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Document Relatif Au Module Du Soutien en Langue Française

Le document présente une fiche-outil sur les différents types de textes en français, incluant les textes informatifs, descriptifs, narratifs, argumentatifs, injonctifs et poétiques, chacun ayant des caractéristiques spécifiques. Il aborde également la voix passive, les temps verbaux et leurs valeurs, ainsi que les transformations entre discours direct et indirect. Enfin, il explique comment passer d'une phrase simple à une phrase composée ou complexe.

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Abderrahim Ighrane
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Document Relatif Au Module Du Soutien en Langue Française

Le document présente une fiche-outil sur les différents types de textes en français, incluant les textes informatifs, descriptifs, narratifs, argumentatifs, injonctifs et poétiques, chacun ayant des caractéristiques spécifiques. Il aborde également la voix passive, les temps verbaux et leurs valeurs, ainsi que les transformations entre discours direct et indirect. Enfin, il explique comment passer d'une phrase simple à une phrase composée ou complexe.

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Document relatif au module du soutien en langue

française.
Fiche-outil : les types de textes : théorie

1. Informatif

Dans le texte informatif/explicatif, l’auteur dit apprend/fait


comprendre des choses à son lecteur.
Le texte est souvent écrit à la 3e personne
Les verbes sont (souvent) conjugués au présent de vérité générale
(ou au passé si concerne l’histoire ex. description des conditions
de vie au Moyen Age).
Dans ces textes, il y a des données objectives, c.-à-d. des
informations ou renseignements (ex. chiffres) ou des
explications (sur le comment, le pourquoi, …) & des termes
techniques (mots difficiles appartenant à un domaine particulier)
La structure de ces textes est souvent très claire, marquée par une
séparation en paragraphes, l’utilisation de puces et numéros, …
On trouve ce type de texte dans les journaux (articles de fond), les
encyclopédies et dictionnaires, manuels scolaires, …

2. Descriptif

Dans le texte descriptif, l’auteur dit comment est (un lieu, une
personne, un animal, un objet, …) pour que le lecteur s’en fasse
une image mentale.
Le texte est souvent écrit à la 3e personne.
Les verbes sont (souvent) conjugués à l’imparfait ou au présent (de
généralité).
Dans ces textes, il y a des indications de lieu (si description de
lieu), souvent de nombreux adjectifs et GN compléments du nom,
parfois des comparaisons. Ces textes font référence aux sens,
surtout à la vue (importance des sensations). L’auteur peut
choisir un point de vue.
La structure de ces textes : texte suivi (l’auteur peut chercher à
respecter l’ordre dans lequel un observateur verrait les choses).
On trouve ce type de texte dans les récits, les guides touristiques,
les encyclopédies, les modes d’emploi d’appareils, …
3. Narratif

Dans le texte narratif, l’auteur raconte une histoire pour divertir,


instruire, … son lecteur.
Le texte est souvent écrit à la 3e personne
Les verbes sont (souvent) conjugués à l’imparfait, au passé simple (ou
composé) ou au présent de narration.
Dans ces textes, il y a des actions/événements, des personnages,
parfois des dialogues (dans lesquels le temps de la conjugaison
peut être différent du reste du récit), un narrateur, un point de
vue (focalisation interne/externe/zéro).
Ce type de texte comprend des indications de temps (surtout) et de
lieu.
La structure de ces textes est variable, ce sont des textes suivis
(souvent découpés en chapitres pour les textes plus long) et peut
respecter le schéma narratif.
On trouve ce type de texte dans les romans, les contes, les films,
les faits divers, les reportages, les récits historiques, …

4. Argumentatif

Dans le texte argumentatif, l’auteur exprime une opinion pour


convaincre, persuader son lecteur.
Le texte est souvent écrit à la 1re personne ou du moins, on y constate
la présence de l’auteur.
Les verbes sont (souvent) conjugués au présent de généralité.
Dans ces textes, il y a des arguments (preuves) parfois appuyés sur
des exemples, des données objectives (des statistiques, …) et/ou
les dires d’experts (arguments d’autorité), des liens logiques.
La structure de ces textes est claire et conventionnelle :
paragraphes, plan en trois étapes (introduction, développement,
conclusion).
On trouve ce type de texte dans des débats, le courrier des lecteurs
des journaux, les tracts électoraux, les publicités, …

