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Tescia 13

Le document présente les instructions et les exercices pour l'épreuve 2 de Mathématiques Générales Avancées, Option B, qui se déroulera le 16 mars 2024. Il contient des questions à choix multiples, des questions à réponse brute et des questions à réponse rédigée, portant sur des thèmes tels que la logique, les produits de convolution de suites, et les propriétés des suites réelles. Les candidats doivent suivre des conseils pratiques pour maximiser leurs performances durant l'examen.

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2024

Mathématiques Générales Avancées


Épreuve 2, Option B
16 mars 2024
16h-17h30 heure de Paris
Code sujet :

Fonctionnement des questions


• Les questions à choix multiples sont numérotées M1, M2 etc. Le candidat y répond en noircissant la case correspondant à sa réponse
dans la feuille-réponse □. Pour chacune de ces questions, il y a une et une seule bonne réponse. Toute réponse fausse retire des points
aux candidats. Noircir plusieurs réponses à une même question a un effet de neutralisation (le candidat récoltera 0 point).
• Les questions à réponse brute sont numérotées L1, L2 etc. Elles ne demandent aucune justification : les résultats sont reportés par le
candidat dans le cadre correspondant sur la feuille-réponse △. Tout débordement de cadre est interdit.
• Les questions à réponse rédigée sont numérotées R1, R2 etc. Elles sont écrites dans le cadre correspondant sur la feuille-réponse ⃝ ou
la feuille-réponse △, selon le symbole précédant le numéro de la question. Tout débordement de cadre est interdit.

Conseils de bon sens


• L’énoncé est (très) long : il n’est absolument pas nécessaire d’avoir tout traité pour avoir une note et un classement excellents.
• Ne vous précipitez pas pour reporter vos réponses, notamment aux questions à choix multiples. Il est préférable d’avoir terminé un
exercice avant d’en reporter les réponses.
• Ne répondez jamais au hasard à une question à choix multiples !
• Selon l’exercice, les questions peuvent être dépendantes les unes des autres ou non. Soyez attentifs à la variété des situations.

TeSciA est une initiative de l’AORES (Association pour une Orientation Raisonnée vers l’Enseignement supérieur Scientifique).
Énoncés et feuilles-réponses réalisés à l’aide du logiciel libre Auto-Multiple-Choice.
Épreuve 2, Option B

Exercice 1. Logique : schémas de récurrence


Dans tout l’exercice, on considère une propriété P(n) dépendant d’un entier n ⩾ 0.
On dit qu’elle est universelle lorsque P(n) est vraie pour tout entier naturel n. Par exemple, lorsque P(n) est la
propriété « (n + 1)2 = n2 + 2n + 1 », elle est universelle, et lorsque P(n) est la propriété « (n + 1)2 = n2 + 1 » elle ne
l’est pas (étant fausse pour n = 1, par exemple).
On s’intéresse à des propriétés définies formellement à partir de P(n) qui, lorsqu’elles sont vraies, assurent que
P(n) est universelle.
Dans toutes les questions de l’exercice, on demande de dire si l’affirmation est vraie (quel que soit le choix de la
propriété P(n)), fausse (pour au moins une propriété P(n)), ou n’a pas de sens logique.

□ M1 Si P(n) implique P(n + 1) pour tout n ∈ N, alors P(n) est universelle.

A Faux B Non sens C Vrai

□ M2 Si P(0) est vraie et P(n) implique P(n + 1) pour tout n ∈ N, alors P(n) est universelle.

A Faux B Non sens C Vrai

□ M3 Si P(1) est vraie et P(n) implique P(n − 1) pour tout n ∈ N, alors P(n) est universelle.

A Non sens B Vrai C Faux

□ M4 Si P(1) est vraie et P(n) implique P(n + 1) et P(n − 1) pour tout n ∈ N∗ , alors P(n) est universelle.

A Vrai B Faux C Non sens

□ M5 Si P(0) est vraie et P(n) implique P(2n) pour tout n ∈ N, alors P(n) est universelle.

A Non sens B Faux C Vrai

□ M6 Si d’une part P(0) et P(1) sont vraies, et d’autre part P(n) implique P(2n) pour tout n ∈ N, alors P(n) est
universelle.

