Devoir Libre N°2
Exercice 1 : Diagramme E-pH du cuivre
On donne le tracé du diagramme E-pH du cuivre tracé pour une concentration de travail CT en
espèces solubles, à déterminer.
Seules les espèces au degré II ont été placées. Les espèces Cu, Cu(OH) 2 et Cu2O sont solides.
Données : Produit de solubilité de Cu(OH)2(s) : Ks1 = 10-20.
E°4 (O2(g)/H2O) = 1,23 V. E°5 (H+/H2(g)) = 0,00 V.
1. À l’examen du diagramme E-pH, montrer que la concentration de travail CT en espèces solubles
est égale à 0,10 mol.L-1.
On utilisera cette valeur dans la suite du problème.
2. Placer les espèces Cu(s) et Cu2O(s) sur le diagramme E-pH en justifiant votre réponse.
3. Placer sur le diagramme les deux droites correspondant aux couples de l’eau, les pressions
partielles des gaz étant égales à 1 bar. On donnera au préalable les deux équations des droites. En
déduire les espèces du cuivre stables dans l’eau.
4. Retrouver avec l’aide du diagramme E-pH, le potentiel standard E°1 du couple Cu2+/Cu(s) .
5. Les deux espèces Cu2+ et Cu(s) font partie aussi des couples Cu 2+/Cu+ et Cu+/Cu(s) de potentiels
standard E°2(Cu2+/Cu+) = 0,16 V et E°3(Cu+/Cu(s)) = 0,52 V. Retrouver par le calcul le potentiel
standard E°1 du couple Cu2+/Cu(s).
6. Tracer sur le diagramme E-pH, les droites frontières pour le couple Cu 2+/Cu+ et pour le couple
Cu+/Cu(s) pour une concentration en espèces solubles CT = 0,10 mol.L-1 et placer les espèces Cu2+,
Cu+, et Cu(s).
7. L’ion Cu+ est-il stable en solution aqueuse ? Justifier. Quel phénomène subit l’ion Cu + ?
8. Écrire l’équation bilan de la réaction subie par l’ion Cu+ et calculer sa constante K°.
9. Calculer la valeur maximale possible de la concentration en ions Cu + dans une solution à 0,1
mol.L—1 en ions Cu2+.
10. Calculer avec l’aide du diagramme, le produit de solubilité K’s2 de Cu2O(s) défini comme la
constante d’équilibre de la réaction :
½ Cu2O(s) + ½ H2O = Cu+ + OH—. K’s2.
Exercice 2 : Diagramme E-pH du manganèse
Pour comprendre les traitements mis en place pour le manganèse, il convient d’utiliser le diagramme
potentiel-pH de cet élément, fourni ci-après avec des domaines repérés par les lettres A à I.
Les différentes espèces à placer dans ce diagramme sont : Mn(s), Mn(aq)2+ , MnO4-(aq) , Mn2O3(s) ,
MnO2(s) , Mn3O4(s) , Mn(OH)2(s) , HMnO2-(aq) , MnO42-(aq).
1. Déterminer le nombre d’oxydation du manganèse dans les différentes espèces.
2. Attribuer chacun des domaines notés A à I à l’espèce du manganèse qui lui correspond, préciser
s’il s’agit d’une zone de prédomiance ou d’existence, indiquer les zones d’immunité, corrosion et
de passivation.
3. Préciser la nature des équilibres pour les deux frontières verticales, déterminer la constante
d’équilibre associée ainsi sa valeur.
4. Ecrire la formule de Nernst pour les couples Mn 2+/Mn et MnO2(s) /Mn2+ . Déduire le potentiel
standard pour chaque couple.
5. Déterminer l’équation de la frontière séparant les domaines A et B puis celle séparant F et B.
6. Commenter la stabilité des ions permanganate dans l’eau. Ecrire l’équation de la réaction
quantitative qui devrait se produire lorsqu’on introduit des ions MnO4- dans une eau acide de pH =
2,0.
7. Proposer une explication, malgré tout, les solutions aqueuses de permanganate existent.
Pour traiter des eaux contenant du manganèse, il est nécessaire d’utiliser de puissants oxydants
comme l’ozone, le dichlore ou le permanganate de potassium.
8. Écrire l’équation de la réaction chimique qui a lieu lors de l’ajout d’une solution de permanganate
de potassium sur une eau à pH = 6,0 contenant des ions Mn2+.
Exercice 3 : Photo du Campanile
Dans Casino Royale, lorsqu’ils arrivent à Venise par le Canale di San Marco, l’agent 007 et son
amie Vesper veulent immortaliser cet instant en photographiant le Campanile situé sur la Plazza
di San Marco. La tour culmine à une hauteur h = 96 m et se situe à une distance d = 800 m du
voilier sur lequel l’agent de Sa Majesté envoie sa démission à M.
Utilisation d’un objectif standard :
Dans un premier temps, on utilise un objectif standard qu’on modélisera par une lentille
convergente unique de centre O et de distance focale f’=50 mm.
