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Théorie quantique des liaisons chimiques

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1

ECUE 2

LIAISONS CHIMIQUES
2

Introduction générale

Notre compréhension actuelle de la structure atomique et


de la liaison dans la molécule est basée sur les principes de la
mécanique quantique, base sur laquelle repose toute la chimie.

La mécanique quantique a montré sa grande capacité


dans l’explication de la liaison chimique, dans la prédiction de la
réactivité des molécules et même dans la création de nouveaux
concepts pour expliquer les nouveaux phénomènes.

Il est inutile de rappeler que le domaine d’action de la


chimie quantique est l’échelle microscopique et l’étude d’une
liaison chimique consiste en une analyse de l’équilibre des
structures microscopiques très complexes.
3

OBJECTIFS DU COURS

- Maîtriser la théorie des orbitales moléculaires.


- Exposer la théorie de Hückel des molécules
conjuguées.
4

Chapitre 4

Théorie quantique
de la liaison covalente
5

Equation de Schrödinger
d’une molécule
La fonction d’onde et les énergies d’une molécule sont obtenues
en solutionnant l’équation de Schrödinger des états stationnaires.

Hˆ  ( q , Q )  E  ( q , Q )
Ĥ = Hamiltonien moléculaire
Q et q = coordonnées resp. des noyaux et
des électrons

Résolution de l’équation de Schrödinger impossible pour un


système polyélectronique d’où recourt à des approximations .
6

Principe du calcul variationnel


des OM-CLOA

Les OM sont prises sous forme d’une combinaison linéaire (CL)


d’OA d’où le sigle CLOA (ou LCAO en anglais) et s’écrivent :
n
  ci i
i 1

Comme l’on ne sait pas calculer de manière exacte les OM, on


part de formes connues pour les fonctions de base et les OM
sont appelées fonctions d’essai. Les coefficients ci sont
calculés par la méthode des variations.
7

 Hˆ   = fonction d’essai
 E0 E0 = énergie exacte càd l’énergie
  de l’état fondamental, celle que
l’on obtiendrait si l’équation de
Intégrale variationnelle Schrödinger pouvait être
rigoureusement solutionnée.

En pratique, la fonction d’essai est d’une forme mathématique


donnée et dépend d’un certain nombre de paramètres. L’on
minimise l’énergie par rapport à ces paramètres.

Dans l’approximation OM-CLOA-SCF (ou LCAO-MO-SCF) de


Clemens Roothaan (1950) ou méthode de Hartree-Fock-
Roothaan, l’OM d’essai est une CL des OA centrées sur
chaque atome.
8

Cas d’une molécule diatomique


On considère des OA 1 et 2 supposées réelles appartenant
respectivement aux atomes 1 et 2 :

Dans l’approximation OM-CLOA-SCF, on a:

  c1 1  c 2 2
 Hˆ 
E  soit  Hˆ   E    0
 

 E 
 Ĥ     E   0
c1 c1 c1

E  
0  ˆ
 H   E  0
 c1 c1 c1
9

Or  Hˆ   c 1  1  c 2  2 Hˆ c 1  1  c 2  2

 Hˆ   c12 1 Hˆ 1  c1c2 1 Hˆ 2  c1c2 2 Hˆ 1  c22 2 Hˆ 2

   c1 1  c 2  2 c1 1  c 2  2

    c12 1 1  c1c2 1 2  c1c2 2 1  c22 2 2


10

Tous les brackets sont des intégrales définies donc des


nombres et l’on pose:

i Hˆ j  Hij = intégrale d’échange

i Hˆ i  H ii = intégrale de Coulomb

i j  Sij = intégrale de recouvrement

En raison de l’hermiticité de l’opérateur Ĥ , on a : H ij  H ji

De plus, pour des fonctions réelles, on a :


Sij  S ji
11

 Hˆ   c12 1 Hˆ 1  c1c 2 1 Hˆ 2  c1c 2 2 Hˆ 1  c 22 2 Hˆ 2 Rappel

devient

 Hˆ   c12 H 11  2c1 c 2 H 12  c 22 H 22

   c12 1 1  c1c2 1 2  c1c2 2 1  c22 2 2 Rappel

devient

   c 12 S 11  2 c 1 c 2 S 12  c 22 S 22
12

 ˆ 
 H   E    0 Rappel
 c1  c1

devient
 
 Hˆ   E    2 c1 H 11  2 c 2 H 12  E 2 c1 S 11  2 c 2 S 12   0
 c1  c1

Soit c 1 H 11  ES 11   c 2 H 12  ES 12   0

E
La dérivation  0 donne une 2ème équation semblable.
c2
13

Finalement, on obtient un système de 2 équations linéaires permettant


de calculer les coefficients c1 et c 2 .

