Cours de Thermodynamique
Cours de Thermodynamique
Module : Thermodynamique
Filière Ingénieur GLT-GSI
Cours
Pr. R. BOUTARFA
1
Chapitre 1 : Généralités et Définitions
1 : Introduction : qu’est-ce que la thermodynamique ?
La thermodynamique est l’étude des manifestations de l’énergie sous toutes ses formes. Elle
est fondée sur quelques observations synthétiques de la façon dont l’énergie se comporte au
cours de ces transformations : les principes de la thermodynamique :
▪ Le principe zéro qui concerne la notion d’équilibre thermique et qui a fait émerger le
concept de température. Si deux corps A et B sont en équilibre thermique avec un
troisième corps C, ils sont en équilibre thermique entre eux (T A = TC et TB = TC donc
TA et TB).
▪ Le premier principe ou principe de l’énergie qui concerne le caractère conservatif de
L’énergie. Il a introduit la définition de l’énergie interne.
▪ Le deuxième principe ou principe de l’entropie qui concerne la notion
d’irréversibilité et traduit une dissymétrie fondamentale de la nature. Il a introduit la
définition de l’entropie.
▪ Le troisième principe ou principe de Nernst qui concerne les propriétés de la matière
au voisinage du zéro absolu.
2 : Système thermodynamique
2.1 : Définition
On appelle « corps ou système de corps » une région restreinte de l’espace limitée par une
surface , fixe ou en cours de déformation à travers laquelle s’effectuent des échanges de
matière et d’énergie avec le milieu extérieur. Le milieu extérieur sera constitué par le reste de
l’univers
ε
- Energie
Milieu extérieur
+
- Matière
+
Lorsqu’on effectue le bilan de matière et d’énergie qui sont transférées entre le système et le
Milieu extérieur, c’est à dire lorsqu’on considère tout ce qui traverse la frontière, on distingue
différents types de transfert :
- Le transfert-travail W
- Le transfert-chaleur Q
- Le transfert de masse M
Exemple :
2
Système fermé : s’il peut échanger de l’énergie avec le milieu extérieur
Système ouvert : s’il peut échanger de la matière (donc de l’énergie) avec le milieu extérieur
Système isolé : s’il ne peut pas y avoir d’échange avec le milieu extérieur sous quelque forme
que se soit
Remarque : Le travail et la chaleur sont des phénomènes et non pas des objets !
Le travail est un phénomène de nature mécanique tandis que la chaleur est un phénomène de
nature thermique. Le transfert-travail et le transfert-chaleur sont des opérations.
L’état d’un système est décrit par un certain nombre de paramètres mesurables. Ces
paramètres sont appelés variables d’état.
Remarque : Dans le cadre de ce cours ou on s’intéresse principalement aux fluides et le plus souvent aux gaz,
les variables d’état utilisées pour décrire l’état d’un système sont la Température, la pression, le volume et la
quantité de matière.
Un système sera dit en équilibre thermodynamique si les variables qui le caractérisent ont
une valeur bien définie et fixe : l’équilibre thermodynamique exclut donc toute
évolution. Ces variables sont reliées par l’équation d’état (ou équation caractéristique).
Exemple : Dans le cas d’un fluide dont on connait la masse et la nature, trois variables
suffisent pour le caractériser à l’équilibre : la pression p, le volume V, et la température T.
Ces trois grandeurs sont reliées par une équation d’état:
f (p, V,T ) = 0 ou
T = T(p V )
V = V( p T)
p = p( V T)
On appelle fonction d’état une grandeur telle que la pression p, dont la valeur est connue, des
lors que V, T, dites variables d’état sont connues.
4. Transformations
3
1 2
Si dans une transformation, le système reste, à chaque instant, très voisin d’un état
d’équilibre, la transformation est dite quasi-statique. A chaque instant, en première
approximation, les variables (p,V,T) sont connues.
Une transformation est dite réversible si le système évolue en passant par une suite continue
d’états d’équilibre et si l’on peut envisager une autre transformation qui ramène à la fois le
système et le milieu extérieur à leur état initial. A chaque instant, les variables (p, V, T) sont
connues. Les transformations réversibles n’existent pas en réalité, elles correspondent à
des limites idéales.