5. Injonctif
Dans le texte injonctif, l’auteur donne un ordre (ou un conseil) pour
que son lecteur fasse une action.
Le texte est souvent écrit à la 2e personne du pluriel
Les verbes sont (souvent) conjugués au présent de l’impératif, futur
simple ou sont à l’infinitif.
Dans ces textes, il y a des ordres ou conseils exprimés par des
verbes d’action, des indications sur la manière de réaliser ces
actions.
La structure de ces textes est souvent claire, le texte est souvent
découpé par étapes (parfois numérotées, puces, …).
On trouve ce type de texte dans les livres de cuisine, les manuels
scolaires (énoncés d’exercices), les modes d’emploi, les lois &
règlements, les notices pharmaceutiques, …

6. Poétique

Dans le texte poétique, l’auteur exprime des sentiments pour que son
lecteur ressente lui aussi des émotions. L’auteur poursuit un but
esthétique (écrire un texte beau).
Le texte est souvent écrit à la 1re, 2e, 3e personne (libre).
Les verbes sont (souvent) conjugués à n’importe quel temps (grande
liberté de l’auteur).
Dans ces textes, il y a des références aux sentiments (ex. amour,
tristesse, …) & sensations physiques (ex. odeurs, …).
La structure de ces textes est très variable. Il existe des poèmes à
forme fixe (ex. sonnets) et d’autres à structure libre, des
poèmes en vers et en prose, ... souvent constitué de strophes
et sa présentation est particulière (centré ou aligné à gauche).
Le poète peut respecter des contraintes comme : la rime, la régularité
dans la longueur des vers ou des strophes, …
On trouve ce type de texte dans les recueils de poème, chansons,
la Bible, …
La voix passive.
UTILISATION

La voix passive permet de mettre en avant le complé ment et le ré sultat.

FORMATION

MODIFICATIONS
Pour transformer une phrase à la voix active en une phrase à la voix passive, il faut apporter de
nombreuses modifications : temps, sujet et complément (d’agent).
Ex : Le chat attrape la souris. > La souris est attrapée par le chat.
Il est impossible de créer une forme passive si la forme active n’inclut pas de Complément
d’Objet Direct (COD). De plus, le verbe « avoir » n’a pas de voix passive.

Explications :

• - « Le chat » (sujet) > « par le chat » (complément d’agent)


• - « Attrape » (verbe au présent) > « est attrapée » (« être » au présent + participe passé
du verbe « attraper »)

Note : Il faut respecter une certaine symétrie de temps. Si le verbe initial est au futur
simple, l’auxiliaire « être » sera au futur simple. S’il est initialement au passé composé ,
l’auxiliaire « être » se met au passé composé . Le verbe initial est, quant à lui, transformé
en participe passé qui s’accorde en genre et en nombre avec le nouveau sujet de la
phrase.

• - « La souris » (COD) > « La souris » (sujet)

LE COMPLÉMENT D’AGENT
Le complément d’agent n’est pas nécessaire s’il n’apporte aucune information complémentaire.

