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TP1: Machine Synchrone en Régime Permanent Sinusoïdale: M1 E3A UE 411

Ce document présente un TP sur le fonctionnement des machines synchrones, en se concentrant sur le modèle de Behn-Eschenburg. Il décrit les étapes de préparation, de manipulation et d'analyse des performances de la machine, y compris le couplage au réseau et l'utilisation de diagrammes de Fresnel pour illustrer les transferts de puissance. L'objectif est de comprendre le comportement des machines synchrones dans un contexte pratique et théorique.

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TP1: Machine Synchrone en Régime Permanent Sinusoïdale: M1 E3A UE 411

Ce document présente un TP sur le fonctionnement des machines synchrones, en se concentrant sur le modèle de Behn-Eschenburg. Il décrit les étapes de préparation, de manipulation et d'analyse des performances de la machine, y compris le couplage au réseau et l'utilisation de diagrammes de Fresnel pour illustrer les transferts de puissance. L'objectif est de comprendre le comportement des machines synchrones dans un contexte pratique et théorique.

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15/20

Toute la partie théorie et la partie description de la manip sont OK


L'exploitation du modèle et des points de mesures peut être faite avec le diagramme de Fresnel où apparaissent les
puissances P et Q. Et faire ce diagramme à l'échelle (par ex 140 V : 7 cm) est très pédagogique :)

M1 E3A

UE 411

TP1 : Machine synchrone en régime


permanent sinusoïdale

Auteur : Encadrants :
M. Etienne S TRANSKY M. Emmanuel H OANG

Version du
29 novembre 2020
date de la séance ?
Table des matières
1 Introduction 2

2 Présentation 2
2.1 Préparation - Rappel sur le modèle . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2.2 Préparation - Transfert de puissance . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

3 Modèle de Behn Eschenburg 3


3.1 Préparation - Détermination expérimentalement les éléments du
schéma . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
3.2 Manipulation - Mise en route de la MCC . . . . . . . . . . . . . . . 4
3.3 Manipulation - Utilisation de la machine synchrone . . . . . . . . 5
3.4 Manipulation - Relevé de la caractéristique de la fem à vide . . . 7
3.5 Manipulation - Relevé de la caractéristique du courant de court-
circuit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

4 Couplage sur le réseau 9


4.1 Préparation - Condition de couplage . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
4.2 Manipulation - Couplage de la machine au réseau . . . . . . . . . 10
4.3 Préparation - Diagramme de Fresnel . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
4.4 Manipulation - Étude des 4 modes de fonctionnement . . . . . . . 12

5 Conclusion 12
2

1 Introduction
L’objectif de ce TP est d’étudier le fonctionnement de la machine synchrone,
qui représente le principal moyen de produire de l’"énergie" électrique en France. dans le monde
Leur utilisation présente donc un grand intérêt, et il est important de pouvoir
prédire leur fonctionnement pour pouvoir raccorder des alternateurs au réseau
électrique. C’est pourquoi différents modèles de comportement ont été proposés,
et nous chercherons donc, dans cette séance, à étudier plus particulièrement le
modèle de Behn-Eschenburg.

2 Présentation
2.1 Préparation - Rappel sur le modèle
Le modèle de Behn Eschenburg s’applique sur les machines à pôles lisses,
où les matériaux magnétiques restent dans leur domaine linéaire. On modélise
chaque phase de la machine synchrone par le circuit électrique en Figure 1.

mettre des notations complexes sur les tensions

F IGURE 1 – Schéma équivalent de Behn-Eschenburg de la machine synchrone.


Source : [Link]
non
Sur ce schéma, la tension VA représente la tension simple à cette phase, RS la
résistance des fils du câblage, Eav la force électromotrice de la machine, qui est
proportionnelle au courant d’excitation de la machine ainsi qu’à sa vitesse de
rotation. Se trouve également sur ce schéma XS = Lc ω, l’inductance du circuit.
Cette inductance est l’inductance cyclique de la machine, définie par Lc = L − M,
où L représente l’inductance propre d’une phase et M l’inductance mutuelle de
la phase avec les autres phases.
La machine étudiée dans ce TP étant triphasée, chaque phase est identique,
mais les valeurs de tensions et de courants mis en jeu sont déphasées de 2π 3 les
unes par rapport aux autres.
2.2 Préparation - Transfert de puissance 3

