Étude de la stabilité du tunnel T1
Étude de la stabilité du tunnel T1
Francis Jeanson
Mémoire
Pour l'obtention des diplômes d’Ingénieur d’État
Promotion 2021/2022
Remerciements
LOTFI
YOUNES,SOFIANE, SOHAIB
Je dédie ce mémoire
ﻣﻠﺧص
اﻟدراﺳﺔ ﺗﺗم،اﻟﮭدف ﻣن ھذا اﻟﻌﻣل ھو دراﺳﺔ ﺳﻠوك ﻧﻔﻖ ﺟﺑل اﻟوﺣش ﺑﻣدﯾﻧﺔ ﻗﺳﻧطﯾﻧﺔ اﻟذي ﻋﺎﻧﻰ ﻣن ظﺎھرة اﻻﻧﮭﯾﺎر
MIDAS GTS وROCSCIENCE PHASE 2 ﻋن طرﯾﻖ ﺟﻣﻊ اﻟﻣﻌﻠوﻣﺎت اﻟﺟﯾوﺗﻘﻧﯾﺔ وادﺧﺎﻟﮭﺎ ﻓﻲ اﻟﺑرﻧﺎﻣﺞ اﻟﻣﺳﺗﻌﻣل
واﺳﺗﺧراج اﻟﺗﺷوھﺎت واﻟﺗﺣرﻛﺎت اﻟﺗﻲ طرأت ﻋﻠﻰ اﻟﻧﻔﻖ وﻣﻘﺎرﻧﺗﮭﺎ ﻣﻊ ﻧظﯾرﺗﮭﺎ ﻓﻲ اﻟﺣﻘﯾﻘﺔ ﻣﻊ1 ﻟﻧﻣذﺟﺔ اﻟﻧﻔﻖ تNX
.اﻗﺗراح ﺣﻠول وﻧﻣذﺟﺗﮭﺎ ﻟﻠﺣد ﻣن ھذه اﻟﺗﺷوھﺎت واﻟﺗﺣرﻛﺎت
ROBOT اﻧطﻼﻗﺎ ﻣن اﻟﺳﯾﻧﺎرﯾو اﻷﺧﯾر ﺑﺎﺳﺗﻌﻣﺎل اﻟﺑراﻣﺞ1 وأﺧﯾرا ﺣﺳﺎب ﻛﻣﯾﺔ اﻟﺧرﺳﺎﻧﺔ اﻟﻣﺳﻠﺣﺔ اﻟﻼزﻣﺔ ﻟﻠﻧﻔﻖ ت
SOCOTECوEXPERT
اﻟﻣﺎﺳﺢ اﻟﺿوﺋﻲ ﺛﺎﻟﺛﻲ، ﺣﻔر، ﺗﻘﺎرب اﻟﺟدران، ﺗﺷوه، ﻣراﻗﺑﺔ، اﻟدﻋم اﻟﻣؤﻗت، ﺛﺎﻟﺛﻲ اﻷﺑﻌﺎد، ﻋدم اﻻﺳﺗﻘرار، ﻧﻔﻖ:ﻛﻠﻣﺎت ﺑﺣث
. ﺗﻣﺛﯾل، اﻟﺟﺑل، اﻟﺟﯾوﺗﻘﻧﯾﺔ، اﻟﺗﺣرﻛﺎت، اﻷﺑﻌﺎد
Abstract
The main objective of this work is to study the behavior of the T1 tunnel of Djebel el-Ouahch in the
city of Constantine, which suffered a phenomenon of collapse. The study is carried out in collecting
geotechnical information and modelling the tunnel in the MIDAS GTS NX software, and the
ROCSCIENCE PHASE 2 software. The modelling was carried out by simulating the different
scenarios proposed along the course of the project. The results were then analyzed. Namely the
deformations generated and the internal forces developed.
Finally for the last scenario, namely the consolidation of the works, a dimensioning of the final coating
was carried out with the software ROBOT EXPERT and SOCOTEC.
Key words: Tunnel, Instability, 3D, Lining, Auscultation, Displacement, Convergence, Ground
movement, Geotechnical, mountain, Monitoring, Modelling.
Résumé
L'objectif principal de ce travail est d'étudier le comportement du tunnel T1 de Djebel el-Ouahch
dans la ville de Constantine, qui a subi un phénomène d'effondrement. L'étude est réalisée en
collectant des informations géotechniques et en modélisant le tunnel dans le logiciel MIDAS GTS NX,
et le logiciel ROCSCIENCE PHASE 2. La modélisation a été effectuée en simulant les différents
scénarios proposés le long du déroulement du projet. Les résultats ont par la suite été analysés. A
savoir les déformations engendrées et les efforts internes développés.
Conclusion Generale………………………………..…………………………………………. 98
Introduction générale
La réalisation d'ouvrages souterrains a connu un essor important dans les dernières décennies.
La densification des agglomérations urbaines et l’embouteillage conduisent à une demande
croissante de construire des ouvrages.
L’un des problèmes majeurs liés à ces ouvrages est constitué par les mouvements du sol
induits par les travaux surtout à faible profondeur. Ce problème est d’autant plus important en
présence des formations géologiques très médiocres telles que les schistes et l’argilite
fortement altérée, le tassement dans ce cas se développe au cours du temps, parfois pendant de
longues périodes après la fin des travaux.
Ce travail a pour but d’étudier le phénomène d’effondrement qui avait le tunnel T 1 de Djebel
el Ouahche de l’autoroute est-ouest en utilisant un modèle 3 dimensions.
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Chapitre I
Recherche
Bibliographique
Chapitre I Recherche Bibliographique
I-1-Introduction :
Un tunnel est une galerie souterraine qui peut être un tunnel autoroutier, ferroviaire, passage
de réseau d’assainissement ou bien d’alimentation avec l’eau potable.
Les tunnels sont construits par des méthodes de tranchées couvertes, en longs tronçons
préfabriqués coulés sur place, par forage et dynamitage, par des moyens mécanisés tels que
des tunneliers.
Concernant la section, elle peut être sous forme circulaire, demi-circulaire… etc.
Mais la réalisation de cet ouvrage peut être dans de mauvaises conditions, par exemple des
conditions techniques, on peut résumer la problématique dans les conditions géologiques et
géotechniques.
Dans ce chapitre, nous allons traiter le phénomène d’éboulement des tunnels (ou tunnels
collapse) que nous pouvons rencontrer dans chaque réalisation d’un tunnel, et les causes
principales qui provoquent ce phénomène, et l’analyse de ces causes pour avoir une idée
détaillée sur la catastrophe.
a- Les failles
La présence d’une zone de faille provoque une instabilité du tunnel et entraîne des
modifications importantes de la structure du massif rocheux plus précisément, le pendage et la
largeur de la faille.
D’après les expériences, la zone de faille provoque de fortes contraintes géostatiques et des
modifications lithologiques des roches environnantes conduisant à la répartition asymétrique
des contraintes dans le tunnel.
Voici un tableau qui présente quelques tunnels qui ont un phénomène d’effondrement à cause
de la présence d’une zone de faille.
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Chapitre I Recherche Bibliographique
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Chapitre I Recherche Bibliographique
Ce phénomène est suivi par le nivellement et l’érosion du sol dans les cavités de la roche.
Des cavités nouvelles et différentes avec sommets en formes de dôme sont générées.
L’infiltration d’eau et le jaillissement de boue dans les tunnels sont classés en fonction de
l’état des roches environnantes et des facteurs météorologiques associés à l’excavation du
tunnel (Zhao et al. 2013). Des études antérieures sur le mécanisme de pénétration de l’eau
dans la construction de tunnels, telles que l’analyse du mécanisme de pénétration de l’eau
dans les sections géologiques défavorables (en particulier dans les zones de failles et les
strates karstiques), la détermination de l’état critique de la pénétration de l’eau, et le calcul
quantitatif de l’entrée d’eau, ont fournissent des renseignements importants pour les
ingénieurs en construction de tunnels.
d- Altération de la roche :
Les processus naturels d’altération produisent des modifications de la roche qui peuvent avoir
un impact majeur sur le creusement de tunnels.
L’altération réduit la résistance des roches et peut s’étendre à des profondeurs considérables
sous l’action du mouvement des eaux souterraines, les caractéristiques climatiques et
topographiques, ainsi que le type et la structure de la roche influencent la profondeur de la
roche.
L’érosion élimine souvent les matériaux altérés, mais il reste souvent des chenaux profonds et
des vallées étroites où les matériaux altérés sont bien dissimulés à la surface.
