SEMESTRE 2 : UE 242 : LES FRACAIS
RÉGIONAUX
CONTROLE CONTINU
EXPOSÉ
NOM DES EXPOSANTS
ANKOUMA ME MBEMBEL SIMEON 21G249
SOUS LA HAUTE SURVEILLANCE DU :
Dr. KENGNI
CONTROL CONTINU UE 242 : ESTHETIQUE DU
THÉÂTRE
DEVOIR
EXERCISE 6
TEXTE :
QUESTIONS
1. Le terme lexico-culturel désigne l’ensemble des lexies (lexèmes, locutions, proverbes)
d’une langue, sans distinction flexionnelle, ayant subi des subvertirons dans différent
aspect, venant des langues locales. Le texte soumit à notre analyse, présente des
éléments lexico-culturel. Les fragments suivant la montre à suffisance :
« Vous vendez seulement l’Okok ». Le terme okok, également présent
dans la phrase : (1, 3, 7, 17, 21, 35, 43, 52, 78, 81, et 84). N’est pas
répertoriée dans le dictionnaire de la langue française. En effet, se terme
a été tirer des différentes langues locales CAMEROUNAISES, pour
désigner une plante végétale, poussant dans des clairières dans la forêt
près d’une cour d’eau .alors sa lexico-culturalité, tiens du fait qu’il
n’appartienne pas à la langue française ; c’est juste un emprunt aux
langues locales comme : le Betti, le Yaoundé (bassa ‘a, EWONDO…etc.),
les langues de l’EST Cameroun, et d’outres.
Aussi, le fragment « mais ça c’est bien – il y a aussi le héros- qui
m’intéresse - ça c’est bien pour le héros » l’expression « le Héros »,
également présent dans la phrase (83). Le français emploie se mot pour
désigner une personne qui se distingue par une valeur extraordinaire ou
des succès éclatants, qui réussit des actions périlleuses. Or, suivant le
contexte locale, « le héros » désigne un plan ou une recette culinaire
Camerounaise, autrement appelé WATERLIF par la partie OUEST du pays.
Les noms des villes et autre espace géographique : Yaoundé, Douala,
Mbalmayo, Ngoumou, Ngong, Mbankomo. Tous ces noms ont une
signification en langue locales. Car, la norme veut que se soient elles
(langue régionales) qui nomme les forêts, village, des rivières….etc. tout
ceci, basé sur : leur histoire, des faits, des légende (héros, conte, arbre
rivière…etc.).
2. On entend par morphosyntaxe : l’étude de la forme des mots comme leurs variation
flexion (morphologie flexionnelle) ; ou leur construction, par composition, dérivation
ou transfert (morphologie lexicale) ; et l’arrangement des mots et construction des
propositions dans la phrase selon les règles de la grammaire : c’est la Règle même de
la construction des mots et des phrases. La dialogue soumit à notre exergue
présente des éléments morphosyntaxique tel que :
. « Bon maman bonjour » (phrase 1) selon le français standard, cette phrase est
morpho-syntaxiquement incorrecte. On devrait plutôt dire « bonjour maman »
. « eum- il y a parfois j’ai le poisson mais comme les pluies dérange là je n’ai pas le
poisson » on devrait dire à la place « eum ! Parfois j’ai du poisson. Mais, du fait que
les pluies dérangent je ne l’ai pas maintenant »
. « Vous vous trouvez l’okok là où » devrais se dire « où trouver vous l’okok ? »
. « Il y a parfois ça vient ici comme c’est rare comme les pluies là » ceci devrais
plutôt se dire : ça arrive périodiquement ; c’est rare comme les pluies (phrase 6)
. « On me dit que jusqu’à on me dit que l’okok est devenu rare » plutôt que on me
dit que l’okok est devenue rare
. « Ça veut dire que je voulais acheter en sac étant à Yaoundé en sac » au lieu de
ça veut dire que je devrais acheter en sac entant à Yaoundé
. « C’est quand ça vient ici là qu’on achète-mais- c’est rare maintenant comme
actuellement aujourd’hui là – il n’y a pas de place- parce qu’il y a eu déraillements
vers le commencement à Yaoundé quelque part là il fallait aller vers – sur la route de
Mbalmayo » on devrait plutôt dire : c’est lors que ça arrive qu’on achète mais c’est
actuellement rare, à cause d’un déraillement dire c’est quelque part vers Yaoundé.
