M. Norbert Textes
M. Norbert Textes
NORBERT
Ancien élève de l'E.N.S.E.T.
Professeur de l'Enseignement technique
COURS
DE DESSIN TECHNIQUE
ET DE CONSTRUCTION MÉCANIQUE
A l'usage des élèves des sections industrielles de toutes les écoles techniques
Lycées Techniques — Collèges d'enseignement technique.
Sections techniques de Collèges et de Lycées
Sections de Techniciens — Ecoles d'Ingénieurs
Ecoles d'Apprentissage, Cours Professionnels, etc.
Troisième Partie
TOME II
Textes
LA CAPITELLE S.A.
Editions
UZES (Gard)
CHEZ LES MEMES EDITEURS
1ère partie. Matériaux de construction électrique : Un volume de 220 pages, format 220 x 280 (3è Edition)
2ème partie. Appareillage : Un volume de 260 pages, format 220 x 280 (3è Edition)
3ème partie. Machines électriques : Un volume de 210 pages, format 220 x 280 (3è Edition)
4ème partie. Production, transport, distribution de l'énergie électrique : Un volume de 230 pages, format 220 x 280
5ème partie. Applications de l'énergie électrique : Un volume de 220 pages, format 220 x 280
6ème partie. Initiation à l'automatisation : Un volume de 350 pages, format 220 x 280. (3è Edition)
COLLECTION "HORIZONS MATHEMATIQUES"
COURS DE MATHEMATIQUE, par Geneviève AGUADO, Andrée CORON, Michèle HIGOUNET, Christiane MORIN, Paul
DESCHAMPS.
Classe de 6* — Classe de 5* — Classe de 4* — Classe de 3*
Le présent ouvrage -forme le deuxième volume de la troisième partie de notre « Cours de dessin technique
et construction mécanique ». Le premier volume était entièrement consacré à la construction mécanique ; celui-
ci est entièrement consacré au dessin ; cependant les deux volumes ne sont pas indépendants l'un de l'autre; ils
ont, au contraire, été conçus pour être utilisés ensemble, afin que les deux enseignements soient menés de
front, s'appuient l'un sur l'autre et se complètent mutuellement.
Programme.
Le premier volume comprenait tout le programme de construction mécanique des lycées techniques, y compris celui du
Baccalauréat technique, 1re et 2" parties, et du concours d'entrée aux Ecoles Nationales d'Arts et Métiers. Le présent volume
contient, au point de vue nombre et difficulté des exercices, tout le programme de dessin des classes de 2 e et de 1re des
lycées techniques, des classes de préparation aux deux parties du Baccalauréat technique, au concours des écoles d'Arts et
Métiers et autres écoles d'Ingénieurs, aux examens de Certificat d'aptitude professionnelle et de Brevet professionnel de
dessinateur en construction mécanique.
Présentation de l'ouvrage
Il comporte 60 planches au format 210x297 et une notice contenant le texte relatif aux exercices ; ceux-ci sont
numérotés de 1 à 182, en suivant l'ordre des planches ; il est donc très facile d'identifier un exercice, par le numéro de la
planche et celui de l'exercice.
Plan de l'ouvrage.
Les exercices ne sont pas classés par ordre de difficulté ; pour faciliter ï'emploi simultané des ouvrages de
technologie et de dessin, le même plan a été suivi sur les deux. La première partie comporte donc des exercices sur la
fabrication des pièces brutes (ex. 1 à 36) et sur l'usinage (ex. 37 à 53) ; la deuxième partie, des exercices sur les fonctions
mécaniques (ex. 54 à 99) ; la troisième partie comprend l'étude des organes de transmission et de transformation de
mouvements (ex. 100 à 152), des organes d'utilisation des fluides (ex. 153 à 170); l'ouvrage se termine par quelques exercices
sur la charpente métallique (ex. 171 à 174) et sur les appareils de levage (ex. 175 à 182).
Cet ouvrage n'est pas un recueil de sujets d'examens ; nous estimons en effet qu'on ne prépare pas les élèves à
un examen en leur faisant faire toute l'année des dessins donnés à cet examen, en temps limité, dans un ordre à peu près
quelconque. A notre avis, la progression des exercices doit être établie de façon à étudier l'un après l'autre les principaux
problèmes rencontrés dans les épreuves de dessin ; or ces différents problèmes sont toujours de deux sortes :
1. Etude d'une pièce en vue de sa fabrication.
2. Etude d'une pièce en vue de sa fonction mécanique.
Nous avons donc commencé l'étude de ces deux importants chapitres par de nombreux exercices élémentaires, sortes de
petits problèmes ne comportant que l'étude d'un point particulier ; ces exercices sont suivis d'applications, comportant l'étude
complète d'un organe et nécessitant souvent la révision de plusieurs leçons de technologie ; ces applications comportent
autant que possible des exercices de difficultés différentes correspondant aux classes de 2 e, 1re et TM ; elles sont souvent
choisies parmi des sujets d'examen, plus ou moins modifiés, afin d'en tirer tout le profit possible. Parmi les nombreux sujets
proposés à divers examens depuis quelques années, nous avons choisi ceux qui nous paraissaient les meilleurs au point de
vue éducatif, et qui, d'autre part, comportaient l'étude d'organes simples que les élèves peuvent avoir autour d'eux dans les
ateliers, à l'exclusion de tout organe sorti de machines compliquées ou peu connues. Enfin quelques sujets d'examen, publiés
intégralement pourront servir d'exercices d'entraînement en temps limité.
Les exercices n'étant pas classés par ordre de difficulté, celle-ci a été indiquée d'une façon approximative par des
lettres À, B, C faisant suite au titre de chaque exercice, sur la notice; ces lettres ont la signification suivante :
A : exercices faciles, pouvant être faits par des élèves de 2e de lycée technique, et même quelquefois par des
élèves de 3e.
B: exercices de difficulté moyenne, pouvant convenir aux classes de f : préparation au Baccalauréat technique d"
partie) et au C.A.P. de dessinateur.
C : exercices plus difficiles, convenant aux classes de préparation à la 2 e partie du Baccalauréat technique, au
concours d'entrée aux écoles d'Arts et Métiers, au Brevet professionnel de dessinateur.
Ces indications ne sont qu'approximatives-, bien entendu, le niveau des élèves pouvant être très différent suivant
les écoles.
Présentation des planches.
Chaque planche contient presque toujours plusieurs exercices, se rapportant à la même leçon de technologie, et
si possible de difficultés différentes. Les dessins sont présentés comme des exercices et non comme des dessins finis; ce sont
en somme /es figures correspondant au texte des problèmes à résoudre ; aussi sont-ils incomplets aux points de vue
représentation, cotation, ajustements, indications d'usinage, matière, etc. ; l'échelle n'est pas indiquée, et les exercices d'une
même planche sont souvent à des échelles différentes ; enfin les dessins ne comportent ni nomenclature, ni cartouche
d'inscriptions.
Textes.
Nous nous sommes efforcé de présenter chaque exercice comme un problème comportant des données (but,
description, fonctionnement, conditions à remplir), et des inconnues (éléments à étudier) ;
le dernier paragraphe, « Travail », précise les vues à faire et éventuellement le calcul à effectuer. Pour tous les exercices
généraux et exercices de révision, nous avons indiqué en tête du texte les chapitres de technologie à revoir. Enfin, pour tous
les éléments normalisés, nous renvoyons les élèves à notre « Aide- Mémoire de l'élève dessinateur », complément
indispensable au « Cours de dessin technique et de construction mécanique ».
Travail demandé.
La plupart des exercices proposés comportant l'étude d'un certain nombre d'éléments : pièces, mécanismes,
assemblages, etc., le premier travail demandé est généralement un dessin de l'ensemble monté, permettant la détermination
des éléments inconnus ; c'est l'exercice principal. Un deuxième exercice, comportant le dessin de définition d'une ou de
plusieurs pièces, est souvent demandé ensuite ;
il ne peut généralement être fait qu'après le dessin d'ensemble. Enfin, chaque fois que le sujet s'y prête, nous avons ajouté un
calcul de cinématique, à l'exclusion de tout calcul de résistance des matériaux.
Les vues et coupes demandées sont celles qui nous ont paru les plus intéressantes, mais chaque professeur reste libre, bien
entendu, de les. Modifier à son gré. En tenant compte de ces vues et de l'échelle, nous avons indiqué le format à utiliser : A2,
A3 ou A4, ainsi que la disposition à adopter : grand axe vertical (A3. V. par exemple) ou horizontal (A3. H.).
Chaque dessin devra comporter un cartouche, chaque dessin d'ensemble une nomenclature. Les dessins de
définition devront être cotés complètement et porter les indications d'usinage. Pour les dessins d'ensemble, nous avons
indiqué généralement : « cotes fonctionnelles » ; nous rappelons que ce sont les cotes qui déterminent tes éléments
fonctionnels, c'est-à-dire les formes et surfaces dont dépendent le bon montage et le bon fonctionnement des différentes
pièces de l'ensemble.
Nous n'avons pas indiqué sur chaque dessin le mode d'exécution à adopter : dessin avec les instruments, à
l'encre ou au crayon, ou croquis à main levée, laissant ce soin aux professeurs.
Enfin nous n'avons pas précisé le temps accordé pour l'exécution de chaque exercice, sauf pour quelques
dessins d'entraînement. Nous estimons, en effet, qu'il n'est pas nécessaire de faire faire tous les dessins en temps limité;
l'élève ne doit pas être constamment pressé par le temps; il doit avoir le temps de réfléchir ; et s'il a été habitué dès le début de
sa scolarité à travailler méthodiquement, aussi bien pour l'esquisse que pour la mise au net, il n'aura pas de difficulté à
terminer son dessin en temps voulu, le jour de l'examen ; quelques exercices d'entraînement en temps limité, un ou deux par
trimestre par exemple, nous paraissent suffisants.
Nous espérons que ce dernier ouvrage recevra, malgré ses lacunes et ses imperfections, le même accueil que les
précédents de la part des professeurs de dessin; nous les en remercions à l'avance, ainsi que des critiques et des suggestions
dont ils voudront bien nous faire part.
M.
NORBERT.
PLANCHE 1
PIÈCES MOULÉES
TECHNOLOGIE ; Etude du moulage, formes obtenues par moulage, cotation des
pièces moulées.
1. GUIDE pour tige verticale. Exemple d'étude.
DONNÉES : Schéma (fig. 1) avec cotes fonctionnelles et indication des surfaces
usinées.
ÉTUDE DE LA PIÈCE.
1. Forme générale : La pièce comprendra une portée cylindrique à axe
vertical et une semelle horizontale percée de 4 trous ; prévoir 4 nervures
pour assurer la rigidité.
2. Moulage : Choisir le plan de (oint ; la pièce sera moulée à l'envers, la
semelle en haut, avec plan de joint suivant x x' ; d'où le sens de la dépouille
; prévoir congés et arrondis.
3. Usinage : Pour faciliter l'usinage, prévoir des bossages pour les trous de la
semelle et un évidement sous la semelle. La figure 2 donne le dessin de la
pièce finie.
2. SUPPORT pour tige horizontale. Exemple d'étude.
DONNÉES : Schéma (fig. 3) avec cotes fonctionnelles et indication des surfaces
usinées.
ÉTUDE DE LÀ PIÈCE.
1. Forme générale : La pièce comprendra une portée cylindrique à axe
horizontal et une semelle percée de 4 trous ; ces deux parties seront
réunies par un corps formé de 4 nervures à section en croix.
2. Moulage : Plan de joint choisi : x x'.
3. Usinage : Prévoir des lamages pour les trous de la semelle (les bossages
seraient difficiles à faire venir de fonderie) et un évidement sous la semelle
(permettant un démoulage facile) ; prévoir les nervures en retrait en A et B
pour faciliter l'usinage. La figure 4 donne le dessin de la pièce finie.
3. GUIDE DOUBLE pour tiges verticales (A).
DONNÉES : Schéma (fig. 5) avec cotes fonctionnelles et indications d'usinage.
ÉTUDE DE LA PIÈCE.
1. Forme générale : La pièce devra comporter deux portées cylindriques à
axe vertical et une semelle percée de 4 trous ; pour augmenter la rigidité,
prévoir des nervures longitudinales en À, B, C et transversales en D, E, D',
E'.
2. Moulage : A l’ envers ; plan de joint : dessous de la semelle.
3. Usinage : Prévoir des bossages pour les trous, un évidement sous la
semelle, des nervures en retrait.
TRAVAIL DEMANDÉ: Dessin de définition de la pièce finie à l'échelle 1, format A 3.
H.
1. Vue de face avec coupe AA.
2. Vue de dessus.
3. Vue de gauche coupe BB.
Cotes complètes. Indications d'usinage. Calcul du poids.
Remarque : pour la coupe des pièces avec nervures,
voir fig.2
4. SUPPORT pour arbre horizontal (A).
DONNÉES : Voir fig. 6.
ÉTUDE DE LA PIÈCE.
1. Forme générale : La portée cylindrique supérieure sera réunie à la semelle
par un corps formé de 2 nervures en T : l'une suivant x x', l'autre suivant y
y'.
2. Moulage : Plan de joint : soit x x', soit y y' ; d'où sens de la dépouille ;
bossages à l'anglaise pour les trous de la semelle, ou lamages.
3. Usinage : Bossages ou lamages ; évidement sous la semelle : forme à
choisir en fonction du plan de joint ; nervures en retrait. Prévoir un trou de
graissage.
PLANCHE 2
PIÈCES MOULÉES (Suite)
6. SUPPORT À CHAPE (A)
DONNÉES (fig. 1) : La pièce à étudier sert de support à un levier coudé (en trait
fin) placé dans une chape ménagée à la partie supérieure du support, et
oscillant autour d'un axe d'articulation ; l'angle d'oscillation est de 15° de
part et d'autre du plan horizontal. Les cotes fonctionnelles et les surfaces
usinées sont indiquées sur le schéma.
ÉTUDE DE LA PIÈCE.
1. Forme générale : Chape et semelles réunies par un corps formé de 4
nervures en croix.
2. Moulage : Choisir le plan de joint (x x' peut être choisi, le creux de la chape
étant obtenu par un noyau).
3. Usinage : Prévoir bossages, évidements, etc.; vérifier que le creux de la
chape permet bien l'oscillation du levier.
TRAVAIL: Dessin de définition de la pièce finie, à l'échelle 1, format A 3. H.
1. Vue de face.
2. Vue de gauche.
3. Vue de dessus coupe AA. Calcul du poids.
7. SUPPORT DOUBLE (A).
DONNÉES (fig. 2) : La pièce à étudier sert de support à une tige horizontale de
diamètre 24, portant un pignon de diamètre extérieur 60.
ÉTUDE DE LA PIÈCE.
1. Forme générale : La tige est guidée par 2 portées cylindriques séparées
par un intervalle de 75, et réunies à la semelle par une nervure
longitudinale et des nervures transversales suivant x x' et y y'.
2. Moulage et usinage : Choisir le plan de joint ; en déduire les formes
facilitant le moulage et l'usinage. Prévoir des trous de graissage.
TRAVAIL : Dessin de définition de la pièce finie, à l'échelle 1, format
A3. H.
1. Vue de face.
2. Vue de gauche coupe AA.
3.
Vue de dessus demi-
coupe BB
Calcul du poids.
8. SUPPORT pour rochet et cliquet (A).
DONNÉES (fig. 3) : La pièce à étudier sert de support à un rochet, dont l'axe
horizontal tourne dans un alésage de diamètre 20, et à son cliquet, qui
glisse verticalement dans un alésage de diamètre 12. Le support repose
sur une semelle horizontale percée de 2 trous de 11.
ÉTUDE DE LA PIECE.
1. Forme générale : Réunir les 2 portées cylindriques à la semelle par 2
nervures en T.
2. Moulage et usinage : Choisir le plan de joint ; en déduire les formes
facilitant le moulage et l'usinage ; mettre en bossage les faces latérales des
2 portées cylindriques. Prévoir un trou de graissage pour l'axe du rochet.
TRAVAIL: Dessin de définition de la pièce finie, à l'échelle 1, format A 3. H.
1. Vue de face.
2. Vue de droite.
3. Vue de dessus coupe AA. Calcul du poids.
PLANCHE 3
PIECES FORGÉES
TECHNOLOGIE : Formes obtenues par forgeage, cotation des pièces forgées.
PLANCHE 4
PIÈCES MATRICÉES
PLANCHE 5
DÉFORMATION DES MÉTAUX A FROID
PLANCHE 6
PIÈCES OBTENUES PAR SOUDURE
TECHNOLOGIE : Assemblages par soudure, choix des formes, dessin et cotation des
pièces soudées.
25. SUPPORT. Exemple
La figure 1 représente un support simple réalisé par éléments soudés; ce
sont : une semelle rectangulaire, découpée dans une tôle de 15 et percée
de deux trous; un corps découpé dans une tôle de 15 et «soudé sur la
semelle; une portée cylindrique obtenue en soudant sur le corps, deux
disques découpés dans un fer rond de 50; le tout percé et alésé à 32.
Remarquer les formes simples, les angles de la semelle abattus par
chanfreins (et non des arrondis), les lignes de soudure; l'usinage est très
réduit.
26. GUIDE pour tige verticale (A).
DONNÉES : La pièce à étudier doit comporter une partie cylindrique à axe
vertical et une semelle percée de quatre trous de 10; elle doit être obtenue
par éléments soudés. La figure 2 donne les cotes fonctionnelles.
ÉTUDE DE LÀ PIÈCE : Découper la semelle dans une tôle de 8 ; longueur et
largeur à déterminer; abattre les angles par des chanfreins. La partie
cylindrique sera prise dans un tube permettant, par alésage, d'obtenir le
diamètre 28. Ce tube sera soudé sur la semelle, et l'assemblage sera
renforcé par deux nervures latérales découpées dans une tôle de 8,
soudées sur le tube et la semelle.
TRAVAIL : Dessin de définition de la pièce finie, échelle 1 ; format A4. V.
1. Vue de face coupe.
2. Vue de dessus.
Cotes complètes
(Cotes fonctionnelles; dimensions des fers assemblés, soudures).
17. SUPPORT (A).
DONNÉES (fig. 3) : Un support à chape comporte deux montants A et B fixés sur
une semelle percée de deux trous de 10. L'ensemble est à réaliser en
éléments soudés.
ÉTUDE DE LA PIÈCE: Découper la semelle dans une tôle de 10, ainsi que les
deux montants; Souder ceux-ci sur la semelle. Renforcer l'assemblage par
deux nervures placées de chaque côté, à l'extérieur des montants, de part
et d'autre du trou de 18; les souder sur les montants et sur la semelle.
TRAVAIL : Dessin de définition de la pièce finie, échelle 1 ; format A3. H.
1. Vue de face coupe.
2. Vue de gauche.
3. Vue de dessus. Cotes complètes.
28. CHAPE (A).
DONNÉES : La figure 4 représente une chape obtenue par moulage ; cette pièce
étant brisée, on veut la remplacer par une autre formée d'éléments
soudés.
ÉTUDE DE LA PIÈCE : Les cotes fonctionnelles (cotes soulignées) sont à
respecter; la forme du contour des deux flasques de la chape pourra être
simplifiée. La partie cylindrique sera constituée par un tube de 40 X49;
les deux flasques et les deux oreilles latérales seront découpés dans une
tôle de 10.
TRAVAIL : Dessin de définition de la pièce finie, échelle 1 ; format A 3 V.
1. Vue de face.
2. Vue de gauche coupe.
3. Vue de dessus.
Cotes
complètes.
PLANCHE 7
RÉVISION
Tête : diamètre 48, hauteur 18. Corps : diamètre 32, longueur 56.
Extrémité : cylindre lisse de diamètre 24, longueur 30; bout fileté de
diamètre 18, pas 2,5 1SO, longueur 20. Prévoir des gorges entre le corps
et la tête, et à l'extrémité du filet ; un chanfrein de 2 à 45° sur la face
extérieure de la tête.
2. Fraisage : Deux plats sur la tête; largeur sur plats : 35.
3. Perçage et taraudage. . Tête percée à 8,5, taraudée à M 10, dans l'axe
de la pièce, pour vissage d'un graisseur; profondeur utile du taraudage :
12. Trou de graissage de 6 dans l'axe de la pièce; trou de 6, d'axe AA, au
milieu de la longueur du corps, débouchant dans le trou axial.
TRAVAIL : Dessin de définition de la pièce finie. Echelle 1 ; format A 4. H.
1. Vue de face.
2. Vue de droite coupe AA. Coter en vue de l'usinage. Conseil : revoir section
plane du cylindre; intersection de deux cylindres.
PLANCHE 9
USINAGE (Suite)
43. GRIFFE DE SERRAGE (A).
DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT : Cette griffe est destinée à serrer
latéralement une pièce à usiner sur la table d'une machine-outil. Elle
comprend un corps, en fonte, fixé sur la table de la machine par deux
boulons et servant de glissière à un mors mobile, en acier mi-dur ; celui-ci
forme écrou pour une vis de manœuvre non représentée ; cette vis est
immobilisée en translation par rapport au corps, au moyen d'une embase
et d'une rondelle goupillée ; sa rotation entraîne le déplacement du mors
en translation.
USINAGE DU CORPS : La figure 1 représente la pièce brute; les parties
enlevées par l'usinage sont indiquées en trait fin et hachurées.
1. Fraisage ou rabotage : Dressage des faces supérieure et inférieure
de la pièce, de la face supérieure des oreilles latérales. Fraisage de la
glissière en T.
2. Perçage et lamage : Perçage d'un trou de diamètre 20, d'axe x x'
(logement de la vis de manœuvre) ; lamage des deux bases de ce
trou (appui de l'embase de la vis et de la rondelle) : diamètre 36,
profondeur 2. Perçage des trous des oreilles : trous de 18 débouchant
latéralement.
USINAGE DU MORS. La figure 2 représente la pièce brute.
1. Fraisage : Dressage des faces latérales A1, A2, A3. Fraisage des deux
rainures B. Fraisage de chanfreins de 14 x 14 sur les arêtes verticales
des faces Ai et As.
