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Collège Moderne _Bondo

DRENET_Bondoukou

SUPPORT DE REVISION DE LA
METHODOLOGIE DE LA DISSERTATION
ET DU COMMENTAIRE DE DOCUMENT EN
HISTOIRE-GEOGRAPHIE

2ndeA
PREMIERE PARTIE

2
A. LA DISSERTATION

La dissertation consiste à exposer méthodiquement ses idées en vue de résoudre un


problème ou répondre à une question suscitée par un sujet. En outre, disserter revient à
discuter, à développer ou à donner son avis sur un sujet donné dans le but de convaincre le
lecteur ou le correcteur. Cet exercice amène l’élève à organiser avec méthode ses
connaissances sur une question. Il doit montrer sa capacité à raisonner, tenir un discours
logique, faire la preuve de son savoir dans un exposé démonstratif, cohérent, argumenté et
progressif. La dissertation en histoire comme en géographie comprend trois (03) parties :
 Une introduction
 Un développement
 Une conclusion

I. LES PARTIES DE LA DISSERTATION

1. L’introduction

En histoire comme en géographie l’introduction comprend trois (03) principales


parties ; la présentation du sujet, la problématique et l’annonce du plan.

a. La présentation du sujet

Présenter le sujet consiste à :


 Situer le sujet dans l’espace et/ou le temps. En histoire particulièrement on parle de
contexte historique qui consiste à rappeler les faits qui ont précédé ou provoqué ce
dont il est question dans le sujet, et qui sont nécessaires à la compréhension des
événements du sujet donné
 Monter que vous l’avez compris en précisant si besoin est le sens de certains mots,
le choix des bornes chronologiques et le cadre géographique.

b. La problématique du sujet

Avant de développer son sujet, l’élève doit trouver un fil conducteur ; c’est la
problématique qui est la question essentielle soulevée par le sujet car tout sujet pose toujours
un problème explicitement ou implicitement. Celui-ci (le problème) peut être exprimé de
façon affirmative ou interrogative selon l’aisance de style de l’élève. La deuxième forme est
la plus conseillée (sous la forme de question centrale).

NB : Evitez de poser plusieurs questions à ce niveau, limitez-vous à une seule question.

c. Annonce du plan

Cette partie consiste à annoncer les principales idées autour desquelles sera organisé le
devoir (les différentes parties du développement). Le plan doit toujours être annoncé très
clairement de manière à permettre au correcteur de saisir les différentes articulations du
devoir de l’élève.
3
 Quelques conseils utiles

Le correcteur forme sa première impression du devoir en lisant l’introduction donc elle


doit être soignée et rédigée entièrement au brouillon. La plupart des élèves commettent deux
principales erreurs au niveau de l’introduction qu’il faudra éviter :
 L’introduction « passe partout » c'est-à-dire trop vague et générale par rapport au
sujet. Exemple : commencer le devoir sur le commerce extérieur de la Côte
d’Ivoire par la présentation de l’intérêt du commerce pour tout pays.
 L’introduction « roman feuilleton » qui relate des événements trop antérieurs au
sujet. Exemple : raconter l’histoire depuis l’érection de la Côte d’Ivoire en colonie.

2. Le développement

C’est le corps du devoir. Il est organisé en deux ou trois parties maximum séparées.
Chaque partie constitue une réponse à la problématique annoncée dans l’introduction. La
démarche à suivre est la suivante :
 Au début de chaque partie, annoncer en une phrase, l’idée principale à développer
 Terminer chaque partie par une phrase de transition annonçant la partie suivante en 2
ou 3 lignes maximum
 Laisser un espace de 2 lignes entre l’introduction, le développement et la conclusion et
un espace d’une ligne entre les différentes parties du développement.

 Quelques conseils utiles

 Aérer son devoir


 A l’intérieur de chaque grande partie du développement, faire des paragraphes
 Pour toute nouvelle idée, aller à la ligne

 Bien argumenter
 Toute idée doit être développée et soutenue par des exemples précis ou des
preuves ; dates, lieux, événements, chiffres…
 Dans un paragraphe, on passe sans cesse de l’idée à l’exemple et inversement

 La cohérence
 Utiliser des mots de liaison ou connecteurs logiques tels qu’ainsi, aussi, cependant,
de plus, en revanche, mais, or… pour mettre en relation les idées et les illustrations
 Faire des transitions entre les parties et à l’intérieur des parties

