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Possibilité de Réutilisation Des Eaux Usées Epurées Pour L'irrigation Des Cultures "Le Radis Et Le Haricot

Ce mémoire de fin d'étude présente une recherche sur la réutilisation des eaux usées épurées pour l'irrigation des cultures de radis et de haricot. Il aborde les généralités sur les eaux usées, les méthodes d'épuration, ainsi que les avantages et inconvénients de leur réutilisation. Les résultats expérimentaux sont également discutés pour évaluer l'impact de l'irrigation avec des eaux épurées sur la croissance des plantes.

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Possibilité de Réutilisation Des Eaux Usées Epurées Pour L'irrigation Des Cultures "Le Radis Et Le Haricot

Ce mémoire de fin d'étude présente une recherche sur la réutilisation des eaux usées épurées pour l'irrigation des cultures de radis et de haricot. Il aborde les généralités sur les eaux usées, les méthodes d'épuration, ainsi que les avantages et inconvénients de leur réutilisation. Les résultats expérimentaux sont également discutés pour évaluer l'impact de l'irrigation avec des eaux épurées sur la croissance des plantes.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de L’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université Echahid HAMMA LAKHDAR d’El-Oued
Faculté de la Technologie
Département d’Hydraulique et de Génie Civil

MEMOIRE DE FIN D’ ETUDE


En vue de l’obtention du Diplôme du Master en Hydraulique
OPTION :Conception et Diagnostic des systèmes d’A.E.P et d’assainissement

Possibilité de Réutilisation des Eaux Usées Epurées


Pour L’irrigation des Cultures "le Radis et le Haricot"

Réalisée par: Encadrée par:


- Boucherit Abd Elaziz. -Mme/ Bouchemal Fattoum.
- Berra Mourad.
- Tercha Hamza.

Soutenu devant les jurys:


- OUAKOUAK Abd Elkader Président
- MEGUELLETI Soumia Examinateur
- BOUCHEMAL Fattoum Encadreur

Année universitaire:2022/2023
Remerciements
Avant tout, nous tenons à remercier Dieu
le Tout-Puissant qui nous a accordé la santé, le courage et la patience pour mener
à bien ce modeste travail.
Nous souhaitons exprimer notre profonde gratitude à notre superviseur, Mme/
Bouchemal Fattom, pour son guidance tout au long de ce travail. Nous la
remercions chaleureusement pour sa disponibilité constante et ses conseils avisés
qui ont contribué à la réalisation de ce travail.
Merci à tous les enseignants qui nous ont accompagnés durant notre parcours
d'études et qui ont contribué à notre formation.
À tous nos amis, sans exception, et à tous nos collègues du département de génie
civil et hydraulique, spécialité Conception et Diagnostic des systèmes d'eau
potable et d'assainissement, promotion 2022/2023.
Nous espérons que tous les membres du jury trouveront ici l'expression de notre
profond respect pour avoir pris le temps et l'effort d'examiner ce mémoire.
Merci à toutes les personnes qui ont contribué directement ou indirectement à la
réalisation de cette étude.

Merci à tous.

BOUCHERIT ABD ELAZIZ.


BERRA MOURAD.
TERCHA HAMZA.
SOMMAIRE
SOMMAIRE

Remerciements
INTRODUCTION GENERALE I
Chapitre I
Généralités sur les eaux usées
I. Introduction 01
I.1Définitiondeseauxusées 01
I.2 Les types des eaux usées 01
I. [Link] eaux usées domestiques 01
I. [Link] eaux usées industrielles 02
I. 2.3. Les eaux usées agricoles 02
I. 2.4. Les eaux usées pluviales 02
[Link] usées de drainage 02
[Link] usées d’irrigation 03
I.3. Pollution des eaux 03
I.3.1. Définition de la pollution 03
I-3.2 Origine de la pollution de l’eau 04
I.3.3. Principaux types de pollution 04
I.3.3.1. Pollution minérale 04
I.3.3.2. Pollution microbiologique 04
I.3.3.3. Pollution organique 04
I.3.4. Les principaux paramètres de la pollution 04
I.3.4.1. Paramètres organoleptiques 05
I.3.4.2. Paramètres physiques 05
I.3.4.3. Paramètres chimiques 06
I.3.4.4. Paramètres biologiques 07
I.4. Epuration des eaux usées 08
I.4.1. Définition de l'épuration 08
I.4.2. Critères de choix du procédé d'épuration 09
I.4.3. Rôle des stations d’épuration 09
I.4.4. Etapes d'épuration des eaux usées 09
I.4.4.1. Prétraitement 10
I.[Link]. Dégrillage 10
I.[Link]. Dessablage 10
I.[Link].Décantation 10
I.4.4.2. Traitement primaire (traitement physico-chimique) 10
I.[Link].Décantation 10
I.[Link].Coagulation-floculation 10
I.[Link].Filtration 11
I.4.4.3. Traitement secondaire (épuration biologique) 11
I.[Link]. Procédés biologiques intensifs 11
I.[Link]. Procédés biologiques extensifs 11
I -4.4.4. Traitements tertiaires 11
I.5. Conclusion 13
Chapitre Ⅱ
La réutilisation des eaux usées épurées pour l’irrigation
II. Introduction 15
II.1. La réutilisation des eaux usées épurées 15
II.1.1. usage industriel 15
II.1.2. usage domestique et municipal 16
II.1.3. usage agricole 16
SOMMAIRE

II.2. Avantages et inconvenants de la réutilisation 17


[Link] de la réutilisation des eaux usées traitées1Introduction 17
[Link]énients de la réutilisation des eaux usées traitées 17
II.3. Les risques liés à la réutilisation agricole des eaux épurées 18
II .3. [Link] risque microbiologique 18
II .[Link] risque chimique 19
II .[Link] risque environnemental 19
II.4. Critères de qualité des eaux usées pour l'irrigation 19
II.4.1. Salinité 19
[Link] 20
II.4.1.2. Sodisation 20
[Link] de Salinité 21
[Link] fertilisants dans les eaux usées traitées 21
II.4.2.1. Azote (N) 21
[Link] (P) 21
[Link] (K) 22
[Link] nutriments 22
II.4.3. Eléments traces et métaux lourds 22
II.4.4. Le pH de l’eau d’irrigation 23
II.4.5. Matières en suspension et matière organique 23
II.5. Les différentes réglementations dans le monde 23
II.5.1. Les recommandations de l’OMS et de l’USEPA 23
II.5.1.1. Le point de vue de l’OMS 23
[Link] point de vue de l’USEPA 24
[Link] législation Algérienne 25
II.6.1. Normes de la qualité de l’eau 25
[Link] 28
Chapitre III
Présentation α Matériels et méthodes
III .Introduction 30
III.1. Présentation de la région d’étude 30
III.1.1. Situation géographique 30
III.1.2 Situation géographique de la station d'épuration 30
III.1.3 Facteurs climatiques 32
III.1.3.1. Températures 32
III.1.3.2. Humidité 32
III.1.3.3. Pluie 33
III.1.3.4. Les Précipitations 34
III.1.3.5. Vent 34
III.2. Site de l'étude 35
III.2.1. Présentation de la station d'épuration STEP 01 36
III.2.2. Description de la STEP 01 36
III.3 Procédés d’épurations des eaux usées dans la station 37
III.3.1. Prétraitement 37
III.3.2. Traitement secondaire des eaux usées 37
III.3.3. Traitement complémentaire (lagune de finition) 37
III.3.4. Décharge des boues 38
III.4. Présentation de la plante 38
III. [Link] Radis « Raphanus sativus L. » 38
III. [Link] de radis « Raphanus sativus L. » 39
[Link] botanique de radis « Raphanus sativus L. » 39
III. [Link] 39
SOMMAIRE

[Link]éristiques biologiques du Radis 40


III. [Link] du Radis « Raphanus sativus L. » 40
III. [Link]. Valeur nutritive 40
III. [Link].Principes actifs et antioxydants 40
III. [Link] Haricot « Phaseolus vulgaris L. » 41
III. [Link] du Haricot « Phaseolus vulgaris L. » 41
III. [Link] botanique du Haricot « Phaseolus vulgaris L. » 41
III. [Link] 41
III. [Link]éristiques biologiques du haricot « Phaseolus vulgaris L. » 42
III. [Link] du Haricot « Phaseolus vulgaris L. » 42
III. 5. Protocole expérimentale 43
III. 6. Conclusion 46
Chapitre IV
Résultats et discussion
IV .Introduction 48
IV.1.Résultats des mesures morphologiques 48
IV.1.1.Résultats de Le Haricot « Phaseolus vulgaris L. » 48
IV.1.1.1. Développement 49
[Link]ésentations graphiques 50
IV.1.2.Résultats de Radis « Raphanus sativus L. » 51
IV.1.2.1.Développement 52
[Link]ésentations graphiques 53
[Link] faits sur les Radis (Raphanus sativus L.) provenant de Fatilab (Laboratoire
55
D'analyse Et De Contrôle De La Qualité Et De La Conformité )
[Link] 57
CONCLUSION GENERALE 59
Références bibliographiques
Résumé
LES DES FIGURES

Listes des figures et desPhotos


Listes page
Figure N°1 :les sources de pollution de l’eau 03
Figure N°III.1: situation de la wilaya d'El Oued (Souf) 30
Figure N° III. 02: Les frontières de la région du Souf (Source: A.N.R.H,2005) . 31
Figure N° III. 03:La température maximale et minimale de Souf (Saprk weather, 2018) 32
Figure N° III. 04:L’humidité relative de Souf (Saprk weather, 2018) 33
Figure N° III. 05 :La fréquence de précipitation de Souf (Saprk weather, 2018) 34
Figure N° III. 06 :la vitesse de vent dans la Souf (Saprk weather, 2018) 35
Figure N° III. 07:Schéma de la station d 'épuration n ° 01 à Kouinine 36
Figure N° III 08 :préparé le sol pour la plantation 43
Figure N° III 09 :Acres prêt à semer 43
Figure N° III 10 :Échantillons de semence de Haricot et du Radis 43
Figure IV. 01 :Plantes irriguées par l’eau épurées de la STEP 48
Figure IV. 02 :Plantes irriguées par l’eau de forage 48
Figure IV. 03:Plantes irriguées par l’eau épurées de la STEP 48
Figure IV. 04 :Plantes irriguées par l’eau de forage 48
Figure IV. 05 :Plantes irriguées par l’eau épurées de la STEP 49
Figure IV. 06 :Plantes irriguées par l’eau de forage 49
Figure IV. 07:Comparaison graphique de développement des tiges 50
Photo IV. 08:Comparaison graphique de développement des feuilles 50
Photo IV. 09 :Plantes irriguées par l’eau épurées de la STEP 51
Photo IV.10 :Plantes irriguées par l’eau de forage 51
Photo IV. 11 :Plantes irriguées par l’eau épurées de la STEP 51
Photo IV.12 :Plantes irriguées par l’eau de forage 51
Photo IV.13 :Plantes irriguées par l’eau épurées de la STEP 52
Photo IV.14 :Plantes irriguées par l’eau de forage 52
Photo IV.13 :Plantes irriguées par l’eau épurées de la STEP 53
Photo IV.14 :Plantes irriguées par l’eau de forage 53
LES DES TABLEAUX

Listes des tableaux

Listes page
Tableau II.1 : Classes de qualité de salure de l’eau d’irrigation 20
Tableau II.2:Recommandations microbiologiques pour la REUE en agriculture 25
Tableau II.3:Recommandations physico-chimiques pour REUE en agriculture 26
(JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE, 2012)
Tableau II.4: Recommandations microbiologiques de l’OMS 1989 pour les eaux usées 27
destinées à l’irrigation (OMS., 1989).
Tableau III. 01 :Les analyses physico-chimiques et organiques et métaux lourds pour 44
l'eau épurée (date d'analyse de 23/03/2023 à 20/04/2023) Pendant la période d'essai
Tableau III. 02 :les analyses physico-chimiques pour l'eau forage (date d'analyse de 45
02/05/2023) Pendant la période d'essai.
Tableau IV.01: Longueurs des tiges, feuilles des plantes irriguées par l’eau de forage. 49

Tableau IV.02: Longueurs des tiges et feuilles des plantes irriguées par l’eaué purées de 49
la STEP 01
Tableau IV.03: Longueurs des racines et feuilles des plantes irriguées par l’eau de 52
forage
Tableau IV.04: Longueurs des racines et feuilles des plantes irriguées par l’eau épurées 52
de la STEP 01
Tableau IV.05: résultats des analyses pour le paramètre (Escherichia coli) de la plante 55
irriguée par l'eau épurées
Tableau IV.06: résultats des analyses pour le paramètre (Plomb pb et Nitrate NO3-) de 55
la plante irriguée par l'eau épurées
Tableau IV.07: résultats des analyses pour le paramètre (Escherichia coli) de la plante 56
irriguée par de forage
Tableau IV.08: résultats des analyses pour le paramètre (Plomb pb et Nitrate NO3-) de 56
la plante irriguée par l'eau de forage
LISTE DES ABREVIATIONS

Liste Des Bréviations


ONA : Office National de l’Assainissement
CE : Conductivité Electrique
DBO5 : Demande Biologique en Oxygène
DCO : Demande Chimique en Oxygène
MES : Matière en suspension
MTH : Maladies à transmission hydrique
OMS : Organisation mondiale de la santé
SC : Simple concentration
DC : Double concentration
FAO : Food and Agricultural Organization (Organisation des
Nations Unies)
STEP : Station d’épuration
T : Température
pH : potentiel d’Hydrogène
Métaux:
Cd: Cadmium.
Cu: Cuivre.
Cr: Chrome.
Pb: Plomb.
Hg: Mercure.
Ni: Nickel.
Zn: Zinc.
MO: Matière organique.
Azote.
NGL: Azote total.
NTK: Azote kjeldhal.
NH4+: Azote ammoniacal.
NO2-: Nitrite.
NO3-: Nitrate.
NTU: Nephelometric Turbidity Unit.
PT: Phosphore total.
REUE: Réutilisation des eaux usées épurées.
SAR: Taux d’adsorption de Sodium (Sodium sorption Ratio).
USEPA: United States Environmental
INTRODUCTION
GENERALE
INTRODUCTION GENERALE

L'eau est l'une des ressources les plus exploitées par l'homme, plus que toute autre
ressource, pour assurer la vie. La majeure partie de l'eau de cette planète est stockée dans les
océans et les calottes glaciaires, ce qui rend son extraction difficile pour répondre à nos divers
besoins(GOEL, 2006).
Puisque notre demande en eau concerne principalement l'eau douce, nous devons dépendre
principalement de la petite fraction de l'eau totale présente sur cette planète(AGARWAL, 2005).
Cependant, l'urbanisation, l'industrialisation rapide ont entraîné une diminution des
approvisionnements en eau douce pour les besoins agricoles, ce qui nous oblige à rechercher des
sources alternatives fiables. Par conséquent, la crise de l'eau a engendré de nouvelles orientations
en matière de gouvernance et de développement de l'eau, ainsi que l'utilisation des eaux usées
urbaines comme source alternative d'approvisionnement en eau (KEREMANE, 2017).
Chaque année, l'Algérie élimine environ 600 millions de mètres cubes d'eau usée, qui non
seulement sont perdus, mais contribuent également à la détérioration de l'environnement. Comme
de nombreux pays de la région méditerranéenne, l'Algérie souffre d'une pénurie sévère de
ressources hydriques et figure parmi les pays les plus pauvres en termes de disponibilité d'eau,
avec une quantité inférieure au seuil théorique de rareté fixé par la Banque mondiale à 1000
mètres cubes par habitant et par an (OUANOUKI ET AL. 2009).
La réutilisation des eaux usées épurées est une question politique importante et a
également contribué au développement durable, comme dans tout autre secteur. Elle est définie
comme étant le développement durable ou la garantie d'une prospérité maximale à partir des
ressources disponibles(GUESNIER, 2010).
Les études sur la réutilisation des eaux usées urbaines à travers le monde ont démontré leur
capacité à être largement réutilisées et leur rôle dans la gestion durable de l'eau à l'échelle
mondiale. Parmi les différentes applications des eaux usées, l'irrigation agricole est considérée
comme la meilleure utilisation des eaux épurées, et la présence d'éléments nutritifs des cultures
dans les eaux usées profite à la production agricole (BRENNER ET AL. 2000) tels que l'azote, le
phosphore et le potassium.
Les agriculteurs utilisent l'irrigation avec des eaux usées de manière anarchique, sans se
soucier des risques sanitaires et environnementaux, ainsi que de leur impact sur les plantes et les

