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Exposé: Family Apperception Test

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Université Abderrahmane Mira Bejaia

Faculté des sciences humaines et sociales


Département de psychologie et d’orthophonie

Exposé

Family Apperception
Test
Réalisé par :
 Tensaouti
Zahra
 Salhi Sylia
 Souagui
Sabrina 2023/2
Le Plan

Introduction

1. Définition du F.A.T (Family Apperception Test)

2. But du F.A.T (Family Apperception Test)

3. Présentation des planches

4. Administration du test

5. Cotation

6. Analyse selon le système de cotation du F.A.T (Family

Apperception Test)

Conclusion

Liste bibliographique
Introduction :

En psychologie le but fondamental de l'utilisation de test au testing et l'évaluation des


individus et des performances individuelles mesurer sur des continuums représentant des traits
psychologiques spécifiques. Nous allons commencer cet exposé par une petite définition des
tests.
P. PICHOT (1954) propose une définition, ouverte et englobante du concept test,
laquelle le considère comme « une situation expérimentale standardisée, servant de stimulus à
un comportement. Ce comportement est évalué par une comparaison statistique avec celui
d’autres individus placés dans la même situation, permettant ainsi de classer le sujet examiné
soit quantitativement, soit typologiquement ».
Dany Laveault, Jacques Grégoire, Introduction aux
théories des tests en psychologie et en sciences de
l'éducation, 4e Édition, de Boeck supérieur, Paris, juin
2023, p119.

Les idées qui se dégagent de cette définition sont notamment la standardisation


(milieu, attitude, consigne), l’objectivité (enregistrement des comportements précis),
l’étalonnage (évaluation statistique par rapport à un autre groupe - référence).
Cette acception de tests inclut aussi bien les tests de connaissance, d’aptitude que les
épreuves de personnalité dont font partie les techniques projectives.
Ces dernières permettent l’étude du fonctionnement psychique individuel dans une
perspective dynamique. De façon générale, elles consistent à présenter à un individu un
matériel le moins structuré possible et à lui demander de le structurer à sa façon. La personne
accomplira donc cette tâche en y projetant sa propre structure de personnalité. Les tests
projectifs font appel à plusieurs types de fonctions mentales, telles que la perception visuelle,
la perception auditive, les associations d’idées ou d’images, l’expression symbolique du
dessin et de la couleur, etc.
La Société Québécoise des Méthodes Projectives, 2011.

Depuis plusieurs années, divers tests projectifs ont vu le jour et certaines méthodes
d’interprétation de ces tests ont été développées. Et aujourd’hui nous allons vous parler du
F.A.T (Family Apperception Test).

1. Définition du FAT :

Le test d’apperception de la famille (F.A.T) est un outil projectif qui comprend un


manuel, une feuille de cotation, ainsi qu’une série de 21 planches. Ces dernières mettent en
scène des situations, des constellations et des activités familiales habituelles. Elles suscitent
un large éventail d’association projective sur les processus et les structures familiales, ainsi
que des réactions affectives en rapport avec des interactions familiales spécifiques.
(Wayne [Link], Ph, D, 1988, p1)
But du F.A.T
2. But : :
du F.A.T
Le FAT (familiers apperception test) a été élaborée afin de réunir dans la pratique
clinique l’évaluation individuelle et l’évaluation familiale. Dans le champ de la santé mentale,
et plus particulièrement dans la mise en place de programmes thérapeutique, la prise en
compte des caractéristiques du système familial est de plus en plus fréquente.

3. Présentation des planches :

Planche 1 : Le diner.
Un homme et une femme et trois enfants
(deux garçons et une fille) sont assis autour de
la table du diner. Les adultes discutent, alors
qu’un seul enfant mange.

Planche 2 : La stéréo.
Un garçon agenouillé devant une chaine stéréo
tient un disque. Un personnage féminin se
trouvant au premier plan lui tend un objet
rectangulaire.

Planche 3 : La punition.
Un garçon est agenouillé à côté d’un vase brisé
de l’eau et des fleurs sont renversées. Au
premier plan, un personnage ambigu tenant un
objet tubulaire derrière son dos et tourné vers le
garçon.
Planche 4 : Le magasin de vêtement.
Dans un magasin de vêtement, une femme
montre une robe à une jeune fille. La jeune
fille croise les bras, l’expression de son visage
ne peut être décernée.

Planche 5 : Le salon.
Un homme, une femme et un garçon sont assis
devant un poste de télévision. Une jeune fille a la
main posée sur les boutons de la télévision. Un
cinquième personnage debout au fond de la pièce
fait face aux autres, sa main est posée sur la
poignée d’une porte ouverte.