 La syntaxe
 Rédiger au passé et au présent narratif à la première personne du pluriel (nous)
 Faire preuve de rigueur en écrivant correctement les mots sans être pédant et
fantaisiste
 Relire l’ensemble du devoir et corriger les fautes d’orthographe avant de rendre sa
copie
4
 Eviter d’utiliser le futur pour parler du passé

 La forme du devoir
 Eviter les longues phrases
 Eviter les déséquilibres prononcés entre les différentes parties du développement
 Eviter le style télégraphique et les abréviations à l’exception des sigles officiels

3. La conclusion

Comme l’introduction, la conclusion doit respecter des étapes bien définies ; le bilan et
l’ouverture.

a. Le bilan
Il faut dresser le bilan du devoir en répondant clairement à la problématique posée dans
l’introduction. Il ne s’agit pas ici de résumer les différentes parties du plan mais il faut
adopter une réponse synthétique sans ajouter de nouvelles idées.

b. L’ouverture
Dans cette partie, l’élève est invité à élargir si possible le débat en ouvrant de nouvelles
perspectives en rapport avec le sujet. Proscrire la multitude de questions naïves du genre ;
mais que va-t-il se passer ensuite ? Ou qui sont sans rapport avec le sujet.

Remarque : la conclusion est trop souvent négligée. Elle est pourtant capitale
puisqu’elle conditionne l’impression finale du correcteur sur le devoir. Prenez donc
l’habitude de la rédiger au brouillon juste après avoir composé l’introduction. Cela vous
évitera les maladresses de dernières minutes par manque de temps.

II. LES TYPES DE SUJETS ET DE PLANS

En histoire-géographie, il existe deux grands types de sujets proposés aux élèves qui
s’adaptent à cinq principaux types de plans.

1. Les types de sujets

a. Les sujets dits « questions de cours »


Ce sont les sujets aux contours bien définis, le cadre de référence étant un chapitre ou
une leçon du programme de cours ou du manuel. Ici l’élève doit montrer au correcteur qu’il
maîtrise son cours en y puisant l’essentiel de ses idées qu’il organisera méthodiquement pour
le convaincre.
Exemple de sujets:
 La traite atlantique
 L’agriculture ivoirienne

5
b. Les sujets de synthèse

Ce sont des sujets au champ d’étude vaste, couvrant plusieurs chapitres du


programme. L’élève doit avoir une connaissance élargie de ses cours et faire preuve d’esprit
de synthèse pour ne prendre que les idées essentielles pour organiser son argumentation.
Exemple de sujets :
 Le peuplement ancien de la CI : origines et organisations sociopolitiques
 Les secteurs d’activités économiques en Côte d’Ivoire.

2. Les types de plans

a. Le plan dialectique
C’est un plan généralement en trois parties : thèse, antithèse et synthèse et s’applique le
plus souvent aux sujets de synthèse.
 La thèse doit comporter des idées allant dans le sens de celles du sujet proposé. Il
faudrait montrer que le message contenu dans le sujet se vérifie.
 L’antithèse montre les limites c'est-à-dire les cas où la thèse ne s’applique pas
totalement.
 La synthèse ne reprend ni la thèse, encore moins l’antithèse, c’est plutôt le lieu de
faire ressortir une position plus élevée, non encore envisagée en vue de concilier les
deux premières parties en apparence contradictoires. Il existe plusieurs possibilités
de synthèses notamment la synthèse solution, synthèse condition ou synthèse autre
mesure relativement au problème.
Exemple de sujet:
 La croissance rapide de la population est un danger pour la CI

NB : En histoire-géographie la synthèse peut se retrouver dans la conclusion, l’élève n’est


donc pas obligé de faire d’elle une troisième partie du développement.

b. Le plan évolutif ou chronologique


Il concerne les sujets qui comportent des dates et qui mettent en relief une succession
d’événements bien définis dans le temps et dans l’espace.
Exemple de sujet :
 Le peuplement de la Côte d’Ivoire du XVI au XVIIIème siècle

c. Le plan comparatif
Il s’applique aux sujets dont le libellé permet de confronter deux éléments ou encore
deux situations de même nature pour en ressortir les points communs et les différences.
Exemple de sujet :
 L’organisation politique des krou et des akans : étude comparée.

d. Le plan analytique ou thématique


Il est aussi appelé plan cause-conséquences-solutions ou plan fondements-caractères-
problèmes et solutions. C’est un plan propice pour les sujets portant sur les grands problèmes
contemporains et les questions de cours.
Exemple de sujet: les facteurs de l’inégale répartition de la population mondiale
6
e. Le plan inventaire ou plan tableau
C’est un plan qui adhère à l’énoncé du sujet, il commente et illustre chaque point du
problème abordé sans faire de contradiction. Il suffit simplement d’énumérer les différentes
informations tout en restant logique dans son raisonnement.
Exemple de sujet:
 Les secteurs d’activités en Côte d’Ivoire.

