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Méthodes itératives pour systèmes linéaires

Le document présente une série d'exercices sur les méthodes itératives en mathématiques, notamment la méthode de Gauss-Seidel et de Jacobi, ainsi que des conditions de convergence pour différentes matrices. Chaque exercice aborde des concepts tels que la définition positive des matrices, les itérations de Jacobi et de Gauss-Seidel, et les taux de convergence. Des corrections détaillées sont fournies pour chaque exercice, expliquant les étapes de démonstration et les résultats obtenus.

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Méthodes itératives pour systèmes linéaires

Le document présente une série d'exercices sur les méthodes itératives en mathématiques, notamment la méthode de Gauss-Seidel et de Jacobi, ainsi que des conditions de convergence pour différentes matrices. Chaque exercice aborde des concepts tels que la définition positive des matrices, les itérations de Jacobi et de Gauss-Seidel, et les taux de convergence. Des corrections détaillées sont fournies pour chaque exercice, expliquant les étapes de démonstration et les résultats obtenus.

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Enoncés et corrections : Ana Matos.

Exo7

Méthodes itératives

Exercice 1
 
1 a a
Soit a ∈ R et A =  a 1 a 
a a 1
1. Pour qu’elles valeurs de a A est–elle définie positive?

2. Pour qu’elles valeurs de a la méthode de Gauss–Seidel est–elle convergente?

3. Ecrire la matrice J de l’itération de Jacobi.

4. Pour qu’elles valeurs de a la méthode de Jacobi converge–t–elle?

5. Ecrire la matrice L1 de l’itération de Gauss–Seidel. Calculer ρ(L1 ).

6. Pour quelles valeurs de a la méthode de Gauss–Seidel converge–t–elle plus vite que celle de Jacobi?

[002235]

Exercice 2
Soit A une matrice hermitienne inversible décomposée en A = M − N où M est inversible. Soit B = I − M −1 A
la matrice de l’itération:
xn+1 = Bxn + c.
Supposons que M + M ∗ − A soit définie positive.

1. Soit x un vecteur quelconque et on pose y = Bx. Montrer l’identité:

(x, Ax) − (y, Ay) = ((x − y), (M + M ∗ − A)(x − y)).

2. Supposons que A est définie positive. Soit x ̸= 0 un vecteur propre de B associé à la valeur propre λ ,
y = Bx = λ x. Utiliser l’identité précédente pour montrer que |λ | < 1. Que peut–on conclure sur la
convergence de la méthode?

3. Supposons maintenant que ρ(B) < 1. montrer que A est définie positive.

4. Supposons A décomposée par points ou par blocs sous la forme

A = D − E − F avec D définie positive.

Montrer que la méthode de relaxation par points ou par blocs pour 0 < w < 2 converge si et seulement si
A est définie positive.

Correction ▼ [002236]

Exercice 3
Soit A = I −E −E ∗ une matrice carrée d’ordre N où E est une matrice strictement triangulaire inférieure (ei j = 0
pour i ⩽ j). Pour résoudre le système Ax = b, on propose la méthode itérative définie par

(I − E)x2k+1 = E ∗ x2k + b


(I − E ∗ )x2k+2 = Ex2k+1 + b

1
1. Déterminer B et c pour que l’on ait:
x2k+2 = Bx2k + c.
Vérifier que B = M −1 N et A = M − N avec M = (I − E)(I − E ∗ ) , N = EE ∗ .
2. Montrer que M ∗ + N est une matrice définie positive. En déduire une condition nécessaire et suffisante
pour la convergence de la méthode.
Correction ▼ [002237]