A Faux B Vrai C Non sens

□ M7 Si d’une part P(0) est vraie, et d’autre part P(n) implique P(2n) et P(2n + 1) pour tout n ∈ N, alors P(n)
est universelle.

A Non sens B Vrai C Faux

□ M8 Si d’une part P(0) et P(1) sont vraies, et d’autre part P(n) implique P(2n) et P(3n) pour tout n ∈ N, alors
P(n) est universelle.

A Non sens B Faux C Vrai

1
Mathématiques Générales Avancées

△ L1 Donner, sans justifier votre réponse, le plus petit ensemble d’entiers naturels A pour lequel ajouter l’hypothèse
« P(n) est vraie pour tout n dans A » à l’hypothèse « pour tout n dans N, P(n) implique P(2n) » suffit à assurer que
P(n) est universelle.

Exercice 2. Produit de convolution de deux suites


Dans tout l’exercice, on appelle suite réelle toute suite à termes réels définie à partir du rang 0.
Pour deux suites réelles u et v, on note u = v pour signifier que un = vn pour tout n ∈ N.
Lorsque a désigne un nombre réel, on note e a la suite réelle dont tous les termes sont égaux à a, autrement dit
an = a pour tout n ∈ N. En particulier 0 a tous ses termes nuls, et est appelée la suite nulle.
e e
On note e la suite réelle définie par e0 = 1 et en = 0 pour tout entier naturel n ⩾ 1.
Lorsque u = (un )n∈N et v = (vn )n∈N désignent deux suites réelles, on définit une nouvelle suite réelle, notée u ⋆ v
et appelée produit de convolution de u et v, en posant

(u ⋆ v)0 = u0 v0 , (u ⋆ v)1 = u1 v0 + u0 v1 , (u ⋆ v)2 = u2 v0 + u1 v1 + u0 v2

···

(u ⋆ v)n = un v0 + un−1 v1 + un−2 v2 + · · · + u1 vn−1 + u0 vn etc.

△ L2 On considère la suite u définie par u0 = 4, u1 = 2 et un = 1 pour tout entier n ⩾ 2. Donner la valeur


de (u ⋆ u)3 .

□ M9 On considère la suite u définie par u0 = 4, u1 = 2 et un = 1 pour tout entier n ⩾ 2. Alors (u ⋆ u)10 vaut :

A 18 B 19 C 12 D 29 E 28

Vrai ou faux ?
Dans les questions M11 à M14, on demande d’évaluer la validité des propositions indiquées.

□ M10 On a u ⋆ e
0=e
0 pour toute suite réelle u.

A Faux B Vrai

□ M11 On a u ⋆ e
1 = u pour toute suite réelle u.

A Faux B Vrai

□ M12 On a u ⋆ e = u pour toute suite réelle u.

A Faux B Vrai

2
Épreuve 2, Option B

□ M13 On a u ⋆ v = v ⋆ u quelles que soient les suites réelles u et v.

A Faux B Vrai

□ M14 On considère la suite réelle w définie par w0 = 0, w1 = 1 et wn = 0 pour tout entier naturel n ⩾ 2. Pour
toute suite réelle u et tout entier naturel n :
A (u ⋆ w)n = un+1
B (u ⋆ w)n = un−1
C aucune des autres réponses proposées n’est vraie en toute généralité
D (u ⋆ w)n+1 = un

□ M15 On considère la suite réelle u définie par un = 1 si n est pair, et un = 0 si n est impair ; on considère aussi
la suite réelle v définie par vn = 0 si n est pair, et vn = 1 si n est impair. Pour tout entier naturel n :
A (u ⋆ v)n = (n − 1)/2 si n est impair, et (u ⋆ v)n = 0 si n est pair
B (u ⋆ v)n = (n + 1)/2 si n est impair, et (u ⋆ v)n = 0 si n est pair
C (u ⋆ v)n = n/2 si n est pair, et (u ⋆ v)n = 0 si n est impair
D (u ⋆ v)n = (n + 2)/2 si n est pair, et (u ⋆ v)n = 0 si n est impair
E aucune des autres réponses proposées n’est vraie en toute généralité

Suites arithmétiques/géométriques

Dans les questions M17 à M21, on fixe deux suites réelles u et v. On rappelle que toute suite constante est
arithmétique (de raison 0).

