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Réforme de la Facturation en RDC

La réforme de la facture électronique normalisée en République Démocratique du Congo vise à rendre obligatoire l'utilisation de dispositifs électroniques pour émettre des factures, afin d'améliorer la transparence fiscale et de lutter contre l'évasion fiscale. Cette réforme, mise en œuvre en trois phases entre 2024 et 2026, a pour objectifs de sécuriser la TVA, de digitaliser la facturation et de promouvoir la bonne gouvernance. Bien que la FEN puisse encourager la formalisation des entreprises informelles, elle présente également des défis tels que le coût d'acquisition des outils et la méfiance envers l'administration fiscale.

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Réforme de la Facturation en RDC

La réforme de la facture électronique normalisée en République Démocratique du Congo vise à rendre obligatoire l'utilisation de dispositifs électroniques pour émettre des factures, afin d'améliorer la transparence fiscale et de lutter contre l'évasion fiscale. Cette réforme, mise en œuvre en trois phases entre 2024 et 2026, a pour objectifs de sécuriser la TVA, de digitaliser la facturation et de promouvoir la bonne gouvernance. Bien que la FEN puisse encourager la formalisation des entreprises informelles, elle présente également des défis tels que le coût d'acquisition des outils et la méfiance envers l'administration fiscale.

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A.1.

La facture électronique normalisé

La réforme de la facture normalisée consiste à rendre obligatoire l’utilisation


par tous les contribuables qui sont concernés, des dispositifs électroniques
fiscaux pour délivrer des factures normalisées lors de la vente de biens et
services en République Démocratique du Congo.
Cette réforme est une initiative du Gouvernement visant à moderniser le
système de facturation des entreprises, à améliorer la transparence fiscale et à
créer un environnement propice à la libre concurrence entre opérateurs
économiques.
1. Contexte de la facture électronique normalisée en RDC
La RDC a adopté la FEN dans le cadre de son plan de numérisation fiscale.
Cette réforme vise à garantir la transparence des transactions économiques et
à lutter contre l'évasion fiscale, une problématique majeure dans le pays.
Les entreprises enregistrées auprès de l’administration fiscale sont désormais
tenues d’émettre des factures via un système électronique validé par l’État,
garantissant une traçabilité des transactions.
L’Administration Fiscale entend mettre en œuvre la réforme de façon
progressive, en trois phases, à savoir :
La phase pilote en 2024, la phase de généralisation aux assujettis à la TVA
2025et la phase de généralisation aux autres entreprises en 2026.
Et ils ont pour objectifs tant stratégiques qu’opérationnels visés par
l’administration fiscale à travers la réforme de la facture normalisée, se
résument en six points présentés comme suit :
- La sécurisation de la TVA payée par les consommateurs.
- La digitalisation de la facturation dans les entreprises.
- La promotion de l’économie formelle et la bonne gouvernance dans les
entreprises.
- La transparence fiscale et la sécurité des transactions commerciales.
- L’équité dans les termes de la concurrence.
- La simplification et l’efficacité des processus administratifs.

Fondement Juridique de la Réforme


La réforme de la facture normalisée est instituée et revue par les lois de
finances 2017 et 2023 qui ont modifié les dispositions des articles 38, 58, et 59
de l’Ordonnance-loi n° 10/001 du 20 août 2010 portant institution de la taxe
sur la valeur ajoutée. 1
1
Article 38 : Pour être déductible, la taxe sur la valeur ajoutée doit figurer : 1. de façon générale, sur une facture ou un autre
document en tenant lieu, dûment délivré par un assujetti et mentionnant son numéro impôt ; 2. en cas d’importation, sur la
déclaration de mise à la consommation établie par la douane ; 3. en cas de livraison de biens ou de prestation de services à soi-
même, sur une facture à soi-même.

