Mas. Fr. 133
Mas. Fr. 133
Devant le jury :
CHEBOUTI Karim, MCB, UMMTO, président
OUTALEB Aldjia, MCA, UMMTO, rapporteure
HADJ MOUSSA Moussa, MAA, UMMTO, examinateur
Ahmed
Je dédie ce travail :
A ma mère, qui m’a encouragée à aller de l’avant et qui m’a donné tout son
amour pour reprendre mes études.
Nassima
Nous voudrions exprimer notre reconnaissance à toutes les
personnes qui de prés ou de loin ont permis l’élaboration de ce
travail.
D’après les résultats, ces difficultés sont dues à l’insuffisance du volume horaire
consacré à la langue française dans l’école algérienne, à la non prise en charge de
l’orthographe et enfin, à la non correspondance du système phonogrammique entre le
français et la langue maternelle de élève.
Sommaire
SOMMAIRE
Introduction générale
Partie théorique
Chapitre I: L’erreur
1. L’analyse des erreurs
2. L’erreur et la faute
3. Les types d’erreurs
4. L’origine des erreurs
5. Le statut de l’erreur à travers les théories d’apprentissage
6. La correction de l’erreur
7. La norme
Partie pratique
Conclusion générale
Références bibliographiques
Annexes
1
Introduction générale
Introduction générale
La présence de la langue française en Algérie est liée à la longue période de
colonisation (1830/ 1962). Le statut du français a beaucoup évolué à travers le temps. Durant
la colonisation, il occupe une place privilégiée par rapport aux autres langues en présence. La
langue française était la seule langue du savoir et d’ouverture sur le monde extérieur. Après
l’indépendance, le gouvernement algérien a repensé le système éducatif écartant la langue du
colonisateur et promouvant la langue et la culture arabes .Cette réforme a provoqué le recul de
la langue française qui prend le statut de la langue étrangère.
L’apprentissage d’une langue nécessite la mise en œuvre des quatre compétences (lire,
comprendre, parler, écrire) dans différentes situations de communication. La maitrise de ces
compétences exige la connaissance de toutes les composantes de la langue française
(grammaire, vocabulaire, l’orthographe…).
Dans le cadre de notre travail, nous nous intéressons à l’orthographe. En effet, celle-ci
pose de sérieux problème aux élèves. D’après l’analyse des copies, ces derniers commettent
énormément d’erreurs dans leurs productions écrites, considérées comme des activités
complexes qui nécessitent beaucoup de réflexions à travers lesquelles les élèves expriment
leurs connaissances linguistiques, culturelles, textuelles. La complexité de l’orthographe
française rend le passage de l’oral à l’écrit très difficile pour les élèves ; ces derniers se
trouvent, par exemple, devant un choix multiple de graphèmes pour transcrire un seul son.
Le nombre important d’erreurs relevées des productions écrites des élèves nous a
mené à nous interroger sur la problématique suivante : Après 7ans d’apprentissage de la
langue française, les apprenants arrivent ils à maitriser l’écrit ? Peuvent-ils produire un simple
paragraphe de façon convenable, faire le moins possible d’erreurs et respecter fidèlement les
règles qui régissent la langue française ?
Quelles sont les types d’erreurs orthographiques commises par les apprenants et quelles sont
leurs origines ?
Pour répondre à ces questions, il nous a paru très pertinent de poser les hypothèses suivantes :
2
Introduction générale
Nous avons choisi de mener notre travail de recherche au collège, auprès des élèves
de 4AM. Concernant le choix de ce niveau, il est nécessaire d’évaluer leurs compétences
orthographiques et établir une sorte de bilan après trois ans d’apprentissage de la langue
française au primaire et quatre ans au collège.
Pour mener à bien notre travail de recherche, nous avons réparti notre mémoire en deux
parties une théorique et une pratique. Chacune est composée de deux chapitres.
Dans la partie théorique, il sera question d’aborder les deux notions « erreur » et
« orthographe » pour lesquelles nous consacrons un chapitre pour chacune. Le premier
chapitre qui s’intitule « L’erreur » développe sept points : analyse des erreurs, erreur /faute,
les types de l’erreur, origine des erreurs, le statut de l’erreur à travers les théories
d’apprentissage, la correction de l’erreur et enfin la norme. Le deuxième chapitre consacré à
« l’orthographe » est organisé en trois sous- parties : un aperçu historique, la description de
l’orthographe française et enfin, nous distinguons l’écart excitant entre l’oral et l’écrit.
La partie pratique contient également deux chapitres. Le premier porte sur l’enseignement de
l’orthographe et le deuxième sur l’analyse des erreurs. Au cours du premier chapitre, nous
nous intéressons à la présence du français en Algérie, son enseignement en général et
l’orthographe en particulier. A travers le second chapitre, nous présentons notre corpus, puis
nous exposons une analyse et une étude descriptive (quantitative, qualitative) des erreurs
rencontrées dans les productions écrites. Notre travail sera ponctué par une conclusion, dans
laquelle nous vérifions nos hypothèses et proposons des solutions.
3
Chapitre I : L’erreur
Introduction
Auparavant, l’erreur était considérée comme signe négatif particulièrement centré sur
l’élève, c’était un motif de sanction du travail. Avec le développement du modèle
constructiviste de l’apprentissage, le statut didactique de l’erreur s’est modifié. Il faut
reconnaitre qu’aujourd’hui l’erreur ne semble plus être dramatisée et synonyme d’échec
irrémédiable.
1
DEVAL K. (2000), L’erreur : un obstacle a analyser, p3. (Consulté le 10-03-2016).
4
Chapitre I : L’erreur
En effet, l’analyse contrastive consiste à prévoir, expliquer les erreurs et les difficultés
dues à l’influence de la langue maternelle sur la langue étrangère. Elle utilise dans son étude
la linguistique descriptive en situation de bilinguisme et de plurilinguisme. Cette théorie a
pour but premier de prévoir et de résoudre les difficultés et les erreurs dues aux interférences.
L’interférence
2
BESSE H et PORQUIER R. (1991), Grammaire et didactique des langues, Paris : Hatier/Didier,
, p 201.
3
DEBYSER F. (1970), « La linguistique contrastive et les interférences », in : Langue française, Numéro 1,
Volume 8, p 34.
4
Ibid.
5
Chapitre I : L’erreur
• D’un point de vue pédagogique : l’interférence est un type particulier de fautes que
commet l’élève qui apprend une langue étrangère, sous l’effet des habitudes ou des
structures de sa langue maternelle.
Enfin, nous pouvons dire que l’analyse contrastive a été développée dans une application
à l’enseignement des langues. Toutefois, cette analyse ne peut pas couvrir toutes sortes
d’erreurs. Et c’est ainsi que s’est développée ultérieurement, un autre type d’analyse, appelé
« l’analyse des erreurs » pour traiter les difficultés d’apprentissage rencontrées lors de
l’acquisition de la langue étrangère.
L’échec relatif de l’analyse contrastive conduit les chercheurs à s’attacher aux erreurs
réellement commises par les locuteurs de la langue étrangère L2.
L’analyse des erreurs est née dans les années 60. Elle marque une étape importante dans la
didactique des langues, et pour améliorer l’enseignement /apprentissage de ces dernières. Elle
présente un avantage sur l’analyse contrastive. Elle vise alors un double objectif, l’un est
théorique : elle aide à mieux comprendre les processus d’apprentissage d’une langue
étrangère et aussi à découvrir la nature de ces processus d’apprentissage au niveau
psychologique. L’autre objectif est pratique : l’analyse des erreurs apporte directement et
indirectement une contribution importante à l’enseignement des langues.