Une transformation qui fait évoluer un système d’un état d’équilibre 1 (p1, V1, T1) vers un
état d’équilibre 2 (p2, V2, T2) en passant par des états intermédiaires hors équilibres sera dite
irréversible. On ne connaît pas les variables (p, V, T) au cours de la transformation (en dehors
des états 1 et 2).
Dans l’espace (p,V,T), les transformations infinitésimales sont celles qui permettent de passer
d’un état d’équilibre A(p,V,T) à un état A’(p+dp,V+dV,T+dT) de manière irréversible et où
dp, dV et dT sont des infiniment petits du premier ordre. A et A’ étant des états d’équilibre
thermodynamiques, on peut écrire :
ƒ (p, v, T) =0
ƒ (p+dp, v+dv, T+dT) =0
On en déduit, au second ordre près :
4
- Isobares (pression p constante)
- Isothermes (Température T constante)
- Adiabatiques (Quantité de chaleur échangée Q nulle)
- Isénerges (Energie interne U constante)
- Isenthalpes (Enthalpie H constante)
- Isentropes (adiabatique réversible) : Entropie S constante
L’état initial et l’état final sont caractérisées par les mêmes valeurs des variables d’état
(le système dans son état final est identique au système dans son état initial). Que la
transformation soit réversible ou non.
Application 2 :
R
Solution :
gaz
- Système fermé
- Transformation cyclique (le système revient à son état d’équilibre initial)
1- Le travail
Le travail reçu par un système au cours d’une transformation est égal à la somme des travaux
des forces extérieures exercées par l’extérieur sur le système. Ce travail reçu peut être positif
ou négatif. La convention thermodynamique considère que le travail est positif lorsqu’il
gagné par le système et négatif lorsqu’il est perdu par le système.
Pour une transformation infinitésimale, l’expression différentielle du travail nous est donnée
par les lois de la mécanique :
dτ = Fdl (le travail d’une force est égal au produit scalaire de la force par le déplacement dl)
or on a P =F/S et Sdl =dV
Donc en adoptant la convection de signe des Thermodynamiciens (+ entrant et – sortant, il
suffit de penser à son portefeuille). Le travail fourni par l’extérieur au système est :
δW = -pdv
5
Application 3 :
Un gaz est maintenu dans un cylindre à l’aide d’un piston chargé d’une masse M, le tout étant
placé dans le vide. Evaluer le travail reçu par le fluide, M=3 kg,
S=0,01 m2, Δl = 0,5m
Δl
Gaz
1)Déterminer le travail reçu par le système et la pression qui s’exerce sur le système dans le
cas du vide.
2) Que deviendrait ce travail et cette pression si ce dispositif n’était pas dans le vide ?
Réponse :
Calculer la pression et le travail exercés sur le système.
Cas du vide :
P = Mg/S= 3*10/0.01= 3000 Pa
W= F*l = 30*0.5= 15J
Cas à pression atmosphérique : Patm =105Pa
P= Mg/S + Patm =1,03.105 Pa
W=
On déduit de l’application 3 que la relation δW = -pdv, peut aussi s’écrire comme suit :
δW = - pext dV
L’indice (ext) se réfère au milieu extérieur au système.
Le travail échangé avec le milieu extérieur au cours d’une transformation réversible 1→2 est :
2
W12 = ∫ 1δW = ∫ 2-pdV = ∫ V2
-pdV
V1
1
2. La chaleur
6
(p,v) dQ = λ(p,V)dp + μ(p,V)dV
(p,T) dQ = mCp(p,T)dT + h (p,T)dp
(T,v) dQ = mCv(T,V)dT + l(T,V)dV
λ = mCv (∂T/∂p)v
μ = mCp(∂T/∂V)p
h = -m(Cp-Cv) (∂T/∂V)p
l = m(Cp-Cv) (∂T/∂p)v
Rappel : La capacité thermique massique (ou capacité calorifique massique) d'un corps est
une grandeur permettant de quantifier la capacité du corps à absorber ou restituer de
l'énergie par échange thermique au cours d'une transformation pendant laquelle sa
température varie.
- La capacité calorifique massique à volume constant ( )d’un corps est
la quantité de chaleur en Joules qu’il faut apporter à 1 kg de ce corps pour élever sa
température de 1°C au cours d’une transformation isochore de ce corps.
- La capacité calorifique massique à pression constante ( ) d’un corps
est la quantité de chaleur en Joules qu’il faut apporter à 1 kg de ce corps pour élever
sa température de 1°C au cours d’une transformation isobare de ce corps.
