Cours Dynamique
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pour anticiper
Ce capteur opto-mécanique est lui-même déplacé au-dessus de la surface à mesurer par une Unité de
Translation (U.T.) à vitesse régulée, ce qui permet d’obtenir un « profil 2D », z fonction de x. La vitesse
de déplacement visée par ce prototype est de 20 mm.s-1. Dans sa future version 3D, une seconde U.T.
de direction ( y ) permettra de donner une image de la surface par une juxtaposition de profils 2D : on
«scannera» la surface.
Les calculs d’avant-projet doivent permettre de dimensionner les différents composants qui seront
utilisés et de définir certains paramètres de réglages (paramètres d’asservissement …). Les calculs
prévisionnels visent, dans un premier temps, à déterminer les équations dynamiques qui permettront de
déterminer les couples moteurs (minimum) des différents actionneurs en fonction des caractéristiques
géométriques, massiques et inertielles des pièces ainsi que des conditions d’utilisation.
1 - Cinétique :
(E) M
dv
1.1 – Rappels :
Remarque : si E est un solide indéformable, alors G est fixe dans tout repère lié à E.
h
(C)
ne la traversant pas, est égale au produit de la
longueur de la courbe par le périmètre du
cercle décrit par son centre de gravité.
S = 2 rG L P)
S=2R.h
h
surface par le périmètre du cercle décrit par son G
centre de gravité. (S)
(S)
V = 2 rG S
P)
V = 2 . R/2. Rh
Remarque : ces 2 théorèmes permettent de trouver des surfaces, des volumes ou la position de
centres de gravité.
d df ( M , t )
f (M, t )dm =
dt E E dt dm
R R
Soit M de coordonnées x, y, z dans le repère (O, x , y , z ) :
Si le moment d'inertie, proportionnel au carré de la distance à l'axe de rotation, est faible, le solide
atteint rapidement sa vitesse de rotation nominale autour de cet axe nécessité de diminuer
l'inertie des solides en rotation (moteurs, ...).
L'inertie peut être utile pour réguler des mouvements (volants d'inertie).
d H = S HK 2 dm + S KM 2 dm + S 2 HK . KM dm
v
= m d2 + IGu(S) + 2 S HK . KM dm
+ 2 S HK . KG dm + 2 S HK . GM dm
+ 2 d v . S GM dm
or S GM dm = 0 par définition du centre de gravité
d'où IAu(S) = IGu(S) + m d2
1.3.3 - Matrice d'inertie d'un solide en O (préciser le repère R !) : (ou tenseur d'inertie)
L’opérateur étant linéaire, il est représentable par une matrice réelle symétrique. Cette matrice
d’inertie du solide S écrite au point O et dans la base B ( x , y , z ) est souvent notée :
z
A F E
I (O ,S ) F B D
E D C B O y z
x
P H
y
x
Avec OP xx yy zz
On montre que le moment d'inertie du solide S par rapport à un axe u passant par O s'écrit :
et
IOu (S) = u . Io(S) u POuv (S) = u . Io(S) v
La matrice d'inertie étant symétrique et réelle, il existe un repère R' dans lequel la matrice est
diagonale. Ce repère est appelé repère principal d'inertie et les 3 axes, directions principales
d'inertie. Les moments d'inertie A', B' et C' sont les moments principaux d'inertie de S en O.
Si un solide possède un plan de symétrie (par exemple, le plan Oxy), alors les produits d'inertie POxz
et POyz sont nuls (démo: on calcule les produits d'inertie pour z>0 et pour z<0: la somme des 2
s'annulent). La matrice a alors la forme suivante :
A -F 0
y
-F B 0
x
0 0 C
l'axe perpendiculaire à ce plan (donc z) est principal d'inertie. A 0 0
Si l'axe Oz est un axe de révolution (Attention :
pas un axe de symétrie !), alors les moments 0 A 0
d'inertie Ix et Iy sont égaux et les trois produits
d'inertie sont nuls et la matrice d'inertie a l'allure ci- 0 0 C -,-,z
contre.
Remarque : La base sera toujours liée au solide ainsi l’exploitation des symétries matérielles est
aisée et les termes de la matrice sont constants dans le temps.
R2 h2 m 2
( b c2 ) 0 0
m( ) 0 0
4 12 12
R2 h2 m 2
0 m( ) 0 0 (a c2 ) 0
4 12 12
m 2
R2 0 0 (a b2 )
0 0 m -,-,z 12 x,y,z
2
n
[I(O,S)]B = i1 I( O,Si ) B
(même point et même base)
Si le solide possède une forme creuse, la matrice associée à cette forme sera affectée du signe
moins.