I
INTRODUCTION GENERALE
sols. Par conséquent, il est essentiel de prendre en compte la qualité de l'eau usée et les modalités
de son utilisation dans chaque projet de réutilisation (ABOUELOUAFAET AL. 2002).
Toutefois, l'Algérie doit adopter une stratégie globale pour la réutilisation des eaux usées
épurées dans l'agriculture en fournissant des législations et des politiques de soutien, en allouant
un financement adéquat, en améliorant la technologie et en développant les infrastructures.
Cependant, la réutilisation de ces eaux pose un problème en termes de qualité microbiologique des
eaux usées, qui doit respecter un niveau acceptable et spécifié par les normes de réutilisation. Il est
important de ne pas négliger la question cruciale de la pollution et de son impact sur
l'environnement et la santé publique.
Le choix du site d'étude s'est porté sur la station d'épuration des eaux de Kouinine STEP
01en raison de la pression exercée par le volume important d'eaux usées environ 33904 m3 par
jour. De plus, leur évacuation à proximité de la station entraîne une pollution environnementale,
ce qui a provoqué des désagréments pour les habitants ainsi qu'une agitation médiatique autour de
cette station.
L'objectif principal de cette étude repose principalement sur l'utilisation des eaux usées
épurées pour l'irrigation des plantes, notamment des Radis et des Haricots de manière scientifique.
Cette expérience repose sur une étude comparative entre les deux plantes le Radis et les Haricots,
irriguées avec de l'eau usée épurées d’une part et d'autre part le Radis et les Haricot irriguées avec
de l'eau provenant de puits; en se basant sur l'aspect morphologique des plantes.
Pour atteindre cet objectif, cette étude est divisée en quatre chapitres :
 Le premier chapitre a été consacré à des généralités sur les eaux usées.
 Le deuxième chapitre c’était pour savoir la possibilité de la réutilisation des eaux usées
épurées dans le domaine agricole.
 Le troisième chapitre c’est une présentation de la zone étudié en insistant à la présentation
de la station d’épuration en question, et la présentation des différents matériels et méthodes
utilisées dans le travail.
 Le quatrième chapitre développe les différents résultats et leurs discussions.

II
CHAPITRE I
GENERALITES SUR
LES EAUX USEES
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LES EAUX USEES
I. Introduction

Les eaux usées sont des milieux extrêmement complexes, altérés par les activités
anthropiques à la suite d’un usage domestique, industriel, artisanal, agricole ou autre. Elles sont
considérées comme polluées et doivent être donc traitées avant toute réutilisation ou injection dans
les milieux naturels récepteurs (SELGHI ,2001). C’est pourquoi, dans un souci de respect de ces
différents milieux naturels récepteurs, des traitements d’abattement ou d’élimination de ces
polluants sont effectuées sur tous les effluents urbains ou industriels. Ces traitements peuvent être
réalisés de manière collective dans une station d’épuration ou de manière individuelle également
par des procédés intensifs ou extensifs (PAULSRUD ET HARALDSEN .1993). L’objectif
principal de ce chapitre est de donner une idée sur les origines des eaux usées, leurs
caractéristiques et les différents procédés de leurs traitement.
I.1. Définition des eaux usées
Les eaux usées sont toutes les eaux des activités domestiques, agricoles et industrielles
chargées en substances toxiques qui parviennent dans les canalisations d'assainissement. Les eaux
usées englobent également les eaux de pluies et leur charge polluante, elles engendrent au milieu
récepteur toutes sortes de pollution et de nuisance (METAHRI. 2012).
I.2. Les types des eaux usées
Généralement, on distingue plusieurs grands types d’eaux usées
I. [Link] eaux usées domestiques

Elles sont constituées des eaux grises et des eaux vannent. Les eaux grises sont les eaux
des baignoires, douches, lavabos, éviers, machines à laver. Les eaux-vannes ou eaux ménagères
font références aux sous-produits de la digestion. Les volumes d’eau prélevés par habitant sont
très élevés, Les machines à laver ou les laves vaisselles, le lavage des voitures ou encore les
chasses d’eau consomment de grandes quantités d’eau (MOUSSAOUI ET AL. 2015).

1
CHAPITRE I GENERALITES SUR LES EAUX USEES
I. [Link] eaux usées industrielles

Toutes les unités industrielles utilisent les eaux dans leurs processus de production, par
conséquent, elles sont constituées de divers déchets engendrant des rejets, très souvent pollués
(SATIN ET SALMI.1999).
Elles sont très différentes des eaux usées domestiques. Leurs caractéristiques varient d’une
industrie à l’autre. En plus de matières organiques, azotées ou phosphorées, elles peuvent
également contenir des produits toxiques, des solvants, des métaux lourds, des micropolluants
organiques, des hydrocarbures (MOUSSAOUI ET AL. 2015).
I. 2.3. Les eaux usées agricoles

Le secteur agricole reste le plus grand consommateur des ressources en eau, Ces eaux sont
considérées comme usées, car elles sont chargées de constituants contenus dans les engrais, en
plus des composantes issues du lessivage du sol (CLAUDE GROS. 1999).
Provenant de l’élevage, dont les fumiers et lisiers, riches en matières organiques azotées, mais
dont certains composés, les nitrates par exemple, peuvent être entraînés, en raison de leur grande
solubilité, par les eaux de lessivage et de percolation (SATIN ET SALMI.1999).
I. 2.4. Les eaux usées pluviales

Ce sont les eaux de ruissellement qui se forment après une précipitation, elles peuvent être
particulièrement polluées, surtout en début de la pluie, par deux mécanismes :
• Le lessivage de sols et des surfaces imperméabilisées
• La remise en suspension des dépôts des collecteurs.
Elles sont de même nature que les eaux usées domestiques, avec de métaux lourds et des toxiques
(Plomb, Zinc, Hydrocarbures) provenant essentiellement de la circulation automobile
(FRANCK.2002).
[Link] usées de drainage

C’est l’eau de lessivage récupérée après irrigation grâce à un système de drainage. Les
pollutions dues aux activités agricoles sont de plusieurs natures. Apport aux eaux de surface de
nitrates et de phosphates utilisés comme engrais, par suite de lessivage de terre perméable.
Les fuites d’eau dans les réseaux de distribution et de collecte des eaux usées, la restitution à partir
des colatures, contribuent à l’alimentation de la nappe phréatique (BOUJELAL ET
DJOUDI,2003).

2
CHAPITRE I GENERALITES SUR LES EAUX USEES
[Link] usées d’irrigation

L’utilisation massive des engrais chimique en agriculture peut donner lieu à une pollution
des nappes souterraines par suite de l’entrainement dans le sol des constituants les plus
habituellement contenus dans les engrais tels que les nitrates, et le potassium. Aussi, la pollution
des eaux par les pesticides, en particulier par les herbicides consécutifs au ruissellement et au
lessivage des terres cultivées environnantes, peut ralentir ou même inhiber le développement de la
microflore (BELKHIRI D. 1999).
I.3. Pollution des eaux
I.3.1. Définition de la pollution

La pollution est due à toute substance physique, chimique ou biologique rejetée dans une
eau naturelle qui perturbe l'équilibre de cette eau, induit d'importantes nuisances (mauvaise odeur,
fermentation, inconforts divers, risques sanitaires, etc.) et qui se répercute, à court ou à long terme,
sur notre organisme à travers, la chaine alimentaire de laquelle nous dépendons (LADJEL. 2006).

Figure I.1 : les sources de pollution de l’eau

3
CHAPITRE I GENERALITES SUR LES EAUX USEES
I-3.2 Origine de la pollution de l’eau
La pollution de l'eau connaît différentes origines : naturelle, domestique, industrielle et
agricole. L’origine naturelle implique un phénomène tel que la pluie, lorsque par exemple l'eau de
ruissellement passe à travers des terrains riches en métaux lourds ou encore lorsque les
précipitations entraînent les polluants de l'atmosphère vers le sol.
L'origine domestique concerne les eaux usées ménagères (salle de bains, cuisine, ...etc.), les eaux
de vannes (WC...etc.), ainsi que les eaux rejetées par les hôpitaux, commerces...etc.
Quant à l'origine agricole et industrielle, elle concerne par exemple les eaux surchargées par des
produits issus de l'épandage (engrais, pesticides) ou encore les eaux contaminées par des résidus
de traitement métallurgique, et de manière plus générale, par des produits chimiques tels que les
métaux lourds, les hydrocarbures...etc(AFIR D ET MEZAOUA. 1984).
I.3.3. Principaux types de pollution
Généralement la pollution des eaux usées se manifeste sous les formes principales suivantes.
I.3.3.1. Pollution minérale
Elle est constituée essentiellement des métaux lourds en provenance des industries métallurgiques
et de traitement de minerais, ex (plomb, du cuivre, du fer, du zinc et du mercure)
(TCHIOMOGO. 2001).
I.3.3.2. Pollution microbiologique
C'est une pollution d'origine humaine ou animale (LADJEL. 2006).
I.3.3.3. Pollution organique

La pollution organique constitue la partie la plus importante et comprend essentiellement des


composés biodégradables. Ces composés sont :
• Les protides
• Les lipides
• Les glucides (BOUTELLI ET MENASRIA. 2008).
I.3.4. Les principaux paramètres de la pollution

L'évaluation de la pollution d'une eau usée est basés sur la détermination de plusieurs paramètres
organoleptiques, physiques, chimiques et bactériologiques, ces paramètres indiquent le degré de
pollution de ces eaux et donnent le danger qui être provoqué par leur rejet en milieu naturel
(BEADRY.1992).

4
CHAPITRE I GENERALITES SUR LES EAUX USEES

I.3.4.1. Paramètres organoleptiques


1. Odeur
L'eau d'égout fraîche à une odeur fade qui n'est pas désagréable, par contre en état de
fermentation, elle dégage une odeur nauséabonde (LADJEL.2006).
2. Couleur
La couleur de l’eau résulte des éléments qui s’y trouvent à l’état dissous colloïdal. Une eau
colorée n’est pas agréable pour les usages domestiques. (Eau de boisson), car elle présente
toujours un doute sur la potabilité. La couleur grise de l’égout est d’origine domestique, alors
qu’une couleur noire indique une décomposition partielle. Les autres nuances indiquent un apport
d’eau résiduaire industrielle (GOMELLA C.1978).
I.3.4.2. Paramètres physiques
1. Température
La température est un facteur écologique important des milieux aqueux. Son élévation peut
perturber fortement la vie aquatique (pollution thermique). Elle joue un rôle important dans la
nitrification et la dénitrification biologique. La nitrification est optimale pour les températures
variant de 28 °C à 32 °C .par contre, elle est fortement diminuée pour les températures 12 °C à
15°C. Et elle s’arrête pour des températures inférieures à 5°C. La température est mesurée par
thermo sonde (ou par thermomètre) (RODIER 2005)
2. La turbidité
La turbidité est inversement proportionnelle à la transparence de l'eau, elle est de loin le
paramètre de pollution indiquant la présence de la matière organique ou minérale sous forme
colloïdale en suspension dans les eaux usées. Elle varie suivant les matières en suspension (MES)
présentes dans l'eau (REJSEK. 2002).
La turbidité d’une eau est due à la présence des matières en suspension finement divisés: argile
limons, grains de silice, matières organiques, etc...
La mesure de turbidité a donc un grand intérêt dans le control de l’épuration des eaux épurées
(RODIER. 1996).
[Link] matières en suspension (MES)
Elles représentent, la fraction constituée par l’ensemble des particules, organiques (MVS) ou
minérales (MM), non dissoutes de la pollution. Elles constituent un paramètre important qui
marque bien le degré de pollution d’un effluent urbain ou même industriel. Les MES s’expriment
par la relation suivante:

5
CHAPITRE I GENERALITES SUR LES EAUX USEES
MES = 30% MM + 70% MVS
Les matières volatiles en suspension (MVS): Elles représentent la fraction organique de MES
et sont obtenues par calcination de ces MES à 525°C pendant 2 heures. La différence de poids
entre les MES à 105°C et les MES à 525°C donne la « perte au feu» et correspond à la teneur en
MVS en (mg/l) d’une eau ;

Les matières minérales (MM): Elles représentent le résultat d’une évaporation totale de l’eau,
c'est-à-dire son « extrait sec » constitué à la fois par les matières en suspension et les matières
solubles telles que les chlorures, les phosphates, etc. L’abondance des matières minérales en
suspension dans l’eau augmente la turbidité, réduit la luminosité et par ce fait abaisse la
productivité d’un cours d’eau, entraînant ainsi une chute en oxygène dissous et freinant les
phénomènes photosynthétiques qui contribuent à la ré aération de l’eau. .Ce phénomène peut être
accéléré par la présence d’une forte proportion de matières organiques consommatrices d’oxygène
(REJSEK.2002).
I.3.4.3. Paramètres chimiques
1. Le potentiel d’hydrogène (pH)
Le pH joue un rôle important dans le traitement biologique. Il exprime le degré d'acidité ou
d'alcalinité des eaux usées. Le PH d’une eau domestique ou urbaine se situe généralement entre
6.8 et 7.8, au-delà, c’est l’indice d’une pollution industrielle (DALI et ZOUAOUI. 2007).

2. La conductivité électrique(:CE )

La mesure de la conductivité électrique, paramètre non spécifique, est probablement l’une


des plus simples et des plus importants pour le contrôle de la qualité des eaux usées (THOMAS.
1995). Elle permet d'évaluer, approximativement la minéralisation globale de l'eau (GAID. 1984).
3. Demande biologique en oxygène (DBO5):
Exprime la quantité d'oxygène nécessaire à la destruction ou à la dégradation des matières
organiques présentent dans les eaux usées par les microorganismes du [Link]ée par la
consommation d'oxygène à 20°C à l'obscurité pendent 5 jours d'incubationd'un échantillon
préalablement ensemencé, temps qui assure l'oxydation biologique desmatières organiques
carbonées (XANTHOULIS. 1993).

6
CHAPITRE I GENERALITES SUR LES EAUX USEES
4. Oxygène dissous
L'oxygène est toujours présent dans l'eau. Sa solubilité est en fonction de la pression
partielle dans l’atmosphère et de la salinité. La teneur de l'oxygène dans l'eau dépasse rarement 10
mg/l. Elle est en fonction de l'origine de l'eau ; L’eau usée domestique peut contenir de 2 à 8 mg/l
(LADJEL.2006) .

5. Autres éléments
a. Azote
C'est un élément qui se trouve sous forme ammoniacale ou organique ou inorganique
(ammoniaque, nitrate, nitrite) ; il constitue la majeure partie de l'azote total. La présence d'azote
organique au ammoniacale se traduit par une consommation d'oxygène dans le milieu naturel.