Planche 6 : Le rangement.
Un personnage féminin, debout sur le seuil
d’une chambre à coucher, est face à un garçon
qui, assit sur le lit, tourne le dos à
l’observateur. Un tiroir de la commode est
ouvert, un ballon de basket se trouve sur le sol,
une chemise et un livre sont jetés sur le lit
défait.

Planche 7 : Le haut de l’escalier.


Un enfant regarde depuis une chambre à coucher,
vers un escalier éclairé. Le lit est défait ; un réveil,
posé sur la table de nuit, indique 11H : 30.
Planche 8 : La galerie marchande.
Une femme et un enfant passent bras dessus, bras dessous, devant un magasin ou sont
présentées, dans la vitrine, de chaussures ainsi qu’une pancarte : « solde ».la femme porte des
articles dans un sac. Un garçon et une fille marchent derrière eux, souriants et gesticulants.

Planche 9 : La cuisine.
Un homme est assis à la table de la cuisine, faisant des gestes avec une main et regardant le
bloc-notes qu’il tient dans l’autre main. Une
femme, debout devant une gazinière, tourne une
cuillère dans une casserole. Sur le pas de pas de
la porte, un enfant regarde la scène.

Planche 10 : Le terrain de jeux.


Deux garçons en tenus de base-ball sont debout l’un à côté de l’autre. Chacun tient une batte
de base-ball, un seul d’entre eux porte un gant.
Une partie est en train de se dérouler à l’arrière-
plan.
Planche 11 : La sortit tardive.
Deux adultes âges (un homme et une femme)
et une femme plus jeune font face a un jeune
homme, debout, dont la main est posée sur le
poignée d’une porte qui mène au dehors. Il
désigne une pendule qui indique 21h. La lune
apparait à travers une fenêtre.

Planche 12 : Les devoirs.


Une jeune fille, tournée vers l’observateur, est
assise à un bureau, un crayon a la main ; devant
elle, un livre et un cahier sont ouverts. Un
homme, et une femme sont debout derrière elle
et regardent par-dessus son épaule.

Planche 13 : L’heure de coucher.


Un personnage ambigu est assis dans le lit ; un
homme, assis sur le lit également, est tourné vers
lui. L’homme à une main posée sur la cuisse du
personnage, son autre main est posée sur ses
propres genoux.
Planche 14 : Le jeu de balle.
Un homme et un jeune garçon sont debout,
face à face. Ils ont des gants de base-ball et
une balle. Sous un porche, un autre garçon et
une jeune fille les regardent. L’entrée
principale de la maison est ouverte.

Planche 15 : Le jeu.
Deux garçons et une fille sont assis autour d’un
plateau de jeux de société, à côté d’un arbre de
Noël. Un personnage féminin les regarde,
debout. À l’arrière –plan, un autre personnage,
allonger sur un canapé tient un livre ouvert.

Planche 16 : Les clefs.


Un homme et un garçon sont debout devant
une voiture, le garçon montre la voiture
d’une main alors qu’il tend l’autre main vers
l’homme. L’homme tient un jeu de clefs.
Planche 17 : Le maquillage.
Un personnage féminin se met du rouge à
lèvres en se regardant dans le miroir d’une
salle de bain ; une autre femme, debout près
de la porte, lui fait face.

Planche 18 : L’excursion.
Un homme et une femme sont assis à l’avant
d’une voiture. Un garçon, une fille et un troisième
enfant sont assis à l’arrière. Le garçon et la fille
sourient en levant leurs poings l’un vers l’autre

Planche 19 : Le bureau.
Une jeune fille est debout devant un homme
assis à un bureau, des papiers devant lui. Il la
regarde ; elle a une main posée sur le bureau
Planche 20 : Le miroir.
Un enfant, tournant le dos à l’observateur, est
debout devant un grand miroir. Le reflet du
miroir est voilé.