2. Striage des faces A1, A2, A3 jusqu'à la hauteur des rainures B.
3. Perçage et taraudage du trou d'axe x x' (pour vissage de la vis de
manœuvre) : diamètre 20, pas 2,5 ISO.
TRAVAIL : Dessin d'exécution du corps et du mors. Echelle 0 ,8.
1. Corps : Format A3. H.
Vue de face coupe. Vue de dessus. Vue de gauche.
2. Mors : Format A4. H.
Vue de face. Vue de dessus. Vue de gauche.
Remarque : les deux dessins peuvent être faits sur la même feuille, format
As, à l'échelle 0,5.
USINAGE.
1. Tournage et filetage.
2. Fraisage des cannelures et de la rainure de clavette. Prévoir des
gorges de dégagement d'outil entre les différentes parties, de
largeur 1,5; remarquer que le fraisage des cannelures sur les
cylindres 5 et 7 ne peut se faire sans toucher la partie voisine 6.
PLANCHE 10
MONTAGES D'USINAGE
PLANCHE 12
MONTAGES JTUSINAGE (Suite)
TECHNOLOGIE.
Assemblages rigides démontables : fixation d'un moyeu sur un arbre.
Clavettes longitudinales inclinées et parallèles; clavettes transversales;
clavettes tangentes. Vis, boulons, écrous.
PROBLÈME : Pour tous les exercices de la planche 15, le problème est de fixer
une pièce munie d'un moyeu (poulie, roue, engrenage) sur un arbre, soit
en un point quelconque, soit en bout d'arbre; dans tous ces exercices,
l'assemblage doit assurer :
Le centrage des pièces;
Leur liaison en rotation;
Leur liaison en translation.
66. FIXATION D'UNE ROUE par clayette inclinée (A).
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER.
1. Centrage : Emmanchement cylindrique; ajustement à choisir;
2. Liaison en rotation : Par clavette inclinée à talon, mise en place du côté
du bout d'arbre; dimensions : voir Aide-mémoire.
3. Liaison en translation : Assurée par la clavette.
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1.
1. Vue de face, avec coupe du moyeu et coupe partielle de l'arbre.
2. Vue de droite coupe AA.
Coter l'arbre et le moyeu; désignation complète de la clavette.
67. FIXATION D'UNE POULIE par clavette disque (A).
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Centrage : Emmanchement cylindrique; ajustement à choisir;
chanfreiner l'entrée du trou du moyeu pour permettre un bon portage
de l'embase de l'arbre.
2. Liaison en rotation : Par clavette disque ; dimensions : voir " Aide-
mémoire //.
3. Liaison en translation : Le moyeu s'appuie contre l'épaulement de
l'arbre ; prévoir un serrage par rondelle et écrou; modifier en
conséquence l'extrémité de l'arbre et déterminer la cote x ; diamètre du
bout fileté : 20 ; rondelle MU et écrou H.
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1.
1. Vue de face avec coupe du moyeu et coupe partielle de l'arbre.
2. Vue de gauche coupe AA (sans lignes cachées).
Coter l'arbre et le moyeu; désignation complète de la clavette, de la
rondelle et de l'écrou.
68. FIXATION D'UNE POULIE par clayette parallèle (A).
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Centrage: Par emmanchement conique, de conicité 10 %; les cotes
de l'arbre et de son logement étant données, calculer la cote de
position.
2. Liaison en rotation : Par adhérence entre les deux cônes, et
clavette parallèle à bouts ronds; dimensions : voir Aide-mémoire;
choisir les dimensions de la clavette en fonction du diamètre moyen
du cône.
3. Liaison en translation : Les deux cônes seront serrés l'un dans
l'autre par l'action d'une vis H. 8 vissée dans l'axe de l'arbre et
appuyant sur le moyeu par l'intermédiaire d'une rondelle large
(diamètre extérieur 33, épaisseur 3). Déterminer tous les éléments de
la vis (prendre j = 1,5 d).
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1.
1. Vue de face avec coupe du moyeu et coupe partielle de l'arbre.
2. Vue de gauche coupe AA (sans lignes cachées).
Coter l'arbre et le moyeu; désignation complète de la clavette et de la vis.
69. FIXATION D'UN LEVIER par flexion du moyeu (A).
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Centrage par emmanchement cylindrique.
2. Liaison en rotation et translation. Le moyeu du levier comporte
deux oreilles séparées par une fente de 2 et serrées par
l'action d'un boulon CET. 10 avec écrou HK; pour éviter tout
glissement en rotation et translation, le boulon pénètre
légèrement dans l'arbre. Ce mode de liaison permet de fixer
le levier en un point quelconque de l'arbre.
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1.
1. Vue de face, avec coupe de la partie supérieure du moyeu et de
l'arbre.
2. Vue de gauche, boulon enlevé.
Coter l'arbre et le moyeu; désignation complète du boulon, de l'écrou,
de la goupille.
70. FIXATION D'UNE MANIVELLE par clayette tangente (A)
(Manivelle de bicyclette et axe de pédalier).
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER:
1. Centrage : Par emmanchement cylindrique.
2. Liaison en rotation et translation : Par clavette tangente. L'arbre
porte un méplat contre lequel s'appuie la clavette, logée dans un trou
cylindrique du moyeu de la manivelle; le serrage est obtenu par
vissage d'un écrou sur l'extrémité filetée de la clavette.
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1.
1. Vue de face, avec coupe du moyeu et de l'arbre.
2. Vue de gauche coupe AA.
Coter l'arbre et le moyeu; désignation de l'écrou et de la rondelle.
(Facultatif : tracé exact de la forme du méplat de la clavette : faire
trois vues, à l'échelle 2/1 ou 3/1).
71. FIXATION D'UN MOYEU par clavettes transversales (A).
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER.
1. Centrage : Par emmanchement conique, conicité 10 %; calculer les
dimensions du trou conique de façon à respecter la cote de position
(5), et de manière que l'extrémité du tenon ne touche pas le fond du
trou.
2. Liaison en rotation et translation : Par clavette et contre- clavette;
pente 5 %. Calculer la largeur aux deux extrémités des clavettes de
façon qu'en position moyenne leur largeur totale soit 30. Déterminer
la largeur des mortaises du moyeu et de l'arbre en prévoyant les jeux
nécessaires au resserrage.
TRAVAIL.
1. Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Pas de cotes.
Vue de face avec coupe du moyeu et coupe partielle de l'arbre.
2. Dessin de définition des pièces détachées : arbre, moyeu,
clavettes.
Vues au choix; cotes complètes. Remarque : Ces exercices pourront
être groupés sur deux feuilles de format As.
PLANCHE 16
FONCTIONS MECANIQUES - EXERCICES ÉLÉMENTAIRES (Suite)
PLANCHE 17
FONCTIONS MÉCANIQUES - EXERCICES ÉLÉMENTAIRES (Suite)
TECHNOLOGIE, Assemblages tournants : articulations. Guidage du mouvement
circulaire : roulements.
78. ARTICULATION A CHAPE (A).
PROBLÈME : Deux tiges cylindriques A et B doivent être articulées l'une à
l'extrémité de l'autre; à cet effet, A sera muni d'une chape C dans
laquelle se placera l'extrémité de B; les deux pièces sont ensuite réunies
par un axe d'articulation d'axe xx'.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Forme de la chape C : Pièce rapportée, obtenue par tournage suivant le
contour en trait mixte, puis fraisage des deux faces latérales et de
l'évidement.
2. Fixation de la chape sur la tige A : afin de permettre le réglage de la
longueur de la tige, celle-ci sera vissée dans la chape; blocage par contre-
écrou.
3. Forme de l'extrémité de la tige B : tournage sphérique, puis fraisage des
deux faces latérales.
4. Axe d'articulation : axe normalisé de 14, avec tête cylindrique; fixation en
bout par rondelle et goupille.
TRAVAIL.
1. Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format A4. V.
Vue de dessus (vue donnée), avec coupe de la chape et de l'extrémité de
B.
2. Dessin de définition de la chape et de l'extrémité de B.
Trois vues pour chaque pièce. Cotes complètes.
Tracer exactement les courbes d'intersection.
79. MONTAGE D'UN COUVERCLE (A).
PROBLÈME : Fixation d'un couvercle de graissage B sur le chapeau A d'un gros
palier ; le couvercle doit pouvoir s'ouvrir et se fermer rapidement; d'où son
articulation autour d'un axe.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Forme du trou à obturer : Trou rectangulaire de 76 X 40, avec angles
arrondis de rayon 6; rebord rectangulaire de 100 X 64, avec arrondis de
rayon 18.
2. Forme du couvercle : Rebord de même forme et de mêmes dimensions
que celui du trou; à gauche, bec permettant l'ouverture et la fermeture.
3. Articulation : Axe d'articulation de diamètre 8 mis en place sur la figure.
Prévoir sur le couvercle une oreille de 25 d'épaisseur s'ajustant entre deux
oreilles du chapeau A; épaisseur de celles-ci : 15. Axe d'articulation à
choisir, ainsi que son mode de liaison à la pièce A.
TRAVAIL: Dessin de l'ensemble monté, couvercle fermé. Echelle 1. Format A4.
V.
1. Vue de face coupe.
2. Vue de dessus.
Coter le chapeau A et le couvercle B.
80. ARTICULATION A ROTULE (A).
PROBLÈME : Fixation de la tige A sur la pièce B au moyen d'une articulation à
rotule ; amplitude de l'oscillation : 15° autour de l'axe vertical.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
La tige est terminée par une sphère de diamètre 50; elle se loge dans une
cavité de B et s'appuie sur une cuvette C, rapportée afin de faciliter
l'usinage, et non ajustée afin que les deux sphères se centrent d'elles-
mêmes. La sphère est maintenue par dessus par une plaque D fixée sur A
par quatre vis et ne bloquant pas la sphère. Déterminer graphiquement le
diamètre x nécessaire à l'oscillation de 30°.
TRAVAIL.
1. Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1.
Vue de face coupe. Pas de cotes.
2. Dessin de définition des pièces C et D. Vues au choix.
Cotes complètes.
Les deux dessins seront faits sur la même feuille, format
A4.
81. MONTAGE D'UN ROULEMENT (A).
PROBLÈME : Montage d'un roulement simple en bout d'arbre, avec protection du
roulement. Bâti fixe, arbre tournant.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Montage du roulement sur l'arbre : Ajustement à choisir; immobilisation
en translation par épaulement de l'arbre d'un côté, rondelle et vis de l'autre
côté.
2. Montage du roulement dans le bâti : Ajustement à choisir.
3. Protection du roulement : La cavité du bâti est fermée par un couvercle
centré dans le bâti et fixé sur lui par quatre vis C. 5.
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format Ai.
Vue de face coupe. Cotes d'ajustement. Désignation des vis.
82. MONTAGE DE DEUX ROULEMENTS (B).
PROBLÈME : Un arbre A est supporté et guidé dans un bâti B par deux
roulements à billes C et D, identiques. Etudier le montage.
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER.
1. Montage des roulements sur l'arbre. Le roulement C s'appuie contre un
épaulement de l'arbre; le roulement D est serré par un écrou (non
représenté) vissé sur l'arbre; une bague entretoise (non représentée)
transmet le serrage de D à C; prévoir une diminution de diamètre de l'arbre
entre les roulements afin de diminuer la surface à rectifier et faciliter le
montage du roulement C. Ajustements à choisir.
2. Montage des roulements dans le bâti. Les bagues extérieures sont
ajustées dans un alésage du bâti; ajustements à choisir; prévoir un
chambrage dans la partie centrale afin de réduire l'usinage.
3. Protection des roulements : L'étanchéité est assurée par deux
couvercles E et F emboîtés dans le bâti et fixés sur lui par quatre vis F/90;
l'étanchéité au passage de l'arbre est assurée par des rondelles de feutre.
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle).
Format A4. H. Vue de face coupe. Cotes
d'ajustements. Nomenclature.
PLANCHE 18
FONCTIONS MÉCANIQUES – APPLICATIONS
83. TRANSMISSION (A).
TECHNOLOGIE (révision) : Assemblages rigides démontables; fixation d'un
moyeu sur un arbre; centrage; guidage du mouvement de rotation.
PROBLÈME : Un arbre A transmet un mouvement de rotation d'une poulie B à
une roue dentée C ; il est supporté et guidé par un support D fixé à un bâti
E. Etudier le montage.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Fixation du support D sur le bâti : centrage par emboîtement circulaire;
serrage par quatre vis H. 10 vissées dans le support D.
2. Guidage de l'arbre : Bague en bronze emmanchée à force dans le
support; prévoir un trou de graissage latéral.
3. Fixation de la poulie en bout d'arbre : emmanchement cylindrique;
clavette parallèle; fixation en bout à étudier.
4. Fixation de la roue dentée sur l'arbre : emmanchement cylindrique;
clavette parallèle, fixation latérale par vis à bout pointu d'axe xx'; faire
appuyer la roue contre le moyeu du support D.
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1.
Format A4. V. Vue de face coupe.
Nomenclature. Cotes d'ajustements;
désignation des vis, clavettes, etc.
84. BRIDE DE SERRAGE (B) (d'après un concours d'E.N.N.A.).
TECHNOLOGIE (révision) : Assemblages glissants; ressorts; articulations.
DESCRIPTION : Une bride servant à serrer latéralement les pièces à usiner sur
la table d'une machine-outil se compose d'une butée mobile A, coulissant
dans un corps B et poussée latéralement par une bride C serrée par
l'action d'une manette se vissant sur un goujon. Un ressort, non
représenté, rappelle la butée mobile quand on dévisse la manette.
ELEMENTS A ÉTUDIER.
1. Ressort de rappel de la butée : Diamètre intérieur : 22; diamètre du fil
2,5; cinq spires utiles.
2. Immobilisation de la butée en rotation : l'extrémité de la butée porte
deux méplats latéraux qui doivent rester dans la position de la figure;
imaginer un dispositif immobilisant la butée en rotation et permettant sa
translation.
3. Bride C : Elle est articulée sur le corps au moyen d'un axe de 12;
articulation à chape; prévoir sur la bride une chape d'articulation et le trou
de passage du goujon; choisir la forme de l'axe; dessiner le goujon et la
manette (voir Aide-mémoire).
4. Corps : II est fixé sur la table de la machine par deux boulons Q. 14
distants de 80; prévoir deux oreilles latérales. Déterminer complètement la
forme du corps (fonte).
TRAVAIL.
1. Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format As. Vue de face
avec coupes partielles. Vue de dessus coupe AA du corps. Coupe
BB vue suivant flèche du corps seul.
Coter le corps seul. Désignation des pièces normalisées.
Nomenclature.
2. Dessin de définition de la bride. Vues au choix.
CONDITIONS A RÉALISER.
1. Pour pouvoir serrer des pièces de bois d'épaisseur variable, le
mécanisme doit être réglable en hauteur ; à cet effet, il comprendra
une tige A coulissant verticalement et pouvant être bloquée à la
hauteur voulue.
2. La largeur de la pièce à serrer étant variable, le mécanisme doit être
réglable en longueur ; à cet effet, il comprendra une tige B
coulissant horizontalement dans l'extrémité supérieure de A et
pouvant être bloquée à la longueur voulue.
3. La pièce à mortaiser doit être maintenue en place sur la table par un
dispositif de serrage ; à cet effet, le mécanisme comprendra une vis
C se vissant à l'extrémité de B, manœuvrée par une manivelle et
appuyant sur la pièce par l'intermédiaire d'un mors D.
4. Le serrage doit être normal à la table, l'axe de la vis doit toujours
être vertical, la tige B ne doit pas pouvoir tourner autour de son axe.
5. Par contre, la tige A doit pouvoir tourner autour de son axe, afin de
pouvoir serrer la pièce à mortaiser en un point quelconque de la
table.
6. Enfin, le mors D doit être libre en rotation, afin que sa rotation, sous
l'action de la vis, n'abîme pas la pièce à mortaiser.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Assemblage de la tige A dans la table : Assemblage glissant et
tournant; hauteur de guidage : 60; blocage par flexion, sous l'action
d'un boulon ou d'une vis de 10 serrant deux oreilles fendues ; blocage
rapide par vis à manette, ou écrou à manette (manette inclinée).
2. Assemblage de B sur A : Assemblage glissant ; longueur de guidage :
60 ; prévoir l'immobilisation de la tige B en rotation et son blocage par
vis de pression de 10 à manette.
3. Assemblage de C sur B : Vis à filet TR, diamètre 24, pas 5, se vissant
dans un écrou en bronze rapporté à l'extrémité de B ; prévoir son
immobilisation en rotation et translation (chercher le sens de la réaction
de la pièce sur la vis).
4. Assemblage de D sur C : Assemblage tournant.
5. Commande de C : Manivelle assemblée par carré; rayon de manivelle
: 100; corps tourné, poignée fixe normalisée (voir Aide- Mémoire).
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format As. V.
1. Vue de face, avec coupes partielles au choix.
2. Vue de dessus de la table, coupe AA.
Cotes fonctionnelles. Ajustements. Désignation des pièces normalisées.
Nomenclature. Remarques : pièces A, B, C, D, entièrement usinées,
prévoir des formes facilitant l'usinage. Déterminer l'intersection de A et B.
PLANCHE 20
FONCTIONS MÉCANIQUES - APPLICATIONS (Suite)
89. POULIE RÉGLABLE (B ou C).
TECHNOLOGIE (révision) : Assemblages glissants, guidage/blocage;
centrage; assemblages tournants ; articulations ; graissage.
PROBLÈME : On donne le dessin incomplet des pièces détachées d'une
poulie réglable, servant à guider une courroie (voir Cours de Technologie :
poulies et courroies) ; ce sont : un support A, en fonte ; un plateau B, en
fonte ; une poulie C, en fonte ; un axe D, en acier doux. On demande
d'étudier le montage de l'appareil.
CONDITIONS A REMPLIR.
1. La poulie doit tourner folle sur son axe ; axe de rotation z x'.
2. L'axe D est fixé sur le plateau B, qui doit pouvoir pivoter autour de l'axe
y y, perpendiculaire à z z'.
3. Le plateau est fixé sur le support A, qui doit pouvoir pivoter autour de
l'axe xx', perpendiculaire au plan déterminé par les axes y y' et z z' ; le
support doit également pouvoir glisser le long de l'axe xx'.
La combinaison de ces mouvements permet de donner à la poulie une
position quelconque dans l'espace.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Montage du support: II est porté par une tige cylindrique fixe de
diamètre 50; assemblage glissant et tournant ; blocage par flexion du
support ; prévoir une fente longitudinale ; serrage par deux boulons
de 14, dont la tête doit être immobilisée en rotation.
2. Montage du plateau B sur le support : centrage par tenon
cylindrique de diamètre 40 porté par B; blocage par trois boulons Q.
12 dont les têtes coulissent dans une rainure circulaire en T
ménagée sur A ; prévoir trois trous avec bossages sur B, et sur A
une ouverture pour la mise en place des boulons.
3. Montage de l'axe D : II doit être solidaire de B en rotation et
translation ; serrage en bout par rondelle et écrou
4. Montage de la poulie sur l'axe D. Assemblage tournant : la poulie
porte une bague de bronze emmanchée à force ; retenue en bout
par rondelle et écrous H et Hm.
5. Graissage : Par graisseur Stauffer n° 0 (voir Aide- Mémoire), vissé
en bout d'axe, trous et rainures de graissage.
6. Modification à apporter au support A : la cote x sera calculée de
façon que le plateau portant la poulie puisse faire une révolution
complète autour de l'axe y y' ; la cote calculée sera majorée de 5
mm. Prévoir des nervures en M et N pour renforcer le support.
7. Forme des pièces : Prévoir tous les détails facilitant l'usinage et le
montage : dégagements d'outil, chanfreins, jeux, etc.
TRAVAIL : Dessin à l'échelle t. Format Aa. H.
1. Vue de face coupe AA de l'ensemble monté, le support A fixé sur
l'arbre, l'axe y y' horizontal, z z' vertical, la poulie en haut ; un
seul boulon Q en place dans le plan de coupe.
2. Demi- vue de gauche de A.
3. Demi- vue de droite de B.
Cotes fonctionnelles. Ajustements. Nomenclature.
Désignation normalisée des boulons, écrous, etc.
90. GALET PIVOTANT (C) (concours d'entrée à l'E.N.S.E.T. Texte
intégral).
Exercice d'entraînement en 4 heures.
DONNÉES : Le cadre du chariot, en U 120, repose sur le sol par quatre galets de
fonte de diamètre 80, de largeur 30. On demande d'étudier la liaison
d'un galet au cadre. Le dispositif prévu pour cette liaison comporte :
1. Un axe de diamètre 16, en acier mi-dur, autour duquel tourne le galet.
2. Une chape, en acier moulé ou acier forgé (au choix du candidat) qui
supporte l'axe précédent et qui peut tourillonner autour d'un axe vertical
xx' dont la position est cotée sur le croquis ; alésage de la chape : 24.
3. Une pièce d'attache, en acier forgé, fixée sur le U du cadre par quatre
boulons de 10; les axes de ces boulons sont situés aux sommets d'un
rectangle de 60 X 75 ; le prolongement vers le bas de cette pièce
d'attache forme un tourillon de diamètre 24, pour la chape.
TRAVAIL DEMANDÉ (format As).
1. Vue de face coupe AA de l'ensemble des pièces assurant la liaison.
2. Vue de dessus de la chape seule.
3. Vue de droite coupe BB de l'ensemble formé par la pièce d'attache, la
chape, le galet et son axe.
Echelle 1 : vue de face à l'encre ; vue de dessus et vue de droite au
crayon.
Toutes les cotes de la chape seront inscrites ; les autres pièces ne seront
pas cotées.
91. COUVERCLE BASCULANT (B).
TECHNOLOGIE (révision) : Articulations; volants; boulons basculants; pièces
moulées, matricées, pliées, embouties, soudées.
PROBLÈME : Etude du montage d'un couvercle de réservoir ; la fermeture doit
être étanche ; l'ouverture et la fermeture doivent être rapides.