L'azote contenu dans les eaux résiduaires domestiques a essentiellement une origine
urinaire. On estime à environ 13mg/jour la quantité d'azote rejetée par un adulte.
L'azote est l'un des éléments qui favorisent la prolifération d'algues, par conséquent la réduction de
sa teneur avant le rejet des eaux est plus que nécessaire (BECHAK ET AL. 1983).

b. Phosphore
L'apport journalier de phosphore est d'environ 4 g par habitant. Il est dû essentiellement au
métabolisme de l'individu et l'usage de détergent. Les rejets varient d'ailleurs suivant les jours de
la semaine (LADJEL ET BOUCHEFER. 2004).
6. Métaux lourds
Les métaux lourds se trouvent dans les eaux usées urbaines à l'état de trace. Des
concentrations élevées sont en général révélatrices d'un rejet industriel, sans aucun doute.
Leur présence, est nuisible pour l'activité des micro-organismes, donc perturbe le processus
d'épuration biologique (TCHIOMOGO. 2001).
I.3.4.4. Paramètres biologiques
Les eaux usées contiennent tous les microorganismes excrétés avec les matières fécales. Cette
flore entérique normale est accompagnée d'organismes pathogènes. L'ensemble de ces organismes
peut être classé en quatre grands groupes, par ordre croissant de taille : les virus, les bactéries, les
protozoaires et les helminthes (BAUMONT ET AL. 2004).

7
CHAPITRE I GENERALITES SUR LES EAUX USEES
1. Bactéries
Les eaux usées urbaines contiennent environ 106 à 107 bactéries/100 ml dont 105 porteuses et
entérobactéries, 103 à 104 streptocoques et 102 à 103 clostridiums. La concentration en bactéries
pathogènes est de l’ordre de 104/l .Parmi les plus communément rencontrées, on trouve les
salmonella dont on connaît plusieurs centaines de stéréotypes différents, dont ceux responsables
de la typhoïde, des paratyphoïdes et des troubles intestinaux. Des germes témoins de
contamination fécale sont communément utilisés pour contrôler la qualité relative d’une eau ce
sont les coliformes thermo tolérants.
2. Virus
Les virus sont des parasites intracellulaires qui ne peuvent se multiplier que dans une cellule hôte
,on estime leur concentration dans les eaux usées urbaines de10² à10³particules/l (FABY ET
BRISSAUD. 1997).
3. Protozoaires
Parmi les protozoaires les plus importants du point de vue sanitaire, les protozoaires passent par
une forme de résistance, les kystes, qui peuvent être véhiculés par les eaux résiduaires.
4. Helminthes
Les helminthes sont des vers multicellulaires, leur nombre d'œufs peut être évalué entre 10 et 103
germes/l (FABY ET BRISSAUD. 1997). Les œufs et les larves sont résistants dans
l'environnement et le risque lié à leur présence est à considérer pour le traitement et la réutilisation
des eaux résiduaires. En effet, la persistance de ces organismes à différentes conditions
environnementales ainsi que leur résistance à la désinfection permet leur reproduction, ce qui
constitue leur risque potentiel (CAMPOS. 2008). Les helminthes pathogènes rencontrés dans les
eaux usées sont : Ascaris lumbricades, Oxyures vermicularis, Trichuristrichuria, Taeniasaginata.
L'analyse des risques sanitaires liés aux agents pathogènes susceptibles d'être transportés par les
eaux usées est le fondement des recommandations proposées par l'Organisation Mondiale de la
Santé en 1989 (OMS. 1989).
I.4. Epuration des eaux usées
I.4.1. Définition de l'épuration
En assainissement, l'épuration constitue le processus visant à rendre aux eaux résiduairerejetées la
qualité répondant aux exigences du milieu récepteur il s’agit donc d’éviter unepollution
l’Environnement et non de produire de l'eau potable (SAGGAI. 2003).

8
CHAPITRE I GENERALITES SUR LES EAUX USEES
I.4.2. Critères de choix du procédé d'épuration
Selon la nature et l'importance de la pollution, différents procédés peuvent être mis en œuvre pour
l’épuration des eaux résiduaires en fonction des caractéristiques de celles-ci et du degré
d’épuration souhaité. Le choix d'une procédé par rapport à une autre repose sur :
 Le degré de la pollution et la nature des eaux à traiter (DCO, DBO5, MES.)
 La facilité d'exploitation, de gestion et d'entretien.
 La disponibilité du terrain et du site récepteur, la nature du sol, les facteurs
climatologiques.
 Le coût d’investissement, et d'exploitation.
 Qualification du personnel d’exploitation.
 Le rapport DCO/ DBO5 est une indication très importante pour le choix du procédé de
traitement à effectuer.
Le rapport DCO/ DBO5 donne une estimation de la biodégradabilité des matières présentesdans
l’eau usée, (la biodégradabilité est la capacité d’une substance, ou son aptitude à êtredécomposée
par les bactéries) .
I.4.3. Rôle des stations d’épuration
Ce rôle peut être résumé dans les points suivants :
 Traiter les eaux.
 Protéger 1’environnement.
 Protéger la santé publique.
Valoriser éventuellement les eaux épurées et les boues issues du traitement(BENZAOUI ET
ELBOUS. 2009).
I.4.4. Etapes d'épuration des eaux usées
Les eaux usées peuvent être traitées par divers procèdes qui reposent sur des processusphysique,
chimiques et biologiques. D’une façon générale, une station d’épuration des eauxusées comprend
les étapes suivantes:
 Prétraitements.
 Traitements primaire.
 Traitements secondaire.
 Traitements tertiaires ou de finition

9
CHAPITRE I GENERALITES SUR LES EAUX USEES
I.4.4.1. Prétraitement
Les dispositifs de prétraitement physique sont présents dans toutes les stations d'épuration, quels
que soient les procédés mis en œuvre à l'aval. Ils ont pour butd'éliminer les éléments solides ou les
particules les plus grossiers (LADJEL. 2006). Il comporte 3 parties principales :
I.[Link]. Dégrillage
Il consiste à faire passer l'effluent entre les barreaux d'une grille, dont l'écartement se mesure
habituellement en centimètres (BECHAC ET AL. 1983).
Le dégrillage a pour objectif :
• L'élimination des déchets volumineux.
• La protection de la station de traitement (DEGRMONT.2005).
I.[Link]. Dessablage
Cette opération est indispensable pour éviter le colmatage des canalisations, surtout si elles sont
enterrées et protéger les équipements à pièces tournantes de la corrosion (axe de chaines, rotors de
centrifugeuse, pompes de relèvement, etc.) (OULI. 2001).
I.[Link]. Déshuilage dégraissage
Les opérations de dégraissage et de déshuilage consistent en une séparation de l'effluent brut, les
huiles et les graisses étant des produits de densité légèrement inférieure à l'eau (LADJEL. 2006).
I.4.4.2. Traitement primaire (traitement physico-chimique)
I.[Link].Décantation

La décantation est la méthode la plus fréquente de séparation des MES et des colloïdes, un
procédé qu'on utilise dans, pratiquement, toutes les usines d'épuration et de traitement des eaux.
Son objectif est d'éliminer les particules dont la densité est supérieure à celle de l'eau par gravité.
La vitesse de décantation est en fonction de la vitesse de chute des particules, qui elle-même est en
fonction de divers autres paramètres parmi lesquels : grosseur et densité des particules (OUALI
.2001).
I.[Link].Coagulation-floculation

La turbidité et la couleur d'une eau sont principalement causées par des particules très petites, dites
particules colloïdales. Pour éliminer ces particules, on a recours aux procédés de coagulation et de
floculation : la coagulation a pour but principal de déstabiliser les particules en suspension. La
floculation a pour l'objectif de favoriser, à l'aide d'un mélange lent, les contacts, entre les
particules déstabilisées (LADJEL. 2006).

10
CHAPITRE I GENERALITES SUR LES EAUX USEES
I.[Link].Filtration

La filtration est un procédé de séparation dans lequel on fait percoler un mélange solide- liquide à
travers un milieu poreux (filtre) qui idéalement retient les particules solides et laisse passer le
liquide (filtrat) (DEGREMONT. 2005).
I.4.4.3. Traitement secondaire (épuration biologique)
L’épuration biologique a pour but d’éliminer la matière polluante biodégradable contenuedans
l’eau domestique (décantée ou non) en la transformant en matières en suspensionmicro-
organismes et leurs déchets, plus facilement récupérables.
Le traitement biologique peut être, soit libre, c’est-à-dire intimement mêlée au milieu aqueuxà
épurer (boues activées, lagunage), soit fixée ; elle est alors accrochée sur un support solide àla
surface duquel percole l’eau à traiter (lits bactériens, disques biologiques) (GAÏD. 2007).Plusieurs
procédés existent à ce stade du traitement biologique parmi lesquels, on distingueles procédés
biologiques extensifs et les procédés biologiques intensifs.
I.[Link]. Procédés biologiques intensifs

Ce sont des systèmes d'épuration classiques qui occupent peu d'espace et consomment de
l'énergie. En plus, ils ont un coût d'installation et de fonctionnement élevé.
On distingue les systèmes de traitement par boues activées, lits bactériens, disques biologiques
etc(EDELINE .1980).
I.[Link]. Procédés biologiques extensifs
Ils reposent sur les phénomènes de l'autoépuration naturelle et ils demandent une faible énergie
mais nécessitent, en revanche, de grandes superficies et de longs séjours des eaux usées. Du point
de vue économique, ils sont moins coûteux. Ce sont le lagunage, l'épandage, etc
(EDELINE.1980).
I -4.4.4. Traitements tertiaires
Les traitements tertiaires regroupent toutes les opérations physiques et chimiques qui complètent
les traitements primaires et secondaires (OAULI. 2001).Ils sont fréquemment utilisés dans les
usines de production d’eau potable.
Ce sont des traitements complémentaires, dénommés parfois traitements avancés (coagulation
physico-chimique, filtration sur sable, chloration, ozonation, traitement par le charbon actif,
etc.)(EDLINE. 1996).

11
CHAPITRE I GENERALITES SUR LES EAUX USEES
On les réalise afin d’éliminer des éléments nutritifs résiduels, des polluants organiques résistants,
des métaux, des pigments, des substances nutritives comme le phosphore et l'azote (FEPS. 2013).

12
CHAPITRE I GENERALITES SUR LES EAUX USEES

I.5. Conclusion
Ce chapitre nous a permis d'afficher des généralités concernant les eaux usées, ses origines et ses
caractéristiques physique et chimique .En plus les origines de la pollution, ces informations sont
capables de développer une idée sur la technique de traitement qui doit être suivie après la collecte
de ces eaux usées dans la station d’épuration et d’avoir la possibilité de la réutilisation de ces
eaux.

13
CHAPITRE II
LA REUTILISATION DES
EAUX USEES
EPUREES POUR
L’IRRIGATION
CHAPITRE II : LA REUTILISATION DES EAUX USEES EPUREES POUR L’IRRIGATION

II. Introduction
la réutilisation des eaux usées devient un moyen important pour répondre à la demande d'eau et
protéger les divers ressources. Par conséquent, le traitement des eaux usées doit être complet pour
adapter la qualité de l'eau afin de la rendre compatible et pratique avec tous les usages, et à des
coûts acceptables et économiques. Afin de réutiliser l'eau traitée pour l'irrigation de la secteur
d’agriculture , les eaux usées épurées destinées à l'irrigation doivent avoir un niveau de traitement
adéquat. Pour l’utilisation en agriculture. Dans ce chapitre on s’intéresse à la description des
différents paramètres liées à la réutilisation des eaux épurées en agriculture.

II.1. La réutilisation des eaux usées épurées

L'objectif principal de la réutilisation des eaux usées est non seulement de fournir des quantités
supplémentaires d'eau de bonne qualité en accélérant le cycle d'épuration naturelle de l'eau, mais
également d'assurer l'équilibre de ce cycle et la protection du milieu de l’ environnant. Par
définition, cette réutilisation est une action volontaire et planifiée qui vise la production des
quantités complémentaires en eau pour différents usages afin de combler des déficits hydriques
(DAVID ECOSSE. 2006).

Les applications de la réutilisation des eaux usées traitées sont nombreuses, qu’il s’agisse
d’irrigation agricole, utilisation urbaines (nettoyage, espace verts), industrielles (refroidissement,
protection contre les incendies), d’usages récréatifs, d’entretien d’habitats naturels et de zones
humides, ou de recharge de nappe (RINGOT .2010.)

II.1.1. usage industriel

L’eau résiduaire après traitement peut être une source d’eau tout à fait adaptée aux besoins
industriels en particulier pour le refroidissement et les lavages. Très souvent, une élimination
poussée de la pollution organique est nécessaire et le traitement biologique est alors suivi d’un
traitement de finition. L’eau, après un traitement tertiaire très complet, comprenant entre autre une
étape de déminéralisation, peut être utilisée pour l’alimentation de chaudières de basse pression (
MONOD. J. 1989).

15
CHAPITRE II : LA REUTILISATION DES EAUX USEES EPUREES POUR L’IRRIGATION

II.1.2. usage domestique et municipal

La réutilisation des eaux usées traitées au domicile de l’habitant ou à l’échelle de la ville est
possible à différents niveaux de qualité et suivant plusieurs schémas :

Recyclage partiel à l’intérieur d’immeubles .


L’alimentation des réseaux municipaux de lavage (rues, camions) et des réseaux d'incendies .
Réalimentation partielle des nappes d’eaux souterraines.
Constitution des barrières hydrauliques souterraines empêchant l’introduction d'eau de mer
dans les aquifères côtiers :( RODIER, J. & LEGUBE, B. & MERLET, N. 2009).

II.1.3. usage agricole

L’agriculture consomme à elle seule globalement plus de 70 % des ressources hydriques


exploitées, et de plus en plus de villes entrent en compétition avec l’agriculture pour s’acquérir
cette denrée rare. L’irrigation est donc l’activité humaine qui consomme le plus d’eau. La
réutilisation agricole des eaux épurées comme moyen d’économiser la ressource a donc été une
des premières voies de développement des projets de [Link] pays devant faire face à de
graves pénuries d’eau ont développé en ce sens une politique à l’échelle nationale ( ASANOT.
1998).

Le bénéfice d’une REUE peut donc être double :

 au niveau économique, car en plus d’une préservation quantitative de la ressource, les


agriculteurs font des économies d’engrais.
 au niveau écologique, car en plus de la diminution des rejets d’eaux usées dans le
milieu, la pollution agricole diminue.
 Mais il faut faire attention à ne pas apporter ces éléments fertilisants en excès.
Il y a en effet un triple risque :

 risque sanitaire: les MES protègent les micro-organismes de beaucoup de traitements,


comme les traitements au chlore ou aux ultraviolets. Il existe donc une compétition
entre l’élimination des micro-organismes et la préservation des MES en vue d’une
utilisation agricole.

16
CHAPITRE II : LA REUTILISATION DES EAUX USEES EPUREES POUR L’IRRIGATION

 un risque technique : si les MES sont présentes en trop grand nombre, elles peuvent
entraîner le bouchage des canalisations et systèmes d’irrigation.
 un risque agronomique et environnemental : il est possible que les éléments soient
apportés en excès. Dans ce cas, il y a un risque de pollution des sols et de diminution
du rendement. Les taux en éléments nutritifs (nitrate essentiellement) et la salinité de
l’eau utilisée (cause de la dégradation des sols) sont de première importance. Il faut
donc trouver le bon équilibre entre le niveau de traitement, les besoins des cultures et la
nature du sol.
 L’utilisation d’eaux épurées pour l’irrigation doit donc se faire avec précaution. On
retiendra enfin que l’irrigation, qui suit un rythme saisonnier, nécessite en général de
grands volumes de stockage ( ASANOT. 1998).
II.2. Avantages et inconvenants de la réutilisation

[Link] de la réutilisation des eaux usées traitées

Dans les pays arides et semi-arides, la pratique de la réutilisation des eaux usées traitées devrait se
développer d’avantage, les avantages liés à cette pratique sont les suivants:
- La réutilisation des eaux usées traitées peut compenser la rareté des ressources. Leur affectation
à l'usage agricole permet de consacrer les eaux de meilleure qualité aux consommations
domestiques.
- Elle contribue à réduire les pollutions du milieu et de protéger l'environnement.
- Les eaux usées traitées permettent, lorsqu'elles sont utilisées en irrigation, de réduire et même
d'éliminer le recours aux engrais chimiques ( ASANOT. 1998).
[Link]énients de la réutilisation des eaux usées traitées

Les inconvénients sont principalement liés à l'adaptation aux usages et aux obstacles
psychologiques et culturels attachés à des eaux supposées dangereuses. Les principaux
inconvénients liés à la réutilisation des eaux usées traitées en agriculture sont lessuivants:
- le risque sanitaire lié à la présence de germes dans les eaux usées traitées aussi bien pour le
travailleur que pour le consommateur.
- en raison de la salinité élevée de l'eau usée, il peut en résulter certains effets négatifs sur le sol et
sur les plantes ce qui peut entraîner une chute de la production végétale et même une stérilité des
sols par accumulation de sel.

