Electrostatique S2 1
Electrostatique S2 1
COURS
D’ELECTROSTATIQUE
Filière : P.C.1
Année Universitaire 2013- 2014
PROGRAMME
EXCLU DE PRÊT
Attention ! Toute reproduction intégrale ou partielle de cet ouvrage, par quelque procédé que ce soit constituerait une
contre – façon sanctionnée par le code pénal
Dr ROBELISON Solofonirina 1
CHAP.1. GENERALITES SUR L’ELECTROSTATIQUE
Dr ROBELISON Solofonirina 2
2.3. Distribution surfacique
Si les charges sont réparties sur une surface ( S ) (figure 3 ) , on appelle densité surfacique
(ou superficielle ) de charge , la quantité :
dQ
σ= [ charge par unité de surface ]
dS
dS : élément de surface centré en un point P de ( S ) .
dQ : charge portée par dS .
dQ est considérée comme une charge ponctuelle placée au point P .
–2
Dans le système M.K.S.A. , σ s’exprime en C. m .
2.4. Distribution volumique
Si les charges sont réparties dans un volume ( v ) ( figure 4 ) , on appelle densité volumique
de charge , la quantité :
dQ
ρ= [ charge par unité de volume ]
dv
dv : élément de volume centré en un point P de ( v ) .
dQ : charge portée par dv .
dQ est considérée comme une charge ponctuelle placée au point P .
–3
Dans le système M.K.S.A. , ρ s’exprime en C.m .
Remarque
Si les différentes densités de charges sont constantes , la distribution est dite uniforme .
3. Loi de Coulomb
Dans le vide , deux charges électriques ponctuelles s’attirent ou se repoussent avec une
force F :
• portée par la droite qui les joint ,
• proportionnelle à la charge électrique de chacune d’elle ,
• inversement proportionnelle au carré de leur distance .
1 q.q'
F = .r avec r = AB et r = AB
4.π.εo r3
1
Dans le système M.K.S.A. , = 9.109
4.π.εo
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CHAP.2. CHAMP ELECTROSTATIQUE
1. Définition
Si dans une région de l’espace, on introduit des charges électriques immobiles, les
propriétés de l’espace sont modifiées.
L’espace est alors dit champ électrostatique et est caractérisé, en chaque point M, par :
- le vecteur champ électrostatique E (M ) (vecteur) ,
- le potentiel électrostatique V(M) (scalaire) .
1 Q
E(M ) = .r avec r = OM et r = OM
4.π .ε o r 3
Lim E = ∞ . Cela signifie que le vecteur champ n’est pas défini au point où est placée la charge.
r →0
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3. Champ créé par un système de n charges ponctuelles
Le vecteur champ résultant au point M du champ créé par
les n charges qi placées respectivement au point Oi est :
n 1 n r
E (M ) = ∑ Ei = . ∑ qi . i
i =1 4.π.εo i =1 r 3
i
avec r i = Oi M et ri = r i
E (M ) = E1 + E 2 + E3
dq est considérée comme une charge ponctuelle placée au point P et crée un champ dont le vecteur
champ au point M est :
1 r
dE = dq.
4.πε o r3
5. Ligne et tube de champ
a) Ligne de champ :
Une courbe (Γ) est une ligne de champ si ∀ M ∈ (Γ) , E ( M ) est tangent en M à (Γ) .
Un champ électrostatique est dit uniforme lorsque tous les vecteurs champ E sont
équipollents ; les lignes de champ sont donc des droites parallèles .
( vecteur équipollents : direction parallèle , même sens , même module ) .
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On obtient l’équation vectorielle des lignes de champ en écrivant que sur une ligne de
champ (Γ) , E (M ) est parallèle à dM ⇔ E Λ dM = 0 ou E = k. dM avec k ∈ R*
dM : vecteur déplacement élémentaire tangent en M à (Γ) .
b) Tube de champ :
Un tube de champ est l’ensemble des lignes de champ s’appuyant sur un contour fermé ( C ) .
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CHAP.3. THEOREME DE GAUSS- POTENTIEL ELECTROSTATIQUE-
EQUATIONS DE POISSON ET DE LAPLACE
1. Théorème de Gauss
Le flux Φ (S) [ E ] du vecteur champ électrostatique E à travers une surface fermée (S) est :
Q int(S)
φ (S) [ E ] = ∫(S) E . n . dS =
εo
2. Potentiel électrostatique
Le vecteur champ électrostatique E est un champ de gradient ; cela signifie qu’il existe une
fonction scalaire V , telle que : E = − grad V .