DESCRIPTION : Le couvercle A (tôle d'acier doux emboutie) est ouvert et fermé
par l'intermédiaire d'un levier B, en acier doux estampé ou fonte, articule
sur une chape C, en tôle d'acier doux découpée et pliée, soudée sur le
couvercle. Le levier peut pivoter autour d'un axe E fixé sur deux oreilles du
corps ; il est serré par l'action d'un volant F, se vissant sur un boulon
basculant à œil G, pivotant autour de l'axe H fixé sur deux autres oreilles
du corps. L'étanchéité est obtenue par écrasement d'un joint élastique.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Forme et dimensions du levier : donner aux deux bras une section en I;
munir les trois têtes de bossages pour réduire l'usinage.
2. Articulation du levier sur le corps: axe normalisé de 12, à bout lisse, avec
rondelle et goupille.
3. Articulation du levier sur la chape : même axe, diamètre 10.
4. Volant : adopter un volant normalisé de 100, forme plate.
5. Boulon G: diamètre 12, tête sphérique.
6. Articulation du boulon : axe normalisé de 12.
TRAVAIL.
1. Dessin de l'ensemble monté: Echelle 1.
Format As. H.
Vue de face avec coupes au choix.
Vues de détail : coupes AA, BB, CC.
Cotes fonctionnelles. Nomenclature.
2. Dessin de définition du levier : Vues au choix.
PLANCHE 21
FONCTIONS MÉCANIQUES - APPLICATIONS (Suite)
légèrement modifié).
PLANCHE 25
FONCTIONS MECANIQUE – TRANSMISSION (suite)
PLANCHE 26
PALIERS
106. PALIER GRAISSEUR À BAGUE (C).
PROBLÈME: On donne une coupe longitudinale de l'ensemble monté avec cotes
principales; on demande de déterminer complètement ce palier.
DESCRIPTION : Voir Cours de Technologie.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Forme du corps
Semelle rectangulaire 230 X 70, épaisseur 20, percée de deux trous
allongés, avec bossages, pour boulons de fixation de 16; entre- axes
moyen des boulons : 180; réglage en plus et en moins : 10. Evidement
rectangulaire sous la semelle. Corps rectangulaire, renforcé au passage
des boutons de serrage du chapeau; corps évidé avec cloisons portant le
coussinet,
2. Forme du chapeau ; Forme générale demi- cylindrique, complémentaire
de celle du corps;
Prévoir deux oreilles pour le passage des boulons de serrage (rayon 16,
épaisseur 25).
3. Coussinet. Forme générale cylindrique; le demi- coussinet supérieur
comporte un logement circulaire pour la bague. Immobilisation en
translation par des joues, en rotation par un ergot.
4. Fixation du chapeau sur le corps par deux boulons Q. 12, distance d'axes
: 95; prévoir dans la semelle du corps 2 évidements bruts pour le logement
des têtes de boulons. Centrage du chapeau par joint brisé.
5. Graissage par bague ; L'évidement du corps forme réservoir d'huile;
prévoir sur le chapeau un trou de graissage fermé par un bouchon, sur le
corps un trou de vidange latéral fermé par une vis bouchon; sur le
coussinet, rainures et chanfreins.
TRAVAIL
1. Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format A3. H.
Vue de face avec demi- coupe.
Vue de gauche coupe (vue donnée).
Vue de dessus du corps.
Cotes fonctionnelles. Nomenclature.
2. Dessin de définition du corps, du chapeau, du coussinet. Vues au choix.
PLANCHE 28
CRAPAUDINES. BUTEES
PLANCHE 29
TRANSMISSION - POULIES ET COURROIES
PLANCHE 30
TRANSMISSION - POULIES ET COURROIES (suite)
116. ENROULEUR DE COURROIE (C).
(D’après Bacc. tech. 2è partie, CIermont, juin 1948, légèrement modifié).
TECHNOLOGIE (révision) : Articulations.
BUT : Permettre le réglage de ta tension d'une courroie, avec augmentation de
l'arc d’enroulement (voir fig. 1).
DESCRIPTION : Le galet A, muni d'une bague emmanchée à la presse, tourne
fou sur un axe C (non représenté) fixé sur un support B ; celui-ci peut
osciller autour d'un axe D (non représenté) et être bloqué, après réglage
de (a tension de la courroie, par un goujon E (non représenté). L'angle
d'oscillation maximum du support est de 30° par rapport à la verticale.
ELEMENTS A ÉTUDIER :
1. Support : Pièce en fonte ; formes à compléter.
2. Axe d'articulation D : Axe vissé dans le bâti ; tête permettant un
vissage énergique.
3. Goujon de blocage E : Goujon de 12 vissé dans le bâti/ avec
rondelle M et écrou H.
4. Montage du galet sur l'axe C : Assemblage tournant ; liaison en
translation à étudier.
5. Fixation de l'axe C sur le support B : liaison complète, en rotation et
translation.
6. Graissage de l'axe du galet : par graisseur vissé eh bout d'arbre.
TRAVAIL : Dessin de L'ensemble monté. Echelle 1 Format A 2. (Ou échelle 0,8,
format A3.).
1. Vue de face coupe AA de l'ensemble monté sur le bâti.
2. Vue de gauche du support seul.
Cotes fonctionnelles. Ajustements. Nomenclature.
117. ENROULEUR DE COURROIE (C).
PLANCHE 31
TRANSMISSION – COMMANDE PAR CHAINE
118. COMMANDE PAR CHAINE (B).
PROBLÈME : Etude de la commande à distance d'un sectionneur.
DESCRIPTION (fig. 1) : Le dispositif comprend une roue A, solidaire de l'arbre
commandant les couteaux du sectionneur, reliée par une chaîne à
rouleaux à un pignon B ; celui-ci est entraîné en rotation par un volant C,
par l'intermédiaire d'un arbre D porté par deux supports E.
ELEMENTS A ÉTUDIER.
1. Chaîne: Chaîne à rouleaux normalisée n° 7; pas: 1/2 pouce ou 12,7
mm. dimensions voir Aide-mémoire.
2. Pignon B (fig. 3) : Nombre de dents : N = 23. Dimensions : voir Aide-
mémoire. Fixation sur l'arbre : clavette parallèle et fixation en bout.
3. Arbre : Diamètre 20 ; arrêté en translation par bagues fixées par vis et
s'appuyant contre les supports,
4. Supports d'arbre (fig. 2) : Supports simples, en fonte, en une seule
pièce, avec semelle rectangulaire percée de deux trous pour vis de 8 ;
hauteur d'axe 30 ; portée : 1,5 d ; trou de graissage.
5. Volant; Volant normalisé de 140, forme plate (A), avec poignée fixe de
16 (voir: Aide-mémoire); fixation sur l'arbre par carré et serrage en
bout. •
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format A3. H.
1. Vue de face de B, C. D, E, avec coupe de B, C et de l'un des supports
E.
2. Vue de gauche, volant démonté ; tracer quelques dents du pignon.
3. Vue de détail de la chaîne. Echelle 2/1. Deux vues.
Coter l'un des supports et le pignon. Nomenclature.
119. ROUES POUR CHAINE CALIBRÉE (C).
PROBLÈME : Un palan (fig. 4) comporte un crochet suspendu par des flasques à
une roue B ; celle-ci est portée par une chaîne qui s'enroule sur sa jante ;
l'une des extrémités de la chaîne est fixe, tandis que l'autre s'enroula sur
une roue à empreintes A, ou noix, fixée sur un arbre moteur ; la rotation de
la noix détermine l'entraînement de la chaîne, d'où la montée de la charge
suspendue au crochet. On demande d'étudier la noix A et la roue B.
DONNÉES : Dimensions de la chaîne (voir fg. 6) : On donne le diamètre d du fil
de la chaîne, le pas P et la largeur intérieure e d'u maillon. Nombre
d'alvéoles de la noix : N.
DONNÉES : Deux arbres parallèles A et B sont réunis par deux roues dentées C
et D à dent droite, fixées en bout d'arbre.
Arbre A : diamètre 30 ; bout d'arbre cylindrique de diamètre 24. Arbre B:
diamètre 30; bout d'arbre conique, conicité 10%. Roue C: pignon plein en
fonte. Module 4; 20 dents. Largeur de denture; 10 module Roue D: roue à
toile en fonte. Module 4; 32 dents. Largeur de denture: 10 module (Moyeu:
diamètre extérieur 48, longueur 40. Jante: diamètre intérieur: 102. Toile < 8
mm. D’épaisseur, percée de six trous de diamètre 20. Dépouille 5 %.
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER.
1. Denture des deux roues : Calculer les diamètres primitifs, de tête,
de pied, la distance d'axes.
2. Fixation de la roue C sur l'arbre A : liaison en rotation par clavette
parallèle à bouts rond;
Fixation en bout par filetage de diamètre 16, rondelle et écrou.
3. Fixation de la roue D sur l'arbre B : liaison en rotation par clavette
disque; fixation en bout par rondelle et vis H. 8,
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format A3. H
1. Vue de face coupe,
2. Vue de gauche des deux roues seules, en prise. Représentation
conventionnelle des dents Coter les deux roues ; désignation des
pièces normalisées. Nomenclature.
121. REDUCTEUR DE VITESSE
DONNÉES : Rapport des vitesses : 1/2. Engrenages cylindriques droits ; module
5. Distance approximative des axes : 100. Largeur de denture : 6,4
modules.
CALCUL : Calculer les nombres de dents, diamètres primitifs, de tête, de pied,
distance d'axes exacte.
ELEMENTS A ÉTUDIER.
1. Forme des deux roues : Pignon A plein, roue B à toile évidée par des
trous.
2. Montage des roues sur les arbres : liaison en rotation par clavettes
parallèles. Retenue en bout (côté couvercle) à étudier.
3. Guidage des arbres : Bagues en bronze à prévoir dans le carter et le
couvercle.
4. Carrer C : compléter sa forme; semelle percée de deux trous pour
boulons de 12; étudier te raccordement du corps à la semelle.
5. Couvercle D : forme plate avec rebord s'appuyant contre le carter,
bossages intérieurs et extérieurs pour les arbres. Fixation sur le carter
par six vis F/90.
6. Graissage ; graissage des portées d'arbre par trous prévus sur le
carter et le couvercle.
TRAVAIL : Dessin à l'échelle 1. Format A3. V.
1. Vue de face coupe de l'ensemble monté.
2. Demi- vue de droite du carter.
3. Vue de dessus avec coupe au-dessus de ta semelle (placée sous la vue
de droite). Cotes fonctionnelles. Ajustements. Nomenclature.
PLANCHE 33
ENGRENAGES (Suite)
123. TRANSMISSION PAR ENGRENAGES (B).
PROBLÈME : Etude d'une transmission de mouvement par engrenages
coniques, entre deux arbres perpendiculaires A et B (fig.1) ; les deux
pignons C et D sont enfermés dans un carter E, servant de support aux
deux arbres, et fermé par un couvercle F.
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER.
1. Arbre À (acier mi-dur) : diamètre 32, arrêté latéralement par une bague
d'arrêt fixée par vis à bout pointu.
2. Arbre B (acier mi-dur) : diamètre 32; repose sur le carter par
l'intermédiaire d'une embase.
3. Pignons C et D (fonte) : module 5; 22 dents. Forme générale : voir
figure 2. Fixation sur les arbres : en rotation, par clavettes parallèles;
en translation par fixation en bout à étudier.
4. Carter (fonte) : forme sphérique de rayon minimum; épaisseur dés
parois : 8; semelle circulaire percée de quatre trous pour boulons de
fixation; prévoir des nervures pour renforcer la liaison de la semelle au
carter. Formes facilitant le moulage et l'usinage.
5. Couvercle (fonte) : épaisseur minimum : 7; prévoir des formes réduisant
l'usinage du plan de joint; fixation au carter par six vis F/90.
6. Graissage des arbres : Graissage latéral par graisseurs Stauffer n° 1 ;
prévoir bossages, trous, rainures.
TRAVAIL.
1. Calcul des éléments de la denture des roues : diamètre primitif, angle
primitif, longueur de génératrice, angle de saillie, angle de creux, angle
de tête, diamètre de tête.
2. Dessin de l'ensemble monté Echelle 1. Format As. H.
Vue de face coupe.
Demi-vue de droite du carter seul.
Cotes du carter et du couvercle, des arbres. Ajustements. Désignation
des pièces normalisées. Nomenclature. Tableau des dimensions de la
denture des roues.
3. Dessin de définition du carter seul. Echelle 1. Format As. H.
Vue de face coupe.
Vue de droite.
Vues de détail au choix.
Cotes complètes. Indications d'usinage.
4. Dessin de définition d'un pignon. Format A4. Vues
au choix. Cotes complètes.
124. TRANSMISSION PAR ENGRENAGES (B).
PROBLÈME : Etude d'une transmission de mouvement par engrenages coniques
entre deux arbres perpendiculaires A et B ; les roues C et D sont fixées en
bout d'arbres ; l'ensemble est porté par un support E.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Roues dentées (fonte) : Module 5; 16 et 32 dents; largeur de denture
: 6 modules. Pignon plein ; roue à toile percée de quatre trous et
renforcée par des nervures (fig. 5).
2. Fixation des roues : Liaison en rotation par clavettes parallèles;
fixation en bout à étudier.
3. Support (fonte) : Semelle rectangulaire de 240 X 100, évîdée et
percée de quatre trous pour boulons de 12; portée cylindrique
supportant l'arbre A reliée à la semelle par un corps formé de deux
nervures à section en croix. Epaisseur des nervures : 8.
4. Graissage des deux portées d'arbre.
TRAVAIL.
1. Calcul des éléments de la denture des roues.: voir exercice
précédent.
2. Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format As. V. Vue de
face coupe. Demi-vue de dessus du support, avec coupe AA.
Coter le bâti et les arbres. Ajustements. Nomenclature. Tableau
des dimensions de la denture des roues.
PLANCHE 34
ENGRENAGES (Suite)
125. POULIE MOTRICE A RÉDUCTEUR (B).
FONCTIONNEMENT : L'arbre moteur (1) porte un pignon claveté A; la poulie
étagée (2), folle par rapport à l'arbre (1), est solidaire du pignon D; la
transmission de A à D s'effectue par l'intermédiaire de deux couples
d'engrenages réducteurs symétriques B.C. et B'.C'.
DONNÉES NUMÉRIQUES,.
Vitesse de l'arbre moteur : 600 tours par minute.
Vitesse à laquelle doit tourner la poulie : 150 tours par minute.
Module des six roues dentées : 3.
Nombre de dents des roues A,C et C' égaux ; de même pour B,B' et D.
Distance d'axes approximative : 75.
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER.
1. Pignon À: Fixé sur l'arbre par clavette parallèle; maintenu latéralement
par les bagues de bronze (3) et (6).
2. Roues B et C : Solidaires l'une de l'autre ; elles portent une bague de
bronze (5) emmanchée à force et tournent folles sur leur axe (4), fixé au
bâti ; elles doivent être maintenues latéralement, dans les deux sens.
3. Axes (4) : Etudier leur forme et leur fixation au bâti, en rotation et
translation.
4. Roue D : Centrée sur le moyeu de la poulie, et fixée sur lui par quatre
vis de 8. 5« Poulie cône B à trois étages : tourne fol!e sur une bague en
bronze fixe par rapport à l'arbre ; retenue en bout par rondelle et écrou
vissé en bout d'arbre. 6 «Graissage par barbotage ; une couronne de tôle,
fixée par vis sur la poulie, forme réservoir d'huile.
TRAVAIL.
1. Calcul : Calculer les nombres de dents des roues A, B, C, D, les
diamètres primitifs, de tête, de pied, distance d'axes exacte.
2. Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format As. V. Vue de face
coupe. Cotes fonctionnelles. Ajustements. Nomenclature. Tableau des
résultats du calcul.
126. RÉDUCTEUR DE VITESSE (C).
PROBLÈME : Etude d'un réducteur de vitesse, par roue et vis sans fin ; la vis A
et la roue C sont enfermées dans un carter en deux pièces E et F
assemblées par vis ou boulons.
DONNÉES : Rapport des vitesses : 1/18.
Vis à un filet, à droite ; diamètre primitif :
44. Module réel : 4.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Vis : Fixée sur l'arbre moteur B par deux vis sans tête à bout pointu;
maintenue latéralement par le carter.
2. Roue : Fixée sur l'arbre mené D par clavette parallèle ; maintenue
latéralement par le carter.
3. Carter en deux coquilles E et F. Epaisseur moyenne des parois : 7.
Bossages intérieurs pour le maintien latéral de la roue et de la vis.
Centrage des deux coquilles à étudier ; serrage par quatre vis ou boulons
de 6 ; prévoir quatre oreilles pour cette fixation.
TRAVAIL.
1. Calcul.
Roue : Nombre de dents, inclinaison de la denture, sens de l'hélice,
module apparent, diamètres primitifs, de tête, de pied.
Vis : Pas réel et pas oblique, inclinaison de l'hélice, diamètres extérieur et
à fond de filets. Distance d'axes.
2. Dessin. Echelle 1. Format As. H.
Roue et vis en position de montage, fixés sur les arbres.
Vue de face et vue de gauche, avec coupes au choix.
Représenter les filets de la vis et quelques dents de la roue.
Carter assemblé, en coupe suivant AA, et vue de droite de la coquille
gauche E ; figurer en trait fin les formes extérieures de la roue et de la vis.
Coter le carter, la roue et la vis.
Nomenclature.
Tableau des données et des résultats du calcul.
AUTRES EXERCICES SUR LES ENGRENAGES :
N°" 134, 148, 149, 150, 151, 152, 169, 170, 175, 176, 178, 181.
PLANCHE 35
SYSTÈME VIS-ÉCROU
127. POUPÉE MOBILE DE TOUR (C).
TECHNOLOGIE (révision) : Assemblages glissants et tournants ; blocage.
BUT : La poupée mobile supporte la contrepointe et permet son réglage pour le
tournage de pièces entre pointes (voir Cours de Technologie, planches 9
et 12).
FONCTIONNEMENT : Le réglage de la contrepointe se fait :
1. Par déplacement de toute la poupée mobile sur le banc de tour.
2. Par déplacement du fourreau B, portant la pointe C, dans le corps A; à
cet effet, le fourreau porte un écrou D, dans lequel se visse une vis de
manœuvre (non représentée) ; celle-ci, commandée par un volant, est
immobilisée en translation tandis que le fourreau i est immobilisé en
rotation ; le mouvement de rotation de la vis est donc transformé en un
mouvement de translation du fourreau et de la pointe ; après réglage, le
fourreau doit être bloqué.
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER.
1. Vis de manœuvre : Diamètre 20, pas 4, à gauche, filet trapézoïdal.
Longueur à déterminer de façon qu'en fin de course l'extrémité de la vis
débloque la pointe.
2. Immobilisation de la vis en translation : La vis présente une embase
de diamètre 30 qui s'appuie contre le bouchon E, vissé dans le corps et
formant butée; le volant maintient la vis de l'autre côté du bouchon.
3. Dispositif de manœuvre de la vis : Volant de 140, forme plate avec
poignée fixe (voir Aide-mémoire), rendu solidaire de la vis par clavette
parallèle, et fixation en bout.
4. Bouchon E : Prévoir une forme permettant son vissage.
5. Fixation de l'écrou D dans le fourreau.
6. Immobilisation du fourreau en rotation : Ergot ou vis à téton dans
une rainure. Calculer les cotes x et y.
7. Dispositif de blocage du fourreau : Par tampons tangents logés dans
un alésage de diamètre 30 du corps ; les tampons sont rapprochés
simultanément par l'action d'une vis manœuvrée par un levier F placé en
arrière du corps. Etudier la forme des tampons et de la vis, la fixation du
levier F sur la vis, la forme du levier, sa manœuvre par une poignée
rapportée non représentée (poignée fixe de 20, voir Aide-mémoire), la
fixation de cette poignée sur le levier. Prévoir une butée limitant la rotation
du levier à l'angle utile.
8. Graissage : Prévoir un trou de graissage, fermé par une vis, à la partie
supérieure du corps; prévoir le graissage de la portée de la vis dans le
bouchon.
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format As. H.
1. Vue de face coupe.
2. Vue de gauche coupe AA.
Cotes fonctionnelles ; coter les éléments à déterminer. Ajustements.
Nomenclature.
128. CHARIOT DE TOUR (C) (d'après Bacc. tech. 2e partie, Strasbourg,
1947).
TECHNOLOGIE (révision) : Assemblages glissants et tournants ; centrage ;
fixation par vis et boulons.
DESCRIPTION : La partie à étudier comprend le chariot (1), le coulisseau (2),
guidé par une glissière en queue d'aronde, la vis de manœuvre (3), non
représentée, l'écrou (4), la tourelle (5). Ces pièces sont représentées de
façon incomplète.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Chariot : Centrage sur le support inférieur par un tenon cylindrique de
diamètre 65, hauteur 4, à prévoir, sur l'axe BB. Fixation par deux boulons
Q. 12 dont les têtes coulissent dans une rainure en T circulaire du support
inférieur, permettant ainsi l'orientation du chariot et son blocage; prévoir
deux évidements en A pour le logement et la manœuvre des écrous de ces
boulons (écrous H). Prévoir l'évidement nécessaire au passage de la vis,
et un trou cylindrique d'axe BB, de diamètre 30, brut.
2. Ecrou : Fixé sur le chariot par deux vis entre cuir et chair ; il affleure la face B
du chariot.
3. Vis : Axe xx' ; diamètre 16, filet carré, pas 4, à droite ; longueur filetée : 180.
Liaison avec le coulisseau : collet de butée s'appliquant sur la face C du
coulisseau ; de l'autre côté, dispositif à étudier; diamètre de la partie lisse
pour le guidage dans le coulisseau : 15; manœuvre par carré. La vis, en se
vissant dans l'écrou, entraîne le coulisseau en translation.
4. Coulisseau : Prévoir une cale de rattrapage de jeu (6) serrée par deux vis de
pression sans tête.
5. Tourelle : Centrée sur le coulisseau par un tenon cylindrique d'axe x t', de
diamètre 30, de hauteur 7, à prévoir; fixation par boulon CET. 16, d'axe
xs.', à tête noyée dans le coulisseau ; serrage de l'outil par vis QP. 10.
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format Â2. H.
1. Vue de face coupe AA.
2. Vue de gauche coupe BB,
3. Vue de dessus du chariot seul.
Cotes fonctionnelles. Ajustements. Nomenclature.