Planche 21 : L’étreinte.
Un homme et une femme sont debout, tenant
chacun les bras de l’autre serrés. Aux pieds de
l’homme, il y a un porte-documents. Une fille et
un garçon, portant des livres d’école, sont
debout près d’une porte ouverte et regardent le
couple.
4. L’administration du test :
Le psychologue présente les planches en prononçant la consigne suivante :
« J’ai une série d’images dans lesquelles figurent des familles. Je vais te les
montrer une à une. À toi de me dire, s’il te plait, ce qui se passe sur l’image, ce qui a conduit à
cette scène, ce que les personnages pensent ou ressentent et aussi comment l’histoire va se
terminer. Utilise ton imagination et, surtout, rappelle-toi qu’il n’ya ni bonne ni mauvaise
réponse dans ce que tu diras au sujet d’une image. Je vais noter tes réponses pour que je
puisse m’en souvenir. »
Si le sujet ne respecte pas la consigne en donnant un récit incomplet ou confus le
psychologue peut lui poser les questions suivantes pour obtenir des réponses complètes et
cotables :
 Qu'est-il en train de se passer ?
 Que s'est-il passé auparavant ?
 De quoi parle-t-il/elle ?
 Que ressent-il/elle ?
 Comment l'histoire va-t-elle se terminer ?
La passation ressemble à celle des autres techniques projectives, cependant la
consigne met l'accent sur l'évocation d'un cadre de référence cognitif et affectif centrée sur la
famille. Les 21 planches doivent toutes être présentées au sujet.
Ce test peut être administré aux enfants, aux adolescents, ainsi qu’aux adultes, la
passation est individuelle et prend approximativement 30 à 35min.
L'enquête sera également nécessaire pour clarifier une réponse confuse ou difficile
à coter. Il est toujours opportun de demander au sujet d'être le plus explicite possible dans
l'identification du personnage ou de clarifier au maximum la signification qu'il donne à un
mot ou une phrase ambiguë. Par exemple : si un enfant se réfère au personnage d'une planche
en termes de « elle », il faut alors demander : « qui est-elle ? » afin de déterminer si l'enfant se
réfère à la mère, la belle-mère, la grand-mère, la sœur, à un autre membre de la famille.
Parfois un enfant peut terminer son histoire par une phrase ambiguë du type : « Ça s'est bien
fini ». Dans ce cas, il est important de clarifier ce que l'enfant entend par « bien ».
Dans la transcription exhaustive des réponses, le psychologue doit indiquer, pour chaque
planche, le moment où l'enquête a été effectuée.
À la fin de la passation, le protocole recueilli peut être analysé d'un point de vue clinique et
faire l'objet d'une cotation selon le système de cotation du FAT.
La Feuille de cotation
5. La cotation :
 Catégories de cotation :
Le système de cotation du FAT a été conçu pour structurer les réponses en
fonction des théories familiales systémique. Cette cotation permet la formulation
d’hypothèses sur le fonctionnement du système familial à partir des réponses d’un seul
membre de la famille. Les catégories de cotation suivant permettent la transcription et la
compréhension diversifiée des relations et des processus familiaux.
(Manuel du FAT, 1999, P 9).

 Conflit apparent
 Conflit familial
 Conflit conjugal
 Autre type de conflit
 Absence de conflit

 Résolution du conflit
 Résolution positive
 Résolution négative ou absence de résolution

 Définition des limites


 Appropriée/adhésion
 Appropriée/non-adhésion
 Inapproprié/adhésion
 Inappropriée/non-adhésion

 Qualité des relations


 Mère=alliée
 Père=alliée
 Frère/sœur=alliée
 Conjoint(e)=alliée(e)
 Autre=alliée
 Mère=agent stressant
 Père=agent stressant
 Frère/sœur=agent stressants
 Conjoint=agent stressant
 Autre=agent stressant

 Définition des frontières


 Fusion
 Désengagement
 Coalition mère/enfant
 Coalition père/enfant
 Coalition autre adulte/enfant
 Système ouvert
 Système fermé

 Circularité dysfonctionnelle

 Mauvais traitement
 Maltraitance
 Abus sexuel
 Négligence/abandon
 Abus de substance

 Réponse inhabituelles

 Refus

 Tonalité émotionnelle
 Tristesse/dépression
 Colère/hostilité
 Peur/anxiété
 Consignes de cotation :
Les protocoles sont cotés en analysant chaque histoire selon les catégories
mentionnées précédemment. Les résultats sont notés sur la Feuille de cotation du FAT.
Les catégories de cotation figurent sur la colonne de gauche de la feuille de
cotation. A droite de chaque catégorie figurent 21 nombres entourés correspondant aux 21
planches.
Cotez chaque planche en noircissant, pour chaque catégorie de cotation évoquée
dans la réponse du sujet, le cercle correspondant. Lorsque toutes les planches ont été cotées
comptez le nombre de cercles noircis pour chaque catégorie de cotation et reportez-le sur la
ligne appropriée. Calculez ensuite l'Index Général de Dysfonctionnement en additionnant les
chiffres reportés sur les lignes figurant dans la colonne grisée. Reportez ce chiffre à l’ endroit
indiqué en bas de page.
La cotation de la tonalité émotionnelle est optionnelle ; elle peut fournir une
information clinique supplémentaire.