□ M16 Si u et v sont constantes, alors u ⋆ v :


A est géométrique
B est arithmétique
C peut n’être ni arithmétique ni géométrique, selon le choix de u et v

□ M17 Si u et v sont arithmétiques alors u ⋆ v :


A n’est jamais arithmétique
B est arithmétique
C peut être arithmétique ou non, selon le choix de u et v

△ L3 On suppose u géométrique de raison 2 et v géométrique de raison 4. Donner une expression simplifiée de


(u ⋆ v)n en fonction de n, u0 et v0 .

□ M18 Si u et v sont géométriques de raisons non nulles différentes, et si u0 ̸= 0 et v0 ̸= 0, alors u ⋆ v :


A n’est jamais géométrique
B peut être géométrique ou non, selon les valeurs respectives de u et v
C est géométrique

3
Mathématiques Générales Avancées

□ M19 Si u et v sont géométriques de raisons non nulles différentes, et si u0 ̸= 0 et v0 ̸= 0, alors u ⋆ v :


A est la somme de deux suites géométriques
B n’est jamais la somme de deux suites géométriques
C peut être la somme de deux suites géométriques ou non, selon les valeurs respectives de u et v

⃝ R1 Justifier votre réponse à la question M19.

□ M20 Si u et v sont géométriques et de raisons différentes de 0 et 1, alors u ⋆ v :


A peut être arithmétique ou non, selon les valeurs respectives de u et v
B n’est jamais arithmétique
C est arithmétique

Valuation, résolution d’équations

0. Il existe donc un entier n ⩾ 0 tel que un ̸= 0, et on note α(u) le plus petit


Soit u une suite réelle différente de e
de ces entiers, appelé valuation de u. Par exemple, pour une suite u vérifiant u0 = 0, u1 = 0, u2 = −4 et u3 = 9, on
a α(u) = 2.

□ M21 Soit u et v deux suites réelles différentes de e 0. On note p la valuation de u, et q celle de v. On note m le plus
petit des entiers p et q, et M le plus grand d’entre eux. On peut alors affirmer :
A que (u ⋆ v)n = 0 pour tout entier naturel n < pq, mais que (u ⋆ v)pq ̸= 0
B que (u ⋆ v)n = 0 pour tout entier naturel n < M , mais que (u ⋆ v)M ̸= 0
C qu’aucune des autres affirmations n’est systématiquement vraie
D que (u ⋆ v)n = 0 pour tout entier naturel n < p + q, mais que (u ⋆ v)p+q ̸= 0
E que (u ⋆ v)n = 0 pour tout entier naturel n < m, mais que (u ⋆ v)m ̸= 0

□ M22 Soit u et v deux suites différentes de la suite nulle. On peut alors affirmer :
A que u ⋆ v n’est pas la suite nulle, et que sa valuation est le plus petit des entiers α(u) et α(v)
B qu’aucune des autres affirmations n’est systématiquement vraie
C que u ⋆ v n’est pas la suite nulle, et que sa valuation est α(u)α(v)
D que u ⋆ v n’est pas la suite nulle, et que sa valuation est le plus grand des entiers α(u) et α(v)
E que u ⋆ v n’est pas la suite nulle, et que sa valuation est α(u) + α(v)

□ M23 Soit b une suite réelle. S’il existe une suite réelle u telle que u ⋆ b = e, alors la conséquence la plus précise
que l’on puisse en tirer est :
A b0 ̸= 0
B aucune des autres affirmations n’est vraie en toute généralité
C bn ̸= 0 pour tout n ∈ N
D il existe un n ∈ N tel que bn ̸= 0
E b1 ̸= 0

4
Épreuve 2, Option B

□ M24 On fixe deux suites réelles b et c telles que b0 ̸= 0. L’affirmation la plus précise que l’on puisse soutenir est :
A aucune des autres affirmations ne peut être soutenue
B il existe plusieurs suites réelles u telles que u ⋆ b = c
C il n’existe aucune suite réelle u telle que u ⋆ b = c
D il existe une et une seule suite réelle u telle que u ⋆ b = c
E il existe au moins une suite réelle u telle que u ⋆ b = c

⃝ R2 Justifier votre réponse à la question précédente.