c1 H11  ES11  c2 H12  ES12   0


Système d’équations séculaires
c1H12  ES12   c2 H22  ES22   0

Ce système d’équations séculaires n’admet de solutions non toutes


nulles que si le déterminant séculaire est nul :

H11  ES11 H12  ES12


Déterminant séculaire
0
H 12  ES12 H 22  ES 22
14

Le développement du déterminant séculaire donne 2 valeurs E1 et E2


de l’énergie.

Développement du déterminant séculaire

Les coefficients c1 et c 2 sont déterminés en portant ces valeurs E1 et E2


dans le système d’équations séculaires et en tenant compte du fait
que  est normée, ce qui donne c12  c 22  1 .

Généralisation : pour n d’OA. Les coefficients satisfont au


système à n équations suivant :
n

 c j H ij  ES ij  0
i , j 1
15

ci

Ce système ne peut être solutionné que si:

Hij  ESij  0 Condition d’existence

Avec une base de n OA,


l’on obtiendra n OM et n valeurs de l’énergie E.

Développement du déterminant séculaire


16

Etude de la molécule de
dihydrogène H2
e1
r12
e2
r1a
r2a r2b Schéma de la molécule
r1b

Ha R Hb

ˆ  2
2 1 1 1 1 1 1
H   1   2   ke        
2m  r1a r1b r2 a r2 b r12 R 

   ci i  ca 1s a  cb 1sb
i
17

H aa  ESaa H ab  ESab
=0
H ab  ES ab H bb  ES bb

Saa = 1 Haa  E Hab  ES


Sab = Sba = S =0
Haa = Hbb Hab  ES Haa  E

Haa  E2  Hab  ES2  0 H aa  E  H ab  ES

On obtient les deux solutions suivantes :

Haa  Hab Haa  Hab


E  et E 
1 S 1 S

S  0 implique que H ab  0 soit E   H aa et E -  H aa


Implication quantique : l’intégrale d’échange est plus stable
18

La fonction propre associée à E est une OM liante avec :


1 1
ca  cb 
21  S 
et   1sa 1sb 
2(1 S)
La fonction propre associée à E est une OM antiliante avec :
1 1
ca   cb  et   1sa 1sb 
21  S 
21 S
E
OA de Ha OM de H2 OA de Hb
*
  ou  s Diagramme d’énergie
des OM de H2

La structure
1sa 1sb électronique
est :

s 2
  ou  s
19

Accroissement de la base
Dans l’approximation OM-CLOA, l’on pourrait accroître le nombre de
fonctions de base entrant dans la CL en écrivant pour H2 :

  c1 1s a  1sb   c2 2s a  2sb   c3 2 p za  2 p zb   ...


En incluant de plus en plus de termes dans cette relation, on
améliore les résultats et pour finir, on atteint une limite dans le
calcul de l’énergie de l’état fondamental, appelée limite Hartree-Fock
(limite intrinsèque qui est propre au système).

Comme ces calculs utilisent des CL de nombreuses OA, les


dénominations telles que  1s et  2 pz perdent leur signification.
Une nouvelle notation tenant compte de la symétrie des OM est
introduite, surtout pour les molécules linéaires.

Cette nouvelle notation est basée sur la différence de symétrie


lors de l’opération d’inversion par rapport au milieu de la distance
internucléaire.
20

- Si après l’inversion, l’OM ne change pas de signe, on lui affecte la


lettre g (de l’allemand « gerade » signifiant paire)

- Dans le cas contraire, c’est l’indice u (de l’allemand « ungerade »


signifiant impaire).
Dans le cas des molécules diatomiques des éléments de la 2ème
période, interviennent en plus des OA 1s, les OA 2s, 2px, 2py et 2pz. Si
l’axe Oz est l’axe internucléaire, on a les recouvrements suivants :

OM liante
 g1s

1sa 1sb OM antiliante


 u1s
21

OM liante
 u 2 px

2pxa 2pxb OM antiliante


 g 2 px

On remarquera que l’OM  liante est de symétrie impaire et l’OM 


antiliante est de symétrie paire.
22

Le nombre d’OM pouvant être assez élevé, on précise l’ordre des


niveaux d’énergie et on obtient la correspondance suivante :

