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Atomistique

Le document traite de la structure de l'atome, expliquant que la matière est composée d'atomes, qui sont eux-mêmes constitués de protons, neutrons et électrons. Il décrit les expériences de J.J. Thomson et Rutherford qui ont permis de découvrir les électrons et le noyau atomique, ainsi que les concepts de numéro atomique, isotopes et masse atomique. Enfin, il aborde les modèles classiques de l'atome, notamment ceux de Rutherford et Bohr, et les transitions d'énergie des électrons.

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Le document traite de la structure de l'atome, expliquant que la matière est composée d'atomes, qui sont eux-mêmes constitués de protons, neutrons et électrons. Il décrit les expériences de J.J. Thomson et Rutherford qui ont permis de découvrir les électrons et le noyau atomique, ainsi que les concepts de numéro atomique, isotopes et masse atomique. Enfin, il aborde les modèles classiques de l'atome, notamment ceux de Rutherford et Bohr, et les transitions d'énergie des électrons.

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1

Chapitre I
STRUCTURE DE L'ATOME
CONSTITUANTS DE LA MATIERE
INTRODUCTION
La matière est formée à partir de grains élémentaires: les atomes. 112 atomes ou éléments ont été
découverts et chacun d'eux est désigné par son nom et son symbole.
Exemple : Carbone : C ; Azote : N.
Les atomes diffèrent par leurs structures et leurs masses, et sont eux même fragmentés en petites
particules : les électrons, les protons et les neutrons.
En fait, l'atome n'existe pas souvent à l'état libre, il s'associe avec d'autres pour former des
molécules. On a des molécules monoatomiques : gaz rares (He, Ne, Ar,…), diatomiques (H2, O2,
NaCl,…) et des molécules polyatomiques (H2O, H2SO4,…).

I - ELECTRON
L'atome est un ensemble électriquement neutre comportant une partie centrale, le noyau (protons +
neutrons), où est centrée pratiquement toute sa masse, et autour duquel se trouvent des électrons.

1 - Mise en évidence : Expérience de J.J. Thomson


Sous l'effet d'une tension électrique très élevée ( 40 000 volts) appliquée entre les deux parties
internes d'un tube à décharge, un faisceau est émis de la cathode, appelé rayons cathodiques et
recueilli par l'anode.
Tube en verre gaz
Anode
Cathode

vide Rayons
Ccathodiques

2- Propriétés des rayons cathodiques :


- Les rayons cathodiques se propagent de façon rectiligne et perpendiculaire à la cathode.
- Ils sont constitués de particules qui transportent de l'énergie.
- Ils sont déviés par un champ électrique vers le pôle positif, ce qui indique que les particules
constituant ces rayons sont chargées négativement.
- En 1891, Stoney a donné le nom d'électron aux particules constituant les rayons cathodiques.
- Les expériences de Thomson et Millikan, ont permis de déterminer la charge e et la masse me de
l'électron :
e = 1,602. 10-19 Coulomb ou C
me = 9,109. 10-31 kg.
II - NOYAU
1- Mise en évidence : Expérience de Rutherford
L'expérience consiste à bombarder une très mince feuille de métal (Or) par le rayonnement constitué
de noyaux d'Hélium (He2+).

1
2

Ecran
Feuille fluorescent
d’or

Sourc
e He2+

INTERPRETATION
La matière de la feuille d'or est constituée essentiellement du vide. Sa masse se trouve donc
concentrée en certains points. Les particules passent dans leur grande majorité, entre ces points de
matière condensée que sont les noyaux atomiques.
La quasi-totalité des noyaux traversent la feuille d'or sans être déviés. D'autres la traversent en étant
si simplement déviés (1/100). En fin, très peu de noyaux sont repoussés par la feuille (1/20000).
2- Constitution du noyau atomique
Le noyau est formé de particules élémentaires stables appelées nucléons, qui peuvent se présenter
sous deux formes à l'état libre, le neutron et le proton.
- Les protons sont chargés positivement :
qp = +e = 1,602. 10-19 C
- La masse du proton : mp = 1,673. 10-27 kg ≈ 1836 me
- Les neutrons sont de charge nulle, leur masse est : mn = 1,675. 10-27 kg.
Conclusion : Toute la masse de l'atome est concentrée dans le noyau.
III- IDENTIFICATION DES ELEMENTS
1- Représentation
A chaque élément chimique, on a associé un symbole. Il s'écrit toujours avec une majuscule,
éventuellement suivie d'une minuscule : ZA X
Z est appelé numéro atomique ou nombre de charge, il désigne le nombre de protons (c’est aussi
le nombre d'électrons pour un atome neutre).
Pour un élément quelconque, la charge du noyau (protons) est +Ze. De même la charge des électrons
sera -Ze.
A est appelé nombre de masse, il désigne le nombre de nucléons (protons + neutrons).
Si N représente le nombre de neutrons, on aura la relation :
A=Z+N
2- Isotopes
Les isotopes sont des atomes de même numéro atomique Z et de nombre de masse A diffèrent. Un
élément peut avoir un ou plusieurs isotopes.
Il n'est pas possible de les séparer par des réactions chimiques, par contre cela peut être réalisé en
utilisant des techniques physiques notamment la spectroscopie de masse.
3- Masse atomique
La masse atomique est égale à la somme des masses des constituants de l'atome :
Mat = Z me + Z mp + N mn (en kg)
L'utilisation de cette unité n'est pas commode, des unités chimiques plus faciles à manipuler ont
donc été choisies ; le terme de référence étant le carbone 12.
1
Par définition, l'unité de masse atomique qu'on note u.m.a est le ème de la masse d'un atome
12
de carbone 12 (12C).
1
u.m.a = mc
12
4- Mole et masse molaire

2
3

A notre échelle, on raisonne sur une certaine quantité de matière appelée mole :
La mole est la quantité de matière qui contient autant d'atomes qu'il y a dans 12g de carbone 12. Le
nombre est appelé nombre d'Avogadro N : N = 6,0221. 1023
Un tel nombre s'appelle donc une mole (N molécules) ou atome -gramme (N atomes).
Par définition :
Une mole d'atomes de carbone 12 pèse 12g. La masse d'un atome vaut 12 u.m.a, donc :
12 g = N. 12 u.m.a ou encore
1 u.m.a = 1/ N = 1,66. 10-24 g = 1,66. 10-27 kg.
Masse molaire :
La masse d'une mole d'atomes d'un élément est appelée la masse molaire de l'atome.
5- Masse atomique relative
Dans le cas général, un élément possède un ou plusieurs isotopes ; donc la masse atomique sera la
somme des proportions relatives à chaque isotope.
m = Σ (xi. mi) u.m.a de même la masse molaire sera :
M = Σ (xi. Mi) (g/mole)