17
CHAPITRE II : LA REUTILISATION DES EAUX USEES EPUREES POUR L’IRRIGATION

- l'apport en quantité importante des doses d'azote et de phosphore peut nuire à la production
agricole et contribue à la pollution des nappes.
- Le contrôle des eaux réutilisées doit être rigoureux et permanent. Il exige donc des moyens
importants, techniques et humains, ce qui est souvent difficile à obtenir dans les pays arides et
semi-arides.
Le contrôle indispensable est rendu encore plus délicat à assurer correctement en raison de la
multiplicité des intervenants au niveau de la collecte, du traitement et surtout au niveau des
utilisateurs.
- les sites d'utilisation doivent se trouver à proximité des stations d'épuration, c'est-adire les zones
périurbaines peuplées.
- la réticence des usagers à utiliser l'eau usée, soit pour des raisons culturelles, soit parce que les
cultures proposées sont de faibles rentabilités économiques.
- les rejets urbains ont des débits continus et presque constants durant l'année, alors que
l'utilisation agricole est saisonnière et la demande est différente selon les saisons et les périodes de
productions ( ASANOT. 1998).

II.3. Les risques liés à la réutilisation agricole des eaux épurées

Le lien entre eaux usées épurées et risque sanitaire est essentiel, il porte sur les contaminations que
peuvent engendrer soit le contact direct avec des eaux usée épurées, soit l’ingestion de produits
alimentaires ayant été en contact avec des EUT, Ces risques de contamination sont d’ordre
bactériologique ou chimique. Les risques liés à une REUE agricole sont :
 Le risque microbiologique ;
 Le risque chimique ;
 Le risque environnemental (FAO, 2003).

II .3. [Link] risque microbiologique

Dans le cas de l’agriculture, il est prouvé depuis longtemps que les microorganismes pathogènes
des animaux ne peuvent ni pénétrer ni survivre à l’intérieur des plantes. Les micro-organismes se
retrouvent donc à la surface des plantes et sur le sol. Les feuilles et la plante créent un
environnement frais, humide (évaporation) et à l’abri du soleil. Il peut donc y avoir une

18
CHAPITRE II : LA REUTILISATION DES EAUX USEES EPUREES POUR L’IRRIGATION

contamination pendant la croissance des plantes ou la récolte. Les pathogènes survivent plus
longtemps sur le sol que sur les plantes (FAO. 2003).
II .[Link] risque chimique
Au delà de l'effet global de certains constituants de l'eau usée sur les cultures irriguées comme la
salinité, l'eau usée peut potentiellement créer une toxicité due à une concentration élevée de
certains éléments comme le bore et quelques métaux lourds (FAO. 2003).
II .[Link] risque environnemental
L'utilisation d'eau usée épurée pour l'irrigation peut avoir également des effets négatifs sur
l'environnement et la santé humaine. Les principaux dangers pour l'environnement associés à l'eau
usée traitée sont :
• L’introduction des produits chimiques dans des écosystèmes sensibles (principalement le sol,
l'eau et les plantes),
• La propagation des microorganismes pathogènes (FAO 2003).

II.4. Critères de qualité des eaux usées pour l'irrigation

II.4.1. Salinité

Le principal critère d’évaluation de la qualité d’une eau naturelle dans le perspective d’un projet
d’irrigation est sa concentration totale en sels solubles. La concentration en sels totaux de l’eau
usée excède celle de l’eau potable d’environ 200 mg/L, sauf dans le cas de pénétration d’eaux
saumâtres dans les réseaux d’assainissement ou lors de collecte d’eaux industrielles. Les
conséquences d’une salinité excessive de l’eau d’irrigation se présentent sous 2 catégories :
• les dommages vis-à-vis des sols et donc, indirectement, vis-à-vis des rendements culturaux
• les dommages causés aux cultures.
Parmi les éléments entrants en jeu dans la salinité des eaux usées réutilisées, on peut citer le
sodium et le chlore qui sont responsables, en grande partie, de la salinisation des sols et le bore
dans une moindre mesure (abordé précédemment). Le sodium étant sujet à une accumulation
significative sur les sols (sodisation), il fera l'objet d'une attention toute particulière dans cette
partie (CATHERINE BOUTIN ET AL .2009).

19
CHAPITRE II : LA REUTILISATION DES EAUX USEES EPUREES POUR L’IRRIGATION

[Link]

La salinisation est l’accumulation de sels hydrosolubles dans le sol. Les sels se dissolvent et se
déplacent avec l’eau. Quand l’eau s’évapore, les sels restent.
Les plantes prélèvent l'eau du sol en y abandonnant une large part des sels apportés par l'eau
d'arrosage ce qui conduit à augmenter la salinité de l'eau du sol. Les conséquences de
l’évaporation sont les mêmes. La pression osmotique de l'eau du sol augmentant avec sa
concentration en sels dissous, la plante consacre alors l'essentiel de son énergie non pas à se
développer, mais à ajuster la concentration en sels de son tissu végétal de manière à pouvoir
extraire du sol l'eau qui lui est nécessaire. La qualité des eaux d'irrigation en fonction de leur
salinité évaluée par leur conductivité électrique est dans le tableau (M. LADJEL FARID. ONA .
CFMA DE BOUMERDES )
Tableau II.1 : Classes de qualité de salure de l’eau d’irrigation

Qualité de l’eau Conductivité de l’eau Sels solubles correspondants


(μS/cm) estimés en NaCl(mg/l)

I. Excellente <250 < 160

II. Faible salinité 250 - 750 160 - 500

III. Forte salinité 750 – 2250 500 – 1500

IV. Très forte salinité 2250 – 5000 1500 – 3600

II.4.1.2. Sodisation

Une grande quantité d’ions sodium dans l’eau affecte la perméabilité des sols et pose des
problèmes d’infiltration. Le phénomène d’accumulation de sodium dans les sols s’appelle la
sodisation. Ceci est dû au fait que le sodium présent dans le sol en forme échangeable remplace les
ions calcium et magnésium adsorbés sur les argiles de sol et cause la dispersion des particules
dans le sol.
Cette dispersion a comme conséquence l’altération des agrégats des sols. Le sol devient alors dur
et compact (lorsqu’il est sec) réduisant ainsi les vitesses d'infiltration de l'eau et d'air, affectant
ainsi sa structure. Ce problème est également relié à plusieurs facteurs tels que le taux de salinité
et le type de sol.

20
CHAPITRE II : LA REUTILISATION DES EAUX USEES EPUREES POUR L’IRRIGATION

[Link] de Salinité

Contenu total en sel soluble. Les principaux sels responsables de la salinité de l’eau sont les sels
de calcium (Ca2+), de magnésium (Mg2+), de sodium (Na+), les chlorures (Cl-), les sulfates (SO42-)
et les bicarbonates (HCO3-). Une valeur élevée de la salinité signifie une grande quantité d’ions en
solution, ce qui rend plus difficile l’absorption de l’eau et des éléments minéraux par la plante.
Une salinité trop élevée peut causer des brûlures racinaires. La salinité peut se mesurer de deux
façons, soit par les matières dissoutes totales (MDT) exprimé en mg/L ou, plus couramment, par la
conductivité électrique (CATHERINE BOUTIN ET AL . 2009)
La conductivité électrique est exprimée en milli siemens/centimètre (mS/cm). 1 de siemens par
mètre (dS/m) égale en moyenne, à 640 ppm de sel.
[Link] fertilisants dans les eaux usées traitées

II.4.2.1. Azote (N)

La teneur en azote dans les eaux usées peut varier de 20 à plus de 100 mg/l, selon les usages et le
traitement de l'effluent de ces eaux (METAHRI A.2012).
L'usage d'eaux usées en irrigation peut faire craindre un excès d'apports azotés. Cet excès se réfère
d'une part aux tolérances de la végétation cultivée et, d'autre part, aux risques de pollution des
nappes phréatiques sous-jacentes .
L'azote en quantité excessive peut, dans des mesures qu'il ne faut pas exagérer, perturber certaines
productions, retarder la maturation de certaines cultures, abricots, agrumes, avocats, vigne par
exemple, altérer leur qualité, comme par exemple réduire la teneur en sucre des fruits ou des
betteraves, accentuer la sensibilité des cultures aux maladies, la tendance à la verse pour les
céréales, limiter le développement des jeunes racines (METAHRI A.2012).

[Link] (P)

Le phosphore comme l'azote est un nutriment essentiel à toutes plantes. La teneur en phosphore
dans l'effluent d'une installation de traitement secondaire varie de 6 à 15 mg/l (15 à 35 mg/l P2O5).
Cette teneur en phosphore dans les eaux usées recyclées ne sera peut-être pas suffisante en début
de croissance pour assurer un rendement satisfaisant .La capacité d'absorption du phosphore dans
le sol dépend de sa concentration en solution .Un excès de phosphore dans l'eau d'irrigation ne
pose pas de problème. Il n'existe pas de valeur indicative pour estimer la valeur du phosphore en

21
CHAPITRE II : LA REUTILISATION DES EAUX USEES EPUREES POUR L’IRRIGATION

excès. Pour l'établissement d'un programme de fertilisation, l'évaluation du phosphore dans les
eaux usées à recycler doit être réalisée en conjonction avec l'analyse des terres. (M. GUY
ATLAN ADOPTE PAR LE CESR).

[Link] (K)

C'est un macronutriment essentiel pour les plantes et il joue un rôle positif dans la fertilité du sol,
le rendement et la qualité des cultures. La quantité de potassium dans les effluents de traitement
secondaire varie entre 10 et 30 mg/l de K (12 à 36 mg/l K2O). Cette concentration doit être prise
en compte pour l'établissement d'un programme de fertilisation des cultures.
Logiquement, les concentrations de N, P et K dans les eaux épurées dépendent de l'origine des
eaux brutes et du procédé de traitement. En première approximation, on peut admettre que tout
l'azote et une grande partie du phosphore et du potassium normalement requis pour la production
agricole sont apportés par l'effluent (M. GUY ATLAN ADOPTE PAR LE CESR).

[Link] nutriments

La plupart des effluents contiennent suffisamment de soufre, zinc, cuivre et d'autres


micronutriments pour corriger les déficiences du sol au bout de trois ans d'irrigation .Par ailleurs,
pour éviter les effets toxiques sur les plantes, les valeurs maximales des micronutriments ne
devraient pas dépasser certaines valeurs recommandées .

II.4.3. Eléments traces et métaux lourds

Les eaux usées d'origine urbaine peuvent contenir dans certains cas des éléments toxiques
minéraux (notamment des métaux lourds) et organiques même en l'absence de rejets industriels
lesquels doivent, selon leur nature, faire l'objet d'un traitement spécifique ou d'un prétraitement
avant introduction dans le réseau .Lorsque l'activité industrielle lourde est faible, la présence de,
métaux lourds et d'éléments traces ne devraient pas être considérés comme un problème extrême
ou sérieux. Les éléments présents dans l'effluent brut sont retenus en grande partie dans les boues,
sous-produit de l'épuration. Lorsqu'elles sont d'origine urbaine, les concentrations en éléments
traces des eaux usées traitées sont, en général, inférieures aux teneurs maximales proposées pour
l'irrigation des cultures (ENVIROMENTAL ALTERNATIVE UNITED-EAU-).

22
CHAPITRE II : LA REUTILISATION DES EAUX USEES EPUREES POUR L’IRRIGATION

II.4.4. Le pH de l’eau d’irrigation

Le pH est la mesure de la concentration en ions hydrogènes de la solution (H+). Il est représenté


par une expression logarithmique, Plus la concentration en ions hydrogènes est élevée, plus le pH
est bas et plus c’est acide.
Le pH influence la forme et la disponibilité des éléments nutritifs dans l’eau d’irrigation. Le pH de
l’eau d’irrigation devrait se situer entre 5,5 et 6,5. À ces valeurs, la solubilité de la plupart des
microéléments est optimale ( RODIER, J. & LEGUBE, B. & MERLET, N. 2009).

II.4.5. Matières en suspension et matière organique

Les matières en suspension (MES) sont en majeure partie de nature biodégradable. La plus grande
part des microorganismes pathogènes contenus dans les eaux usées est transportée par les MES.
Les particules en suspension, plus lourdes que l'eau, sont éliminées par décantation. Toutefois, un
traitement beaucoup plus poussé est généralement requis pour faire face aux risques sanitaires.
Une présence excessive de matières en suspension peut entraîner des difficultés de transport et de
distribution des effluents ainsi que le bouchage des systèmes d'irrigation. (METAHRI A.2012)
La présence de matière organique dans les eaux usées ne constitue pas, sauf cas très particulier, un
obstacle à la réutilisation de ces eaux. Bien au contraire, elle contribue à la fertilité des sols.
Cependant, l'expérience montre que le maintien d'une concentration importante en matière
organique dans les eaux usées gêne considérablement l'efficacité des traitements destinés à
éliminer les germes pathogènes. Enfin, les concentrations significatives en matière organique
peuvent aussi entraîner des odeurs désagréables, notamment si les eaux stagnent à la surface du
sol.

II.5. Les différentes réglementations dans le monde

II.5.1. Les recommandations de l’OMS et de l’USEPA

II.5.1.1. Le point de vue de l’OMS

Les recommandations de l’OMS sont les seules à l’échelle internationale. Elles sont source
d’inspiration pour de nombreux pays à travers le monde.

23
CHAPITRE II : LA REUTILISATION DES EAUX USEES EPUREES POUR L’IRRIGATION

Ces recommandations ne concernent que l’usage agricole, et il y a donc un “vide juridique” pour
les autres usages. Les normes concernent uniquement les quantités de microorganismes (tableau
II.4).
Les protozoaires ne sont pas inclus directement car il est considéré qu’ils sont éliminés en même
proportion que les helminthes. Les virus ne sont pas considérés non plus,leur présence étant
difficile à détecter lors des contrôles de routine. Ces normes sont destinées à une utilisation
internationale, et sont donc adaptées aux pays en voie de développement. Elles représentent la
limite au-delà de laquelle la santé publique n’est plus assurée (FAO. 2002).

[Link] point de vue de l’USEPA

L’USEPA (United States Environnemental Protection Agency) a publié en 1992, en collaboration


avec l’USAID (United States Agency of International Développement), ses propres
recommandations sur la REUE, intitulées « Guidelines for Water Reuse » Contrairement à l’OMS,
ces normes ne sont pas basées sur des études épidémiologiques et une estimation du risque, mais
sur un objectif de zéro pathogène dans les eaux réutilisées. Les normes microbiologiques sont
donc beaucoup plus strictes.
Les normes de l’USEPA concernent tous les usages envisageables pour des eaux usées épurées
(usage urbain, agricole, industriel, recharge de nappe, etc.) ce qui en fait un outil puissant.
Plusieurs paramètres sont pris en compte : le pH, la demande biologique en oxygène, la turbidité
ou les solides en suspension et les coliformes fécaux. Il faut retenir que seulle facteur “ coliformes
fécaux ” permet de juger de la qualité microbiologique. Le pH est toujours fixé entre 6 et 9. La
turbidité ne doit pas dépasser en général 2 NTU.
La DBO maximale est fixée soit à 10 mg/l, soit à 30 mg/l, selon les usages. Les coliformes fécaux
doivent être soit en concentration inférieure à 200 CF/100 ml (pour l’irrigation avec restriction, les
usages paysagers, industriels et environnementaux), soit à un niveau de non détectabilité (pour
l’irrigation sans restriction, la baignade et la réutilisation indirecte pour l’eau potable). Enfin, ce
qui est un des aspects les plus drastiques des normes de l’USEPA, dans la plupart des cas il est
imposé une norme en chlore résiduel de 1 mg/l (MASSENA. 2001).