2.2 Préparation - Transfert de puissance


Dans le cas où on considère qu’il n’y a pas de pertes cuivre, on prend, dans le
modèle précédent, une valeur nulle pour la résistance de sortie de la machine
synchrone. De plus, la puissance de court-circuit du réseau est nulle, donc son
impédance de sortie est nulle. Le modèle pour une phase devient donc :

F IGURE 2 – Schéma équivalent de la machine synchrone connectée au réseau


électrique super, si ce n'est la notation complexe absente

Vu qu’il y a trois phases, la puissance électrique moyenne est donc P = 3V I ·


cos (φ I/V ). Sachant que ce schéma n’a aucune autre source de perte, l’intégralité
de la puissance électrique générée par la machine est donc transférée au réseau.
Cela se fait à la condition que l’on se trouve en régime établi, et que la fréquence
de la force électromotrice soit égale à la fréquence du réseau électrique.

3 Modèle de Behn Eschenburg


3.1 Préparation - Détermination expérimentalement les élé-
ments du schéma
Le modèle de Behn Eschenburg simule le comportement du générateur à
une phase : la tension V de ce schéma est donc la tension simple de la phase.
Or celle-ci n’est pas accessible directement sur la machine : nous ne pouvons
mesurer que des tensions composées. Ainsi, dans ce schéma :

U
V1 = √12 (1)
3
Où V1 est la valeur efficace de la tension simple aux bornes de la phase 1
et U12 la valeur efficace de la tension composée entre les phases 1 et 2. Si le
3.2 Manipulation - Mise en route de la MCC 4

générateur fonctionne à vide, le courant de sortie est nul, la tension aux bornes
de l’iductance cyclique est également nulle, et nous pouvons donc noter :

U
EV1 = √12 (2)
3
Ainsi, pour mesurer la valeur de EV , on fait tourner la machine synchrone
50 Hzsans charge, à l’aide d’une machine à courant continu. Nous
à une vitesse fixe,
faisons ensuite varier le courant d’excitation Ie en prenant garde à ce que la
vitesse de rotation de l’alternateur ne change pas. Nous pouvons donc tracer
ensuite la caractéristique Ev = f ( Ie ).
Pour mesurer l’inductance cyclique Lc , nous faisons un essai en court-circuit.
Il s’agit de court-circuiter les différentes phases de l’alternateur en choisissant la
vitesse de rotation et le courant d’excitation de telle sorte que la force électromo-
trice de la machine soit connue. Le schéma équivalent devient alors :

F IGURE 3 – Schéma équivalent de la machine synchrone court-circuitée

À partir de ce schéma, nous pouvons déduire la valeur de Xs :

E = Ic cXs (3)
E
↔ Xs = à même courant d'excitation (4)
ICC
E
↔ Lc = (5)
ωICC
(6)

Pour que cette mesure soit juste, il faut impérativement connaître la valeur de
E, et donc travailler à une vitesse de rotation et à un courant d’excitation fixés.

3.2 Manipulation - Mise en route de la MCC


Le TP est réalisé dans le laboratoire d’électrotechnique. Nous utilisons un
banc sur lequel une machine à courant continu entraîne un axe sur lequel se
trouve une machine synchrone (Figure 4).
3.3 Manipulation - Utilisation de la machine synchrone 5

F IGURE 4 – Photo du banc d’expérimentation avec les machines servant aux


essais
La machine synchrone est à gauche et la machine à courant continu est à droite

Cette machine à courant continue possède principalement deux paires de


connecteurs (Figure 5), à savoir les connecteurs pour l’inducteur (dans lequel il
va falloir injecter un courant constant pour créer un champ magnétique dans la
machine) et les connecteurs de l’induit, qui permettent de fournir la puissance
électrique servant à entraîner la machine. C’est donc sur la tension et le courant
de l’induit qu’il faut agir pour modifier le couple et la vitesse de rotation de la
machine. continu
Pour un premier essai, on impose à la machine à courant continue son courant
d’excitation nominal, ainsi que sa tension nominale. Ceux-ci sont détaillés sur
une plaquette fixée à la machine (Figure 5. V=120V). On utilise pour cela un auto
NON
transformateur (transformateur réglable) qui permet de faire varier la valeur
de la tension, couplé à un pont redresseur de diodes pour obtenir un courant
continu.
Une fois la tension aux bornes de la machine à sa valeur nominale, on n’a
plus besoin d’y toucher pour l’instant.

