educating populations on issues like nutrition and family planning, ensuring communities are informed and motivated to adopt healthier behaviors. It involves designing tailored communication strategies that align with community needs and contexts, utilizing local resources and media to effectively convey messages and foster sustainable behavior change across various domains like HIV/AIDS, environmental planning, and democratic promotion .

CCC (Communication for Change) differs from IEC in that it focuses on communication strategies aimed at persuading and motivating populations for responsible participation in managing their health problems. This emphasis on sustainable behavior change is achieved by total population involvement at all stages of CCC-related health project design and implementation. While IEC has contributed significantly to changing knowledge among populations, its effectiveness in changing attitudes and practices sustainably has been limited, leading to the creation of CCC .

The IEC (Information, Education, Communication) passes through five phases for voluntary health behavior change: 1) Awareness: Identifying existing problems or priority health needs with the target population; 2) Sensitization: Presenting information so the target population recognizes their role and the impact on health issues; 3) Motivation: Developing interest and willingness to act on problems, thus overcoming resistance to change; 4) Orientation: Directing motivated individuals towards feasible actions considering their interests; 5) Action: Enabling the population to manifest willingness to act on and implement appropriate preventive and promotional activities .

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