3
4

CHAPITRE II
MODELES CLASSIQUES DE L'ATOME
I - MODELE DE RUTHERFORD
Ce modèle est basé sur l'existence du noyau dans lequel est pratiquement concentrée toute la masse
de l'atome et autour duquel gravitent des électrons.
La stabilité mécanique résulte de la compensation des forces d'attractions Fa par les forces
centrifuges Fc dues à la rotation des électrons autour du noyau.
L'avantage de ce modèle c'est qu'il ne fait appel qu'aux lois de la mécanique classique.
Par contre, il présente des inconvénients
• La théorie électromagnétique exige que l'électron rayonne des ondes électromagnétiques, donc il
va perdre de l'énergie et finirait par tomber sur le noyau.
• L'énergie lumineuse émise varie de façon continue.
Ces deux conclusions sont en contradiction avec l'expérience.

II MODELE DE BOHR
1- Description (cas de l’atome d’hydrogène)
Pour lever les contradictions, Bohr propose quatre hypothèses :
• Dans l’atome, le noyau est immobile alors que l’électron de masse m se déplace autour
du noyau selon une orbite circulaire de rayon r.
• L’électron ne peut se trouver que sur des orbites privilégiées sans émettre de l’énergie ;
on les appelle « orbites stationnaires »
• Lorsque l’électron passe d’un niveau à un autre il émet ou absorbe de l’énergie :
∆E ═ h 
• Le moment cinétique de l’électron ne peut prendre que des valeurs entières
(quantification de moment cinétique) : mvr = nh / 2 ou h : constante de Planck et n :
entier naturel.
2- Aspect quantitatif de l’atome de Bohr
Le système est stable par les deux forces :
e2 1
• Force d’attraction F a = k 2 avec k = et k = 9.10 9 MKSA
r 4 0
mv 2
• Force centrifuge Fc =
r
mv 2 e2
= k 2
r r
mvr = nh / 2
Rayon de l’orbite :
De ces relations on tire la formule qui permet de calculer le rayon r de l’atome d’hydrogène
h2
r = n2
4 2 kme 2

4
5

Pour n = 1 (état fondamentale : l’électron occupe l’orbite de rayon r1= 5,29.10-11m. V 1=


6 -1
2.187.10 ms
Energie totale du système :
ET = EC + EP
EC : énergie cinétique
EP : énergie potentielle, elle est due à l’attraction du noyau, c’est le travail fourni par la force
électrostatique pour amener l’électron de l’infinie à la distance r :
r
e2
r  1 e2
E P =  K 2 dr = Ke 2 −  = − K ; Ec = mv2 /2
 r  r  r
1 2 2 K 2 me 4
ET = -
n2 h2
• m = 9,1.10-31kg
• e = 1,6 10-19C
• h = 6,62.10-34Js
• K = 9. 109 en MKSA
AN : on trouve que ET = - 2,179.10-18J = -13,6 eV pour n = 1
Sachant que : 1eV = 1,602.10-19J
13,6
ET = - 2 eV
n

3 Absorption et émission d’énergie


Un électron ne peut absorber ou libérer de l’énergie c.à.d. rayonné qu’en passant d’un niveau
(orbite) à un autre.
La quantité d’énergie absorbée ou émise est égale à la différence d’énergie entre les deux niveaux
(relation de Planck)
∆E = |Ef – Ei | = h 
Ef : énergie finale
Ei : énergie initiale
h : constante de Planck
 : Fréquence de radiation
Absorption : Lorsqu’un électron passe d’un niveau n (orbites de rayon rn) à un niveau p (orbites de
rayon rp) si p > n il absorbe une radiation de fréquence  n− p
Emission : lorsqu’un électron passe d’un niveau p à un niveau n (p > n), il émet une radiation de
fréquence  p−n
III RAYONNEMENT ELECTROMAGNETIQUE
Les rayons lumineux sont caractérisés par la propagation d’une onde électromagnétique à la vitesse
de la lumière (C = 3.108m/s). Cette onde est caractérisée par sa longueur d’onde  ou par son
1
nombre d’onde , avec  = .

Le spectre de l’ensemble des radiations peut se présenter de la façon suivante :
R  Rx UV Visible IR Onde radio
10 91 400 700 7400 nm
—|—|—|—|——— ˃

5
6

IV- SPECTRE D’EMISSION DE L’ATOME D’HYDROGENE


Le spectre de raie de l’atome d’hydrogène présente quatre raies principales dans le domaine du
visible
* 410 *434 *486 500 600 *656 700 nm
|─ ──|──|──|──|────|──˃
Quantification de l’énergie : L’énergie émise ou absorbée par un électron est donnée par:
∆E = |Ep – En | = h  avec p ˃ n. En remplaçant Ep et En par leurs expressions, on trouve :
2 2 K 2 me 4  1 1  2 2 K 2 me 4  1 1 
∆E = 2
 2 − 2  = h   = 3
 2 − 2 
h n p  h n p 
C C
On sait que  = CT =   = donc on a :
 
C 2 2 K 2 me 4  1 1 
=  2 − 2 
 h 3
n p 
1 2 2 K 2 me 4
 1 1 
=  2 − 2  = 
 h 3Cn p 
 1 1 
 = RH  2 − 2 
n p 
2 2 K 2 me 4
Avec RH = 3
appelé constante de Rydberg ; RH = 1, 0973740 107 m-1
hC
Cette relation permet de calculer les différentes longueurs d’onde. En général, on trouve plusieurs
séries de spectre selon l’état où se trouve l’électron.

Les transitions électromagnétiques : les différentes séries.