24
CHAPITRE II : LA REUTILISATION DES EAUX USEES EPUREES POUR L’IRRIGATION

[Link] législation Algérienne


II.6.1. Normes de la qualité de l’eau
L'eau est le fluide vital de la vie sur terre et constitue un aliment fondamental, assez rare dans
notre pays, qu'il faut protéger contre toute forme de pollution. La préservation de ce facteur exige
un contrôle continu pour le comparer avec les normes nationales (tableau II.2 et II.3) .
Tableau II.2: Recommandations microbiologiques pour la REUE en agriculture

Groupe des Cultures à irriguer Critères de qualité microbiologiques


Nématodes Coliformes Fécaux (CFU /
(oeufs/L) 100 ml) (moyenne
(moyenne géométrique)
arithmétique)
Irrigation non restrictive. Culture de produits pouvant être Absence < 100
consommés crus.
Légumes qui ne sont consommés que cuits. Légumes < 0.1 < 250
destinés á la conserverie ou á la transformation non
Alimentaire.
Arbres fruitiers (1). <1 Seuil
Cultures et arbustes fourragers (2). Cultures céréalières.
recommandé
Cultures industrielles (3). Arbres forestiers. Plantes
florales et ornementales (4). < 1000
Cultures du groupe précédent (CFU/10 0ml) utilisant Pas de norme 1000
L'irrigation localisée (5) (6). recommandée
(1) L'irrigation doit s'arrêter deux semaines avant la cueillette. Aucun fruit tombe ne doit être
ramassé sur le sol. L'irrigation par aspersion est á évité.
(2) Le pâturage direct est interdit et il est recommandé de cesser l'irrigation au moins une semaine
avant la coupe.
(3) Pour les cultures industrielles et arbres forestiers, des paramètres plus permissifs peuvent être
adoptés.
(4) Une directive plus stricte (< 200 coliformes fécaux par 100 ml) est justifiée pour l'irrigation
des parcs et des espaces verts avec lesquels le public peut avoir un contact direct, comme les
pelouses d'hôtel.

25
CHAPITRE II : LA REUTILISATION DES EAUX USEES EPUREES POUR L’IRRIGATION

Tableau II.3:Recommandations physico-chimiques pour REUE en agriculture (JOURNAL OFFICIEL DE LA


REPUBLIQUE ALGERIENNE, 2012)

Paramètres Unité CONCENTRATIONMAXIMALE


ADMISSIBLE
Physiques pH - 6 < pH < 8.5
MES mg/l 30
CE ds/m 30
Infiltration le SAR =
0-3 CE 0.2
3-6 ds/m 0.3
6-12 0.5
12-20 1.3
20-40 3

Chimiques DBO5 mg/l 30


DCO mg/l 90
Chlorure (Cl) meq/l 10
Azote (NO3-N) mg/l 30
Bicarbonates (HCO3) meq/l 8.5
Eléments toxiques Aluminium mg/l 20.0
Arsenic mg/l 2.0
(*) Cadmium mg/l 0.05
Béryllium mg/l 0.5
Chrome mg/l 1.0
Cobalt mg/l 5.0
Cuivre mg/l 5.0
Bore mg/l 2.0
Cyanures mg/l 0.5
Fluor mg/l 15.0
Fer mg/l 20.0
Phénols mg/l 0.002
Plomb mg/l 10.0
Lithium mg/l 2.5
Manganèse mg/l 10.0
Mercure mg/l 0.01
Molybdène mg/l 0.05
Nickel mg/l 2.0
Sélénium mg/l 0.02
Vanadium mg/l 1.0
Zinc mg/l 10.0
(*) +Pour type de sols á texture fine, neutre et alcalin

26
CHAPITRE II : LA REUTILISATION DES EAUX USEES EPUREES POUR L’IRRIGATION

Tableau II.4: Recommandations microbiologiques de l’OMS 1989 pour les eaux usées
destinées à l’irrigation (OMS. 1989).

Catégorie Condition de Groupe exposé Nématodes Coliformes Procédé de traitement


réalisation intestinaux a intestinaux susceptible d’assurer
(nbre, (nbre/100 ml) la qualité
d’œuf/litre) moyenne microbiologique
moyenne géométrique voulue
arithmétique
A Irrigation Ouvriers < =1 < = 1000d Une série de
de cultures agricoles bassins de
destinées à être consommateurs stabilisation
consommé , public conçus de manière à
es crues, obtenir la qualité
des terrains microbiologique
de sport, voulue ou tout
des jardins autre procédé de
publics traitement équivalent
B Irrigation Ouvriers <=1 Aucune Rétention en
des agricoles norme n’est bassins de
cultures recommandée stabilisation
céréalières, pendant 8-10 jours ou
industrielles et tout autre procédé
fourragères, des d’élimination
pâturages et des des Helminthes et des
plantations coliformes intestinaux
d’arbre e
C Irrigation Néant Sans objet Sans objet objet Sans objet
localisée Traitement
des préalable en
cultures de fonction de la
la catégorie B si les technique
ouvriers d’irrigation,
agricoles et le mais au moins
public ne sont pas sédimentation
exposé primaire

27
CHAPITRE II : LA REUTILISATION DES EAUX USEES EPUREES POUR L’IRRIGATION

[Link]
Les eaux usées épurées sont une ressource de valeur qu’il faudrait exploité partout où cela est
possible, en prenant les mesures nécessaires pour protéger la santé publique. Leur réutilisation
représente de nombreux avantages. elle permet de réduire la pollution du milieu naturel et
d’accroitre la production agricole. Ce devrait être, autant que possible, la méthode préférée
d’évacuation des eaux usées et elle devrait être intégrée à la planification de l’exploitation des
ressources en eau .
D’après la recherche qu’on a effectuée il c’est avère que la réutilisation des eaux usées épurées en
agriculture permet une augmentation très importante des rendements agricoles. Le risque sanitaire
lié à la réutilisation des eaux usées épurées est donc multiple et pour le maîtriser, différentes
conditions doivent être conjuguées: Performance de l’outil législatif et sa remise continuelle à jour
et évaluation scientifique du risque utilisant les outils les plus performants et les plus efficaces.

28
CHAPITRE III
PRESENTATION
&MATERIELS ET
METHODES
CHAPITRE III : PERSENTATION A MATERIELS ET METHODES

III. Introduction

Dans ce chapitre, les eaux usées traitées de la station de Kouinine dans la wilaya d’El Oued ont été
sélectionnées pour être utilisées dans l'expérience. Nous présenterons maintenant le Protocol
expérimental pour l'agriculture et les différentes méthodes de caractérisation des eaux usées
traitées utilisées pour l'irrigation d'une petite zone préparée à des fins d'expérimentation. Nous
détaillerons les étapes avec précision et clarté, en mettant l'accent sur les éléments clés à prendre
en compte lors de la mise en œuvre de l'expérience. Les informations seront présentées d’une
manière scientifique, en s'appuyant sur des sources scientifiques fiables.

III.1. Présentation de la région d’étude


III.1.1. Situation géographique
La wilaya d’étude se situe au Sud-Est de pays à une distance de 670 km de la capitale Alger. Elle
est comprise entre 33° et 34° de latitude Nord et 6° et 8° de longitude Est. La région d’El Oued
appartient au Sahara septentrional de l’Erg oriental. Au plan administratif, la wilaya d’El Oued
comporte 12 daïras et 30 communes, elle est
limitée par:
La wilaya de Biskra et Khenchela et Tébessa au Nord.
La wilaya d’ El Meghaier et de Touggourt à l’ Ouest.
La wilaya d’Ouargla au Sud
La frontière tunisienne à l’Est

El-Oued

Figure N°III.1: situation de la wilaya d'El Oued (Souf)


III.1.2 Situation géographique de la station d'épuration
La station d'épuration des eaux usées sert à collectée les eaux usées des communes d'El Oued
,Robbah, Bayadha et Kouinine ,elle est située au Nord-Est de Kouinine .

30
CHAPITRE III : PERSENTATION A MATERIELS ET METHODES

Kouinine est la maire de l'une des municipalités qui appartiennent au groupe et de la vallée sera
oasis , le désert au sud de l'Atlas et se situe sur une zone de 116 km2 elle est situé au centre de la
route national n°48 , donc loin du siège du département d'état ,environ sept kilomètre , elle est
située sur niveau de 97 m au-dessus de la mer ,et d'augmenter l'élévation vers le sud ,tandis que la
baisse dans le Nord .
Kouinine est une municipalité située au Nord de la vallée ,représente la gestion administrative de
la vallée est leur localisation comme se suit:
Au Nord: commune Taghzout.
Au Sud: commune d'El Oued et Sud l'Ouest Oued Alanda.
Au l'Est: commune de Hassani Abed Alkarime.
L'Ouest: commune Ouermase.
Cette station occupe une superficie de l'ordre de 100 hectare ,permet de répondre aux besoins
fonciers .La forme géométrique du site s'apparente à un rectangle ,oriente Sud-Nord ,dont les
dimensions sont:
Largeur: 500 à 800 m
Longueur: 500 à 1400 m
Actuellement ,le site est occupé a l'avenir , il conviendra de veiller à qu'aucun développement de
l'occupation du sol n'ait lieu sur cette zone compte tenu de leur utilisation ultérieure .

Figure N° III. 02:Les frontières de la région du Souf (Source: A.N.R.H,2005) .

31
CHAPITRE III : PERSENTATION A MATERIELS ET METHODES

III.1.3 Facteurs climatiques


Au sein des facteurs climatiques, les plus importants sont les températures et les pluviométries.
Cependant, compte tenu des particularités d’altitude et de topographie de la région d’étude,
d’autres facteurs climatiques tels que le vent sont prise en considération.
III.1.3.1. Températures
La température représente un facteur limitant de toute première importance car elle contrôle
l’ensemble des phénomènes métaboliques et conditionne de ce fait la répartition de la totalité des
espèces et des communautés d’êtres vivants dans la biosphère (RAMADE. 2003).
La saison très chaude dure 3,2 mois, du 6 juin au 13 septembre, avec une température quotidienne
moyenne maximale supérieure à 35 °C. Le jour le plus chaud de l'année est le 5 Août, avec une
température moyenne maximale de 40 °C et minimale de 27 °C.
La saison fraîche dure 3,5 mois, du 20 novembre au 6 Mars, avec une température quotidienne
moyenne maximale inférieure à 21 °C. Le jour le plus froid de l'année est le 12 Janvier, avec une
température moyenne minimale de 5 °C et maximale de 16 °C.

Figure N° III. 03:La température maximale et minimale de Souf (SAPRKWEATHER, 2018)

À Oued Souf, les étés sont caniculaires, aride et dégagé et les hivers sont frisquet, sec et dégagé
dans l'ensemble. Au cours de l'année, la température varie généralement de 5 °C à 40°C et est
rarement inférieure à 2 °C ou supérieure à 45 °C.
En fonction du score de plage/piscine, les meilleurs moments de l'année pour visiter Oued Souf
pour les activités estivales sont de fin avril à fin juin et de début septembre à mois octobre.
III.1.3.2. Humidité
Nous estimons le niveau de confort selon l'humidité sur le point de rosée, car il détermines la
transpiration s'évaporera de la peau, causant ainsi un rafraîchissement de l'organisme. Les points
de rosée plus bas sont ressentis comme un environnement plus sec et les points déposée plus haut

32
CHAPITRE III : PERSENTATION A MATERIELS ET METHODES

comme un environnement plus humide. Contrairement à la température, qui varie généralement


considérablement entre le jour et la nuit, les points de rosée varient plus lentement. Ainsi, bien que
la température puisse chuter la nuit, une journée lourde est généralement suivie d'une nuit lourde.
Oued Souf connaît des variations saisonnières modérées en ce qui concerne l'humidité perçue. La
période la plus lourde de l'année dure 3,0 mois, du 16 juillet au 17 octobre, avec une sensation de
lourdeur, oppressante ou étouffante au moins 4 % du temps. Le jour le plus lourd de l'année est le
13 septembre, avec un climat lourd 14 % du temps. Le jour le moins lourd de l'année est le 10
décembre, avec un climat lourd quasiment inexistant.

Figure N° III. 04 : L’humidité relative de Souf (SAPRKWEATHER, 2018)

III.1.3.3. Pluie
Pour montrer la variation au cours des mois et pas seulement les totaux mensuels, nous montrons
l'accumulation de pluie au cours d'une période glissante de 31 jours centrée sur chaque jour de
l'année. Oued Souf connaît des variations saisonnières modérées en ce qui concerne les
précipitations de pluie mensuelles. Chutes de pluie au cours de l'année à Oued Souf. La plus
grande accumulation de pluie lieu au cours des 31 jours centrés aux alentours du 20 janvier, avec
une accumulation totale moyenne de 10 millimètres.
La plus petite accumulation de pluie a lieu aux alentours du 28 juin, avec une accumulation totale
moyenne de 1 millimètre.

33
CHAPITRE III : PERSENTATION A MATERIELS ET METHODES

III.1.3.4. Les Précipitations


Oued Souf connaît une variation saisonnière minime en termes de fréquence des jours de
précipitation (c'est-à-dire les jours connaissant une précipitation d'eau ou mesurée en eau
supérieure à 1 millimètre).
La fréquence varie de 0 % à 6 %, avec une valeur moyenne de 3 %.Pour les jours de précipitation,
nous distinguons les jours avec pluie seulement, neige seulement ou un mélange des deux. En
fonction de ce classement, la forme de précipitation la plus courante au cours de l'année est de la
pluie seulement, avec une probabilité culminant à 6% le 26 Septembre.

Figure N° III. 05 : La fréquence de précipitation de Souf (SAPRKWEATHER, 2018)

III.1.3.5. Vent
Les vents sont fréquents et cycliques ; leur direction dominante est variable suivant les saisons. Le
« Dahraoui », vent du Nord-Ouest-Sud-Est, sévit surtout au printemps. Le « Bahri » d’orientation
Est-Nord, se manifeste de fin Août à mi-Octobre, la plus fréquemment.
En fin, Le « chihili » ou sirocco, vent du Sud, domine pendant tout l’été. La sécheresse des
végétaux, la déshydratation des individus et la présence d’électricité dans l’air lui sont imputables
toutes les manifestations nocturnes du « Bahri » atténuent les méfaits du sirocco. Le vent observé
à un emplacement donné dépend fortement de la topographie locale et d'autres facteurs, et la
vitesse et la direction du vent instantané varient plus que les moyennes horaires.
La vitesse horaire moyenne du vent à Oued Souf connaît une variation saisonnière considérable au
cours de l'année.
La période la plus venteuse de l'année dure 4,3 mois, du 17 mars au 27 juillet, avec des vitesses de
vent moyennes supérieures à 14,8 kilomètres par heure. Le jour le plus venteux de l'année est le 9
juin, avec une vitesse moyenne du vent de 17,2 kilomètres par heure. La période la plus calme de
l'année dure 7,7 mois, du 27 Juillet au 17 Mars.
34
CHAPITRE III : PERSENTATION A MATERIELS ET METHODES

Le jour le plus calme de l'année est le 30 octobre, avec une vitesse moyenne horaire du vent de
12,3 kilomètres par heure.
La direction horaire moyenne principale du vent à Oued Souf varie au cours de l'année.
Le vent vient le plus souvent de l'Est pendant 7,8 mois, du 11 Mars au 4 Novembre, avec un
pourcentage maximal de 69 % le 6 juillet. Le vent vient le plus souvent de l'Ouest pendant 4,2
mois, du 4 Novembre au 11 Mars, avec un pourcentage maximal de 45 % le 1 Janvier.