Article 58 : Tout redevable de la taxe sur la valeur ajoutée qui livre des biens ou rend des services à un autre redevable ou
réclame à ce dernier des acomptes donnant lieu à exigibilité de la taxe doit lui délivrer une facture ou un document en tenant
Les modalités pratiques de mise en œuvre de la réforme sont précisées par le
Décret n°23/10 du 03 mars 2023 portant réglementation de la facture
normalisée et fixation des modalités de mise en œuvre des dispositifs
électroniques fiscaux et par des arrêtés fixant les conditions de
commercialisation et d’utilisation des dispositifs électroniques fiscaux Diverses
notes circulaires et notes de services prises par le Directeur Général des
Impôts complètent ce dispositif juridique qui sera complété par d’autres textes
au fur et à mesure de la mise en œuvre de la réforme 2.
Ce reforme permettent à l’administration fiscale congolaise de faire le gain
pour 3:
2. Avantages de la FEN
a. Amélioration de la transparence fiscale :
La FEN permet de limiter les transactions non déclarées en enregistrant toutes
les ventes dans un système centralisé accessible par l’administration fiscale.
b. Augmentation des recettes fiscales :
Grâce à une meilleure traçabilité des transactions, l’État peut élargir l’assiette
fiscale et améliorer le taux de collecte, en particulier dans les secteurs
informels et les entreprises peu enclines à déclarer leurs revenus.
c. Simplification des procédures fiscales :
Pour les contribuables, la FEN facilite la déclaration des taxes, comme la TVA,
en automatisant les processus. Cela réduit aussi les erreurs manuelles.
d. Réduction de la fraude fiscale :
Avec un contrôle direct sur les factures, l'administration peut détecter plus
facilement les fraudes comme la sous-déclaration des ventes ou les faux bilans
financiers.
e. Renforcement de la confiance des investisseurs :
La mise en place de systèmes modernes et transparents est un signal positif
pour les investisseurs nationaux et étrangers.

a) Les entreprises

lieu dont les mentions sont déterminées par voie réglementaire.

Article 59 : Toute personne, qu’elle ait ou non la qualité d’assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée, qui mentionne cette taxe sur
une facture ou tout autre document en tenant lieu, est redevable de cette taxe du seul fait de sa mention. Le fait pour un
redevable légal de ne pas inclure, pour quelque cause que ce soit, le montant de cette taxe dans le prix de ses produits ou 20
janvier 2012 Journal Officiel de la République Démocratique du Congo Première partie – n° spécial 29 30 services ne le dispense
pas du paiement de celle-ci. Lorsque la facture ou le document en tenant lieu ne correspond pas à la livraison d’une
marchandise ou à l’exécution d’une prestation de services ou fait état d’un prix qui ne doit pas être acquitté effectivement par
l’acheteur, la taxe est due par la personne qui l’a facturée. Cette taxe ne peut faire l’objet d’aucune déduction par la personne qui
a reçu la facture ou le document en tenant lieu. L’obligation de reversement n’exclut pas l’application des sanctions liées à la
facturation illégale de la taxe sur la valeur ajoutée prévue par la présente Ordonnance-loi.

2
Octobre 2023 portant mesures d'application du Décret n° 23/10 du 03 mars 2023 fixant les conditions de commercialisation
des dispositifs électroniques fiscaux physiques et systèmes de facturation d'entreprise en République Démocratique du Congo
3
La réforme de la facture normalisée en bref
 La conformité de la facturation des entreprises à la législation commerciale
et l’évitement des sanctions prévues à cet effet pour les cas de non-
conformité ;
• L’absence d’erreurs de calcul pour les contribuables qui utilisaient des
facturiers ou des cahiers des ventes ;
• L’absence d’erreur de liquidation des impôts figurant sur les factures ;
• La modernisation des processus de facturation dans l’entreprise ;
• La disponibilité des statistiques des ventes réalisées ;
• Facturation respectueuse de l'environnement (moins de papier) ;
• Une meilleure transparence avec l’administration fiscale ;
• Une meilleure équité dans les termes de la concurrence.
b) Les consommateurs
 La garantie du reversement effectif de la TVA supportée au Trésor Public ;
 La détention des preuves d’acquisition licites des biens achetés notamment
les biens d’équipement ;
 La jouissance paisible des droits du consommateur prévus par les textes ;