On dit également que E dérive d’un potentiel scalaire V .
Le signe – signifie que E est dans le sens des potentiels décroissants.
V s’appelle le potentiel électrostatique.
Dans le système M.K.S.A. , le potentiel V s’exprime en volts (V) .
2.1. Potentiel créé par une charge ponctuelle Q
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2.2. Potentiel créé par un système de n charges ponctuelles
Remarques :
• Qi est algébrique c.à.d précédé du signe + ou - .
• ri est toujours positif.
• V(M) est un scalaire tandis que E (M ) = E1 + E 2 + E3 est un vecteur .
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1 dq
dV = avec r = PM
4.π .ε o r
Q int( S ) 1
Théorème de Gauss : φ (S) [ E ]= ∫( S ) E . n . dS = = .∫ ρ .dv
εo εo (v )
⇒
Théorème d’Ostrogradsky : ∫( S ) E . n . dS = ∫(v) div E .dv
1 ρ (M )
∫(v) div E .dv = .∫ ρ .dv Ceci est vrai ∀ dv ⇒ div E ( M ) =
εo (v ) εo
ρ (M ) ρ (M ) ρ (M ) ρ( M )
div E (M ) = ⇒ div( − grad V )= ⇒ – ∆V = ⇒ ∆V(M) + =0
εo εo εo εo
ρ( M )
∆V(M) + =0
εo
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CHAP.4. PROPRIETES DES CONDUCTEURS EN EQUILIBRE
1. DEFINITION
On dit qu’un conducteur est en équilibre lorsque les charges libres qu’il contient sont toutes au repos.
Dans un conducteur plein ou dans un conducteur creux dont la cavité ne contient pas de charge, lorsque l’équilibre
est réalisé :
1 – Le champ est nul dans la masse du conducteur et dans la cavité ( E = 0 ).
te
2 – Le potentiel est constant en tout point du conducteur et dans la cavité (V = C ) .
3 – Seule la surface extérieure du conducteur peut porter une charge (ρ = 0 ) .
La surface extérieure (S) d’un conducteur en équilibre est équipotentielle. En un point M infiniment voisin de
(S) , le champ E est donc normal à (S) .
(E = − grad .V ⊥ à la surface d’équation V = Cte )
Le vecteur champ électrique en un point infiniment voisin de la surface d’un conducteur électrisé
quelconque en équilibre dans le vide est normal à la surface de ce conducteur.
σ
E = .n
εo
E : Vecteur champ en un point M au voisinage du conducteur en équilibre.
n : Vecteur unitaire normal en M à la surface (S) du conducteur.
σ : Densité superficielle de charge en M.
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Remarque :
Considérons sur une normale à un conducteur en équilibre, deux points infiniment voisins de part et d’autre de
σ
sa surface : le champ, nul à l’intérieur est égal à à l’extérieur.
εo
Donc à la traversée d’une surface chargée, le vecteur champ présente une discontinuité tandis que le potentiel
est continu (figure a).
La surface extérieure (S) du conducteur en équilibre est soumise à la force de pression électrostatique :
σ2
f = ∫
( S ) 2.ε
o
. dS . n
σ2
p= : pression électrostatique au point M centre de dS .
2.ε o
En effet , la charge dq = σ.dS portée par un élément de surface dS du conducteur en équilibre électrique
(figure b) est soumise à une force (force de pression électrostatique) perpendiculaire à la surface et dirigée toujours
vers l’extérieur du conducteur :
σ2 σ2
df =
2.ε o
.dS . n ⇒ f = ∫
( S ) 2.ε
o
. dS . n
La densité superficielle est très grande sur les parties pointues et saillantes des conducteurs.
Par suite, le vecteur champ électrique est très grand au voisinage de ces parties.
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4. PROBLEME GENERAL DE L’ EQUILIBRE DES CONDUCTEURS
On considère un système de conducteurs de forme et de position invariables. On suppose qu’il n’y a pas
de charges électriques dans le vide entre les conducteurs :
♦ La fonction potentiel V(M) en un point M dans le vide entre les conducteurs satisfait à l’équation de
Laplace ∆V = 0 et prend une valeur constante sur la surface de chaque conducteur .