Les enseignants et les chercheurs peuvent faire cette analyse même s’ils ne connaissent pas la
langue maternelle des apprenants.
6
Chapitre I : L’erreur
1. L’identification des erreurs, tout en étant conscient des formes correctes, dit
autrement, des normes ;
2. Description des erreurs, par l’utilisation des outils purement linguistiques et en faisant
références aux formes correctes des lacunes ;
3. L’explication des erreurs, par le fait d’expliquer les facteurs qui mènent l’apprenant à
produire des erreurs, tout en donnant des justifications convaincantes ;
4. L’évaluation des erreurs : dans ce cas, d’autres facteurs entrent en jeu, parmi lesquels
nous citons: les paramètres sociolinguistiques (registre de langue), linguistique
(grammaire et norme), les facteurs interactionnels (relation entre locuteur et
interlocuteur, enfin la situation de communication.
5. Prévention et correction des erreurs par le fait d’envisager des manuels de prévention
nécessaires, ainsi que des guides de grammaire.
L’analyse des erreurs observe ce que l’on appelle « l’interlangue ». C’est SELINKER L en
1972 qui le premier l’utilisa. Il était Professeur de la linguistique à l’université du Michigan.
Inventa ce terme qui aujourd’hui fait référence à la didactique moderne. L’interlangue c’est
« la connaissance et l’utilisation « non-native » d’une langue quelconque par un sujet non-
natif et non équilingue, c’est-à-dire d’un système autre que celui de la langue cible mais qui,
à quelque stade d’apprentissage qu’on l’appréhende, en comporte certaines composantes. » 5.
5
CORDER S P, (1975) Introducing Applied Linguistics, 5th ed., Middlesex : Penguin Education,
p 275.
7
Chapitre I : L’erreur
D’après ce schéma « l’interlangue » peut être considérée comme composée de trois sous-
systèmes:
- une partie du système de la langue source ;
- une partie du système de la langue cible ;
- un système de règles n’appartenant ni à l’un ni à l’autre de ces deux systèmes .Donc est un
dialecte propre au seul apprenant à ce moment -là, certains auteurs désignent ce dernier par le
terme « idiolecte ».
Pour résumer, l’analyse des erreurs est une méthode autre que l’analyse contrastive,
dont le but est d’améliorer l’enseignement /apprentissage d’une langue étrangère grâce à
l’étude de l’interlangue.
2. L’erreur et la faute
Afin d’analyser les erreurs dans une perspective appropriée, il nous faut d’abord
distinguer les termes « erreur » et « faute » qui désignent deux concepts différents.
L’erreur vient du latin « error » de « errare ». Elle est considérée comme « un acte de
l’esprit qui tient pour vrai ce qui est faux et inversement, jugement, fait psychique qui en
résultent. » 6 L’erreur est aussi définie comme « le résultat du non respect d’une ou
plusieurs règles. » 7 .
Elle est définie dans le Dictionnaire de l’Académie Française comme « action de se
tromper, de s’écarter de la vérité ou ce qui n’est pas conforme au vrai, au réel ou à une norme
définie. »
En didactique des langues la notion d’erreur est délicate à définir. Certains didacticiens
comme PORQUIER R et FRAUENFELDER U soutiennent même qu’il est impossible d’en
donner une définition précise. CUQ J P et FRAUENFELDER U proposent une définition
provisoire, « écart par rapport à une norme provisoire où une réalisation attendue »8.
6
Le petit ROBERT, (2009), Dictionnaire alphabétique et analogique de langue Française, millésime Robert
éditions, Paris, p920.
7
Le petit ROBERT, (1986), Robert éditions, Paris, p 684.
8
PORQUIER R ., FRAUENFELDER U . (1980), « Enseignant et apprenant face à l’erreur », in : Le français
dans le monde, N ° 154, p 34 .
8
Chapitre I : L’erreur
Une erreur est aussi un énoncé inacceptable grammaticalement ou sémantiquement pour les
natifs.
CORDER S P: pour lui le terme d’erreur a tendance à être réservé pour « la violation
volontaire ou négligente du code qui est connu, ou devrait être en cours de l’apprentissage
par le contrevenant.» 9.
Pour établir une didactique constructiviste centrée sur l’erreur comme élément
d’apprentissage, il est important avant tout de bien distinguer entre l’erreur de la faute.
Dans le langage courant les deux termes sont quasi équivalents mais dans le domaine de
la didactique, il est nécessaire de les distinguer en s’appuyant sur leurs causes et leurs origines.
« L’erreur » relève de la compétence ou bien de la non maitrise ou l’ignorance des règles
qui régissent la langue. Par contre « la faute » relève de la performance, elle est due au
mauvais usage de la langue seconde. Elle est liée à des divers facteurs tels que lapsus,
9
CORDER S P. (1975), Introducing Applied linguistics, 5th / ed , Middlesex : Penguin Education, p 259,260 .
10
Ibid. p 763.
11
GALISSON R. COSTE D (1976), Didactique des langues, Paris, Hachette, p 215.
12
MAHMOUDAIN M. (1976), Pour enseigner le français, présentation fonctionnelle de la langue, Paris,
P .U.F, p428.
9
Chapitre I : L’erreur
3.2 L’erreur intra-linguale : est à l’intérieur de la langue cible (L2), elle est le résultat
de la généralisation des règles de (L2). Autrement dit, c’est une application abusive des
règles de la langue cible, elle n’a aucune relation avec la langue maternelle.
Exemple : il m’ a offri des fleurs au lieu de il m’a offert des fleurs .
13
, ibid.
14
DUCROT J M. (2009), « La pédagogie de l’erreur à l’écrit », in : Le français dans le monde N° 336, p14.
10
Chapitre I : L’erreur
Exemples :
- le son [e] peut être transcrit de différentes manières : ait, est, et, es, é,
ée, és, ées, è, ès, èes…
- Si l’apprenant écrit le mot « forêt » dans les différentes graphies telles
que : « forest », « forait », il s’agit d’une erreur de type
phonèmes/graphèmes.
Exemple :
11
Chapitre I : L’erreur
Nous pouvons ôter très souvent des erreurs complexes qui peuvent être relevées de
différentes catégories, le classement proposé ici donne la priorité à la cohérence/cohésion
textuelle qui représente une donnée prioritaire pour acquérir une compétence de relation
textuelle. En effet les erreurs phonèmes/graphème ne sont pas fondamentales dans une
évaluation sommative mais au contraire elles doivent être le point de départ d’une
remédiation lors d’une évaluation formative.
Exemple :
12
Chapitre I : L’erreur
- Marques grammaticales.
Exemple :
Les morphogrammes de nombre, comme la marque du pluriel : s, x ;
Les morphogrammes de genre ; par exemple, les noms au féminin
prennent la plupart du temps un « e » ;
Les morphèmes verbaux, comme les terminaisons des verbes du premier
groupe en : « e », « s », « e » ;
- Marques finales de dérivation.
Exemple :
grand-grandeur ;
- Marques internes de dérivation.
Exemple : main-manuel.
Ou grammaticales
13
Chapitre I : L’erreur
14
Chapitre I : L’erreur
Notre étude se portera sur ce dernier modèle, nous allons considérer donc l’erreur comme un
moyen pour maitriser l’orthographe.
15
Chapitre I : L’erreur
6. La correction de l’erreur
Il est nécessaire d’apprendre à l’apprenant à identifier ses propres erreurs en faisant lire
et relire sa copie, il ne restera à l’enseignant que vérifier la correction de l’apprenant. Parfois
l’apprenant a conscience d’avoir commis une erreur, mais il ne sait pas comment la corriger,
c’est là que le rôle de l’enseignant intervient. L’apprentissage vise la correction des erreurs
car elle sert à apprendre.