Quelques propositions

TYPE DE SUJET EXEMPLE PROPOSITION DE PLAN


Le sujet comparatif Etude comparée de l’organisation politique et I- les ressemblances
socioculturelle des krou et des Akan lagunaires II- les différences
Le sujet évolutif ou La Côte d’Ivoire de 1946 à 1958 I- l’union française en 1946
chronologique II- la lutte et la répression
de 1947 à 1950
III- la collaboration de 1950
à 1958
le sujet dialectique L’impact de la dévaluation du franc CFA sur I- des aspects positifs
l’économie ivoirienne II- de nombreux aspects
négatifs
Le sujet analytique ou Le commerce extérieur de la Côte d’Ivoire I- les fondements
thématique II- les caractères
III- les problèmes et
solutions
Le sujet inventaire ou Les secteurs d’activités en Côte d’Ivoire I- l’agriculture et les
tableau ressources animales
II- l’industrie
III- le commerce et le
transport
Le sujet avec « et » Les USA et le bloc occidental I- les USA créent le bloc
occidental
II- les USA, leaders du bloc
occidental

7
DEUXIEME PARTIE

8
B. LE COMMENTAIRE DE DOCUMENT

Commenter un document, c’est utiliser ses connaissances pour l’expliquer, l’interpréter,


l’apprécier afin d’en saisir l’intérêt. Il permet à l’élève de faire preuve d’esprit critique. Le
document peut être un texte, un tableau statistique, un graphique, une carte etc.
Pour ce faire l’élève est guidé par des questions qui l’amènent en principe à faire :
 La présentation du document
 L’analyse du document
 La synthèse du document
Il faut donc que l’élève montre ses connaissances et soit précis et rigoureux dans ses
réponses.

I. LA CONFIGURATION DE L’EXERCICE

1. La présentation du document
Les questions portant sur la présentation du document, de manière générale invitent
l’élève à indiquer :
 La nature du document : il peut s’agir d’un extrait de discours, un article de
presse, une lettre, un tableau statistique…
 L’origine du document : ici l’élève doit donner le titre de l’ouvrage où a été
extrait le document. Il peut s’agir d’un journal, un livre,…
 L’auteur du document : ici l’élève doit faire ressortir des informations
concernant l’auteur nécessaires pour la compréhension du document (carrière,
fonction, rôle dans l’histoire…).
 La date du document : il s’agit d’indiquer quand le document a été écrit.
 Destinataire : il s’agit d’indiquer l’ensemble des personnes, des institutions,
pays à qui est destiné le document.
 Le contexte historique : c’est l’ensemble des événements qui viennent d’avoir
lieu ou qui se déroulent en même temps que le document (son écriture ou son
contenu) et qui ont une influence sur ce dernier.
 L’idée générale : pour la trouver, l’élève doit répondre intérieurement à la
question « de quoi parle le texte?». C’est l’idée centrale qui sert de fil conducteur
à l’ensemble du document. A ne pas confondre avec le titre. Elle doit être
exprimée de façon concise sous la forme d’un groupe nominal.

2. L’analyse du document
Les questions portant sur l’analyse visent l’exploitation profonde du document. A l’issu de
celles-ci, l’élève doit être capable d’expliquer, de critiquer, de commenter et d’analyser
n’importe quel document historique ou géographique.
 Expliquer : consiste à éclaircir ou éclairer une allusion, un passage du document,
le faire comprendre en ressortant les non-dits, en apportant les preuves des
affirmations de l’auteur.
 Critiquer : à ce niveau, l’élève doit porter un jugement raisonné et relever les
limites de la pensée de l’auteur ou de l’élément à expliquer.

9
 Commenter : le commentaire regroupe l’explication et la critique. Après avoir
justifié les propos de l’auteur, l’élève doit en montrer les insuffisances.
 Analyser : consiste à réorganiser de façon plus claire les propos de l’auteur
autour des différents centres d’intérêt identifiés dans le document puis les
expliquer.