 1 1  1
• Série de Lymann : n = 1 et p ˃ 1 ;  = RH  2 − 2  avec  =
n p  
 1 1  1
• Série de Balmer : n = 2 et p ˃ 2 ;  = RH  2 − 2  avec  =
n p  
 1 1  1
• Série de Paschen : n = 3 et p ˃ 3 ;  = RH  2 − 2  avec  =
n p  
 1 1  1
Série de Bracchett : n = 4 et p ˃ 4 ;  = RH  2 − 2  avec  =

n p  
 1 1  1
• Série de Pfund : n = 5 et p ˃ 5 ;  = RH  2 − 2  avec  =
n p  
1
•  = ;  max correspond à ℷmin et pour p = ∞

1
•  = ;  min correspond à ℷmax et pour p = n+1

V. GENERALISATION AUX IONS HYDROGENOÏDES
Ce sont des ions qui ne possèdent qu’un seul électron
Exemple :
He (Z = 2) et l’ion He+ (1 électron et 2 protons)
Li (Z = 3) et l’ion Li++ (1 électron et 3 protons)
He+ et Li++ sont des ions hydrogénoïdes.
NB : La charge du noyau d’un hydrogenoïde est +Ze

6
7

L’énergie totale s’écrit :


ET = EC + EP
EC : énergie cinétique
EP : énergie potentielle, elle est due à la l’attraction du noyau, c’est le travail fourni par la force
électrostatique pour amener l’électron de l’infinie à la distance r :
Z 2 2 2 K 2 me 4 Z2
ET = - 2 et ET = - 13 ,6 eV
n h2 n2
2 2 K 2 me 4 2  1 1  2 2 K 2 me 4 2  1 1 
∆E = 2
Z 
 2
− 
2 
= h   = 3
Z  2 − 2 
h n p  h n p 
2 2 K 2 me 4 2  1 1 
= 3
Z  2 − 2 
hC n p 
 1 1 
 = RH Z2  2 − 2 
n p 
VI ENERGIE D’IONISATION

C’est l’énergie nécessaire pour amener l’électron de son état fondamental vers l’infinie.
H → H + + 1e
Avec  L fréquence limite et   = 0
 = h L =   − 1 = 13,6eV

7
8

CHAPITRE III
MODELE QUANTIQUE DE L'ATOME
I- NOTION DE LA MECANIQUE QUANTIQUE (ONDULATOIRE)
1) Dualité onde - corpuscule : Postulat de De Broglie
A toute particule (corpuscule) de masse m et de vitesse v est associée une onde de longueur d'onde
λ. On applique ainsi à la matière (exemple : un électron) le caractère combiné d'onde et de particule.
La relation de De Broglie s'écrit : λ = h/mv
λ : longueur d'onde
h : constante de Planck
mv : quantité de mouvement

2) Principe d'incertitude d'Heisenberg


Il est impossible de définir avec précision à la fois la position et la vitesse d'une particule.
Cela se traduit par la relation :
Δx. Δp ≥ h/2π
Δx : incertitude sur la position
Δp = mΔv : incertitude sur la quantité de mouvement

3) Notion de la probabilité de présence


En mécanique classique (conception de Bohr), l'étude du mouvement d'un électron consiste à
rechercher sa trajectoire avec précision, par contre en mécanique quantique on parle de la
probabilité de trouver l'électron en un certain point de l'espace.

Cette délocalisation dans l'espace est donnée par une fonction des coordonnées
de l'électron appelée fonction d'onde Ψ.

La probabilité de présence est :

dP = |Ψ(x,y,z,t)|2 dV

La fonction d'onde Ψ doit satisfaire une certaine condition de normalisation :

P = ∫espace |Ψ|2 dV = 1

On dit que la fonction d'onde est normée.

II - EQUATION DE SCHRÖDINGER POUR L'ATOME D'HYDROGENE


On appelle orbitales atomiques, les fonctions d'ondes des électrons atomiques.
En 1926, Schrödinger a montré que la fonction d'onde et l'énergie E sont solution d'une équation
aux dérivées partielles du second ordre.
L'équation de Schrödinger s'écrit :
[(-h2/8π2m).Δ + V] Ψ = EΨ
m : masse de l'e-
V : Opérateur énergie potentiel
E : énergie totale de l'électron, appelée valeur propre

8
9

Ψ : fonction d'onde appelée fonction propre


Cette équation peut se mettre sous la forme :
HΨ = EΨ
C'est le principe fondamental de la mécanique quantique.
H = (-h2/8π2m).Δ + V ; est appelé opérateur Hamiltonien d'hydrogène
Δ = ∂2/∂x2 + ∂2/∂y2 + ∂2/∂z2 ; est le Laplacien
La résolution de cette équation conduit aux différentes valeurs de E et Ψ :
1 2 2  2 me 4 1
En = -me / 8ε0 h n ;  n = − 2
4 2 2 2 ; avec  =
n h 2
4 0
C'est la même expression que celle trouvée par Bohr.
Avec la mécanique quantique on peut aussi expliquer la quantification de l'énergie.
Pour la fonction d'onde Ψ (orbitale atomique), elle fait intervenir trois nombres appelés "nombres
quantiques" qui caractérisent l'état d'un électron. Ces trois nombres sont : n ; l et m :
Les nombres quantiques : n ; l ; m et S
• n : nombre quantique principal (n = 1, 2,3,…∞) qui définit la couche quantique (énergie de
l'électron). On appelle couche l'ensemble des orbitales qui possèdent la même valeur de n.
Le nombre quantique principal n sert à différencier les couches électroniques :
- Pour n = 1 on a la couche K
- Pour n = 2 on a la couche L
- Pour n = 3 on a la couche M
- Pour n = 4 on a la couche N
- Pour n = 5 on a la couche O
- Pour n = 6 on a la couche P
- Pour n = 7 on a la couche Q
• l est le nombre quantique secondaire ou azimutal.
Les couches se divisent en sous couches. Pour différencier les différentes sous couches d’une même
couche, on a introduit le nombre quantique secondaire l. Il peut prendre toutes les valeurs comprises
entre 0 et n-1 : 0 ≤ l ≤ n-1 ; l définit la notion de sous-couche et détermine la géométrie des orbitales
atomiques.
Pour n = 1 on a l = 0. La sous couche 1s
Pour n = 2 on a l = 0 la sous couche 2s et l = 1 la sous couche 2p
Pour n = 3 on a l = 0 la sous couche 3s et l = 1 la sous couche 3p et l = 2 la sous couche 3d.
Pour n = 4 on a l = 0 la sous couche 4s ; l = 1 la sous couche 4p ; l = 2 la sous couche 4d ; l= 3 la
sous couche 4f
En règle générale : l =0 sous couche « s » ; l = 1 sous couche « p » ; l = 2 sous couche « d » et l
= 3 sous couche « f ».
On écrira » ns, np, nd ou nf « où n désigne le nombre quantique principal.
La sous couche s, a une forme sphérique.
La sous couche p a la forme d’un cor 8
c) Le nombre quantique magnétique noté : m
• Une sous couche peut prendre différentes orientations dans l’espace d’un champ
magnétique. Pour différencier les différentes orientations d’une sous couche dans l’espace
d’un champ magnétique, on a introduit le nombre quantique magnétique m.
• m est le nombre quantique magnétique, il définit la case quantique.
m peut prendre toutes les valeurs comprises entre -l et +l : -l ≤ m ≤ +l

9
10

-l ≤ m ≤+l
* l = 0 ; ‘s’on a m = 0 une orbitale
* l = 1 ; ’p’ on a m = -1; 0; +1
3 orbitales
* l = 2 ; ‘d’on a m = -2; -1; 0; +1, +2 on a 5 orbitales

* l = 3 ;’f’ on a m = -3 ; -2 ; -1 ; 0 ; +1 ; +2 ; +3 on a sept orbitales

• Il y a 2l+1 valeurs de m (2l+1 orbitales).