 Directive pour la cotation :


 Conflit apparent :
 Conflit familial :
Coter si l'histoire décrit ou se réfère à un conflit familial spécifique, défini comme
une relation de discorde entre des membres de la famille autre que mari et femme.
Exemple : Le grand frère va punir le petit en le frappant, il va courir à la maison et le dire à sa
maman (planche 10)
 Conflit conjugal :
Coter si l'histoire décrit ou se réfère à un conflit conjugal spécifique défini comme
une relation de discorde entre les conjoints.
Exemple : La maman et le papa se disputent pour savoir de quel côté partir en excursion, les
enfants font des bêtises derrière mais ils sont si énervés qu'ils ne se rendent pas compte
(planche 18)
 Autre type de conflits :
Coter si une histoire décrit au fait référence à un conflit entre deux personnages
sans lien de parenté, si seul cette catégorie est côté dans la section conflit apparent la catégorie
définition des limites ne sera pas cotée.
Exemple : Deux équipes jouent au baseball ils ne sont pas d'accord sur quelque chose l'un
d’eux va quitter l'équipe parce qu'ils ne peuvent pas s'entendre (planche 10)
 Absence de conflit :
Coter si aucun conflit n'est d'écrit dans ce cas la catégorie définition des limites
n'est pas cotée.
 Résolution du conflit :

La cotation consiste à déterminer si la résolution du conflit a été exprimée


explicitement ou implicitement.
 Résolution positive :
Coter si l'histoire indique que le conflit est résolu et qu'il n'est pas susceptible de
se reproduire.
Exemple : Ce garçon a brisé le vase et son père va le punir, il accepte la punition parce qu'il
l’a probablement mérité (planche 3)
 Résolution négative ou absence de résolution :
Coter si l'histoire stipule clairement ou implicitement que le conflit va se
reproduire. Coter également lorsque l'histoire ne contient pas de solution ce qui implique que
le conflit va se reproduire.
Exemple : Le père et la mère sont vraiment inquiet pour leur fille car elle n'a pas bien
travaillé à l'école alors ils sont debout derrière elle tous les soirs pour vérifier qu'elle fait ses
devoirs, elle va peut-être remonter ses notes ou peut-être pas (planche 12)
 Définition des limites :

Dans cette catégorie les histoires sont cotées en fonction de deux facteurs :
 L'adéquation ou l'inadéquation des limites du comportement parental en réaction à un
conflit familial.
 L'adhésion ou la non-adhésion des enfants en réaction aux limites définies par les
parents.
La définition des limites est considérée comme adéquate ou inadéquate selon que
l'intervention parentale correspond au principe éducatif habituel. Pour déterminer s'il y a
adéquation ou inadéquation, le psychologue se référera à la logique et à l'intensité de
l'intervention parentale. Face au conflit familial, les réactions parentales raisonnables dans
leur contenu et leur intensité seront côtés comme Appropriées. Les interventions parentales
qui apparaissent illogiques et/ou excessives seront côtés comme Inappropriés. L’absence de
définition de limite par les parents à travers des histoires qui montreraient un besoin évident
sera côté Inapproprié/ non-adhésion.
L’adhésion ou la non-adhésion est déterminée par le fait que les enfants adhèrent
aux limites imposées et ce indépendamment de la méthode utilisée. Il y a adhésion s'il n'y a
pas d'indication d'opposition aux limites données par les parents. L’évaluation de ces deux
facteurs se fait au travers des quatre catégories de la rubrique Définition des limites.
 Appropriée/ adhésion :
Coter lorsque l'histoire fait état d'une définition appropriée des limites données par
les parents à laquelle les enfants adhèrent.
Exemple : Hier, ces enfants ont séché l'école. Les parents décident de les punir. Ils n’aiment
pas ça mais ils supportent une semaine sans loisir (planche 21)
 Approprié/ non-adhésion :
Coter lorsque l'histoire décrit une définition appropriée des limites données par les
parents et une non adhésion de la part des enfants.
Exemple : La mère de ce garçon est entrée en colère dans sa chambre on lui disant qu'il doit
ranger avant de pouvoir sortir il lui répond de sortir de sa chambre il rangera quand il sera prêt
(planche 6)
 Inapproprié/ adhésion :
Coter lorsque l'histoire fait mention d'une définition inadéquate des limites de la
part des parents et d'une adhésion de la part des enfants.
Exemple : Ces enfants se disputent sur le siège arrière leur père va les jeter sur le bord de la
route et va les taper jusqu'à ce qu’ils saignent. Tu peux croire qu'ils vont se taire après
(planche 18)
 Inapproprié/ non-adhésion :
Coter lorsque l'histoire fait mention d'une définition inappropriée des limites de la
part des parents et d'une non adhésion prolongée de la part des enfants.
Exemple : Ce garçon est prêt à faire le mur pour voir ses amis, ses parents vont probablement
le punir pour 6 mois mais ce n'est pas ça qui l'empêchera de recommencer (planche 7)
 Qualité des relations :

