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Jumelage culturel et apprentissage linguistique

Ce document relate une expérience de jumelage avec une étudiante québécoise, Julie-Anne, qui partage ses perspectives sur la qualité de vie et l'apprentissage des langues. Elle souligne l'importance de la culture dans l'apprentissage des langues et évoque les défis économiques rencontrés par les jeunes en Amérique latine. L'auteur conclut que bien que l'immersion culturelle soit bénéfique, les conditions socio-économiques jouent un rôle crucial dans la qualité de vie et l'apprentissage des langues.

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Jumelage culturel et apprentissage linguistique

Ce document relate une expérience de jumelage avec une étudiante québécoise, Julie-Anne, qui partage ses perspectives sur la qualité de vie et l'apprentissage des langues. Elle souligne l'importance de la culture dans l'apprentissage des langues et évoque les défis économiques rencontrés par les jeunes en Amérique latine. L'auteur conclut que bien que l'immersion culturelle soit bénéfique, les conditions socio-économiques jouent un rôle crucial dans la qualité de vie et l'apprentissage des langues.

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Introduction

Ce travail a été une expérience de jumelage avec les étudiants de


l’UQUAM, l’étudiante avec laquelle j’ai travaillé s’appelle Julie-
Anne. Elle est une femme de 19 ans, native du Québec, qui a très
gentiment partagé avec nous un peu de sa vie pour qu’on puisse
apprendre sur sa culture et sa perception des langues.