Nouveau 1 g 1u 2 g 2u 3 g 1u 1 g 3u

Ancien 1s 1s* 2s 2s* 2pz  xy  xy* *


 2pz

Cas d’interaction 1g 1u 2g 2u 1u 3g 1g 3u
s-p
23

E OA de O OM de O2 OA de O

3 u Exemple
de diagramme
1 g 1 g d’énergie de
la molécule
2p 2p diatomique
1 u 1 u homonucléaire
3 g O2
2 u

2s 2s

2 g
Indice de liaison :
1 u 84
il(O2 )  2
1s 1s
2
1 g

2 2 2 2
S.E (O2) : (1g )2
(1u ) (2 g ) (2u ) (3 g ) (1u )4
(1 g )2
24

E O A de N O M de N 2 O A de N
3 u

1 g 1 g

Exemple
2p
3
2p de diagramme
g
d’énergie de
1 u 1 u la molécule
2 u
diatomique
2s 2s
homonucléaire
N2
2 g

1 u

1s 1s

1 g

2 2 2 4 2
S.E (N2) : (1 g ) 2 (1 u ) (2 g ) (2 u ) (1 u ) (3 g )
Indice de liaison :
82
il ( N 2 )  3
2
25

Exemple de diagramme d’énergie de la


molécule diatomique hétéronucléaire NO
Les OA de O (atome le plus électronégatif ) sont plus stables et il
y a l’interaction s-p car il suffit que l’un des atomes au moins
remplisse la condition de l’existence de l’interaction.

De plus, l’on a plus le droit d’utiliser les notations,  u ,  g …


car la molécule hétéronucléaire ne possède pas de centre
d’inversion.
26

E OA de N OM de NO OA de O
 2* pz

 2* px  2* py
2p Les interactions s-p
ne sont pas représentées,
 2 pz 2p
pour simplifier le schéma
 2 px  2 py
*
 2s

2s Indice de liaison :
2s
83
 2s il(NO)   2,5
 1s* 2
1s

1s
 1s

2 2
S.E (NO) : (1s )2 (1s*) (2s ) (2s*)2 (2p )4 (2 pz)2 (2p*)1
27

Avec un électron célibataire, NO est radical instable et il se produit


donc une dimérisation. Dimérisation: 2NO N2O2
Remarque : Théorème ou approximation de Koopman
« En 1ère approximation, l’énergie d’ionisation d’une molécule,
C’est l’opposé de l’énergie de la plus haute orbitale occupée
(HOMO) ».
E OA de N OM de NO OA de O
HOMO
 2* pz
ou HO

 2* px  2* py
2p

 2 pz 2p

 2 px  2 py
Highest Occupied
Molecular Orbital
..................
28

Les spectres photoélectroniques permettent de confirmer l’existence


des OM.

La mesure des énergies requises pour éjecter des électrons par une
radiation incidente sur des molécules gazeuses constitue la spectro
photoélectronique ou la spectro des photoélectrons.
29

Termes moléculaires
Les états électroniques des molécules sont représentés par des
termes moléculaires.

Symbole d’un terme moléculaire


2 S 1
ML
ML = somme des moments angulaires
orbitaux des électrons occupant les OM.

M L  mli  ml1  ml 2  ... Pour les OM  ml  0


i
Pour les OM  ml   1

S = spin total S  MS et M S   m si  m s1  m s 2  ...


i
30

S, le spin total, a la même signification que dans les cas des atomes
et 2S + 1 est appelé multiplicité de spin .

Le terme moléculaire est représenté par les symboles suivants :

ML 0 1 2 3

Symbole    

Exemple de calcul de termes moléculaires


2
a) Cas de H2 : (1 g )
OM  d’où ML 0 . Il s’agit donc d’un état 
1
2 électrons d’où MS 0 soit 2S+1 = 1 et l’état se note 
31

b) Cas de B2 :

S.E (B2) : (1 g ) 2 (1 u )2 (2 g ) 2 (2 u ) 2 (1 u ) 2


Pour les 4 premières OM qui sont pleines, on a ML = 0 et MS = 0.
En conséquence, pour déterminer le terme moléculaire,
on ne s’intéresse qu’aux OM insaturées 1
u
L’OM 1 u est doublement dégénérée et conformément aux règles
de Hund, chaque électron occupe sa propre OM 1 u .