Ex : On préparera les crêpes avant qu’ils n’arrivent. > Les crêpes seront préparées avant qu’ils
n’arrivent. Dans cette phrase, ajouter « par nous » a très peu d’intérêt.
Ex : On utilise les applications mobiles pour tout. > Les applications mobiles sont utilisées pour
tout.
Dans ce cas, ajouter « par les gens » est inutile.
Les temps et leurs valeurs.
Le présent.
➡ Le présent d'énonciation exprime les faits situés au moment où lʼon parle
Jʼécris ceci en ce moment.
➡ Le présent de vérité générale.
Lʼeau bout à cent degrés.
➡ Le présent dʼhabitude évoque des actions répétées.
Tous les jours il se promène avec son chien.
➡ Le présent de narration rapporte des faits passés.
Les deux chevaliers se dévisagèrent : lʼinstant dʼaprès, Yvain dégaine son arme et se rue
sur son adversaire.
➡ Le futur proche.
Je reviens tout de suite.
➡ Le passé récent.
Le boucher sort à l'instant./ Le boucher vient de sortir.
Le passé composé.
➡ Le passé composé exprime une action passée par rapport au moment où lʼon parle ou écrit.
Je lʼai vu hier.
➡ Il peut également exprimer lʼéventualité après si.
Si ça vous a plu, ils le rejoueront demain.
➡ Le passé composé évoque une vérité générale ou une action qui se répète.
Je me suis souvent souvenu de ma mère.
Lʼimparfait.
➡ L'imparfait évoque lʼarrière-plan du récit (description du décor et des personnages
ainsi que les faits dans leur déroulement).
Il neigeait depuis trois jours et elle lisait tranquillement.
➡ L'imparfait d'habitude évoque des actions qui se répètent.
Tous les matins, il promenait son chien.
➡ Lʼimparfait peut avoir une valeur modale dans une subordonnée de condition et ainsi
exprimer une hypothèse ou une condition.
Si tu parlais moins vite, je pourrais comprendre.
Je voulais savoir si vous faisiez quelque chose ce soir.
Le passé simple.
➡ Evoquant des actions de premier plan qui font progresser lʼaction, exprimant des actions
successives, courtes et achevées, le passé simple est un temps du récit.
Il reposa son livre, se leva et partit dormir.
➡Exprimant une action soudaine, courte et achevée qui vient couper une action en cours
d’accomplissement exprimée à l’imparfait.
Elle dormait profondément, quand soudain, le téléphone sonna.
Le futur.
➡ Le futur simple évoque lʼavenir par rapport au présent.
Dimanche prochain, nous irons à la mer.
➡ Le futur peut aussi exprimer un ordre, une supposition ou un fait soumis à une
condition.
Vous irez à lʼécole à 8h00.
Du bruit, ce sera ma soeur !
Si je mange autant, je grossirai.
Le futur antérieur.
➡ Le futur antérieur évoque une action future, antérieure à une autre action future.
Quand le soleil sera revenu, nous irons jouer.
➡ Le futur antérieur peut exprimer une supposition.

Ils auront sûrement oublié le rendez-vous.

Le plus-que-parfait.
➡ Le plus-que-parfait exprime une action mise à lʼarrière-plan.
Le soleil avait disparu quand mon frère rentra.
➡ Le plus-que-parfait exprime une hypothèse non réalisée dans une subordonnée de
condition.
Si jʼavais mieux travaillé, jʼaurais mieux réussi.

Le passé antérieur.
➡ Le passé antérieur évoque un fait qui est antérieur à un fait énoncé au passé simple.

Dès quʼils eurent fini, ils prirent la poudre dʼescampette.

Le conditionnel.
➡ Le conditionnel peut exprimer un fait probable.
Le score serait de 53% pour le maire sortant.
➡ Il peut aussi évoquer une action future dans le passé.
Jʼétais sûr quʼelle oublierait.
➡ Il peut exprimer une demande atténuée par politesse.
Je voudrais vous parler.
➡Il peut exprimer le doute, la réserve.
Il n’a pas terminé le travail au temps convenu, il serait malade à ce qu’il dit.
Selon les dernières études, la consommation excessive du sucre blanc provoquerait une
addiction à cet aliment.
Discours direct/ Discours indirect.
Les principaux aspects de la transformation indirecte

Apparition d’une subordonnée complétive :

Comparons :

Le directeur a dit : « Tous les employés perçoivent un traitement mensuel. »


(, a dit le directeur.)

Le directeur a dit que tous les employés percevaient un traitement mensuel.

Les mots de liaison


Comparons :

— Je dis : « Tu travailles bien. »  Je dis que tu travailles bien.


— Je dis : « Travailles-tu bien ? »  Je demande si tu travailles bien.
— Je dis : « Travaille bien. »  Je te conseille de bien travailler.