♦ La solution de ∆V = 0 est unique , c’est à dire , si l’on fixe pour chaque conducteur soit sa charge totale
, soit son potentiel , l’état d’équilibre électrique est unique , en particulier il n’existe qu’une seule fonction potentiel
V(M) solution du problème .
♦ La superposition algébrique de plusieurs états d’équilibre électrique de ce système de conducteurs
invariables est un nouvel état d’équilibre, dans lequel le potentiel en chaque point est la somme algébrique des
potentiels et le vecteur champ, la somme vectorielle des champs correspondant aux états superposés .
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4.2. Conducteur seul dans l’espace
1 σ .dS σ.R Q Q
V = V(O) ∫
4.π .ε o ( S ) R
=
εo
=
4.π.R 2
.R =
4.π.R 2
.R ⇒Q = 4.π.εO.R.V ⇒ C = 4.π.εO.R
• On appelle énergie W d’un conducteur, celle qu’il faut fournir pour charger ce conducteur :
1 1 1 Q2
W= QV = CV 2 =
2 2 2 C
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CHAP.5. INFLUENCE ELECTROSTATIQUE
On constate alors :
♦ qu’il apparaît des charges négatives dans les régions de (A) proches de (B) .
♦ qu’il apparaît des charges positives dans les régions de (A) éloignées de (B) .
Le théorème de Gauss appliqué à la surface fermée formée par le tube et les surfaces (Σ) et (Σ’) prises à
l’intérieur de (A) et (B) donne :
1
0= (dq + dq ' ) ⇒ dq ' = −dq
ε0
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3. PHENOMENE D’INFLUENCE
On dit qu’il y a influence totale lorsque le conducteur (A) entoure complètement le conducteur (B) .
Si Q désigne la charge algébrique initialement portée par (B) , alors il apparaît , par influence totale une charge –
Q sur la face interne de (A) [figure 1] .
Si (A) était initialement neutre , il apparaît sur sa surface externe une charge + Q [figure 2] .
Si (A) était isolé et portait initialement une charge Q’, sa face externe portera la charge Q + Q’ [figure 3] .
Si (A) est relié au sol , seul subsiste la charge – Q sur la face interne de (A) [figure 4].
L’influence est dite partielle si le conducteur (B) n’entoure pas complètement le conducteur (A) .
Il existe forcément à la surface du conducteur (A) des points où la densité superficielle σ est nulle. Le lieu
de ces points s’appelle la ligne neutre.
Soit + q > 0 la charge portée par (B) , soit – q’ < 0 la charge négative apparue sur la partie de (A) proche de
(B) .
Il apparaît donc une charge positive q’ du côté de (A) éloigné de (B) puisque (A) était initialement neutre.
Une partie seulement des lignes de champs issues de (B) arrive sur (A) . Les autres se perdent au sol ou à l’infini.
Donc,
En influence partielle, la charge qui apparaît par influence est, en valeur absolue, inférieure à la
charge qui provoque l’influence.
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Si (A) est relié au sol , il apparaît sur sa surface des charges négatives – q’’ :
ère
1 Etat :
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e
2 Etat
Etat superposé
Charge de (Ai) : Qi = Qi +0
Charge de (Ae) : Qe = 0 + Qe
Charge de (B) : – Q i + Q’e = ( – Qi + 0 ) + (0 + Q’e)
Potentiel de (B) : V = 0 + V
Champ dans la cavité : Ei = Ei + 0
Champ à l’extérieur de (B) : Ee = 0 + Ee
Conclusion :
Ei ne dépend que de l’état 1 ( ne dépend pas de Qe)
E2 ne dépend que de l’état 2 ( ne dépend pas de Qi)
Ils sont parfaitement indépendants l’un de l’autre.
Un conducteur creux maintenu à un potentiel constant fait écran électrique dans les 2 sens, c.à.d que
les champs électriques et les répartitions des charges dans la cavité sont indépendants des charges
extérieures et inversement .