Pour émettre une facture normalisée, il faut utiliser un des dispositifs


électroniques fiscaux (DEF) prévus par l’administration fiscale de la manière
suivante :
• soit un système de facturation d’entreprise (SFE) connecté à un module de
contrôle de facturation physique (MCF) ou dématérialisé (e-MCF)
• soit une unité de facturation physique (UF) ou dématérialisée (e-UF) NB :
• Conformément aux dispositions légales et réglementaires, les frais
d’acquisition des DEF physiques ( UF et MCF) sont remboursés à 50% sur
demande des entreprises sous forme de crédit d’impôt imputable à l’IBP.
• l’utilisation de la plateforme e-DEF ( e-UF et e- MCF) est entièrement gratuite
 SYSTÈME DE FACTURATION D’ENTREPRISE (SFE)
Le Système de facturation d’entreprise est un logiciel de facturation répondant
aux spécifications définies par l’administration fiscale et qui a obtenu après la
procédure d’homologation, une attestation de conformité délivrée par le
Directeur Général des Impôts.
Le SFE est connecté à un MCF ou à un e-MCF pour pouvoir émettre des factures
normalisées.
 UNITÉ DE FACTURATION PHYSIQUE OU DÉMATÉRIALISÉE UF
L’UF physique est un appareil électronique conçu pour générer les ventes,
enregistrer les données de facturation, gérer les articles, générer des rapports,
collecter des données de facture, traiter des factures, imprimer des factures,
fournir des éléments de sécurité pour l’authentification et la vérification des
factures et transmettre des données à distance au serveur de l’administration
fiscale. Caractéristiques principales :
 L’UF dispose d’une batterie interne ayant une autonomie d’au moins (48)
heures ;
• fonctionne même en l’absence d’internet ;
• dispose d’un double écran (opérateur et client) et d’un clavier ;
• peut imprimer les factures ;
• est disponible en plusieurs modèles.

2.1 LES DISPOSITIFS ÉLECTRONIQUES FISCAUX

2.1.1. MODULE DE CONTRÔLE DE FACTURATION PHYSIQUE OU DÉMATÉRIALISÉ

MCF Le Module de Contrôle de Facturation (MCF) est un appareil électronique


conçu pour collecter des données de factures provenant des systèmes de
Facturation d’Entreprises (SFE), effectuer le traitement desdites données ;
fournir des éléments de sécurité pour l’authentification et la vérification des
factures et transmettre des données à distance au serveur de l’administration
fiscale.
Le MCF est utilisé par les entreprises disposant d’un SFE ou qui désirent
l’acquérir. Il fonctionne avec un SFE figurant sur la liste des SFE homologués
par l’Administration Fiscale.
Le e-MCF est la version dématérialisée de MCF, accessible sur la plateforme e-
DEF sur le lien de la direction générale des impôt RDC ; Il a les mêmes
fonctionnalités que le MCF.
Son utilisateur doit disposer d’une infrastructure minimale (Ordinateur ou
tablette ou téléphone, connexion internet, imprimante) et d’un SFE homologué
par l’Administration Fiscale.
2. Défis liés à la mise en œuvre de la FEN