Exercice 4
Soient A et B deux matrices réelles d’ordre N et a, b deux vecteurs de Rn . On considère les deux itérations
suivantes: 
xk+1 = Byk + a
k = 0, 1, · · · (1)
yk+1 = Axk + b
avec x0 , y0 ∈ Rn donnés.
1. Déterminer une condition nécessaire et suffisante de convergence des deux suites de vecteurs.
2. Soit zk = (xk , yk )T ∈ R2n . Montrer que (1) peut s’écrire
zk+1 = Czk + c
où C est une matrice d’ordre 2n. Expliciter C et c.
3. Montrer que ρ 2 (C) = ρ(AB).
4. On considère maintenant les deux itérations suivantes:

xk+1 = Byk + a
k = 0, 1, · · · (2)
yk+1 = Axk+1 + b
Donner une condition nécessaire et suffisante de convergence.
Montrer que (2) est équivalent à
zk+1 = Dzk + d
où D est une matrice d’ordre 2N.
Montrer que ρ(D) = ρ(AB).
5. Taux de convergence
On appelle taux de convergence asymptotique de la matrice itérative M le nombre
R(M) = − ln(ρ(M))).
On pose ek = xk − x∗ l’erreur de l’itéré d’ordre k.
∥ek ∥
(a) Montrer que le nombre d’itérations k pour réduire l’erreur d’un facteur ε , i.e., ∥e0 ∥
⩽ ε vérifie
− ln ε
k⩾ .
R(M)
(b) Comparer le taux de convergence des algorithmes (1) et (2).
Correction ▼ [002238]

Exercice 5
On considère le système Ax = b avec
 
3 1 0 0 0

 1 2 1 0 0 

A=
 0 2 3 1 0 
 (3)
 0 0 1 4 3 
0 0 0 1 1

2
1. Décomposer A sous la forme LU et en déduire que (3) admet une solution unique x∗ .

2. Ecrire l’itération de Gauss–Seidel pour ce système, c’est–à–dire, le système linéaire donnant Xn+1 =
(xn+1 , yn+1 , zn+1 ,tn+1 , un+1 ) en fonction de Xn = (xn , yn , zn ,tn , un ).

3. Pour tout n ∈ N on pose en = Xn − x∗ . Montrer qu’il existe a ∈ [0, 1[ tel que:

∀n ∈ N ∥en+1 ∥∞ ⩽ a∥en ∥∞ .
En déduire la convergence de la suite.

4. Déterminer la matrice de Gauss–Seidel L1 associée à A. Calculer ∥L1 ∥∞ . En déduire la convergence de


(Xn ) vers x∗ .

5. Soit A ∈ Rn×n vérifiant la propriété suivante:

|ai j | ⩾ ∑ j̸=i |ai j | i = 2, · · · , n


|a11 | > ∑ j̸=1 |a1 j |

et sur chaque ligne de A il existe il existe un terme non nul ai j pour i ⩾ 2 et j < i.
Montrer qu’alors la méthode de Gauss–Seidel converge.

Correction ▼ [002239]

3
Correction de l’exercice 2 ▲

1. Pour le membre de gauche on obtient

(x, Ax) − (y, Ay) = (x, AM −1 Mx) + (M −1 Ax, Ax) − (M −1 Ax, AM −1 Ax)

Pour le membre de droite on obtient y = Bx = x − M −1 Ax ⇒ x − y = M −1 Ax et donc

(x − y, (M + M ∗ − A)(x − y)) = (M −1 Ax, (M + M ∗ − A)M −1 Ax) =

(M −1 Ax, Ax) + (M −1 Ax, M ∗ M −1 Ax) − (M −1 Ax, AM −1 Ax)


Mais
(M −1 Ax, M ∗ M −1 Ax) = (x, (M −1 A)∗ M ∗ M −1 Ax) = (x, AM −1 Ax)
ce qui fini la démonstration.

2. y = Bx = λ x ⇒ x − y = (1 − λ )x. En utilisant l’égalité précédente


(x, Ax) − (y, Ay) = (x, Ax) − (λ x, A(λ x)) = (1 − |λ |2 )(x, Ax)
(x − y, (M + M ∗ − A)(x − y)) = ((1 − λ )x, (M + M ∗ − A)((1 − λ )x)) = |1 − λ |2 (x, (M + M ∗ − A)x)
et donc
(1 − |λ |2 )(x, Ax) = |1 − λ |2 (x, (M + M ∗ − A)x)
λ ne peut pas être = 1 car sinon y = Bx = x ⇔ x − M −1 Ax = x ⇔ M −1 Ax = 0 ⇔ x = 0. Donc λ ̸= 1,
M + M ∗ − A définie positive, |1 − λ |2 > 0, A définie positive impliquent que 1 − |λ |2 > 0 ⇔ |λ | < 1.
Donc ρ(B) < 1 et la méthode itérative converge.