3. La synthèse du document
Les questions portant sur la synthèse du document permettent de conclure en montrant
l’intérêt, l’apport du document à travers :
 La portée du document : il s’agit de montrer l’impact des faits rapportés par le
document sur la suite de l’histoire.
 L’intérêt du document : il s’agit de donner la position que le document nous
permet de prendre dans le débat qu’il aborde. Pour y arriver l’élève doit répondre
intérieurement aux questions suivantes : que pensez-vous de…? Etes-vous d’accord
avec…? Que retenir principalement de ce document?

 Quelques conseils pratiques pour le commentaire d’un texte


Les questions qui accompagnent le document ont pour but d’en faciliter la
compréhension, donc avant d’y répondre, il faut :
 Numéroter les lignes pour faciliter le repérage
 Lire attentivement le titre et le texte lui-même en soulignant les passages et les
mots importants ou difficiles
 Lire toutes les questions de façon attentive
 Répondre aux questions en tachant de respecter leur ordre, dans la mesure du
possible, surtout en histoire afin d’être aidé par la logique des questions
 Etre concis, tout en définissant autant que possible, les termes techniques
 Elucider toutes les allusions

 A éviter dans le commentaire d’un texte

La paraphrase c'est-à-dire répéter ce qui est dit dans le texte avec des mots
différents sans rien apporter de nouveau pour permettre la compréhension de la
position de l’auteur
Les déversements de cours, exposé général qui fait fi du contexte et qui s’éloigne
du texte
L’utilisation du texte comme prétexte pour faire étalage de ses connaissances
conduisant ainsi à perdre de vue la position précise du document sur le sujet
Faire une dissertation à partir du texte
Les abréviations à l’exception des sigles officiels
Le ton agressif, discourtois et les jugements de valeur
L’utilisation du style personnalisé du genre « je pense que … mon opinion sur le
sujet est »

10
C. LE COMMENTAIRE DES GRAPHIQUES

Les graphiques sont des représentations par des dessins de données numériques ou des
relations logiques. Ils doivent être commentés suivant la méthode générale d’étude de
document. Néanmoins, vous devez en connaître les clés de lecture spécifiques afin d’éviter
des erreurs d’interprétation et de graves contre-sens dans le commentaire.

I. LES DIFFERENTS TYPES DE GRAPHIQUES

1. Les graphiques circulaires ou semi-circulaires


C’est un diagramme qui se fait à partir d’un cercle ou un demi-cercle dans lequel on
représente les données statistiques en degré.

a. Méthode de construction
Un travail préliminaire est à faire avant de réaliser le diagramme. Il s’agit de faire
correspondre les données absolues en données relatives en degré. Ainsi lorsqu’il s’agit d’un
diagramme circulaire il faut faire correspondre la valeur totale des données statistiques à
360o et ensuite par la règle de trois faire correspondre chaque donnée statistique à sa valeur
en degré. Lorsqu’il s’agit d’un diagramme semi-circulaire, il faut faire correspondre la valeur
totale à 180o. Une fois le travail terminé, il faut à l’aide du rapporteur, représenter les valeurs
en degré dans le cercle ou le demi-cercle et faire la légende.

b. Exemple de représentation

72o

118o
90o

79o

2. L’histogramme
L’histogramme est un graphique constitué par une ou plusieurs bandes rectangulaires
ou des colonnes juxtaposées ou séparées très souvent verticales. Il sert à représenter des
distributions, des classements, des répartitions de données statistiques et d’établir des
comparaisons dans le temps et dans l’espace.

a. Méthode de construction
 Respecter l’échelle
 Mettre sur l’axe vertical les données à représenter
 Mettre sur l’axe horizontal les modalités
 Faire la légende

11
b. Exemple de représentation
pop.en millier

Année

3. La pyramide des âges


C’est un graphique qui permet d’étudier la structure de la population selon l’âge et le
sexe.

a. Méthode de construction
Il faut tracer sur un papier millimétré deux axes verticaux et parallèles entre lesquels on
mentionne les âges en fonction de l’échelle. On trace ensuite deux axes horizontaux
perpendiculaires aux axes verticaux, sur lesquels on mentionne à gauche les effectifs des
hommes et à droite les effectifs des femmes en fonction de l’échelle. Enfin on représente par
des bandes horizontales les données.