En fait, l’erreur est un phénomène normal et nécessaire dans l’apprentissage de la
langue, l’enseignant doit donc identifier l’erreur ainsi que ses causes .Lorsque il en connait
bien les origines, il peut corriger.
La correction de l’erreur peut entrainer un effet contraire, négatif chez les apprenants :
trop de corrections peuvent faire bégayer les enfants qui apprennent leur langue maternelle
tandis que les adolescents qui apprennent une langue étrangère deviennent silencieux.
D’ailleurs on ne peut pas garantir que les apprenants ne commettront plus les mêmes erreurs
dans l’avenir.
GERMAIN C et SEGUIN H définissent la correction comme la rétroaction négative,
ce qui peut être explicite ou implicite « une rétroaction négative explicite est définie comme
toute rétroaction qui mentionne expressément le fait que les productions d’un apprenant sont
non conformes à la langue cible une rétroaction implicite comprend toute correction de la
forme erronée ainsi que les demandes de clarification car dans chacun des cas l’apprenant
15
doit déduire que s’il y a correction c’est qu’il y a effectivement eu erreur.» .
7. La norme
Si l’erreur existe c’est par rapport à une norme, nous allons donc définir ce concept
selon quelques auteurs :
La norme vient du latin « norma » règle, elle désigne le modèle, le principe qu’il faut
suivre. Le Dictionnaire « Le petit Larousse » définit la norme comme : « Règle fixant les
15
CUQ j P., GRUCA I. (2003), Cours de didactique du français langue étrangère et seconde presse
universitaire de Grenoble, p 391.
16
Chapitre I : L’erreur
Pour DUBOIS J la norme est « un système d’instructions définissant ce qui doit être
choisi parmi les usages d’une langue donnée si l’on veut se conformer à un certain idéal
esthétique ou socioculturel. La norme qui implique l’existence d’un usage prohibé fournit
son objet à la grammaire normative ou grammaire au sens courant du terme. » 17.
Les normes de fonctionnement : renvoient aux règles qui correspondent aux pratiques
linguistiques d’une communauté.
Les normes descriptives : la description de ces normes est objective. Elles sont en
nombre plus réduit que les premières. Elles décrivent les normes de fonctionnement.
Les normes prescriptives : elles définissent les règles de bon usage et renvoient à la
grammaire normative.
Les normes évaluatives : elles attribuent les valeurs esthétiques ou morales aux
formes linguistiques (des formes qui sont belles, élégantes par rapport à d’autres qui
sont relâchées, familières).
16
Dictionnaire « le Petit Larousse ». (2004), dictionnaire encyclopédique, Paris, Larousse, p700.
17
DUBOIS J. (1994) Dictionnaire de la linguistique et des sciences du langage, Paris, Larousse, p330.
18
FREI H. (1929) La grammaire des fautes, Genève-Paris, Slatkine, p 18.
17
Chapitre I : L’erreur
Les normes fantasmées : elles sont inaccessibles et éloignées des pratiques réelles et
font défaut à tout le monde.
Dans notre travail il s’agit de choisir une seule norme celle qui est enseignée à
l’école et dans toutes les institutions; le français standard c’est la langue dans laquelle
les manuels sont produits, et c’est celle qui est utilisée dans les interactions avec
l’enseignant. Cette variété du français standard, renvoie à l’image d’un autre monde,
loin des préoccupations des jeunes algériens. Et c’est cette variété, en rapport avec les
exigences de la norme scolaire qui représente, pour ces élèves une « langue
étrangère ».L’école utilise et diffuse la langue normée « bien parler, ce n’est pas
uniquement respecter les règles de la grammaire c’est aussi respecter un certain nombre
de conventions sociales.»19
Conclusion
Pour l’élève l’erreur est une étape d’apprentissage, par laquelle il découvre son propre
fonctionnement intellectuel et gagne son autonomie. Pour l’enseignant les erreurs permettent
de découvrir les démarches d’apprentissages des élèves, d’identifier leurs besoins et d’évaluer
leurs compétences.
19
MAURAIS J. (2008), Les Québécois et la norme, l’évaluation par les Québécois de leurs usages linguistiques,
Québec, Office québécois de la langue française, p 88.
18
Chapitre II : L’orthographe française
Introduction
19
Chapitre II : L’orthographe française
1. Aperçu historique
1.3 L’orthographe
20
Chapitre II : L’orthographe française
La langue française est l’une des langues européennes issues de la langue latine.
L’alphabet utilisé pour transcrire le français est l’alphabet latin. CATACH N confirme
ce rapprochement : «le latin et le français ont vécu pendant de nombreux siècles (et
dans certains milieux comme l’église et l’université jusqu'à une époque toute récente)
en état de véritable symbiose. Les deux langues étaient sentis comme une seule et
même langue : on lisait le latin ‘’ à la française ‘’ on écrivait le français ‘’ à la
latine ‘’ ». 1
Toutefois, l’alphabet latin était trop pauvre en graphèmes (22 lettres) pour une
langue aussi riche en phonèmes comme le français. Cette insuffisance fait naitre
certaines modifications dans l’orthographe française sur les plans (phonétique,
morphologique, syntaxique, lexicale). L’orthographe française, sous l’influence de
différents facteurs (culturel, social …), est passée par plusieurs phases avant qu’elle
n’adopte sa structure actuelle.
Au XIII siècle, une orthographe aussi approximative que celle des jongleurs ne
peut subsister alors que le français a connu un développement considérable, en
devenant la langue des textes juridiques et administratifs. Les besoins se sont
diversifiés et l’écrit est devenu de plus en plus indispensable, le latin occupant encore
une place privilégiée chez les élites et les clercs.
21
Chapitre II : L’orthographe française
Au XIX siècle, l’orthographe se fixe, ce qui lui permet de prendre place dans
toutes les structures sociales et de se propager. Le besoin de l’uniformité linguistique
s’installe d’avantage, les membres de la société française désirent avoir une seule et
même orthographe.
22
Chapitre II : L’orthographe française
Au XX siècle, les travaux décisifs de CATACH N, dans les années 1970 avec
son équipe HESO 2 font avancer le problème de l’évolution de l’orthographe française,
elle affirme que la langue et son écriture ont une structure et une histoire qu’il faut
s’appuyer là-dessus pour les réformes à venir. De nombreux projets ont jalonné le XX
siècle mais n’ont jamais abouti. En 1901, les partisans d’une réforme se regroupent et
obtiennent l’arrêté de 1901, mais ce dernier n’a pas été appliqué ce qui donne à un
nouvel arrêté en 1977.
2
HESO : Histoire Et la Structure de l’Orthographe.
23
Chapitre II : L’orthographe française
2. L’orthographe française
3
Le petit Larousse illustré. (2003), dictionnaire encyclopédique, Paris, Larousse, p726.
4
Www. Littré. Org / Définition / orthographe. (Consulté 05.2016).
24
Chapitre II : L’orthographe française
fidèlement par une suite univoque de signes alphabétiques, il n’y aurait que des
problèmes de graphie et non des problèmes d’orthographe. Mais en français les signes
graphiques correspondent à plusieurs phénomènes (…) » 5
Pour CATACH N l’orthographe est une « manière d’écrire les sons ou les mots
d’une langue, en conformité d’une part avec le système de transcription graphique
adopté à une époque donnée, d’autre part suivant certains rapports établis avec les
autres sous-systèmes de la langue (morphologie, syntaxe, lexique). Plus ces rapports
secondaires sont complexes, plus le rôle de l’orthographe grandit car un tissu
d’antagonismes se crée entre les relations phonie-graphie et les autres considérations
entrant en ligne de compte. » 6.