□ M25 Soit b une suite réelle non nulle. S’il existe une suite réelle u telle que u ⋆ u = b, alors :
A on peut affirmer que la valuation de u est impaire
B on peut affirmer que la valuation de b est paire
C aucune des autres affirmations ne peut être soutenue
D on peut affirmer que la valuation de b est impaire
E on peut affirmer que la valuation de u est paire

□ M26 Soit b une suite réelle telle que b0 > 0. On peut alors affirmer :
A qu’aucune des autres affirmations ne peut être soutenue
B qu’il existe exactement une suite réelle u telle que u ⋆ u = b
C qu’il existe une infinité de suites réelles u telles que u ⋆ u = b
D qu’il n’existe aucune suite réelle u telle que u ⋆ u = b
E qu’il existe exactement deux suites réelles u telles que u ⋆ u = b

Exercice 3. Suites réelles


On admet que les formules suivantes sont valables quels que soient les réels x et y :

sin(x + y) = sin(x) cos(y) + cos(x) sin(y) et cos(x + y) = cos(x) cos(y) − sin(x) sin(y).

On admet de plus l’inégalité :


pour tout x ∈ R, |sin(x)| ≤ |x| .

x = u + v
□ M27 Soit x et y deux nombres réels. En résolvant le système d’inconnues u et v, on obtient
y = u − v
l’identité :
A sin(x) − sin(y) = 2 cos( x−y ) sin( x+y )
2 2
B sin(x) − sin(y) = 2 cos( x+y ) sin( x+y )
2 2
C sin(x) − sin(y) = −2 cos( x+y ) sin( x−y )
2 2
D sin(x) − sin(y) = −2 cos( x−y ) sin( x+y )
2 2
E sin(x) − sin(y) = 2 cos( x+y ) sin( x−y )
2 2

5
Mathématiques Générales Avancées

□ M28 Soit x et y deux nombres réels. Parmi celles des inégalités suivantes qui sont vraies (quel que soit le choix
de x et y), la plus précise est :
A |sin(x) − sin(y)| ⩽ 1
2 |x − y|
B |sin(x) − sin(y)| ⩽ 1
2
C |sin(x) − sin(y)| ⩽ |x + y|
D |sin(x) − sin(y)| ⩽ 2 |x − y|
E |sin(x) − sin(y)| ⩽ |x − y|

Dans toute la suite, pour une suite u = (un )n∈N à termes réels, on considère la suite ∆u = (un+1 − un )n∈N . Par
exemple, si un = n2 pour tout entier n ⩾ 0, on a (∆u)n = un+1 − un = (n + 1)2 − n2 = 2n + 1 pour tout entier n ⩾ 0.
Dans les questions M29, M30 et M31, on examine quelques cas particuliers.


□ M29 On suppose que un = n pour tout n ∈ N. Alors la suite ∆u :
A n’a pas de limite
B a pour limite 0
1
C a pour limite √
2 n
1
D a pour limite
2
E a pour limite +∞


□ M30 On donne l’identité y 3 − x3 = (y − x)(y 2 + xy + x2 ) pour tous réels x et y. Pour u = (( n)3 )n∈N , la suite
∆u :
A a pour limite 1

3 n
B a pour limite
2
C a pour limite 0
D n’a pas de limite
E a pour limite +∞

π√ 
□ M31 Lorsque un = sin n pour tout n ∈ N, la suite ∆u :
2
A n’a pas de limite
B a pour limite 1
C a pour limite 2
D a pour limite 0
π
E a pour limite
4

6
Épreuve 2, Option B

□ M32 On revient au cas général d’une suite u de nombres réels. On suppose que ∆u est bornée (autrement dit,
majorée et minorée). L’affirmation la plus précise que l’on puisse soutenir est alors que :
A la suite u est convergente
B la suite u est majorée
un
C la suite de terme général est majorée
n
D aucune des autres affirmations ne peut être soutenue
E la suite u a tous ses termes positifs

⃝ R3 Justifier votre réponse à la question M32.