 Lorsque deux phrases de types différents (phrase déclarative, interrogative ou


impérative) se suivent dans les paroles rapportées, elles ont obligatoirement au
discours indirect deux verbes introducteurs distincts :

— Le patron m’ordonne de travailler plus vite et ajoute que je suis trop lent.
— Le patron me dit que mon contrat s’achève et me demande si je veux le
renouveler.

Les changements des pronoms personnels et possessifs

— « Je fais mon travail », lui dis-je.  Je lui dis que je fais mon travail.
— « Je fais mon travail », lui dis-tu.  Tu lui dis que tu fais ton travail.
— « Je fais mon travail », lui dit-il.  Il lui dit qu’il fait son travail.


— « Il fait son travail », te dirai-je.  Je te dirai qu’il fait son travail.


— « Je fais mon travail », me dis-tu.  Tu me dis que tu fais ton travail.
— « Je fais mon travail », te dit-elle.  Elle te dit qu’elle fait son travail.

Les changements de temps

Les temps de l’indicatif :

Verbe introducteur au présent ou au futur :

Il répond : « Ali travaille. » qu’Ali travaille.


Il répondra : « Ali travaillera demain. »  qu’Ali travaillera demain.
« Ali a travaillé. » qu’Ali a travaillé.

Verbe introducteur au passé :

Il répondait : « Ali travaille. » qu’Ali travaillait.


Il répondit : « Ali travaillait. »  qu’Ali travaillait.
Il a répondu : « Ali a travaillé. » qu’Ali avait travaillé.
« Ali avait travaillé. » qu’Ali avait travaillé.
« Ali travaillera quand qu’Ali travaillerait quand il
aurait fini de manger.
il aura fini de manger. »

N.B.
Le passé simple devient plus-que-parfait :
—Il nous apprit : « Amina travailla tout l’après-midi. »
— Il nous apprit qu’Amina avait travaillé tout l’après-midi.

Les modes du conditionnel et du subjonctif :

Ils ne subissent aucun changement :


« Ali travaillerait s’il le voulait.
Il répond :
Il a répondu :

qu’Ali travaillerait s’il le voulait.

« Qu’Ali finisse ses études. »


Il répond :
Il a répondu :

qu’Ali finisse ses études.

Le mode de l’impératif :

—Jean tousse. Sa mère lui dit : « Prends du sirop. »


— Jean tousse. Sa mère lui dit de prendre du sirop.

Les changements des indicateurs de temps et de lieu

Observons :
—Le 10 décembre dernier, le potier m’a dit : « Aujourd’hui, je fais sécher les
pots que j’ai tournés hier. Demain, je les ferai cuire. »

—Le 10 décembre dernier, le potier m’a dit que ce jour-là, il faisait sécher les
pots qu’il avait tournés la veille et que le lendemain, il les ferait cuire.

Expressions du discours direct Expressions correspondantes du


discours indirect
Temps : -aujourd’hui -ce jour-là, le même jour
-maintenant, en ce moment -à ce moment-là, au moment même
-hier, avant-hier - la veille, l’avant-veille
-demain, après-demain -le lendemain, le surlendemain
-ce matin, cette année -ce matin-là, cette année-là, le matin
même
-la semaine prochaine, le mois -la semaine suivante, le mois suivant
prochain … …
-la semaine passée, la -la semaine précédente, le mois
semaine dernière … précédent …

-il y a un jour, un an, une semaine, … -un an auparavant …

Lieu : -ici -là


-à cet endroit -à cet endroit-là
De la phrase simple à la phrase
composée ou complexe.

I - Différence entre phrase simple et phrase


composée ou complexe :
Une phrase simple ne contient qu’un seul verbe conjugué. On parle alors
de proposition indépendante :
Il arriva dans cette ville immense par l’ancienne entrée.
Une phrase contenant plusieurs verbes conjugués est une phrase composée ou
complexe :
Il s’aperçut que la dame, qui avait commencé par lui demander tendrement
des nouvelles de son mari, parlait encore plus tendrement à un jeune mage.
Les propositions d’une même phrase peuvent être soit juxtaposées, soit coordonnées,
soit subordonnées.