Exemple :
5
Dubois. J. (1973), Dictionnaire de linguistique, Larousse, Paris, pp 37 – 38.
6
CATACH N. (1995), L’orthographe Française, Nathan .Université, paris, p 16.
25
Chapitre II : L’orthographe française
Exemple :
(Eau, haut, au …), l’apprenant est censé reconnaitre et aussi maitriser leur sens.
7
BENVENISTE C B., CHERVEL A. (1974), L’orthographe, Paris, François Maspero, p174.
8
Ibid.
26
Chapitre II : L’orthographe française
« Pour bien orthographier, il est nécessaire, non seulement de connaitre toutes les
formes d’un mot donné, de connaitre les marques graphiques propres à chaque
classe de mots, mais aussi d’avoir conscience des relations syntaxiques que ce mot
entretient avec les autres. » 9.
L’orthographe grammaticale présente d’énormes difficultés aux apprenants. À
commencer par la non articulation de la majorité de ces marques à l’oral (un beau
jardin/ de beaux jardins). En plus de leur caractère « homophone ». Il est à noter
que le problème de l’homophonie affecte beaucoup plus les terminaisons verbales.
Exemples :
Transcrire « cherché » / « cherchés » / « cherchaient » / « cherchait » au lieu de «
chercher ».
Une fois que nous comprenons que les mots s’écrivent à l’aide de ces trois sortes
d’orthographe, il faut aussi savoir que l’application de ces règles dépend de la
longueur, la fréquence et la complexité des mots.
9
MANESSE D., COGIS D. (2007) « Orthographe à qui la faute ». France. Esf éditeur p101.
27
Chapitre II : L’orthographe française
Pour pouvoir transcrire tous les sons du français, il faut se rendre compte qu’un
seul phonème peut être transcrit en assemblant deux ou trois lettres ou au contraire une
même lettre peut renvoyer à plusieurs sons.
L’orthographe française ne repose pas sur un seul système, mais sur un ensemble
de sous systèmes qui s’ajoutent et s’entrecroisent .Selon un point de vue contemporain
et moderne on distingue trois éléments à l’écrit définis par CATACH N : les
phonogrammes, les morphogrammes, les logogrammes.
Pour comprendre ces trois systèmes il nous a paru utile de faire la distinction entre
un « phonème » et un « graphème ».
11
Ibid.
28
Chapitre II : L’orthographe française
Dans ce qui suit nous basons sur des exemples de phonèmes qui se
réalisent sous différentes graphies :
Nous précisons que nous les avons reprises, dans tout ce qui suit, telles qu’elles
ont été énoncées dans sa thèse.
• Voyelles orales
Un même phonème peut être transcrit à l’aide de lettres différentes et
apparaitre donc sous des graphies diverses.
De nombreuses erreurs relèvent des difficultés liées à l’absence de
correspondance phonie-graphie.
29
Chapitre II : L’orthographe française
• Voyelles nasales
Elles se réalisent sous diverses graphies, elles sont également été écrites de
manière erronée.
Exemple : [ᾶ] dans « réspéktivman »au lieu « respectivement » ; « represanten
»au lieu « représentant ».
La voyelle nasale [ Ↄ]
Le son [Ɛ] peut avoir diverses graphies est écrit de manière erronée dans «
bein » au lieu « bain » , « lapin » au lieu de « lapin » .
• Semi-voyelles
Le son [j] a connu des erreurs dans la graphie dans plusieurs termes tels : «
portaille »au lieu de « portail », « bil »au lieu de « bille », « éséiller » au lieu
« essayer ».
Le son [w], a aussi des transcriptions non conformes à l’orthographe exemple :
« Doigt » ͢ « doua » ;
« Vwa » ͢ « voit ».
• Consonnes
Certaines consonnes ont eu une réalisation graphique erronée ;
Exemple : les phonèmes / S/ dans « fransais » au lieu de « français ».
« Sesi » au lieu de « ceci ».
/K/ « Kabane » au lieu de « cabane » ;
(x) ͢ [KS] [ gz ] dans « egzersise » pour « exercice »
« Ekspliquer »pour « expliquer »
Des difficultés relatives aux voyelles et aux consonnes d’un autre ordre :
30
Chapitre II : L’orthographe française
Les élèves confondent certains sons car ils n’existent pas dans leur langue
maternelle et ils se caractérisent par des ressemblances phoniques en français c’est
le cas :
- Des phonèmes /Ↄ/ et /ᾶ/ d’où la confusion entre « bon »et « banc »
- Des phonèmes /y/ et et de /w/ dans « wile » au lieu de « huile », « wit » au
lieu de « huit ».
Enfin, si la lettre c se réalise /K/ dans « carton », elle se réalise / S/ dans « citron
» écrit « sitron ».
Les élèves n’établissent pas le lien entre la forme orale du mot et sa forme
graphique.
31
Chapitre II : L’orthographe française
Les élèves n’écrivent pas les lettres qui ne se prononcent pas par ex : la
voyelle e dans « asoir » au lieu de « asseoir » la consonne finale t dans «
immédiatement ». Aussi la lettre h dans omme / homme, bonome / bonhomme,
Cayé / Cahier. Le graphème x qui ne se prononce pas dans certains termes tels
« sérieux » et « mieux» n’est pas porté non plus à l’écrit.
12
ENCREVE P. (1988), la liaison avec et sans enchainement, Paris, seuil.
32
Chapitre II : L’orthographe française
33
Chapitre II : L’orthographe française
• L’écrit
Alors, nous avons réuni quelques caractéristiques des deux codes dans le tableau
suivant :
13
SAUSSURE F. (2004), Cours de linguistique générale, Alger, Enag. P30.
14
Dictionnaire encyclopédique Le petit Larousse illustré.( 2006 ),Paris, p 759.
15
Dictionnaire encyclopédique Le petit Larousse. (2003), p362 .
34
Chapitre II : L’orthographe française
L’oral L’écrit
35
Chapitre II : L’orthographe française
« a » et « i » renvoient à /e /.
36
Chapitre II : L’orthographe française
ₔ
prononciations ex / l / au singulier / le / au pluriel.
Le français est classé parmi les premières langues d’Europe qui possèdent le
nombre le plus élevé d’homophones. L’homonymie est l’une des principales sources
de difficultés dans cette langue car elle crée souvent des confusions chez les
apprenants où l’analyse n’est pas encore possible au moment de l’écriture.
37
Chapitre II : L’orthographe française
prononcent de la même façon malgré leurs contenus intelligibles différents, mais qui
s’écrivent différemment.
Exemple : temps / tant , Son / sans .
La logographie sert donc à véhiculer à travers l’orthographe, qui n’a pas comme
seule fonction la représentation des formes phoniques d’une langue, d’autres
informations qui permettent de distinguer à l’écrit les homophones employés à l’oral
dans des contextes qui offrent des informations insuffisantes pour éviter les confusions
possibles.
Les deux codes sont tellement différents. Ils peuvent bien sur s’influencer
mutuellement car ils ont chacun leurs règles leur système de fonctionnement de sorte
que si une personne maitrise parfaitement les deux codes nous pouvons dire d’elle
qu’elle est « bilingue ».
Conclusion
L’orthographe occupe une place importante dans l’expression écrite, elle doit être
obligatoirement enseignée .Ne pas l’enseigner ou l’enseigner insuffisamment est dangereux
pour l’enfant qui risque, plus tard, d’être sanctionné pour ses lacunes orthographiques et
notamment sémantiques.