La cotation de la qualité des relations familiales se fera en fonction des niveaux


évoqués de confort ou de détresse ressentie par les membres de la famille dans leur relation
aux autres.
Mère = alliée :
Coter si l'histoire indique du point de vue du sujet que la mère est perçue comme
apportant aux enfants consolation, compréhension et soins.
Exemple : Ce garçon s'est disputait avec son père, la mère essaie de lui expliquer que son
père l'aime même s'il se fâche contre lui de temps à autre (planche 8)
Père = alliée :
Coter si du point de vue du sujet l'histoire indique que le père est perçu comme
apportant aux enfants consolation, compréhension et soins.
Exemple : La fille a l'air un peu inquiète peut-être à cause de l'école et son père est en train de
l'encourager et de lui remonter le moral elle se sentira mieux le lendemain matin (planche 12)
Frère/ sœur = alliée :
Coter si l'histoire décrit des frères et des sœurs comme une source de consolation
de compréhension et d'aide l'un pour l'autre.
Exemple : Ces deux frères viennent de perdre une partie, le plus âgé dit à son jeune frère de
ne pas s'inquiéter des fautes qu'il a fait il y a bien d'autres parties pour mieux faire (planche
10)
Conjoint = allée :
Coter si l'histoire décrit l'un des conjoints comme une source de consolation de
compréhension et d'aide pour l'autre.
Exemple : Les parents parlent des problèmes que la mère rencontre au travail le père lui dit
qu'elle peut y arriver (planche 1)
Autre = alliée :
Coter si l'histoire décrit une personne n'appartenant pas à la famille nucléaire
comme étant une source de consolation de compréhension et d'aide comme un camarade,
professeur, grands-parents ou membre éloignés de la famille.
Exemple : La mère et le père disputent le garçon car il est en retard il dit qu'il était à l'heure et
la grand-mère rappelle aux parents qu'il dit la vérité (planche 11)
Mère = agence stressant :
Coter si l'histoire indique que la mère est perçue comme génératrice de stress tant
pour les enfants qu’au sein de la dynamique familiale. La cotation se passe sur l'existence
d'une détresse familiale ou individuelle en réaction à la mère et ce qu'elle que soit le
comportement maternel.
Cette catégorie sera automatiquement cotée si la catégorie conflit conjugale est cotée et si des
enfants figurent dans le récit.
Exemple : Le père est en train de parler à sa fille de l'alcoolisme de la mère, ils sont tous deux
vraiment inquiets pour elle et pensent qu'elle a besoin d'aide (planche 13)
Père = agent stressant :
Coter si l'histoire indique que le père est perçu comme générateur de stress tant
pour les enfants qu’au sein de la dynamique familiale. La cotation se base sur l'existence d'une
détresse familiale ou individuelle en réaction au père et ce quel que soit le comportement
paternel. Cette catégorie sera automatiquement cotée si la catégorie conflit conjugale est cotée
et si les enfants figurent dans le récit.
Exemple : La mère parle avec son fils il a peur que quelque chose de grave ne soit arrivé à
son père peut-être que son père est blessé ou en prison ou quelque chose comme ça (planche
8)
Frère sœur = agent stressant :
Coter lorsque le récit désigne un membre de la fratrie comme générateur de stress
pour un autre membre de la fratrie.
Exemple : Ce garçon se fait charrier par son frère et sa sœur car il est le chouchou de sa mère
(planche 8)
Conjoint = agence stressant :
Coter si le récit indique qu'un membre du couple est perçu comme source de stress
pour son conjoint cette catégorie est automatiquement cotée si la catégorie conflit conjugale a
été cotée.
Exemple : Le garçon a cassé le vase, son père va le frapper je parie que la mère va pleurer
toute la nuit car elle sait que le père n'a pas bien agi mais elle ne sait pas comment faire dans
cette situation (planche 3)
Autre = agent stressant :
Coter si le récit indique un membre extérieur à la famille proche est perçu comme
source de stress tant pour les enfants que pour la dynamique familiale. Cette catégorie se cote
automatiquement si la catégorie autre type de conflits est cotée.
Exemple : ça fait penser à une jeune fille qui a été appelée dans le bureau du proviseur elle
est en colère parce qu'elle n'a rien fait et il est furieux parce qu'elle s'explique avec lui et lui
donne une punition (planche 19)
 Définition des frontières :