Si une phrase n’a pas de verbe, on parle de phrase nominale ou adverbiale :

Étonnante ville !

II - La phrase composée ou complexe :


Chaque partie de la phrase composée ou complexe s’appelle une proposition :
On vint poser un mort dans cette ouverture, et on remit la pierre par-dessus.
Première proposition Deuxième proposition

Chaque proposition s'organise autour d'un noyau constitué par le verbe.


1-La phrase composée :

C’est une phrase formée de deux ou plusieurs propositions indépendantes.


Celles-ci peuvent être coordonnées, juxtaposées ou elliptiques ( on dit alors
qu’elles sont construites en parataxe et sont donc des propositions
paratactiques par opposition à l’hypotaxe qui consiste à relier les propositions
par Exemple :

plusieurs liens de subordination).

Vous n’êtes point gentilhomme, vous n’aurez pas ma fille. (Molière)

A. La juxtaposition :
Deux propositions sont unies par un simple signe de ponctuation (virgule, point-
virgule, deux points). Le lien qui unit ces deux propositions est alors implicite :

-Il passait pour riche, il était pauvre en réalité.

En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’aucun mot ne signifie explicitement le


lien logique entre les deux propositions qu’il n’existe pas. On pourrait d’ailleurs
facilement le rajouter :
-Il passait pour riche, mais il était pauvre en réalité.

B. La coordination
Un mot coordonnant - une conjonction de coordination ou un adverbe - exprime
explicitement la relation entre les deux propositions.
On vint poser un mort dans cette ouverture, et on remit la pierre par-dessus.
On vint poser un mort dans cette ouverture, puis on remit la pierre par-dessus.
a) Les conjonctions de coordination
mais, ou, et, donc, or, ni, car

b) Les adverbes
Les adverbes permettent d’exprimer la relation logique entre deux propositions
(ainsi, aussi, en effet, par conséquent, au contraire, d’ailleurs... ). Ils sont très utilisés
dans l’argumentation. Ils indiquent également une progression dans le
texte (premièrement, d’abord, ensuite, puis, enfin, finalement... ).

c) L’emploi des conjonctions de coordination


- mais exprime l’opposition :
+Ce lettré fuyait toujours la foule mais connaissait les hommes.
- ou exprime l’alternative :

+Montrez-moi patte blanche, ou je n’ouvrirai point.


- et exprime l’addition :
+Ituriel est un génie de premier rang et il a le département de la haute Asie.
- donc exprime la conséquence :
+Vous avez vu notre armée, donc vous savez que nos jeunes officiers se battent très
bien.
- or introduit un nouvel argument ou une nouvelle idée importants pour la suite du
raisonnement ou du récit :
+Le petit chaperon rouge prit le chemin de la forêt, or le loup y rôdait.
- ni généralement répété exprime l’alternative (c’est l’équivalent négatif de « et ») :
+Il ne pensait pas qu’il viendrait ni qu’il serait accompagné.
- car exprime la cause, une explication voire une justification :
+Le repas fini, chacun d’eux s’en alla car pas un ne pouvait souffrir l’autre.

2 – La phrase complexe par subordination :


La phrase complexe s’organise autour d’une information principale sur laquelle se
greffent tous les éléments indispensables à sa compréhension.
Lorsqu’une proposition a une relation de dépendance à une autre proposition, on parle
de subordination. La subordination est une liaison plus forte que la coordination. A la
différence du coordonnant, simple mot de liaison sans fonction, le subordonnant peut
avoir une fonction dans la subordonnée et entraîner une modification du mode verbal de
celle-ci. Certaines subordonnées sont essentielles, donc non supprimables.
La structure de la phrase complexe, malgré quelques variantes, respecte le schéma
suivant : proposition principale + proposition subordonnée
Exemple :

-Il rencontra l’armée persane qui allait combattre l’armée indienne.