Des zones enfouies de roches altérées peuvent exister sous les matériaux de divers glaciaires,
les poches de roche fortement altérées contiennent généralement de l’eau et peuvent être
soumises à une pression hydrostatique appréciable, elles peuvent donc avoir la capacité de
s’écouler rapidement dans une excavation si elles sont perturbées par activité de creusement
de tunnel sous-jacent ou adjacent
Les poches d’altération se trouvent dans les roches ignées, métamorphiques et sédimentaires
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Chapitre I Recherche Bibliographique
Des conditions de contraintes inhabituelles, comme celles que l’on peut rencontrer lors du
creusement de tunnels dans des régions montagneuses escarpées, ou des conditions rocheuses
exceptionnellement faibles, peuvent également donner lieu à des problèmes d’instabilité.
f- Gonflement du sol :
Le sol qui gonfle se déplace dans l'ouverture du tunnel en raison du changement de volume dû
à l'adsorption d'eau et aux effets d'adsorption. En outre, le gonflement du sol est plus lent à
agir sur la face du tunnel et peut nécessiter des périodes de temps significatives avant que la
déformation ne soit perceptible. Le comportement de gonflement désigne la réponse de la
roche à la présence d'eau. Un test simple consiste à immerger un morceau de roche dans un
récipient rempli d'eau et à observer sa réaction et s'il se désintègre. Certaines argiles se
désintègrent assez rapidement et augmentent leur volume de plus de 25 %.
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Chapitre I Recherche Bibliographique
Les phénomènes de gonflement sont généralement associés aux sols argileux ou aux roches
dérivées de ces sols. Les roches qui sont riches en minéraux argileux sont susceptibles de
présenter des caractéristiques de gonflement prononcées. Les gouges de failles, les
mudstones, les argiles et les roches fortement altérées de type pyroclastiques et micacées possèdent
aussi généralement de fortes propriétés de gonflement.
Sur le terrain, il est difficile de faire la distinction entre un sol qui s'écrase et un sol qui gonfle,
d'autant plus que les deux conditions sont souvent présentes en même temps. Cependant, sauf
dans des conditions extrêmes, le resserrement est presque toujours autolimité et ne se
reproduira pas vigoureusement, tandis que le gonflement peut se poursuivre tant que de l'eau
libre et des matériaux gonflants sont présents, en particulier lorsque le matériau intrusif a été
retiré, exposant ainsi la roche fraiche et non hydratée.
La forme la plus courante de déformation des masses rocheuses est celle du plissement et est
particulièrement visible dans les structures rocheuses en couches, bien que le plissement se
produise dans tous les types de roches (Ramsay et Huber, 1987). Les plis se produisent à des
échelles très différentes, allant de longueurs d'onde de l'ordre du centimètre au kilomètre.
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Chapitre I Recherche Bibliographique
Un glissement relatif entre les couches se produit également dans le pliage en flexion des
structures fortement stratifiées. Des caractéristiques telles que l'ouverture d'entailles ou de
fissures de tension dans des formations rocheuses plus résistantes en plus du développement
de cisaillement dans les zones de compression des plis se produisent également. Des
concentrations de contraintes localisées se produisent fréquemment en association avec des
roches plissées en flexion, et lorsqu'elles sont d'une ampleur suffisante, ces contraintes
peuvent provoquer des effets d'action d'éclatement lors de l'excavation dans certains types de
roches, à savoir celles des catégories plus fortes et cassantes.
Les roches plissées par flexion représentent essentiellement des zones de compétence réduite
dans les tunnels, cela est dû à la probabilité d’une fracturation plus intense et d’un
relâchement des contraintes, ce qui accroit le risque de délogement des roches entourant
immédiatement les excroissances fraichement exposées du tunnel
Les formations rocheuses plus solides sont les plus susceptibles de subir une fracturation ainsi
qu’un relâchement des contraintes ouvert
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Chapitre I Recherche Bibliographique
Certains projets de tunnels ont rencontré des instabilités en raison de la nature de la surface du
sol en pente recouvrant l'emplacement du tunnel. Ce terrain en pente peut être intrinsèquement
instable sans aucune perturbation créée par la construction du tunnel. Dans d'autres situations,
cependant, le tunnel peut introduire des changements dans les conditions de stabilité de la
pente. Les conditions des eaux souterraines peuvent également changer. L'excavation du
tunnel peut s'avérer être une influence affaiblissante significative à proximité d'une zone de
glissement de terrain potentiel.
Dans certains cas, des phénomènes naturels tels que des glissements de terrain, des avalanches
de neige, des coulées de boue et des chutes de pierres peuvent également être à l'origine
d'effondrements. Les sections de tunnel et les portails peuvent être déformés ou détruits sous
l'action de ces manifestations si le positionnement des structures du tunnel dans les pentes
instables est inadéquat.
Une intensité de soutènement insuffisante résulte de divers aspects tels qu’une conception
déraisonnable, des mesures de construction inappropriées, un soutènement retardé et l’effet du
gonflement de la roche.
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Chapitre I Recherche Bibliographique
La strate est en état d’équilibre avant le creusement d’un tunnel. Après cela, une nouvelle
surface libre émerge et un effet de déchargement est généré, rompant l’ancien équilibre de la
roche environnante.
I-3. Conclusion
Avec des conséquences graves allant des défaillances mécaniques et des retards de
construction aux dommages matériels et aux pertes de vie. Une étude soigneuse et rigoureuse
est nécessaire lors de la réalisation de ce type d’ouvrages.
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Chapitre II
Description du projet
Chapitre II Description du projet
II-1. Introduction
Compte tenu du "système complexe" dans la réalisation des tunnels, on doit commencer par la
conception du tracé et de la coupe longitudinale, ce qui n'est pas souvent le cas. C'est aussi à ce stade
que l'optimisation technique et financière est la plus importante.
Dans ce chapitre, on va entamer la présentation du projet étudié et toutes ces caractéristiques
géologiques, géographiques et hydrographiques …etc. Ainsi que les caractéristiques géométriques,
la notation des portails, le profil en long, et plus précisément le problème de l'éboulement qu'a eu ce
tunnel.
II-2. Présentation du Projet Autoroute Est-Ouest (Lot Est)
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Chapitre II Description du projet
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Chapitre II Description du projet
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Chapitre II Description du projet
Figure II. 5: Carte géologique el ARIA présente les formations géologiques du massif.
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Chapitre II Description du projet
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Chapitre II Description du projet
Mois Janv Févr Mar Avr Mai Jui Juil Aou Sept Oct Nov dec
T.mi
2 2 5 7 10 15 18 18 15 11 6 3
n°C
T.max
12 13 17 20 25 31 35 35 29 24 17 13
°C
Tableau II. 1: Variation de la température durant l’année 2003.
II-3-2. Le tunnel : (T1)
Le tunnel est localisé sur l’Autoroute Est-Ouest à hauteur de la ville de Constantine, à l’Est
de l’Algérie. L’ouvrage traverse la montagne « Djebel El Ouahche », située au Nord Est de la
ville de Constantine. Ce tunnel fait partie de la Section quatre (4) de l’Autoroute Est-Ouest,
Lot Est.
En termes dimensionnels, le tunnel est un bitube de longueur (1891m) environ, avec une
section en forme de voûte surbaissée avoisinante (190 m²). La couverture maximale du tunnel
est de (140m).
La largeur de la section d'excavation est égale approximativement (18m) et celle du pilier
central est de (17m) environ. La pente longitudinale du tunnel étant de 4%.
Le tunnel contient quatre galeries d’intersection sur (380m) (CROSS PASSAGE deux pour
les voitures et deux pour les personnes en cas d’incendie ou accident).
La position du tunnel T1 et sa longueur sont motionnées sur le tableau suivant :
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Chapitre II Description du projet
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Chapitre II Description du projet
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Chapitre II Description du projet
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Chapitre II Description du projet
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Chapitre II Description du projet
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Chapitre II Description du projet
II-5. Conclusion
D’après ce qui est exposé dans les paragraphes précédents, on a pu conclure que ce tunnel
avait une situation complexe concernant le phénomène de l’éboulement. Ce dernier est lié
directement ou indirectement aux conditions citées précédemment.
Ainsi que le tunnel fera l'objet d’étude, en but de réparation optimale pour le récupérer et le
remettre en service.
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Chapitre III
Analyse des résultats
D’instrumentation
(Monitoring)
Chapitre III Analyse des résultats d’instrumentation (Monitoring)
III-1. Introduction
De nos jours, la réalisation des ouvrages souterrains nécessite une étude profonde qui mène à
déterminer la nature et les différentes caractéristiques des sites ; notamment ceux qui ont un
comportement difficile à traiter, et des paramètres mécaniques et géographiques du sol qui ne
sont pas bien définis. Ceci nous oblige à fournir des efforts multiples techniques et
économiques pour suivre ce type de terrain et surtout lors de la phase de l’excavation, là où
les mouvements importants dans le sol se produisent.
