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Traitement et Pollution des Eaux Usées

Le document traite des eaux usées, leur définition, origine et composition, ainsi que des étapes de leur traitement. Il décrit les différents types d'eaux usées, les méthodes de traitement, et les paramètres de pollution associés. Enfin, il aborde le principe pollueur-payeur et la réutilisation des eaux.

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Traitement et Pollution des Eaux Usées

Le document traite des eaux usées, leur définition, origine et composition, ainsi que des étapes de leur traitement. Il décrit les différents types d'eaux usées, les méthodes de traitement, et les paramètres de pollution associés. Enfin, il aborde le principe pollueur-payeur et la réutilisation des eaux.

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Plan

I. Généralités
II. Paramètres de pollution et les degrés de pollution
III. Les types de réseaux d’évacuation
IV. Les différentes étapes de traitement des eaux usées
V. Les avantages et les inconvénients liés aux différentes méthodes de
traitement des eaux usées
VI. Les critères de sélection d’un système de traitement des eaux
usées
VII. Différents procédés de traitement de boues en provenance des
ouvrages d’assainissement des eaux usées
VIII. Le principe pollueur-payeur
IX. La réutilisation des eaux
I. Le cycle de l’eau
Généralités sur les eaux usées
I.2. Définition
Les eaux usées sont fréquemment appelées eaux d’égout. Il s’agit d’eaux
qui ont été utilisées pour le lavage et le nettoyage par chasse d’eau dans
les maisons, ou encore certains procédés de fabrication. Les eaux usées
sont constituées d’eau à 99 %, le reste étant composé de matières de
vidange, de déchets organiques et de détergents.

Une personne consomme en moyenne 150 à 200 litres d'eau potable par
jour. Une fois utilisée, elle devient de l'eau usée [1].

I.3. Origine et composition des eaux usées


Suivant l'origine des substances polluantes on distingue quatre
catégories d'eaux usées :
I.3.1. Les eaux usées domestiques
Elles proviennent des différents usages domestiques de l'eau. Elles sont
essentiellement porteuses de pollution organique. Elles se répartissent en
eaux ménagères, qui ont pour origine les salles de bains et les cuisines et
sont généralement chargées de détergents, de graisses, de solvants, de
débris organiques, ...etc. Les eaux de vannes sont les rejets des toilettes,
chargés de diverses matières organiques azotées et de germes fécaux.

I.3.2. Les eaux industrielles


Elles sont très différentes des eaux usées domestiques. Leurs
caractéristiques varient d'une industrie à l'autre. En plus des matières
organiques azotées ou phosphorées, elles peuvent également contenir des
produits toxiques, des solvants, des métaux lourds, des micropolluants
organiques ou des hydrocarbures.

I.3.3. Les eaux agricoles

L'agriculture est une source de pollution des eaux car elle apporte les
engrais et les pesticides.

I.3.4. Les eaux pluviales


On entend par eaux pluviales, les eaux issues du ruissellement des
toitures, des terrasses, des parkings et des voies de la circulation. Leur
destination est le milieu naturel [1].

I.4.Généralités sur le traitement des eaux usées

En général, le traitement des eaux usées se fait en plusieurs étapes. Ce


traitement a pour objectif de débarrasser l’eau de certaines matières
organiques, matières solides, nutriments, Organismes pathogènes et
autres polluants, ou d’en réduire la quantité, avant d’être rejetées dans
l’environnement ou réutilisée.

I.4.1. Étapes de traitement

La dépollution des eaux usées nécessite une succession d'étapes faisant


appel à des traitements physiques, physico-chimiques et biologiques. En
dehors des plus gros déchets présents dans les eaux usées, l'épuration
doit permettre, au minimum, d'éliminer le majeur parti de la pollution
carbonée.

Selon le degré d'élimination de la pollution et les procédés mis en œuvre,


trois niveaux de traitement sont définis.

Il existe plusieurs filières, mais le choix d'un procédé de traitement doit


être adéquat du point de vue climatique, des applications attendues et de
l'investissement. Les différents procédés nécessitent un ensemble
cohérent d'étapes [2].

I.4.2. Les prétraitements

De traitements effectués après des prétraitements tels que le dégrillage,


le dessablage et le dégraissage. Parmi ces filières, on trouve :

I.4.3. Les traitements primaires

Regroupent les procédés physiques ou physico-chimiques visant à


éliminer par décantation une forte proportion de matières minérales ou
organiques en suspension. A l'issue du traitement primaire, seules 50 à
60 % des matières en suspension sont éliminées. Ces traitements
primaires ne permettent d'obtenir qu'une épuration partielle des eaux
usées. Ils ont d'ailleurs tendance à disparaitre en tant que seul traitement,
notamment lorsque l'élimination de la pollution azotée est requise. Pour
répondre aux exigences réglementaires, une phase de traitement secondaire
doit être conduite.

I.4.4. Le principe du traitement physico-chimique

Utilisation d'adjuvants chimiques pour éliminer les matières en


suspension. Il comporte une phase de coagulation (agglomération des
colloïdes par addition par exemple de sels de fer ou d'aluminium), une
phase de floculation et une phase de décantation pour assurer la
séparation entre solide et liquide suite à l'injection des agents floculant
tel le charbon actif en poudre. Ces traitements acceptent les variations
brutales de charges polluantes, mais ils sont très coûteux en exploitation
selon les adjuvants chimiques utilisés.

