Z de l’anneau (C, +, ×) des nombres complexes, et ξ ∈ C un nombre
Partie I – Anneaux Z[ξ]/(p) Dans cette partie, on considère le sous-anneau
anneau A de C tel que Z ⊂ A et ξ ∈ A. La minimalité se traduit par le fait
complexe fixé. On définit Z[ξ] comme étant, s’il existe, le plus petit sous-
que tout autre anneau B vérifiant ces deux conditions vérifie Z[ξ] ⊂ B. 1.
2. Que dire de Z[ξ] lorsque ξ ∈ Z? 3. Montrer que Z[ξ] = {P(ξ) | P ∈ Z[X]},
Justifier l’existence de Z[ξ] en l’exprimant sous forme d’une intersection.
L’écriture d’un élément a ∈ Z[ξ] sous la forme P(ξ) est-elle unique en
où Z[X] est l’ensemble de tous les polynômes à coefficients entiers.
général ? (on pourra par exemple considérer ξ = i). Dans la suite de cette
de congruence modulo p par : α ≡ β [p] ⇐⇒ ∃γ ∈ Z[ξ], α − β = pγ
partie, on se donne un nombre premier p. 4. On définit sur Z[ξ] le relation
Montrer qu’il s’agit d’une relation d’équivalence, et qu’elle est compatible
avec le produit et l’addition de Z[ξ]. 5. On note Z[ξ]/(p) l’ensemble
quotient de Z[ξ] par la relation de congruence modulo p, donc l’ensemble
des classes de congruence modulo p. Justifier que les lois de Z[ξ] passent
que pour tout (a, b) ∈ (Z[ξ]/(p))2 , on a (a + b) p = a p + b p (égalité dans
au quotient et définissent une structure d’anneau sur Z[ξ]/(p). 6. Montrer
Z[ξ]/(p)). 7. A-t-on en général a p = a, pour a ∈ Z[ξ]/(p) ? On remarquera
qu’en se restreignant aux classes des entiers, on peut considérer que Fp
est un sous-anneau de Z[ξ]/(p).