PLANCHE 36
SYSTÈME VIS-ÉCROU (Suite)
129. SUPPORT VOLANT pour aléseuse horizontale (C)
(d'après Bacc. tech. 2e partie, Poitiers, octobre 1948).
TECHNOLOGIE (révision) : Articulations ; assemblages glissants ; fixation par
vis et boulons.
BUT : Ce support, monté sur la barre d'alésage, permet d'araser ou de creuser
des surfaces circulaires planes sur les faces externes d'une pièce.
(Schéma de l'aléseuse : voir Cours de Technologie.)
DESCRIPTION : L'ensemble comprend un corps A et un chapeau B, articulés sur
un axe C et serrés sur la barre d'alésage, de diamètre 130, par l'action d'un
boulon à œil basculant autour de l'axe D. Le corps porte une glissière en
queue d'aronde sur laquelle coulisse un chariot E, manœuvré par vis-écrou
; la vis (non représentée) est immobilisée en translation ; l'écrou G est fixé
sur le chariot ; une tourelle porte-outil F est fixée sur le chariot par boulon
CET ; elle porte trois vis de pression QP pour le serrage de l'outil.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Articulation de A et B : Etudier la forme des pièces A et B, l'une des
deux formant chape, et l'axe d'articulation.
2. Serrage de B sur A : Forme des oreilles de A et B, de l'axe
d'articulation, du boulon.
3. Vis de manœuvre du chariot : Diamètre 18 ; filet TR pas 4; prévoir son
immobilisation en translation : embase d'un côté, rondelle goupillée
de l'autre; prévoir un carré de manœuvre.
4. Ecrou G : Forme et fixation sur le chariot.
5. Fixation de la tourelle sur le chariot : Boulon CET.
6. Serrage de l'outil : Trois vis QP.
7. Cale de rattrapage de jeu sur le chariot, serrée par trois vis de
pression.
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1/2. Format Â2.H.
1. Vue de face coupe.
2. Vue de dessus.
3. Vue de gauche, coupe au travers de la glissière.
Vues de détail au choix. Cotes fonctionnelles.
Nomenclature.
130. VÉRIN (B) (d'après Bacc. tech. 1^ partie, Bordeaux, juin 1948).
FONCTIONNEMENT: La vis, immobilisée en rotation, se déplace en translation
verticale dans le corps A ; elle est commandée par un écrou moleté B
immobilisé en translation. On donne le dessin du corps brut de fonderie, le
dessin de l'écrou fini, ainsi que celui du vé placé à la partie supérieure de
la vis.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Corps : Le représenter après usinage.
2. Vis : Diamètre 27, pas 5, filet trapézoïdal ; longueur à déterminer ;
limiter la longueur du filetage à la longueur utile. Etudier l'immobilisation de
la vis en rotation. Terminer l'extrémité supérieure par une partie sphérique.
3. Vé : Etudier son articulation sur l'extrémité de la vis.
TRAVAIL: Dessin à l'échelle 1. Format As. V.
1. Vue de face de l'ensemble monté, avec coupe du corps et de l'écrou.
2. Vue de dessus du corps.
Cotes du corps et de la vis. Nomenclature.
PLANCHE 37
SYSTÈME VIS-ÉCROU (Suite)
131. PORTE-OUTIL D'ÉTÀU LIMEUR (C) (d'après Bacc. tech. 2- partie.
Rennes, juin 1951).
TECHNOLOGIE (révision) : articulations. Assemblages glissants. Centrage.
Boulons, vis de pression
BUT : L'outil de l'étau-limeur est porté par une tête solidaire du coulisseau animé
d'un mouvement rectiligne alternatif (voir Cours de Technologie, planche
15); l'outil doit être réglable en hauteur, et doit pouvoir pivoter autour d'un
axe longitudinal horizontal.
DESCRIPTION : Sur le coulisseau (1) est fixée une semelle pivotante (2) en
fonte, non représentée, portant un écrou en bronze, non représenté, dans
lequel se visse la vis de manœuvre (5), en acier mi-dur ; celle-ci est
solidaire en translation d'un patin (3), en fonte, coulissant sur la semelle ;
sur le patin est fixé un support (4), en fonte, sur lequel vient s'articuler le
porte-outil, non représenté.
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER.
1. Porte-outil : Prévoir une ouverture rectangulaire pour le logement de
l'outil (section 12 X 24), et le serrage de l'outil par deux vis de
pression. D'autre part, le porte-outil doit être articulé sur le support
(4), autour de l'axe xx', de façon que l'outil frotte sans pression sur
la pièce à usiner pendant la course retour. Enfin, dans la position
verticale, le porte-outil doit s'appuyer contre le support. Etudier la
forme du porte-outil et l'axe d'articulation.
2. Support (4) : II doit pivoter autour de l'axe z x' et être bloqué par un
goujon d'axe tt' vissé dans le patin (3) ; étudier l'axe d'articulation
(vissé dans 3), le goujon, la forme du support permettant une
oscillation de 10° de part et d'autre de la position verticale.
3. Patin (3) : II est représenté entièrement et coté en partie ; prévoir une
cale de rattrapage de jeu dans la glissière en queue d'aronde,
serrée par trois vis de pression de 8.
4. Vis de manœuvre (5) : Compléter le dispositif d'immobilisation en
translation.
5. Ecrou de la vis de manœuvre : Hauteur 25 ; forme et fixation sur (2) à
étudier.
6. Semelle pivotante (2) : Cette pièce doit être centrée sur le coulisseau ;
elle doit pouvoir tourner complètement par rapport à celui-ci autour
de l'axe y y' et pouvoir être bloquée dans une position quelconque ;
à cet effet, elle portera une rainure en T circulaire dans laquelle
s'engageront les têtes de deux boulons de fixation de 12; prévoir
des ouvertures pour la mise en place de ces boulons. De plus, la
semelle doit recevoir l'écrou de la vis de manœuvre, dont la fixation
est à étudier. Enfin, la semelle doit être assemblée à queue
d'aronde avec le patin (3), qui coulisse sur elle.
TRAVAIL.
1. Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format As. Vue de
face coupe. Vue de dessus avec demi-coupe. Vue de gauche.
Cotes fonctionnelles. Nomenclature.
2. Sujet de l'examen. Format Â2. Dessin de définition.
De la semelle (2), à l'encre; trois vues, avec coupes au choix.
Du support (4), au crayon ; vues au choix.
Du porte-outil, en croquis non coté ; vues au choix.
132. COMMANDE DE TRINGLERIE (C)
(Concours d'entrée E.N.S.E.T. Texte intégral). Exercice d'entraînement en 4
heures.
FONCTIONNEMENT : La rotation du volant à main (1) commande celle de la vis
(2) guidée par le support supérieur. La translation résultante de l'écrou (3)
est transmise par les bielles jumelles (4) à la tringle (6) qui peut coulisser,
sans rotation, dans le support fixe inférieur.
TRAVAIL.
1. Dessin aux instruments, à l'encre. Echelle 1. Format As. V.
Vue de face de l'ensemble des pièces 2, 3, 4, 5, et des organes
accessoires qui paraîtront nécessaires pour assurer les liaisons : rondelles,
goupilles, écrous, etc. (Amorcer le guidage supérieur, le volant, la tringle
6). Vue de gauche d'une bielle 4. Coter les pièces 2, 3, 4, en vue de leur
exécution.
2. Dessin à main levée, au crayon, de l'écrou (3) en perspective
cavalière. Pas de cotes.
133. COMMANDE DE FREIN (C).
TECHNOLOGIE (révision): Articulations; assemblages tournants; guidage.
FONCTIONNEMENT : La vis A, manœuvrée par le volant B, guidée par un
support fixe et immobilisée en translation, commande l'écrou C relié au
levier coudé D par deux vis-axes E; le levier coudé D, pivotant autour de
l'axe 0 du support fixe F, commande la tringle G sur laquelle il est articulé.
D'où transformation du mouvement circulaire du volant en un mouvement
de translation de la tringle.
ÉLÉMENTS A ETUDIER.
1. Vis À (acier mi-dur) : Diamètre 20, filet TR, pas 5; limiter sa longueur à
la partie utile.
2. Commande de la vis: Volant normalisé de 140, forme plate, avec
poignée fixe de 16;
Étudier sa fixation sur la vis : liaison en rotation et fixation en bout.
3. Immobilisation de la vis en translation : Par embase s'appliquant
sous le support ; le volant jouera le rôle de deuxième embase.
4. Ecrou C (bronze) : Forme sphérique de diamètre 50; hauteur limitée par
deux plats distants de 40; prévoir deux plats latéraux pour l'assemblage
avec le levier; sur plats : 44.
5. Levier coudé D (acier forgé).
Tête centrale : diamètre 36, épaisseur 16.
Bras vertical : épaisseur 12 ; forme de la section à choisir ; tête de
diamètre 28, épais seur 14.
Bras horizontal : épaisseur 12; épaisseur des deux branches de la fourche:
9; profondeur de la fourche à déterminer ; branches terminées par têtes de
diamètre 28, épaisseur 12.
6. Liaison du levier et de l'écrou : Par deux vis-axes de diamètre 14,
vissées dans l'écrou ; le logement de ces vis dans les branches du levier
doit permettre le mouvement relatif des deux pièces : rotation autour de 0
pour D, translation verticale pour C. Calculer le déplacement de l'écrou,
sachant que la tringle G doit se déplacer de 16 mm. de part et d'autre de la
position moyenne (verticale).
7. Support F (fonte) : Hauteur d'axe 60; semelle fixée par deux vis F/90.8
distantes de 70. L'évidement de la chape dans laquelle se loge le levier
doit permettre l'oscillation de celui-ci ; épaisseur des deux bras de la chape
: 10. Prévoir des formes facilitant le moulage et l'usinage.
8. Articulation du levier sur le support : axe de 14.
9. Articulation de la tringle G sur le levier : la tringle est terminée par une
chape rapportée ; leur assemblage doit permettre le réglage de la longueur
de la tringle, et son blocage. Levier et chape assemblés par un axe de 12.
Diamètre de la tringle : 10.
TRAVAIL.
1. Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format Â2.
Vue de face, avec coupes au choix ; la fourche du levier ne sera pas
coupée, et la vis-axe antérieure sera enlevée. Vue de dessus coupe ÂA de
l'ensemble. Vue de dessous coupe BB. Vue de droite (ou demi-vue) du
support F. Cotes fonctionnelles. Ajustements. Nomenclature.
3. Dessin de définition des pièces détachées, à l'échelle 1 : vis,
écrou, levier, support. Vues au choix.
PLANCHE 38
SYSTÈME V1S-ÉCROU (Suite)
134. CONTREPOINTE DE DIVISEUR (C)
(d'après Bacc. tech. 2e partie, Nancy, octobre 1949).
TECHNOLOGIE (révision) : Système pignon-crémaillère ; système vis-écrou ;
assemblages glissants (glissière prismatique); guidage; blocage.
BUT : Support d'une pièce entre pointes sur la table d'une fraiseuse. La pointe
est réglable en longueur et en hauteur.
DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT.
1. Réglage en hauteur: Le coulisseau (2) peut se déplacer dans le bâti (1), sur
une glissière inclinée, à l'aide d'un système pignon-crémaillère; la
crémaillère (3) est rapportée sur le coulisseau ; le pignon (4) est claveté
sur un axe muni de deux boutons moletés. Un boulon (5) bloque le
coulisseau à la hauteur voulue et limite sa course.
2. Réglage en longueur : La pointe (6) est centrée sur le canon (7) par
emmanchement cylindrique, et immobilisée en rotation par deux méplats
s'engageant dans une rainure du canon. Le déplacement de celui-ci est
obtenu par un système vis-écrou ; la vis (8) manœu-vrée par le bouton
moleté (9) se visse dans le canon formant écrou ; sa rotation doit pro-
voquer le déplacement axial de la pointe. Après réglage, une manette
bloque le canon.
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER.
1. Guidage du bâti sur la table de la fraiseuse : par deux languettes fixées
par vis F/90 dans la rainure de la semelle et glissant dans une rainure en T
de la table (voir Aide-mémoire).
2. Réglage en hauteur : Fixation de la crémaillère sur le coulisseau : 2 vis
F/90.5; fixation du pignon sur son axe : par clavette parallèle (prévoir la
mise en place de l'arbre muni de la clavette). Monter les deux boutons
moletés.
3. Blocage du coulisseau : Par boulon de 12 traversant le coulisseau et
le bâti; le coulisseau entraîne le boulon dans son déplacement ; prévoir sur
le bâti deux rainures, avec bossages, permettant le déplacement du boulon
; course du coulisseau : 20.
4. Réglage de la pointe en longueur : Prévoir l'immobilisation de la vis en
translation et du canon en rotation. Diamètre de la vis : 12 ; course du
canon : 40 ; longueur de guidage minimum du canon dans le coulisseau :
40.
5. Blocage du canon : Par l'action d'une vis à manette ou d'un boulon
avec écrou à manette Prévoir une fente sur le coulisseau.
TRAVAIL.
1. Dessin de l'ensemble monté. Echelle
1. Format As. H. Vue de face coupe. Vue
de droite coupe AA, BB, CC. Cotes
fonctionnelles. Nomenclature.
2. Dessin de définition de la pointe (6). Echelle 2/1. Format A4. Vue de
face. Vue de dessus. Vue de gauche.
Tracer exactement les courbes d'intersection ; laisser les lignes de
construction d'un point quelconque et des points particuliers en trait fin.
3. Dessin de définition du bâti, du coulisseau, de la vis, du canon, du
pignon, de la crémaillère. Echelle 1. Vues au choix.
AUTRES APPLICATIONS.
Griffe de serrage (Ex. n° 43) : dessin de l'ensemble
monté. Exercices n°- 86, 88, 138, 162, 175, 176.
PLANCHE 39
SYSTÈME BIELLE-MANIVELLE
135. tête DE BIELLE OUVERTE pour locomotive (A).
DESCRIPTION' : Le corps de bielle A se termine par une fourche dans laquelle
sont logés les coussinets B et C, immobilisés en rotation et translation. Les
coussinets sont serrés par une clavette D par l'intermédiaire d'une bride E
servant également à entretoiser les 2 branches de la fourche. La clavette
est serrée par l'action d'un écrou s'appuyant sur la partie supérieure de E ;
l’écrou est freiné par un contre-écrou. Le freinage de la clavette est assuré
en outre par l'action d'un boulon G traversant la clavette et 2 plaques F
placées de part et d'autre de la clavette, entre les branches de la fourche ;
le boulon présente sous la tête un méplat l'immobilisant en rotation ; il est
serré par écrou goupillé ; placer une rondelle sous la tête du boulon et
sous l'écrou. Le graissage des coussinets s'effectue par un trou de
graissage ménagé sur la branche supérieure du corps.
TRAVAIL: Dessin de l'ensemble monté. Echelle 4/10. Format As. H.
1. Vue de face.
2. Vue de dessus avec coupe brisée passant par l'axe des coussinets et
l'axe du boulon G.
3. Vue de gauche de la bride E.
Cotes fonctionnelles. Nomenclature.
Nota : La position de la clavette sera déterminée par le calcul.
136. tête DE BIELLE PALIER pour moteur à gaz (A).
DESCRIPTION : Les coussinets (3) et (4), de forme cylindrique, sont serrés entre
le corps (1) et le chapeau (2) par deux boulons (5); ils sont immobilisés en
translation par des joues, en rotation par les boulons. Ceux-ci sont serrés
par des écrous spéciaux (6), freinés latéralement par vis de pression. Des
cales (7), interposées entre le corps et le chapeau, permettent le
rattrapage du jeu des coussinets. Le graissage s'effectue par le maneton
de la manivelle. Le corps et le chapeau sont entièrement usinés : tournés
extérieurement, faces fraisées, trous alésés, etc. ; ils sont séparés après
usinage.
TRAVAIL : Dessin du corps et du chapeau, en position de montage. Echelle 1.
Format As. H.
1. Vue de face.
2. Vue de dessus.
3. Vue de
gauche. Cotes
complètes.
Déterminer exactement les courbes d'intersection ; laisser en trait fin les
lignes de construction d'un point quelconque et des points particuliers.
Nota : Revoir les sections planes des solides de révolution (cylindre, cône,
sphère, tore) et intersections de solides de révolution (voir Aide-mémoire).
Les courbes à déterminer sur ce dessin sont :
A : Section plane d'un tore.
B et C : Section plane d'un cylindre.
D : Section plane d'une sphère.
E et F : Intersection d'un tore et d'un cylindre (courbe en vue de face et
vue de dessus).
G : Intersection de 2 cylindres (courbe en vue de dessus).
PLANCHE 40
SYSTÈME BIELLE-MANIVELLE (Suite)
137. BIELLE D'AUTOMOBILE (A).
DESCRIPTION : La bielle se compose d'un corps A et d'un chapeau B réunis par
deux boulons non représentés ; elle est en acier au nickel-chrome et
obtenue par matriçage ; la section du corps est en I, brute de forge;
l'attache avec la tête est renforcée par des nervures latérales. La tête et le
chapeau sont munis d'oreilles pour le passage des boulons; ceux-ci sont à
tête cylindrique, avec méplat pour leur immobilisation en rotation. La tête et
le chapeau sont régulés. Le pied de bielle comporte un trou de diamètre 9
pour le passage d'un boulon destiné à fixer l'axe du piston sur la bielle; une
fente de 2 mm., faite à la fraise, permet ce serrage.
TRAVAIL: Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format A3. V.
1. Vue de face, avec coupe du pied et demi-coupe de la tête, les trois
boulons montés (boulons C. 9 sans ergot, écrous HK, goupilles). Sections
sorties ÀÀ et BB.
2. Vue de gauche (sans coupe), boulons enlevés.
3. Vue de dessus du chapeau.
Cotes complètes. Nomenclature.
138. MANIVELLE A RAYON VARIABLE (B) (d'après Bacc. tech. 1e partie,
1949)
DESCRIPTION : Le corps de manivelle (1), calé sur l'arbre moteur, reçoit le
maneton (2), qui peut coulisser dans un évidement du corps formant
glissière ; le réglage du rayon de manivelle s'effectue par la manœuvre
d'une vis (3) se vissant dans la partie prismatique du maneton.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Forme et dimensions du corps :
Fixation sur l'arbre moteur, de diamètre 54 : emmanchement à la presse et
clavette parallèle de sécurité.
Glissière : Dimensions à déterminer de façon que le rayon de manivelle
puisse varier de 95 à 160. Prévoir des dégagements d'outil pour le
façonnage des faces latérales de la glissière.
2. Vis de manœuvre : Immobilisation en translation : en haut par la face
d'appui de la tête (prévoir un lamage sur le corps pour cet appui) ; à
l'intérieur de la cage de la glissière, par rondelle goupillée (épaisseur 15).
Longueur de la vis à déterminer en fonction de la course.
3. Blocage du maneton : Par serrage d'un écrou H. 16 agissant sur une
rondelle spéciale qui s'appuie sur la face A du corps ; cette face sera
munie d'un rebord usiné de 10 mm. de largeur sur 3 mm. d'épaisseur
entourant la glissière.
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format Ag. V.
1. Vue de face, avec coupe longitudinale du corps, le maneton placé en
position moyenne (R=120).
2. Vue de gauche, l'écrou et la rondelle du maneton démontés. Coter le
corps seulement. Ajustements. Nomenclature.
139. PLATEAU MANIVELLE A RAYON VARIABLE (B)
(d'après Bacc. tech. 2e partie, Montpellier, juin 1947).
DESCRIPTION : Le plateau manivelle, claveté sur un arbre de diamètre 60, est
muni d'une rainure radiale en T (fig. 5) ; un maneton, sur lequel vient
s'articuler une tête de bielle (fig. 6), peut coulisser dans la rainure du
plateau.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Forme du plateau : Moyeu de diamètre 130, jante d'épaisseur 15, toile
d'épaisseur 20 renforcée autour de la rainure.
2. Maneton : II est constitué par un boulon de diamètre 27, à tête carrée,
sur lequel est enfilée une bague de bronze, bloquée par rondelle et écrou.
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle 0,5. Format As. H.
1. Vue de face coupe, la rainure en T placée verticale, l'axe du maneton
monté pour une course du pied de bielle de 320, la bielle figurée
verticalement.
2. Vue de gauche, avec section rabattue ; la bielle sera placée
horizontalement. Cotes du plateau. Ajustements. Nomenclature.
PLANCHE 41
EXCENTRIQUES
140. EXCENTRIQUE (A).
DESCRIPTION : L'ensemble comprend un disque A, en fonte, un collier en deux
pièces B et C, en bronze, centrées par un joint brisé et réunies par deux
boulons non représentés ; le collier est assemblé -sur le disque par rainure
et languette circulaires ; le demi-collier B porte un trou taraudé recevant un
graisseur ; le demi-collier C se termine par une bride permettant son
assemblage avec la barre d'excentrique, non représentée.
TRAVAIL: Dessin à l'échelle 1. Format A.,. H.
1. Vue de face de l'ensemble monté, les boulons de serrage en place ; le
demi-collier C sera fixé à l'extrémité de la barre d'excentrique par deux
boulons H. 12; cette barre sera terminée par une bride de même forme que
celle de C ; centrage par languette rectangulaire. Coupes partielles au
choix.
2. Vue de dessus coupe AA de A, B, C montés, les boulons enlevés.
3. Vue de gauche coupe BB de C.
4. Vue de droite de B.
Cotes complètes. Ajustements. Nomenclature.
141. EXCENTRIQUE (B) (d'après Bacc. tech. 2' partie, Montpellier, octobre
1947).
DONNÉES : On donne le dessin du corps d'un excentrique, formant à la fois
barre et demi-collier, ainsi que le schéma d'utilisation de l'excentrique à la
commande du piston d'une pompe ; la tige de piston, de 25 mm. de
diamètre, est guidée dans son mouvement de translation par un support A
; la course du piston doit être de 60 mm.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Disque d'excentrique. Diamètre extérieur: 160; épaisseur: 42;
assemblage avec le collier par languette circulaire. Moyeu de diamètre 80,
épaisseur 80 ; alésage de 50 mm. de diamètre avec rainure pour clavette
parallèle. Rayon d'excentricité à calculer. Prévoir un évidement sur chaque
face, entre le moyeu et la couronne extérieure ; profondeur de cet
évidement : 14.