Gaz parfait :
Application 4 :
a) On laisse refroidir un litre d’eau de 80 à 19°C dans une pièce, sous une pression de
1,01325.105 Pa. Quelle est la chaleur reçue par le système eau? (Sachant que la chaleur
massique de l’eau Cp=Cv=Ce= 4,18 kJ.kg-1K-1.
Solution :
Q12 = ∫ 2dQ
1
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Chapitre 2 : Les principes de la thermodynamique
1. Principe zéro
- Enoncé du principe zéro
Si deux corps A et B sont en équilibre thermique avec un troisième corps C, ils sont en
équilibre thermique entre eux (TA = TC et TB = TC donc TA et TB).
Le principe zéro montre qu’il doit exister une grandeur commune aux trois systèmes A
B et C. Cette grandeur est appelée température représentée par le symbole T. on peut dire
que :
- Tous les systèmes en équilibre thermique ont la même température.
- Les systèmes qui ne sont pas en équilibre thermique ont des températures différentes
Remarque : la technique de mesure d’une température est en général basée sur le principe zéro de la
thermodynamique.
On mélange 100g d’eau initialement à 30°C avec 80g d’huile initialement à 8°C dans une
enceinte adiabatique. On constate que la température finale est de 23°C. Quelle est la capacité
calorifique de l’huile? Sachant que celle de l’eau est égale à 4,18 kJ. kg-1.K-1.
Solution :
8
p
(a)
V 1
(b)
Système fermé : dU = δW + δQ
Système isolé : dU = 0 (U = Cte)
2.3. L’enthalpie
2.3.1. Définition
On peut envisager de nombreuse fonctions en combinant les variables d’état comme par
exemple la fonction 6pV3+RTV2. Comme U, p et V sont des fonctions d’état, U+2pV en est
aussi. En général ces combinaisons n’offrent aucun intérêt. Il n’en est pas de même de la
fonction enthalpie définie par :
9
H = H(p, V, T) = U+ pV
Qui facilite beaucoup l’étude d’un grand nombre de systèmes utilisés en pratique.
En effet :
dH = dU+d(pV) = dQ-pdv+pdV+Vdp
dH = dQ+Vdp
U+Ep + Ec = W +Q
dU = δW + δQ
Application 5 :
Une masse de fluide de 1 kg, en mouvement de translation, qui reçoit un travail de 21 J,
fournit une chaleur de 7 calories, alors que sa vitesse passe de 2 à 5 m/s et que son altitude
diminue de 3 m. Calculer la variation d’énergie interne du fluide.
1 Cal = 4.18 J
Nous nous limitons aux systèmes échangeant continuellement de la matière avec le milieu
extérieur : c’est le cas de toutes les machines thermiques.
On fait d’autre part les hypothèses suivantes :
- Le régime est permanent, donc les pressions, températures, vitesses et masses
volumiques locales restent constantes.
- L’énergie interne de la masse de fluide présente dans le système ne varie dans le
temps.
- Les échanges de matière se font par des tubulures d’admission et de refoulement ( a et
r).
On peut donc symboliser le système comme suit :
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Wm
a r
Wm : désigne les travaux autres que ceux des forces de pression (par exemple échange par
l’intermédiaire d’un piston, turbines…ect).
Wr = = -prvr
D’après le premier principe :
U = Wa+Wr+Wm+Q = pava-prvr+Wm+Q
On a :
U = W+Q = +Q
Donc :
Wm = - pava+ prvr =
dm = vdp
En conclusion :
dm = vdp Wm = (travail moteur)
dt = -d(pv) Wt = p1v1-p2v2 (travail de transvasement)
dm = -pdv W= (ensemble des travaux)
C’est l’expression du premier principe dans le cas d’une machine thermique en régime
permanent.
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3. Le deuxième principe (principe d’évolution)
3.1. Enoncé
A tout système est associée une fonction d’état appelée entropie et notée S. Au cours d’une
transformation d’un système fermé, la variation d’entropie d’un état initial à un état final est
égale à :
- δSe ou ∆Se est l’entropie échangée avec le milieu extérieur. Elle est comptée
positivement si elle est gagnée par le système et négativement dans le cas contraire.
- δσ ou ∆σ est l’entropie crée au sein du système. ∆σ >0 pour les transformations
irréversible et nulle pour les transformations réversibles.