Chaque orbitale atomique est donc caractérisée par une combinaison des trois nombres quantiques
n, l et m.
A chaque valeur de l, on lui fait correspondre une fonction d'onde que l'on désigne par une lettre :
* Si l = 0, on dit qu'on a l'orbitale s
* Si l = 1 → orbitales p
* Si l = 2 → orbitales d
* Si l = 3 → orbitales f
d) Introduction du nombre quantique de spin : noté S
Pour décrire totalement l'électron d'un atome, il faut lui attribuer un quatrième nombre quantique
(noté s ou ms) lié à la rotation autour de lui-même. L’électron est assimilé a une toupie, pouvant
tourner autour de son axe, pour différencier les sens de rotation on a introduit le spin « s » on a deux
sens de rotation possible. Ce nombre ne peut prendre que deux valeurs: S = +1/2 (↑) ou S=-
1/2 (↓)
D'une façon générale, pour une couche n donnée, on aura n sous-couches, n2 orbitales et 2 n2
électrons au maximum.
N.B. Une orbitale contient au maximum deux électrons de Spins opposés.
e) Représentation des orbitales.
Chaque orbitale représente à la fois la fonction d'onde Ψ et la distribution électronique qui en
découle (probabilité de présence).

1- Orbitale s :
Les orbitales s sont caractérisées par l = 0 et m = 0, s a la forme d’une sphère.
Toutes les orbitales s (ns) ; sont de symétrie sphérique car la probabilité de présence de l'électron
varie de la même façon dans toutes les directions autour du noyau.

2- Orbitales p :
Pour l = 1 ; m = -1, 0, 1, trois orbitales p. On parle des orbitales px, py et pz ayant la même forme
celle d’un cor, corne qui servait d’appel aux chasseurs, mais chacune est allongée sur une des trois
axes perpendiculaires.
Une orbitale p possède un "plan nodal", dans lequel la probabilité de trouver l'électron est nulle. Ce
plan passe par le noyau.

3- Orbitales d :
Si l = 2 : m = -2 ; -1 ; 0 ; 1 ; 2 on a cinq orbitales d

4- Orbitales f :
Si l = 3 : m = -3 ; -2 ; -1 ; 0 ; 1 ; 2 ; 3 on a 7 orbitales f

10
11

III - STRUCTURE ELECTRONIQUE DES ATOMES POLYELECTRONIQUE


(CONFIGURATION ELECTRONIQUE)

Définition : La configuration électronique d'un atome est la répartition de Z électrons de l'atome


dans un état fondamental sur les orbitales atomiques.
Ce remplissage des orbitales atomiques s'effectue à l'aide des quatre règles générales.

a) Principe d'exclusion de PAULI


Dans un atome, deux électrons ne peuvent pas avoir leurs quatre nombres quantiques identiques :
Si deux électrons d'un atome occupent la même orbitale (même valeurs de n, l, m), ils diffèrent
forcement par le nombre quantique de spin S (l’un de spin +1/2 et l'autre de spin -1/2).
Remarque :
Une orbitale est définie par les trois nombres n, l et m. Il est commode de représenter les orbitales à
l'aide de cases quantiques.

b) Principe de stabilité
Les électrons occupent les niveaux d'énergie les plus bas dans la limite des places disponibles.

c) Règle de HUND
A l'état fondamental, quand les électrons se placent dans une sous-couche multiple (p, d, f), ils
occupent le maximum d'orbitales de même énergie avec des électrons célibataires qui ont des spins
parallèles (même valeur de s).

d) Règle de KLECHKOVSKI
L'ordre des énergies croissantes est l'ordre des valeurs croissantes de la somme (n +l).
Si deux sous-couches correspondent à la même valeur de (n + l), la sous-couche avec la plus petite
valeur de n, a l'énergie la plus basse elle se remplit en premier lieu.
Les orbitales d'une même sous-couche ont la même énergie.

Exceptions :
- Groupe du Chrome (Z = 24)
- Groupe du Cuivre (Z= 29)
Ces exceptions correspondent au demi-remplissage et au remplissage complet de la couche 3d. Elles
s’expliquent par le faible écart énergétique entre les orbitales 4s et 3d

CONFIGURATION ELECTRONIQUE DES ATOMES DANS LEUR ETAT


FONDAMENTAL
Pour un atome poly électronique, les valeurs propres de l’énergie, solutions de l’équation de
Schrödinger, dépendent des deux nombres quantiques n et l : elles sont notées En, l.
En règle générale :
• à n constant, En, l est d’autant plus haut que l est grand :
E3s (l=0) < E3p (l=1) < E3d (l=2) ;
• à l constant En, l est d’autant plus haut que n est grand : E1s < E2s < E3s.

Règle de Klechkowsky

11
12

Les sous-couches et les couches d’un atome poly électronique sont occupées par les
électrons, par ordre croissant de l’énergie : les électrons occupant d’abord les
niveaux de plus faible énergie.
Les O.A. se remplissent à (n + l) croissant ; si deux O.A. ont le même (n + l), c’est l’O.A.
de nombre quantique principal n le plus faible qui se remplit la première (fig.2).
En,
l8
8s 8p
7 7s 7p 7d
6 6s 6p 6d 6f
5 5s 5p 5d 5f
4 4s 4p 4d 4f
3 3s 3p 3d
2 2s 2p
1 1s
Disposition des O.A.
n l
Mettant en évidence l’ordre de remplissage
Ordre de remplissage des O.A. : 1s, 2s, 2p, 3s, 3p, 4s, 3d, 4p, 5s, 4d, 5p, 6s, 4f, 5d, 6p, 7s,
5f, 6d, 7p
EXO : 12Mg; 14Si; 16S; 18Ar; 23V; 34Se; 51Sb ; 24Cr ; 47Ag ; 29Cu ; 79Au

IV ENERGIE ET RAYON DES ORBITALES SELON SLATER

1. Règle de Slater

Nous avons vu, qu’à partir d’un système à deux électrons (atome d’hélium), la résolution
analytique exacte de l’équation de Schrödinger n’était plus possible. Dans le cas de plusieurs
électrons, la forme analytique du potentiel moyen V m est complexe, ce qui conduit à des
calculs nécessitant l’utilisation d’ordinateurs.