2. Demi-collier inférieur : Assemblé par joint brisé sur le demi-collier
supérieur, dont la forme devra être modifiée en conséquence. Serrage par
deux boulons H. 16.
3. Graissage : Prévoir sur le demi-collier supérieur, dans l'axe xx', un trou
taraudé pour graisseur Stauffer n° 2, avec bossage.
4. Support A de la tige du piston. Support en fonte, comportant une
semelle carrée de 100 mm. de côté, une portée cylindrique de 40 mm. de
longueur pour guider la tige, un corps réunissant les deux parties
précédentes et dont la forme est à étudier. Hauteur d'axe: 120; Fixation sur
le bâti par quatre vis H. 10.
TRAVAIL: Dessin à l'échelle 1. Format Â2.
1. Dessin de la tête de l'excentrique montée, barre interrompue.
Vue de face, les deux centres du disque placés sur l'axe y y', les boulons
de serrage montés. Section sortie. Coupes partielles au choix.
Vue suivant flèche F (perpendiculaire à y y'), du disque emboîté dans le
demi-collier inférieur; le disque sera coupé suivant y y'.
Coter le disque et le demi-collier inférieur. Ajustements. Nomenclature.
2. Dessin du support A« Echelle 1.
Vues au choix. Cotes complètes. Indications d'usinage.
SUJETS D'EXAMENS.
Compresseur (Bacc. tech. 2e p., Alger, octobre 1948). Piston plongeur
(Bacc. tech. 2e p., Toulouse, octobre 1949). Excentrique de distribution
(Bacc. tech. 2e p., Clermont, octobre 1949).
PLANCHE 42
EXCENTRIQUES (Suite)
142. PRESSE À EMBOUTIR (B et C) - Excentrique et bielle
(d'après C.A.P. dessinateurs d'exécution, Montpellier, 1949).
BUT : Transformer le mouvement de rotation de l'arbre A en un mouvement
rectiligne alternatif du coulisseau, sur lequel est fixé le poinçon de la
presse ; la course du coulîsseau doit être réglable, ainsi que la longueur de
la bielle.
DESCRIPTION : L'arbre excentré A commande la bielle par l'intermédiaire d'une
bague excentrée B solidaire de l'arbre; la bielle est en deux pièces : corps
C et chapeau D réunis par des goujons; elle est assemblée au coulisseau
par une vis E permettant le réglage de la longueur.
FIXATION DE LÀ BAGUE B SUR L'ARBRE : Deux équerres dentées F,
encastrées latéralement dans la bague et fixées sur elle par vis, engrènent
avec la denture creusée sur un collet de l'arbre, rendant ainsi la bague
solidaire de l'arbre en rotation ; un écrou G bloque latéralement la bague
contre le collet denté de l'arbre
RÉGLAGE DE LA COURSE DU COULISSEAU : En faisant tourner la bague B
sur l'arbre, on peut faire varier la distance Oi Os de x + y à x — y (x étant
l'excentricité de l'arbre et y celle de la bague) ; la course peut donc varier
de 2 (x + y) à 2 (x — y). Le réglage s'effectue à l'arrêt : desserrer les deux
équerres F et l'écrou G ; faire tourner la bague sur l'arbre ; serrer l'écrou et
bloquer les deux équerres.
RÉGLAGE DE LA LONGUEUR DE LA BIELLE : II suffît de faire tourner la vis
grâce à la partie hexagonale prévue à cet effet, puis de la bloquer dans
cette position, au moyen d'un dispositif non représenté.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Course du coulisseau : Calculer les distances d'axes x et y afin
d'obtenir une course maximum de 40 et une course minimum de 8.
2. Assemblage du chapeau sur le corps de bielle : le chapeau sera centré
sur le corps par joint brisé et fixé par deux goujons de 14 ; prévoir sur le
chapeau des lamages pour le logement des écrous.
3. Graissage : Par graisseur Stauffer n° 3 vissé dans l'axe du chapeau.
4. Blocage de la vis E : Prévoir un dispositif permettant le blocage de la
vis après réglage de la longueur.
5. Articulation de la bielle sur le coulisseau : Cette articulation doit
permettre l'oscillation de la bielle dans le plan x x' et la rotation de la vis
pour le réglage de la longueur.
TRAVAIL.
1. Dessin de l'ensemble de la tête de bielle montée sur l'arbre. (B)
Echelle 1. Format As. H.
Vue de face, avec coupe de la bielle et de la bague ; l'arbre sera tourné de
180° par rapport à la position du dessin; la bague sera réglée pour la
course maximum (ou minimum).
Vue de droite avec demi-coupe.
Cotes fonctionnelles. Ajustements. Nomenclature.
Limiter le corps de bielle au plan a b.
2. Dessin de l'assemblage de la bielle sur le coulisseau. (C) Echelle 1. Format
As. Limiter le corps de bielle au plan a b.
Vue imposée : vue de droite, coupe. Vues de détail, au
choix. Coter entièrement la vis.
PLANCHE 43
EXCENTRIQUE À CADRE - MANIVELLE A COULISSE
143. COMMANDE D'EMBRAYAGE (B) {d'après Bacc. tech. T8 partie, Paris,
1946).
BUT : Le mécanisme à étudier est destiné à permettre la manœuvre du plateau
mobile d'un embrayage à griffes; celui-ci a déjà été étudié : voir planche
25. La course à obtenir est de 25 mm.
DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT : Le dispositif comporte un coulisseau A
muni d'une sorte de croissant engagé dans la gorge du plateau à déplacer
; ce coulisseau peut glisser sur un support fixe B par la manœuvre d'un
disque excentré C porté par une tige D ; le fonctionnement est analogue à
celui de l'excentrique à cadre (voir Cours de technologie) : dans sa rotation
autour de l'axe 0, le disque excentré pousse le coulisseau vers la gauche
ou vers la droite ; d'où embrayage et débrayage.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Disque C : calculer l'excentricité e permettant d'obtenir la course de 25
mm. du coulisseau, pour une rotation du disque de 180°. Etudier
l'assemblage du disque en bout de la tige : liaison en rotation et translation.
2. Coulisseau A (fonte) : Guidage en translation assuré par une rainure en
queue d'aronde. Logement du disque et trou de passage de la tige à
étudier en vue d'un fonctionnement correct. Formes à déterminer en vue
de faciliter l'usinage : évidements, dégagements d'outils, etc.
3. Support B (fonte) : Semelle munie de quatre trous avec bossages ou
lamages pour boulons de fixation. Moyeu de guidage de la tige réuni à la
semelle par nervure de 10 mm. d'épaisseur. Formes à étudier en vue de
faciliter le moulage et l'usinage : moyeu chambré, semelle évidée,
dégagements d'outils, etc.
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. EcheIle 1. Format As. V.
1. Vue de face coupe AA.
2. Vue de gauche, coupe BB.
3. Vue de dessus de A seul, avec coupe CC.
4. Vue de détail de C seul, vue de dessus. Cotes
complètes. Nomenclature.
144. MÉCANISME DE TRANSMISSION (C)
(d'après Bacc. tech. 2e partie, Paris, juin 1948).
BUT : Transmission d'un mouvement de rotation entre deux arbres parallèles (1)
et (6), dont la distance des axes est faible (35 mm.). Le but est donc le
même que celui du joint de Oldham (voir Cours de technologie, planche
35).
DESCRIPTION : Sur l'arbre moteur (1) est fixée une manivelle (2) dont le
maneton (3) s'engage dans un évidement du levier (4) ; celui-ci entraîne en
rotation le plateau (5) fixé à l'extrémité de l'arbre mené (6) ; le levier et le
plateau sont rendus solidaires l'un de l'autre par un verrou à ressort (7),
permettant de désolidariser rapidement les deux arbres.
FONCTIONNEMENT (voir schéma) : La manivelle (2) tournant autour de l'axe Oi
entraîne dans son mouvement le levier (4), qui tourne autour de l'axe Û2 ;
le levier fait donc un tour pour un tour de manivelle ; mais quand la
manivelle décrit l'angle au centre MOiM' (supérieur à 90°), le levier décrit
l'angle au centre NOsN' (égal à 90') ; si le mouvement de la manivelle est
uniforme, il n'en est donc pas de même du mouvement du levier. D'autre
part, on voit que la distance du maneton à l'axe Û2 est variable; d'où la
nécessité d'une coulisse sur le levier.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Manivelle : forme; fixation sur l'arbre moteur.
2. Maneton. Fixation sur la manivelle : liaison en rotation et translation,
assemblage démontable.
3. Levier. Etudier sa forme, en particulier la forme et les dimensions
minima de l'évidement recevant le maneton (se servir du schéma) ;
calculer la distance x (distance de l'axe du verrou à l'axe de l'arbre mené) ;
adopter la distance minimum majorée de 5 mm. Etudier le logement du
verrou à ressort. Montage en bout de l'arbre (6) : prévoir le centrage du
levier et un montage permettant la libre rotation des deux pièces l'une par
rapport à l'autre, lorsque le verrou est retiré.
4. Verrou à ressort: commandé par un bouton moleté; prévoir une
goupille de retenue du verrou dégagé.
5. Plateau : étudier sa forme, sa fixation sur l'arbre mené; prévoir un trou
avec bossage pour le verrou.
TRAVAIL : Dessin à l'échelle 1. Format As.
1. Vue de face coupe de l'ensemble monté, la manivelle ayant effectué un
demi-tour à partir de la position du modèle, la position des autres pièces
étant modifiée en conséquence ; verrou engagé dans le plateau.
2. Vue de gauche, ou de droite, du levier seul et de la manivelle seule.
Coter complètement le levier et la manivelle. Cotes fonctionnelles et
ajustements des autres pièces.
PLANCHE 44
CAMES
145. CAME EN CŒUR (A) (mouvement uniforme).
Thème graphique.
DONNÉES.
1 • Mouvement :
Levée totale de la tige commandée : 50 mm. Mouvement de levée
uniforme pendant un demi-tour. Mouvement de descente uniforme
pendant un demi-tour.
2. Came :
Diamètre de l'arbre portant la came : 24.
Diamètre du moyeu : 44.
Diamètre primitif de la came : 48.
Epaisseur de la came : 12 ; du moyeu : 30.
Diamètre de la tige commandée : 10.
Diamètre du galet : 20.
Fixation de la came sur l'arbre : clavette parallèle.
Montage du galet sur la tige : chape d'articulation.
TRAVAIL.
I. Tracé du diagramme des espaces du mouvement.
Echelle des espaces : 1.
Echelle des temps : temps pour un tour: 160 mm.
2. Dessin de la came montée sur l'arbre, portant le galet monté sur la tige
commandée. Echelle 1. Vue de face (pointe de la came en bas, galet en
haut). Vue de gauche, coupe. Tracé de la came : voir Cours de
technologie; diviser la circonférence en 16 parties égales.
146. CAME MORIN (A) (mouvement uniformément varié). Thème graphique.
DONNÉES.
1. Mouvement :
Levée totale : 50.
Levée uniformément accélérée de 25 mm. pendant 1/6 de tour.
Levée uniformément retardée de 25 mm. pendant 1 /6 de tour.
Levée maximum pendant 1/3 de tour.
Descente uniformément accélérée de 25 mm. pendant 1 /6 de tour.
Descente uniformément retardée de 25 mm. pendant 1/6 de tour.
2. Came : Mêmes données que la came précédente.
TRAVAIL.
1. Tracé du diagramme des espaces du mouvement.
Echelle des espaces : 1. Echelle des temps :
temps pour un tpur : 180 mm.
2. Dessin de la came seule. Echelle 1. Vue de face. Vue de gauche.
Pour le tracé, diviser la circonférence en 18
parties égales. Tracé de la parabole : voir Aide-
mémoire.
Les deux dessins précédents peuvent être faits sur la même feuille, format
As. H. ; ou chacun sur une feuille Ai. V.
147. CAMES DE MOTEUR A EXPLOSION à 4 temps (B) (planche 44)
DESCRIPTION (fig. 1) : Le moteur se compose d'un cylindre A surmonté d'une
culasse B contenant la chambre d'explosion; le piston C se déplace dans
le cylindre sous l'impulsion des gaz d'explosion; son mouvement de
translation est transformé par une bielle D en un mouvement de rotation du
vilebrequin E. La distribution, assurant l'admission dans le cylindre du
mélange gazeux provenant du carburateur et l'échappement des gaz
brûlés, est assurée par deux soupapes F et G commandées par des
cames H faisant l'objet de cette étude.
FONCTIONNEMENT : Les figures 2 à 5 rappellent le principe du fonctionnement
d'un moteur à quatre temps :
1er temps (fig. 2) : Admission du mélange gazeux. La soupape d'admission
s'ouvre, le piston descend et aspire le mélange explosif d'air et d'essence;
il fait une course aller, le vilebrequin fait un demi-tour.
2e temps (fig. 3) : Compression. La soupape d'admission se ferme, le
piston remonte et comprime le mélange gazeux; il fait une course retour et
le vilebrequin un demi-tour. 3e temps (fig. 4) : Allumage, explosion et
détente. Une étincelle jaillissant entre les électrodes d'une bougie à la fin
du deuxième temps enflamme le mélange gazeux qui explose, et chasse
violemment devant lui le piston en se détendant; c'est le temps moteur; le
piston fait de nouveau une course aller, et le vilebrequin un demi-tour. 4e
temps (fig. 5) : Echappement. La soupape d'échappement s'ouvre; le
piston, en remontant, chasse les gaz brûlés; le piston fait encore une
course retour et le vilebrequin un demi-tour.
Au total, pour un cycle complet, le piston fait deux courses aller et retour,
et le vilebrequin deux tours complets.
ÉPURE THÉORIQUE DE-DISTRIBUTION (fig. 6) : Les deux
circonférences de l'épure correspondent aux deux tours du vilebrequin;
chacun des quatre temps correspond donc à un demi-tour, ou 180°, limités
par les points morts A et B. Les deux demi-cercles hachurés
correspondent au temps d'ouverture des soupapes d'admission (1er tour) et
d'échappement (2e tour).
MODIFICATIONS AUX 4 TEMPS THÉORIQUES : En réalité, les 4 temps
sont modifiés pour tenir compte de l'inertie de la masse gazeuse en
mouvement, des temps nécessaires à l'ouverture et à la fermeture des
soupapes, du temps nécessaire à l'inflammation des gaz, qui n'est pas
instantanée. On procède donc aux réglages suivants :
1. Ouverture de l'admission : Elle se fait au voisinage du point mort, mais
le plus souvent légèrement avant (quelquefois par contre un peu après).
L'avance à l'ouverture de l'admission est toujours faible : 5 à 10°.
2. Fermeture de l'admission : Elle se fait toujours après le passage du
piston au point mort, afin de profiter de l'inertie de la masse gazeuse en
mouvement pour remplir le cylindre le plus complètement possible. Le
retard à la fermeture de l'admission varie de 30 à 50°.
3. Allumage : On fait toujours de ^avance à l'allumage, afin d'obtenir le
maximum de pression lorsque le piston est en haut de sa course; cette
avance correspond au temps nécessaire à la masse gazeuse pour
s'enflammer; elle augmente avec la vitesse de rotation du vilebrequin (15 à
35°).
4. Ouverture de l'échappement : Elle se fait toujours avant la fin de la
détente, afin que la pression soit tombée à la fin du troisième temps, pour
éviter une contre-pression pendant le retour du piston; cette avance varie
de 40 à 70°.
5. Fermeture de l'échappement : Elle a lieu après le passage du piston
au point mort, afin de permettre une évacuation complète des gaz brûlés;
ce retard est toujours faible : égal ou inférieur à 10°.
Remarque : Le réglage indiqué ci-dessus est dit angulaire; les
mécaniciens, pour le réglage des moteurs, utilisent le réglage linéaire, qui
définit la position du piston par rapport aux points morts.
ÉPURE RÉELLE DE DISTRIBUTION (fig. 7) : Les deux cercles
correspondent toujours aux deux tours du vilebrequin; les différentes
modifications apportées à l'ouverture et à la fermeture des soupapes ont
été portées sur ce diagramme. Le temps d'ouverture de la soupape
d'admission est augmenté de l'avance à l'ouverture (A.O.A.) et du retard à
la fermeture (R.F.A.); de même le temps d'ouverture de la soupape
d'échappement est augmenté de l'avance à l'ouverture (A.O.E.) et du
retard à la fermeture (R.F.E.).
ÉPURE SUR L'ARBRE A CAMES (fig. 8) : Les cames d'admission et
d'échappement des différents cylindres sont portées par un arbre dit «
arbre à cames », tournant à demi-vitesse du vilebrequin (car chaque
soupape ne s'ouvre qu'une fois pour deux tours de vilebrequin). L'épure
sur l'arbre à cames correspond à un tour de cet arbre, donc à deux tours
de vilebrequin; les angles d'admission, de compression, de détente,
d'échappement sont donc réduits de moitié;
ce sont les angles ai, 03, v.s, ^4.
CAMES (fig. 9) : L'arbre à cames se fait en acier cémenté, trempé, rectifié ;
sur la figure, il est vu en bout; les deux cames sont donc visibles l'une
derrière l'autre. L'arbre à cames tourne généralement en sens inverse du
vilebrequin; les deux cames se succèdent dans l'ordre :
échappement, admission, cette dernière devant avoir lieu aussitôt après
l'échappement. Les deux cames sont symétriques pour faciliter leur
fabrication; l'angle de calage, entre axes des cames, est égal à l'angle
formé par les bissectrices des angles aj et 04 de l'épure (fig. 8).
TRACÉ DES CAMES : La levée des soupapes étant donnée, tracer la
circonférence primitive des cames, la circonférence passant par leur
sommet; porter l'angle de calage, les angles »i et »4 donnant les points A,
B, C, D de début et de fin de cames; tracer les tangentes en ces points à la
circonférence primitive; arrondir les angles en laissant la came
d'échappement ouverte pendant un court instant (1/6® du temps total
d'échappement environ). Enfin, pour tenir compte du jeu entre la queue de
la soupape et le poussoir (fig. 10), on raccorde les cames sur une
circonférence légèrement plus petite que la circonférence primitive; la
levée du poussoir doit être en effet égale à la levée de la soupape
augmentée de ce jeu. Ce tracé permet une ouverture et une fermeture
rapides des soupapes; mais la loi du mouvement de la soupape n'est pas
connue à l'avance; elle se déduit du profil de la came.
COMMANDE DES SOUPAPES : Les figures 10 et 11 montrent les deux dispositifs les
plus fréquemment employés.
1. Commande directe, pour soupapes latérales. Les deux soupapes sont côte à
côte, du même côté du moteur (et non de part et d'autre comme sur la figure 1,
schématique). Les soupapes, en acier au nickel-chrome, sont à siège conique;
rétanchéité est obtenue par rodage de îa soupape sur son siège; chaque
soupape est guidée par une bague B et rappelée sur son siège par un ressort C
prenant appui sur une cuvette D fixée par une goupille, une clavette ou deux
demi-bagues coniques (fig. 12). Chaque soupape est soulevée par une came E
agissant sur le poussoir à plateau H guidé par une bague I; le jeu sous la queue
de la soupape, nécessaire pour permettre sa libre dilatation, est réglé par l'action
d'une vis F bloquée par un contre-écrou G; ce jeu est de quelques dixièmes de
millimètre.
2. Commande par culbuteurs, pour soupapes en tête : les deux soupapes sont
logées dans la culasse et s'ouvrent de haut en bas. La commande de la
soupape s'effectue par la came K, le poussoir J, la tige I, la vis de réglage G
bloquée par la vis H, le culbuteur F pivotant autour d'un axe fixe. La soupape est
guidée et rappelée sur son siège comme dans le cas précédent.
DONNÉES NUMÉRIQUES.
1. Réglage du moteur
Avance à l'ouverture de l'admission : 5°. Retard
à la fermeture de l'admission : 40°. Avance à
l'ouverture de l'échappement : 54°. Retard à la
fermeture de l'échappement : 10°.
2. Cames.
Diamètre de l'arbre : 30. Diamètre primitif des
cames : 36. Levée : 8 mm.
TRAVAIL. Format As. H.
1. Tracer l'épure de distribution sur l'arbre moteur (cercles de
diamètre 60). y
2. Tracer l'épure de distribution sur l'arbre à cames (cercle de
diamètre 90).
3. Déterminer l'angle d'admission, l'angle d'échappement, l'angle de calage.
4. Tracer l'arbre à cames vu en bout. Echelle 2/1. Coter.
5. Faire un tableau des données et des résultats.
FACULTATIF.
1. Tracer, d'après les cames obtenues, le diagramme de la loi des espaces de
leur mouvement.
2. Déterminer graphiquement le réglage linéaire du moteur. Longueur de la bielle
: 150; course du piston : 100.
PLANCHE 45
CHANGEMENTS DE MARCHE ET DE VITESSE
148- INVERSEUR DE MARCHE (B).
TECHNOLOGIE (révision) : Engrenages cylindriques ; articulations ; verrou à ressort.
BUT : Appareil utilisé sur un tour en vue d'inverser le sens du déplacement du
chariot porte-outil.
PRINCIPE : Inverseur par engrenages cylindriques utilisant le principe d'interposition
d'une roue intermédiaire entre deux roues dentées : le sens de rotation de la
roue menée est inversé, mais sa vitesse de rotation n'est pas modifiée.
FONCTIONNEMENT : Les pignons B et B' sont montés fous sur leurs axes fixés sur le
levier oscillant D; ces pignons sont constamment en prise, et B est constamment
en prise avec la roue menée C; l'oscillation du levier permet la transmission du
mouvement de la roue motrice A à la roue C soit par A, B, C, soit par A, B', B, C,
d'où inversion du sens de rotation de C par interposition d'une roue
supplémentaire; entre ces deux positions extrêmes existe une troisième position
du levier pour laquelle aucune des roues B et B' n'est en prise avec A (position
de la figure) : c'est le point mort. Le levier oscillant est terminé par une poignée
commandant un verrou à ressort assurant le blocage du levier dans l'une des
positions 1 (sens direct), 2 (point mort), 3 (sens inverse); deux butées fixées sur
le bâti limitent le déplacement du levier. Dans son mouvement d'oscillation, le
levier est guidé dans le bâti par son moyeu de longueur 74 (voir coupe AA) ; il
est traversé par l'arbre portant les roues C et E, qui tourne dans deux bagues en
bronze emmanchées à force dans le moyeu du levier.