Ce théorème donne la relation existant entre IG(S), matrice d'inertie du solide S au centre de gravité
G, et IP(S), matrice d'inertie en un point P quelconque tel que PG = x x + y y + z z
Donc, la matrice d'inertie en un point quelconque P est la somme de la matrice d'inertie exprimée
en G et de la matrice d'inertie en G « du point P affecté de la masse totale ».
Remarques :
les moments d’inertie sont minimaux lorsqu’ils sont calculés par rapport à des axes passant
par G.
(y2+z2) représente le carré de la distance entre les axes (P, x ) et (G, x )
Détermination de la matrice d’inertie de l’ensemble (3) en son centre de gravité G 3 par application du
théorème de Huygens :
A F E 0 0 0 A F E
I (G3 ,3) F B D m3 . 0 r 2 0 F B m3 .r 2 D
E D C ( x , y , z )
3 3 3
0 0
r 2 ( x , y , z ) E D C m3 .r 2 ( x , y , z )
3 3 3 3 3 3
1.4 - Torseur cinétique (ou torseur des quantités de mouvement) d'un système matériel E par
rapport au repère R :
1.4.1 – Définition :
p(E / R ) V(M / R )dm = résultante cinétique ou quantité de mvt
E
C(E/R) =
A (A, E / R ) AM V (M / R )dm = moment cinétique en A de E/R
E
dOM
p( E / R ) dm =
d
OMdm =
d
mOG R = m V (G/R)
E dt R dt E R dt
(A, S / R ) AM [V(A S / R ) (S / R ) AM ] dm
S
= ( AM dm)V(A S / R ) (AM (S / R ) AM )dm
S S
= m AG V (AS/R) + X
Calculons le vecteur X :
d'où
m V (GS/R)
C(S/R) =
A (A,S/R) = m AG V (AS/R) + IA(S). (S/R)
Cas particuliers : * A en G (G,S/R) = IG(S) (S/R)
* AS et fixe dans R (A,S/R) = IA(S) (S/R)
- A est quelconque
- la matrice et le vecteur vitesse de rotation doivent être écrits dans la même base Bs, base liée
au solide (sinon on changera de base le vecteur vitesse de rotation et pas la matrice …)
- la base BS est liée au solide car les symétries matérielles permettent de simplifier la matrice
et, de plus, ses termes sont constants dans le temps (plus simple pour la future dérivation)
- on pourra trouver 3 bases différentes dans l’écriture d’un même moment cinétique :
A( 2 / 0) M x 4 ............. B2 liée au solide 2, B0 base liée à la référence (galiléenne),
B4 base de projection.
Première solution : utiliser le théorème de Huygens pour déplacer la matrice d’inertie au point G3
Précédemment nous avons trouvé :
A F E
I (G3 ,3) F B m3 .r 2
D
E D C m3 .r 2 (G , x , y , z )
3 3 3 3
A F E 0 F .
Donc
G (3/0) [ I (G ,3) ] .(3/0 ) B3 F B m3 .r 2 D
. ( B m3 .r ).
2
3
3
C m3 .r 2 (G , x , y , z ) 0 ( x , y , z )
B3
E D D. ( G3 , x3 , y3 , z3 )
3 3 3 3 3 3 3
Deuxième solution : calculer le moment cinétique au point A (car matrice donnée en A) puis utiliser la
relation de Varignon
F . x3 B. m3 .r.x.sin y3 D. .z3
F . x3 B. m3 .r.x.sin y3 D. .z3 r.x3 m3 .( x.x0 r. .z3 )
F . x3 B. m .r.x.sin y D. .z
3 3 3 r.m3 .x.sin . y3 r 2 .m3 . . y3
F . x3 B. r .m . y D. .z
2
3 3 3
Ces deux calculs montrent qu’il est nécessaire de bien réfléchir avant de choisir une méthode …
1.5 - Torseur dynamique (ou torseur des quantités d'accélération) d'un système matériel E par
rapport au repère R :
1.5.1 – Définition :
A (E/R) = (M / R )dm = résultante dynamique de E/R
E
(E/R) =
A (A, E / R ) AM (M / R )dm = moment dynamique en A de E/R
E
d'après le principe de conservation de la masse : A (E/R) = m (G/R)
donc la résultante dynamique est la dérivée par rapport au temps de la résultante cinétique.
1.5.2 - Relation entre moment cinétique et moment dynamique pour un solide indéformable S:
d d d
σ(A,S/R) = AM V(M/R)dm = AM V(M/R) dm
dt R dt
S R S dt
R
+
d
soit: δ(A,S/R) = σ(A,S/R) + mV(A/R) V(G/R)
dt R
d
Cas particuliers : * A en G δ(G,S/R)= σ(G,S/R)
dt R
* Solide S en translation (GS/R) = 0 mais (MS/R) ≠ 0 !
d
* A fixe dans R δ(A,S/R)= σ(A,S/R)
dt R
Remarques : Comme il n'existe pas de formule simple pour le calcul du moment dynamique d'un solide, on
calcule en général le moment cinétique puis on dérive.