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4. INFLUENCE DANS UN SYSTEME DE n CONDUCTEURS
La charge de chacun d’eux est une fonction linéaire et homogène des potentiels de tous .
n
Qi = ∑ Cij Vj
j =1
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4.3. Energie du système de n conducteurs en équilibre
C’est l’énergie totale que l’on peut récupérer en reliant tous ces conducteurs au sol, pour les décharger
complètement. C’est aussi l’énergie qu’il faut fournir à ce système pour le charger par un procédé réversible sans
perte d’énergie sous forme de chaleur :
1 n
W= ∑ Qi .Vi
2 i =1
Qi : Charge du conducteur i
Vi : Potentiel du conducteur i
5. IMAGES ELECTRIQUES
Le potentiel V(M) en un point M extérieur à la surface équipotentielle (S’) ou au conducteur (S) obéit dans les
2 cas aux conditions suivantes :
∆V = 0
V = V’ sur (S) ou sur (S’)
V = 0 à l’∞
Ces 3 conditions déterminent V(M) d’une façon unique : les 2 systèmes sont donc équivalents : on dit que q3
et q4 sont l’image électrique de q1 et q2 à travers le conducteur (S).
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CHAP.6. CONDENSATEUR- ENERGIE ET FORCE ELECTROSTATIQUES
A- CONDENSATEUR
1. Définitions
Un condensateur est l’ensemble de deux conducteurs dont l’un (C2) (armature externe), entoure complètement l’autre
(C1) (armature interne). Il y a donc influence totale entre ces 2 armatures. La charge superficielle Q de l’armature
interne est la charge du condensateur. Si Q2 est la charge totale de l’armature externe,
Q2 = Qe – Q
Dans le système M.K.S.A. , la capacité C s’exprime en farad (F) . En pratique, on utilise les sous-multiples suivants :
- le microfarad : 1 µF = 10 F.
–6
–9
- le nanofarad : 1 nF = 10 F.
– 12
- le picofarad : 1 pF = 10 F.
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3. Exemples
a)Condensateur plan
b) Condensateur sphérique
R1.R2
Q = 4.π .ε o .
R1.R2
(V1 − V2 ) = C.(V1 − V2 ) ⇒ C = 4.π .ε O (R2 > R1)
R2 − R1 R2 − R1
c) Condensateur cylindrique
h : hauteur du condensateur
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Remarque
Si l’espace compris entre les armatures contient un isolant (ou diélectrique) de permittivité absolue
(ou constante diélectrique) ε = εr.εo , on remplace dans ces formules , εo par ε avec εr >1 : permittivité relative du
diélectrique .
4. Association des condensateurs
a)En parallèle,
Q = C ( VA – VB ) = C1 ( VA – VB ) + C2 ( VA – VB ) + ….+ Cn ( VA – VB )
n
⇒C = C1 + C2 + … + Cn ⇒ C = ∑ Ci
i =1
b)En série,
Q Q Q Q 1 1 1
Q = C ( VA – VB ) ⇒ ( VA – VB ) = = + + …+ = Q. + + ... + ⇒
C C1 C2 Cn C1 C2 Cn
n
1 1
= ∑
C i =1 Ci
C’est l’énergie que peut recueillir le milieu extérieur lorsqu’on court-circuite les armatures. C’est donc,
l’énergie qui traverse le fil de liaison :
Q2 1 1
W= = C (V1 − V2 ) 2 = Q(V1 − V2 )
2.C 2 2
Cette énergie peut être considérée comme localisée dans le diélectrique avec une densité par unité de
volume :
dW ε .ε .E 2 ε o .ε r
= o r ⇒ W = ∫E
2
.dv
dv 2 2 [ D]
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B- ENERGIE ET FORCE ELECTROSTATIQUES
Le travail des forces électriques s’exerçant sur une charge ponctuelle q se déplaçant d’un point A à un
point B dans un champ électrique est :
W = q.(VA – VB)
En effet, la charge q placée dans un champ électrostatique est soumise à la force électrostatique :
f = q. E = − q. grad V
Le travail W de f le long de la courbe AB est :
B
W= ∫AB f . dM = ∫AB − q. grad V. dM = – q. ∫AB grad V . dM = – q. ∫A dV = q.( VA – VB )
• On appelle énergie électrostatique En d’une charge ponctuelle q placée en un point P où le potentiel est V , le
travail que peut fournir cette charge dans un déplacement la menant de P à l’infini .
• On peut également définir cette énergie En comme le travail dépensé par un opérateur pour amener la charge
q de l’infini jusqu’en P , par une succession d’états d’équilibre .