3.3 Manipulation - Utilisation de la machine synchrone


Dans le cadre de ce TP, la machine synchrone est utilisée en fonctionnement
générateur. Elle a donc la fonction d’alternateur, comme celles utilisées pour
3.3 Manipulation - Utilisation de la machine synchrone 6

F IGURE 5 – Photo des connecteurs de la machine à courant continu utilisée

F IGURE 6 – Plaquette de la machine à courant continu

alimenter le pays en électricité. Comme pour la machine à courant continu,


elle dispose de différentes bornes (Figure 7), ainsi que d’une plaquette avec ses
principales caractéristiques (Figure 8).
Pour que la machine synchrone génère du courant électrique lorsqu’elle
tourne, il faut injecter un courant d’excitation Ie dans l’inducteur, autrement
aucune tension n’apparaîtra. Les bornes U, V et W permettent, si on les relie
ensemble, de faire en sorte que la machine soit câblée en étoile : la somme des
courants de toutes les phases est alors nulle.
Enfin, les bornes Y,X et Z sont les sorties de l’alternateur : ce sont elles qui
pourront être connectées au réseau. C’est également sur elles que nous pourrons
mesurer toutes les tensions composées sortant de la machine.
Lorsque la machine synchrone fonctionne en générateur, la tension produite
est sinusoïdale, et sa fréquence varie uniquement en fonction de la vitesse de
rotation de son axe. Ainsi, pour fixer la vitesse de rotation de cette machine, la
méthode la plus simple est d’observer sa tension de sortie à l’oscilloscope et de
3.4 Manipulation - Relevé de la caractéristique de la fem à vide 7

F IGURE 7 – Connecteurs de la machine synchrone utilisée pour le TP

mesurer la fréquence de la tension générée : si cette fréquence est constante, la


vitesse de rotation est constante.

3.4 Manipulation - Relevé de la caractéristique de la fem à vide


Pour relever la caractéristique de la fem à vide, il faut faire tourner la ma-
chine à courant continu à une vitesse constante. Nous pouvons ensuite tracer
l’évolution de la tension composée en fonction du courant d’excitation, à vitesse
de rotation constante. Nous obtenons ainsi le relevé en Figure 9.
Sur ce graphique, nous nous plaçons dans la zone de fonctionnement linéaire,
c’est-à-dire celle située près de l’origine. À Ie = 0, 3A, nous relevons une tension
composée U de 147V. Ainsi, comme nous sommes en régime linéaire, l’évolution
de E en fonction de Ie peut être calculées par la formule :
3.5 Manipulation - Relevé de la caractéristique du courant de court-circuit 8

F IGURE 8 – Plaquette de la machine synchrone

E = [Link] (7)
U
⇐⇒ √ = [Link] (8)
3
U
⇐⇒ k = √ (9)
Ie 3
147
⇐⇒ k = √ (10)
0, 3 3
⇐⇒ k = 282V/A (11)

Ainsi, avec ce montage, nous avons pu déterminer une des caractéristiques


de notre machine synchrone. super

3.5 Manipulation - Relevé de la caractéristique du courant de


court-circuit
Pour déterminer la valeur de l’inductance cyclique, nous avons branché la
machine en court-circuit, c’est-à-dire que toutes les phases sont reliées entre elles.
c'est contradictoire
Ainsi, la tension composée est nulle. Nous faisons ensuite tourner la machine
à la vitesse permettant de générer une tension sinusoïdale de 50Hz, et nous
injectons un courant d’excitation correspondant à une des forces électromotrices
déterminées précédemment. Expérimentalement, pour Ie = 0, 3A, E = 85V et
nous mesurons un courant ICC de 2A. Ainsi, nous déterminons que :
9

F IGURE 9 – Évolution de la tension composée à vide en fonction du courant


d’excitation Ie

X = [Link].s−1 ⇐⇒ L = 0, 13H (12)

Ainsi, cet essai en court-circuit nous a permis de déterminer une autre des
valeurs du modèle de Behn-Eschenburg. Cela nous permet donc d’anticiper
théoriquement le comportement de la machine pour différents essais que nous
pourrions réaliser.