2 1
(1 u ) correspond alors à (1 u ) (1 u ) 1
1
L’on peut donc avoir ml   1 et ms   .
2
C’est ainsi que pour la configuration (1 u ) 1 (1 u ) 1
les valeurs permises sont : M L  2 , 0 , - 2
M s  1, 0 , - 1
32
On construit alors un tableau contenant toutes les combinaisons
( ml , ms ) possibles. Chaque combinaison constitue un microétat.
MS

ML +1 0 -1

+2 1+,1+ 1+,1- 1-,1-


Exposant + pour s = + 1/2
1+, -1- ; 1-, -1+ Exposant - pour s = - 1/2
0 1+, -1+ 1-, -1-

-2 -1+, -1+ -1+, -1- -1-, -1-

Les microétats barrés sont ceux qui ne respectent pas le principe


d’exclusion de Pauli.
3 1
Ligne centrale: ML  0 , MS 1 ou MS  0 les états  et 
1ère et 3ème lignes: M L  2 et MS  0 l' état 1
33

Conclusion : Pour la molécule B2, les termes moléculaires sont :

3 1 1
  
Les règles de Hund indiquent que l’état fondamental est celui possédant
la plus grande multiplicité de spin. Il s’agit donc de l’état:

3

Symétrie des OM
Les termes moléculaires sont également utilisés pour indiquer les
propriétés de symétrie des fonctions d’onde moléculaires.

La fonction d’onde électronique moléculaire étant un produit d’OM,


elle doit être, pour une molécule diatomique homonucléaire,
soit symétrique (g) soit antisymétrique (u).
34

- Deux OM de symétrie différente ont leur produit antisymétrique :


u.g = g.u = u

- Deux OM de même symétrie ont leur produit symétrique :


u.u = g.g = g

Exemple de B2 :
1 1
(1u ) x (1u ) 3

g
d’où

u.u=g
Terme
fondamental
35

Cas particulier des états électroniques 

Les états électroniques  sont affectés d’un exposant + ou –


placé en haut à droite du symbole du terme pour préciser le
comportement de l’OM lors d’une réflexion par rapport à un plan
contenant les deux noyaux (image à travers un plan).
36

Les OM 
ne changent pas de signe car elles sont symétriques
par rapport à l’axe internucléaire.
Exemple de B2 :
1 1
La configuration ( 1u ) (1u ) peut s’écrire en réalité
( 1u 2 p x )1 x (1u 2 p y )1
Lors d’une réflexion par rapport au plan xz contenant les deux
noyaux, 1u 2 p y change de signe tandis que 1u 2 p x reste
inchangée.
x La symétrie
est donc (+) x (-) = (-)
z
y d’où le symbole complet
du terme moléculaire:

3 
 g
1u 2 px 1u 2 py
37

Exercice d’application

Molécules Structure électronique Terme


moléculaire de
l’état
fondamental
38

Chapitre 5

Molécules conjuguées :
théorie de Hückel
39

Approximation et symbolisme de la
méthode de Hückel
Application aux systèmes avec
conjugaison, càd lorsque la formule de
Lewis d’une molécule présente une
alternance de liaisons simples et
doubles, une liaison double pouvant
être remplacée par un doublet libre,
plus généralement, une lacune .

A signaler aussi l’application au


systèmes avec hétéroatomes.

hétéroatome
40

Approximation des électrons π


Hydrocarbures insaturés (polyènes) :
on admet que les électrons des liaisons
π se déplacent dans un potentiel
effectif électrostatique dû aux électrons
du squelette σ.

Application aux interactions entre atomes ne


mettant en jeu qu’une seule orbitale.
Chaque atome de carbone est hybridé sp2 et il
reste sur chaque atome de C une OA 2p non
hybridée pouvant faire un recouvrement
latéral.
Ces OA 2p non hybridées sont antisymétriques
par rapport au plan moléculaire.
41

Cette théorie permet de calculer plusieurs


grandeurs moléculaires des systèmes
conjugués et donc de prévoir leurs
propriétés moléculaires.