Il fallait amener sur la route de Mbalmayo.
. « L’okok c’est à côté du Nyong – vers chez nous- donc quand ils coupent ça ils
mettent directement sur le train- ils Amènent ça à Yaoundé » on devrait dire l’okok
est à côté du Nyong dans ma localité. En effet, lorsqu’ils coupent ça ils le mettent
directement dans un train, et l’apporte à Yaoundé.
. « Parce que je m’étonne j’avais déjà ça » il faut plutôt dire « j’avais déjà, ce qui
m’a étonné »
. « Ils amènent ça directement ici à Douala » il faut plutôt dire : ils apportent
directement ici à Douala.
. « Parce que les femmes de chez moi viennent vendre l’okok ici – elles ne partent
pas ailleurs – elles quittent directement à Mbalmayo » ceci devrait plutôt se dire :
parce que ce sont les femmes de ma localités qui viennent vendre l’okok ici, et elles
ne vont pas ailleurs ; elles viennent directement de Mbalmayo.
. « Elles viennent directement ici vendre » devrait se dire : elles viennent
directement vendre ici.
. « Vien non ma’a je te fais- » les mots non dans ce contexte ma’a est une
subversion morphologique qui est un diminutif de maman. Dans ce contexte les
commerçants l’utilisent pour flattée leur clients.
. « Vous êtes de quel village » on devrait dire : de quel village êtes-vous ?
. « Oui très moins cher même » on devrait dire : oui très moins cher.
. « Le gros paquet là c’est combien » plutôt : combien coût ces gros parquets ?
. « Ngoumou c’est situer où » cela devrait être : où est situé Ngoumou ?
. « Est-ce que c’est même loin » au lieu de : est-ce que c’est loin ?
. « Dit moi que je veux l’okok tel stock » au lieu de : tel quantité.
. « Ngoumou c’est à côté de bankomo non », au lieu de : est à côté de bankomo ?
Non ici prend la place d’un point d’interrogation.
. « Là où on vend les bâtons de manioc là » au lieu de : où l’on vend les bâtons de
Maniocs ?
. « C’est la brouce là-bas qu’on appelle Ngoumou »au lieu de : c’est la forêt ; c’est
là-bas qu’on appelle Ngoumou.
. « Oui et un sac un sac d’okok ça peut coûter combien »au lieu de : oui et un sac
combien peut-il coûter ?
. « Un sac comme ça là » au lieu de : un sac comme ceci.
. « Tu peux mettre tu peux mettre les colis de deux de trois cent peut-être même
quatre-vingt ou soixante ça dépend de comment tu vas charger- ça dépend de toi-
même »au lieu de : tu peux mettre les colis de deux et de trois cent ; ça dépend de la
façon dont tu vas charger ; ça dépend uniquement de toi.
. « Ce n’est pas encore ce n’est pas encore découper non » au lieu de : ce n’est pas
encore découper n’est-ce pas ?
. « Non oh ils vendent les ils vendent » La communication dans ce fragment connait
des incohérences. Il faut plutôt dire : non ils vendent
. « il y a les petite voiture comme ça là à Mbankomo- là où il y a les goumier
beaucoup beaucoup gare là – tu entre là- il y a une petite route là » au lieu de : il y a
beaucoup de petites voitures à Mbakomuet beaucoup gare là où il y a les
grumiers ;tu y entre, et là il y a une petite route.
. « non- quand ça va chez les marchandises » au lieu de : quand les marchandises
sont en bonne états
. « Les grosses-ci » au lieu de : ces grosses ci ?
. « C’est ce qui est souvent rouge dedans-non » on devrait dire : n’est-ce pas.
. « oui- donc la ranger ci c’est les rouges » au lieu de : oui ! Donc la ranger ci ce
sont les rouges.
. « On –on peut acheter ça hein John » au lieu de : nous pouvons l’acheter n’est-ce
pas John ?
. « Si je savais que tu veux les pamplemousses » au lieu de si j’avais su.
. « Les citrons –ci le tas c’est combien » on devrait dire combien coûte le tas de
citron.
. « Je dis que là où il a le là où il y a l’okok » au lieu de : je disais que là où il y a
l’okok.
. «Parce que l’okok c’est vraiment cher chez nous » on devrait dire : l’okok est
vraiment cher chez nous.