4 Couplage sur le réseau


4.1 Préparation - Condition de couplage
La machine synchrone fonctionne en mode générateur : elle doit donc être
entraînée par une autre machine (une MCC en l’occurrence).
Pour réaliser le couplage au réseau, il faut que trois conditions soient réunies :
— La fréquence de l’alternateur est la même que celle du réseaux ;
— La valeur efficace des tensions est identique ;
— La différence de phases est nulle.
Si les conditions sont respectées, les tensions sur les relais sont nulles et
les trois ampoules sont éteintes (cela nous permet de vérifier visuellement la
4.2 Manipulation - Couplage de la machine au réseau 10

condition d’accouplage).

4.2 Manipulation - Couplage de la machine au réseau


Nous couplons la machine au réseau. Pour cela, nous faisons tourner la
machine à une fréquence légèrement différente de la fréquence du réseau. Nous
ajustons également le courant d’excitation pour que les tensions de la machine et
du réseau aient la même amplitude. Enfin, nous observons les lampes du circuit
de raccordement et nous vérifions qu’elles s’allument et s’éteignent toutes en
deux
même temps : si ce n’est pas le cas, il faut permuter certains fils.
Lorsque les lampes sont toutes éteintes, l’interrupteur peut être enclenché. La
machine a une légère secousse, mais une fois cet instant passé, elle est raccordée
au réseau. Désormais, son amplitude, sa fréquence est sa phase ne peuvent plus
être changées.

4.3 Préparation - Diagramme de Fresnel


Une fois la machine couplée au réseau, nous pouvons illustrer, à l’aide de
diagrammes de Fresnel, les quatre transferts de puissance possibles pour cette
machine, à savoir qu’elle puisse absorber ou fournir de la puissance active ou
réactive (la puissance active correspondant à la puissance utile pour obtenir
un travail et la puissance réactive permettant de compenser le déphasage que
peuvent générer différentes machines sur le réseau). Cela nous conduit aux
diagrammes en Figure 10.
4.3 Préparation - Diagramme de Fresnel 11

F IGURE 10 – Diagrammes de Fresnel de la machine synchrone dans les quatre


quadrants de puissance
4.4 Manipulation - Étude des 4 modes de fonctionnement 12

4.4 Manipulation - Étude des 4 modes de fonctionnement


Nous étudions donc le système pour différents points. La puissance active
peut être réglée en faisant varier la tension aux bornes de la machine à courant
continu, et le courant d’excitation de la machine synchrone a une influence sur
la force électromotrice, donc sur le déphasage entre la tension et le courant en
sortie. À l’aide d’un Wattmètre, nous étudions donc plusieurs points :

Premier point P=1,5kW ; Q=1,13VAr PF (facteur de puissance) = 0,8 ; Ie (cou-


rant d’excitation) = 0,5 A ; le courant est en avance.
Nous en déduisons donc que la machine synchrone fonctionne en régime
générateur, et qu’elle absorbe de la puissance réactive.

Deuxième point P=1,5kW ; Q=0 kVAr PF (facteur de puissance) = 1 ; Ie (courant


d’excitation) = 0,7 A ; le déphasage est nul.
Dans ce cas de figure, la machine synchrone fonctionne en régime générateur
et n’absorbe ni ne fournit de puissance réactive.

Troisième point P=1,5kW ; Q=1,14VAr PF (facteur de puissance) = 0,8 ; Ie (cou-


rant d’excitation) = 1,06 A ; le courant est en retard.
Dans cette situation, la machine fonctionne en régime générateur et fournit
de la puissance réactive au réseau.

5 Conclusion
Ce TP nous aura permis d’étudier en détails la fonctionnement de la machine
synchrone et d’aborder un modèle permettant d’approcher son comportement.
Nous avons également pu aborder la problématique du raccordement de la
machine au réseau et les contraintes que cela engendre. Ce TP nous a égale-
ment fait découvrir différents outils utiles en conversion d’énergie ainsi que
les difficultés que leur utilisation implique car, vu les puissances mises en jeu,
une mauvaise utilisation pourrait entraîner la destruction du matériel, voire des
blessures graves.

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