π√ 
□ M33 Lorsque un = sin n pour tout n ∈ N, la suite u :
2

A a pour limite sin( π)
B a pour limite 1
C a pour limite 0
D a pour limite −1
E n’a pas de limite

□ M34 On revient au cas général d’une suite u de nombres réels. Sachant que ∆u converge vers 0 et que u est
bornée, l’affirmation la plus précise que l’on puisse soutenir est que :
A aucune des autres affirmations ne peut être soutenue
B u n’a pas de limite finie
C u converge vers 0
D u converge vers 1
E il existe un rang n0 à partir duquel un ⩾ 0

□ M35 On suppose qu’il existe un entier n0 ⩾ 0 et un réel a > 0 tels que un+1 − un ⩾ a pour tout entier n ⩾ n0 .
L’affirmation la plus précise que l’on puisse soutenir est alors :
A u a pour limite na
B aucune des affirmations indiquées ne peut être soutenue
C dans certains cas la suite u converge, dans d’autres elle diverge
D u tend vers +∞
un
E tend vers a quand n tend vers +∞
n

□ M36 On suppose que un+1 − un ⩾ n pour tout entier naturel n. L’affirmation la plus précise que l’on puisse
soutenir est alors :
A la suite u tend vers +∞
un
B la suite de terme général converge vers 1
n2
u 1
C la suite de terme général n converge vers
n2 2
n2
D la suite u tend vers
2
u
E la suite de terme général n tend vers +∞
n

7
Mathématiques Générales Avancées

□ M37 On suppose que u0 ⩾ 0. On suppose que un+1 − un ⩾ 2n pour tout entier naturel n. L’affirmation la plus
précise que l’on puisse soutenir est alors :
u
A la suite de terme général n tend vers +∞
2n+1
B aucune des autres affirmations ne peut être soutenue
u 1
C on a n ⩾ pour tout entier n ⩾ 0
2n+1 4
un 1
D on a ⩾ pour tout entier n ⩾ 1
2n+1 4
u
E la suite de terme général n converge vers 1
2n+1

□ M38 Soit f une fonction de R+ dans R, deux fois dérivable et telle que la dérivée seconde f ′′ soit positive.
L’affirmation « pour tout entier naturel n ⩾ 1 on a f (n + 1) + f (n − 1) − 2f (n) ⩾ 0 » :
A est vraie quelle que soit la fonction f vérifiant les hypothèses
B est fausse quelle que soit la fonction f vérifiant les hypothèses
C peut être vraie ou fausse, selon la fonction f vérifiant les hypothèses

Suites convexes

On dit que la suite u est convexe lorsque la suite ∆u est croissante. Par exemple, la suite u = (n)n∈N est convexe
car ∆u est constante (donc croissante). On rappelle que toute suite constante est arithmétique (de raison 0).

△ L4 Préciser (par simple référence aux numéros), dans quels cas la suite u est convexe :

(1) un = n2 pour tout n ∈ N ;

(2) un = (ln(n + 1))2 pour tout n ∈ N ;

1
(3) un = n+1 pour tout n ∈ N ;

(4) un = en pour tout n ∈ N ;

1−n
(5) un = 1+n pour tout n ∈ N.

□ M39 On suppose que les suites u et −u sont convexes. L’affirmation la plus précise que l’on puisse soutenir est
alors que la suite u est :

A arithmétique B décroissante C croissante D constante E géométrique

□ M40 Si u est convexe et il existe un entier naturel n tel que un+1 − un > 0, alors :
A aucune des autres affirmations n’est vraie en toute généralité
B u tend vers +∞
C u est convergente
D u est strictement décroissante puis strictement croissante

8
Épreuve 2, Option B

□ M41 Si u est convexe et bornée alors la suite ∆u :


A tend vers +∞
B aucune des autres affirmations n’est vraie en toute généralité
C converge vers une limite non nulle
D converge vers 0
E n’a pas de limite (finie ou non)

□ M42 On suppose que u est convexe et bornée. L’affirmation la plus précise que l’on puisse soutenir est alors que :
A u est décroissante et convergente
B u est croissante et convergente
C u est négative
D u est positive
E u est convergente