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER.
1. Fixation des roues B et B' : Etudier la fixation de leur axe sur le levier :
liaison en rotation et translation; étudier le montage des roues sur leur axe :
rotation libre, liaison en translation, graissage.
2. Fixation de la roue C sur Marbre : clavette parallèle.
3. Fixation de la roue E en bout d'arbre : clavette parallèle et fixation en bout.
4. Verrou à ressort : L'extrémité du levier forme le logement du verrou; celui-ci
est manœuvré par une poignée moletée entourant l'extrémité du levier et
glissant sur lui; diamètres du verrou : 12 et 8; bouchon d'appui du ressort vissé
dans le levier; fixation du verrou sur la poignée par goupille de 4; ressort de 8
spires, diamètre du fil : 1,5.
TRAVAIL.
1. Calcul des éléments de la denture des roues B et B' (module 2, 28 dents), C
(module 2, 38 dents) et E (module 3, 40 dents); diamètres primitifs, de tête, de
pied, distances d'axes x et y; calculer la distance d'axes z des roues B' et C pour
qu'elles soient extérieures l'une à l'autre (majorer la distance calculée de 2 mm).
2. Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format À2. H.
Vue de face du levier en position de « point mort », les roues dentées
représentées seulement par leur circonférence primitive, verrou monté. Coupes
partielles au choix. Vue de droite coupe AA de l'ensemble monté. Coter le levier;
cotes x, y, z. Nomenclature. Tableau des dimensions des dentures.
3. Dessin de définition du levier. Echelle 1. Format As. H.
Vue de face (axe horizontal). Vue de droite coupe AA. Vue de dessus. Vue de
gauche coupe BB.
149. INVERSEUR DE MARCHE (C) (C.A.P. dessinateurs d'exécution, Montpellier,
1948).
TECHNOLOGIE (révision): Engrenages coniques; assemblages fixes, glissants,
tournants; embrayages.
BUT : Inverseur entre arbres perpendiculaires (fig. 2); l'arbre A commande l'arbre B,
qui doit pouvoir tourner à volonté dans les deux sens.
FONCTIONNEMENT (fig. 2) : A l'extrémité de l'arbre moteur A est fixée une roue
dentée conique (1) constamment en prise avec deux roues (2) et (2') montées
folles sur l'arbre mené B, mais pouvant être alternativement rendues solidaires
de lui au moyen du manchon (3) claveté coulissant sur B; l'entraînement de (3)
par (2) ou (2') se fait au moyen d'un double embrayage à friction conique (ou par
embrayage à griffes). Le déplacement du manchon est obtenu au moyen d'un
collier (4) et d'un levier à fourche (5) (fig. 2 et 4).
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Fixation de la roue (1) en bout d'arbre; liaison en rotation par clavette
parallèle, fixation en bout à étudier; ne pas gêner le déplacement du manchon
(3).
2. Montage du manchon (3) sur l'arbre B : assemblage glissant réalisé par
clavette parallèle fixée par vis; longueur de clavette à déterminer de façon que le
moyeu du manchon soit toujours en contact sur toute sa longueur avec la
clavette.
3. Montage des roues (2) et (2') sur l'arbre B : assemblage tournant; rotation
facilitée par bagues de bronze emmanchées à la presse et par graissage :
graisseurs Stauffer n° 2; prévoir trous et bossages. Liaison en translation avec
l'arbre assurée par des bagues d'arrêt fixées par vis (voir Aide-mémoire).
4. Entraînement de (3) par (2) et (2') : embrayage à friction conique (conicité 10
%) ou embrayage à griffes; dans les deux cas, course du manchon égale à 10
mm de part et d'autre de la position moyenne.
5. Collier (4) : En fonte, en deux pièces, assemblées par deux vis ou boulons de
8; veiller à ce que le collier ne gêne pas le déplacement du manchon.
6. Levier à fourche (5) en acier forgé; forme à étudier pour faciliter et réduire
l'usinage. Etudier la fixation sur l'axe. Liaison avec le collier : deux vis-axes, dont
la forme et le logement sur (5) doivent permettre le mouvement relatif des
pièces.
TRAVAIL.
1. Calcul des dimensions de la denture des roues.
Données : module : 6, nombre de dents : 32, largeur de denture : 6 modules.
Calcul : diamètre primitif, angle primitif, longueur de génératrice, angle de saillie,
de creux, de tête, diamètre de tête.
2. Dessin de l'ensemble monté, sauf pièces (4) et (5). Echelle 1. Format As. V.
Une seule vue : vue de face coupe. Placer le manchon en position moyenne, la
clavette dans le plan de coupe.
Cotes fonctionnelles. Tableau des dimensions de la denture des roues.
Nomenclature.
3. Dessin du dispositif de commande (pièces 4 et 5). Echelle 1. Format As. H.
Vue de face de l'ensemble monté (fig. 4). Coupes partielles au choix. Vue de
gauche du levier seul et du collier seul. Cotes complètes. Nomenclature.
PLANCHE 46
CHANGEMENTS DE MARCHE ET DE VITESSE (Suite)
150. INVERSEUR DE MARCHE (C)
(d'après Bacc. tech. 2e partie, Paris et Strasbourg, octobre 1949).
TECHNOLOGIE: Engrenages coniques; leviers; articulations;
verrou à ressort.
BUT : Appareil utilisé sur une fraiseuse pour inverser le sens du déplacement de la
table porte-pièce; l'arbre moteur A, qui tourne toujours dans le même sens,
commande le cardan B, qui doit pouvoir tourner dans les deux sens. C'est donc
un inverseur pour arbres en prolongement.
FONCTIONNEMENT: Les deux roues dentées D et E sont montées folles sur l'arbre
moteur; celui-ci entraîne en rotation le manchon à griffe C, muni d'un clavetage
coulissant.
Sens direct : Le manchon C, poussé vers la gauche, vient en prise avec la roue
D, solidaire de la fourche de cardan B, qui tourne ainsi dans le même sens que
l'arbre moteur.
Sens inverse : Le manchon C, poussé vers la droite, entraîne successivement
les roues E et F, celle-ci tournant folle sur son axe, puis la roue D, qui tourne
ainsi en sens inverse de l'arbre moteur A.
L'ensemble est enfermé dans un carter en deux pièces M et N, fixées par quatre
vis.
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER.
I. Fixation des deux parties du carter : prévoir le centrage des deux parties
par pieds de centrage; leur serrage par quatre vis C. 10 : prévoir oreilles, trous,
lamages nécessaires.
2. Commande du manchon C : Le déplacement du manchon est obtenu par la
manœuvre d'un levier G, commandé par un bouton H et entraînant, par
l'intermédiaire de l'axe J, un doigt I, qui pénètre dans la gorge de C; un verrou à
ressort K s'oppose à tout déplacement du levier en marche.
Etudier le doigt 1 : forme et fixation sur l'axe; le levier G : forme et fixation sur
l'axe; le verrou à ressort K; le bossage d'appui du verrou : forme et dimensions;
calculer la distance des trous de logement du verrou (course du manchon C : 5
mm de part et d'autre de la position moyenne).
TRAVAIL.
1. Dessin d'ensemble. Echelle 1. Format Ag. H.
Vue de face (sans coupe) des deux parties du carter assemblées ; le levier G
sera dessiné en position intermédiaire (axe vertical); les parties cachées ne
seront pas représentées. Vue de dessus du demi-carter inférieur seul.
Vue de gauche des deux parties du carter assemblées, les pièces G, H, I, J, K
montées. Cette vue comprendra :
A gauche de l'axe AA : une demi-coupe par l'axe des vis de fixation ;
A droite de l'axe AA : une demi-coupe BB montrant le dispositif de manœuvre
du manchon. Vues au choix précisant, si c'est nécessaire, la forme des pièces G
et I. Coter le carter seulement.
2. Dessin de définition du demi-carter inférieur seul. Echelle 1. Format As. H.
Vue de face coupe. Vue de dessus. Vue de gauche coupe BB.
Déterminer et tracer exactement les courbes d'intersection (évidement pour le
logement du pignon F).
3. Exercice de transformation. Pour grouper les organes de commande près
de l'ouvrier, on désire obtenir le déplacement du manchon C en agissant sur une
tringle P articulée à l'extrémité d'un levier à fourche R; ce levier peut osciller
autour d'un axe xx' porté par le carter; il est verrouillé dans l'une des positions
possibles par une bille, poussée par un ressort, d'axe yy'.
Représenter le dispositif de manœuvre monté : manchon, levier à fourche, axe
xx', bille à ressort, extrémité de la tringle et articulation, partie du demi-carter
supérieur. Echelle 1. Format As. H. Vue de face.
Vue de gauche. Coupes au choix. Cotes complètes. Le carter subira les
modifications nécessaires à l'articulation du levier à fourche.
PLANCHE 47
CHANGEMENTS DE MARCHE ET DE VITESSE (Suite)
151. HARNAIS DE TOUR (C).
BUT ET FONCTIONNEMENT : Voir Cours de Technologie.
DESCRIPTION : Le palier avant de la broche est à bague conique fendue
permettant le rattrapage de jeu; le palier arrière est également à rattrapage
de jeu et à butée. Le nez de la broche porte une pojnte au cône Morse n°
3 et un plateau pousse-toc. La poulie-cône, à trois étages, tourne folle sur
la broche; elle entraîne, dans la marche à la volée, par l'intermédiaire d'un
verrou à ressort, non représenté, la roue D, solidaire de la broche par
clavette et vis de pression; dans la marche au harnais/ la poulie-cône
entraîne la roue D par l'intermédiaire des roues A, B, C. La roue E
transmet le mouvement de la broche au mécanisme permettant le
déplacement des chariots soit par la barre de chariotage, soit par la vis-
mère. Les roues B et C du harnais, solidaires l'une de l'autre, tournent
folles sur un arbre (3) muni de deux tourillons excentrés (5) et (6) dont la
rotation, au moyen d'une poignée, permet l'embrayage ou le débrayage du
harnais.
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER.
1. Broche. Fixation du doigt (12) sur le plateau pousse-toc.
Fixation de la roue D sur la broche : clavette parallèle et vis de pression.
Fixation de la roue A sur le moyeu de la poulie étagée : clavette parallèle
et vis entre cuir et chair.
Fixation de la roue E sur la broche : clavette parallèle et vis de pression.
Liaison de la poulie étagée (2) et de la roue D : étudier le verrou à ressort.
Graissage : La poulie-cône et la broche tournant à des vitesses différentes
dans la marche au harnais, il est nécessaire de lubrifier les surfaces en
contact : prévoir un trou de graissage, obturé par une vis, et une rainure.
2. Harnais. Fixation de la roue B sur le moyeu (4) : clavette parallèle.
Fixation des tourillons excentrés sur l'arbre : goupilles coniques. Levier de
manœuvre de l'arbre et sa fixation sur le tourillon (6). Dispositif d'arrêt de
l'arbre dans les positions « marche au harnais » et « marche à la volée ».
TRAVAIL.
1. Etude des paliers : Croquis des pièces détachées.
2. Dessin de l'ensemble monté : Echelle 1. Format As. H.
Vue de face coupe, harnais débrayé. Cotes fonctionnelles.
3. Calcul des dimensions de la denture des roues et de la
distance d'axes. Faire un tableau des résultats.
PLANCHE 48
CHANGEMENTS DE MARCHE ET DE VITESSE (Suite)
152. BOITE DE VITESSES (C).
DESCRIPTION ; Boîte de vitesses à trains baladeurs, pour machine-outil,
donnant trois vitesses réduites et une prise directe. L'arbre moteur (1)
porte une denture constituant la roue A, toujours en prise avec B; l'arbre
intermédiaire (2) porte les quatre roues B, C, D, E solidaires de lui en
rotation et translation; il tourne fou dans les roulements (5). L'arbre mené
(3) porte deux baladeurs, l'un constitué par la roue F, l'autre par les roues
G et H .Les roues A et F portent, sur leurs faces en regard, des griffes
permettant leur liaison directe.
FONCTIONNEMENT : La boîte permet les combinaisons suivantes :
Première vitesse (la plus petite) : La roue H, poussée vers la gauche,
vient en prise avec la roue E. D'où transmission du mouvement de l'arbre
(1) à l'arbre (3) par les roues A, B, E, H. Deuxième vitesse : La roue G,
poussée vers la droite, vient en prise avec D; d'où transmission par A, B,
D, G.
Troisième vitesse : La roue F, poussée vers la gauche, vient en prise
avec C; d'où transmission par A, B, C, F.
Quatrième vitesse ou prise directe (la plus grande) : F poussé vers la
droite vient en prise avec A; d'où transmission directe de (1) à (3), qui
tournent ainsi à la même vitesse.
MANŒUVRE DES BALADEURS (fig. 2).
Chaque baladeur est manœuvré par un levier placé sur la face avant de la
boîte; le levier de gauche peut se placer dans trois positions : première
vitesse, point mort, deuxième vitesse. Le levier de droite peut également
se placer dans trois positions : troisième vitesse, point mort, prise directe.
Chaque levier, manœuvré par une poignée, est maintenu en place par une
bille poussée par un ressort et venant se loger dans des trous percés sur
un bossage du carter; chaque levier commande une petite manivelle sur
laquelle est fixé un étrier en bronze commandant le baladeur
correspondant.
CARTER : L'ensemble est enfermé dans un carter étanche, en fonte, en
deux pièces, avec plan de joint passant par les axes des arbres; le
couvercle est centré sur le corps et fixé sur lui par quatre vis. Le carter
porte les arbres par l'intermédiaire de roulements à billes; il repose sur
quatre pieds percés de trous de 13.
DONNÉES NUMÉRIQUES.
Module des roues" dentées : 3,5.
Nombre de dents : A 17 - B : 43.
F 23 - C : 37.
G 30 - D : 30.
H 37 - E : 23.
Remarquer que la somme des nombres de dents des roues conjuguées (A
et B, F et C, etc.) est constante.
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER.
1. Montage de l'arbre (1) dans le carter : II est porté par deux roulements
(4) de 80 X 35 X 21 réunis par une bague entretoise et serrés par un
écrou.
2. Montage de l'arbre (2) et des roues B, C, D, E : Arbre cannelé de 28
(voir Aide-mémoire), porté par deux roulements (5) de 62 X 25 X 17; les
roues sont maintenues à leur écarte-ment par des bagues, et serrées par
les roulements par l'intermédiaire de rondelles spéciales; étudier le
serrage en bout des roulements.
3. Montage de l'arbre (3) : Arbre cannelé de 32 sur lequel peuvent
coulisser les deux baladeurs; son extrémité droite tourne dans une bague
emmanchée à force dans l'extrémité de l'arbre moteur; l'autre extrémité est
portée par un roulement (6) de 72 X 30 X 19 serré par une bague. Les
cinq roulements sont à rotule sur billes.
4. Prise directe : L'extrémité du pignon A, de dix-sept dents, pénètre dans
un évidement du baladeur F; cet évidement est obtenu par perçage de dix-
sept trous équidistants, puis par tournage d'un évidement circulaire
passant par les axes des trous; les dents se logent dans les alvéoles
demi-circulaires qui subsistent à la périphérie (voir pi. 9, fig. 4, une pièce
de forme analogue). L'extrémité du pignon étant tournée à un diamètre de
62 sur une longueur de 7 mm, déterminer les dimensions à donner à
l'évidement du baladeur.
5. Protection des roulements : Couvercles emboîtés dans le carter et
fixés sur lui par des vis; les couvercles (11) et (12) traversés par les arbres
(1) et (3), seront munis de rondelles de feutre.
6. Manœuvre des baladeurs (fig. 2) : Etudier la forme du levier (13), la
poignée et sa fixation, la bille à ressort, le montage du levier sur l'axe (14),
la forme de la manivelle (15) et sa fixation sur l'axe, le montage de l'étrier
(8) sur la manivelle (penser au mouvement relatif des deux pièces), la
forme des bossages du carter. Calculer la distance des trous de ces
bossages, sachant que la course du baladeur de gauche est de 21 mm de
part et d'autre de la position moyenne, tandis que celle du baladeur F est
de 23 à gauche, 12 à droite.
7. Carter : Etudier la forme du carter et du couvercle, le centrage et la
fixation de celui-ci, les dimensions des bossages portant les axes (14) et
des bossages d'appui des billes à ressort.
8. Graissage des roues dentées par barbotage; le carter forme réservoir
d'huile; prévoir un trou de remplissage et un trou de vidange, obturés par
vis-bouchon.
TRAVAIL.
1. Calcul : Calculer les diamètres primitifs, de tête, de pied, la distance
d'axes des engrenages (vérifier qu'elle est la même pour les quatre
couples de roues). Calculer les rapports de vitesses obtenus (ns/ni);
remarquer que ces vitesses sont en progression géométrique; quelle est
cette progression ? Quelle est sa raison ? L'arbre moteur tournant à 300
t/m, calculer les vitesses que l'on peut obtenir sur l'arbre (3).
2. Dessin de l'ensemble monté, à l'échelle 1, en vue de dessus coupe
(fig. 1). Compléter tous les détails qui manquent : fixation des roulements,
couvercles, etc. Ne pas représenter les dispositifs de manœuvre des
baladeurs.
Dessin de détail du baladeur F montrant la forme de son évidement.
Vues au choix. Cotes fonctionnelles. Ajustements. Nomenclature.
Format Â2.
3. Dessin d'ensemble du dispositif de manœuvre de l'un des
baladeurs. Echelle 1. Format As. Vue de face (vue extérieure, avec
seulement lignes cachées utiles). Vue de gauche coupe.
Vues de détail au choix permettant la détermination complète des
formes des pièces. Cotes complètes. Nomenclature.
4. Dessin du carter (corps et couvercle). Echelle à déterminer. Format
Aa. Vue de face. Vue de gauche coupe. Vue de dessus du corps seul.
Cotes complètes.
PLANCHE 49
PRESSE-GARNITURE
153. PRESSE-GARNITURE pour arbre vertical (A).
DESCRIPTION : On donne le dessin incomplet des pièces détachées; ce sont : un
corps A, en fonte, un chapeau B en fonte, un grain C et un faux grain D en
bronze. La garniture utilisée est une tresse en fil de laiton (garniture Duval); elle
est serrée entre le grain et le faux-grain sous l'action de deux goûtons, non
représentés, serrant le chapeau sur le corps : goujons de 12, à embase,
immobilisés en rotation et serrés sur le corps par un écrou; longueur à déterminer
pour permettre un serrage du chapeau de 25 mm. Le chapeau forme réservoir
d'huile pour le graissage.
TRAVAIL: Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format As. V.
1. Vue de face avec demi-coupe, l'arbre, la garniture, les goujons montés.
2. Vue de dessus du corps seul.
Cotes du corps et d'un goujon. Ajustements. Nomenclature.
154. SUPPORT GUIDE (B).
DESCRIPTION : Un arbre A, commandé par une poulie B pour courroie à section
trapézoïdale, est porté par un support C fixé contre la paroi d'un bâti; ce support
comporte un presse-garniture à étudier.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Poulie : Forme à étudier : moyeu et jante réunis par une toile de 6 mm
d'épaisseur. Fixation en bout d'arbre : clavette parallèle et serrage en bout.
2. Presse-garniture : Garniture fibreuse serrée dans un évidement du support
(dîam. 36) par un chapeau non représenté; celui-ci sera muni d'une bride ovale
de 10 mm d'épaisseur et sera serré sur le corps par deux goujons de diamètre
10, distants de 70 mm entre axes, et vissés dans le corps ; ces deux goujons
sont dans le plan horizontal XX'. La longueur du chapeau devra permettre un
serrage de 15 mm, et un guidage minimum de 10 mm dans le support.
3. Fixation du support sur le bâti : Centrage par emboîtement circulaire (à
prévoir sur le support) s'ajustant dans l'alésage de diamètre 106 du bâti; serrage
par cinq vis H. 10 se vissant dans le bâti; prévoir lamages pour têtes de vis;
choisir le diamètre de la circonférence passant par les axes des trous et le
diamètre extérieur de la semelle, ainsi que la répartition des cinq trous sur la
circonférence.
4. Forme du support : La partie (1) formant presse-étoupe aura une forme ovale
comme îa bride du chapeau; la partie (2) sera munie d'une bague en bronze
emmanchée à force; ces deux parties sont réunies par un berceau (3) dont la
section, définie incomplètement sur la coupe AA, sera déterminée de façon à
permettre la mise en place et le serrage du chapeau.
5. Graissage des deux portées de l'arbre : prévoir des trous de graissage.
TRAVAIL: Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format As. H.
1. Vue de face coupe.
2. Vue de droite coupe AA.
3. Demi-vue de dessus, avec coupe XX\ poulie démontée.
Coter complètement le support. Ajustements. Nomenclature
AUTRES APPLICATIONS :
Exercices n°" 159. 162, 166, 168, 169, 170.
PLANCHE 50
PISTONS
155. PISTON D'AUTOMOBILE (A).
DESCRIPTION : La figure 1 représente le corps d'un piston en alliage d'aluminium pour
moteur à explosion à quatre temps d'automobile. 11 porte trois segments
d'étanchéîté et un segment râcleur d'huile. Le fond est renforcé par une nervure.
L'axe du piston, non représenté/ est fixé sur le pied de bielle et oscille dans les
deux trous cylindriques de diamètre 18 du piston; d'où les deux trous de
graissage débouchant dans la gorge du segment râcleur. La surface latérale
comporte deux parties brutes légèrement en retrait et ne frottant pas contre le
cylindre, la pression sur les parois de celui-ci s'effectuant dans le plan ÀÀ
perpendiculaire à l'axe du pied de bielle. Le piston est tourné conique sur toute sa
hauteur.
TRAVAIL.
1. Dessin de définition du corps de piston. Echelle 1. Format A4. V. Vue de
face avec demi-coupe. Vue de gauche avec demi-coupe AA. Vue de dessous
avec demi-coupe BB et demi-coupe CC.