Donc l’instrumentation est utilisée pour la surveillance du site pour assurer la bonne
fonctionnalité de l’excavation, la sécurité d’ouvrage et des gens.
Dans ce chapitre nous allons parler sur l’instrumentation, l’utilité, les types utilisés existants,
l’ouvrage étudié, les résultats obtenus et leurs interprétations.
III-2. Définition
Une auscultation est une méthode pour suivre le comportement actuel de l’ouvrage soit de
convergence à l’intérieur du tunnel ou bien des tassements ou déformations sur la surface du
tunnel en utilisant plusieurs façons selon la problématique.
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Chapitre III Analyse des résultats d’instrumentation (Monitoring)
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Chapitre III Analyse des résultats d’instrumentation (Monitoring)
e. Mesure de contraintes : une opération qui consiste à mesurer les poussées sur la
structure de tunnel. On utilise : les jauges de contrainte ou capture de pression.
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Chapitre III Analyse des résultats d’instrumentation (Monitoring)
L’excavation d’un tunnel consiste à avoir une déformation avant la stabilité du massif (théorie
de convergence-confinement), cette déformation doit être acceptable et ne dépasse pas certaines
valeurs admissibles.
Une énorme déformation dans le tunnel T1, pratiquement il va subir plusieurs types
d’instrumentations. Parmi ces instruments ; la mesure de convergence relative et absolue, les
inclinomètres, Tasso mètre…etc.
Mais dû à l’absence des données, notamment en période avant éboulement, on va voir juste tout ce
qui concerne l’auscultation avec la topographie.
La figure qui suit présente les cibles utilisées à l’intérieur du tunnel T1.
Dans le T1, les cibles sont implantées selon des positions données dans les soutènements sur le
contour de la section (par nivellement et triangulation) et sur la longueur de tunnel, avec un pas
d’espacement (entre 1m et 5m) selon la quantité de déplacement estimée. L’opération de mesure est
programmée chaque jour avec une répétition de deux ou trois fois par jour dans le même PK. Les
levés topographiques sont transférés de la station totale vers un fichier Excel traité par le
topographe.
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Chapitre III Analyse des résultats d’instrumentation (Monitoring)
Figure III. 7: Position des cibles topographiques et des distances par rapport à la section.
Après le traitement des données topographiques, on va les reconstruire sous forme des graphes avec
Excel pour mieux comprendre les déplacements relatifs et les tassements provoqués.
Les graphes suivants nous donnent l’image exacte des déplacements et tassements à l’intérieur du
tunnel T1 ; tout ce qui concerne le tassement de la voute et la convergence de parois, et puis toutes
les précautions que nous allons adopter pour diminuer ce déplacement s’il existe.
Dû au grand nombre des graphes (32 courbes), on va s’intéresser que des courbes qui présentent des
déplacements énormes. Le reste des courbes sera annexé.
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Chapitre III Analyse des résultats d’instrumentation (Monitoring)
Dans cette partie, nous allons parler sur les graphes à partir des tendances des vitesses de
déplacements et de tassements enregistrés dans chaque section de mesure.
a. Les déplacements relatifs
PK 206+174
PK 206+259
• Déplacement A et B : stabilisation après une petite tendance, entre (15 mm) et (20
mm).
• Déplacement C : une tendance enregistrée entre 3 septembre 2013 et 10 septembre
2013 jusqu' avoir une valeur moyenne de déplacement (110 mm).
• Déplacement D et E et F : stabilisation entre (1 mm) et (5 mm).
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convergence relative (mm) Convergence relative (mm)
-80
-60
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0
20
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-100
-80
-60
-40
-20
0
20
27/08/2013 10:34 12/06/2011 06:05
Chapitre III
DispA
DispA
DispB
28/09/2013 09:05 30/01/2012 20:52
DispB
DispC
09/10/2013 09:13
DispC
03/10/2012 15:13
11/10/2013 21:34 18/03/2012 20:34
14/10/2013 21:04 24/03/2012 09:45
Ecoulement du temps
Ecoulement du temps
21/10/2013 09:55 31/03/2012 21:02
DispD
23/10/2013 23:09 30/04/2012 10:06
DispD
08/01/2012 09:44
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Chapitre III Analyse des résultats d’instrumentation (Monitoring)
0
-20
-40
-60
-80
-100
-120
-140
03/09/2013 23:18
07/09/2013 08:08
09/09/2013 21:48
12/09/2013 16:33
15/09/2013 21:30
18/09/2013 11:08
21/09/2013 23:22
24/09/2013 10:04
26/09/2013 23:47
30/09/2013 09:16
02/10/2013 22:14
06/10/2013 15:28
08/10/2013 22:40
11/10/2013 14:28
14/10/2013 04:47
20/10/2013 09:24
22/10/2013 21:38
26/10/2013 09:20
28/10/2013 21:08
31/10/2013 22:28
04/11/2013 14:30
06/11/2013 20:57
10/11/2013 13:38
12/11/2013 21:23
13/11/2013 22:33
14/11/2013 15:40
16/11/2013 21:37
18/11/2013 03:31
01/12/2013 09:52
08/12/2013 22:43
11/12/2013 15:19
14/12/2013 17:05
18/12/2013 15:49
Ecoulement du temps
PK 206+178
• Tassements 1,2 et 3 et 5 : deux tendances successives jusqu’à la stabilisation avec une
valeur max égale à (113 mm).
• Tassement 4 : une légère tendance pour avoir la stabilité dans (80 mm).
PK 206+ 210
• Pour tous les tassements, une tendance entre la fin du mois de Janvier 2012 et la fin du
mois d’Avril 2012 jusqu’à la stabilisation dans toutes les courbes. Un autre pic est
enregistré à partir du mois de Mai 2013 et jusqu’à la date d’éboulement surtout dans
les cibles 1, 2,3 et 5 ce qui conduisait à un tassement de 128 mm dans la cinquième
cible.
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tassement (mm) tassement (mm)
-180
-160
-140
-120
-100
-80
-60
-40
-20
0
20
-140
-120
-100
-80
-60
-40
-20
0
12/06/2011 06:05
Chapitre III
12/09/2011 15:41
14/12/2011 11:13 12/09/2011 06:31
21/12/2011 00:31 13/12/2011 09:29
25/12/2011 05:38 18/12/2011 10:38
01/02/2012 10:39 22/12/2011 21:27
01/05/2012 20:22 26/12/2011 05:39
01/03/2012 14:28
01/09/2012 00:11
01/06/2012 15:33
01/12/2012 22:24
01/09/2012 14:21
18/01/2012 15:56
14/01/2012 15:04
22/01/2012 06:30
Settl1
19/01/2012 00:20
Settl1
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22/01/2012 08:20
02/12/2012 14:15
30/01/2012 20:52
20/02/2012 15:14
13/02/2012 09:22
28/02/2012 21:05
Settl2
21/02/2012 05:27
03/06/2012 16:02
Settl2
28/02/2012 00:18
13/03/2012 10:29 03/04/2012 17:15
22/03/2012 16:10 03/10/2012 15:13
29/03/2012 15:52 18/03/2012 20:34
Settl3
04/08/2012 09:17 24/03/2012 09:45
Settl3
Ecoulement du temps
26/04/2012 09:48 30/04/2012 10:06
05/07/2012 09:14 15/05/2012 08:34
Settl4
22/05/2012 09:30 28/05/2012 09:03
Settl4
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Chapitre III Analyse des résultats d’instrumentation (Monitoring)
-20
-40
-60
-80
-100
-120
-140
20/01/2012 18:29
26/01/2012 08:41
30/01/2012 17:10
02/02/2012 15:54
17/02/2012 13:51
23/02/2012 22:57
03/01/2012 15:59
03/07/2012 21:06
17/03/2012 10:54
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04/01/2012 21:11
04/08/2012 09:03
15/04/2012 09:40
24/04/2012 08:15
05/08/2012 09:14
23/05/2012 09:15
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24/06/2012 08:34
15/08/2012 09:41
10/03/2012 09:23
11/11/2012 09:06
27/12/2012 14:56
02/06/2013 08:52
31/03/2013 09:01
05/12/2013 14:15
29/07/2013 15:58
13/08/2013 22:08
20/08/2013 22:45
28/08/2013 23:46
18/11/2013 10:21
24/11/2013 22:48
27/11/2013 15:01
12/03/2013 09:36
19/12/2013 06:13
Ecoulement du temps
D’après ce qui figure sur les graphes et les différentes interprétations on peut mettre des
hypothèses des phénomènes qui se sont produits dans chaque section de mesure et exactement
dans chaque cible topographique.