Exercice 4. Systèmes de Steiner


On définit la terminologie suivante :
• Une paire d’un ensemble E est un sous-ensemble de E possédant exactement deux éléments. Par exemple, les
ensembles {1; 3} et {2; 4} sont des paires de l’ensemble {1; 2; 3; 4; 5}. On rappelle que les ensembles {3; 1} et
{1; 3} sont identiques puisqu’ils ont les mêmes éléments.
• Un triplet d’un ensemble E est un sous-ensemble de E possédant exactement trois éléments. Par exemple
{1; 2; 4} est un triplet de {1; 2; 3; 4; 5}, égal au triplet {4; 2; 1}, au triplet {1; 4; 2} etc.
• Une paire est dite incluse dans un triplet lorsque tout élément de la paire est aussi un élément du triplet. Par
exemple {1; 4} est incluse dans {1; 2; 4} (les éléments 1 et 4 sont tous deux dans {1; 2; 4}), mais {1; 5} n’est pas
incluse dans {1; 2; 4} car 5 appartient à {1; 5} mais pas à {1; 2; 4}.
Dans tout l’exercice, on note En l’ensemble des entiers naturels compris entre 1 et n, autrement dit

En = {1; 2; . . . ; n}.

Un peu de dénombrement
Dans les questions M43, M44 et M45, on considère les 7 sommets d’un heptagone convexe.

9
Mathématiques Générales Avancées

□ M43 Le nombre de paires de sommets de l’heptagone est :

A 14 B 42 C 21 D 13 E aucune des autres réponses proposées

□ M44 Le nombre de paires de sommets de l’heptagone qui ne sont pas côte-à-côte est :

A aucune des autres réponses proposées B 11 C 12 D 14 E 28

□ M45 Le nombre total de triangles que l’on peut former sur des sommets de l’heptagone et qui n’ont pas de côté
commun avec l’heptagone est :

A 7 B 21 C 2 D 3 E aucune des autres réponses proposées

□ M46 Soit un entier naturel n ≥ 3. Le nombre de paires de En et le nombre de triplets de En sont respectivement
égaux à :
A 2n−1 et 2n−2
n(n + 1) n(n + 1)(n + 2)
B et
2 3
n(n − 1) n(n − 1)(n − 2)
C et
2 6
n(n − 1) n(n − 1)(n − 2)
D et
2 3
n(n + 1) n(n + 1)(n + 2)
E et
2 6

△ L5 Donner tous les entiers n ⩾ 3 tels que En ait autant de paires que de triplets.

Introduction aux systèmes de Steiner

On considère dans la suite un ensemble fini E. Un système de Steiner sur E est un ensemble T tel que :

(i) Les éléments de T sont des triplets de E.

(ii) Toute paire {i; j} de E est incluse dans un et un seul élément de T .

Par exemple, pour E = {1; 2; 3} :

• l’ensemble T formé de {1; 2; 3} et {1; 2} n’est pas un système de Steiner car il n’est pas exclusivement constitué
de triplets (l’objet {1; 2} de T n’est pas un triplet) ;

• l’ensemble T formé du seul triplet {1; 2; 3} est bien un système de Steiner. En effet, {1; 2; 3} est bien un triplet,
et toute paire de {1; 2; 3} est incluse dans {1; 2; 3}, qui est le seul élément de T .

Autre exemple, sur E4 = {1; 2; 3; 4}, l’ensemble T formé des quatre triplets {1; 2; 3}, {1; 2; 4}, {2; 3; 4} et {1; 3; 4}
n’est pas un système de Steiner : bien que toute paire de E4 soit incluse dans l’un de ses éléments (ce que l’on vérifie
facilement), la paire {1; 2} est incluse dans plusieurs éléments de T .

10
Épreuve 2, Option B

□ M47 Sur E4 , l’ensemble T formé du seul triplet {1; 2; 3} :


A n’est pas un système de Steiner car T n’est pas constitué uniquement de triplets
B n’est pas un système de Steiner car n’importe quelle paire de E4 est incluse dans plusieurs éléments de T
C n’est pas un système de Steiner car au moins une paire de E4 n’est incluse dans aucun élément de T
D est un système de Steiner
E n’est pas un système de Steiner car au moins une paire de E4 est incluse dans plusieurs éléments de T

□ M48 Sur E4 , l’ensemble T formé des triplets {1; 2; 3}, {1; 2; 4} et {2; 3; 4} :
A n’est pas un système de Steiner car au moins une paire de E4 n’est incluse dans aucun élément de T
B n’est pas un système de Steiner car T n’est pas constitué uniquement de triplets
C est un système de Steiner
D n’est pas un système de Steiner car au moins une paire de E4 est incluse dans plusieurs éléments de T
E n’est pas un système de Steiner car n’importe quelle paire de E4 est incluse dans plusieurs éléments de T

Vrai ou faux ?