38
Chapitre I : L’enseignement de l’orthographe en quatrième année
moyenne
Introduction
Notre recherche a une visée pédagogique et porte sur les erreurs orthographiques. Il
nous parait utile de nous intéresser en premier lieu sur l’enseignement du français. Ce qui
nous permet de mesurer sa place et ses objectifs dans le système éducatif algérien. Pour ce
faire, nous envisageons d’évoquer les objectifs des programmes du français au collège, les
contenus des programmes ainsi que le volume horaire pour l’enseignement du français.
Le français en Algérie
Le statut de la langue française a connu des changements importants à travers le temps.
Avant la colonisation, l’Algérie voulait garder la personnalité algérienne et la culture arabo-
musulmane et offrir aux enfants l’éducation basée sur les principes religieux de l’islam et de
la langue arabe dans les écoles coraniques comme les Zaouïas et les Medersas situées dans
des mosquées . A l’arrivée du colonisateur français, voulant supprimer cette personnalité avait
essayé de détruire ces lieux sacrés. A cet effet, le colonisateur avait crée un système éducatif
purement français. Les écoles étaient privilégiées et accessibles uniquement aux jeunes
colons et aux enfants de quelques familles privilégiées. Cette école française donnait aux
élèves les notions sur la grandeur de la France, sa force militaire et sa richesse, l’ordre
colonial voulait montrer aux Algériens que l’école coranique dans laquelle les enfants sont
inscrits est une école qui ne permet pas aux membres de la communauté une ouverture sur le
monde extérieur.
Dès l’indépendance, l’école algérienne a subi des reformes. Les responsables ont
décidé d’algérianiser l’appareil administratif et de favoriser l’enseignement de la langue et
de la culture arabes qui est présentée comme une reconquête de la personnalité arabo-
musulmans perdue pour les algériens.
39
Chapitre I : L’enseignement de l’orthographe en quatrième année
moyenne
2003 : la rentrée scolaire 2003 en Algérie a été marquée par un tournant important
dans l’histoire de l’éducation en Algérie du fait de la mise en place de la réforme du
1
G. GRANGUILLAUME, la francophonie en Algérie, école des grandes études en sciences sociales, paris
09 .04 .2008 http:// sinistri. [Link] /archives.
2
ordonnance n° 08 / 04 du 16. 04.1976, titre III article 25 B.O.E. n ° Spéciale 02 / 2002.
40
Chapitre I : L’enseignement de l’orthographe en quatrième année
moyenne
• Au collège
Les objectifs envisagés tout au long de la période du collège et qui sont
écouter /parler, lire /écrire consistent à :
- Développer les capacités de ces apprenants dans les domaines cités ci- dessus afin
qu’ils puissent communiquer aisément oralement et par écrit.
- Faire de cette langue d’une part, un moyen de documentation que l’apprenant du
collège va utiliser dans différents travaux de recherche, de l’autre, son
apprentissage doit lui fournir des outils d’analyse, qui l’aideront à comprendre et
à analyser les divers types de textes programmés au collège. Les compétences
visées dans les objectifs d’enseignement du français apparaissent dans les
documents d’accompagnement de chaque année sous trois catégories qui sont :
41
Chapitre I : L’enseignement de l’orthographe en quatrième année
moyenne
A l’écrit, les compétences visées sont la compréhension des textes lus, la capacité de
les résumer et enfin la production d’autres textes appartenant aux différents types
selon l’année d’étude.
• En 4AM
A l’oral / compréhension
A l’oral /production
A l’écrit/compréhension
L’objectif dans cette étape est d’analyser un texte argumentatif (retrouver le point
de vue de l’auteur, des protagonistes, retrouver les arguments,…) ; L’élève doit dégager
42
Chapitre I : L’enseignement de l’orthographe en quatrième année
moyenne
la fonction du texte argumentatif, prendre des notes et les organisées et lire de façon
expressive le texte.
A l’écrit/production
Dans cette étape l’élève est sensé résumer un texte argumentatif ou produire un
texte argumentatif structuré pour défendre un point de vue.
- Un sommaire : c’est une répartition détaillée des activités des trois projets. Chaque
séquence renvoie à une page précise et représente la structure de cette séquence avec
l’indication du numéro de page.
43
Chapitre I : L’enseignement de l’orthographe en quatrième année
moyenne
Le projet est le cadre fédérateur des intentions, des activités et des moyens
utilisés dans la classe. Il est, non pas un projet en marge des apprentissages, mais un
projet moteur de ces apprentissages. Le projet se démultiplie en séquences qui, elles
se démultiplient en objectifs d’apprentissage.
- La passerelle
C’est une micro-séquence qui prépare et facilite l’entrée dans le premier projet. Elle
comporte trois activités préparatoires nécessaires avant d’aborder la première séquence du
projet. Les textes proposés dans la passerelle sont à la portée d’un élève moyen. De plus, ils
servent véritablement de pont entre ce qui précède (types de textes déjà étudiés et la dernière
thématique de 3AM et ce qui vient : le texte argumentatif et la thématique du projet 1 :
l’écologie avec l’arbre. Toutefois, l’enseignant (e) est libre de choisir d’autres supports (écrits
ou oraux) adaptés au niveau et aux centres d’intérêts de ses apprenants.
44
Chapitre I : L’enseignement de l’orthographe en quatrième année
moyenne
Tout au long des séquences de ce manuel, nous remarquons que l’élève est le maitre de
son [Link] contenus sont adressés directement à l’élève, à l’impliquer, visent à
solliciter sa réflexion, son avis. De même qu’il est souvent amené à travailler en groupe, à
confronter son travail avec celui de ses pairs et à s’auto évaluer. Cette démarche favorise la
construction consciente des savoirs et des savoirs- faire par l’élève lui-même qui devient ainsi
acteur de son propre apprentissage. Les séquences sont organisées selon le même schéma
pour faciliter l’utilisation du manuel et assurer sa cohérence.
- La compréhension de l’oral
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Chapitre I : L’enseignement de l’orthographe en quatrième année
moyenne
Cette phase vise le repérage de notions plus précises, plus fines : la visée argumentative
; les marqueurs chronologiques ou logiques, les structures grammaticales en contexte,
les temps verbaux, un lexique en situation ….
- La production de l’oral
Cette rubrique comporte des activités d’expression orale. À partir d’un support (dessin,
photo, tableau, vignettes de BD, ...) et d’un questionnaire, l’apprenant prendra la parole pour
produire des énoncés oraux afin de communiquer avec son professeur et/ou ses camarades.
Elle est organisée ainsi :
Pour aider l’apprenant, une boîte à outils composée de mots et d’indices est
parfois proposée. L’apprenant y puisera au besoin pour s’exprimer. Dans certaines
séquences, l’enseignant aura à la constituer avec l’aide des apprenants, si nécessaire.
-Récapitulons :
Dans cette rubrique des activités de synthèse sont proposées : résumé,
reformulation, extension (pour aller plus loin).
La compréhension de l’écrit
46
Chapitre I : L’enseignement de l’orthographe en quatrième année
moyenne
- Lecture expressive
La langue ne sera pas étudiée en tant que système mais en tant qu’outil au service de
pratiques langagières et communicatives. Les élèves ont besoin d’outils pour comprendre et
pour produire des énoncés. Les activités de cette rubrique apprendront à l’apprenant à
construire les règles qui structurent la langue française. L’étude de chaque point de langue
obéit à une démarche constructive : elle s’appuie sur la lecture du corpus, le repérage du fait
de langue, l’analyse, la conceptualisation et l’appropriation (systématisation orale – exercices
écrits progressifs – activité d’intégration).