= S2-S1
Il est à noter que S étant par définition une fonction d’état, l’entropie n’est définie que pour
les états d’équilibre.
Exprimons maintenant l’énergie interne et l’enthalpie en fonction de l’entropie.
En considérant que le système est en contact avec une source de chaleur qui échange une
quantité de chaleur δQ avec lui entre les instants t et t+dt, l’expression de l’entropie δSe
échangée est :
δSe = δQ/Ts
Ts est la température de contact entre le système et la source.
Si l’échange de chaleur n’influe pas sur la température de la source parce qu’elle est soit
régulée en température (=thermostat) ou bien possède une très grande capacité calorifique
(eau d’un lac, rivière….)(= réservoir thermique). Pendant l’intervalle de temps ∆t, l’entropie
échangée entre le système et la source est la suivante :
Se = Q/Ts
NOTA BENE : L’entropie S comme l’énergie interne U et l’enthalpie H est une fonction d’état. Donc da
variation sur un cycle est nulle ((∆S)cycle = 0) et sa variation entre deux états A et B ne dépend pas du chemin
suivi pour aller de A à B.
4. Le cycle de Carnot
4.1. Description
gaz
SOURCE SOURCE
CHAUDE FROIDE
piston
Il s’agit d’un modèle théorique de moteur très simple qui réunit les caractéristiques essentielles de tous
les moteurs (turbines à gaz, réacteurs d’avion etc …). Le moteur de Carnot comporte simplement un
gaz limité par un piston. Au choix, on peut mettre le cylindre au contact d’une source chaude, d’une
source froide ou l’isoler complètement. Dans une machine de Carnot, le gaz placé dans un cylindre
peut être mis en contact avec des sources de chaleur, l’une chaude et l’autre froide, ou être isolé
thermiquement. Chaque phase du cycle de fonctionnement s’effectue de façon quasi-statique de sorte
que l’on récupère le travail maximum : en effet, la machine de Carnot est une machine idéale ou
aucune énergie n’est perdue par frottement, turbulence ou autre.
Le cycle de Carnot n’est qu’une façon parmi d’autres de produire du travail à partir de la chaleur.
L’expérience de tous ceux qui ont construit des machines confirme que, comme la machine de Carnot,
toute machine doit disposer d’une source froide qui, à un certain moment du cycle, absorbe de
l’énergie. C’est une des conséquences du deuxième principe de la thermodynamique.
p T
s=cste s=cste
T=cste
T=cste
T=cste
v S
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Application 6 : Bilan énergétique ? Bilan entropique? Exprimer QF en fonction de TCh, TFr et QC.
Exprimer W en fonction de TCh, TFr et QC. En déduire l’expression du rendement de Carnot.
Solution :
Bilan énergétique : (premier principe)
Ucycle = Wcycle + Qcycle= Qab + Qbc + Qcd + Qda + Wab + Wbc+Wcd+ Wda = 0
Rendement du cycle :
Carnot = 1- Tf/Tc
ηCarnot = 1 - TF/TC
Cette expression représente la limite théorique du rendement d’un moteur fonctionnant entre la source chaude de
la température TC et la source froide de température TF. Quel que soit le fonctionnement d’un moteur, les
températures des sources chaude et froide fixent une valeur maximale au rendement.
5. Les diagrammes
1. Diagramme de CLAPEYRON.
P
T3
T2
T1
14
2. Diagramme température-Entropie (T, S)
Dans le plan (T,S) ce diagramme regroupe trois réseaux de couples qui sont :
- les isobares
- Les isenthalpiques
- Les isochores
V1
T P3 P2 V3
H3 V2 P1
H2
H1
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Chapitre 3 : Gaz Parfaits et Gaz réels
On définit le gaz parfait comme un système état à une température suffisamment élevée pour que les particules
ne puissent pas interagir entre elles.