. « Moi-même ça fait même deux ou cinq mois je ne mange pas ça » il fallait dire : il
y a de cela deux à cinq mois que je ne mange pas l’okok.
. « Ça fait depuis –ça fait des mois je ne mange pas l’okok » on devrait plutôt dire :
il y a de cela long temps, voire des mois que je ne mange pas l’okok.
3. Lorsqu’on parle de Lexico-sémantique, l’on entend ensemble des lexies ou locutions
d’une langue, sans distinction flexionnelle, et relatif à la signification et au sens des
unités linguistique. Dans ce texte nous avons les mots tel que :
. Yaoundé (09 occurrence) : capital politique du Cameroun ; chef-lieu de la région
du centre et du département du Nfoundi.
. Mbalmayo (04), Ngoumou (07) : sont des villes du centre Cameroun
. Douala : c’est la capital économique du Cameroun ; chef-lieu de la région du
LITTORALE. Son nom est tiré d’un fait historique : c’est le nom de l’un des chefs ayant
signé le traité germano-Douala ; son nom était Douala Manga Belle c’est l’un des
fondateur de dette ville.
. Bamenda : chef-lieu de la région du nord-Ouest Cameroun.
. Ban : est un diminutif du quartier Bankoma dans la ville de Yaoundé localement
il se prononce Mbankomo.
Ces noms propres, sont des emprunts utilisés par la langue française pour
désigner des lieux et espaces géographique ; chacun ayant une signification tire des
langues locales.
. Le terme Ngong, (phrase 52) désigne le nom d’un Nyong passant dans la région.
. Ndo :est un diminutif de Ndokoli qui est le nom de quelqu’un .
. « Vien non ma’a vien je te fais- » (L4 phrase 26) : on observe une substantivation
de ma’a qui, en contexte camerounais renvoi à maman.
. Le terme oKok (13 occurrences) apparaît dans plusieurs phrase de ce dialogue :
« vous vendez seulement l’okok »(L1 phrase 1), « j’ai acheté l’okok »(L1 phrase 7),
« l’okok c’est à côté du Nyong ». Il désigne dans le contexte des langues locales, une
plante végétale sauvage qui pousse sur des clairières près d’un Nyong, dans la forêt.
C’est une herbe grimpante utilisé pour préparer des plans traditionnels. Alors son
nom est pour la langue française un emprunt, et contribue à la facilitation de la
communication régionale.
. « Il y a aussi le héros » le terme héros désigne en contexte locale un légume qui
sert à réaliser un plan traditionnel appelé Héros ou Watrelif (pour les peuples de la
partie OUEST CAMEROUN) il s’accompagne de différant complément tel que : du
manioc piler, bâtons…etc.
De manioc …est. Il est consommé quotidiennement.
. Nous avons en fin des expressions exclamatives telles que : « eum -», « xx »,
« heu », « hein », « euheum », « euheu » elles présentent les états d’âme, émotions,
le degré de communication. En effet, certaines traduisent le doute (xx !, x !),
d’autres ; l’incompréhension (eum !, heu !, hein !), d’autre encore traduisent ne
bonne réception de l’information (euheum !, euheu !). Toutes ces exclamations sont
employées dans les langues maternelles Africaines en générale et Camerounaise en
particulier.
4. Le texte soums à notre étude est un dialogue qui présent les différentes variations
lexico-culturelles, morphosyntaxique, et lexico- sémantique dû aux emprunts,
subversion substantivations…etc. par français standard (universel). En effet, ces
éléments jouent un grand rôle dans cet extrait. Car :
D’Abord, ils sont des facteurs d’identification culturels des individus. Nous
pourrons à titre illustratif identifier une personne par sa manière de parler, à l’aide
des indices socioculturels « je suis de Ngoumou ».
En suit, ils permettent l’intégration d’un lexique nouveau dans la langue française
et élargie le champ d’action de celle-ci. En plus, ces éléments permettent
généralement à l’aboutissement et à la création de nouvelles langues, cause de
l’union avec d’autres langues.
En fin, ils contribuent à la facilitation de la communication régionale à travers : les
emprunts « okok », des sémantisations « le héros ((personne au grand courage et
fort) selon le français standard) », des code locaux « ma’a, Ndo, Ban » qui rendent la
communication local plus simple et pratique.