Les récits sont cotés en fonction de la présence d'éléments mettant en évidence le


processus de définition des frontières au sein du système familial. L'accent est donc mis sur
l'organisation hiérarchique familiale sur les modes fusionnels ou désengagés sur l'organisation
autour de coalition entre les générations ainsi que sur le type de relation au monde extérieur
c'est-à-dire sur un fonctionnement familial en système ouvert ou fermé.
 Fusion :
Côté si le récit indique qu’un membre de la famille réagit à un problème ou à une
situation impliquant un autre membre de la famille par une inquiétude démesurée voir une
attitude ou un comportement trop intrusif. Ce processus peut apparaître chez un membre de la
famille inquiet qui prendra en charge un sujet perturbé et son problème d'une manière qui ne
contribuera pas à la résolution logique du problème mais qui découragera le sujet d'agir pour
son propre compte de manière autonome et responsable.
Cette catégorie est également côté si un membre de la famille manifeste une forte
ambivalence dans sa réaction vis-à-vis d'un autre membre de la famille que ce soit sur le plan
verbal ou comportemental.
Cette catégorie est toujours cotée si le récit indique qu'un enfant est mêlé à un
conflit conjugal.
Exemple : Cette adolescente discute avec sa mère elle a peur car elle doit aller à une soirée sa
mère va l'accompagner (planche 17)
 Désengagement :
Coter si le récit indique l'existence d’un degré inadéquat de distanciation
psychologique entre les membres de la famille. Cette distance se manifeste à travers des
thématiques montrant l'absence de préoccupation ou d'investissement dans la réponse donnée
à un membre de la famille ou montrant qu'un membre de la famille quitte celle-ci à la suite
d'un conflit.
Exemple : La fille est juste assise elle ne mange pas elle est si déprimée qu'elle pourrait faire
une overdose ce soir personne n'a l'air de faire attention ils sont tous enfermés dans leur
monde (planche 1)
 Coalition mère/ enfant :
Coter lorsque le récit indique que la mère et son enfant ont un rôle de victime et de
sauveteur, le père ou un autre membre de la famille est désigné comme étant le persécuteur le
méchant.
Exemple : Cette mère raconte à sa fille combien elle est malheureuse du fait qu'elle ne
s'entend pas avec son père elles se soutiennent mutuellement (planche 17)
 Coalition père/ enfant :
Coter lorsque le récit indique que le père et son enfant ont un rôle de victime et de
sauveteur, la mère ou un autre membre de la famille est désigné comme étant le persécuteur le
méchant.
Exemple : Le père fait des histoires à la mère à cause des factures qui sont trop élevés et
parce qu'elle dépense trop d'argent le fils jette dans la chambre des regards furtifs le gamin a
été pris à partie dans la querelle à propos des factures il est d'accord avec son père et la mère
n'aime pas ça (planche 9)
 Coalition entre adultes/ enfants :
Coter si le récit décrit ou présente un adulte proche tel qu'un grand parent et un
enfant qui ont un rôle de victime et de sauveteur alors qu'un autre adulte proche est désigné
comme étant le persécuteur le méchant.
Exemple : Le garçon vient d'arriver à la maison ses parents lui disent qu'il est en retard il
réplique qu'il est à l'heure la grand-mère contredit les parents en leur disant qu'ils ne sont pas
juste avec leur fils ils se sont bien car elle est de son côté (planche 11)
 Système ouvert :
Coter si le récit indique que la famille peut associer à ses activités ou à sa
dynamique des personnes extérieures. Cette catégorie est également côté si le récit indique ou
implique que la famille accepte que ses membres s'engagent dans des activités extérieures à la
famille.
Exemple : Ces enfants vont au cinéma avec leur mère et un camarade d'école (planche 8)
 Système fermé :
Coter si le récit indique que la famille est réticente ou opposé à associer à ses
activités ou à sa dynamique des personnes extérieures ou des membres n’appartenant pas à la
famille proche mais également si la famille est réticente ou opposée à la participation de ses
membres à des activités ou à des relations extérieures à la famille.
Exemple : Ce garçon se dispute avec ses parents car il veut voir un de ses amis ce soir mais
les parents disent que ce n'est pas possible car cette ami est un fauteur de troubles de toute
façon il va y aller (planche 11)
 Circularité dysfonctionnelle :