De point de vus de la thermodynamique macroscopique, un gaz parfait est un fluide idéal pouvant être
caractérisé à l’équilibre par les variables p, v et T et satisfait l’équation d’état :
- Pour n moles :
PV = n R T
R = 8,3144 J/ mole °K (R = M.r ou M est la masse molaire du corps)
R : est la constante universelle des gaz parfaits.
l=P Cv = R/(-1)
h = -V Cp = R/(-1)
3) Transformations
a) Transformation isotherme
U = W+ Q = 0 W = -Q
2
Wm = - 1
𝑝𝑑𝑣 =W
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On a :
𝑑𝑝 𝑑𝑣
dS =Cv
𝑝
+ 𝐶𝑝
𝑣
𝑑𝑝 𝑑𝑣 𝑑𝑝 𝐶𝑝 𝑑𝑣
Or dS = 0 donc Cv
𝑝
+ 𝐶𝑝 = 0 et + =0
𝑣 𝑝 𝐶𝑣 𝑣
𝐶𝑝
Intégrons Log(p) + Log(V) = cte
𝐶𝑣
𝐶𝑝
Posons
𝐶𝑣
= (ex : pour l’air = 1,4)
Log(PV ) = Cte
pV = Cte
d) Transformation polytropique
pVn =Cte
Vn dp + n pV n-1 dv = 0
𝑑𝑝 𝑑𝑣
+ 𝑛 =0
𝑝 𝑣
𝐿𝑜𝑔 𝑝2−𝐿𝑜𝑔 𝑝1
n = 𝐿𝑜𝑔 𝑣1−𝐿𝑜𝑔 𝑉2
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Pour une transformation polytropique réversible on a :
2 1
W= 1
−𝑝𝑑𝑣 = (𝑝2𝑣2 − 𝑝1𝑣1)
𝑛−1
2 𝑛
W’ = 1
𝑣𝑑𝑝 = (𝑝2𝑣2 − 𝑝1𝑣1)
𝑛−1
On a : dU = dQ + d
dQ = dU- d = Cv dT-d
1 𝑅
Or W = 𝑛−1 (𝑝2𝑣2 − 𝑝1𝑣1) = 𝑛−1 (𝑇2 − 𝑇1) pour un môle
𝑅
Soit : d= 𝑑𝑇
𝑛−1
dQ = (Cv -
𝑅
𝑛−1
) 𝑑𝑇 or R = Cp-Cv et = 𝐶𝑝
𝐶𝑣
et R = Cv (-1)
𝑛−𝛾 𝑛−𝛾
dQ = Cv
𝑛−1
𝑑𝑇 = 𝐶𝑛 𝑑𝑇 avec Cn = Cv (chaleur spécifique à n =constante)
𝑛−1
1 𝑛−𝛾
De même on a : Cn =
𝛾
. Cp
𝑛−1
Représentons maintenant sur les diagrammes (p,v) et (T,S) les différentes évolutions possibles
suivant la valeur de n :
n= 0
n= 1
n= 1< n <
n=
v
n= 1
V= Cte
p= Cte
T
n= 1
n= 0
1< n <
n= n=
S
n= 1
18
n = 0 pv0 =Cte donc p = cte Isobare
n = 1 pv =Cte =rT T=cte Isotherme
On peut donc ramener dans le cas des compressions et détentes toutes les transformations à
des polytropiques en donnant à n des valeurs particulières.
4. Compression et détente
1) Compression et détente isothermes
p
1
W’=vdp
2
W=-pdv
v
H1
T H2
W’=H
Q=Tds
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Dans le cas d’un gaz parfait on aurait pour une masse m :
2 𝑉 𝑃
𝑊 = 𝑊 ′ = −𝑄 = 1
−𝑝𝑑𝑣 = mrT Ln( 1 ) = mrT Ln( 2 )
𝑉2 𝑃1
1
P 1 T W′ = H2-H1
W′
H1
2
H2 2
W v S
3) Comparaison
Comparons maintenant le travail fourni par le système au cours d’une détente isentropique et
d’une détente isotherme.
P
1
T
S
2
2′
v
On voit que : W′ (isotherme) > W′ (Isentropique)
On constate que c’est la détente isotherme qui permet de récupérer le plus de travail.
L’évolution d’un fluide dans une machine n’est jamais, ni isotherme, ni isentropique,
cependant l’analyse des compressions et détentes réelles montre qu’elles peuvent être
représentées dans le diagramme de CLAPEYRON par des courbes d’équation pVn=Cte.
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complexes qui permettent de reproduire le comportement des gaz réels. Dans le cadre de ce
cours, on utilisera des tables et des diagrammes pour l’étude de la pompe à chaleur. Les
équations analytiques plus complexes que celle du gaz parfait ne seront pas abordées.