Page 35
Chapitre III Analyse des résultats d’instrumentation (Monitoring)
Pour le tassement.
PK 206+174 :la cible de clé de voute 1et les cibles 3 et 5 sont les cibles qui ont le grand
pourcentage de tassement, donc ce qui veut dire que cette section a subi de grandes charges et
que le système de soutènement n’a pas pu supporter pas cette charge, et surtout les fondations.
PK 206+210 : on remarque un deuxième pic ; le tassement augmente de façon très rapide,
probablement à cause d’élargissement de la section en simple cintre.
III-6. Conclusion
On a conclu que l’auscultation dans les tunnels est un facteur majeur de la sécurité, aussi bien
pour les ouvriers que pour les utilisateurs, conduisant en même temps à un projet plus
économique. Particulièrement le cas du tunnel T1 de djebel el Ouahche qui a été creusé dans
d’un sol médiocre, et qui a subi des déformations énormes qui peuvent conduire à un
phénomène d’effondrement.
Page 36
Chapitre IV
Analyse géotechnique
des terrains du projet.
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
IV-1. Introduction
L’étape préalable à la réalisation d’un ouvrage consiste en phases d’étude. Traiter les
différents facteurs ; économique, politique, démographique et environnemental, déterminant les
modes opératoires adaptées aux séquences de construction envisagées, le matériel et la main-
d’œuvre nécessaires pour mener à bien ces tâches, et une planification réaliste de leurs
exécutions. Un autre élément contribue également à la réalisation des ouvrages : c’est la
sécurité, notamment dans des endroits de mauvaise qualité de sol, assurer que notre ouvrage
soit durable et sécuritaire.
Dans ce chapitre on va entamer une discipline de la géotechnique qui est très importante dans
le domaine des ouvrages souterrains, c’est une étude de la géologie et spécialement le
comportement du sol lors de l’excavation de l’ouvrage.
Le but de chapitre et de traiter les données géotechniques de notre tunnel afin de connaitre le
comportement et la nature du sol, et déduire les paramètres intrinsèques du modèle
géotechnique : Le module de déformation E, la cohésion C l’angle de frottement Φ, et le
coefficient de poisson ѵ.
IV-2. Investigation géotechnique
Page 38
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
De à
Longitudinale du tube gauche
Méthode Taux de
Profondeur Essai
Sondage PK(Km) Tube Orientation de récupérations
(m) pressiométrique
forage de carotte RQD
Page 39
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
sondage Profondeur (m) Densité seche Densité humide Teneur en eau Degré de saturation Limite d'atterberg granulometrie
3.1 ● ● ● ● ●
12.5 ● ● ● ● ●
20.5 ● ● ● ●
25.4 ● ● ●
33.2 ●
S4-LT-04N 35.4 ● ● ●
42.8 ● ● ●
52.5 ● ● ●
63 ● ● ●
66.7 ● ● ●
72.9 ● ● ● ●
74.9 ● ● ●
20.7 ● ● ● ●
22.8
34.7 ● ● ● ●
44.2
66.9 ● ● ● ●
70.9 ● ● ● ●
75
78.8 ● ● ● ●
82.4
84.4
86.8
S4-LT-04NB 87.3 ● ● ● ●
92.7
95.5 ● ● ●
98.7
104.9
107.5 ● ● ● ●
113.4 ● ● ● ●
122 ● ● ● ● ●
127.7 ● ● ● ● ●
128.9
133.5
138.5 ● ● ●
Page 40
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
sondage Profondeur (m) Densité seche Densité humide Teneur en eau Degré de saturation Limite d'atterberg granulometrie
34.3 ● ● ●
T1 SUD DROIT 34.8 ● ● ●
35.7 ● ● ●
38.7 ● ● ● ●
48.4 ● ● ●
32.2 ● ● ●
33.3 ● ● ●
T1 NOTH DROIT 33.6 ● ● ●
33.9 ● ● ●
34.3 ● ● ●
34.9 ● ● ●
35.7 ● ● ●
36.1 ● ● ● ●
35.6 ● ● ●
37.3 ● ● ●
37.9 ● ● ● ●
35.1 ●
TSG1 38.7 ●
32 ● ●
34.2 ●
35.8 ●
sondage Profondeur (m) essai en compression uni a essai en compression triax cisaillement direct essai de gonflement
3.1 ●
12.5 ●
25.4 ●
33.2 ●
42.8 ●
S4-LT-04N 52.5 ●
63 ●
66.7 ●
72.9 ●
86.9 ●
110.8 ●
118 ●
34.7 ●
66.9 ●
S4-LT-04NB 70.9 ●
78.8 ●
87.3 ● ●
122 ●
7.7 ●
21.2 ●
29 ●
46.7 ●
49.6 ●
S4-LT-05NB 51.3 ●
56.1 ●
65.3 ●
79.7 ●
85.9 ●
97.2 ●
111.4 ●
134 ●
135.9 ●
146.9 ●
Tableau IV. 6: Essais mécaniques(I).
Page 41
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
sondage Profondeur (m) essai en compression uni a essai en compression triax cisaillement direct essai de gonflement
34.4 ●
TUBE DROIT SUD 35 ●
46 ●
49.4 ●
32.2 UU
33.3 UU
33.9 ●
TUBE DROIT NORD 34.3 UU
34.9
35.7 ● UU
36.1 ●
37.3 ●
31.4 ● CD
TS1G 32 ●
32.8 UU
38.7 ●
Au cours des premiers mois successifs (janvier - février) et suite à l’effondrement, des
investigations ultérieures sont effectuées, afin d’estimer :
• La distribution de la zone de décompression et des cavités produites autour des tubes droit et
gauche.
• L’extension de la zone d’effondrement du tube gauche.
• Les causes et le mécanisme d’apparition de cet éboulement.
Page 42
Page 43
Analyse Géotechnique des terrains du projet
Page 44
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
Remarque
Dans cette étude, Les tableaux récapitulatifs précédents ne contiennent que les investigations
dans la zone étudiée ayant des résultats.
Page 45
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
Après avoir obtenir les sondages carottés du tunnel, on peut avoir une observation
géotechnique sur les échantillons récupérés en donnant la description concernant la nature du
sol selon ces observations.
Figure IV. 3: Deux caisses de sondage V-4 de profondeurs différentes (19m-26m).et (73.8m-79.5m)
Figure IV.4 : deux caisses de sondage V-6 de profondeurs différentes (83.6m-89m) et (112m-118m)
L’observation géotechnique montre que les deux figures précédentes présentent de l’argilite.
Tous les autres sondages exposent le même type de sol, donc on peut dire qu’on a une seule
couche d’argile.
Page 46
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
Les investigations géologiques et géophysiques montrent que le tunnel se situe dans le faciès
argileux de l’oligocène appartenant à la nappe numidienne.
En surface, la formation lithologique des colluvions quaternaires affleure localement. Les
colluvions grossières sont représentées par des éléments gréseux hétérométriques : galets et
blocs anguleux enrobés dans une matrice limoneuse rousse.
On peut conclure que les deux tubes de tunnel traversent la même unité géologique des
argilites.
Les tableaux suivants font état des résultats issus des essais exposés dans la partie précédente.
Page 47
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
Page 48
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
a-
b-
Sondage PK (Km) Profondeur (m)compression uniaxial (MpaComparaisoninterpretation
V-4 206+205 111 0,121 <25 un sol molle
111,14
112,03 0,213 <25 un sol molle
112,2
112,46
120,02
moyenne 0,167
ecartype 0,065053824
c-
sondage PK (Km) rofondeur (mModul de deformation (Mpa)comparaisoninterpretation
V-4 206+205 111 16,7 15<16.7<50
111,14 argile
112,03 20,2 15<20.2<50 moyenne
112,2
112,46
120,02
moyenne 18,45
ecartype 2,474873734
Tableau IV. 10 (a,b,c) : Résultats d’essai compression uni axiale-
Page 49
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
Figure IV. 8:Éprouvettes des échantillons avant et après l’essai (réalisé par Cojaal).