Figure N° III. 06:la vitesse de vent dans la Souf (SAPRKWEATHER, 2018)


III.2. Site de l'étude
La station d’épuration de lagunage aérée de Kouinine 01, située à 07 Km de la ville d ’El-Oued
raccordée aux communes , El-Oued, Bayadda, Robah et Kouinine.
Elle a été mise en service en Juillet [Link] est dotée d’un réseau d’assainissement de type
unitaire, elle vise à traiter un effluent d’eaux usées domestiques d’un débit nominale de 34000
m3/j correspond à 240000 Eq/ha environ pour les horizons 2018, mais le débit actuel moyen est de
13000 m3/j.
Ce système comprend trois étages en série ; les deux premiers sont aérés, le 3ème est un bassin de
finition (lagune de décantation) avant son rejet dans le milieu naturel

35
CHAPITRE III : PERSENTATION A MATERIELS ET METHODES

Figure N° III. 07:Schéma de la station d 'épuration n ° 01 à Kouinine

III.2.1. Présentation de la station d'épuration STEP 01


La station d'épuration des eaux usées n°1 (STEP 01) est celle de type lagunage aérée. Qui
composée de six lagunes aérée réparties en deux étages de traitement et de trois lagunes de finition
(3éme étage ) , d'un ouvrage de prétraitement (dégrillage ,dessableur ) ,de 14 lits de séchage des
boues d'épuration et de bâtiment d'exploitation , ainsi que le montage des équipements
hydromécaniques et électriques .
III.2.2. Description de la STEP 01
Station d’épuration des eaux usées à lagunage aérée est conçue pour desservir les communautés
de: El-Oued, Bayadha, Kouinine et Robbah. La population totale de ces communiantes
actuellement d’environ 486170 habitants. La pleine capacité de la station d’épuration sera atteinte
en 2030.
Le processus de traitement des eaux usées se base sur des lagunes aérées, et comprend les étapes
principales ci-après:
Prétraitement avec dégrillage et dessablage longitudinal.
Bassins d’activation primaire (étape 1 avec 3 lagunes aérées en parallèles).
Bassins d’activation secondaire (étape 2 avec 3 lagunes aérées en parallèles).
Bassins de traitement d’affinage ou maturation (3 lagunes de post-traitement en parallèles).
Traitement de boues (14 lits de séchage des boues).

36
CHAPITRE III : PERSENTATION A MATERIELS ET METHODES

III.3 Procédés d’épurations des eaux usées dans la station


III.3.1. Prétraitement
Le prétraitement comporte les éléments suivants:
a) Dégrillage
b) Dessablage
c) Ouvrage de répartition
III.3.2. Traitement secondaire des eaux usées
A la suite de ces prétraitements, les eaux à traiter subissent un traitement par le système de
Lagunage aéré. Cette étape est constituée de deux étages d’aération et d’un étage de finition.

a) Lagunes d’aération (première étape)


Suite à l’alignement des vannes des conduites du répartiteur, l’eau usée à traiter biologiquement
s’écoule par les conduites et répartie de manière homogène. Le traitement biologique d’eau
consiste des trois lagunes aérées (A1, A2,A3) de la même taille et conception.
Pour assurer une réduction efficace de la pollution biologique (DBO) et chimique (DCO).
A l’intervention des micro-organismes et l’oxygénation que fournir par 13 aérateurs dans chaque
lagune, pour atteindre une dégradation de la pollution organique entre 70-80 %. Selon le bilan
global suivant:
Eau + pollution organique + micro-organismes +O2 →CO2 +H2O+ biomasse (ONA,2019).

b) Lagunes d’aération (deuxième étape)


Le fonctionnement de la deuxième étape d'aération est identique à la première. Mais pour la
dégradation de la charge restante d'environ 20-30 % assuré par 6 pièces d’aérateurs ont été
installées dans chaque lagune (ONA. 2019).
Les caractéristique des lagunes sont:
- Longueur:194.80 m
- Largeur: 92.80m
- Profondeur de bassin: - coté d'entrée 4.50 m
- coté sortie 4.30m
- Profondeur d'eau: 2.70 m
III.3.3. Traitement complémentaire (lagune de finition):
Les lagunes de finition ont été conçues et construites selon le même système que les lagunes
aérées 1 et 2 et son pris les dimensions suivants:
- Longueur: 254.30 m
- Largeur: 91.60 m
- Profondeur de bassin: - coté d'entrée 3.70m

37
CHAPITRE III : PERSENTATION A MATERIELS ET METHODES

- coté sortie 2.50m


- Profondeur d'eau: 1.50 m
Les lagunes de finition ou de traitement final, ont été construites pour améliorer la qualité de l’eau
usée traitée biologiquement, en majeure partie des matières dégradables est retenue dans les
lagunes de l’étape 1 et 2. Voilà pourquoi le dépôt des boues dans les lagunes de traitement de
finition augmente juste lentement. Les écarts de temps jusqu’au raclage des boues peuvent ainsi
être prolongés par rapport aux lagunes aérées. Selon une estimation approximative, on peut
assurer une fréquence de raclage de 8-10 ans. L’eau usée clarifiée biologiquement est dirigée vers
l’émissaire (ONA. 2019).
III.3.4. Décharge des boues
Lit de séchage des boues
Construire 14 lits de séchage dans 2 lignes avec 7 lits par ligne en est remplis des graviers de
différente granulométrie et couverts du sable comme couche de couverture.
Conçues comme bâches terrestres avec revêtement en feuille, tuyaux perforé de drainage pour la
déshydratation et des rampes d’accès pour la décharge de la boue sèche.
Pour le raclage de la boue déposée au radier des lagunes d’eau usée, un racleur de boue avec une
pompe à piston rotatif aspire le mélange boue-eau et le transmet par une conduite de refoulement
flexible, la boue pompée s’écoule par la suite vers les lits de séchage. Elle stockée dans les lits de
séchage et déshydratée dans les conditions naturelles. Dans les conditions climatiques locales on
peut assumer un temps de séjour d’environ 15-18 jours. Ainsi, on atteint un taux de matière sèche
de 400-450kg/m3 (ONA. 2019).
III.4. Présentation de la plante
III. [Link] Radis « Raphanus sativus L. »
Le Radis, est une plante annuelle ou bisannuelle de la famille des moutardes, cultivée pour sa
grande racine pivotante succulente. Le radis commun est probablement d’origine asiatique ou
méditerranéenne et est cultivé dans le monde entier. Raphanus sativus L. est l’ancêtre plus que
probable de l’espèce polymorphique Raphanus sativus (SHIPPER. 2004).
Les romains disposaient de trois noms différents pour désigner le gros Radis :armoracia, radix et
Raphanus armoracia dérive du grec. Mis à part l’espagnol Remolachaquia pris le sens de
betteraves, tous ses descendants sont des noms locaux qui désignent de gros radis. En dehors de
l’Italien ramolaccio (CHAUVET. 2007).

38
CHAPITRE III : PERSENTATION A MATERIELS ET METHODES

Le Radis fait partie, de la famille des crucifères. Aujourd’hui cette famille est appelée
Brassicacées, nom qui vient de brasssica, c’est-à-dire du chou. Cela signifie que ses fleurs ont
quatre pétales disposés en croix, forme typique de cette famille (SHIPPER. 2004).
III. [Link] de radis « Raphanus sativus L. »
Le Radis (Raphanus sativus L.) est une racine, globuleuse, renflée-charnue, avec une écorce rose-
blanche; Un tissu tendre ou ferme. Est directement surmontée de feuilles velues, plus ou moins
grandes, pétiolées profondément lyrées, à lobes oblongs dentelés, dont le terminal est plus grand
que les autres , très- rudes. le radis développe une tige haute de 4 à 8décimètre ramifiée, porteuse
de fleurs blanches assez petites, pédonculées à 4 pétales dressés, donnant naissance à des fruits
(siliques) type haricot vert court et gonflé oblongues- lancéolé, renflé à la base et non articulées,
spongieux à l’intérieur, contenant des graines rouges aplaties logées chacune dans une fossette
particulière, arrondies( MOQUIN Et TANDON. 1866).

[Link] botanique de radis « Raphanus sativus L. »

La classification de la plante du Radis selon Cronquist, 1981 est la suivante :


Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous classeDilleniidae
Ordre Ordre Capparales
Famille Brassicaceae
Genre Raphanus
Nom binominal Raphanus sativus L

III. [Link]
Probablement originaire de l'est de la région méditerranéenne, en Asie occidentale. Ce fut l'un des
premiers légumes à être cultivés. Des écrits anciens démontrent que le radis(Raphanussativus L.)
était consommé il y a environ 4000 ans par les Babyloniens et les Egyptiens, et était
particulièrement apprécié pour ses propriétés médicinales. Il aurait été introduit en Chine environ
500 ans avant notre ère. Les Chinois ont développé de nouvelles variétés de radis, à racine plus
grosse et plus longue. Le radis peut maintenant se trouver comme plante cultivée à travers le
monde sous de nombreuses formes différentes, allant de petites plantes annuelles feuillues à des
bisannuelles à grosses racines charnues (SCHIPPERS.2004).

39
CHAPITRE III : PERSENTATION A MATERIELS ET METHODES

[Link]éristiques biologiques du Radis


 Morphologie florale
Les Radis cultivés sont considérés comme annuels. Cependant, les grosses variétés tardives
devraient plutôt être classées en bisannuelles. Les graines sont rougeâtres arrondies ou un peu
allongées, avec des faces ordinairement un peu aplaties. Les feuilles sont de forme obovale et
peuvent être sinueuses, crénelées, dentées ou dentelées; les feuilles situées à la périphérie sont à
limbes entiers, les feuilles centrales peuvent être fortement découpées en lobes. Les tiges florales
de 50 à 80 cm sont rameuses, dressées et creuses; les fleurs sont blanches ou violacées mais jamais
jaunes, contrairement à Raphanusra phanistrum L. La racine est charnue, unicolore ou bicolore,
de forme cylindrique ou sphérique. Les fruits sont des siliques renflées, spongieuses, non
articulées lisses, sans étranglements, insensiblement atténuées en bec. Les siliques peuvent être
étalées ou dressées (GRY. 1994).
III. [Link] du Radis « Raphanus sativus L. »
III. [Link]. Valeur nutritive
Peu énergétiques, les radis roses fournissent à peine 15 K calories au 100 g, ce qui les Synthèse
bibliographique place parmi les aliments les moins énergétiques, protéines et lipides (graisses)
n’étant présents qu'à l’état de traces, ce sont les glucides (2,5 à 3,5 g) qui apportent l’essentiel des
calories. Des glucides constitués en majorité par des sucres simples (glucose et fructose).Les radis
présentent aussi une haute densité en minéraux et oligo-élément pour 100calories, ils fournissent
1620 mg de potassium, 133mg de calcium, 47 mg de magnésium,5.3mg de fer, cela leur confère
d’intéressantes propriétés reminéralisantes. Les radis constituent également une bonne source de
vitamine C puisqu’ils en apportent en moyenne 23 mg aux 100 g. (BASE DE DONNEES
NOMENCLATURALE DE LA FLORE DE FRANCE, 2011).
III. [Link].Principes actifs et antioxydants
Du fait qu’il est très riche en antioxydants (les anthocyanines, Kaempferol et les Peroxydases),
des chercheurs ont notamment étudié l’effet d’un mélange d’antioxydants du radis chez l’animal
pour découvrir qu’il apportait une protection contre l’oxydation des lipides sanguins (un effet
favorable à la santé cardiovasculaire), des lipides des cellules intestinales (un effet bénéfique pour
la prévention du cancer du côlon) et d’autres maladies liées au vieillissement(GENDREAU.
2006). Les Radis renferment aussi des composés spécifiques, comme les indols, et les gluconates,
capables d’inhiber ou de freiner le développement de tumeurs cancéreuses.

40
CHAPITRE III : PERSENTATION A MATERIELS ET METHODES

III. [Link] Haricot « Phaseolus vulgaris L. »


Le Haricot est l'une des légumineuses alimentaires qui a suscité un débat controversé sur son
éthologie et son origine dans l'histoire (CHAUX ET FAURY. 1994).
Le terme Phaseolus était utilisé par les anciens grecs puis, dans les langes romaines cette plante fut
appelée Phaseolus, fugol, fesol, fasole (GIBAULT. 1896).
III. [Link] du Haricot « Phaseolus vulgaris L. »
Le Haricot commun Phaseolus vulgaris L. est une plante annuelle appartenant à l'ordre des
Fabales et à la famille des Fabacées dont les feuilles sont trifoliées.
Le système radiculaire est constitué d’une racine principale et de nombreuses racines latérales qui
se tiennent horizontales sur 10 cm de long. L’état structural du sol influence la profondeur
d’enracinement de la plante (de 30 cm en conditions défavorables à 1 m dans d’excellentes
conditions) et aussi son alimentation hydrique, déterminante pour la croissance de la plante. Une
bonne implantation radiculaire permet d’éviter des problèmes de flétrissement de la plante en cas
de fortes chaleurs. Sur celles–ci se développent des nodosités formées par des bactéries du genre
Rhizobium. Ces bactéries fixent l’azote de l’air en puisant l’énergie nécessaire dans les sucres que
la plante leurs fournit. Cet azote est restitué à la plante sous forme de composés azotés
assimilables(RENARD ET AL. 2007).

III. [Link] botanique du Haricot « Phaseolus vulgaris L. »

Selon GUIGNARD (1998), la position systématique du Haricot est la suivante


Règne Végétal.
Embranchement Spermaphytes
Sous embranchement Angiospermes.
Classe Magnoliopsida
Sous Dicotylédones.
Ordre Dicotylédones.
Famille Fabaceae.
Genre Phaseolus.
Nom binominal : Phaseolus vulgaris L.

III. [Link]
Le Haricot commun, Phaseolus vulgaris L., a été domestiqué en Amérique centrale et en
Amérique du Sud il y a plus de 9700 ans. Des graines sèches furent introduites et semées au XVIe
siècle en Europe puis, sa culture s’est rapidement diffusée dans les zones méditerranéennes et
subtropicales(PERON. 2006).

41
CHAPITRE III : PERSENTATION A MATERIELS ET METHODES

La domestication s’est produite indépendamment au Mexique et au Guatemala d’une part, et au


Pérou et dans les pays voisins d’autre part.
Des écotypes à petites graines sont présents à l’état sauvage au nord de l’Argentine et en
Amérique centrale (GENTRY. 1969).
Le Haricot commun est produit principalement en Amérique latine et en Afrique ; il est répandu
surtout dans la zone Amazonienne du Brésil, dans les Cordillères des Andes et en Amérique
centrale, tandis qu’en Afrique, il est produit principalement en Afrique centrale et Orientale
(NYABYENDA. 2005).
III. [Link]éristiques biologiques du haricot « Phaseolus vulgaris L. »
Le Haricot Phaseolus vulgaris L. est une plante annuelle appartenant à l'ordre des Fabules êta la
famille des Fabacées dont les feuilles sont trifoliées. Le système radiculaire est constitué d’une
racine principale et de nombreuses racines latérales qui se tiennent horizontales sur 10 cm de long.
L’état structural du sol influence la profondeur d’enracinement de la plante (de 30 cm en
conditions défavorables à 1 m dans d'excellentes conditions) et aussi son alimentation hydrique,
déterminante pour la croissance de la plante. Une bonne implantation radiculaire permet d’éviter
des problèmes de flétrissement de la plante en cas de fortes chaleurs. Sur celles–ci se développent
des nodosités formées par des bactéries du genre Rhizobium. Ces bactéries fixent l'azote de l’airen
puisant l’énergie nécessaire dans les sucres que la plante leurs fournit. Cet azote est restitué à la
plante sous forme de composés azotés assimilables. (RENARD ET AL. 2007)
III. [Link] du Haricot « Phaseolus vulgaris L. »
La composition type du Haricot commun, par 100 g de partie comestible, est constitué de 11,3 g
d’eau,1218 kJ d’ énergie soit (291 kcal), protéines 21,4 g, lipides 1,6 g, glucides 49,7 g, fibres
alimentaires 22,9 g, Ca 180 mg, Mg 180 mg, 310 mg, Fe 6,7 mg, Zn 2,8 mg, traces de carotène,
thiamine 0,45 mg, riboflavine 0,13 mg, niacine 2,5 mg, vitamine B6 0,56 mg, et traces d’acide
ascorbique (HOLLAND ET AL. 1999).
La composition en acides aminés essentiels pour 100 grammes de partie comestible est : lysine
1540 mg tryptophane 210 mg,, phénylalanine 1130 mg, méthionine 240 mg, thréonine 860 mg,
valide 990 mg, leucine 1640 mg et isoleucine 890 mg (PAULET AL. 1980). Le haricot est
déficient pour certains acides aminés essentiels, comme la méthionine et la cystine. La
composition n’est pas en soi un indicateur fiable de la valeur nutritive, car le haricot est peu
digeste.