De façon générale, le système à étudier s’écrit :


n

 c H
i , j 1
j ij  ES ij   0

a) Hij = βXY, paramètre ne dépendant que de la nature


des atomes X et Y.
b) Hii = αX, paramètre caractéristique de l’atome X.
βCC = β
αC = α
42

Approximation des électrons π


Méthode HE (ou « extend Hückel », en anglais)

Ne fait appel à aucune autre approximation


fondamentale en dehors de celle concernant
l’hamiltonien électronique.
La résolution de l’équation séculaire s’effectue
après avoir attribué des valeurs numériques
expérimentales à Hii et Sij.
Le terme d’interaction Hij entre deux OA de
Slater φi et φj est estimé par la relation de
Wolfsberg-Helmhotz :

 H ii  H jj 
H ij  kSij   avec k  1,75
 2 
43

Hii et Hjj sont les énergies d’ionisation des électrons


de valence décrites par les orbitales φi et φj .

Application:

Théorie de Hückel simple


La résolution de l’équation séculaire s’effectue 2
étapes.

1ère étape : Trouver les valeurs Ei de l’énergie


2ème étape : Calcul des coefficients ci et
détermination de l’expression des OM πi
correspondantes.
44

a) Hij = 0 si les atomes i et j ne sont pas liés.


b) Si i et j sont liés, Hij = βXY.

Exemple :
2 4
H 12  0 H 23  0 H 34  0
1
H 13  H 14  H 24  0
3

Utilisation des conditions de normalisation et d’orthogonalité


et ne retenir que les valeurs réelles positives (par
convention).
45

Pour un hétéroatome X, on a :  X    hX 
Pour une liaison C-X, on a :  CX  k CX 

Pour un système ne comportant que des


carbones, le déterminant séculaire se
construit en portant :

- la valeur α-E sur la diagonale principale ;


- la valeur β en positions ij et ji si les atomes
i et j sont liés ;
- la valeur 0 partout ailleurs.
Exemple de l’éthylène (C2H4)
x
1 2 1 2
z
y

E
On pose x

Soit E   - x

46
47

  E1
x1  1   E1    

  E2
x2  1   E2    

Les paramètres α et β étant négatifs, on a : .

Calcul des coefficients


Si ci représente le coefficient de l’OA φi dans une OM
donnée, alors on a :
48

Si x = -1, on a : c1 –c2 = 0, soit c1 = c2


2 2
Condition d’orthogonalité : c c 1
1 2

2 1 2
Soit 2c  1  c1  c 2 
1 
2 2

2
1   1   2  OM liante
2
notée aussi 
49

Si x = +1, on a : c1 + c2 = 0, soit c1 = - c2

2 2 2 1 2
c  c  1 soit 2c  1  c1  c2 
1 2 1 
2 2

2
2   1   2  OM antiliante
2
notée aussi  *
50

Orbitales moléculaires de l’éthylène

* OM antiliante
BV ou LUMO

OM liante

HO ou HOMO

Deux orbitales moléculaires particulières, appelées


orbitales frontières, jouent un rôle particulier :
HOMO et LUMO
51

- HOMO (Highest Occupied Molecular Orbital) ou HO


(OM la plus Haute Occupée). Traduit le caractère
électro-donneur (nucléophile) de la molécule. Plus
l'énergie de cette OM est élevée, plus la molécule
cédera facilement des électrons.
- LUMO (Lowest Unoccupied Molecular Orbital) ou
BV (OM la plus Basse Vacante). Traduit le
caractère électro-accepteur (électrophile) de la
molécule. Plus l'énergie de cette OM est faible,
plus la molécule acceptera facilement des
électrons.
52

Niveaux d’énergie de l’éthylène


E

E2     2 (L U M O )


2px1 2px2

E1      1 (H O M O )

Energie des électrons π de la molécule d’éthylène

Eéthylène  2   
53

Etat excité de l’éthylène (spectre UV)

photon UV

Etat fondamental Etat excité


54

Calcul de propriétés particulières

Système exemple
55

Charges atomiques
La charge électronique sur l'atome i est définie par :

Exemple :
56

1 2
57

Indice de liaison
L’indice de liaison entre 2 atomes i et j est défini :

Exemple :
58

L’indice de liaison indique la force de chaque


liaison après conjugaison.

- Un indice O signifie une liaison simple.


- Un produit négatif indique une OM antiliante.
-- Un indice 1 signifie une double liaison.
- Un indice 2 signifie une triple liaison.
- Une valeur fractionnaire indique une délocalisation

Longueur de liaison
59

Energie de résonance ou de délocalisation


« Différence entre l’énergie totale des électrons π d’un
système conjugué et l’énergie qu’aurait le même système
en l’absence d’interactions des liaisons π et doublets ».