□ M49 Il existe un et un seul système de Steiner sur E3 .

A Vrai B Faux

□ M50 Il existe un système de Steiner sur E4 .

A Faux B Vrai

□ M51 Il existe un système de Steiner sur E5 .

A Faux B Vrai

⃝ R4 Justifier votre réponse à la question M51.

□ M52 Pour obtenir un système de Steiner sur E7 , quels triplets adjoindre aux triplets
{1; 2; 3}, {1; 6; 7}, {2; 4; 6}, {3; 4; 7} et {3; 5; 6} ?
A {2; 5; 7} et {1; 4; 5}
B aucune des autres réponses proposées ne convient
C {2; 5; 6} et {1; 4; 7}
D {2; 5; 7} et {1; 5; 6}
E {2; 4; 5} et {1; 5; 7}

Une construction sur un carré

On se place dans un plan euclidien, muni d’un repère orthonormal.

On considère un carré représenté par le dessin suivant :

11
Mathématiques Générales Avancées

On note E l’ensemble constitué des sommets du carré, des milieux des côtés, et du centre du carré. Ces points
sont représentés par des pastilles • sur le dessin.
On forme :

• l’ensemble Tc des triplets constitués de trois points de E alignés sur une droite parallèle à l’un des côtés du
carré ;
• l’ensemble Td constitués des deux diagonales {A; Ω; C} et {B; Ω; D}.

On réunit ces deux ensembles de triplets pour former un ensemble T .


□ M53 L’ensemble T n’est pas un système de Steiner sur E parce que :
A au moins une paire de E est incluse dans plusieurs éléments de T
B au moins une paire de E n’est incluse dans aucun élément de T
C T n’est pas constitué uniquement de triplets
D n’importe quelle paire de E sont incluses dans plusieurs éléments de T

△ L6 Quels triplets rajouter à T pour obtenir un système de Steiner sur E ?

On obtient ainsi plus généralement la construction suivante : étant donné deux triplets A = {x1 ; x2 ; x3 } et B =
{y1 ; y2 ; y3 } de nombres, on considère l’ensemble E des points du plan dont l’abscisse est dans A, et l’ordonnée dans
B. Alors E possède un système de Steiner, et mieux il existe un système de Steiner sur E contenant, entre autres :

• tous les triplets de points de E alignés sur une même droite horizontale ;
• tous les triplets de points de E alignés sur une même droite verticale.

□ M54 Ce qui précède permet d’affirmer :


A qu’aucun ensemble fini de cardinal 9 ne possède de système de Steiner
B que tout ensemble fini de cardinal 9 possède un système de Steiner
C que certains ensembles finis de cardinal 9 possèdent un système de Steiner, mais peut-être pas tous
D qu’aucune des autres affirmations n’est vraie

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Épreuve 2, Option B

Une idée séduisante


Pour une certaine valeur de l’entier n ⩾ 6, Jean-Pascal cherche à construire un système de Steiner sur En . On
suppose qu’il a déjà réussi :

• à partager En en deux sous-ensembles A et B, tous deux non vides, et sans élément commun ;
• à construire, avec quelque effort, un système de Steiner T sur A et un système de Steiner T ′ sur B.

Il réunit les deux systèmes, c’est-à-dire qu’il prend tous les triplets qui sont soit dans T soit dans T ′ . Il obtient ainsi
un ensemble T ∪ T ′ de triplets de En .
□ M55 L’ensemble T ∪ T ′ n’est pas un système de Steiner sur En parce que :
A au moins une paire de En n’est incluse dans aucun élément de T ∪ T ′
B T ∪ T ′ n’est pas constitué uniquement de triplets
C au moins une paire de En est incluse dans plusieurs éléments de T ∪ T ′
D toutes les paires de En sont incluses dans plusieurs éléments de T ∪ T ′