Pour commencer, on va revoir les trois questions posées à Julie-Anne


pour le jumelage avec L’UQUAM :
1. Quelles choses vous trouvez nécessaires pour avoir une bonne
qualité de vie ?
2. Comment peut-on améliorer la motivation pour faire des
actions positives à l’heure d’apprendre une langue ?
3. Comment peut-on minimiser les actions négatives à l’heure
d’apprendre une langue ?
Partie 1
L’étudiante désigné pour travailler avec moi a été Julie-Anne qui a parlé un peu
avec nous de son expérience comme personne canadienne qui a décidé d’apprendre
une nouvelle langue dans ce cas : L’espagnol. Pour analyser son point de vue on a
commencé par poser la première question qui fait référence à la perception qu’elle
a de la qualité de vie dans son pays.
D'après Julie-Anne, la qualité de vie est un facteur qui dépend de la culture de
chaque pays, car les situations au Canada ne sont pas les mêmes qu’en Amérique
latine. Elle pense qu'il est nécessaire d'avoir un travail stable pour couvrir les
dépenses quotidiennes de base, afin de se concentrer sur le développement de ses
objectifs de vie et atteindre ce qu'on appelle la plénitude.
Bien que l'objectif soit d'atteindre cette plénitude, Julie-Anne trouve qu'il est
difficile de l'atteindre tout d’abord. Il est nécessaire de travailler pour acquérir les
ressources. Notamment, dans son cas, au Canada, il est facile d’avoir un travail de
moyen temps. Elle a travaillé jusqu'à maintenant dans différents restaurants
latino-américains. Cette expérience lui a montré que travailler beaucoup peut offrir
plus d'opportunités, soit monétaires ou personnelles, pour progresser.
En revanche, elle croit qu'en Amérique du Sud, il peut être plus compliqué
d'atteindre les mêmes objectifs. Elle mentionne qu'elle a connu la société latino-
américaine, parce que son copain vient du Costa Rica. Elle a constaté que, pour les
jeunes, il est plus difficile d'acquérir un emploi à temps partiel, vu que les
entreprises préfèrent des travailleurs constants et, si possible, permanents, sans
besoins particuliers, ni horaires flexibles. Cette situation complique l'indépendance
des jeunes, vue qu’ils doivent se préoccuper d'autres problèmes. En raison de ces
conditions qui empêchent la population d’obtenir les ressources de base, elle conclut
qu'il est plus difficile d'avoir une bonne qualité de vie dans un pays en
développement que dans un pays du premier monde.
Après avoir lui écouté a propos de la qualité de vie, on a posé la deuxième question
qui porte sur la motivation pour apprendre la langue, laquelle Julie-Anne a trouvé
intéressante.
Premièrement, elle a mentionné qu'au Canada, et spécialement au Québec, le
français est une langue officielle, ce qui facilite son apprentissage sans trop
d'effort. Elle raconte que le français est généralement utilisé comme langue
soutenue dans un contexte professionnel, tandis que l'anglais est souvent employé
pour parler avec les amis, la famille et dans la vie quotidienne. Toutefois, il est
obligatoire pour tous les étudiants d'apprendre le français. Il est également courant
que certaines parties de la population, surtout les personnes âgées, parlent le
français comme langue première ou unique.
Deuxièmement, elle mentionne que son processus d'apprentissage du français a
commencé avec un voyage au Costa Rica, où elle a travaillé comme bar tender. Là-
bas, elle a commencé à comprendre un peu de la culture locale, à découvrir la
musique et les séries télévisées. De son point de vue, c'est la manière la plus
efficace d'apprendre la prononciation et les expressions. Grâce à cette immersion
dans l’environnement où l’espagnol est parlé tous les jours, elle n’a eu pas d’autre
choix qu’apprendre la langue, alors, il lui semble que la grammaire vient lentement
avec la pratique.
Finalement, on a posé la dernière question dont le but était savoir quelles étaient
pour elle les comportements négatives qu’on peut faire à l’heure d’apprendre une
langue. Pour cette question, Julie-Anne n’a pas donné une réponse claire au début.
Comme elle l’a déjà mentionné, le français était une langue similaire à sa langue
maternelle, c’est pourquoi elle n’a pas eu à fournir un grand effort pour
l’apprendre. Par contre, lorsqu’elle a appris l’espagnol, elle l’a fait avec l’aide d’une
immersion dans la culture. Elle explique que, comme elle n’est pas experte en
espagnol, elle ne connaît pas toutes les erreurs que l’on peut faire.
Elle raconte qu’elle a essayé d’apprendre l’espagnol avec l’application Duolingo,
mais seulement pendant une courte période du temps. Elle a rapidement réalisé que
cette application ne fonctionnait pas pour elle, en raison des phrases utilisées qui
sont très répétitives et qui ne sont pas utiles pour soutenir une conversation avec des
personnes natives. En même temps, elle a noté que faire les mêmes exercices
plusieurs fois peut être épuisant et décourageant. Julie-Anne souligne que, pour elle,
l’immersion culturelle est beaucoup plus efficace que l’apprentissage basé
uniquement sur des applications ou des cours formels.
Je peux supposer que bien si elle n’a pas donné une réponse concrète, on peut réaliser
ce qu’elle veut dire : Une des erreurs courantes peut être de se limiter à un seul
mode d’apprentissage. Chaque personne a une manière et un rythme différents, ce
qui peut signifier une progression rapide ou non. Une autre erreur est de ne pas être
exposé à la langue. Elle explique que si nous ne faisons pas l’effort de l’écouter et
de la parler régulièrement, nous ne développerons pas la fluidité nécessaire.
Partie 2
Ayant parlé avec Julie-Anne, je partage son opinion sur l'importance de connaître la
culture d'une langue pour en faciliter l'apprentissage. Pour moi, il est important
d’être près de la culture de la langue que l'on souhaite apprendre, puisque cela
permet de développer naturellement la capacité de y parler. Par exemple, une
personne qui habite au Canada a plus de chances d'apprendre l'anglais ou le
français, même sans un cours formel, parce qu’elle doit trouver un moyen de
communiquer avec ceux qui l'entourent et ne partagent pas sa langue maternelle.
Mais, une personne qui vit dans un pays où tout le monde parle sa langue
maternelle, n'aura pas besoin d'utiliser d'autres langues, étant donné que les
autres ne parleront à elle dans une langue étrangère.
Cependant, en ce qui concerne la qualité de vie, je ne suis pas persuadée que le
travail soit le seul moyen d'avoir des opportunités. À mon avis, de nombreux
facteurs peuvent influencer la qualité de vie. Il peut être vrai qu'au Canada, une
personne qui fait des efforts suffisants peut atteindre un niveau de vie décent.
Mais ici, en Colombie, par exemple, l’éducation, l'environnement et la précarité des
conditions de travail rendent presque impossible de se concentrer sur atteindre de
la plénitude, les personnes essaient plutôt de survivre avec ce qu’elles peuvent
gagner.
Alors, je suis certaine que bien que l'immersion culturelle facilite l'apprentissage
des langues, les conditions économiques et sociales d'un pays jouent un rôle crucial
dans la qualité de vie et la capacité à progresser.
Partie 3
Ce jumelage a été une opportunité fascinante pour interagir avec une culture
étrangère et discuter avec une personne native dans la langue que j’étudie. J'ai
remarqué certaines particularités de la prononciation de l'accent québécois. Par
exemple, la prononciation des « R » au Québec est plus proche de celle de l'anglais
que du français de France. J’ai aussi constaté qu'il m'était plus facile de
comprendre le français québécois. Il peut être à cause du rythme, qui me semble
similaire à l'anglais. Même lorsque Julie-Anne parlait rapidement, je pouvais la
comprendre sans problème. Elle utilisait aussi de nombreux anglicismes, surtout
lorsqu'elle parlait de sa vie quotidienne, de ses études, de ses amis ou de son
travail.
Julie-Anne a également mentionné que les habitants des provinces canadiennes ne
parlent pas de la même manière que ceux du Québec. De plus, la majorité des
expressions utilisées au Québec sont différentes de celles employées en France, ce
qui peut parfois compliquer la communication entre les Canadiens et les Français.
Enfin, j'ai demandé à Julie-Anne ce qu'elle pensait de l'avenir de la langue française
au Canada. Elle m'a répondu qu’elle croit qu’elle disparaîtra, car elle est perçue
comme un héritage culturel utilisé principalement par les personnes âgées. Elle dit
qu’il est évident que les jeunes, ne s'y intéressent pas vraiment et ne la considèrent
pas comme une nécessité.
En résumé, cette expérience m'a permis de mieux comprendre les particularités du
français québécois et d'apprécier les défis auxquels cette langue est confrontée au
Canada.

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