2. Dessin de l'embiellage monté. Echelle 1. Format Ag. V. (voir pi. 40 le dessin
de la bielle. Axe d'articulation creux et segments : voir normes B.N.A.). Vue de
face coupe de l'ensemble.
Vue de gauche avec coupe du piston et coupes partielles de la
bielle. Cotes fonctionnelles. Nomenclature.
156. PISTON DE MOTOCYCLETTE (À).
DESCRIPTION : Piston en alliage d'aluminium pour moteur à deux temps de
motocyclette. La forme générale est la même que celle du piston précédent; elle
en diffère cependant :
1. Par la forme du fond, présentant un déflecteur A qui envoie vers le haut du
cylindre les gaz frais provenant du carter lorsque le piston arrive au bas de sa
course, à la fin du temps moteur.
2. Par les deux ouvertures symétriques pratiquées sur la face avant du piston
(par rapport à la vue de droite), du côté du déflecteur; ces trous mettent en
communication le carter du moteur et le haut du cylindre, au moment de
l'admission des gaz frais, à travers une ouverture du cylindre débouchant au droit
du déflecteur. Ce piston comporte 2 segments d'étanchéité. L'axe du piston, non
représenté, est maintenu latéralement par des circlips se logeant dans les gorges
prévues à cet effet, dans les trous de diamètre 12 des deux bossages intérieurs.
TRAVAIL : Dessin de définition du corps de piston. Echelle 2/1. Format As. H.
1. Coupe AA (prise comme vue de face).
2. Vue de gauche coupe BB.
3. Vue de droite.
4. Vue de dessus coupe CC.
157. PISTON DE MACHINE A VAPEUR (A).
DESCRIPTION : Piston creux, en fonte, à double effet, pour machine à vapeur. Le
corps porte quatre trous de dessablage, obturés par des bouchons vissés, puis
arasés et matés. La tige du piston est vissée dans une partie conique, puis rivée
sur le corps. Le piston comporte deux segments en fonte, à coupure à
recouvrement; calculer les diamètres de tournage intérieur et extérieur x et x'
avant la coupure.
TRAVAIL : Dessin de définition des pièces détachées. Echelle 1. Format As. H.
1. Corps.
Vue de face coupe. Demi-vue de gauche.
2. Segment ouvert et fermé. Vue de face, coupure en avant. Cotes complètes.
158. PISTON DE LOCOMOTIVE (A).
DESCRIPTION : Piston en acier forgé, pour locomotive. Le corps a la forme d'un disque
plein, de section simple pour faciliter l'exécution des fonds de cylindre. Il est
monté sur une tige munie d'une contretige, afin de diminuer l'ovalisatîon du
cylindre sous l'influence du poids; assemblage par filetage à filet rond, avec
goupille rivée. L'étanchéité est assurée par deux segments.
TRAVAIL : Dessin de définition des pièces détachées. Echelle 1. Format As. V.
1. Corps. Vue de face coupe.
2. Segment, ouvert et fermé. Vue de face.
Coupure de largeur 30. Calculer les diamètres avant coupure.
PLANCHE 51
PISTON - PRESSE-GARNITURE
159. CYLINDRE HYDRAULIQUE (C)
(Concours Arts et Métiers 1950. Texte intégral). Exercice d'entraînement en 4 heures.
DESCRIPTION : L'ensemble d'un cylindre hydraulique destiné à la commande d'une
table de machine-outil est représenté de façon incomplète sur le dessin ci-contre.
Le cylindre est constitué par un tube d'acier sans soudure, étiré à froid, alésé et
rodé. Les deux fonds, en fonte résistante au nickel, sont réunis par six tirants
filetés. L'étanchéité au passage de la tige dans le fond (2) est assurée par un
presse-garniture; la garniture est faite de sept rondelles de cuir d'épaisseur 3 mm
serrées par un chapeau réuni au fond par quatre goujons de 10. Un écrou freiné
vissé sur l'extrémité filetée de la tige du piston assure la liaison tige-piston.
TRAVAIL Format Â2. Durée 4 heures.
1. Dessin avec les instruments, à l'encre, à l'échelle 1.
Coupe AA de l'ensemble constitué par le fond (2) et par son presse-garniture
avec l'extrémité de la tige du piston qui le traverse. Ne pas représenter la
garniture. Tracer un seul goujon.
Demi-vue de gauche et
Demi-vue de dessus du même fond, seul.
Ne coter que le fond.
2. Croquis au crayon et à main levée, sans cotes, de la partie centrale du piston
montrant l'assemblage tige-piston. Titre : Cylindre hydraulique. Ecritures à
l'encre.
PLANCHE 52
TUYAUTERIES
160. RACCORD DÉMONTABLE, type Indret (nf.e. 29561 à 29565).
DESCRIPTION : Ce raccord, destiné à relier deux tuyaux flexibles, est constitué par
deux douilles de bronze A et B s'engageant dans les tuyaux à réunir; elles sont
serrées l'une contre l'autre au moyen de trois boulons basculants à œil
s'articulant sur un collier en deux pièces logé dans une gorge de A; ces boulons
s'engagent dans des oreilles ménagées sur la douille B, de façon à permettre un
montage et un démontage rapides. L'étanchéité est obtenue au moyen d'un joint
en cuir se logeant au fond d'un emboîtement.
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER.
1. Collier : En deux pièces réunies par deux vis H. 12; diamètre extérieur 116,
largeur 24; le collier porte des oreilles permettant l'articulation des boulons.
2. Boulons de serrage : Diamètre 14, avec écrou H; étudier la forme de la tête
et l'articulation sur le collier; axes d'articulation de 14.
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format As. H.
1. Vue de face coupe, un seul boulon monté (dans le plan de coupe).
2. Demi-vue de gauche de la douille B seule.
3. Vue de droite du collier, assemblé, portant un axe d'articulation.
4. Vues de détail du boulon, au choix.
Coter complètement le collier et les
boulons. Nomenclature.
161. TUYAUTERIE (A).
DESCRIPTION : La figure 2 représente, en vue extérieure, une partie de tuyauterie
comprenant :
Un tuyau en fonte A;
Un tube en acier B, de 26-34;
Un tube en acier C, de 21-27, perpendiculaire au précédent et raccordé sur lui
par un raccord en té; Un tube en acier D, de 21-27, en prolongement de B, et
raccordé sur lui par le raccord en té et un manchon réducteur.
Un tube en acier E, de 21-27, perpendiculaire à D, et raccordé sur lui par un
coude au quart.
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER.
1. Assemblage des tubes À et B : Le tuyau A est terminé par une bride
circulaire; le tube B reçoit une bride circulaire soudée; les deux brides sont
serrées par quatre boulons H. 10.
2. Assemblage des tubes B, C, D : Les figures 3 et 4 donnent les dimensions
du té et du manchon réducteur.
3. Assemblage des tubes D et E : La figure 5 donne les dimensions du coude.
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format
As. H. Vue de face coupe. Cotes fonctionnelles.
Nomenclature.
PLANCHE 53
ROBINETS
162. ROBINET À SOUPAPE (B ou C).
TECHNOLOGIE (Révision) : Système vis-écrou; assemblages tournants; presse-
garniture.
DESCRIPTION : Le corps A, en fonte, est droit; il se raccorde sur les tuyaux d'arrivée et
de départ du fluide par des^brides circulaires percées de quatre trous. Le
chapeau B, en bronze, vissé sur le corps, forme écrou pour la vis de manœuvre.
La soupape C, en bronze, à joint conique, repose sur un siège D, en bronze,
vissé dans le corps; elle est guidée par une queue cylindrique et commandée par
une vis de manœuvre, non représentée. L'étanchéité est assurée par un presse-
étoupe, dont les pièces sont logées dans la partie supérieure du chapeau;
lorsque la soupape est levée complètement, elle vient s'ajuster dans un chanfrein
conique du chapeau, ce qui augmente Fétanchéité.
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER.
1. Vis de manœuvre : Diamètre 32, filet trapézoïdal, pas 6; longueur de la partie
filetée à déterminer de façon que la soupape puisse se lever complètement; la
course sera déterminée sur le dessin; guidage minimum de la vis dans Fécrou :
32. Diamètre de la vis au dessus du filetage : 24; longueur de cette partie à
déterminer de façon qu'en position de fermeture il existe un intervalle de 30 mm
environ entre le dessus du robinet et le volant de manœuvre.
2. Commande de la vis : volant plat de diamètre 120 assemblé par carré et fixé
en bout par filetage et écrou. Hauteur du moyeu : 20; carré de 16. Le volant n'est
pas à représenter; amorcer le moyeu, afin de déterminer la longueur de la partie
carrée.
3. Liaison de la vis et de la soupape : Assemblage tournant; la partie
cylindrique de la soupape, de diamètre 41, sera creusée d'une rainure en T
diamétrale dans laquelle viendra se placer une embase de diamètre 24 de
l'extrémité de la vis.
4. Presse-garniture : Une garniture fibreuse sera serrée entre un grain et un
faux-grain ajustés dans l'évidement cylindrique de diamètre 40 de la partie
supérieure du chapeau; le faux-grain sera serré par un couvercle vissé sur le
chapeau; prévoir une partie hexagonale pour le vissage de ce couvercle; filetage
43-52 gaz : diamètre extérieur approximatif : 52; diamètre approximatif du noyau
: 49.
TRAVAIL.
1. Dessin de l'ensemble monté, non coté. Echelle 1. Format Â2. H.
Vue de face coupe, la soupape en position de fermeture/ la rainure en T vue de
face. Nomenclature.
2. Dessin de définition de la vis, de la soupape, du grain, du faux-grain, du
couvercle de presse-étoupe (sur la même feuille). Vues au choix. Cotes
complètes.
163. ROBINET A TOURNANT (B).
DESCRIPTION : Robinet de puisage pour conduite d'eau; le boisseau A, en bronze,
comporte un about fileté pour le raccordement du robinet sur la conduite; une
partie hexagonale permet le vissage; le tournant B, en bronze, est manœuvré par
une poignée rapportée C; le dispositif de serrage du tournant n'est pas
représenté.
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER.
1. Commande du tournant : La poignée C, tournée, est rapportée sur le
tournant. Etudier leur assemblage : liaison en rotation et translation.
2. Liaison du tournant et du boisseau : Cette liaison doit assurer le serrage du
tournant, pour obtenir une bonne étanchéité, sans coincement : à cet effet,
l'extrémité inférieure du tournant sera terminée par une partie filetée, du diamètre
18, avec rondelle et écrou; la rondelle sera rendue solidaire en rotation du
tournant pour éviter le serrage ou le desserrage pendant la manœuvre.
3. Dispositif limitant la rotation du tournant : étudier un dispositif limitant la
rotation du tournant et permettant d'obtenir sans tâtonnement l'ouverture et la
fermeture; d'autre part, en position d'ouverture, la poignée de manœuvre sera
dirigée dans Faxe de la conduite. Le corps et la poignée pourront subir des
modifications de détail.
TRAVAIL.
1. Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format As. H.
Vue de face, avec coupe du boisseau à droite de Faxe XX' seulement, le
tournant en position d'ouverture.
Vue de dessus de l'ensemble, dans la même position, avec coupe AA de la
partie centrale, les deux extrémités en vue extérieure.
Coter le corps seulement sur ces deux vues.
Nomenclature.
2. Dessin de définition du tournant, avec poignée, rondelles, écrous (sur la
même feuille). Vues au choix, déterminant complètement toutes les formes.
Cotes complètes.
PLANCHE 54
ROBINETS (Suite)
164. CLAPET DE RETENUE (A ou B).
DESCRIPTION : Le clapet A, en bronze/ à joint conique, est guidé dans le siège
B, en bronze, par quatre ailettes, et dans le couvercle C, en fonte, par une
queue cylindrique. Le corps D, en fonte, est d'équerre; il est fermé par le
couvercle C, qui se visse sur lui.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Corps : Forme générale cylindrique avec tubulure d'équerre. On donne
les diamètres intérieurs; la forme extérieure sera déterminée en adoptant
une épaisseur moyenne des parois de 6 mm, renforcée en (1) pour le
logement du siège, emmanché à force. Deux brides circulaires permettent
le raccordement sur les conduites : diamètre 90, épaisseur 10, percées de
trois trous de 11; épaisseur des parois des deux tubulures : 5. Congés et
arrondis de 5.
2. Couvercle : Prévoir un trou pour le guidage de la queue de la soupape,
avec un petit trou latéral pour éviter la contrepression. Hauteur à
déterminer de façon que la levée de la soupape soit limitée à 15 mm. Joint
au minium de 1 mm d'épaisseur entre le corps et le couvercle.
TRAVAIL : Dessin à l'échelle 1. Format As. V.
1. Vue de face coupe de l'ensemble monté.
2. Vue de dessus coupe AA du corps.
Coter le corps seulement. Nomenclature.
165. BOITE A CLAPETS (A ou B).
DESCRIPTION : Une boîte à clapets, pour pompe aspirante et foulante, comprend un
corps A, en fonte, dans lequel sont logés les clapets d'aspiration et de
refoulement B et C, en bronze, à joint conique. L'aspiration de la pompe
provoque le soulèvement du clapet d'aspiration, placé en (1); le refoulement
détermine la fermeture de ce clapet et l'ouverture du clapet de refoulement, placé
en (2). Le corps est obturé en haut par un couvercle D, en fonte.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Corps : On donne les dimensions intérieures; la forme extérieure sera
déterminée en adoptant une épaisseur moyenne des parois de 7 mm, sauf en (2)
où elle devra être renforcée. Les trois brides sont identiques : brides ovales,
d'épaisseur 10, percées de deux trous de 13, distance d'axes 80; le grand axe
des trois brides est perpendiculaire au plan de la figure Arrondis et congés de 5.
2. Couvercle : Centré sur le corps et fixé sur lui par quatre vis H. 8. Déterminer
la hauteur x de façon que la levée du clapet supérieur soit limitée à 12 mm.
3. Siège des clapets : Pas de siège rapporté; les trous cylindriques de
diamètres 38 et 25 recevant les clapets sont usinés et leur base supérieure est
fraisée à 90° pour former siège des clapets.
4. Guidage des clapets : Par ailettes seulement. La levée du clapet inférieur est
limitée à 16 mm par butée contre le clapet supérieur; la levée du clapet supérieur
est limitée à 12 mm par butée contre le couvercle.
TRAVAIL : Dessin à l'échelle 1. Format Ag. V.
1. Vue de face coupe de l'ensemble monté.
2. Vue de gauche avec demi-coupe AA du corps.
3. Vue de dessus avec demi-coupe BB du corps. Coter le corps
seulement. Nomenclature.
166. DISTRIBUTEUR (B) (d'après Bacc. tech. 1" partie, Toulouse, 1947).
FONCTIONNEMENT : Le tiroir A, coulissant dans le corps du distributeur B, doit
permettre le passage du fluide de a vers b ou de a vers c; il est représenté sur la
figure 8 en position intermédiaire. Il ne doit jamais y avoir de communication
entre b et c. Le tiroir, poussé par un poussoir P, est rappelé par un ressort C.
Corps, tiroir, ressort sont en bronze, les autres pièces en laiton.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Tiroir. Forme et dimensions : calculer les cotes x et y. Fixation de la coupelle
de ressort E par une vis C. 6.
2. Etanchéité au passage du tiroir dans le corps : elle sera assurée par un
presse-étoupe comportant une bague F serrée par un chapeau G vissé sur le
corps. Etudier la forme et les dimensions de ces deux pièces.
3. Ecrou D : Cette pièce doit assurer une fermeture étanche, centrer le ressort et
lui servir d'appui.
4. Fixation du corps par la bride M : bride ovale percée de deux trous de 10,
distants de 70, pour vis de fixation.
TRAVAIL.
1. Calcul.
Calculer la longueur y minimum à donner à la gorge du tiroir pour que a et b, ou
a et c, soient découverts complètement. Calculer la longueur y maximum pour
que b et c ne communiquent pas.
Calculer la course du tiroir.
Calculer le diamètre x de la gorge pour que la section de passage du fluide reste
constante.
2. Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format As. H. Vue de face coupe.
Pas de cotes. Nomenclature.
3. Dessin de définition, sur la même feuille, du tiroir et du corps de distributeur.
Vues au choix. Cotes complètes.
PLANCHE 55
ROBINETS - POMPES
167. SOUPAPE DE SÛRETÉ (B) (d'après Bacc. tech. 2^ partie, Algérie, 1949).
DESCRIPTION : La figure 1 donne la coupe longitudinale d'une soupape de sûreté à
charge directe; la figure 2 donne le schéma de la vue de face, la figure 3 le détail
de la soupape. Le corps (1) est fixé sur la chaudière; un siège (2), vissé dans le
corps, reçoit la soupape (3); un ressort (4), prenant appui sur deux coupelles (5)
et (6), maintient la soupape fermée; une vis de pression, non représentée, vissée
dans la traverse (7), permet le réglage de la tension du ressort; cette traverse est
supportée par deux colonnes (8) fixées sur le corps.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Fixation du corps sur la chaudière : par six goujons de 12; étudier la
répartition des trous sur la bride.
2. Fixation des colonnes (8) sur le corps : diamètre des colonnes : 12 à 15;
distance d'axes : 88; étudier la fixation sur le corps et sur la traverse.
3. Forme de la traverse et de la bride horizontale du corps.
4. Réglage de la tension du ressort : vis QP. 12.65 à bout pointu, vissée dans
la traverse. Blocage par contre-écrou.
TRAVAIL : Dessin à l'échelle 1. Format ^2. H.
1. Vue de face coupe ÂA de l'ensemble monté.
2. Vue de droite, avec coupe complète, du corps seul.
3. Vue de dessus du corps seul. Coter le corps.
Nomenclature.
168. POMPE A PISTON PLONGEUR (B).
DESCRIPTION (fig. 4 et 5) : Dans le corps de pompe A, en fonte, se déplace le piston
plongeur B, en fonte; l'étanchéité est assurée par un presse-garniture comportant
un grain C, en bronze et un chapeau D, en fonte, non représenté ; une boîte à
clapets, fixée sur le corps de pompe, renferme les clapets d'aspiration et de
refoulement (fig. 4).
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Corps : La bride carrée, placée à la partie inférieure, relie le corps de pompe à
la boîte à clapets; sa face avant est à une distance de 95 mm de l'axe du corps
de pompe; son épaisseur est de 15 mm.
2. Fixation du corps : Prévoir en a, b, c, trois oreilles comportant des trous de
diamètre 18 avec bossages; les faces arrière des trois oreilles sont dans un
même plan, parallèle au plan de front contenant l'axe du corps de pompe, à une
distance de 30 mm en arrière de cet axe. Epaisseur des trois oreilles : 15.
3. Presse-garniture : Le corps de pompe forme boîte du presse-étoupe; la
garniture, en chanvre suiffé, est serrée entre le grain C et le chapeau D, non
représenté. Etudier la forme de ce chapeau : bride ovale d'épaisseur 15, de
même forme que celle du corps; longueur de la partie cylindrique à déterminer de
façon que la course de serrage du chapeau soit de 65 mm. Serrage par deux
goujons à embase, de diamètre 16; longueur à déterminer.
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format Â2. V.
1. Vue de face avec demi-coupe.
2. Vue de gauche coupe complète.
3. Vue de dessus du corps, avec demi-coupe par l'axe des oreilles
a et b. Coter le corps, le chapeau de presse-étoupe, les goujons.
Ajustements. Nomenclature.
PLANCHE 56
POMPES
169. POMPE À ENGRENAGES (À ou B).
BUT : Pompe à huile pour lubrification de l'outil d'une machine-
outil.
PRINCIPE : Voir cours de technologie, planche 63.
DESCRIPTION : Les deux roues dentées A et B sont ajustées dans le corps de pompe
D fermé par le couvercle E. Le pignon A, en une seule pièce avec l'arbre moteur,
est entraîné en rotation par la poulie H; le pignon mené B, muni d'une bague en
bronze, tourne fou sur son axe C, qui est fixe; les extrémités des deux arbres
sont supportées par le couvercle E et le corps de pompe. L'étanchéité au
passage de l'arbre est assurée par un presse-étoupe non représenté: Le corps
de pompe porte latéralement deux trous taraudés (1) avec bossage, pour le
raccordement des tubes d'arrivée et de départ du fluide.
ÉLÉMENTS À COMPLÉTER OU ÉTUDIER.
1. Fixation du couvercle par six vis C. 6.
2. Fixation de la poulie sur l'arbre 'par une vis sans tête à bout pointu K.
3. Fixation du corps : Semelle percée de quatre trous de diamètre 10 avec
lamages.
4. Presse-étoupe : garniture fibreuse serrée entre un grain I, en bronze, de 20
mm de longueur, et un chapeau J vissé dans le corps; ce chapeau comporte une
partie cylindrique de 12 mm de longueur s'ajustant dans l'alésage de diamètre 28
du corps, une partie filetée de longueur 18, un rebord circulaire creusé de quatre
encoches pour le vissage.
TRAVAIL.
1. Calcul de la denture des pignons : diamètres primitifs, de tête, de pied; des
cotes x et y du corps. A et B : module 4, 10 dents.
2. Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format As. H. Vue de face coupe.
Vue de gauche, couvercle enlevé. Cotes d'ajustements. Nomenclature.
3. Dessin de définition du corps, du couvercle, des pignons.
Echelle 1. Format As. Vues au choix. Cotes complètes. Ajustements.
170. POMPE A ENGRENAGES (C) (d'après Bacc. tech. 2e partie, Montpellier, juin
1948). BUT : Lubrification de l'outil d'une machine-outil; transvasement d'huile,
pétrole, essence, etc. PRINCIPE de la pompe à engrenages et de la soupape de
décharge : voir Cours de Technologie.
FONCTIONNEMENT : Deux roues dentées en acier de quatorze dents au module 3
tournent autour des axes xy et zt. L'arbre d'axe xy est moteur, la roue solidaire
de cet arbre tourne dans le sens de la flèche. A est l'orifice d'aspiration, B l'orifice
d'échappement; ces deux orifices sont munis de raccords filetés dont le dessin
est donné. En C se visse le bouchon de la soupape de décharge. Au cas où la
conduite de refoulement se trouverait obstruée, la soupape de décharge doit
s'ouvrir automatiquement; la pompe débite alors sur elle-même, le liquide
décrivant le circuit fermé 1.2.3.4.1. Un couvercle en fonte supportant les extré-
mités des arbres est fixé par quatre vis C. 6.