Le calcul du moment dynamique au centre d'inertie ou en un point fixe de R étant plus simple, il vaut mieux
d'abord calculer ce type de moment puis utiliser la relation liant les moments d'un torseur (relation de
Varignon) pour le calculer en un autre point.
Si le système est plan (Oxy), et sont portés par z :
(A,S /R) = m AG V (AS/R) + IA(S) (S/R) = z
// z Iaz z car xy est plan de symétrie
d
(A, S / R) (A, S / R )R m V(A / R) V(G / R)
dt
z // z
d
G (3/0) G (3/0)
3
dt R 3
0
d
( F . x3 B. r 2 .m3 . y3 D. .z3 )
dt
R0
F . .x3 F . 2 .z3 B. r 2 .m3 . y3 D. .z3 D. 2 .x3
F . D. 2
B. r 2 .m3 .
F . 2 D.
R3
d
dt
R0
F . x3 B. m3 .r.x.sin y3 D. .z3 m3 .x.x0 ( x.x0 r. .z3 )
F . D. 2
B. m3 .r.( x.sin x. .cos ) m3 .x.r. .cos
D. F . 2
R3
F . D. 2
B. m3 .r.x.sin
D. F . 2
R3
n n
C(E/R) = C(Si/R) D(E/R) = D(Si/R)
i 1 i 1
Remarques importantes :
Pour les torseurs, attention de calculer les moments au même point pour tous les solides.
Il est interdit de déterminer le centre de gravité de l’ensemble pour éviter cette somme !!!
2.1 – Énoncé :
Il existe au moins un espace-temps galiléen tel que, pour tout ensemble matériel E, le torseur
dynamique de E dans cet espace est constamment égal au torseur des efforts extérieurs appliqués à
E:
D (E/Rg) = T (Ext E)
On montre que tout repère R en translation rectiligne uniforme / Rg est aussi galiléen.
mE (G, E/Rg) = R (ExtE)
Une force de 1 Newton provoque une accélération de 1 m/s² au centre d'inertie d'un ensemble
matériel de 1 kg.
(A, E/Rg) = M A (ExtE)
d d
(A, E / RgRg M(A, Ext E) et (G, E / RgRg M(G, Ext E)
dt dt
La figure ci-dessus présente le schéma et le paramétrage qui sera utilisé pour cette partie de l’étude.
Ce système comporte quatre pièces :
Le bâti (0) : On associe à cette pièce le repère ( R0 (O, x0 , y0 , z0 ) ) que l’on considère galiléen ;
Le rotor (1) :
- moment d’inertie selon l’axe (O, x0 ) noté J1 avec J1 =10−6 kg.m2 ;
Le coulisseau (2) :
- masse : m2 avec m2 = 2 kg ;
- centre d’inertie (G2),
- la liaison hélicoïdale (L1/2) (supposée parfaite) possède un pas noté (pa) (pa = 0,5 mm/tour). Ce pas est
à droite (sens classique) ;
- la liaison glissière (L0/2), dont le paramètre de position (translation) est noté (x) : OA x.x0 , présente
un frottement visqueux de coefficient f2 , créant une force :
F02 f 2 .x.x0 ( f 2 5N / (m.s 1 ))
L’ensemble (3) :
- masse : m3 = 8g ;
- centre d’inertie (G3) : AG3 r .x3 ;
A F E
B D
- matrice d’inertie en (A) : I ( A,3) F
E D C ( A, x , y , z )
3 3 3
En isolant seulement (1), cette équation ne fera pas intervenir les inconnues de liaison avec le bâti (pivot
parfaite), mais il faudrait au préalable déterminer le couple transmis par la liaison hélicoïdale sur x0 !
En isolant (1+2), il n’est plus nécessaire de déterminer le moment transmis par l’hélicoïdale (action
intérieure), mais cette équation nécessitera de déterminer au préalable le moment transmis par la
glissière avec le bâti et le moment transmis par (3) au point A …
En isolant (1+2+3), il n’y a plus que le moment transmis par la glissière, mais il faudrait calculer trois
moments dynamiques : celui de (1), de (2) et de (3) …
Nous allons donc isoler seulement (1) et déterminer au préalable le moment transmis par la liaison
hélicoïdale ; pour déterminer ce moment noté L12, nous allons isoler (2+3) et écrire le TRD projeté sur
( x0 ) . Cette équation permettra de trouver X12 - la composante sur ( x0 ) de cette hélicoïdale – dont
nous déduirons L12 par l’intermédiaire du pas de la liaison.