Jean-Pascal a bien compris que sa construction n’est pas suffisante. Il va donc tenter de la modifier, soit en retirant
des triplets à T ∪ T ′ , soit en rajoutant des triplets à T ∪ T ′ .
□ M56 Laquelle des affirmations suivantes est vraie ?
A Il est possible, pour au moins un jeu de données n, A, B, T, T ′ , d’obtenir un système de Steiner sur En à partir
de T ∪ T ′ en retirant certains triplets bien choisis
B Il est possible, pour au moins un jeu de données n, A, B, T, T ′ , d’obtenir un système de Steiner sur En à partir
de T ∪ T ′ en rajoutant certains triplets bien choisis
C Aucune des autres réponses n’est correcte

△ R5 Justifier votre réponse à la question M56.

Une autre idée séduisante


Jean-Pascal considère maintenant la situation suivante. Il prend deux entiers naturels n ⩾ 3 et p ⩾ 3 pour lesquels
il a réussi à construire un système de Steiner Tn sur En et un système de Steiner Tp sur Ep . Il considère l’ensemble F
des points du plan dont l’abscisse x est dans En et l’ordonnée y dans Ep . Il espère construire un système de Steiner
sur F .
□ M57 Si Jean-Pascal parvient à ses fins, il saura qu’il existe un système de Steiner sur EN pour N égal à :

A pn B np C n+p D aucun des autres nombres indiqués, en général E np

Jean-Pascal regroupe alors tous les triplets suivants :

(i) ceux qui sont formés de trois points ayant la même abscisse, et les ordonnées appartiennent à un même triplet
du système de Steiner Tp ;
(ii) ceux qui sont formés de trois points ayant la même ordonnée, et les abscisses appartiennent à un même triplet
du système de Steiner Tn ;
(iii) enfin, pour chaque triplet A dans Tn et chaque triplet B dans Tp , il prend tous les triplets d’un système de Steiner
décrit à partir de A et B entre les questions L6 et M54.

Il forme ainsi un ensemble de triplets qu’il note T . Jean-Pascal prétend alors que T est un système de Steiner sur F .
Voici son raisonnement :

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Mathématiques Générales Avancées

Soit {M, N } une paire de F .


Étape 1 : les points M et N sont différents, donc leurs coordonnées respectives (x; y) et (x′ ; y ′ ) vérifient x ̸= x′ et
y ̸= y ′ .
Étape 2 : Puisque {x; x′ } est une paire de En , on la rentre dans un unique triplet A du système Tn .
Étape 3 : Puisque {y; y ′ } est une paire de Ep , on la rentre dans un unique triplet B du système Tp .
Étape 4 : La paire {M ; N } est alors incluse dans un unique triplet construit à partir de A et B (point (iii) ci-dessus).
Étape 5 : La paire {M ; N } est alors incluse dans un unique élément du système T .
Chacune de ces étapes, en admettant la validité des précédentes, est soit juste, soit fausse car présente une erreur
logique, soit incomplète car une affirmation est vraie bien qu’elle ne découle pas évidemment de la situation.
□ M58 L’étape 1 est :

A fausse B juste C incomplète

□ M59 En admettant la validité des étapes précédentes, l’étape 2 est :

A juste B fausse C incomplète

□ M60 En admettant la validité des étapes précédentes, l’étape 3 est :

A fausse B incomplète C juste

□ M61 En admettant la validité des étapes précédentes, l’étape 4 est :

A incomplète B juste C fausse

□ M62 En admettant la validité des étapes précédentes, l’étape 5 est :

A juste B fausse C incomplète

Une question de cardinal


On suppose dans cette partie que En possède un système de Steiner T .

□ M63 Le nombre de paires de En qui contiennent 1 et le nombre de triplets dans T qui contiennent 1 sont
respectivement égaux à :

n+2 n−1 n+1


A n − 1 et B n et C n − 1 et
3 2 3
n−1
D aucune des autres réponses proposées, en général E n − 1 et
2

□ M64 Le nombre de triplets qui composent le système de Steiner T vaut :


n−1 n+1 n(n − 1) n+2
A B C D E n−1
2 2 6 3

△ L7 Parmi les entiers p tels que 3 ⩽ p ⩽ 10, préciser ceux pour lesquels Ep possède un système de Steiner.

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