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER.
1. Roues dentées. Le pignon supérieur est solidaire de l'arbre moteur; le pignon
inférieur tourne fou sur son axe, qui est fixe.
2. Corps. Prévoir quatre oreilles pour les vis de fixation du couvercle; semelle
évidée percée de deux trous de 11 avec bossages ou lamages; étudier l'attache
du corps à la semelle. Compléter la représentation des trous de passage du
flyide.
3. Couvercle. Forme à étudier.
4. Presse-étoupe. Garniture serrée par chapeau vissé sur le corps.
5. Soupape de décharge. On donne le dessin du bouchon et de son contre-
écrou; compléter par la soupape et son ressort.
TRAVAIL.
1. Dessin de l'ensemble monté* Echelle 1. Format A». V. Vue de face coupe
AA. Vue de dessus coupe BB. Vue de gauche du corps. Cotes fonctionnelles.
Ajustements. Nomenclature.
2. Texte de l'examen (en 5 heures) :
Dessin avec les instruments du corps seul. Echelle 1. Format As.
Vue de face coupe AA.
Vue de dessus coupe BB.
Troisième vue au choix.
Cotes d'usinage seulement.
Dessin au crayon, non coté, à l'échelle 2/1, de l'ensemble de la soupape de
décharge; le corps sera limité aux parties voisines.
SUJET D'EXAMEN :
Pompe oscillante (Bacc. tech. Ï partie. Alger. Octobre 1949).
PLANCHE 57
CONSTRUCTION MÉTALLIQUE
171. CHASSIS MÉTALLIQUE (A).
CONSTITUTION (fig. 1Y: A Deux longerons extérieurs, en U 100 x 50, ailes tournées
vers l'extérieur. B Deux longerons intérieurs, en U 100 x 50, ailes tournées vers
l'intérieur. C Deux traverses longues, en U 100 x 50, ailes tournées vers
l'extérieur. D Deux traverses courtes, en U 100 X 50, ailes tournées vers
l'extérieur.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Assemblage (1). Les traverses C sont fixées sur les longerons A et B : par
des cornières 45 x 45 x 6 placées dans l'angle intérieur des U et rivées sur tes
âmes de ces fers; deux rivets R. 12 sur chaque aile; trusquinage et pas à calculer
(voir Aide-mémoire); par un gousset rectangulaire placé par dessus, recouvrant
les trois fers et fixé par rivets R. 12; gousset de 240 x 100, épaisseur 5.
2. Assemblage (2). Les ailes de la traverse D sont grugées, et son âme pénètre
entre les ailes de B jusqu'à l'âme; les deux U sont réunis : par une cornière 45 X
45 X 6 placée dans l'angle intérieur de D et fixée par deux rivets R. 12 sur
chaque aile; hauteur de la cornière : 70; par un gousset placé par dessus et fixé
par rivets R. 12; gousset de 120 X 100, épaisseur 5.
TRAVAIL.
1. Dessin de l'assemblage (1). Echelle 1. Format As. V. Vue de face coupe
AA (voir fig. 1). Vue de dessus.
Dessiner complètement les rivets. Cotes complètes.
2. Dessin de l'assemblage (2). Echelle 1. Format As. H. Vue de face coupe
AA. Vue de dessus. Vue de droite.
Dessiner complètement les rivets. Cotes complètes.
3. Dessin de l'ensemble. Echelle 0,2. Format As. H. Vue de face coupe AA.
Vue de dessus. Vue de gauche coupe BB.
Cotes principales : dimensions d'ensemble, section des fers, désignation des
rivets, dimensions des goussets.
4. Nomenclature des fers et rivets, et calcul du poids.
Le tableau comprendra les colonnes suivantes : repère, désignation, section
des fers, longueurs (fers) ou surfaces (goussets), poids au mètre ou au mètre
carré, poids de l'unité, poids total, poids de l'ensemble.
172. TABLE MÉTALLIQUE D'ATELIER (A) (Thème dicté)
DIMENSIONS : Hauteur : 0,750 m; longueur : 0,550 m; largeur : 0,400 m.
CONSTITUTION. Pieds : cornières de 40 X 40 X 4, angles en dehors. Tablette
supérieure : tôle de 3; bord relevé de 25 mm. De hauteur sur toute la périphérie.
Tablette intermédiaire : à mi-hauteur; même forme et mêmes dimensions.
Fixation des tablettes sur les pieds renforcée par des goussets de 3; assemblage
par soudure ou rivetage (rivets R. 8).
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble. Echelle 0,2. Format As. V.
Vue de face avec demi-coupe.
Vue de dessus.
Vue de gauche.
Cotes complètes.
Nomenclature des fers et rivets. Calcul du poids.
173. POUTRE À TREILLIS (A).
DIMENSIONS : Portée : 6,400 m ; longueur totale : 7,840 m ; hauteur : 0,650 m.
CONSTITUTION.
Membrures : chacune est formée de deux cornières 70 x 70 x 7 distantes de 7.
Abouts : tôle de 7 renforcée par deux cornières 70 X 70 X 7.
Treillis : huit mailles égales ; treillis en N ; montants et diagonales en cornières de
70 X 70 X 7. Assemblages par rivets R. 20.
TRAVAIL.
1. Schéma de la poutre complète. Echelle 0,02.
2. Dessin d'une extrémité. Echelle 0,1. Vue de face.
Vue de droite coupe AA. Vue de dessus coupe BB.
Cotes complètes.
3. Nomenclature des fers et rivets. Calcul du poids.
(Les trois exercices sur la même feuille, format As. H.)
174. POTEAU métallique (A ou B).
CONSTITUTION (fig. 5) : Fût formé de 2 U 200 X 75 distants de 60, ailes
tournées vers l'extérieur, rendus solidaires, en haut et en bas, par des goussets
latéraux de hauteur 300, épaisseur 10 ; au tiers et aux deux tiers de la hauteur
par des traverses latérales de hauteur 80, épaisseur 10. Hauteur : 4 mètres.
PIED (fig. 6) : L'extrémité bien arasée des fers en U repose sur une semelle en
tôle de 480 X 380 X 15, assemblée aux U par deux cornières de 70x70x7
placées entre les ailes et deux cornières de 80x80x8 placées à l'extérieur.
Assemblage des cornières sur la semelle : rivets F/90.16 avec têtes en dessous,
bien arasées ; autres rivets : R. 16. La semelle est fixée sur un massif de béton
par quatre boulons de scellement à queue de carpe de 20.
TETE (fig. 7) : Sur le poteau repose une poutre formée de deux I.PN 200 distants
de 180, sur lesquels vient s'assembler, de chaque côté, une poutre I.PN. 200
perpendiculaires. Ces poutres reposent sur une semelle en tôle de 450 X 400 X
15, assemblée au poteau par deux cornières 70 X 70 X 7 placées entre les ailes
et fixées sur la semelle par rivets F/90.16; autres rivets : R. 16; fixation des
poutres sur la semelle et des poutres latérales sur la poutre centrale par boulons
H. 16.
TRAVAIL.
1. Dessin de l'assemblage supérieur. Echelle 0,2. Format As. V. Vue de face.
Vue de gauche. Vue de dessus coupe AA. Vue de détail de la semelle, vue de
dessus, cotée complètement en vue du traçage. Représentation symbolique des
rivets et boulons (voir Aide-mémoire). Cotes.
2. Dessin de l'assemblage inférieur. Echelle 0,2. Format Ag. V. Vue de face.
Vue de gauche. Vue de dessus coupe BB. Vue de détail de la semelle, vue de
dessus, cotée complètement en vue du traçage. Représentation symbolique des
rivets et boulons. Cotes.
3. Nomenclature des fers et rivets (poutres supérieures non comprises). Calcul
du poids du poteau. (Nomenclature à faire sur l'un ou l'autre des deux dessins
précédents.)
PLANCHE 58
APPAREILS DE LEVAGE
175. VÉRIN DE 500 kg (A ou B).
DESCRIPTION.
A. Corps. Tôle d'acier doux de 2,5 mm. emboutie.
B. Guide de l'écrou. Tôle d'acier doux de 2,5 mm., emboutie; fixé sur A par six
points de soudure.
C. Semelle. Acier mi-dur; fixée sur A par six rivets F/90.4. D.
Guide du pignon. Acier doux; fixé sur A par cinq rivets R. 3.
E. Chemin de roulement de la roue dentée. Acier mi-dur; vissé dans la semelle
(prévoir un détail de forme permettant le vissage).
F. Pignon. Acier mi-dur. Module 3; dix dents; angle primitif : 27°. L'extrémité de
la tige porte un carré de 9 pour la commande du pignon, au moyen d'une
manivelle. Une rondelle moletée, goupillée sur le pignon après montage, le
maintient en translation et permet la manœuvre du cric à la main, à vide.
G. Roue dentée. Acier mi-dur. Module 3; 22 dents; angle primitif : 85°. Elle roule
sur le chemin de roulement E par l'intermédiaire de 16 billes de 4 mm.
H. Vis de commande. Acier mi-dur; diamètre 14, filet carré, pas 4. Elle est
rendue solidaire de la roue G, en rotation par un méplat de 8, en translation par
une rivure. Elle porte à sa partie supérieure une rondelle, rivée après montage
dans l'écrou J, limitant la course de celui-ci.
J. Ecrou. Acier mi-dur. Il est immobilisé en rotation et guidé dans le corps par sa
forme hexagonale s'ajustant dans A et B.
K. Rallonge. Acier mi-dur. Elle se visse dans l'écrou J, ce qui permet
d'augmenter la course. L'entrée du trou taraudé de J est sertie après mise en
place de la rallonge, afin d'éviter son dévissage complet.
L. Tête. Acier mi-dur. Elle est fixée à l'extrémité de K par une rivure. Elle porte
deux rainures perpendiculaires, et sa surface supérieure est striée.
FONCTIONNEMENT : Transformation de mouvement par vis-écrou : la vis, motrice, est
immobilisée en translation, l'écrou en rotation; la rotation de la vis entraîne donc
la translation de l'écrou. L'emploi du couple conique rend la commande de la vis
plus aisée et diminue la vitesse de levée de la vis; d'où possibilité de lever une
charge plus lourde.
TRAVAIL.
1. Calcul des éléments de la denture des roues : diamètres primitifs, longueur de
génératrice, angle de saillie, angle de creux, angle de tête, diamètres de tête.
2. Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format As. V.
Vue de face coupe. Pas de cotes. Nomenclature. Tableau
des dimensions des dentures : données et résultats.
PLANCHE 59
APPAREILS DE LEVAGE (Suite)
176. VÉRIN A ENGRENAGES CONIQUES (C).
TECHNOLOGIE (Révision) : Engrenages coniques; système vis-écrou;
roulements. CARACTÉRISTIQUES : Charge maximum : 2.000 kg.
Course : 160.
DESCRIPTION : Ce vérin comprend un corps A, en fonte, portant un bras à section en
supporter l'axe du pignon; deux roues coniques C et D, en acier mi-dur; le pignoi
fixé sur un axe E, en acier mi-dur, terminé par un œil pour la manœuvre;
l'extrémitî axe se loge dans un trou du corps. La roue D repose sur le corps par
l'in,termédiair butée à billes F facilitant la rotation de la roue et supportant la
charge. La vis B, ( mi-dur, se visse dans une bague en bronze emmanchée à
force dans le moyeu de la elle se termine par une tête G, creusée de deux
rainures perpendiculaires et striée.
FONCTIONNEMENT : Transformation de mouvement par vis-écrou. L'écrou de la vis,
solic la roue D, est moteur; la charge empêche le soulèvement de cette roue, qui
ne pei avoir qu'un mouvement de rotation; si on immobilise la vis en rotation, elle
prendra ( mouvement de translation lorsque la roue sera entraînée en rotation;
d'où levé» charge. L'emploi du couple conique réducteur rend la manœuvre plus
aisée et pei soulever une charge plus lourde.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Corps. Epaisseur minimum des parois : 8 mm. Guidage de la vis sur une
hauteur de 80.
2. Fixation du pignon sur son axe : Les deux pièces doivent être solidaires en
rotation; l'ei axe-pignon doit être immobilisé en translation par rapport au corps.
3. Montage de la butée à billes.
4. Montage de la bague dans la roue D.
5. Vis de manœuvre : Diamètre 36, filet trapézoïdal, pas 6. Etudier
l'immobilisation de li rotation. Prévoir un dispositif limitant la course de la vis vers
le haut (guidage minimum)
6. Fixation de la tête sur la vis : Liaison en translation seulement, la tête
pouvant fourni ment par rapport à la vis.
TRAVAIL.
1. Calcul des éléments de la denture des roues. Module: 4,5; nombres de dents:
15 largeur de denture : 6 modules. Calculer les diamètres primitifs, angles
primitifs, k de génératrice, angles de saillie, angles de creux, angles de tête,
diamètres de tête.
2. Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format As. V. Vue de face coupe,
avec vues de détail au choix. Coter le corps, la vis, le mors. Ajustements.
Tableau des dimensions des roues dentées. Nomenclature.
177. PALAN DE 500 kg (B).
TECHNOLOGIE (Révision) : Articulations; roulements, graissage.
DESCRIPTION (fig. 3) : L'ensemble à étudier constitue le moufle inférieur d'un palan a
crochet; il comporte les organes suivants : deux poulies A, en fonte, pour câble
en acier (fig. 6); un crochet B, en acier forgé, avec écrou H (fig. 5); une cage C
en fonte (fig. 4); un axe D, en acier mi-dur, non représenté; une butée à billes E
(fig. 7).
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Crochet. Calculer le diamètre d de la tige filetée du crochet : calculer d'abord
le diamètre du noyau, à l'extension ; en déduire le diamètre nominal d (pas ISO) ;
prendre une ré pratique de 6 kg/mm2; faire le calcul pour une charge double. La
figure 5 donne les sions du crochet en fonction du diamètre d.
2. Montage du crochet dans la cage : Le crochet est monté sur butée à billes,
afin de facilement; la charge est transmise à la butée par un écrcu H vissé sur la
tige du ' non bloqué et freiné; laisser un jeu de 1 mm. entre l'embase du crochet
et la cagi
3. Axe des poulies : Les deux poulies tournent folles sur leur axe; celui-ci est
solidaire de en rotation et translation.
4. Graissage de l'axe : par graisseur Stauffer rf 1 vissé en bout d'arbre; prévoir
les t graissage.
TRAVAIL: Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format As. V.
1. Vue de face coupe.
2. Vue de dessus coupe AA du crochet seul.
3. Demi-vue de gauche de la cage. Vues de détail au choix.
Coter le crochet et la cage. Ajustements. Nomenclature.
PLANCHE 60
APPAREILS DE LEVAGE (Suite)
178. TREUIL à roue et vis sans fin (B ou C).
BUT : Relevage d'une hotte de forge.
DESCRIPTION : Le câble, en acier, s'enroule sur un tambour A, en fonte, fixé sur un
arbre B; celui-ci est entraîné en rotation par une roue dentée C, en fonte,
commandée par une vis sans fin D (acier mi-dur); cette vis est fixée sur un arbre
E actionné par une manivelle F. L'ensemble est porté par un bâti H fixé contre
une paroi verticale.
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER.
1. Fixation du câble sur le tambour : Boucle serrée par une vis C 6.
2. Fixation du tambour et de la roue sur l'arbre B.
3. Fixation de la vis sans fin sur l'arbre E.
4. Manivelle. Corps en fer plat de 30 x 8; poignée tournante. Etudier la fixation
sur l'arbre E : liaison en rotation et translation, assemblage démontable.
5. Bâti. Caisson rectangulaire, ouvert en haut et en bas, obtenu par éléments
soudés; parois en tôle de 8 renforcées au passage des arbres par macarons
soudés; paroi arrière en tôle de 10; prévoir une ouverture latérale pour le
logement du tambour et de la roue; prévoir quatre oreilles pour la fixation du bâti
par vis H. 10; épaisseur des oreilles : 10, Pièce brute, sauf les portées des
arbres.
TRAVAIL.
1. Calcul de la denture de la roue et de la vis. Données.
Vis : un filet à droite, module réel 6, diamètre primitif : 60.
Roue : 20 dents.
Calcul.
Vis : pas, inclinaison de l'hélice, diamètres extérieur et intérieur.
Roue : inclinaison de la denture et sens de l'hélice, module apparent, diamètres
primitif, de tête, de pied. Distance d'axes.
(Le calcul montre que l'on peut confondre, dans ce mécanisme qui n'exige pas
une grande précision, le module réel et le module apparent.)
2. Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format Â2. H. Vue de face, avec
coupe de la partie supérieure. Vue de gauche coupe BB. Coter le bâti, les
arbres, le tambour. Tableau des dimensions des dentures (données et résultats).
' Nomenclature.
179 à 182. CHARIOTS PORTE-PÀLÀN.
180. 2è TYPE (B ou C)
Galets montés sur roulement à billes (fig. 4).
DESCRIPTION : Chaque galet étant porté par un seul roulement, on choisit un
roulement large, à double rangée de billes. L'axe A est porté par une bague B
emmanchée dans le flasque; le roulement est serré entre la tête de l'axe et
l'extrémité de cette bague. Les dimensions extérieures du galet sont les mêmes
que celles du modèle précédent.
ÉLÉMENTS À ÉTUDIER,
1. Fixation de l'axe. Un écrou vissé en bout bloque l'axe et la bague sur le
flasque; freiner l'écrou; immobiliser l'axe et la bague en rotation.
2. Montage du roulement dans le galet : La bague extérieure est arrêtée
latéralement par un épaulement du galet et un couvercle C non représenté.
3. Protection du roulement : Le logement du roulement est ferme d'un côté par
une plaque D (non représentée) en tôle, encastrée dans le galet et fixée sur lui
par vis; de l'autre côté par le couvercle 0, également encastré dans le galet et
fixé sur lui par vis; ce couvercle doit être centré sur le galet; il doit s'opposer au
déplacement latéral du galet; il doit également assurer l'étanchéité au passage
de l'axe; prévoir une gorge pour feutre.
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté. Echelle 1. Format
As. H. Mêmes vues que dans l'exercice précédent.
181. 3e TYPE (C). Exercice de transformation (fig. 5).
PROBLÊME : On veut modifier le chariot du premier type en adjoignant un dispositif
permettant de déplacer facilement le chariot sur la poutrelle. A cet effet, les deux
galets situés du même côté de la poutrelle seront munis d'engrenages A et B
commandés par un même pignon P entraîné en rotation par une roue à chaîne R
manœuvrée depuis le sol.
ÉLÉMENTS A ÉTUDIER.
1. Roues dentées. Roues A et B égales. Module 3. Rapport des vitesses de A et
B avec P : 1/2. Distance d'axes approximative : 100. Largeur de denture : 6
modules.
2. Modification des galets : La jante n'est pas modifiée; mais le rebord sera
élargi et son diamètre augmenté de façon à pouvoir y creuser la denture; la
longueur de moyeu sera modifiée en conséquence, ainsi que la distance des
flasques.
3. Montage du pignon et de la roue à chaîne. L'axe, de diamètre 24, tourne
librement dans les deux flasques; renforcer l'épaisseur de ceux-ci, au passage
de l'axe, par macarons soudés ou par bagues rapportées; longueur de guidage
minimum : 24. Prévoir la fixation du pignon sur l'axe, en rotation et translation, et
la fixation de la roue en bout d'arbre. Prévoir un dispositif s'opposant au
glissement de l'axe. Ne représenter que le moyeu de la roue.
TRAVAIL.
1. Calcul des roues dentées : nombres de dents, diamètres primitifs, de tête, de
pied; distance d'axes exacte; distance verticale entre axes x; vérifier que l'axe du
pignon pourra passer sous la poutrelle.
2. Dessin de l'ensemble monté sur la poutrelle. Echelle 1. Format As. H.
Vue de face avec coupe brisée passant par l'axe d'un galet, l'axe du pignon et
l'axe d'une entretoise.
Vue de gauche d'un flasque. Tracer les circonférences primitives des roues.
Cotes fonctionnelles. Nomenclature.
182. 4e TYPE (C). Chariot sur ailes supérieures d'une poutrelle (fig. 6).
DESCRIPTION : Ce chariot comporte deux galets A, en fonte, tournant librement sur
les axes B, en acier mi-dur, fixés à deux flasques C en tôle d'acier doux de 12
mm. ; Ces deux flasques sont entretoisés par les axes B et une entretoise D, en
acier doux, de façon à former un ensemble rigide ; cette entretoise sert, de plus,
à fixer une tige E terminée par un anneau auquel s'accroche le palan.
ELEMENTS A ETUDIER.
1. Galets. Prévoir un rebord évitant tout déplacement latéral; laisser un peu de
jeu de chaque côté ; évider l'intérieur des galets.
2. Axes. Diamètre 30; immobilisés en rotation et translation; doivent entretoiser
les flasques; laisser un peu de jeu entre les flasques et les galets.
3. Flasques. Choisir leur forme et leurs dimensions.
4. Entretoise D. Diamètre 30; étudier la fixation sur les flasques et la forme de la
partie centrale permettant le passage de la tige E.
5. Tige E. Diamètre 20; diamètre intérieur de l'anneau : 30. Section de l'anneau :
diamètre : 14. Fixation sur l'entretoise par filetage et écrou.
TRAVAIL : Dessin de l'ensemble monté sur la poutrelle. Echelle 1. Format As. H.
1. Vue de face, avec coupe brisée passant par l'axe d'un galet et l'axe de
l'entretoise.
2. Vue de gauche d'un flasque.
Cotes fonctionnelles. Nomenclature.
SUJETS D'EXAMEN :
Vérin hydraulique (Bacc. tech. 2e partie, Poitiers. Juin 1948). Treuil
mural (Bacc. tech. 2e partie, Besançon. Octobre 1949). Chariot
monorail (Bacch. tech. I1'® partie, Alger. Octobre 1951).