42
CHAPITRE III : PERSENTATION A MATERIELS ET METHODES

Une bonne part du phosphore est liée à des phytates et les protéines ne sont digestibles qu’à 55–
65% (WORTMANN. 2012).
III. 5. Protocole expérimentale
Choix du site de l’expérience
Le site de l'expérience a été choisi comme une zone nue à l'intérieur d'une ferme où nous avons, la
parcelle a été divisés en deux.

PhotoN° III 08 : préparé le sol pour la plantation Photo N° III 09 : Acres prêt à semer

Dispositif expérimental
Le dispositif pris est formé de 2 parcelles de 1 m x 0.7 m de superficie. Chaque parcelle sera
irriguée par une des eaux suivantes :
 Eau de forage
 Eau l’eau usée épurée

Ensemencement
On a choisi les grains de Haricot « Phaseolus vulgaris L. »et du Radis « Raphanus sativus L. » et
semé le 15 /03/2023

Photo N° III 10 :Échantillons de semence de Haricot et du Radis

43
CHAPITRE III : PERSENTATION A MATERIELS ET METHODES

Méthode de semis
La méthode de semis utilisée dans cette expérience consiste à faire de petits trous d'une
profondeur de 2 cm avec un espacement de 7 cm pour les Haricots. En ce qui concerne le Radis, il
est semé en dispersant les graines directement sur la surface du sol préparé pour la plantation, puis
elles sont recouvertes de terre.
Les méthodes d'irrigation
Nous avons initialement utilisé la méthode d'irrigation par aspersion (Sprinkler Irrigation) pour
favoriser la croissance des plantes, Et aussi pour éviter la pourriture des graines. Cette méthode
implique la pulvérisation d'eau sur la zone cultivée. Ensuite, nous avons continué l'irrigation en
utilisant la méthode d'irrigation par submersion (Flood Irrigation) afin de maintenir les racines
humidifiées pendant une plus longue période. Cette méthode consiste à immerger la zone cultivée
avec de l'eau.
1. analyses de l'échantillon 01 (eau épurée)
Tableau III. 01 : Les analyses physico-chimiques et organiques et métaux lourds pour l'eau
épurée (date d'analyse de 23/03/2023 à 20/04/2023) Pendant la période d'essai.
Paramètres unité Résultats Normes
pH - 7.28 5.5-8.5
T (°C) 21.28 Inférieur 30
O2 mg/L 4.38 Supérieur 5
Conductivité 2.36 -
Salinité mg/L 1.45 -
DBO5 mg/L 44 40
MES mg/L 22.76 40
DCO mg/L 174.66 125
NT mg/L 68.70 50
N-NO3 mg/L 0.722 Inférieur 10
N-NO2 mg/L 0.066 Inférieur 10
N-NH4 mg/L 38.20 Inférieur 40
PT mg/L 11.50 Inférieur 10
PO4-3 mg/L 6.19 Inférieur 2
Fe +2 mg/L 0.78 -
Fe+3 mg/L 1.15 -
Pb mg/L 0.65 Inférieur 10
Zn mg/L 0.326 Inférieur 10
Cu mg/L 0.345 Inférieur 10
S -2 mg/L 0.364 Inférieur 2
Cn mg/L 0.004 Inférieur 0.5
Cl mg/L 715 Inférieur 500
Cd mg/L 0.54 Inférieur 2
Cr mg/L 0.07 Inférieur 10

44
CHAPITRE III : PERSENTATION A MATERIELS ET METHODES

2. Analyse de l’échantillon 02 (eau de forage)


Tableau III. 02 : les analyses physico-chimiques pour l'eau forage (date d'analyse de
02/05/2023) Pendant la période d'essai.
Paramètres unité Résultats Normes(E.B )
pH - 7.87 6.5-9
T (°C) 25.2 25
Conductivité µs/cm 5620 2800
Turbidité NTU 3.34 -
Conductivité µs/cm 5620 -
Salinité (TDS) mg/L 3597 -
NH⁺₄ mg/L 0.050 4-05
NO₂ˉ mg/L 0.015 -
Ca⁺⁺ mg/L 653.304 -
Mg⁺⁺ mg/L 82.637 -
Duretétotal TH mg/L CaCo₃ 1970 -
Cl⁻ mg/L 1056.499 600-500
NO₃⁻ mg/L 61.92 50
HCO₃⁻ mg/L 158.6 -

Le site du forage: Le forage est situé dans la commune de Hassani Abdelkrim à l'intérieur de la
ferme où l'expérience a été réalisée. La première nappe phréatique.

45
CHAPITRE III : PERSENTATION A MATERIELS ET METHODES

III. 6. Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons présenté la région d’étude et en particulier la station d’épuration des
eaux usées de Kouinine d’où on prélève les échantillons d’eau pour l’irrigation des semences de
Radis et de Haricots d’une part et aussi l’irrigation à partir des eaux de forage d’autre part. nous
avons décrit les méthodes de préparation des acres et aussi les méthodes d’implantation des
cultures .

46
CHAPITRE VI
RESULTATS
ET DISCUSSION
CHAPITRE IV : RESULTATS ET DISCUSSION

IV .Introduction
Dans ce chapitre, nous exposons la qualité des eaux usées après traitement et examinons leurs
effets sur les paramètres physico-chimiques de la plante de Radis « Raphanus sativus L. » et Le
Haricot « Phaseolus vulgaris L. » , tout en engageant une discussion approfondie sur ces résultats.
IV.1.Résultats des mesures morphologiques
Après la plantation de deux variétés de la plante(Radis et Haricot ) et leur arrosage avec deux
types d'eau (épurées, forage), nous avons suivi les différentes étapes de croissance des plantes.
Des photos ont été prises pour chaque plante tout au long de la période de croissance, sur une
durée de 60 jours.
IV.1.1.Résultats de Le Haricot « Phaseolus vulgaris L. »

A. Dans 20 jours

Photo IV. Photo IV. 02 :


01 :Plantes irriguées Plantes irriguées par
par l’eau épurées de l’eau de forage
la STEP

B. Dans 40 jours

Photo IV. 03 : Photo IV. 04 :Plantes


Plantes irriguées par irriguées par l’eau de
l’eau épurées de la forage
STEP

48
CHAPITRE IV : RESULTATS ET DISCUSSION

C. Dans 60 jours

Photo IV. 05 :Plantes Photo IV. 06 :Plantes


irriguées par l’eau irriguées par l’eau de
épurées de la STEP forage

IV.1.1.1. Développement
Les moyennes des longueurs des tiges et feuilles des plantes irriguées par l’eau de forage, ainsi
que celles des plantes irriguées par l’eau épurées de la STEP dans des périodes de 20 ,40 et
60jours sont représentées dans les tableaux suivants :

Tableau IV.01: Longueurs des tiges, feuilles des plantes irriguées par l’eau de forage.

Nombre de jours 0 20 40 60
Longueur de la tige (cm) 0 6 7.5 10
Longueur de la feuille (cm) 0 3 4 4.5

Tableau IV.02: Longueurs des tiges et feuilles des plantes irriguées par l’eau épurées de la STEP
01

Nombre de jours 0 20 40 60
Longueur de la tige (cm) 0 7 10 13
Longueur de la feuille (cm) 0 4 5 6

49
CHAPITRE IV : RESULTATS ET DISCUSSION

[Link]ésentations graphiques

longueurs
en cm 14
tiges des plantes
12 irriguées par l’eau de
forage
10
tiges des plantes
8 irriguées par l’eau
épurées de la STEP
6

0
0 20 40 60 jours

Figure IV. 07: représentation graphique de la comparaison du développement et de la croissance


des tiges pendant une période de 60 jours pour les plantes irriguées avec de l’eau de forage et l'eau
épurées de la STEP 01 .

longueurs
en cm
7

6 feuilles des plantes


irriguées par l’eau
5 de forage
4
feuilles des plantes
3
irriguées par l’eau
2 épurées de la STEP

0
0 20 40 60 jours

Figure IV. 08: représentation graphique de la comparaison du développement et de la croissance


des feuilles pendant une période de 60 jours pour les plantes irriguées avec de l’eau de forage et
l'eau épurées de la STEP 01.

50
CHAPITRE IV : RESULTATS ET DISCUSSION

Après avoir effectué plusieurs mesures au niveau des feuilles et des tiges, nous avons initialement
constaté une légère différence entre les plantes irriguées avec de l'eau de forage par rapport à
celles irriguées avec de l'eau épurée.

Après 60 jours, nous remarquons que les différences sont significatives dans le développement des
feuilles et des tiges des plantes irriguées avec de l'eau épurée, par rapport à celles irriguées avec de
l'eau de forage.

IV.1.2.Résultats de Radis « Raphanus sativus L. »

A. Dans 20 jours

Photo IV. 09 :Plantes Photo IV.10 :Plantes


irriguées par l’eau irriguées par l’eau de
épurées de la STEP forage

[Link] 40 jours

Photo IV. 11 : Plantes Photo IV.12 : Plantes


irriguées par l’eau irriguées par l’eau de
épurées de la STEP forage

51
CHAPITRE IV : RESULTATS ET DISCUSSION

C. Dans60 jours

Photo IV.13 :Plantes Photo IV.14 :Plantes


irriguées par l’eau irriguées par l’eau de
épurées de la STEP forage

IV.1.2.1.Développement
Les moyennes des longueurs des racines et feuilles des plantes irriguées par l’eau de forage, ainsi
que celles des plantes irriguées par l’eau épurées de la STEP dans des périodes de 20, 40 et 60
jours sont représentées dans les tableaux suivants :

Tableau IV.03: Longueurs des racines et feuilles des plantes irriguées par l’eau de forage

Nombre de jours 0 20 40 60
Longueur de la racine(cm) 0 3 4.5 6.5
Longueur de la feuille (cm) 0 3.5 6.5 10

Tableau IV.04: Longueurs des racines et feuilles des plantes irriguées par l’eau épurées de la
STEP 01

Nombre de jours 0 20 40 60
Longueur de la racine(cm) 0 4 6 8
Longueur de la feuille (cm) 0 4.5 13 19

52
CHAPITRE IV : RESULTATS ET DISCUSSION

[Link]ésentations graphiques

9
la racine des
8 plantes irriguées
7 par l’eau de forage
6
5 la racine des
plantes irriguées
4 par l’eau épurées
3 de la STEP
2
1
0
0 20 40 60

Figure IV. 15: représentation graphique de la comparaison du développement et de la croissance


des racines pendant une période de 60 jours pour les plantes irriguées avec de l'eau de forage et de
l'eau épurées de la STEP 01

feuilles des plantes


20
irriguées par l’eau
18 de forage
16
feuilles des plantes
14 irriguées par l’eau
12 épurées de la STEP
10
8
6
4
2
0
0 20 40 60

Figure IV. 16: représentation graphique de la comparaison du développement et de la croissance


des feuilles pendant une période de 60 jours pour les plantes irriguées avec de l'eau de forage et de
l'eau épurées de la STEP 01

Après avoir effectué quelques mesures, nous avons initialement constate une légère différence
dans le développement des racines des plantes irriguées par l'eau de forage par rapport à celles
irriguées par de l'eau épurée. Cependant, les différences sont significatives au niveau des feuilles.

53
CHAPITRE IV : RESULTATS ET DISCUSSION

Après 60 jours, nous constatons une différence importante dans le développement des racines des
plantes irriguées par l'eau de forage et celles irriguées par de l'eau épurée. De plus, les différences
sont très marquées dans le développement des feuilles.

Eau de forage

Photo (01)

Eau épurée de la STEP

Photo (02)
En observant d’après les photos (1) et (2), on constate qu'il y a un dense récolte de plantes
irriguées avec de l'eau épurée provenant de la station d'épuration (STEP) par rapport aux celles
irrigués avec de l'eau de forage.

54
CHAPITRE IV : RESULTATS ET DISCUSSION

[Link] faits sur les Radis (Raphanus sativus L.) les analysas sont faits au sein du
laboratoire de Fatilab (Laboratoire D'analyse Et De Contrôle De La Qualité Et De La
Conformité )
 Dénomination : Plante de Radis
Nature : Plante fraîche irrigué par l'eau épurée de la STEP 01
Echantillons édité le : 25/05/2023
 analyses microbilogiques
Tableau IV.05:résultats des analyses pour le paramètre (Escherichia coli) de la plante
Paramètres Echantillons Normes Méthodes

1 2 3 4 5 m M

Escherichia coli 80 60 70 80 70 10² 10³ J.O.A 75 du 2017

irriguée par l'eau épurées

 Interprétation :
Suite au arrête interministériel du 4 Octobre 2016 dans le JOA N° 39 du 2 juillet 2017,
l'échantillon est de qualité micro biologique Satisfaisante.

 analyses Physico – Chimiques


Tableau IV.06: résultats des analyses pour le paramètre (Plomb pb etNitrate NO3-) de la plante
irriguée par l'eau épurées

Paramètres Unité Résultats Normes Méthodes


Plomb pb mg/kg 2.550 / ISO 6635
Nitrate NO3- mg/kg 863.76 / ISO 6635

55
CHAPITRE IV : RESULTATS ET DISCUSSION

 Dénomination : Plante de Radis


Nature : Plante fraîche irrigué par l'eau de forage
Echantillons édité le : 01/06/2023
 analyses micro bilogiques

Tableau IV.07: résultats des analyses pour le paramètre (Escherichia coli) de la plante
irriguée par l'eau de forage

Paramètres Echantillons Normes Méthodes

1 2 3 4 5 m M

Escherichia coli 10 10 20 10 20 10² 10³ J.O.A 75 du 2017

 Interprétation :

Suite au arrête interministériel du 4 Octobre 2016 dans le JOA N° 39 du 2 juillet 2017,


l'échantillon est de qualité micro biologique Satisfaisante.

 analyses Physico – Chimiques

Tableau IV.08: résultats des analyses pour le paramètre (Plomb pb et Nitrate NO3-) de la plante
irriguée par l'eau de forage
Paramètres Unité Résultats Normes Méthodes
Plomb pb mg/kg 0.000 / ISO 6635
-
Nitrate NO3 mg/kg 759.72 / ISO 6635

Pour compléter l'expérience, nous avons effectué des analyses en laboratoire sur les plantes de
radis irriguées avec de l'eau épurées provenant de la station et celles irriguées avec de l'eau de
forage . Les résultats des analyses microbiologiques ont révélé la présence de quantités de
bactéries toxiques (Escherichia coli) inférieures aux normes requises (10² et 10³). De plus, les
analyses ont montré une concentration plus élevée de plomb et de nitrates dans les plantes
irriguées avec l'eau épurée par rapport à celles irriguées avec l'eau de forage. Les analyses ont
confirmé l'absence de plomb dans les plantes irriguées avec l'eau de forage.

56
CHAPITRE IV : RESULTATS ET DISCUSSION

[Link]
À travers les mesures, les graphiques et les photographies des plantes de Radis et de Haricot, il est
apparu que les plantes irriguées avec de l'eau épurée provenant de la station d'épuration des eaux
usées de Kouinine (STEP 01) ont montré un développement plus important et un nombre
beaucoup plus élevé par rapport aux plantes irriguées avec de l'eau de puits.