La règle de Slater permet d'avoir une estimation simple mais approchée de l'énergie des
orbitales et par là de l'énergie électronique totale de l'atome étudié. Par analogie avec
l'expression de l'énergie des orbitales de l'atome d'hydrogène, on peut
écrire selon Slater :

Où : ni est le nombre quantique principal définissant l'orbitale i


considérée ; Ei est l’énergie de l’électron « i » en eV.

Z eff = Z −  ij Où Zeff = Z -  i . Zeff = Z* est la charge efficace


j

Où Z est la charge du noyau considéré (numéro atomique)

 ij est le coefficient d’écran de l’électron j sur l’électron i. Elle traduit d'une part les interactions
entre électrons de la même orbitale et d'autre part entre électrons d'orbitales de même énergie ou
d'énergie différente.

Les O.A sont séparées en plusieurs groupes ou en familles Slater:

12
13

1s2s2p3s3p4s3d4p5s4d5p6s4f5d6p7s5f6d7p.

On fait le regroupement en familles Slater: 1s 2 s 2 p 3s3 p 3d 4 s 4 p 4d 4 f 5s5 p etc

Détermination de coefficient d’écran

Pour un électron de niveau n le coefficient d’écran  i relatif à l’électron i est égal à la somme des
coefficients d’écran de tous les électrons autre que l’électron i.Ce calcul s’effectue grace aux règles
suivantes :

• 0 pour les électrons d'énergie supérieure à celle de l'électron considéré.


• 0,30 pour la famille 1s
• 0,35 en général pour tous les électrons du groupe d'orbitales ayant la même valeur de nsnp.
• 0,85 pour les électrons s ou p et pour les autres électrons d, f. pour le niveau (n - 1).
• 1 pour tous les électrons des niveaux (n - 2) et inférieurs.

Ceci est repris dans le tableau suivant :

Tableau des constantes d'écran d'un électron j sur un électron i :


j i 1s 2s 2p 3s 3p 3d 4s 4p 4d

1s 0,3 0 0 0 0 0

2s 2p 0,85 0,35 0 0 0 0

3s 3p 1 0,85 0,35 0 0 0

3d 1 1 1 0,35 0 0

4s 4p 1 1 0,85 0,85 0,35 0

4d 1 1 1 1 1 0,35

NB : On voit que, avec l'approximation de Slater, on considère que les électrons s et p d'un même
niveau ont la même énergie (puisqu'ils subissent les mêmes constantes d'écran). Ceci, comme on l'a
vu auparavant n'est pas vrai dans des modèles plus élaborés.

Application :

Calcul des charges efficaces ressenties par les électrons du 16S.

• 16S : 1s22s22p63s23p4

13
14

8 6
• Séparation des O.A. en plusieurs groupes ou familles Slater : 1s 2 2s 2 p 3s3 p ; il y a
donc trois coefficients d’écran différents.
• Calcul de  1 :

 1 = 1  0,30 = 0,30 : un électron 1s ne subit l’effet d’écran que de l’autre électro 1s.

• Calcul de  2 :

 2 = (2  0,85) + (7  0,35) = 4,15 : Un électron 2s ou 2p subit l’effet d’écran de deux


électrons 1s, et de sept électrons de son groupe.

• Calcul de  3 :

 3 = (2  1) + (8  0,85) + (5  0,35) = 10,55 : Un électron 3s ou 3p subit l’effet d’écran des


deux électrons 1s, des huit électrons 2s ou 2p et de cinq électrons de son groupe.

• Charges efficaces du noyau agissant sur les différents électrons :

1*s = 16 − 0,3 = 15,7


 *2 s , 2 p = 16 − 4,15 = 11,85
 *3 s ,3 p = 16 − 10,55 = 5,45

2 Energie des orbitales, énergie des atomes

Dans l’approximation de Slater, l’énergie E d’un atome est égale à la somme des énergies E i des
électrons des différents groupes ou familles Slater. Pour un électron « i », l’énergie est donnée par
la relation;

L’énergie E d’un atome est donnée par la relation:

 = i =1 ni  i ;
m

L’énergie Ei de l’électron d’un groupe d’électrons de nombre quantique principal n est égale à
l’énergie de l’ion hydrogenoïde dans laquelle on remplace Z par Z*

Pour atténuer les différences entre les valeurs expérimentales et les valeurs calculées, il est
préférable d’utiliser la relation :

13,6 *2
i = − Z Avec
n *2

n 1 2 3 4 5 6

14
15

n* 1 2 3 3,7 4,0 4,2

Calcul des énergies de l’atome de 3Li, de l’ion Li+ ; en déduire l’énergie d’ionisation du lithium
correspondant à la réaction Li( g ) → Li(+g ) + 1e −

2 1
3 Li : 1s 2 s
 1 = 1  0,30 = 0,30  1*s = 3 − 0,30 = 2,7
 2 = 2  0,85 = 1,17  *2 s = 3 − 1,17 = 1,3
2,7 2 1,32
 Li = −13,6 2  2 + 1  2 = −204eV
1 2
Li + : 1s
2

 1 = 1  0,30  1*s = 3 − 0,3 = 2,7


 2,7 2 
 Li + = −13,6 2  2  = −198,3
 1 
Pour la réaction Li( g ) → LiLi+ ( g ) + 1e −
.. =  Li + −  Li = +5,7 eV
la valeur exp érimentale est de 5,4 eV

3 Rayon des orbitales, rayon atomique

Il s’agit de la distance pour la quelle la probabilité de présence radiale associée aux électrons
externes est maximale. On peut prendre comme valeur simplifiée de son expression :

n2
ra = a0 ; avec a0 = 53 pm rayon de Bohr
*

Z* de la dernière famille Slater ; n numéro de la dernière couche.

On peut assimiler en première approximation le rayon de l’orbite atomique à la plus externe au


rayon atomique, puisqu’il représente la distance la plus probable pour les électrons les plus externes.

Calculer ra(Ne) et ra(Na). Conclure.


8
10Ne : 1s2 2s 2 p

15
16

 2 = 2  0,85 + 7  0,35 = 4,15  *2 s , 2 p = 10 − 4,15 = 5,858


22
ra ( Ne ) = .53 = 36 pm
5,85
8 1
11 Na : 1s 2 2 s,2 p 3s
 3 = 2 1 + 8  0,85 = 8,8  *3s = 11 − 8,8 = 2,2
32
ra ( Na ) = .53 = 217 pm
2,2

Il y a une brusque discontinuité du rayon atomique par addition d’un électron externe sur une
orbitale s.