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Chapitre I : L’enseignement de l’orthographe en quatrième année
moyenne
- Atelier d’écriture
- Evaluation-bilan
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Chapitre I : L’enseignement de l’orthographe en quatrième année
moyenne
- Les stations-projets
- Lecture récréative
Un texte assez long est proposé dans chaque projet. Par exemple dans le projet 1 Il
s’agit d’une nouvelle (didactisée) de Jean Giono « L’homme qui plantait des arbres ». La
nouvelle est un récit court centré sur un seul événement et comportant peu de personnages.
Cette nouvelle est choisie parce qu’elle est toujours d’actualité, classée œuvre pédagogique,
elle colle très bien avec le projet 1 tant sur le plan thématique (l’environnement : l’arbre) que
sur le plan éducatif (faire aimer la nature et contribuer à sa pérennité par l’action : inciter les
enfants à aimer la nature et à la protéger, et les faire agir en plantant des arbres). Elle a une
portée éducative. Un homme redonne vie à une terre aride en y semant des glands de chêne.
3
(3 stations pour le projet 1 et 2 stations pour les projets 2 et 3)
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Chapitre I : L’enseignement de l’orthographe en quatrième année
moyenne
Toujours dans le souci de privilégier les centres d’intérêt des adolescents et dans un
souci de constance et de continuité, il est proposé aux apprenants de 4AM des thèmes porteurs
de valeurs, à même de contribuer à la construction de leur personnalité et à leur
épanouissement. Les compétences visées ainsi que les apprentissages linguistiques dictent le
choix des supports en relation avec les thèmes proposés.
Dans ce manuel, les textes choisis abordent des thèmes d’actualité, des sujets d’intérêt
général, des sujets relatifs aux préoccupations des adolescents : l’écocitoyenneté, la
citoyenneté, le civisme et le sens de la responsabilité. Nous avons relevé ces exemples :
- l’ouverture sur le monde : les voyages, les découvertes ; l’amour de la patrie ; les livres,… ;
(Projet 2 et 3).
50
Chapitre I : L’enseignement de l’orthographe en quatrième année
moyenne
compréhension et production écrites), en plus des points de langue en relation avec le thème
de la séquence.
Projet 1
Projet 2
Projet 3
Le cursus scolaire qu’ont suivi les élèves jusqu'à l’année ou s’est déroulé notre
recherche est le suivant :
A l’école primaire, les études durent cinq ans. Les enfants sont scolarisés dès l’âge de
six ans et commencent à apprendre le français à partir de la troisième année. Ils n’ont pas
choisi l’étude de la langue française, elle leur est imposée comme première langue étrangère
à apprendre. De la troisième à la cinquième, le volume horaire réservé à l’enseignement du
français est de quatre heures par semaine.
51
Chapitre I : L’enseignement de l’orthographe en quatrième année
moyenne
Après le cycle primaire (5 ans), les élèves suivent une scolarité de quatre ans (1 AM,
2AM, 3AM, 4AM.) au collège, où là encore l’enseignement du français est obligatoire.
- Projet 1 : 13 semaines
- Projet 2 : 11 semaines
- Projet 3 : 09 semaines
52
Chapitre I : L’enseignement de l’orthographe en quatrième année
moyenne
Projet 1 :
- Séquence 1 : les particularités orthographiques des verbes du premier groupe
au présent de l’indicatif.
- Séquence 2 : particularité orthographique des verbes au futur simple.
- Séquence 3 : les homophones grammaticaux.
Projet 2 :
Projet 3 :
- Séquence 1 : les accords dans le groupe nominal : non / adjectif ;
- Séquence 2 : l’accord du participe passé .
4
Manuel scolaire de la quatrième année moyenne, 2013, Alger, Onps, p30.
5
Ibid
53
Chapitre I : L’enseignement de l’orthographe en quatrième année
moyenne
6
Op cit p 78.
7
Op cit p 131.
8
Op cit p 57.
54
Chapitre I : L’enseignement de l’orthographe en quatrième année
moyenne
- Rappeler les règles de l’accord du p .passé employé seul, avec l’auxiliaire ‘’ être
’’.
- Distinguer le participe passé dans un GV.
- Repérer le C.O.D du GV dans différentes situations.
- Accorder le participe passé avec l’auxiliaire avoir dans différentes situations.
- Exercices d’application.
Déroulement de la séance
I / Rappel :
Pendant l’heure de permanence, les élèves ont organisé un volontariat dans le petit
jardin de l’école. Au commencement, ils ont nettoyé les passages entre les arbres et les
fleurs. Ils ont ensuite taillé les arbustes qu’ils ont plantés l’année passée. A la fin ils se sont
félicités en se donnant des fleurs. Les fleurs qu’ils ont cueillies étaient ravissantes.
55
Chapitre I : L’enseignement de l’orthographe en quatrième année
moyenne
Remarques :
1) Le participe passé employé avec l’auxiliaire ‘’Avoir’’ ne s’accorde
jamais avec son COD si celui-ci est placé après le verbe.
EX : Les enfants ont cueilli des fleurs COD
2) Le participe passé employé avec l’auxiliaire ‘’ Avoir’’ s’accorde avec
son COD seulement si celui-là est placé devant le verbe ( En genre et en
nombre ) .
EX : Les fleurs qu’ils ont cueillies étaient ravissantes.
COD
Exercice d’application :
Exercice 1 : Accorde les participes suivants :
- La pomme que j’ai mang …..
- Les cerises que j’ai achet…….
- Le foulard que tu as mis ……..
- Les bonbons que nous avons offert ….
- Ce sont les livres que j’ai achet ……
Conclusion
56
Chapitre II : Analyse des erreurs
Introduction
Quel que soit le domaine, toute activité de recherche est composée d’une partie
théorique et d’une autre pratique.
Pour mener à bien notre travail de recherche nous avons décidé de réaliser une enquête sur le
terrain. Pour ce faire, nous avons choisi l’analyse des productions écrites des élèves de la
4AM, des copies dans lesquelles les auteurs ont rédigé une rédaction répondant à la consigne
que nous leur avons donnée et qui est :
Consigne : le BEM approche et tu as remarqué que l’un de tes camarades ne se concentre pas
en classe, il ne révise pas ses leçons.
Sous forme d’un dialogue, rédigez un écrit bien structuré dans lequel vous essayez de
l’encourager à travailler et à se préparer à l’examen final.»
Dans le présent chapitre, nous nous sommes basés sur les erreurs produites dans les
copies des élèves. Nous les avons classées en nous appuyant sur la typologie de CATACH
N, nous avons aussi essayé de cerner les difficultés que rencontrent les apprenants lors du
passage de l’oral à l’écrit et enfin de trouver les différentes causes de ces erreurs.
1. présentation du corpus
L’objectif de cette recherche consiste à avoir une idée sur le genre et le type d’erreurs
que produisent les élèves au collège et d’essayer de comprendre pourquoi ils commettent
encore cette catégorie d’erreurs après sept ans d’apprentissage du français ?
Dans la mesure où notre travail s’inscrit dans le cadre de l’analyse des erreurs
orthographiques, nous avons constitué notre corpus à partir des productions écrites des élèves
de 4AM fréquentant le collège « CHALAL Mohamed Ali Attouche » situé dans la commune
de « MAKOUDA » willaya de TIZI-OUZOU. Ces rédactions ont été produites pendant une
période relativement brève, c’est-à-dire entre le cinq et le dix mai 2016. La collecte de notre
corpus s’est déroulée sans incident.