21
b) Représentation de l’évolution dans (p, v)
P
Pc
Isotherme critique
PT A B
Liquide rosée Isotherme T
Liquide +gaz
Gaz
Courbe de saturation
P
Point critique
Solide Liquide
Point triple
vapeur
Tp Tc T
3.2.4. Titre : fraction de vapeur par kg de fluide
22
Solution : Le point B est situé au milieu du segment LG.
Au point A, 25 % du corps est à l’état gazeux et 75% à l’état liquide (XA = 0,25, (1-XA) =
0,75)
Soit x la proportion de gaz et (1-x) celle de liquide. Si on considère 1 kg de mélange, x est
appelé titre de vapeur. Il s’agit de la masse de vapeur par kg de mélange. (1-x) est alors la
masse de liquide par kg de mélange. Ainsi, dans le domaine de liquéfaction, le volume
massique d’un point a pour expression :
v = x vv + (1-x)vL
vv est le volume massique de la vapeur saturée et vL est le volume massique du liquide saturé.
Ainsi, dans le domaine de liquéfaction, l’enthalpie et l’entropie étant des grandeurs
extensives, on aura aussi :
h = xhv + (1-x)hL
T=cste
v S
Dans quel cas le cycle de Carnot décrit-il une machine motrice (= moteur) ? Une machine
réceptrice ?
Solution : si le sens de parcours est le sens horaire, la machine est motrice. Sinon, elle est
réceptrice.
B A
Source froide
QF
S
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Diagramme (p, v) machine motrice
p
C
D T=cste
T=cste
B A
s=cste s=cste
v
WAB > 0
WBC > 0
WCD < 0
WDA < 0
Le travail résultant est négatif : il s’agit bien d’une machine motrice. Elle produit du
travail.
T=cste
B A
S
QAB = TF (SB – SA ) < 0
QBC = 0
QCD = TC (SD – SA ) > 0
QDA = 0
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Diagramme (p, v) machine réceptrice
p
C
D T=cste
T=cste
B A
s=cste s=cste
v
WDC > 0
WCB < 0
WBA < 0
WAD > 0
Le travail résultant est positif : il s’agit bien d’une machine réceptrice. Elle consomme
du travail pour fonctionner.
T
s=cste s=cste
C D
T=cste
T=cste
B A
S
QBA = TF (SB – SA ) > 0
QAD = 0
QDC = TC (SC – SD ) < 0
QCB = 0
On constate donc que ce cycle permet de transférer une quantité de chaleur d’un milieu froid
vers un milieu plus chaud. L’élément actif de ce circuit est la machine thermique (MT)
fournissant le travail au fluide.
26
TC
QC
MT w
QF
TF
Le cycle de Carnot constitue le cycle théorique des installations frigorifiques et des pompes à
chaleur.
QF
COPF =
W
TF
− QC
TC TF
COPF Carnot = =
− QC + QC
TF TC − TF
TC
Le COPF Carnot est le COPF maximal d’une installation évoluant entre les températures
extrêmes TF et TC . L’installation sera d’autant plus performante que l’écart de température
entre les deux sources sera faible.
Si l’effet recherché est l’apport de la quantité de chaleur QC à la source chaude, nous serons
en présence d’une pompe à chaleur.
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Source froide (SF) QF QC Source chaude
MT (SC)
Milieu extérieur Utilisation de la
chaleur
w
Quel est le coefficient de performance, appelé coefficient de performance d’effet calorique
COPC , de cette installation lorsqu’on s’intéresse à la quantité de chaleur récupérée ?
Exprimer le en fonction des températures extrêmes du cycle. Conclure sur la performance de
l’installation.
Q
COPC = − C
W
T
QF C
TF TC
COPC Carnot = =
T TC − TF
QF C −1
TF
Le COPC Carnot est le COPC maximal d’une installation évoluant entre les températures
extrêmes TF et TC . L’installation sera d’autant plus performante que l’écart de température
entre les deux sources sera faible.
Pour réaliser un cycle de Carnot, il faut faire subir au fluide de travail deux évolutions
isothermes et deux évolutions adiabatiques, réversibles dans les deux cas, Tout écart par
rapport à ce cycle théorique aura pour conséquence de faire chuter le COP.
✓ En pratique, les compressions et détentes réelles sont adiabatiques irréversibles.
✓ En ce qui concerne les évolutions isothermes, la seule solution technologique est de
réaliser un changement de phase à pression constante qui entraîne automatiquement une
évolution isotherme.