3. Démonstration par absurde. Supposons que ce n’est pas vrai: ∃x0 ̸= 0 α0 = (x0 , Ax0 ) ⩽ 0. Alors la
suite xn = Bxn−1 = Bn x0 tend vers 0 et lim αn = lim(xn , Axn ) = 0
On utilise maintenant la relation de la question 1 avec x = xn−1 et y = Bxn−1 = xn et on obtient

αn−1 − αn = (xn−1 − xn , (M + M ∗ − A)(xn−1 − xn ) > 0

si xn−1 − xn ̸= 0 (ce qui est vrai car sinon xn−1 = xn = Bxn−1 et B a une valeur propre = 1)
Donc (αn−1 − αn ) est une suite strictement décroissante convergeant vers 0 avec α0 < 0. Ceci est
impossible et donc A est définie positive

4. Soit A = D − E − F la décomposition usuelle de A. Comme A est hermitienne, D = D∗ et F = E ∗ . Pour


la méthode de relaxation on a M = D/w − E et donc
2−w
M ∗ + M − A = D/w − F + D/w − E − D + E + F = D
w
qui est hermitienne. Pour 0 < w < 2, M ∗ +M −A est définie positive, alors des deux questions précédentes
on conclut que la méthode converge ssi A est définie positive.

Correction de l’exercice 3 ▲

1. On a x2k+1 = (I − E)−1 E ∗ x2k + (I − E)−1 b et donc

x2k+2 = (I − E ∗ )−1 E(I − E)−1 E ∗ x2k + (I − E ∗ )−1 E(I − E)−1 b + (I − E ∗ )−1 b

Mais E(I − E)−1 = (I − E)−1 E et alors

x2k+2 = (I − E ∗ )−1 (I − E)−1 EE ∗ x2k + (I − E ∗ )−1 (I − E)−1 (E + I − E)b = M −1 Nx2k + M −1 b

avec
M = (I − E)(I − E ∗ ), N = EE ∗ , M − N = I − E − E∗ = A

4
2. M ∗ + N = I − E − E ∗ + 2EE ∗ et donc
v∗ (M ∗ +N)v = ∥v∥22 −v∗ Ev−v∗ E ∗ v+2v∗ EE ∗ v = ∥E ∗ v∥22 +(∥v∥22 +∥E ∗ v∥22 −2Re(v, E ∗ v)) On a l’inégalité

−2∥v∥∥E ∗ v∥ ⩽ −2|(v, E ∗ v)| ⩽ −2|Re(v, E ∗ v)|

et donc
(∥v∥2 − ∥E ∗ v∥2 )2 ⩽ ∥v∥22 + ∥E ∗ v∥22 − 2Re(v, E ∗ v) ⇒
v∗ (M ∗ + N)v ⩾ ∥E ∗ v∥22 + (∥v∥ − ∥E ∗ v∥2 )2 implique que

v∗ (M ∗ + N)b = 0 ⇔ ∥E ∗ v∥2 = 0 et ∥v∥2 = ∥E ∗ v∥2 ⇔ ∥v∥2 = 0

Donc M ∗ + N est définie positive et en appliquant un résultat d’un exercice précédent on conclut que la
méthode converge ssi A est définie positive.

Correction de l’exercice 4 ▲

1. C’est facile à voir que si (xk ) converge vers x∗ et (yk ) converge vers y∗ , alors x∗ et y∗ sont solution des
systèmes (I − BA)x∗ = Bb + a et (I − AB)y∗ = Aa + b. On a:

xk+1 = B(Axk−1 + b) + a = BAxk−1 + Bb + a
yk+1 = A(Byk−1 + a) + b = AByk−1 + Aa + b

et donc (xk ) converge ssi ρ(BA) < 1 et (yk ) converge ssi ρ(AB) < 1.
   