Nous avons distribué le sujet de rédaction à deux classes composées de vingt-cinq (25)
élèves chacune. Parmi les cinquante élèves au total, quarante ont répondu à notre sujet de
rédaction et comme il est impossible de mener notre recherche sur l’ensemble des copies
recensées, nous avons limité le nombre à vingt soit 50 % des copies que nous avons choisies
57
Chapitre II : Analyse des erreurs
au hasard. A priori, nous avons observé que les textes rédigés ne sont pas de la même taille et
plus ils sont longs plus ils contiennent d’erreurs.
Tous les élèves ont été soumis à la même épreuve qui consiste à rédiger un écrit sous
forme d’un dialogue, dans lequel ils doivent encourager leurs camarades pour la révision de
l’examen final du BEM.
Les copies ont montré à l’évidence, une absence de maitrise des connaissances
orthographiques. Notre recherche nous a permis, au fil des observations, de dévoiler le
déséquilibre des règles orthographiques entre l’orale et l’écrit. C’est pour cela que nous
pensons que l’apprentissage des règles d’orthographe nécessiterait plus de temps dans
l’enseignement-apprentissage du français.
Analyse du corpus
Nous rappelons que notre travail se focalise sur la compétence linguistique plus
précisément l’orthographe et pour des raisons méthodiques, nous avons préféré procéder à la
classification des erreurs selon la typologie établie par CATACH N. Nous les avons classées
selon leur catégorie (phonétique, phonogrammique, morphogramique, idéogrammique …).
Les erreurs relevées portent le numéro de la copie d’où elles sont extraites exemple : (c 7)
pour la copie sept.
58
Chapitre II : Analyse des erreurs
Dans cette optique, nous avons signalé les difficultés des élèves qui apparaissent à
travers la prononciation de certains sons, plus précisément de certaines voyelles et leur
transcription écrite. Pour ce faire, nous avons établi une distinction entre les voyelles nasales
et les voyelles orales.
Interprétation
59
Chapitre II : Analyse des erreurs
grandes différences entre les deux langues contribuent à commettre des confusions et
inévitablement des erreurs. Exemple la confusion entre le son [i]et [e] dans « mercé » au lieu
de « merci ».
Dans cette catégorie, nous avons relevé les erreurs qui correspondent à un oral correct,
un écrit erroné.
Répendre(c 2) Répondre
/Õ / Volenter(c9) Volonté 1 ,89 %
Concontre(c2 ) Concentre
D’acaure (c 10) D’accord
/O / Chausse (c10) Chose 1 ,89 %
Traup(c 20) Trop
Mantenent (c14) Maintenant
/Ɛ/ Examin (c9) Examen 1 ,89 %
Entrin (c16) Entrain
Réponce (c20) Réponse
/S / Lessons (c7) Leçon 1 ,89 %
Grasse (c20) Grâce
Esseye (12) Essaye
/e / Eisyé (c 08) Essayer 1 ,89 %
La volonter(c 9) La volonté
Total 19 12 ,02 %
60
Chapitre II : Analyse des erreurs
Interprétation
Ce tableau regroupe les erreurs d’ordre phonogrammique. Nous avons constaté que sur
l’ensemble de cent cinquante huit erreurs, dix-neuf erreurs sont d’ordre phonogrammique.
Ces dernières sont dues à la complexité du système graphique français qui autorise des
graphèmes multiples pour un même phonème, c’est justement, ce que nous avons supposé,
engendre des difficultés lors du passage de l’oral à l’écrit. L’élève se trouve devant un choix
multiple de graphèmes pour transcrire un seul phonème. Exemple pour le phonème [ᾶ]
l’élève doit choisir entre (am, an, em, en).
Dans cette partie, nous avons relevé les erreurs grammaticales et les erreurs lexicales.
61
Chapitre II : Analyse des erreurs
Interprétation
Ce tableau englobe les erreurs concernant les morphogrammes grammaticaux. Nous avons
relevé quarante deux erreurs soit 26,58 % et nous les avons classées selon le type de
morphogramme erroné. Sept erreurs sont dues à la confusion du genre des mots, ce qui donne
un taux de 4 ,43 %. Parmi les erreurs, sept sont liées à la non maitrise des morphogrammes de
nombre. Les erreurs concernant les morphogrammes verbaux sont les plus rencontrées dans
les copies des élèves. Nous avons relevé vingt quatre erreurs ce qui représente un taux de
15,18 %. Ces dernières sont dues à la non maitrise de la conjugaison et à la confusion entre
les temps verbaux. Ce nombre important d’erreurs s’explique par le fait que les marques du
genre et du nombre, quelques terminaisons verbales n’apparaissent généralement pas à l’oral,
62
Chapitre II : Analyse des erreurs
Interprétation
63
Chapitre II : Analyse des erreurs
Le tableau ci-dessus représente l’ensemble des erreurs relatives à la non maitrise des
morphogrammes lexicaux. Sur un total de cent cinquante huit erreurs nous avons relevé
vingt erreurs soit 12, 65 %. Nous les avons classées selon cinq types. Sept erreurs sont dues à
l’omission d’une lettre ce qui donne un taux de 4 ,43 %, neuf autres sont dues à l’ajout d’une
lettre soit 5,69%. Deux erreurs sont relatives aux doubles consonnes et représentent 1,26 %.
Nous avons trouvé une erreur ou l’apprenant place une lettre à la place d’une autre. Ce genre
d’erreurs représente 0 ,63 % et enfin une autre est due à la non maitrise de la composition des
mots. Nous supposons que l’origine de ces erreurs pourrait être liées à des facteurs
extralinguistiques (fatigue, lapsus …).
64
Chapitre II : Analyse des erreurs
Interprétation
Ce nombre important d’erreurs relatives aux homophones est due au choix multiple de
forme graphique disponible pour transcrire un son. Exemple [fwa] : « fois, foi, foie ». Les
homophones sont une source de difficultés pour les élèves, c’est le contexte qui permet dans
ces cas de les distinguer pour éviter les ambigüités sémantiques.
65
Chapitre II : Analyse des erreurs
Total 20 12,64 %
Interprétation
Ce tableau représente les erreurs idéogrammiques rencontrées dans les copies des
élèves. Nous avons relevé onze erreurs sur un total de cent cinquante huit soit 12 ,64 % dont
six relatives à l’emploi de la majuscule, ce qui donne un taux 3,79%, dix relatives à la non
maitrise de la ponctuation soit 6,32 % et quatre autres, soit 2,53% ,concernent les accents.
Ces erreurs peuvent être dues au manque d’activités de lecture et d’écriture chez les
apprenants.
Autres erreurs
La négation
Interprétation
Chez les jeunes élèves, la négation est généralement rendue seulement par «pas »
(l’omission de « ne ») et l’emploi unique de la particule pas est fréquemment présent dans
le corpus. Nous avons retenu cinq exemples dans cette catégorie, ce qui aboutit à un
taux de 3 ,16%. Cette omission est due au passage direct de l’oral à l’écrit. Exemple à
l’oral [Ze RjƐ fe] donne à l’écrit « j’ai rien fais ».
66
Chapitre II : Analyse des erreurs
Confusion
1. Temps verbaux
Interprétation
Nous avons trouvé trois cas de confusion entre les temps verbaux soit 1,89 %.
L’apprenant fait une confusion entre les temps, nous supposons qu’il ignore la
forme que peut prendre le verbe dans la phrase.
2. Etre et avoir
« Je suis peur » au lieu de « j’ai peur »
« J’ai fatigué » au lieu de « je suis fatigué »
« J’ai stressé » au lieu de « je suis stressé »
Interprétation
Nous avons trouvé trois cas de confusion entre l’auxiliaire « être et avoir »
soit 1,89 %. Ces erreurs peuvent être dues à des interférences avec la langue
maternelle des apprenants. Exemple, dans le cas de (je suis peur) l’élève fait
référence au kabyle ( ugadaɣ) .