Page 50
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
a-
sondage PK (Km) profondeur Cohesion (Mpa) comparaison interpretation
V-4 206+205 111 0,005 0.005<0.025 sol trés molle
111,14 0,005
112,03 0,005
112,2 0,005
112,46 0,005
120,02 0,005
moyenne 0,005
ecartype 0
b-
Page 51
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
Page 52
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
a-
sondage PK (Km) profondeur (m)e pressiometrique ession limite(Mpression fluage (Mpa comparaison interpretation
HA-2017-D 206+200 20 15.724 4.1 2.5 9<Em<38 Argile raide
b-
sondage PK (Km) profondeur (m)le pressiometriqueession limite(Mpression fluage(Mpa) comparaison interpretation
HB-2017-D 206+246 20 13.04 2.545 2.02 9<Em<38 Argile raide
30 83.965 2.555 1.619
a-
Sondage PK (Km) Profondeur (m) Tube droit (Ωm)
V-2 206+249.5 8-->12 17
12-->16 22
16-->20 20
20-->24 13
24-->28 10
28-->32 7
32-->76 5
76-80 7
80-->84 8,5
84-->92 9
92-->96 9,5
96-->100 10
moyenne 11,5
ecartype 5,406225368
Page 53
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
Les valeurs de la résistivité électrique sont entre (6 et 37.5) ce qui indique selon la
classification que ce type de sol est une argilite ou bien du limon, des roches métamorphiques
mais autres essais réalisés confirment que le type du sol est une argilite.
Page 54
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
a- Sondage PK (Km) Profondeur (m) Onde S (m/s) Onde P (m/s) Comparaison (m/s) Interpretation
V-4 206+205 6-->20 300 3800 200<300<400 argile
20-->37 400 2000 a partir de 10 m moyennement
37-->57 600 2000 raide
57-->90 1000 2600
90-->126 800 2000
moyenne (S) 620 moyenne(P) 2480
ecartype(S) 286.356421 ecartype (P) 782.3042886
b-
sondage PK (Km) profondeur (m) Onde S (m/s) Onde P (m/s) Comparaison interpretation
V-5 206+210 4-->10 200 200<300<400 argile
10-->23 300 a partir de 10 m moyennement
23-->58 400 1900 raide
58-->67 800 2400
67-->74 400 1900
74-->90 600 2100
moyenne (S) 450 moyenne(P) 2075
ecartype(S) 216.7948339 ecartype (P) 236.2907813
c-
sondage PK (Km) profondeur(m) Onde S (m/s) Onde P (m/s) Comparaison interpretation
V-6 206+230 0-->18 300 200<300<400 argile
18-->54 500 2200 a partir moyennement
54-->84 800 2400 de 10m raide
84-->125 1000 2800
moyenne (S) 650 moyenne(P) 2466,666667
ecartype(S) 269,2582404 ecartype (P) 305,5050463
d-
sondage PK (Km) profondeur(m) Onde S (m/s) Onde P (m/s) Comparaison interpretation
V-7 206+224.5 4-->24 300 5200 200<300<400 argile
24-->32 500 2000 a partir de 10 m moyennement
32-->57 600 2200 raide
57-->72 800 2600
72-->96 1000 2600
96-->107 800 1800
moyenne (S) 666.666667 moyenne(P) 2733.333333
ecartype(S) 250.333111 ecartype (P) 1250.066665
Page 55
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
g-
sondage PK (Km) profondeur(m) Onde S Onde P Comparaison interpretation
V-14 206+190 2-->14 300 200<300<400 argile
14-->37 500 5600 a partir de 10 m moyennement
37-->70 600 2000 raide
70-->87 1200 2600
87-->94 500 1400
moyenne (S) 620 moyenne(P) 2000
ecartype(S) 342.0526275 ecartype (P) 600
h-
sondage PK (Km) profondeur(m) Onde S (m/s) Onde P (m/s) Comparaison interpretation
V-15 206+255 4-->12 300 1500 200<300<400 argile
12-->44 500 2000 a partir de 10 m moyennement
44-->70 600 2200 raide
70-->106 550 2000
moyenne (S) 487.5 moyenne(P) 1925
ecartype(S) 131.497782 ecartype (P) 298.6078811
Page 56
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
On peut utiliser les valeurs des vitesses des ondes (P) et S pour calculer le module de
déformation (E) à partir de coefficient de poisson (ѵ)et le module de cisaillement (G) avec les
formules suivantes :
E=2(1+ѵ)*G
𝑉𝑉𝑉𝑉 2
� 𝑉𝑉𝑉𝑉 � −2
V= 𝑉𝑉𝑉𝑉 2
2� � −1
𝑉𝑉𝑉𝑉
G= ρ*𝑉𝑉𝑠𝑠 2 .ρ=2.323 (kg/Cm³) : résultat d’essai.
On peut le déduire selon la somme des longueurs des tranches récupérées qui ont une longueur
supérieure à 10 cm sur la longueur total du forage, l’intérêt de ce paramètre et de savoir la qualité du
massif concerné. Le RQD peut être calculé en utilisant la formule suivante :
Page 57
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
La figure précédente présente un échantillon du sondage V-1 de profondeur de (83m) et (88 m).
Le RQD varie entre 98% et 100% avec qualité de roche excellente (selon les interprétations)
Malgré les résultats enregistrés du RQD, nous tirons la tension sur des très faibles
caractéristiques de la matrice (Rc<1 MPa, C=5 MPa), ce qui rend ces résultats non
significatifs. C’est une étude d’un sol et non pas un massif rocheux.
Page 58
Chapitre IV Analyse Géotechnique des terrains du projet
On peut faire une comparaison avec un tableau des paramètres géotechniques entre les
différentes périodes, de début de réalisation jusqu'au temps actuel
IV-4. Conclusion
Après toutes les investigations géotechniques, interprétations et analyses faites dans le tunnel
T1 ; on a conclu que le tunnel est de sol type médiocre caractérisé par de faibles paramètres
géotechniques.
La connaissance de ces paramètres est une étape nécessaire pour avoir une image exacte sur le
comportement du sol, et pour faire un bon choix du soutènement d’ouvrage. Ainsi la gestion
des risques énormes qui peuvent se produire dans la phase d’excavation de l’ouvrage.
Page 59
Chapitre V
Modélisation
Numérique
Chapitre V Modélisation Numérique
V-1. Introduction.
Les méthodes numériques sont largement utilisées pour modéliser des structures mécaniques à
ciel ouvert ou souterrain.
L’application de différentes méthodes numériques présente des avantages importants tels que
l’analyse non linéaire, la mise en œuvre de différents comportements matériels, des
dimensions géométriques réalistes de comparaison, la modélisation de la charge statique et
dynamique ainsi que l’analyse hydraulique.
La modélisation numérique permet aux ingénieurs de simuler et de prévoir le comportement
de la structure géomécanique et des matériaux environnants avant la construction, afin
d’éviter les mouvements et les défaillances indésirables, ce qui entraîne des coûts
supplémentaires pour le projet.
V-3. Modélisation
V-3-1. Présentation du logiciel
GTS NX est un logiciel d'analyse par éléments finis pour l'analyse géotechnique avancée de la
déformation et de la stabilité des sols et des roches, ainsi que de l'écoulement des eaux
souterraines, des vibrations dynamiques et de l'interaction sol-structure en 2D et 3D.
GTS NX est utilisé pour l'analyse, les tests et la conception par les ingénieurs géotechniques,
civils et miniers. Il est conçu pour s'adapter à tout type de projet géotechnique. L'interface
intuitive permettra aux nouveaux utilisateurs d'intégrer facilement le logiciel dans leur
processus de travail.
La vitesse d'analyse rapide, les graphiques exceptionnels et les capacités de sortie offriront
aux utilisateurs un nouveau niveau avancé de conception géotechnique.
Page 61
Chapitre V Modélisation Numérique
Page 62
Chapitre V Modélisation Numérique
Page 63
Chapitre V Modélisation Numérique
Après avoir entré les paramètres des matériaux, on va affecter à chaque matériau ses
propriétés : les sections, les épaisseurs……, (les propriétés présentent le fonctionnement du
matériau, sa nature que c’est un élément poutre ou bien un solide …etc.) Chaque matériau
fonctionne en 1D ou 2D ou 3D.
Afin d’être proche de la réalité, le logiciel propose une opération très importante, la
modélisation du massif ou le tunnel, pour établir cette opération, on doit passer par plusieurs
phases :
Page 64
Chapitre V Modélisation Numérique
Pour le cas étudié, on va prendre presque 4000 points, plus le balayage est vaste (plus le
nombre de points), on aura plus de précision. On transporte les points vers ˝GPS visualiser˝
pour les convertir sous forme ˝KML˝, après un fichier CSV Excel. Un fichier converti en
Excel doit passer par le TCX Convertisseur pour le convertir du format ˝KML˝ en format
CSV Excel.
Finalement pour avoir les coordonnées (x, y, z), on passe à une nouvelle étape du logiciel
˝CIVIL 3D˝ pour la conversion des points importés depuis le fichier CSV qui sont sous format
( N,E, et élévation).