Cette catégorie est côté lorsque le récit indique de manière explicite ou implicite
que des événements ont tendance à se reproduire de manière cyclique sans qu'ils puissent être
résolus. Cette catégorie est également côté lorsqu'un même récit apparaît à plus d'une planche
au cours de la passation du test.
Exemple : Ces enfants écoutent leur père disputer leur mère au sujet des factures. Ils (les
enfants) devraient déjà y être habitués mais malgré tout, ça les tracasse parfois encore
(planche 1)
 Mauvais traitements :
 Maltraitance
Coter lorsqu'un récit indique de manière explicite ou implicite un comportement
de maltraitance physique en train de se réaliser ou qui est anticipé.
Exemple : Le garçon veut les clés de la voiture le père ne va pas les lui donner ils vont se
battre et le garçon va saigner du nez (planche 16)
 Abus sexuel :
Coter lorsqu'un récit décrit un comportement sexuel abusif anticipé ou en train de
se réaliser.
Exemple : l'oncle de la fille est assis sur son lit essayant de la touchée là où il ne devrait pas
elle a très peur de lui (planche 15)
 Négligence abondante :
Coter lorsqu'un récit décrit une négligence manifeste de la part d'un ou des parents
des figures paternelles ou lorsque l'abandon des enfants est une menace évidente à leur bien-
être physique. Cette catégorie est différente de la catégorie des engagements car la catégorie
négligence abandon est cotée si les actions parentales ou leur négligence ont des
conséquences négatives sur le bien-être physique des enfants. Le désengagement est côté en
référence au processus de distanciation émotionnelle.
Exemple : Ce garçon se demande quand est-ce que sa mère va rentrer à la maison et si elle va
rentrer à la maison c'est encore un soir où il doit se préparer à manger tout seul il a peur
(planche 7)
 Abus de substance :
Coter lorsqu'un récit décrit l'utilisation d'alcool ou de drogue par n'importe quel
personnage.
Exemple : Ce garçon essaie de prendre les clés à son père il sait que son père a bu et qu'il ne
devrait pas conduire le père est en colère (planche 16)
 Réponse inhabituelles :

Cette catégorie est comptée lorsque l'une des thématiques suivantes se manifeste
dans le récit.
1. Le récit indique que le personnage principal est de toute évidence mentalement
perturbée.
Exemple : Cette femme brandit à sa fille le signe du démon elle essaie de lui faire
comprendre que Dieu n'est pas vivant (planche 4)
2. Le récit présente un thème perturbé ou chargé émotionnellement.
Exemple : Désorganisation, frustration, souffrance et tristesse (planche 6)
3. Le récit montre un déni manifeste des aspects évident de la planche.
Exemple : Ce petit garçon a eu une nouvelle chambre il l'aime beaucoup sa maman lui
prépare un bon petit déjeuner comme ça il sera heureux (planche 6)
4. Le récit est illogique et emploi des processus primaires de pensée.
Exemple : Elle a écrasé des araignées sur le mur elle est en train de faire un sacré
bordel (planche 7)
5. Le récit décrit la présence d'une blessure sévère ou la mort du personnage principal de
la planche.
Exemple : Le petit garçon a cassé le vase son père va le frapper et puis son père va
mourir (planche 3)
6. Le récit décrit une intention une idéation ou un comportement meurtrier ou suicidaire.
Exemple : Le petit garçon se regarde dans le miroir il pense à mettre un terme à sa vie
la vie est trop longue (planche 20)
 Refus :

Le refus est côté lorsque aucune réponse n'est donnée à une planche. L'incapacité à
donner un récit complet est également côté comme un refus par exemple si le sujet commence
à relater une histoire puis s'arrête de manière abrupte et met la planche de côté.
 Tonalité émotionnelle :

La cotation de cette catégorie est extrêmement subjectif c'est pourquoi elle ne fait
pas partie du système de cotation. Cependant prendre en compte la tonalité émotionnelle et
des récits peut fournir des données cliniques utiles les récits individuels peuvent présenter
différentes tonalités émotionnelles et dans ce cas toutes les réponses seront marquées sur la
feuille de cotation
 Tristesse/ dépression :
Coter lorsque le récit attribue des sentiments de tristesse ou de dépression à
n'importe quel personnage de l'histoire.
Exemple : La famille est contrarié le père hurle contre la mère le garçon a l'air déprimé la
fille au milieu a l'air effrayé le père va se mettre en colère à la fin la mère va quitter la maison
(planche 1)
 Colère/ hostilité :
Coter lorsque le récit décrit ou attribut des sentiments de colère ou d'hostilité à
n'importe quel personnage de l'histoire.
Exemple : La famille est contrarié le père hurle contre la mère le garçon a l'air déprimé la
fille au milieu a l'air effrayé le père va se mettre en colère à la fin la mère va quitter la maison
(planche 1)
 Peur/ anxiété :
Coter lorsque le récit décrit ou attribut de l'anxiété ou de la peur à n'importe quel
personnage de l'histoire.
Exemple : Le garçon a renversé la plante et maintenant il a peur qu'on lui fasse du mal
(planche 3)
 Bonheur/ satisfaction :
Coter lorsque le récit décrit ou attribut des sentiments de bonheur ou de
satisfaction à n'importe quel personnage de l'histoire.
Exemple : La sœur aide son frère à ranger des disques sur les étagères ils ont l'air de bien
s'aimer ils ont l'air très heureux (planche 2)
 Autres types d’émotion :
Coter lorsque le récit décrit ou attribut des sentiments spécifiques aux personnages
de l'histoire ces sentiments doivent être identifiés sur la feuille de cotation par une lettre
représentative par exemple jalousie = J, culpabilité = C, honte = H.
Exemple :
 Le garçon a renversé la plante il se sent coupable il casse toujours les choses qui sont
importantes pour sa mère (côté C pour culpabilité planche 3)
 Ce garçon se regarde dans le miroir et à une discussion avec lui-même il sait qu'il
n'aurait pas dû faire ce qu'il a fait il a honte (côté H pour honte planche 20)
6. Analyse selon le système de cotation du FAT :