CHOIX DE SON DEF


Les paramètres de choix du DEF sont contenus dans le tableau suivant La
caractéristique de la facture normalisée est qu’elle ne dispose pas d’éléments
matériels d’authentification comme les timbres et les stickers. Les éléments
d’authentification et de sécurité sont électroniques. Les clients des
contribuables doivent vérifier l’authenticité des factures normalisées pour
éviter de comptabiliser et de payer des factures falsifiées ou fausses.
a. Infrastructure technologique limitée :
Dans certaines régions, le manque d'accès à Internet, d'électricité et
d'équipements peut rendre l'utilisation de la FEN compliquée.
b. Résistance des entreprises :
Certaines entreprises, notamment les petites et moyennes entreprises (PME),
peuvent hésiter à adopter ce système en raison des coûts initiaux
(équipements, formation) ou de la méconnaissance des avantages.
c. Formation et sensibilisation :
Il est nécessaire de former à la fois les entreprises et les agents de
l’administration fiscale pour garantir une adoption efficace du système.
d. Risque de cybercriminalité :
Le stockage numérique des transactions expose le système à des
cyberattaques si des mesures de cybersécurité solides ne sont pas en place.
4. Impact sur les contribuables
Pour les grandes entreprises, la FEN représente un moyen d’automatiser et
d’optimiser leurs opérations fiscales. En revanche, pour les petites entreprises,
le coût d’acquisition des outils nécessaires (comme les machines de facturation
homologuées) pourrait être un frein. L’État doit donc prévoir des subventions
ou des incitations pour encourager l’adoption.
5. Mesures d'accompagnement nécessaires
Pour maximiser le succès de la FEN, plusieurs actions sont envisagées :
Conformément aux dispositions légales et réglementaires, seuls les SFE, UF et
MCF homologués par la Direction Générale des Impôts sont autorisés à être
vendus aux contribuables pour l’émission des factures normalisées.
A cette fin, une liste de distributeurs retenus par des fournisseurs agréés de
DEF physiques par zone de distribution et de fournisseurs de SFE sera publiée
périodiquement sur le site internet de la DGI.
La distribution des DEF physiques comprend la vente des DEF et les services
après-vente (activation, formation, assistance et maintenance). Pour ce qui est
des e-DEF4
1. Campagnes de sensibilisation : Pour informer les contribuables sur les
bénéfices de la FEN et leur rôle dans la modernisation fiscale.
2. Formation des agents fiscaux : Renforcer leurs compétences pour gérer
efficacement les nouvelles technologies.
3. Renforcement des infrastructures : Investir dans les technologies et
assurer l’accès au réseau Internet dans toutes les régions du pays.
4. Mise en place d’incitations : Réduction des coûts d’équipements ou des
crédits d’impôt pour encourager les PME à adopter la FEN.
5. Partenariat public-privé : Travailler avec le secteur privé pour développer
des solutions adaptées au contexte congolais.
6. Perspectives pour l'avenir
La FEN constitue une pierre angulaire de la transformation fiscale en RDC. Une
mise en œuvre réussie pourrait non seulement augmenter les recettes fiscales
mais aussi stimuler la formalisation de l’économie informelle. Elle pourrait
également servir de base pour d'autres réformes, telles que l'élargissement de