1. Quelle doit être la distance D entre la lentille et la pellicule pour que la photographie soit nette ?
2. Construire sur un schéma l’image de l’objet sur la pellicule. On ne respectera pas l’échelle.
3. Déterminer la hauteur h1 du Campanile sur la pellicule et donner sa valeur numérique.
Le but de cette partie est d’obtenir une interprétation simple de la « focale » équivalente à un
objectif en terme de champ angulaire . la pellicule est un rectangle de taille ℓ×L.
Pour les applications numériques, on prendra f' = 50 mm; ℓ= 24 mm; L = 36 mm. L’appareil est
d’abord réglé sur un objet à l’infini
4. Exprimer la diagonale d de la pellicule en fonction de ℓ et L . Calculer d .
5. L’objectif visant un objet à l’infini A ∞B∞ , construire son image A'B' au niveau de la pellicule .
On fera apparaître α l’angle sous lequel est vu l’objet à l’infini.
6. Déterminer la relation entre la taille de l’image A 'B' sur le capteur, α et f' .
7. En déduire le champ angulaire de l’objectif en fonction de f'eq, ℓ et L, c’est-à-dire l’angle
maximal 2αmax sous lequel peut être vu un objet à l’infini entièrement sur la diagonale de la
pilicule. Faire un schéma de la situation correspondante.
8. Expliquer pourquoi il est nécessaire de prendre une focale plus grande pour photographier les
détails d’un objet lointain. En expliquant son effet sur la taille du champ et la taille d’une image.
Utilisation d’un téléobjectif :
Un téléobjectif est un objectif de longue focale à savoir un objectif dont la focale est supérieure à
la diagonale de la pellicule pour un appareil argentique ou à la matrice de cellules
photosensibles pour un numérique. Ces objectifs permettent le cadrage serré des sujets
photographiés grâce à un angle de champ étroit. On modélise ici un tel objectif en associant deux
lentilles distantes de e = 31 mm, la première convergente L1 de centre O1 et de distance focale f’1 =
50 mm et la seconde divergente L2
de centre O2 et de distance focale f’2 = −25 mm.
9. Définir le foyer image du téléobjectif et déterminer sa position en fonction de f’ 1 , f’2 et e. En
déduire l’encombrement de l’objectif c’est-à-dire la distance entre la première lentille de l’objectif
et la pellicule.
10. Déterminer l’expression de la hauteur h2 du Campanile en fonction de f’ 1 , f’2 , e, d et h lorsqu’on
utilise cet objectif. Donner sa valeur numérique.
11. Quelle lentille faudrait-il utiliser pour obtenir le même grandissement avec une seule lentille ? On
ne tiendra pas compte de l’orientation de l’image.
12. Conclure sur les avantages et les inconvénients du téléobjectif.
Exercice 4 : Étude d’un coup franc
Un coup franc doit être tiré à une distance L des buts, un mur s’étant formé à une distance L du
point de tir. La transversale se trouve à une hauteur H et le mur mesure h de haut. On néglige
dans un premier temps la résistance de l’air et on suppose que le tir s’effectue dans un plan
perpendiculaire aux buts. Lorsque le joueur frappe le ballon lors du tir, cela revient à
transmettre au ballon une vitesse initiale ⃗v 0faisant un angle α avec le sol. On note m la masse du
ballon qu’on considère ponctuel.
13. Etablir l’équation du mouvement du ballon. En déduire ses équations horaires.
14. Déterminer l’équation de la trajectoire.
15. Donner la condition que les paramètres du mouvement doivent vérifier pour que le ballon passe
au-dessus du mur. On exprimera cette condition sous la forme d’une équation du second degré en
X = tan α.
16. Montrer que la norme de la vitesse doit être supérieure à une valeur qu’on exprimera en fonction
de l’intensité g du champ de pesanteur, de h et de l pour que le ballon puisse passer au-dessus du
mur.
17. Lorsque la condition précédente est vérifiée, montrer que l’angle de tir doit être compris entre
deux valeurs qu’on précisera en fonction de v0, g, l et h.
18. Si on suppose que l’angle de tir α est fixé, quelle vitesse faut-il fournir au ballon pour passer au-
dessus du mur ?
19. Donner la condition que les paramètres du mouvement doivent vérifier pour que le ballon rentre
dans les buts. On suppose que le gardien ne touche pas la ballon.
20. Montrer que la norme de la vitesse doit être supérieure à une valeur qu’on exprimera en fonction
de l’intensité g du champ de pesanteur, de h et de l pour que le ballon rentre dans les buts, toujours
en supposant que le gardien ne touche pas la ballon.
21. Lorsque la condition précédente est vérifiée, déterminer comment doit être choisi l’angle de tir.
22. On considère dans toute la suite que l’air exerce une force de frottement proportionnelle à la
vitesse. Etablir la nouvelle équation du mouvement.