ER = ESC – EDLL Toujours négative

ER = énergie de résonance
ESC = énergie du système conjugué
EDLL= énergie des doubles liaisons localisées

L’énergie de l’éthylène 2(α+β) correspond à l’énergie de


2 électrons π localisés pour une liaison C=C
Pour 1 seul électron, l’énergie est donc α+β.
1 électron libre sur un atome de carbone est un
électron π d’énergie αC = α.
60

Etude de la molécule de chlorure de vinyle


CH2=CH-Cl

- Déterminant séculaire
- Orbitales moléculaires et diagramme d’énergie

- Energies de résonnance

- Indices et longueurs des liaisons

Données : = + − = ,
Cl apporte deux électrons au système conjugué.
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Les niveaux d’énergies

x1  2,098  E1    2,098 

x 2  0,928  E 2    0,928 

x 3  1,027  E 3    1,027 

….. Retrouvez les expressions des OM ….


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Le diagramme d’énergie
E

E3   1,027 3 BV

E2    0,928 2 HO

E1    2,098 1
63

………….. Calculez …………….

- Energies de résonnance

- Indices et longueurs des liaisons


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Aromaticité
« On dit qu’une molécule cyclique est aromatique lorsque
l’énergie totale de ses électrons π est inférieure à celle du polyène
linéaire correspondant. Dans le cas contraire, on dit que l’annulène
est antiaromatique ».

Exemple du benzène

Le polyène linéaire correspondant au benzène est l’hexa-1,3,5-


triène:

Hexa-1,3,5-triène
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Il y a 3 OM π doublement occupées dont les énergies,


déterminées selon la méthode de Hückel simple, sont :

  1 ,8  ;   1 , 25  ;   0 , 45 

L’énergie totale est donc :

E  2(  1,8 )  2(  1,25 )  2(  0,45 )  6  7

Alors que l’énergie du benzène est 6α + 8β

Le benzène est donc plus stable de β. Il est


aromatique.
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Règle de Hückel :
« Les hydrocarbures cycliques possédant 4n + 2 électrons π
sont aromatiques ».
S’applique aux molécules monocycliques et polycycliques
n’ayant pas de carbone commun à plus de deux cycles.
Le naphtalène (10
électrons π)
est aromatique.
Naphtalène

L’aromaticité traduit une stabilité particulière de certaines


molécules cycliques conjuguées.
Les molécules aromatiques donnent plus facilement des
substitutions nucléophiles (SN) plutôt que des additions qui
détruiraient la conjugaison.
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Méthode de Hückel simple et théorie des


orbitales frontières
L’approximation frontalière

Kenichi Fukui et Roald Hoffmann


(PN de Chimie en 1981)
Lors de la réaction chimique entre deux molécules A
et B, leur approche provoque l’apparition
d’interactions électrostatiques et orbitalaires.
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Les interactions les plus importantes sont


orbitalaires et ont lieu entre les orbitales frontières
(OF) : HO et BV.

« L’interaction d’échange peut se limiter aux seules interactions


HO-BV qui comportent une interaction à 4 électrons
déstabilisante et deux interactions à 2 électrons stabilisante ».

La meilleure stabilisation électronique est obtenue lorsque les


interactions ont lieu entre les OM des niveaux énergétiques
voisins.
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E M olécule A M olécule B

n te BV
il is a
b
s ta b ilis a s ta
BV n te
HO
ant e
HO i l i s
ab
d é st

La meilleure
stabilisation
électronique
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L’interaction se réduit une interaction acide (A) – base (B) de


Lewis.
E M o lé c u le A M o lé c u le B

BV

H O

A B
   

Interaction à 2 électrons, donc stabilisante. Joue un rôle moteur


dans la réaction chimique et permet de l’interpréter.
Application à la réactivité chimique

« Quand un substrat possède plusieurs sites d’attaque, le


réactif électrophile va se diriger vers l’atome ayant le plus gros
coefficient dans sa HO, tandis que le réactif nucléophile va
attaquer l’atome ayant le plus gros coefficient dans sa BV ».

Exemple de la molécule de chlorure de vinyle

Dans la HO, l’atome C1 a le plus gros coefficient, il sera donc


le siège des attaques électrophiles.

Dans la BV, l’atome C2 a le plus gros coefficient, il sera donc


le siège des attaques nucléophiles.
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