Age
b. Exemple de pyramide
90
85
75
70
65
60
55 FEMMES
HOMMES 50
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0

c. Aspect des pyramides


La pyramide des âges des pays en voie de développement a une base large et un
sommet effilé tandis que celle des pays développés a un sommet arrondi.

12
d. Explication
La base large des pyramides montre le fort pourcentage des jeunes dans la population.
Cela se traduit par le nombre important de naissances. Le sommet effilé montre le faible
pourcentage des personnes âgées dans la population lié à la faible espérance de vie.

4. Les graphiques en courbes ou « courbes d’évolution »


Ce type de graphique sert généralement à exprimer une évolution dans le temps.

II. METHODE D’ANALYSE DES GRAPHIQUES


Analyser ou commenter un graphique revient à le décrire puis à expliquer le caractère
du phénomène représenté.

1. La description du graphique
Elle se fait en deux phases :
 Commencer toujours par la tendance générale du document : Remarquer
l’homogénéité ou les disparités d’une répartition, ou notez l’évolution, sur
l’ensemble de la période, d’un phénomène (croissance, décroissance ou au
contraire stabilité). Afin de montrer que vous avez bien décrypté le document,
traduisez cette tendance par rapports (numérique ou proportionnel, entre la plus
élevée et la plus faible, ou entre la valeur de départ et celle d’arrivée).
 La deuxième étape : vise à dégager à l’intérieur des grands ensembles ou
tendances, des sous-ensembles ou accidents de variations. Il s’agit de l’analyse
détaillé du document.

Exemple de description de courbe selon le tableau suivant :

Années Population
1920 1 825 000
1930 2 075 000
1940 2 350 000
1945 2 525 000
1950 3 050 000
1955 3 775 000
1960 3 865 000
1975 6 709 000
1980 8 189 000
1988 10 815 000
1998 15 366 000
2005 19 800 000

Source : Direction nationale des statistiques de Côte d’Ivoire

13
Pop. En million
Évolution de la population ivoirienne de 1920 à 2005

20
19
18
17
16
15
14
13
12
11
10
8
6
5
4
3
2
1 année
1920 1925 1930 1935 1940 1945 1950 1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005

Echelle : 1cm 5 ans


1cm 1 000 000 d’habitants

Présentation du graphique
Ce document est une courbe d’évolution de la population ivoirienne de 1920 à 2005 à
partir des données statistiques de la direction nationale des statistiques de Côte d’Ivoire.

Description du graphique

 Tendance générale
On note une croissance continue de la population ivoirienne ; celle-ci est passée
d’environ deux (02) millions en 1920 à environ vingt (20) millions à l’an 2005 soit une
multiplication par dix(10).
 Les différentes phases d’évolution
On remarque deux phases dans l’évolution de la population de la Côte d’Ivoire. De
1920 à 1975 l’évolution est lente. La population a mis 55 ans pour augmenter d’environ 5
millions soit une moyenne d’augmentation annuelle de plus de quatre-vingt mille habitants.
De 1975 à l’an 2005, la croissance est rapide. En 30 ans, la population s’est multipliée
environ par 3 avec une croissance moyenne de plus de 660 000 habitants par an.

14
2. L’explication du graphique
A ce niveau, l’élève doit faire appel à ses connaissances historiques, géographiques,
économiques afin d’apporter des hypothèses expliquant les éléments dégagés dans votre
description.
Exemple : De 1920 à 1975, la population ivoirienne évolue lentement en raison :
 Du taux de mortalité infantile élevé,
 Des épidémies,
 L’insuffisance des centres de santé
En outre, le recensement de la population n’était pas maitrisé. En effet, beaucoup
d’habitations n’étaient pas accessibles, faute de routes impraticables ; de plus, l’impôt de
capitation et des raisons culturelles, constituaient des freins au recensement pour certaines
populations.
Mais de 1975 à 2005, la croissance s’accélère car on assiste :
 Au maintien d’une forte natalité
 A une baisse de la mortalité infantile liée au rapprochement des centres de santé des
populations et à la lutte contre des grandes endémies
 A une forte immigration favorisée par sa stabilité politique et sa relative prospérité
par rapport aux pays limitrophes.

Remarque : cette phase explicative peut être réalisée en parallèle de l’étude


descriptive selon l’aisance de style de l’élève. Si plusieurs graphiques sont à commenter
simultanément, vous devez établir des comparaisons, repérer les corrélations ou, au
contraire, les oppositions en tentant de les expliquer.