4
Leur utilisation se fait gratuitement lors de l’inscription à la plateforme e-DEF de la Direction Générale
des Impôts via le lien https://edef.dgirdc.cd.
la taxation au commerce électronique, notamment sur des plateformes comme
Amazon et Netflix.
La facture électronique normalisée est un outil prometteur pour la RDC, mais
son succès dépendra de l'engagement du gouvernement, de la coopération des
contribuables, et de la capacité à surmonter les défis techniques et
organisationnels. Une approche stratégique et inclusive est essentielle pour
garantir que cette réforme atteigne ses objectifs économiques et sociaux.
Nous allons plus nous orienter, notre recherche sur le secteur informel
Impact de la Facture Électronique Normalisée (FEN) sur le Secteur
Informel et Étude de Cas dans d'autres Pays
1. Impact de la FEN sur le secteur informel en RDC
Le secteur informel en RDC représente une part considérable de l’économie
nationale (estimé à plus de 60 % du PIB). La mise en place de la FEN pourrait
avoir des effets significatifs sur ce secteur, à la fois positifs et négatifs.
1.1. Effets positifs sur le secteur informel
 Encouragement à la formalisation des entreprises :
La FEN peut pousser les entreprises informelles à s’enregistrer
officiellement pour bénéficier d’un accès à des outils modernes de
facturation et d’éventuelles incitations fiscales (réductions d’impôts,
simplifications administratives).
 Accès au crédit et opportunités de croissance :
Une entreprise enregistrée qui utilise le système de FEN aura une
meilleure traçabilité de ses transactions, ce qui peut faciliter l’accès au
financement auprès des banques ou investisseurs.
 Réduction des pratiques frauduleuses :
Avec la FEN, les transactions des entreprises qui collaborent avec des
acteurs formels (fournisseurs, grandes entreprises) seront mieux suivies,
obligeant ainsi les acteurs informels à déclarer leurs activités.
 Augmentation de la compétitivité :
Les entreprises informelles qui se formalisent pourraient devenir plus
compétitives en accédant à de nouveaux marchés et en adoptant des
pratiques plus transparentes.
1.2. Défis pour le secteur informel
 Manque de sensibilisation :
Les petites entreprises informelles risquent de ne pas comprendre les
avantages de la FEN, ce qui pourrait freiner leur adoption.
 Coût d'acquisition des outils :
Pour beaucoup de petites entreprises informelles, les coûts d’acquisition
de machines de facturation homologuées ou de systèmes informatiques
pourraient être un obstacle.
 Méfiance envers l’administration fiscale :
Le manque de confiance des acteurs informels envers le gouvernement
peut les dissuader de se conformer à la réglementation.
 Accessibilité technologique :
Les zones rurales où l’accès à l’électricité et à Internet est limité peuvent
ralentir l’adoption de la FEN par les micro-entrepreneurs.
2. Étude de cas dans d'autres pays africains
Pour mieux comprendre l’impact de la FEN, examinons des expériences
similaires dans d'autres pays.
2.1. Rwanda : Une réussite en Afrique de l'Est
 Mise en œuvre :
Le Rwanda a introduit le système de facturation électronique en 2013
avec un programme strict d’enregistrement des contribuables et la
distribution d’équipements subventionnés pour les PME.
 Résultats :
o Augmentation significative des recettes fiscales : Les recettes de la
TVA ont augmenté de 20 % dans les deux premières années.
o Formalisation : De nombreuses entreprises du secteur informel se
sont enregistrées pour pouvoir utiliser les outils de facturation.
o Réduction de la fraude fiscale grâce à un suivi en temps réel des
transactions.
 Leçons apprises :
o L’implication des petites entreprises via des campagnes de
sensibilisation a été cruciale.
o Le gouvernement a investi dans l’infrastructure technologique et a
offert des subventions pour les outils nécessaires.
2.2. Kenya : Défis de l’adoption
 Mise en œuvre :
Le Kenya a introduit la facturation électronique en 2005, mais les PME ont
rencontré des difficultés en raison de coûts élevés et d’un manque de
formation.
 Résultats :
o L’impact initial a été limité, car de nombreuses entreprises ne se
sont pas conformées.
o Une adoption progressive a été observée après des réformes en
2020, où le gouvernement a simplifié les exigences et encouragé les
acteurs informels.
 Leçons apprises :
o La formation des contribuables est essentielle pour éviter une
résistance à la réforme.
o Une approche inclusive, avec des subventions ou des crédits, est
nécessaire pour toucher les petites entreprises.
2.3. Afrique du Sud : Un modèle avancé
 Mise en œuvre :
L’Afrique du Sud dispose d’un système avancé de facturation
électronique, soutenu par une administration fiscale numérisée (SARS).
 Résultats :
o L’automatisation des déclarations fiscales a réduit le temps
nécessaire pour la conformité fiscale.
o Les grandes entreprises ont adopté rapidement la technologie, mais
les PME ont eu besoin d’un accompagnement prolongé.
 Leçons apprises :
o Le succès repose sur un système fiscal stable, une infrastructure
technologique avancée, et un soutien continu aux petites
entreprises.
3. Recommandations pour la RDC
Pour garantir un impact positif sur le secteur informel et tirer parti des leçons
d’autres pays, la RDC devrait :
1. Soutien financier aux PME :
Offrir des subventions ou des financements à faible coût pour l’acquisition
des équipements de facturation.
2. Sensibilisation ciblée :
Organiser des campagnes éducatives dans les langues locales pour
expliquer les bénéfices de la FEN.
3. Simplification des procédures :
Créer des outils adaptés aux petites entreprises, comme des applications
mobiles de facturation pour les entrepreneurs en zones rurales.
4. Infrastructures :
Investir dans l’accès à Internet et à l’électricité, en particulier dans les
régions éloignées.
5. Adaptation progressive :
Prévoir une période de transition pendant laquelle les petites entreprises
informelles peuvent s’adapter au nouveau système avec des incitations à
la formalisation.
Conclusion
La FEN peut être un levier puissant pour intégrer le secteur informel à
l’économie formelle en RDC, mais son succès dépendra de mesures
d’accompagnement adaptées au contexte local. Les expériences réussies au
Rwanda et en Afrique du Sud montrent qu’une combinaison de technologie,
d’incitations et de sensibilisation peut transformer positivement le paysage
fiscal.

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