Page 65
Chapitre V Modélisation Numérique
Sur CIVIL 3D il faut choisir la région internationale ou la zone du tunnel car le logiciel utilise
de défiantes projections. À titre d’exemple, pour le cas actuel ou la région de Djebel el
Ouahche qui appartient à la zone 32, on utilise la projection de « Mercator transverse » qui
travaille avec « Universal Transverse Mercator » à base de système géodésique ˝World
Geodetic System 1984˝,
après cette opération on exporte les coordonnées vers un fichier Excel et on le convertit une
autre fois sous format « Txt ».
V-3-3-2. Phase 2 : Importation des cordonnes convertie sur MIDAS
Dans cette phase en va importer les données converties vers le logiciel Midas, en utilisant
l’icône ˝Make Face˝ dans la fonction Géométrie, exactement sur la catégorie « surface &
solide ». On choisit la commande « point », un affichage d’une boite de dialogue apparaît, en
cliquant sur « input table », ici l’outil va afficher un tableau avec une option au-dessous qui
contient une commande « import point », avec simple clique sur cette option on importe le
fichier final Txt.
Les points importés vont créer une surface similaire à celle du massif Djebel el Ouahche, sur
le logiciel. L’opération est figurée sur l’image suivante pour mieux comprendre cette phase.
Page 66
Chapitre V Modélisation Numérique
Remarque
Il faut noter qu’après la création de la surface, il faut nommer chaque étape de modélisation
car ceci sera très utile dans les étapes suivantes, notamment dans la phase de maillage qui est
très importante.
Pour avoir la forme du massif, on crée « rectangle » depuis la fonction « géométrie » au-
dessous. La surface déjà créée, et on l’extrude avec l’option « extrude », cette option met la
surface à l’intérieur du solide. Pour avoir la forme du massif, il faut séparer les deux parties
du solide avec l’option « Divid solide », elle permet de découper le solide en deux parties en
se basant sur la surface précédente, finalement on supprime la partie supérieure du massif.
La figure suivante montre clairement l’étape expliquée dans ce paragraphe.
a-
Page 67
Chapitre V Modélisation Numérique
b-
D’après ce qui est démontré dans la géotechnique, le tunnel passe dans une seule couche
d’argilite donc on considère que tout le solide est une seule couche.
Dans cette étape on va modéliser les deux tunnels. Cette opération consiste à le deviser en
plusieurs phases.
V-3-4-1.Phase 1 : création de la section du tunnel
La réalisation de cette phase peut être faite avec plusieurs méthodes selon le besoin :
Pour le cas étudié, on va utiliser l’option « tunnel », en introduisant les rayons d’après les
plans de section.
Page 68
Chapitre V Modélisation Numérique
Pour obtenir le tube, on fait « extrude »à chaque section du tunnel selon la longueur puis
« embed » pour séparer le tunnel du massif, pour le tunnel T1 on prend une tranche de (69 m)
qui contient deux types de soutènement ((24 m) en double cintres+ (36 m) en simple cintre +
(9 m) du sol non creusé).
Page 69
Chapitre V Modélisation Numérique
V-4. Le maillage.
La partie du maillage est la partie la plus importante dans toute l’opération de modélisation,
mais il faut d’abord expliquer le principe de fonctionnement du logiciel.
Page 70
Chapitre V Modélisation Numérique
MIDAS est un logiciel des éléments finis qui se base essentiellement sur le principe de maillage.
Une forme géométrique sèche doit passer par un maillage correspondant pour qu’on puisse la
traiter sous MIDAS. Le cas d’un boulon d’ancrage sous logiciel, est affecté à un maillage avec
introduction du type de matériau et ses propriétés, (les dimensions, la section, la rigidité…etc).
Page 71
Chapitre V Modélisation Numérique
Remarque
Le maillage du sol est en fonction du pas de creusement c'est-à-dire que chaque portion de
maillage présente (0.75m) de réalité.
V-4-4.Maillage du béton projeté et du cintre métallique
Le maillage des deux matériaux consiste à faire un modèle équivalent entre les deux, c’est-à-
dire calculer un module de déformation équivalente et une épaisseur équivalente.
La méthode de calcul est basée sur une surface de (1 m) de longueur, par contre l’épaisseur
des deux matériaux est inconnue.
a-
Page 72
Chapitre V Modélisation Numérique
b-
√3𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶1
heq = 2 ∗
𝐶𝐶𝐶𝐶
√3 𝐶𝐶𝐶𝐶²
Eeq = ∗ Ou:CA=n (A1 E1 + A2 E2)
6 √𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶𝐶1
C1=n (I1 E1 + I2 E2)
Pour la partie de doubles cintres, les calculs sont faits entre deux cintres puis entre
l’équivalent des deux cintres et le béton projeté.
Les paramètres des doubles cintres sont :
E (MPa) 210000
Heq (m) 0.4
E (MPa) 3440
Heq (m) 0.6
Tableau V. 4:Paramètres des doubles cintres et béton
Les paramètres de simple cintre et béton projeté
E(MPa) 32800
Heq (m) 0.38
Page 73
Chapitre V Modélisation Numérique
Maintenant la modélisation est faite avec l’option « extract » d’une seule portion et on la
traduit avec option « translate de mesh »
Page 74
Chapitre V Modélisation Numérique
Remarque
Il faut noter bien que chaque case du tableau du phasage représente une portion de maillage
c’est-à-dire un pas de 0.75 m.
Page 75
Chapitre V Modélisation Numérique
Pour ce logiciel, les faibles paramètres géotechniques impliquent de grandes déformations sur
le sol et sur le maillage ce qui conduit à un nombre élevé des itérations de calcul, c’est-à-dire
beaucoup de temps de calcul (des fois 49 itérations par un incrément ).
À cause de ces facteurs, et d’absence des moyens matériels performants, nous sommes obligés
de réduire le modèle pour avoir des résultats plus précis et plus rapides.
Page 76
Chapitre V Modélisation Numérique
Page 77
Chapitre V Modélisation Numérique
Page 78
Chapitre V Modélisation Numérique
Enfin, ces analyses sont effectuées premièrement sans soutènement pour identifier les
déformations maximales dans le terrain, et ensuite, avec la pose du soutènement pour vérifier
les déformations d’équilibre et les efforts internes qui se développent dans les soutènements.
Les résultats obtenus révèlent une certaine concordance. Toutefois, l’approche avec le
coefficient de déconfinement donne des déplacements très importants (à cause du coefficient
de déconfinement très élevé). Cette situation parait être liée à la considération du poids du
terrain en entier dans la méthode convergence-confinement. En effet, ces déplacements
surviennent dans la phase de déconfinement avant la pose des soutènements.
Si la charge appliquée est réduite aux valeurs obtenues par la méthode de Terzaghi (0.8 MPa à
la place de 2.64 MPa), les déplacements seront certainement plus réduits.
Page 79
Chapitre V Modélisation Numérique
L’approche avec axisymétrie révèle une convergence relative de l’ordre de 0.2% qui est
acceptable, et une plastification de l’ordre de 9m.
Pour les efforts internes, nous remarquons que les valeurs obtenues par l’approche 2D avec
coefficient de déconfinement sont plus faibles que l’approche 3D au sens strict. Ceci pourrait
s’expliquer par le fait qu’après le déconfinement (environ 65%), les poussées qui s’exercent
sur le soutènement sont plus faibles.
Figure V. 22:Les déplacements obtenus avec le scénario de l’APD. A. Approche avec Axisymétrie. B.
Approche 2D avec coefficient de déconfinement. C. Approche 3D au sens strict.
Figure V. 23:Les efforts internes obtenus avec le scénario de l’APD. A. Approche 2D avec coefficient
de déconfinement. B. Approche 3D au sens strict.
Page 80
Chapitre V Modélisation Numérique
Les vérifications effectuées par Cojaal avaient pour objectif de justifier la nécessité d’installer
un soutènement incluant un double cintre HEB 200, avec 60 cm de béton projeté. Cette
variante de soutènement devait remplacer la solution simple cintre prévue dans l’APD.
Dans ce qui suit, nous avons repris la vérification avec les paramètres de Cojaal, mais en
appliquant les trois approches prévues dans ce mémoire.
En intégrant dans les différentes approches les paramètres géotechniques proposés par Cojaal
(tableau IV.16 du chapitre IV) avec les solutions simples et double cintre, nous avons obtenu
les résultats présentés dans les tableaux suivants.