Cette expérience a révélé que les matières organiques présentes dans l'eau épurée ont joué un rôle
dans la croissance et le développement des plantes de Radis et de Haricot.

Les analyses effectuées sur les plants de Radis ont révélé qu'il est possible de réutiliser les eaux
épurées pour l'irrigation des plantes non comestibles en raison de la présence de bactéries
toxiques, de plomb et de nitrates. Cependant, il est nécessaire de procéder à un traitement avancé
de ces eaux épurées afin de les utiliser pour l'irrigation des plantes comestibles, afin de prévenir
une augmentation de ces polluants par exemple rajouté un traitement tertiaire pour ces eaux on
appliquant l’ une des méthodes de traitement des eaux par exemple la méthode de la filtration .

Propositions:

Proposition d'aménagement paysager avec des eaux traitées près de la station de Kouinine pour
soulager la pression : utilisation des eaux traitées pour un projet d'arboriculture sur une grande
surface, incluant également l'arborisation des routes environnantes avec l'eau traitée. Choix
d'arbres comme Eucalyptus et d'autres espèces à forte consommation d'eau. Et également la
construction d'une station proche pour absorber la quantité d'eau excédentaire et réduire la
pression afin que la station puisse effectuer un traitement conforme aux normes.

57
CONCLUSION
GENERALE
CONCLUSION GENERALE

CONCLUSION GENERALE
Au début de cette étude, nous avons donné des informations générales sur les eaux usées, leur
origine et leurs caractéristiques physiques et chimiques. De plus, nous avons fourni des
informations sur les sources de pollution, ces informations étant capables de développer une idée
sur la technique de traitement qui doit être suivie après la collecte de ces eaux usées dans la station
d'épuration et de permettre la possibilité de réutilisation de ces eaux.

Ensuite, nous avons collecté des données sur la réutilisation des eaux usées épurées et comment la
considéré comme une précieuse ressource devant être exploitée partout, tout en prenant les
mesures nécessaires pour protéger la santé publique. Leur réutilisation présente des avantages
importants, contribuant à la réduction de la pollution de l'environnement naturel et à
l'augmentation de la production agricole. La réutilisation des eaux épurées devrait être la méthode
préférée d'élimination des eaux usées et devrait faire partie de la planification de l'exploitation des
ressources en eau.

Selon nos recherches, il est apparu que la réutilisation des eaux usées épurées dans l'agriculture
entraîne une augmentation significative de la production agricole. Cependant, les risques sanitaires
liés à la réutilisation des eaux usées épurées sont multiples, et pour les maîtriser, plusieurs
conditions doivent être remplies : l'efficacité des législations en vigueur et leur mise à jour
continue, ainsi que l'évaluation scientifique des risques à l'aide d'outils avancés et efficaces.

Nous avons également présenté la zone d'étude, en particulier la station de traitement des eaux
usées de Kouinine, qui est une station avec un système de ventilation artificielle pour les lacs
artificiels. Des échantillons d'eau ont été prélevés pour l'irrigation des graines de Radis et de
Haricot d'une part, et l'irrigation à partir des puits d'eau d'autre part. Nous avons décrit les
méthodes de préparation des terres ainsi que les techniques de plantation des cultures et les
techniques d’irrigation .

À la fin de l'expérience, il est apparu que les plantes irriguées avec de l'eau épurée provenant de la
station de traitement des eaux usées de Kouinine (STEP 1) ont montré une croissance plus
importante et un nombre beaucoup plus élevé par rapport aux plantes irriguées avec de l'eau de
puits. Cette expérience a révélé que les matières organiques présentes dans l'eau épurées ont joué
un rôle dans la croissance et le développement des plantes de Radis et de Haricot.

59
CONCLUSION GENERALE

Cependant, des analyses de laboratoire ont révélé la présence de bactéries toxiques ainsi que du
plomb et des nitrates dans les plantes de Radis. Par conséquent, il est possible de réutiliser les
eaux épurées pour l'irrigation des plantes non comestibles, mais il est nécessaire de traiter ces eaux
de manière avancée pour les utiliser dans l'irrigation des plantes comestibles.

À la fin, il a été proposé de mettre en œuvre un projet de plantation d'arbres sur une grande surface
en utilisant les eaux épurées près de la station, en choisissant des espèces d'arbres telles que
l'eucalyptus (lecalitouce) et d'autres espèces qui consomment des quantités importantes d'eau,
ainsi que la plantation d'arbres le long des routes en utilisant les eaux traitées. Cela vise à soulager
la pression sur la station afin qu'elle fonctionne correctement et en conformité avec les normes.

60
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ANNEXE
:‫ﻣﻠﺨﺺ‬
‫إﺷﻜﺎﻟﯿﺔ اﻟﺪراﺳﺔ ﺗﮭﺪف إﻟﻰ ﺗﺤﺪﯾﺪ إﻣﻜﺎﻧﯿﺔ إﻋﺎدة اﺳﺘﺨﺪام اﻟﻤﯿﺎه اﻟﻤﻌﺎﻟﺠﺔ ﻣﻦ ﻣﺤﻄﺔ ﻣﻌﺎﻟﺠﺔ ﻣﯿﺎه اﻟﺼﺮف اﻟﺼﺤﻲ ﻓﻲ ﻣﺨﺘﻠﻒ اﻟﻤﺠﺎﻻت‬
. ‫ ﺗﺘﺮﻛﺰ دراﺳﺘﻨﺎ ﻋﻠﻰ ﻣﺤﻄﺔ اﻟﻤﻌﺎﻟﺠﺔ ﻓﻲ ﺑﻠﺪﯾﺔ ﻛﻮﯾﻨﯿﻦ‬.‫ وﺗﺤﺪﯾﺪا ً ﻓﻲ اﻟﻤﺠﺎل اﻟﺰراﻋﻲ‬،‫اﻻﺟﺘﻤﺎﻋﯿﺔواﻻﻗﺘﺼﺎدﯾﺔ‬
‫ ﻧﺤﻦ ﻣﮭﺘﻤﻮن ﺑﻘﻀﯿﺔ ﻣﺤﺪدة وھﻲ إﻣﻜﺎﻧﯿﺔ إﻋﺎدة اﺳﺘﺨﺪام اﻟﻤﯿﺎه اﻟﻤﻌﺎﻟﺠﺔ ﻓﻲ اﻟﺮي اﻟﺰراﻋﻲ ودراﺳﺔ ﺗﺄﺛﯿﺮھﺎ ﻋﻠﻰ ﻧﻤﻮ اﻟﻨﺒﺎﺗﺎت‬،‫ﻓﻲ ھﺬا اﻟﺴﯿﺎق‬
‫ ﺛﻢ ﻗﻤﻨﺎ ﺑﺴﻘﻲ إﺣﺪاھﺎ ﺑﺎﻟﻤﯿﺎه‬.‫ ﻗﻤﻨﺎ ﺑﺘﻨﻔﯿﺬ ﺗﺠﺮﺑﺔ ﻋﻠﻰ ﻗﻄﻊ ﺻﻐﯿﺮة ﻣﻦ اﻷرض ﺣﯿﺚ زرﻋﻨﺎ ﺑﺬور اﻟﻔﺠﻞ واﻟﻔﺎﺻﻮﻟﯿﺎ‬.‫اﻟﺘﻲ ﺗﺮو ﺒﮭﺬه اﻟﻤﯿﺎه‬
.‫ ﺛﻢ ﻗﻤﻨﺎ ﺑﺪراﺳﺔ وﻣﻘﺎرﻧﺔ اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ‬،‫اﻟﻤﻌﺎﻟﺠﺔ ﻣﻦ اﻟﻤﺤﻄﺔواﻷﺧﺮى ﺑﻤﯿﺎه اﻵﺑﺎر‬
‫ أظﮭﺮت أن اﻟﺴﻘﻲ ﺑﺎﻟﻤﯿﺎه اﻟﻤﻌﺎﻟﺠﺔ ﯾﺆدي إﻟﻰ ﺗﻄﻮر ﻓﻲ طﻮل‬،‫اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﺘﻲ ﺗﻢ اﻟﺤﺼﻮل ﻋﻠﯿﮭﺎ ﺧﻼل ﻓﺘﺮات ﻧﻤﻮ اﻷوراق واﻟﺠﺬور واﻟﺴﯿﻘﺎن‬
.‫اﻟﻨﺒﺎت وﻧﻤﻮاﻷوراق ﺑﺸﻜﻞ أﻓﻀﻞ ﻣﻘﺎرﻧﺔ ﺑﺎﻟﺴﻘﻲ ﺑﻤﯿﺎه اﻵﺑﺎر‬
‫ ﻗﻤﻨﺎ ﺑﺘﺤﻠﯿﻞ ﻣﺨﺒﺮﯾﺔ ﻋﻠﻰ ﻧﺒﺎت اﻟﻔﺠﻞ اﻟﻤﺴﻘﻲ ﺑﺎﻟﻤﺎء اﻟﻤﻌﺎﻟﺞ ﻟﻠﻤﺤﻄﺔ و اﻟﻤﺴﻘﻲ ﺑﻤﺎء اﻻﺑﺎر وأظﮭﺮت اﻟﻨﺘﺎﺋﺞ اﻟﺘﺤﺎﻟﯿﻞ‬،‫ﺑﻌﺪ اﻻﻧﺘﮭﺎء ﻣﻦ اﻟﺘﺠﺮﺑﺔ‬
.‫ ووﺟﻮد ﻛﻤﯿﺔ ﻣﻦ اﻟﺮﺻﺎص واﻟﻨﺘﺮات ﺑﻨﺴﺐ اﻛﺒﺮ ﻓﻲ اﻟﻨﺒﺎت اﻟﻤﺴﻘﻲ ﺑﻤﺎء اﻟﻤﻌﺎﻟﺞ ﻣﻘﺎرﻧﮫ ﺑﺎﻟﻤﺎء اﻻﺑﺎر‬،‫وﺟﻮد ﻛﻤﯿﺎت ﻣﻦ ﺑﻜﺘﯿﺮﯾﺎ ﺳﺎﻣﺔ‬
‫ زراﻋﺔ اﻷﺷﺠﺎر ﻋﻠﻰ‬،‫ زراﻋﺔ اﻷﺷﺠﺎر ﻋﻠﻰ ﻣﺴﺎﺣﺔ ﻛﺒﯿﺮة‬،‫اﻗﺘﺮاﺣﻨﺎ ھﻮ اﺳﺘﺨﺪام اﻟﻤﯿﺎه اﻟﻤﻌﺎﻟﺠﺔ ﺑﺎﻟﻘﺮب ﻣﻦ ﻣﺤﻄﺔ ﻛﻮﯾﻨﯿﻦ ﻟﺘﺨﻔﯿﻒ اﻟﻀﻐﻂ‬
‫ وذﻟﻚ‬، ‫ ﺑﻨﺎء ﻣﺤﻄﺔ ﻗﺮﯾﺒﺔ ﻻﻣﺘﺼﺎص اﻟﻜﻤﯿﺔ اﻟﺰاﺋﺪة‬. ‫ﺟﻮاﻧﺒﺎﻟﻄﺮق اﻟﻤﺤﯿﻄﺔ ﻣﺜﻞ اﻟﻜﺎﻟﯿﺘﻮس وأﻧﻮاع أﺧﺮى ﺗﺴﺘﮭﻠﻚ ﻛﻤﯿﺎت ﻛﺒﯿﺮة ﻣﻦ اﻟﻤﺎء‬
.‫ﻟﻀﻤﺎن أن اﻟﻤﺤﻄﺔﺗﺴﺘﻄﯿﻊ ﻣﻌﺎﻟﺠﺔ اﻟﻤﯿﺎه ﺑﻤﺎ ﯾﺘﻮاﻓﻖ ﻣﻊ اﻟﻤﻌﺎﯾﯿﺮ اﻟﻤﻄﻠﻮﺑﺔ‬
‫ﺑﻠﺪﯾﺔ ﻛﻮﯾﻨﯿﻦ‬، ‫ اﻟﺰراﻋﺔ‬، ‫ﻋﻤﻠﯿﺔ اﻟﺴﻘﻲ ﺑﻤﯿﺎه اﻟﻤﻌﺎﻟﺠﺔ‬، ‫ ﻣﻨﺘﺠﺎت اﻟﺼﺮف اﻟﺼﺤﻲ‬، ‫اﻟﻤﯿﺎه اﻟﻤﺴﺘﻌﻤﻠﺔ‬: ‫اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﻤﻔﺘﺎﺣﯿﺔ‬

Résumé :
La problématique de l'étude vise à déterminer la possibilité de réutiliser l'eau épurées de la station
d'épuration dans divers domaines sociaux et économiques, plus précisément dans le domaine agricole.
Notre étude porte sur la station d'épuration de la commune de Kouinine.

Dans ce contexte, nous nous intéressons à la question spécifique de la possibilité de réutiliser l'eau épurée
dans l'irrigation agricole et nous étudions son effet sur la croissance des plantes irriguées avec cette eau.
Nous avons mené une expérience sur de petites parcelles où nous avons planté des graines de Radis et de
Haricot. Puis nous avons arrosé l'un d'eux avec de l'eau épurée de la station et l'autre avec de l'eau de puits,
puis nous avons étudié et comparé les résultats.
Les résultats obtenus pendant les périodes de croissance des feuilles, des racines et des tiges ont montré que
l'irrigation avec de l'eau épurée conduit à un meilleur développement de la hauteur des plantes et de la
croissance des feuilles par rapport à l'irrigation avec de l'eau de puits.
Après avoir terminé l'expérience, nous avons effectué des analyses en laboratoire sur les plantes de radis
irriguées avec de l'eau épurées provenant de la station et celles irriguées avec de l'eau de forage. Les
résultats des analyses ont révélé la présence de quantités de bactéries toxiques, ainsi qu'une concentration
plus élevée de plomb et de nitrates dans les plantes irriguées avec l'eau épurée par rapport à celles irriguées
avec l'eau de forage.

Notre suggestion est d'utiliser de l'eau épurées près de la station de Kouinine pour soulager la pression, de
planter des arbres sur une grande surface et de planter des arbres sur les bords des routes environnantes tels
que des eucalyptus et d'autres espèces consomment de grandes quantités d'eau. Construire une station à
proximité pour absorber le surplus, afin de s'assurer que la station puisse traiter l'eau selon les normes
requises

Mots clés : eaux usées, produits d'épuration, processus d'irrigation avec de l'eau épurées, agriculture,
municipalité de Kouinine.
Summary:
The problem of the study aims to determine the possibility of reusing treated water from the wastewater
treatment plant in various social and economic fields, specifically in the agricultural field. Our study
focuses on the treatment plant in the municipality of kouinine.
In this context, we are interested in the specific issue of the possibility of reusing treated water in
agricultural irrigation and studying its effect on the growth of plants irrigated with this water. We carried
out an experiment on small plots of land where we planted radish and bean seeds. Then we watered one of
them with treated water from the station and the other with well water, then we studied and compared the
results.
The results obtained during the periods of growth of leaves, roots and stems showed that irrigating with
treated water leads to a better development in plant height and leaf growth compared to irrigating with well
water.
After completing the experiment, we conducted laboratory analysis on the radish plants irrigated with
treated water from the station and those irrigated with well water. The analysis results revealed the
presence of toxic bacteria in both groups, but higher levels were found in the plants irrigated with treated
water. Additionally, there was a higher concentration of lead and nitrates in the plants irrigated with treated
water compared to those irrigated with well water.
Our suggestion is to use treated water near Kouinine station to relieve pressure, plant trees on a large area,
and plant trees on the surrounding roadsides such as eucalyptus and other speciesconsume large amounts of
water. Building a station nearby to absorb the excess amount, in order to ensure that the station can treat
water in accordance with the required standards
Keywords: waste water, sanitation products, irrigation process with treated water, agriculture, Kouinine
municipality

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