I.4.5. Les traitements secondaires

Recouvrent les techniques d'élimination des matières polluantes solubles


(carbone, azote, et phosphore). Ils constituent un premier niveau de
traitement biologique. Pour satisfaire à la réglementation actuelle, les
agglomérations de plus de 2 000 équivalents-habitants devront être
raccordées à des stations d'épuration permettant traitement secondaire
des eaux usées. Le traitement secondaire est donc désormais le niveau
minimal de traitement qui doit être mis en œuvre dans les usines de
dépollution.

I.4.6. Le principe du traitement biologique

Il permet la biodégradation des matières Organiques des eaux usées


grâce à des bactéries aérobies ou anaérobies dans des systèmes
suivants :

Système intensif : à cultures fixes telles que les lits bactériens et les
disques biologiques ou accultures libres telles que les boues activées.
Système extensif : dont le plus répandu et le plus classique est le
lagunage surtout dans les pays à climat chaud et où le terrain est
disponible à coût raisonnable. Il consiste en un lent écoulement de
l'affluent dans un ou plusieurs réservoirs plus ou moins profonds.

I.4.7. Traitement tertiaire ou les traitements complémentaires

Dans certains cas, des traitements tertiaires sont nécessaires. On


retrouve le traitement par : Désinfection, dénitrification, dé-
phosphatation notamment lorsque l'eau épurée doit être rejetée en milieu
particulièrement sensible. Attitre d'illustration, les rejets dans les eaux de
baignade, dans des lacs souffrant d'un phénomène d'eutrophisation ou
dans des zones d'élevage de coquillages sont concernés par ce troisième
niveau de traitement.

Les traitements tertiaires peuvent également comprendre des traitements


de désinfection. La réduction des odeurs peut encore être l'objet
d'attentions particulières

LES PARAMETRES DE POLLUTION ET NORMES DE REJETS

La pollution des eaux se présente sous deux formes principales :

- Physique : Matières en suspension

- Chimique : Matières organiques dissoutes

Ces deux formes tiennent compte des facteurs tels que la turbidité, la
température et la

couleur.

II.1- PARAMETRES PHYSIQUES

Les matières présentes dans les eaux usées se subdivisent en diverses


formes que l’on peut

représenter par :[2]

II.1.1 Les matières en suspension (M.E.S.) :


Il s’agit de matières qui ne sont ni solubilisées, ni colloïdales. Elles
comportent des matières

organiques et des matières minérales.

Les concentrations en M.E.S dans les eaux usées sont très variables et
sont de l’ordre de 100 à

300 mg/l.

Les M.E.S se compose de :

II.1.2 Matières volatiles en suspension :

Elles représentent la fraction organique des matières en suspension et


constituent environ 70 à

80 % des M.E.S..

II.1.3 Matières minérales : C’est la différence entre les matières en


suspension et les matières

volatiles.

II.1.4 Matières décantables et non décantables : On distingue les


fractions qui décantent en

un temps donné (2 heures) suivant les conditions opératoires


particulières (Utilisation du cône

Imhoff).

Les matières non décantables sont celles qui restent dans le surnageant
et qui vont donc être

dirigées vers le procédé de traitement biologique ou chimique.

♦ Méthode d’analyse:

Deux techniques sont actuellement utilisées pour le dosage des matières


en suspension :

- Séparation par filtration (Filtre à papier, membranes filtrante).


- Centrifugation.

II.2- PARAMETRES CHIMIQUES

Les matières organiques présentes

II.2- PARAMETRES CHIMIQUES

Les matières organiques présentes dans l’eau nécessitent de l’oxygène


pour leur

métabolisation. Cette demande en oxygène peut être représenter


biologiquement uo

chimiquement suivant divers paramètres tels que:

- La demande biochimique en oxygène (D.B.O.)

- La demande chimique en oxygène (D.C.O.)

- La demande théorique en oxygène (D.T.O.)

- Le carbone organique.

II.2.1 - LA DEMANDE BIOCHIMIQUE EN OXYGENE (D.B.O.)

Elle représente la quantité d’oxygène consommée par l’eau pendant une


certaine durée. Elle

correspond à la quantité d’oxygène nécessaire pour décomposer par


oxydation, et avec

intervention des bactéries, les matières organiques dans l’eau usée.[2]

II.2.1.1 – Etude du phénomène

La D.B.O. est un phénomène évolutif. Il est évident qu’il ne peut y avoir


de détermination de

la D.B.O. que lorsque les micro-organismes présents sont capables


d’assimiler les matières

organiques de l’échantillon. [2]


L’évolution d’un échantillon montre que pour les eaux urbaines, une
représentation toujours

identique des matières organiques :

- La première phase se rapporte aux composés carbonés, débute


rapidement, et s’achève en 20

jours (environ).

- La deuxième phase correspond à l’oxydation des composés azotés, qui


ne s’amorce qu’au

début du cinquième jours, en travaillant à une température de 20 °C.

Par convention on prend la valeur de la D.B.O. obtenue après cinq jours


d’incubation (DBO5 )

mesurée à 20 °C.

La DBO5 représente environ 68,4 % de la réaction biochimique totale


DBO∞ (DBO 20

représente environ 99 % de la DBO∞

Modèle cinétique de la DBO

On l’habitude d’interpréter la DBO comme une réaction chimique du


premier ordre.

Soit : (Voir EEU_YG.pdf)

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