E est algébrique :
♦ Si En > 0 , cela signifie que la charge est capable de fournir du travail (travail moteur) .
♦ Si En < 0 , cela signifie que le déplacement de la charge à l’infini nécessite un travail fourni par l’opérateur
(travail résistant) .
Vi : potentiel créé au point Pi où qi est placée , par les autres charges qJ , j≠i .
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Exemple :
1 3
.∑ qi .Vi = (q1.V1 + q2 .V2 + q3.V3 )
1
=
2 i =1 2
Pour mettre en place ce système en amenant les charges de l’infini, d’une façon réversible, il faut
dépenser un certain travail qui mesure par définition l’énergie mutuelle du système de charges.
• Toutes les charges étant à l’infini, plaçons q1 en P1, ceci n’exige aucun travail W 1 = 0 .
q1
• q1 crée au point P2 un potentiel : v =
4.π .ε o .r12
• Pour mettre en place le système de trois charges , il faut fournir un travail total :
1 q1.q2 q2 .q3 q1.q3
W= W1 + W2 + W3 = + + = En
4.π .ε o r12 r23 r13
W mesure l’énergie mutuelle En du système .
1
=
2 (D )
En ∫ V.dq
V : Potentiel en un point P ∈ (D) .
dq = λ.dl pour une distribution linéaire .
dq = σ.dS pour une distribution surfacique .
dq = ρ.dv pour une distribution volumique .
• L’énergie électrostatique En d’un système est localisée dans les régions où règne un champ E , avec une
énergie par unité de volume :
dE n 1 2 1
= εo .E ⇒ En = .ε o .∫ E 2 .dv avec (R): Espace où E≠0
dv 2 2 (R )
• Exemple :
ère
1 méthode
1
V .σ .dS
2 ∫ (S )
En =
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L’énergie électrostatique En de cette distribution est localisée dans les régions où E ≠ 0 , avec la densité
d’énergie par unité de volume :
dEn 1 1
= ε o .E .ε o .∫ E 2 .dv
2
⇒ En =
dv 2 2 (D )
( On a vu que ) Chaque élément de surface dS d’un conducteur est soumis à une force de pression
électrostatique dF :
σ 2 .dS
dF = n
2.ε o
n : vecteur unitaire normal en M à la surface (S) du conducteur .
σ : densité superficielle de charge en M .
σ2
p= : pression électrostatique au point M centre de dS .
2.ε o
Ce système de forces est caractérisé par une résultante F et un vecteur moment résultant Γ .
5.2. Méthode de calcul à partir de l’énergie
• On peut utiliser pour calculer ces forces , un procédé général basé sur l’application du principe de la
conservation de l’énergie à un déplacement virtuel .
∂E ∂E ∂E
F = − grad E n = − n i − n j − n k
∂x Q ∂y Q ∂z Q
∂E ∂E ∂E
Γ = − n i − n j − n k
∂α Q ∂β Q ∂γ Q
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α , β ,γ sont les angles de rotation du système autour de Ox , Oy et Oz .
L’indice Q signifie que l’on opère à charges constantes et En doit être exprimée en fonction de Q .
D’où :
∂E ∂E ∂E
F = grad E n = n i + n j + n k
∂x V ∂y V ∂z V
∂E ∂E ∂E
Γ = n i + n j + n k , E doit être exprimée en fonction de V
∂α V ∂β V ∂γ V
5.3. Exemple : Force d’attraction F entre les deux armatures d’un condensateur- plan
σ2 .dS
Chaque élément dS de l’armature (S) est soumis à une force dF = .
2.εo
La résultante F de ce système de forces parallèles est :
σ2 .dS σ2 .S Q2 ε .S.V 2
F= ∫ (S) = = = o
2.εo 2.εo 2.εo .S 2.e 2
1 Q2 1 1 2
En = . = .Q.V = .C.V
2 C 2 2
εo .S 1 Q2 1 ε .S.V 2 1 Q2 .e
C= ⇒ En = . = . o = .
e 2 εo .S 2 e 2 εo .S
e
∂E n 1 Q2
• Fx = F . i = – =− .
∂e Q 2 εo .S
∂E 1 ε .S.V 2
• Fx = F. i = n = − . o
∂e V 2 e2
Le signe – signifie que F est attractive.
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