Applications :

a) Calculons l'énergie d'ionisation E(i) de l'atome de carbone C.

La réaction d'ionisation de cet atome se traduit par la relation :

C —˃ C+ + e-

L'énergie d'ionisation est par définition, l'énergie qu'il faut fournir à cet atome de carbone pour lui
arracher un électron. Il est logique de penser, compte tenu de la quantification des niveaux d'énergie,
que l'on va arracher l'électron le moins fortement lié au noyau, à savoir un électron qui est caractérisé
par la valeur de n la plus élevée (énergie minimale). La structure électronique de l'atome de carbone
est : 6C : 1s2 2s2 2p2

L’électron qui va être arraché appartient au niveau n = 2; c'est l’électron 2p qui a le niveau
énergétique le plus haut : la structure électronique de l'ion C+ sera donc : 6C+ : 1s2 2s2 2p1

L’énergie électronique totale ET d'un atome est donnée par la relation : ET =  niEi :

soit pour le carbone ET(C) = 2 E(1s) + 4 E(2s, 2p) avec :

E(2s, 2p) = - (1/2)2 x [6 - 3 x 0,35 - 2 x 0,85]2 x 13,62 = -35,97 eV

E(1s) = - (1/2)2 x [6 - 1 x 0,35]2 x 13,62 = -434,78 eV

D'où ET(C) = (2 x -434,78) + (4 x -35,97) = -1013,44 eV

L'énergie totale de l'ion C + est égale à : ET(C+) = 2 E(1s) + 3 E'(2s, 2p)

E'(2s, 2p) = - (1/2)2 x [6 - 2 x 0,35 - 2 x 0,85]2 x 13,62 = -44,13 eV

Le terme E (1s) est identique à celui de l’atome de carbone car les électrons 1s ne subissent pas
l'effet d'écran des électrons 2s et 2p qui sont moins stables et donc plus éloignés du noyau.

D'où ET(C+) = (2 x -434,78) + (3 x -44,13) = -1001,95 eV

Conformément à sa définition, l'énergie d'ionisation E(i) est égale à :

16
17

E(i) = ET(C+) - ET(C)


Soit E(i) = -1001,95 - (-1013,44) = 11,49 eV

Cette énergie est positive, car c'est de l'énergie fournie au système; cette valeur calculée est en bon
accord avec l'expérience : E(i)exp = 11,2 eV

Remarque :

- L'accord entre la valeur calculée et la valeur expérimentale n'est pas aussi


satisfaisant au fur et à mesure que la valeur de Z augmente. Ce résultat ne doit
pas nous surprendre car lorsque Z augmente les interactions entre électrons
deviennent de plus en plus nombreuses et ne peuvent être traduites par un seul
paramètre.

b) Calculer le rayon de Ne ; et le rayon de Na. Conclure :


8
10 Ne : 1s 2 2 s 2 p
 2 = (2  0,85) + (7  0,35) = 4,15; *2 s , 2 p = 10 − 4,15 = 5,85
22
ra (e ) =  53 = 36 pm
5,85
 a : 1s 2 2 s 2 p 3s3 p
8 1

 3 = (2 1) + (8  0,85) = 8,8; *3s = 11 − 8,8 = 2,2


32
ra ( Na ) =  53 = 217 pm
2,2

Il ya une brusque discontinuité du rayon atomique par addition d’un électron externe sur une orbitale
s

4. Electrons de valence, électrons de cœur

A la suite de l’étude énergétique, on distingue autour du noyau de l’atome :

- Les électrons internes, ou électrons de cœur, fortement liés au noyau. Ces électrons n’interviennent
pas dans les propriétés chimiques de l’atome. ;k

- Les électron externes ou électrons de valence. Ce sont eux qui vont être échangés ou partagés
lorsque l’atome va établir des liaisons chimiques. De l’énergie des orbitales atomiques des électrons
de la couche de valence dépendent les propriétés de l’atome.

Chapitre IV
CLASSIFICATION PERIODIQUE ET PROPRIETES DES ELEMENTS
I) Description du tableau périodique de Mendeleïev
Le tableau périodique est une conséquence des configurations électroniques. La classification
périodique est basée sur la formation de groupes constitués par les éléments (de numéro atomique
Z) possédant des propriétés analogues.
1s| 2s, 2p| 3s, 3p| 4s, 3d 4p| 5s, 4d, 5p| 6s, 4f, 5d, 6p| 7s, 5f, 6d, 7p|

17
18

S f d p
1s1 1s2
2 éléments
2s1-2 2p1-6 8 éléments
3s1-2 3p1-6 8 éléments
4s1-2 3d1-10 4p1-6 18 éléments
5s1-2 4d1-10 5p1-6 18 éléments
6s1-2 4f1-14 5d1-10 6p1-6 32 éléments
7s1-2 5f1-14 6d1-10 7p1-6 32 éléments

• Le tableau périodique est constitué de 4 blocs : s, p, d et f.


• Les éléments d'une même ligne horizontale du tableau périodique constituent une
période. Ils sont au nombre de 7.
• Les éléments d'une même colonne ayant la même configuration électronique de la
couche externe constituent une famille ou groupe.
Le tableau périodique est constitué de 18 colonnes réparties en 9 groupes. Les 7 premiers comportent
chacun deux sous-groupes A et B selon l'état des électrons externes.

Sous-groupe A : contient les éléments dont la couche externe est ns ou np.


Sous-groupe B : contient les atomes qui possèdent un état » d » en cours de remplissage.

Les indices I, II, III,… indiquent le nombre d'électrons sur la couche externe, appelés électrons de
valence.
Les principales familles du tableau périodique sont :
Famille des alcalins : Groupe IA
Les éléments dont la configuration électronique externe est du type ns1.
Famille des alcalino-terreux : Groupe IIA
Leurs configurations électroniques externes sont de type ns2.
Famille des halogènes : Groupe VIIA
Leurs configurations électroniques externes sont de type ns2np5.
Famille des gaz rares
Tous ces éléments ont une configuration électronique externe de la forme ns2np6.
Famille des éléments de transition
Ce sont des éléments qui possèdent les orbitales d incomplètement remplies.
Eléments des triades
Ces éléments constituent le groupe VIII. On distingue trois types de triades :
- Triade du Fer (Fe, Co, Ni)
- Triade du palladium (Ru, Rh, Pd)
- Triade du platine (Os, Ir, Pt)
Eléments des terres rares
Ces éléments possèdent les orbitales f en cours de remplissage. On distingue les éléments qui
correspondent au remplissage de l'orbitale 4f : on les appelle les lanthanides.
Ceux qui correspondent au remplissage de l'orbitale 5f sont appelés les actinides.