Soutènement Résultats Axisymétrie 2D avec coefficient de 3D au sens strict
déconfinement
Sans soutènement Déformation du Voûte 1.17m 1.1*10⁵ m 2*10^10 m
terrain
Front 91 cm - 4*10⁸ m
Avec soutènement Λ - 0.6 -
Déformation du Voûte - 18 m 19.4 cm
terrain Front - - 2.8 cm
Effort interne Nmax - V=9.85/P-R=1.756MN V=24MN
Mmax - P=4.929/R=-1.68MNm V=0.66/P=1.6 MNm
Tmax - P=2.38MN P=2.8MN
Tableau V. 7:Les valeurs du scénario de Cojaal « simple cintre »
D’autre part, les valeurs obtenues par l’approche 3D au sens strict paraissent être plus
réalistes, avec des déformations qui atteignent 20 cm dans la voûte.
Page 81
Chapitre V Modélisation Numérique
Pour les efforts enregistrés, l’effort normal est plus élevé dans l’approche 3D au sens strict.
Ceci peut être expliqué par le faite que dans l’approche 2D avec coefficient de déconfinement,
les déplacements sont très importants et donc la poussée diminue sur le soutènement.
Enfin, le point le plus important à retenir est que les scénarios proposés par Cojaal (simple et
double cintre) n’ont pas une grande influence sur les évènements survenus, et le problème
survenu est plus lié à la qualité du terrain qui doit être consolidé avant l’installation du
soutènement (pour réduire le taux de déconfinement).
Figure V. 24: Les déplacements obtenus avec les paramètres de Cojaal. A. Approche 2D avec
coefficient de déconfinement. B. Approche 3D au sens strict.
Page 82
Chapitre V Modélisation Numérique
Figure V. 25:Les efforts internes obtenus avec les paramètres de Cojaal. A. Approche 2D avec
coefficient de déconfinement. B. Approche 3D au sens strict.
L’approche avec axisymétrie a permis de finaliser les calculs, et les résultats ont révélé une
plastification totale du terrain (figure V.26. B).
Compte tenu de l’effondrement total du terrain, il n’était pas nécessaire d’identifier les efforts
sur un quelconque soutènement.
Page 83
Chapitre V Modélisation Numérique
D’après les résultats obtenus, nous pouvons constater l’effet de la consolidation sur
l’amélioration des propriétés géotechniques du terrain, et par conséquent sur les déformations
enregistrées et les efforts internes au soutènement.
Aussi, il a été encore constaté que les déplacements obtenus par l’approche 2D avec
coefficient de déconfinement sont les plus élevés parmi les approches réalisées. Ceci est lié à
la difficulté de déterminer le coefficient de déconfinement pour les tunnels profonds.
Pour le modèle 2D, la valeur de 17 cm parait être élevée par rapport aux valeurs
habituellement acceptées. Toutefois, à cause des conditions extrêmes, il est possible de
prévoir, dans la section du tunnel, un hors profils de l’ordre de 20 cm pour gérer les
déplacements qui sont très prévisibles.
Page 84
Chapitre V Modélisation Numérique
Figure V. 28:Les efforts internes obtenus avec le scénario de Cosider. A. Approche 2D avec
coefficient de déconfinement. B. Approche 3D au sens strict.
V-6. Conclusion :
L’analyse globale des résultats obtenus révèle la complexité du cas étudié, qui à ce jour,
montre au niveau du chantier des déplacements très importants.
Par ailleurs, d’après notre analyse, nous retenons que les approches utilisées donnent des
résultats assez différents. Les modèles avec coefficient de déconfinement ne permettent pas de
se rapprocher de la réalité du terrain, alors qu’à ce jour, c’est la méthode utilisée sur le projet.
Aussi, les modèles en axisymétrie supposent une homogénéité du terrain et des contraintes (ce
qui n’est pas réaliste), mais permettent d’identifier l’étendue de la zone de plastification.
Enfin, les méthodes tridimensionnelles au sens strict sont plus adaptées, mais nécessitent des
Page 85
Chapitre V Modélisation Numérique
délais importants pour l’élaboration du modèle, et aussi pour les calculs. Les résultats
dépendent fortement du modèle de comportement considéré.
Dans notre travail, les résultats obtenus par l’approche 3D au sens strict paraissent être les
plus réalistes. À cet effet, les vérifications du revêtement définitif ont été effectuées sur la
base de cette approche, et ce d’autant plus que pour les modèles en 2D, il faudrait appliquer
un coefficient de déconfinement de 100%, ou encore revenir à la charge estimée par les
équations de Terzaghi (méthode semi-empirique).
Page 86
Chapitre VI
Calcul de Revêtement
Définitif
Chapitre VI Calcul de revêtement définitif
VI-1. Introduction :
Après avoir estimé les charges et vérifiée le soutènement, qui garantit la stabilité au cours
terme, cela conduit à penser d’une structure qui a pour rôle d’assurer la stabilité à long terme
par un anneau en béton armé, qui dite revêtement définitif.
Dans ce chapitre nous allons utiliser les efforts estimés d’après le scénario du Cosider avec les
deux rapproches numérique 3D, (Midas, et phase2).
Page 88
Chapitre VI Calcul de revêtement définitif
Où :
max
𝜏𝜏u : contrainte de cisaillement maximal à l’ELU.
Vumax : Effort tranchant maximal à l’ELU obtenu de l’approche numérique.
𝑏𝑏 : Largeur de la section transversale du revêtement définitif. Avec b=1m
d : 0.9h, où : h est la hauteur de la section transversale choisie du béton armé.
: Contrainte tangentielle limite.
Pour une fissuration très préjudiciable
= min[(0.15*30/1.5),4MPa] = 3 MPa.
𝜏𝜏umax=1∗0.54
0.370
=0.68, MPa.
D’après le tableau 00, la condition est vérifiée, donc va passer a le choix des cadres.
ℎ 𝑏𝑏
Øt ≤ min [ ; ; ØLmin ]= 14.3 mm
35 10
St =min [St1;St2;St3]
St3= 40 cm
Page 89
Chapitre VI Calcul de revêtement définitif
L’Algérie, comme les autres pays méditerranéens, est sujette à une activité sismique
importante. Situé sur la bordure de la plaque africaine laquelle est en mouvement continu de
collision avec la plaque eurasienne, ce mouvement est responsable des séismes destructeurs
qui se sont produits en Algérie et causé d'énormes pertes en vies humaines et en matériel.
Après les dégâts catastrophiques causés par le séisme de Boumerdès Mai 2003, une grande
importance a été donner pour l’effet séismique sur la construction et les ouvrages d’art, par la
création d’un règlement parasismique des ouvrages d’art (RPOA 2008), qui contient des
précautions et des mesures de sécurité à respecter pour éviter les maximum des dégâts.
Page 90
Chapitre VI Calcul de revêtement définitif
a- Les tunnels stratégiques : sont les tunnels qui restent en circulation même en action
séismique
• Les tunnels autoroutiers.
• Les tunnels sur les routes nationales.
• Les tunnels ferroviaires et de Metro.
b- Les tunnels importants : ce sont les tunnels qui se trouve dans les chemins de wilaya,
et qui dépend leur endommagement avec l’endommagement d’autre construction par
exemple : les bâtiments…etc.
Pour le cas étudier le tunnel T1 appartient à la classe des tunnels stratégiques de classe S3.
Page 91
Chapitre VI Calcul de revêtement définitif
• Moment de flexion :
𝟒𝟒𝝅𝝅𝟐𝟐
M= EID0cos3𝜃𝜃
𝑳𝑳²
𝟒𝟒𝝅𝝅𝟐𝟐
Mmax= EID0
𝑳𝑳²
• Effort tranchant :
2𝜋𝜋
V=M cos 𝜃𝜃
𝐿𝐿
• Effort normal :
2𝜋𝜋
N= ESD0sin 𝜃𝜃cos 𝜃𝜃
𝐿𝐿
𝜋𝜋
Pour 𝜃𝜃 =
4
2𝜋𝜋
Nmax= ESD0
𝐿𝐿
Avec
D0=A.g.D.
𝐶𝐶 1 𝐴𝐴0
L= , ou f= et f=
𝑓𝑓 𝑇𝑇 4𝜋𝜋𝜋𝜋0
A0=A.g
Page 92
Chapitre VI Calcul de revêtement définitif
- L : La longueur d’onde.
- c : vitesse apparente de propagation d'onde.
- g : L’accélération de la pesanteur, avec g=9.81 m/s
Pour le cas étudié on considère que le sol est de catégorie S3 (Tableau VI.5)
Donc Vs=200m/s.
D0=0.25*0.07*9.81=0.17m.
2.45
A0=0.25*9.81=2.45m/s. f= =1.15 Hz
4𝜋𝜋∗0.17
200
L= =174m
1.15
Rext=9.71 m
Rint=9.11 m
• La section équivalente :
S=𝜋𝜋(Rext²-Rint²) =35.47m²
• Le moment d’inertie :
𝜋𝜋
I= (Rext4-Rint4) =1572.21m4
4
Le module de cisaillement G :
G= 𝛾𝛾*Vs²=24*200²=960 MPa.