Isolons (2+3) :
Bilan d’Action Mécanique Extérieure :
X 12 L12
T (1 2 Y12 M12 hélicoïdale parfaite, pas à droite
Z N
0 12 12 x0 , yi , zi
f 2 .x L02
T (0 2 Y02 M 02 glissière de coefficient de frottement visqueux f2
Z N02
0 02 x0 , yi , zi
m3 .g.z0 m3 .g.z0
T ( poids 3
G3
0 A m3 .g.r.cos . y0
m2 .g.z0
T ( poids 2
G2
0
Soit
X12 f 2 .x m2 m3 .x.x0 m3.r. .z3 m3.r. 2 .x3 . x0
Isolons (1) :
Bilan d’Action Mécanique Extérieure :
X 12 L12
T (2 1 Y12 M12 hélicoïdale parfaite, pas à droite
Z N
0 12 12 x , y , z 0 i i
X 01 f1.
T (0 1 Y01 M 01 pivot de coefficient de frottement visqueux f1
Z N01
0 01 x , y , z 0 i i
m1.g.z0
T ( poids 1
G1
0
0
T ( M1 1
M Cm1.x0
Avec 0 (1/ 0).x0 J1. solide en rotation autour d’un axe fixe /Rg
J1. Cm1 f1. OG1 m1 gz0 .x0 L12
pa p
Or la liaison hélicoïdale donne : v1/2 .1/2 et L12 a . X 12
2 2
pa p
Attention au paramétrage : v1/2 .1/2 x a .
2 2
pa 2 2
Soit Cm1 X 12 f1. . x J1 .x
2 pa pa
2 2
Cm1
pa
2
. f 2 .x m2 m3 . x m3 .r. .sin m3 .r. 2 .cos f1. . x J1
pa
pa
.x
Remarque : cette équation différentielle est appelée « équation de mouvement » (cf cours
« Énergétique ») car elle détermine les paramètres de mouvement du mécanisme x(t ), (t ) en
fonction des efforts appliqués (indépendamment des inconnues de liaison).
3 - Équilibrage dynamique:
L’étude est réalisée dans le cas d’un solide en rotation autour d’un axe fixe: roue de voiture, rotor de
moteur, montage d’usinage sur un tour... Le mauvais équilibrage crée des vibrations (donc de
l’usure), du bruit. Origine de ce phénomène et comment y remédier ?
A F E
x
O(S) = F B D
E D C
R
Équation du mouvement de S ?
S étant en liaison pivot d'axe vertical avec le bâti, on applique le théorème du moment dynamique
en O en projection sur z 0 :
d
O(S/R0). z 0 = ( OG -mg z 0). z 0 = 0 = [ O(S/R0). z 0] O(S/R0). z 0 = Constante
dt
or O(S/R) = O(S) (S/R0) = ( -E x - D y + C z ) C = Constante = C.
Efforts de liaison ?
* théorème de la résultante: m (GS/R0) = -mg z 0 + X x + Y y + Z z
or (GS/R0) = a y - a ² x = - a2 x
X am 2
d'où Y 0
Z mg
d
* théorème du moment dynamique: O(S/R0) = [ O(S/R0)] = (-E y +D x ) 2 = L x +M y +mga y
dt
L D 2
d'où
M E mga
2
La liaison pivot supporte donc des efforts dépendant de 2 et de (en projection sur R0, on obtient
des termes proportionnels à sin et cos) qui engendrent des vibrations.
Il faut essayer d'éliminer ces vibrations néfastes au fonctionnement (cf roues de voiture) en
"équilibrant" le solide.
Il faut donc rendre les efforts sur le palier indépendants de la position et de la vitesse de rotation du
solide
Exemple :
z Ce solide, en rotation autour de l'axe z, est équilibré
statiquement (G axe de rotation) mais pas dynamiquement :
y yz est plan de symétrie donc x est principal d'inertie mais pas z
d
Ce solide, en rotation autour de (G, x ) est équilibré
statiquement et dynamiquement.
On équilibre un solide par ajout de matière (masselottes sur les jantes de roues de voiture) ou
enlèvement de matière (perçage sur vilebrequin).
Posons : S' = S + S1 + S2
On obtient 4 équations à 8 inconnues (mi, xi, yi, zi) donc une infinité de solutions.
Remarque: dans le cas général, une seule masselotte (ou un seul perçage) ne suffit pas
m2 = 0 : (2) y1 = 0 et (3) D = 0 d'où contradiction
3.3.3 – Roue de véhicule : on fixe deux masselottes sur la jante de chaque côté de la roue de rayon r.
2 E mal
(1) + l x (4') m1x1 = -
1 2l
z x
D
2l (2) + l x (3') m1y1 = -
2l
D D
d'où tan 1 = et m1 = -
E m.a.l 2.l.r.sin 1
Dans la pratique, D, E et a sont inconnus : les équilibreuses utilisent des capteurs (placés à 90°) qui
mesurent les efforts sur les paliers.