Une fois côté, le protocole du FAT permet de visualiser les multiples


caractéristiques du système familial. Le modèle d'interprétation présenté ci-dessous s'est avéré
adapté à un grand nombre de sujets dans divers contextes cliniques et scolaires.
Le plan suivant retrace la méthode d'analyse et propose des questions cliniques
pertinentes ainsi que les éléments du système de cotation du FAT permettant d’apporter des
réponses à ces questions.
I. Le protocole est-il suffisamment long pour permettre l'élaboration d'hypothèses de
travail valides ?
A. Note pour Refus
B. Note pour Réponses inhabituelles
II. Dans quelle mesure le conflit est-il apparent ?
A. Absence de note pour Conflit apparent
B. Index Général de Dysfonctionnement
III. Où le conflit se situe-t-il ?
A. A l’intérieur de la famille ?
1. Note pour Conflit conjugal
2. Note pour Conflit familial
B Avec le monde extérieur ?
1. Note pour Autre type de conflit
IV. Quel est le fonctionnement familial caractéristique ?
A. Le conflit est-il résolu de manière positive ?
Comparer les notes pour Résolution positive et Résolution négative
Absence de Résolution

B. Comment le conflit a-t-il été résolu ?

1. Les parents interviennent-ils de manière adéquate ?

Nombre de définition de limites appropriées et inappropriées

2. Que se passe-t-il en réaction à la définition des limites par les parents ?

Nombre d'adhésions et de non-adhésions

C. La famille semble-t-elle bloquée dans des modalités dynamiques


dysfonctionnelles ?

Note pour Circularité dysfonctionnelle


V. Quelles sont les hypothèses possibles sur la qualité des relations apparentes dans
cette famille ?
A. Avec qui le sujet établit-il des liens positifs ?
Nombre et nature des Alliés

B. Avec qui le sujet établit-il des liens négatifs ?

Nombre et nature des agents stressants

C. Quelle est la particularité de la tonalité émotionnelle de cette famille ?

Prédominance de la tonalité émotionnelle des récits

VI. Quelles sont les hypothèses possibles sur les aspects systémiques des relations au
sein de cette famille ?
A. Y a-t-il un sous-système parental efficient et fonctionnel ?
1. Modalités de définition des limites
2. Note pour Conflit conjugal
3. Comparer les notes pour Conjoint = agent stressant et Conjoint.= allié
B. Quels sont les processus de définition des frontières ?
1. Comment les membres de la famille interagissent-ils ?
a. Note pour Fusion
b. Note pour Désengagement
c. Nombre de coalitions
2. Comment la famille entre-t-elle en relation avec le monde extérieur ?
a. Comparer les notes pour Système ouvert et Système fermé
b. Comparer Îles notes pour Autre = allié et Autre = agent stressant
c. Note pour Coalition autre adulte enfant
d. Note pour Autre type de conflit
VII. Y'a-t il des signes d'inadaptation majeure ?
a. Note pour Mauvais traitements
b. Note pour Réponses inhabituelles
VIII. Existe-t-il, dans ce protocole, des thématiques qui contribuent à la formulation
d'hypothèses cliniques utiles ?
Conclusion :

Pour conclure, les concepteurs du test conseillent vivement d'utiliser le FAT de


manière à mettre en évidence le fait que chaque sujet agit dans de multiples contextes et que
le comportement individuel ne peut réellement être compris que s'il est analysé à travers
différentes perspectives.
Le Fat propose un regard novateur dans l'une de ses perspectives la conception personnelle
qu’a le sujet de son propre système familial.
Liste bibliographique :

- Wayne. M et al, (1999), Manuel de Family Apperception Test, Paris.

- Akour Zahoua, Bechir Ghania (2016), La famille, angoisse de mort chez les malades
de crohn Etude clinique de Cinq (05) cas réalisée au sein du CHU Mustapha Bacha
(mémoire Master, Université Abderrahmane MIRA de Bejaia)

- Stéphane HENDRICK, L. De Noose, Evaluation des psychothérapies, Université de


Mons

- [Link]

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