3. Conclusion du commentaire d’un graphique

 Elle peut donner lieu à un bilan à travers la question suivante : que peut-on conclure de
l’évolution de la courbe ? que peut-on retenir de l’évolution de la population ivoirienne ?
etc.
Exemple : la population ivoirienne connaît depuis l’indépendance, une évolution rapide
liée à la forte natalité et à l’immigration.
 On peut également rechercher l’intérêt que suscite une telle courbe à travers la question
suivante : face aux problèmes que pose la croissance rapide de la population ivoirienne,
quelles mesures l’Etat doit-il entreprendre ?
Exemple : l’Etat doit maîtriser sa population à travers le planning familial et la mise en
place d’une politique de contrôle de l’immigration. Faute de quoi, on assistera à un
accroissement de la pauvreté puisque la croissance économique est inférieure à celle de la
population.

CONCLUSION GENERALE
Le commentaire et la dissertation sont deux exercices qui développent chez l’élève et
tout individu en général, l’esprit critique, le raisonnement logique, l’exploitation rationnelle
des connaissances méthodiquement acquises ou accumulées au cours du temps de sa
formation. Il est indispensable de les maîtriser dans la mesure où ils constituent une des clés
du succès au Baccalauréat et participent à la formation de la personnalité des individus.
15
DISSERTATION
Sujet 1 : La révolution industrielle du XIXème siècle. (1ère)
Sujet 2 : Le capitalisme: causes et conséquences. (1ère)
Sujet 3 : La colonisation de la Côte d’Ivoire. (1ère)
Sujet 4 : Les facteurs de l’inégale répartition de la population mondiale. (1ère)
Sujet 5 : Les conséquences socioculturelles de la traite atlantique. (2nde)
Sujet 6 : La monarchie Akan. (2nde)
Sujet 7 : Le peuplement ancien de la Côte d’Ivoire. (2nde)
Sujet 8 : Etude comparée de la monarchie Akan et la monarchie mandé. (2nde)
Sujet 9 : La croissance démographique et le développement de la CI (1ère)
Sujet 10 : Le malthusianisme (1ère)

COMMENTAIRE DE DOCUMENT

EXERCICE 1
On nous demande notre coopération pour faire une France qui soit à la mesure de l’homme et de
l’universel. Nous acceptons, mais il ne faut pas que la métropole se leurre ou essaie de ruser. Le « bon
nègre » est mort ; les paternalistes doivent en faire le deuil. C’est la poule aux œufs d’or qu’ils ont tué.
Trois siècles de traite, un siècle d’occupation n’ont pas pu nous avilir. Tous les catéchismes enseignés (et les
rationalistes ne sont pas les moins impérialistes) n’ont pu nous faire croire à notre infériorité. Nous voulons
une coopération dans la dignité et l’honneur, sans quoi ce ne serait que « kollaboration », à la vichyssoise,
nous sommes rassasiés de bonnes paroles, de sympathie méprisante ; ce qu’il nous faut ce sont des actes de
justice. Comme le disait un journal sénégalais : « sous ne sommes pas des séparatistes mais nous voulons
l’égalité dans la justice », nous disons bien : l’égalité.
Pratiquement, nous voulons, entre autres choses, que la justice soit la même pour les autochtones et
pour les européens et les « non africains ». Qu’en particulier… les droits de la défense soient sauvegardés
pour tout ce qui implique la suppression du « code de l’indigénat »

Source : Léopold Sédar Senghor, « Défense de l’Afrique noire », Esprit, 1er juillet 1945.

Questions
1. De quoi parle le texte ?
2. Placez le texte dans son contexte historique
3. Commentez le passage en gras dans le texte.

EXERCICE 2

Le coton graine (en millier de tonnes) de la Côte d’Ivoire

Année 2000-2001 2001-2002 2002-2003 2003-2004 2004-2005


Production 287 000 393 000 396 000 300 000 344 000

Source : UEMOA-BCEAO in Jeune Afrique l’Intelligent, No 2337 du 23-29 octobre 2005, page 52.

Questions
1. De quoi traite ce document ?
2. a. construisez une courbe à partir des données du document
Échelle : 1cm 50 000 tonnes
1cm 1 an
b. commentez le graphique
3. Comment les problèmes de la filière coton soulevés par ce document pourraient-ils être résolus ?

16

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