Etant donné que les fluides classiques (air - eau) qui évoluent dans les installations thermiques
ne peuvent pas changer de phase dans les conditions d’utilisation des machines frigorifiques
ou des PAC (pompes à chaleur) domestiques, on fait évoluer des fluides dits frigorigènes. Ils
se divisent en deux catégories.
✓ Les chlorofluorocarbones (CFC) sont interdits depuis l’année 1996 en raison de leur
nocivité vis-à-vis de l’environnement (destruction de la couche d’ozone, réchauffement
climatique). Cet ensemble comprend les fluides R-11, R-12, R-13, R-113, R-114, R-115,
R-500, R-502 et R-13B1.
✓ Les hydrochlorofluorocarbones (HCFC) sont moins nocifs pour l’environnement que les
CFC. Ce sont des fluides frigorigènes de transition. Ils seront progressivement interdits
28
d’ici l’année 2040 dans les pays industrialisés (protocole de Montréal). Avant dans certains
pays. Cet ensemble comprend les fluides R-22, R-401, R-402, R-403, R-408 et R-409.
✓ Les hydrofluorocarbones (HFC) peuvent être considérés comme les fluides frigorigènes de
remplacement à long terme. Ce groupe comprend les R-134a, R-152a, R-32, R-125 et R-
507. Ils ont l’avantage de ne pas participer à la destruction de la couche d’ozone. En
revanche, ils contribuent au réchauffement climatique.
✓ Les mélanges de deux ou plusieurs fluides (HFC + hydrocarbones) peut constituer une
alternative intéressante de remplacement des CFC.
Il s’agit de substances qui existent naturellement dans l’atmosphère. Comme elles ont en
général une nocivité négligeable sur l’environnement, elles constituent une alternative à long
terme aux fluides frigorigènes interdits (CFC). A titre d’exemple, le NH 3 (ammoniac), les HC
(hydrocarbures), le CO2 (dioxyde de carbone), l’air et l’eau sont des substances naturelles. Le
(ou les) inconvénient (s) de certaines d’entre elles (ammoniac, hydrocarbures …) est leur
inflammabilité ou (et) leur toxicité qui nécessitent des installations frigorifiques adaptées.
Une PAC ou une installation frigorifique est un système hermétiquement clos où le fluide va
subir une succession de cycles en traversant les éléments suivants :
✓ L’évaporateur : c’est un échangeur immergé dans la source froide. Le fluide y entre à
l’état liquide a absorbé une certaine quantité de chaleur inférieure ou égale à sa chaleur
latente de vaporisation.
✓ Le compresseur : à sa sortie de l’évaporateur, le fluide frigorigène est à l’état de vapeur. Il
pénètre alors dans un compresseur où il va être comprimé. Cela a pour effet d’élever sa
pression et sa température.
✓ Le condenseur : c’est un échangeur immergé dans la source chaude. En traversant le
condenseur, le fluide frigorigène passe de l’état de vapeur à l’état liquide en cédant une
quantité de chaleur supérieure à sa chaleur latente de liquéfaction.
✓ Le détendeur : à sa sortie du condenseur, le fluide frigorigène est à l’état liquide à haute
pression. Il faut donc le détendre avant son entrée dans l’évaporateur : c’est le rôle du
détendeur.
4.6.1. Schéma de principe
SOURCE SOURCE
chaude COMPRESSEUR froide
CONDENSEUR EVAPORATEUR
DETENDEUR
29
4.7. Etude du cycle réel
4.4.1 Le cycle
T Ln(p)
2
3
4 4 3
5 2
5
6 1 7
6 1
s(J.kg-1.K-1) h(J.kg-1)
Dans tous les appareils constituant l’installation, on peut négliger les variations d’énergie
cinétique et potentielle macroscopiques du système : ΔEP = ΔEC = 0
4.7.1. La compression
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Le travail réel de compression est alors égal à :
h −h
wC = 2 C 1
is
4.7.2. La condensation
Effectuer le bilan énergétique entre l’entrée et la sortie du condenseur. Quelle est la quantité
de chaleur échangée ?
Les détentes réalisées par laminage (réduction brutale de la section de passage) peuvent être
assimilées à des détentes de Joule-Thomson, c'est-à-dire à des détentes isenthalpiques. On en
déduit :
h5 = h6
4.8. Conclusion
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T T T
S S S
Vapeur saturée Vapeur humide Vapeur surchauffée
x1 = 1 x1 < 1
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