Dans cet exemple, la proposition « qui allait combattre l’armée indienne » est
dite proposition subordonnée, car elle est dépendante de la première proposition que
l’on appelle proposition principale. En effet, elle ne peut exister toute seule ; on ne peut
pas dire « qui allait combattre l’armée indienne » tout seul, sans la première proposition
(« Il rencontra l’armée persane »).
Une proposition subordonnée peut être reliée à la proposition principale soit par un
pronom relatif soit par une conjonction de subordination.

A. Les subordonnées relatives

Observons :

-La clarté lunaire me permettait d’apercevoir le château.

-La clarté de la lune me permettait d’apercevoir le château.

- La clarté qui venait de la lune me permettait d’apercevoir le château.


La relative constitue, comme un autre qualifiant, une expansion du nom. Le
nom qualifié par une relative s’appelle l’antécédent.

Qui, que, dont, où sont les principaux pronoms relatifs. Il faut ajouter à cela les pronoms
relatifs composés lequel, laquelle, lesquel(le)s parfois précédés de la
préposition de (duquel, desquels) ou à (auquel, auxquel(le)s).

B. Les subordonnées complétives

Du GN COD à la subordonnée complétive :

Observons :

P1- Le plan prévoit la construction d’un barrage. GN COD

P2-Le plan prévoit qu’un barrage sera construit.


Sub.complétive.

La subordonnée complétive est le plus située après le verbe.

!!!Faire la différence entre un pronom relatif et une


conjonction de subordination

a) Le pronom relatif
Le pronom relatif reprend un nom. C’est la raison pour laquelle on le trouve souvent
après un nom :
+L’antichambre était remplie de gens que je ne voulais pas voir.
Le pronom relatif reprend le nom « gens » (que l’on appelle alors l’antécédent).
b) La conjonction de subordination
La conjonction de subordination est souvent placé après un verbe :
Il dit que la guerre est déclarée.
La proposition subordonnée introduite par une conjonction de subordination est
dite complétive, car elle complète le verbe à la manière d’un COD.

!!!Le mode dans la complétive :

Observons :

-Je sais que tu me comprends.

-Je souhaite que tu me comprennes.

On emploie en général l’indicatif après les verbes suivants :

+affirmer, déclarer, raconter, expliquer, penser, croire, espérer, se


rappeler, savoir, apprendre, être certain, …

+voir, entendre, sentir, …

On emploie en général le subjonctif après les verbes suivants :

+vouloir, exiger, souhaiter, désirer, attendre, proposer, accepter,


refuser, interdire, …

+avoir peur, craindre, douter, préférer, regretter, être heureux, être


surpris, …
C. Les subordonnées circonstancielles :

Observons :

-A Paris, Youssef visitera d’abord le Louvre ; il aime la


peinture.

-A Paris, Youssef visitera d’abord le Louvre parce qu’ il aime la


peinture.

Dans une phrase complexe, une subordonnée rattachée à la


principale par un subordonnant exprimant un rapport logique
s’appelle une subordonnée circonstancielle. A la différence de la
subordonnée complétive qui complète un verbe principal transitif,
la subordonnée circonstancielle complète n’importe quel verbe.

Et comme tout circonstant, la subordonnée circonstancielle :

- est mobile,

-ajoute une information en principe non essentielle au sens de la


principale. Toutefois, elle peut être nécessaire pour compléter un
message, même si, sans elle, la phrase réduite est grammaticalement
acceptable :

-L’avion n’existait pas lorsque vivait Moulay Ismaïl.

On parle de subordonnée circonstancielle de temps, de cause, de


conséquence, de but, d’opposition, etc.
Les conjonctions de subordination :

On trouve essentiellement toutes les conjonctions contenant que (si bien


…que, bien que, dès que, alors que, tant …que, parce que, puisque, pour
que, quoique, avant que, après que... si…que ). Les autres conjonctions de
subordination sont quand, comme et si.

Parfois la conjonction de subordination exprime une circonstance (de temps, de


cause... ) :
-Il était plongé dans ces idées funestes, quand il se présenta à la porte un
homme grave.
La proposition subordonnée introduite par une telle conjonction de subordination
est dite circonstancielle (ici de temps) à la manière d’un complément
circonstanciel.

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