II - Périodicité des propriétés


II-1- Rayon atomique ra
On peut définir le rayon atomique comme étant la moitié de la distance entre les centres des deux
atomes liés par une liaison simple.
• Sur une période : si Z augmente alors ra diminue
• Sur une colonne : si Z augmente alors ra augmente
II-2- Rayon ionique : ri

18
19

D'une manière générale :


* Les cations sont plus petits que leurs atomes parents : ri (cation) < ra
* Les anions sont plus gros que leurs atomes parents : ri (anion) > ra
* Pour les ions ayant la même configuration électronique (S 2-, Cl-, K+, Ca2+, Ti4+,…) : si Z augmente
; ri diminue
* A charges égales, le rayon ionique varie dans le même sens que le rayon atomique : si Z augmente
alors ri diminue
II-3- Energie d'ionisation (EI)
C'est l'énergie qu'il faut fournir pour arracher un électron à un atome (ou à un ion) dans l'état
fondamental et à l'état gazeux.
• Sur une même période : si Z augmente alors E.I augmente.
• Sur un même groupe : si Z augmente alors E.I diminue.
II-4- Affinité électronique (A.E)
C'est le phénomène inverse de l'ionisation.
L'affinité électronique d'un atome X est l'énergie dégagée lorsque cet atome capte un électron.
II-5- Electronégativité (E.N)
C'est le pouvoir d'attirer un électron par un élément. Un élément qui perd facilement un ou plusieurs
électrons est dit électropositif.
L'électronégativité χ d'un élément X peut être définit selon plusieurs échelles :
a- Echelle de Mulliken:
E.N(X) = χ (X) = [E.I (X) + A.E (X)] / 2*3.15
b- Echelle de Pauling :
E.N(X) - E.N(Y) = 0,208 (∆XY)1/2
Avec Δxy = EXY – (EX2 EY2)1/2
EXY : énergie de liaison de la molécule XY
EX2 et EY2 : énergies de liaison des molécules X2 et Y2.
Pauling a fixé arbitrairement l'électronégativité du Fluor (élèment le plus électronégatif) :
E.N(F) =4
Evolution de l'électronégativité dans la classification périodique :
• Sur une même période : si Z augmente alors E.N augmente
• Sur un même groupe : si Z augmente alors E.N diminue
II-6- Valence
C'est la capacité de chaque atome à former une liaison. Sa valeur est égale au nombre d'électrons
non appariés (célibataires).
Exemple :
1) Hydrogène: 1s1; v= 1
2) Oxygène: 2s2 2p4; v= 2
3) Potassium : 4s1, v = 1
II-7 Propriétés magnétiques
- Diamagnétisme : Les atomes (ou molécules) ne possédant pas d'électrons célibataires sont dit
+diamagnétiques.
- Paramagnétisme : Les atomes (ou molécules) possédant des électrons célibataires sont dit
paramagnétiques.

Chapitre v : La liaison chimique


I- Définitions
a- Molécule
L’assemblage de deux ou plusieurs atomes est appelé molécule :
A + B -----> A – B
La liaison entre A et B ne pourra se former que si l’énergie du système A – B est plus faible que
l’énergie des deux atomes séparés.

19
20

b- liaison covalente
C’est une liaison qui s’obtient par mise en commun des électrons de valence de deux atomes en
contact.
Les deux électrons qui forment la liaison se trouvent à mi-distance de chaque noyau atomique.
A. + B. ------> A -- :---B
c- Liaison ionique
Lorsque la différence d’électronégativité entre les atomes A et B est très importante, les électrons
se trouvent attirés par l’atome le plus électronégatif et la liaison est dite du type ionique.
d- Moment dipolaire
Définition
Dans les molécules dissymétriques de type AB, les barycentres des charges positives P et des
charges négatives N ne coïncident pas. Ces molécules sont assimilables à un dipôle caractérisé par
un moment dipolaire μ, orienté conventionnellement du moins vers le plus :
μ= q. d
d : distance séparant les noyaux.
q = ZA .e + ZB .e
ZA et ZB sont les numéros atomiques des atomes A et B
Unité des moments dipolaires : le debye définit par 1D = 0,33. 10-29 C.m
Exemples
®
Cl ______ H ; F®______ Cl
μ = 1,08 D μ = 0,88 D
II- Représentation de Lewis
Lorsqu’un atome s’associe à un autre pour donner une molécule, il a tendance à saturer sa couche
externe et à prendre la configuration électronique du gaz rare le plus proche (règle de l’octet)
1-Cas des molécules diatomiques
F2 ; O2 ; N2 ; CN- ; CO…..

doublet liant

F F

doublet libre

2- Cas des molécules polyatomiques

Exemples : CH4, NH4+ , PCl5…


Le diagramme de Lewis permet d’expliquer la formation d’une simple, double ou triple liaison mais
il ne peut pas, nous renseigner sur le type de liaison ni sur la géométrie de la molécule.

III- Théorie des orbitales moléculaires : Combinaison linéaire des orbitales atomiques
(LCAO)
Dans la théorie quantique, chaque électron de l’atome est décrit par une orbitale atomique ψ. Dans
la molécule, chaque électron sera décrit par une fonction d’onde Φ appelée orbitale moléculaire.
Les axes de symétrie des orbitales atomiques doivent être soit colinéaires soit parallèles.
Il y a deux types de recouvrement :
- Un recouvrement frontal (ou encore axiale), lorsque les axes de symétries sont
colinéaires: la liaison est dite du type σ.

20
21

-
Un recouvrement latéral lorsque les axes de symétrie sont parallèles : La liaison
est dite du type π.
Il existe deux types d'orbitales moléculaires :
- Orbitale moléculaire liante responsable de la liaison ayant une énergie plus faible
que celle des orbitales atomiques.
- Orbitale moléculaire anti-liante qui a tendance à déstabiliser la liaison chimique.

1- molécules diatomiques
Dans la méthode LCAO, l’orbitale moléculaire Φ sera définie comme combinaison linéaire des
orbitales atomiques ψ :
Dans le cas d’une molécule AB
Φ = c1ψA + c2ψB
c1 et c2 sont des coefficients réels.
La probabilité de présence est :
dP = |Φ(x,y,z,t)|2 dV
La fonction d'onde Φ doit satisfaire une certaine condition de normalisation :
P = ∫espace | Φ |2 dV = 1
• La combinaison de N orbitales atomiques conduit à la formation de N orbitales
moléculaires
• Deux orbitales atomiques ne peuvent se combiner que si :
- Leurs énergies sont voisines.
- Elles ont la même symétrie par rapport à l'axe de recouvrement.