Page 93
Chapitre VI Calcul de revêtement définitif
Vérification :
𝜎𝜎𝜎𝜎< 𝜎𝜎𝜎𝜎𝜎𝜎
𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑀𝑀𝑀𝑀
Où : 𝜎𝜎𝜎𝜎= ( + )
𝐴𝐴𝐴𝐴 𝑊𝑊𝑊𝑊
0.85𝑓𝑓𝑓𝑓28
𝜎𝜎𝜎𝜎𝜎𝜎 = ( )
𝛾𝛾𝛾𝛾
- Ab : Aire de béton
- Wb : Module de résistance du béton
- ɣc =1.15
fc28=30 KN/m3
65.3224 104.5543
𝜎𝜎𝜎𝜎 = ( + )=3.55MPa
35.47 65.38
0.85∗30
𝑏𝑏𝑏𝑏 = = 22.17 MPa
1.15
• Moment de flexion :
𝟒𝟒𝝅𝝅𝟐𝟐 𝐾𝐾𝐾𝐾
Mmax= EID0 2𝜋𝜋 4
𝑳𝑳² 𝐸𝐸𝐸𝐸� 𝐿𝐿 � +𝐾𝐾𝐾𝐾
• Effort tranchant :
2𝜋𝜋
Vmax= Mmax
𝐿𝐿
• Effort normal :
𝜋𝜋 𝐾𝐾𝐾𝐾
Nmax= ESD0𝐸𝐸𝐸𝐸 2𝜋𝜋 2
𝐿𝐿 � � +𝐾𝐾𝐾𝐾
2 𝐿𝐿
Pour une interaction sol-structure on admet que cette interaction caractériser par deux raideurs
longitudinales Kl et transversal Kt, tel que : G= Kl= Kt
Page 94
Chapitre VI Calcul de revêtement définitif
𝟒𝟒𝝅𝝅𝟐𝟐 960
- Mmax= *47166300*0.17* 2𝜋𝜋 4
𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏² 47166300∗(�174� +960
Vmax =3.4845 MN
𝜋𝜋 960
- Nmax= *1064100*0.17*1064100 2𝜋𝜋 2
174 ∗�174� +960
2
Nmax = 18.95 MN
Vérification :
18.95 96.4935
𝜎𝜎𝜎𝜎 = ( + )=2.01MPa
35.47 65.38
0.85 ∗ 30
𝜎𝜎𝜎𝜎𝜎𝜎 = � � = 22.17 𝑀𝑀𝑀𝑀
1.15
𝜎𝜎𝜎𝜎𝜎𝜎> 𝜎𝜎𝜎𝜎 Vérifier
Page 95
Chapitre VI Calcul de revêtement définitif
Après, introduire les efforts dans le logiciel on obtient un résultat nul ce qui veut dire
VI-4.Conclusion :
À partir du résultat, on conclut que l’activité séismique n’influence pas sur les ouvrages
souterrains.
Page 96
Conclusion générale
Conclusion Générale
Conclusion Générale
La réalisation des ouvrages souterrains est un domaine très difficile, notamment dans de
mauvaises conditions. Le problème de l’éboulement est un phénomène catastrophique qui
peut figurer dans n’importe quel tunnel si les scénarios rencontrés ne sont pas bien définis.
Les connaissances sur la zone où l’ouvrage passe, plus précisément la position géographique,
la géologie, l’hydrographie… etc., est très nécessaires pour faciliter les études surtout pour les
investigations géotechniques.
Les types d’auscultation utilisés dans les tunnels sont très importants, en se permettant le suivi
et le contrôle du comportement de l’ouvrage à l’intérieur ou sur la surface du massif, ainsi
qu’assurer la vie des ouvriers, et le bon avancement des travaux de creusement pour éviter les
dégâts catastrophiques.
La géotechnique est une étude primordiale dans le domaine de réalisation des tunnels, sur
laquelle on se base sur les données géotechniques, en définissant le comportement du sol et
les scénarios possibles au cours de l’excavation ainsi que le dimensionnement du revêtement
provisoire.
La modélisation en 3D est plus fiable et plus proche à la réalité que la modélisation
bidimensionnelle. La négligence d’une dimension peut provoquer des problèmes et surtout
dans des sols médiocres comme le sol ou passe le tunnel T1.
Page 98
Référence bibliographique
Reference bibliographies
Countermeasures to treat collapse during the construction of road tunnel in fault zone: a case study
from the Yezhuping Tunnel in south Qinling, China Environmental Earth Sciences (2019)
https://doi.org/10.1007/s12665-019-8481-z.
Sand-layer collapse treatment: An engineering example from Qingdao Metro subway tunnel, Journal
of Cleaner Production https://doi.org/10.1016/j.jclepro.2018.05.260
numerical Simulation and Analysis of the Three Step Excavation of an Extra-Large Cross-Section and
a Low Flat-Ratio Railway Tunnel https://doi.org/10.21203/rs.3.rs-316940/v1
ANNEXE A
ANNEXE
ANNEXE
deplacement (mm)
deplacement (mm)
-30
-25
-20
-15
-10
-5
0
5
10
-50
-40
-30
-20
-10
0
10
21/11/2013 17:43
11/1/2012 3:11
23/11/2013 09:47 16/01/2012 03:21
25/11/2013 18:29 20/01/2012 10:09
26/11/2013 05:26 25/01/2012 21:52
30/01/2012 06:25
26/11/2013 20:23
2/2/2012 1:32
27/11/2013 05:39 15/02/2012 21:46
27/11/2013 14:57 22/02/2012 01:38
DispA
DispA
DispB
30/11/2013 14:38 27/03/2012 10:10
DispB
DispC
30/04/2012 09:51
DispC
Ecoulement du temps
5/12/2013 18:03 27/05/2012 08:42
Ecoulement du temps
6/12/2013 22:23 10/6/2012 8:31
1/7/2012 9:10
DispD
8/12/2013 11:12
12/8/2012 8:09
DispD
DispE
6/2/2013 8:56
DispE
Etat de deplacement PK 206+206
16/12/2013 06:20
27/03/2013 10:20
19/12/2013 22:23 12/5/2013 14:19
22/12/2013 08:11 29/07/2013 16:02
13/08/2013 22:13
DispF
27/12/2013 05:42
DispF
25/08/2013 14:59
29/12/2013 16:39
27/10/2013 21:59
30/12/2013 14:53 24/11/2013 22:52
ANNEXE
3/12/2013 9:42
15/12/2013 22:41
deplacement (mm)
deplacement (mm)
-80
-70
-60
-50
-40
-30
-20
-10
0
10
20
-20
-15
-10
-5
0
5
10
9/14/2013 17:57 8/12/2013 10:24
9/16/2013 9:43 8/13/2013 22:02
9/18/2013 10:59
8/16/2013 5:36
9/21/2013 10:12
8/19/2013 8:22
9/23/2013 9:22
8/21/2013 22:25
9/25/2013 9:46
8/25/2013 13:59
DispA
9/28/2013 8:41
8/27/2013 23:27
9/30/2013 8:31
DispA
8/31/2013 9:06
10/2/2013 8:52
9/2/2013 22:15
10/5/2013 9:19
9/5/2013 15:04
DispB
10/7/2013 8:38
9/9/2013 0:16
10/9/2013 8:56
DispB
9/11/2013 18:27
10/11/2013 10:50
9/15/2013 10:42
10/13/2013 10:40
9/18/2013 14:22
DispC
10/19/2013 8:19
10/21/2013 9:38 9/21/2013 23:45
9/24/2013 10:36
DispC
10/23/2013 11:51
10/26/2013 9:12 9/27/2013 0:14
Ecoulement
Ecoulement du temps
9/30/2013 9:35
DispD
10/28/2013 10:36
10/30/2013 8:54 10/2/2013 22:37
10/6/2013 15:48
DispD
11/2/2013 15:58
10/8/2013 22:57
DispE
11/5/2013 21:06
Etat de deplacement PK 206+223
DispF
11/13/2013 22:25 10/26/2013 23:11
11/14/2013 11:50 10/29/2013 22:25
11/15/2013 2:41 11/2/2013 16:24
DispF
12/27/2013 3:32
ANNEXE
ANNEXE C
ANNEXE
ANNEXE
ANNEXE
ANNEXE
ANNEXE
ANNEXE
ANNEXE
ANNEXE
ANNEXE D
ANNEXE
ANNEXE
**
ANNEXE
ANNEXE
ANNEXE