0 B a
2. zk+1 = Czk + c avec C = ,c =
A 0 b

3. Soit λ valeur propre non nulle de C et z = (x, y)T vecteur propre associé

By = λ x
Cz = λ z ⇔ ⇒ ABy = λ Ax = λ 2 y ⇒
Ax = λ y

λ 2 est valeur propre de AB.


Soit maintenant α valeur propre de AB ⇔ ∃u ̸= 0 : ABu = αu. On pose β 2 = α et x = Bu, y = β u
       
x β Bu β Bu x
C = = =β
y ABu β 2u y

et donc ρ 2 (C) = ρ(AB)


   
0 B a
4. D = , d= . La démonstration de ρ(D) = ρ(AB) se fait comme dans la
0 AB Aa + b
question précédente.
∥ek ∥
5. (a) ek = M k e0 ⇒ ∥e0 ∥
⩽ ∥M k ∥ ⩽ ε. Il suffit donc d’avoir ∥M k ∥1/k ⩽ ε 1/k ⇒ log(∥M k ∥1/k ) ⩽ 1k log ε
log ε
c’est- à dire k ⩾ log(∥M k ∥1/k )
Mais comme ρ(M) ⩽ ∥M k ∥1/k on obtient finalement

k ⩾ − log ε/R(M)
p
(b) nous avons ρ 2 (C) = ρ(AB) ⇒ ρ(C) = ρ(AB) et ρ(D) = ρ(AB) . Donc ρ(D) < ρ(C) ⇒ R(D) >
R(C). Donc on atteint la même réduction d’erreur avec un plus petit nombre d’itérations de la
méthode 2)

Correction de l’exercice 5 ▲

5
1.

2. Itération de Gauss-Seidel : (D − E)Xn+1 = FXn + b avec


   
3 0 1
 1 2   0 1 
   
D−E =  0 2 3

 , −F = 
  0 1 

 0 0 1 4   0 3 
0 0 0 1 1 0

3. en = Xn − X ∗ , , Xn+1 = (D − E)−1 FXn + (D − E)−1 b, X ∗ = (D − E)−1 FX ∗ + (D − E)−1 b ⇒ en+1 =


(D − E)−1 Fen
On obtient alors (D − E)en+1 = (D − E)−1 Fen et si on écrit composante à composante on obtient
3e1n+1 = −e2n ⇒ |e1n+1 | ⩽ 13 ∥en ∥∞
e1n+1 + 2e2n+1 = −e3n ⇒ |e2n+1 | ⩽ 61 ∥en ∥∞ + 21 ∥en ∥∞ = 23 ∥en ∥∞
22 1 7
2e2n+1 + 3e3n+1 = −e4n ⇒ |e3n+1 | ⩽ 3 3 ∥en ∥∞ + 3 ∥en ∥∞ = 9 ∥en ∥∞
en+1 32 + 4e4n+1 = −3e5n ⇒ |e4n+1 | ⩽ 41 79 ∥en ∥∞ + 43 ∥en ∥∞ = 34
16 ∥en ∥∞
17
e4n+1 + e5n+1 = 0 ⇒ |e5n+1 | ⩽ 18 ∥en ∥∞
et donc
17
∥en ∥∞ ⩽ ∥en ∥∞
18
4.  1 
3 0 0 0 0
 −1 1
0 0 0 
 16 2
(D − E)−1 = 

 9 − 13 1
3 0 0 ,

 −1 1 1
− 12 1
0 
36 12 4
1 1 1
36 − 12 12 − 14 1
 1 
0 3 0 0 0
 0 − 61 1
2 0 0 
−1
 1

L1 = (D − E) F = 
 0 9 − 21 1
3 0 

1 1 1 3
 0 − 36 12 − 12 4

1 1 1
0 36 − 12 12 − 34
et donc ∥L1 ∥∞ = max( 13 , 64 , 17 32 32
18 , 36 , 36 ) =
17
18 .
On en déduit donc la convergence de (Xn ) vers X ∗ .

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