Interprétation
Nous avons trouvé cinq cas d’erreurs relatives à la confusion dans l’emploi du
participe passé et de l’infinitif soit 3,16%. Nous supposons que ces confusions
sont dues à la même prononciation de l’infinitif et du participe passé de quelques
verbes. Exemple : [Revise] : « révisé, réviser ».
4. Les prépositions
« Dans l’école « au lieu de « à l’école »
« A tes études »au lieu de « dans tes études »
Les études sont importantes « pour ta vie »au lieu de « dans la vie »
« A le convaincre » au lieu de « de le convaincre »
« Le long de vacances »au lieu « de longues vacances »
Interprétation
Sur l’ensemble des erreurs, nous avons constaté cinq confusions entre les
prépositions soit 3,16%. Nous supposons que ces erreurs sont dues à l’impact de
la langue maternelle des apprenants. Exemple en kabyle « aqli deg lakul »
donne «je suis dans l’école »au lieu « je suis à l’école ».
5. Les articles
« Un conversation »au lieu de « une conversation »
« Le joie »au lieu je « La joie»
« un école» au lieu « une école »
Interprétation
Nous avons trouvé trois cas de confusion dans l’emploi des articles soit
1 ,89%. Nous supposons que lorsque l’élève ignore ce qu’il doit utiliser, il fait
interférence à d’autres langues. Dans le cas de (le joie) fait référence à la langue
arabe (el farahou) masculin et au kabyle dans le cas (un école )( lakul ) .
68
Chapitre II : Analyse des erreurs
Interprétation
Phonétiques 11 6,96 %
Phonogrammiques 19 12,02 %
Morphogramiques 58 36 ,70 %
Idéogramiques 20 12,64 %
69
Chapitre II : Analyse des erreurs
6.95%
12.02%
20.88%
12.64%
10.75%
36.70%
Interprétation
Il résulte de l’analyse quantitative des données que la plupart des erreurs sont
morphogrammiques. Les différentes erreurs (autres erreurs) sont classées en deuxième
position suivies par les erreurs idéogrammiques en troisième position, les erreurs
phonogrammiques en quatrième, les homophones en cinquième et enfin les erreurs
phonétiques en dernière position .
70
Chapitre II : Analyse des erreurs
Conclusion
Le passage du code oral au code écrit constitue une difficulté majeure pour les élèves.
En effet, le français de ces derniers est marqué par des écarts phonologiques provoqués par les
interférences avec le kabyle. Les phonèmes qui ne sont pas perçus par les élèves ne peuvent
être totalement bien reproduits à l’écrit. La diversité des graphies pour un même phonème, la
présence d’homophones ne facilitent pas la tache aux apprenants.
Les productions écrites sont marquées également par une morphologie particulière, la
confusion des genres et nombres.
En conclusion, les erreurs sont dues d’une part à la non maitrise du système
orthographique complexe du français. D’autre part, elles peuvent être aussi la conséquence
d’un déficit comme un lapsus, une erreur d’inattention due à la fatigue, qui peut survenir lors
d’une production écrite.
71
Conclusion générale
Conclusion générale
Dans cette recherche portant sur l’erreur de l’orthographe, Nous avons évoqué l’erreur
par rapport à la norme. Comme l’erreur que nous avons analysée se rapporte à l’orthographe,
il s’est avéré nécessaire d’évoquer brièvement son histoire et sa complexité.
Notre corpus étant constitué par des productions d’élèves algériens apprenant le français, nous
avons jugé utile de situer l’enseignement du français en Algérie et la place accordée à
l’enseignement de l’orthographe. Pour la description et l’analyse des erreurs, nous avons
appliqué la méthodologie de CATACH N.
Les résultats obtenus lors de cette recherche nous a permis de confirmer nos
hypothèses formulées dans l’introduction. Le travail confirme la première hypothèse
concernant les horaires consacrées à la langue française dans la mesure où quatre heures
d’enseignement du français par semaine reste insuffisant pour étudier une langue assez riche
et complexe. Concernant la deuxième hypothèse relative à la prise en charge de
l’enseignement de l’orthographe par l’école algérienne, les résultats de la recherche
confirment que l’orthographe française est complexe, tandis que le volume horaire qui lui est
accordée est insuffisant pour un programme assez long.
Après l’observation et l’analyse des copies, nous avons constaté que la mauvaise
prononciation de certains sons du français expliquerait la transcription erronée de certains
mots. Nous pouvons dire aussi que la complexité de la langue française et l’écart existant
entre l’oral et l’écrit ne sont pas les seules causes de l’erreur, mais nous observons des formes
aléatoires de l’écrit venant du monde extérieur au milieu scolaire.
72
Conclusion générale
Face à ce constat, nous postulons que dans la situation algérienne, l’usage influence la
norme. Autrement dit, au moment d’orthographier, l’élève algérien fait référence à un usage
local de l’orthographe et non à la norme orthographique française de référence transmise par
l’école.
Pour conclure, nous pouvons dire que face à ce sérieux problème de l’orthographe, le
gouvernement algérien devrait faire des réformes qui conviendraient aux algériens au lieu
d’importer des méthodologies d’enseignement du français langue maternelle. L’enseignement
du français devrait accorder les mêmes horaires pour travailler toutes les composantes de la
langue : la phonétique, le lexique, la morphosyntaxe et l’orthographe.
73
Références bibliographiques
Ouvrages
1. BESSE H., PORQUIER R. (1991), Grammaire et didactique des langues,
Paris, Hatier /Didier
2. BENVENISTE C B., CHERVEL A. (1974), L’orthographe, Paris, François
Maspero.
3. CATACH N. (1992), L’orthographe française traité théorique et pratique,
Paris, Nathan.
4. CATACH N. (1995), L’orthographe française, université de France, Paris.
5. CORDER S P. (1975), Introducing Applied linguistics, 5th / ed, Middlesex:
Penguin Education.
6. CUQ j P., GRUCA I. (2003), Cours de didactique du français langue
étrangère et seconde presse universitaire de Grenoble.
Thèse
Revues / Articles
Dictionnaires
Sitographie
Mémoires
.
Table des matières
Sommaire ................................................................................................................................. 01
Introduction générale................................................................................................ ................ 02
Partie théorique
Chapitre I: L’erreur
1. L’analyse des erreurs .................................................................................................. 05
2. L’erreur et la faute ...................................................................................................... 08
3. Les types d’erreurs ....................................................................................................... 10
3.1 L’erreur interlinguale .................................................................................... 10
3.2 L’erreur intra-linguale ...................................................................................... 10
3.3 L’erreur selon quelques auteurs ...................................................................... 10
4. L’origine des erreurs ................................................................................................... 14
5. Le statut de l’erreur à travers les théories d’apprentissage .......................................... 15
5.1 Le modèle transmissif ....................................................................................... 15
5.2 Le modèle behavioriste .................................................................................... 15
5.3 Le modèle constructiviste ............................................................................... 15
6. La correction de l’erreur ............................................................................................ 16
7. La norme ...................................................................................................................... 16
7.1 Les types de normes ....................................................................................... 17
7.2 La norme scolaire ............................................................................................ 18
Chapitre II : L’orthographe française
Partie pratique
Références bibliographiques
Annexes
Liste des tableaux
Tableau 1 : les caractéristiques de l’oral et l’écrit ---------------------------------------------------35
+9
Copie 11
Copie 16
Copie 09
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