D’une manière très sommaire pouvons dire que, selon la théorie des orbitales moléculaires, il est
possible de construire les molécules de la façon suivante :
Les deux noyaux des atomes, à partir desquels se forme la molécule, occupent des positions fixes ;
les électrons remplissent ensuite les orbitales moléculaires, formées par combinaison d’orbitales
atomiques ; cet ordre de remplissage des orbitales moléculaires est le suivant dans de nombreux
cas :
 (1s )2  * (1s )2  (2s 2 ) * (2s )2  (2 pZ ) (2 p X ) =  (2 pY )4  * (2 p X ) =  * (2 pY )  * (2 pZ )2
4

De plus, l’instabilité d’une liaison anti liante détruit approximativement la stabilité d’une liaison
liante. Nous pouvons prédire ainsi la stabilité plus ou moins grande de certaines molécules, et la
non-existence de certains autres.
Diagramme énergétique
Exemples : Li2, Be2, B2, O2, N2, Ne2, F2
Li2 :  (1s )  * (1s )  (2s 2 )
2 2

Be2 :  (1s )  * (1s )  (2s 2 ) * (2s )


2 2 2

N2 :  (1s )  * (1s )  (2s 2 ) * (2s )  (2 pZ ) (2 p X ) =  (2 pY )


2 2 2 4

2 2
( ) 2 4

02 :  (1s )  * (1s )  2s 2  * (2s )  (2 p Z ) (2 p X ) =  (2 pY )  * (2 p X ) =  * (2 pY ) 2

La molécule du dioxygène représente un cas particulier. On peut considérer en première


approximation, que les deux atomes sont reliés par une double liaison, les deux électrons anti liants
détruisant l’effet de deux électrons liants.
Ordre de liaison :
Il est défini par l’expression :
lL = ½ (n - n*)
n : nombre d’électrons des orbitales liantes
n* : nombre d’électrons des orbitales anti liantes
lL : nombre de liaisons entre les atomes.
2- Molécules poly atomiques :

21
22

a- Hybridation
La théorie d’hybridation permet d’expliquer la géométrie de certaines molécules. Elle donne aussi
les valeurs des angles que font entre elles les directions des liaisons dans une molécule poly
atomique.
Il existe trois types d’hybridation : sp3, sp2 et sp1.
Hybridation sp3 : tétragonale
Dans la molécule CH4, Les quatre liaisons C-H sont identiques. Elles font un angle de 109°28’.
Une structure tétraédrique régulière a été adoptée avec le carbone au centre de polyèdre et les atomes
d’hydrogène aux sommets.
Pour expliquer cette forme tétraédrique de CH4 on procède par étape.
• 1ère étape
Configuration du carbone à l’état fondamental : 1s2 2 s2 2 p2
On ne considère que les électrons de valence. Le carbone possède 2 électrons célibataires.
Il ne peut former que deux liaisons.
• 2ème étape
Configuration électronique du carbone à l’état excité : 1s2 2 s1 2 p3
Selon l’état excité :
Le carbone présente quatre électrons célibataires. On peut donc expliquer quatre liaisons dont
seulement trois sont identiques, ce qui est en désaccord avec l’expérience.
• 3ème étape
Orbitales hybrides sp3
On considère que le carbone dans son état réactionnel possède quatre orbitales hybrides équivalentes
qui sont obtenues en mélangeant les orbitales atomiques de base 2s, 2px, 2py et
2pz.
Hybridation sp2 : trigonale
Exemple : BF3
C’est une molécule plane. Les trois liaisons B-F sont identiques sur le même plan et font un angle
de 120° entre elles.
On procède comme précédemment.
On considère de la même manière que le bore dans son état réactionnel possède trois orbitales
équivalentes contenants chacune un électron. Ces orbitales sont dites hybrides sp 2. Elles sont
obtenues en combinant 2 orbitales p avec une orbitale s. Le bore dans son état garde une orbitale pz
pure.
Hybridation sp1 : diagonale ou linéaire
Exemple : l’acétylène C2H2
La molécule est linéaire. Les deux liaisons C-H sont identiques et font un angle de 180° entre elles.
Les orbitales hybrides sp1 sont obtenues par combinaison linéaire d’une orbitale s avec une orbitales
p (px par exemple).

b- Prévision de la géométrie des molécules : théorie de Gillespie


(Théorie de la répulsion des paires électroniques des couches de valence : VSEPR
L’objectif de la VSEPR est de prévoir la géométrie des molécules de type AX n à partir du nombre
de doublets électroniques mis en jeu autour de l’atome central A. n : nombre d’atomes X autour de
A (2 ≤ n ≤ 6).
Les doublets électroniques s’arrangent pour que les répulsions soient les plus faibles.
Selon le nombre de doublets libres et le nombre d’atomes X, les formes géométriques possibles qui
correspondent à la répulsion minimale sont données dans le tableau ci-dessous.
Remarque : Ces différents arrangements correspondent tous à des liaisons simples entre l’atome
central A et les atomes X.
Lorsqu’il existe une liaison multiple, la théorie VSEPR la considère comme une liaison simple.

22
23

Exemple : dans la molécule H-CN on ne considère que deux liaisons et pas de doublets libres
(molécule type AX2). La géométrie et linéaire.
H2CO : type AX3 donc géométrie triangulaire
α <120° à cause l’encombrement électronique dans la direction CO.
* le même phénomène est rencontré dans le cas où l’atome central présente des doublets non liants.
Exemple : Dans les molécules CH4, NH3 et H2O, la géométrie de base est un tétraèdre, mais les
angles de liaison (HÂH) sont respectivement égaux à 109°28’, 107° et 105°.

Nombre de Arrangement Type de Géométrie Exemple


doublets molécule

2 Linéaire AX2 linéaire BeH2


3 Triangulaire AX3 Triangle BF3
AX2E équilatéral
Forme en V
(angle < 120°)
4 Tétraèdre AX4 Tétraèdre CH4

AX3E Pyramide trigonale NH3

23
24

AX2E2 (angle < 109°28’)

Forme en V H2O

(angle < 109°28’)


5 Pyramide trigonale AX5 Bipyramide trigonale PCl5

AX4E Tétraèdre irrégulier SF4

AX3E2 molécule en T CIF3


linéaire
AX2E3 XeF4

6 Octaèdre AX6 Octaèdre SF6


IF5
AX5E Pyramide à base
Carrée XeF4
AX4E2
Plan carré

24

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