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Influence des connaissances sur la drépanocytose

Ce document traite de la drépanocytose, une maladie génétique héréditaire qui affecte les globules rouges et est considérée comme un problème de santé publique majeur, notamment en Afrique. L'étude vise à évaluer les connaissances, attitudes et pratiques de la population de Ndogpassi Cplan concernant cette maladie, en soulignant l'importance de l'éducation pour réduire sa prévalence. Les résultats montrent que le niveau de connaissance n'influence pas le désir d'avoir des enfants, malgré des associations significatives avec d'autres facteurs sociodémographiques.

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Influence des connaissances sur la drépanocytose

Ce document traite de la drépanocytose, une maladie génétique héréditaire qui affecte les globules rouges et est considérée comme un problème de santé publique majeur, notamment en Afrique. L'étude vise à évaluer les connaissances, attitudes et pratiques de la population de Ndogpassi Cplan concernant cette maladie, en soulignant l'importance de l'éducation pour réduire sa prévalence. Les résultats montrent que le niveau de connaissance n'influence pas le désir d'avoir des enfants, malgré des associations significatives avec d'autres facteurs sociodémographiques.

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A MA FAMILLE

REMERCIEMENTS
Avant tout travail, nous ne saurons d’abord remercier le Dieu Tout Puissant,
Omnipotent, Clément et Miséricordieux
Toi qui a dirigé et soutenu mes pas, je te confie la suite de ce travail.
Donne-moi mon Dieu, le courage d’accomplir le travail ardu d’infirmière et fait
que je puisse apporter un peu de joie dans la vie de ceux qui souffrent.

Nous ne saurons également remercier tous ceux et celles qui de près ou de loin nous ont
apporté leur soutiens dans l’élaboration de notre travail de recherche.
Ainsi, nous souhaitons dire merci à :
ma grand-mère: NZUMOTCHA Justine

Femme calme, généreuse. Si j’en suis là aujourd’hui c’est grâce à ton soutien
et ta détermination. Je n’oublierai jamais la joie que je lisais sur ton visage
Quand tu me suppliais et motivais de faire une filière para médical malgré le fait que j’ai eu
un bac comptable.
Mamy ce travail est le résultat du chemin que tu m’as fait emprunter.

ma grande sœur DJUINE Eva Gaëlle:

Educatrice digne de ce nom, tu es le symbole de la sagesse, de la rigueur et


de la vérité.

Ton courage, ta modestie ont beaucoup contribué à la stabilité de notre


Foyer.

Grande sœur ce travail est l’aboutissement de tous les sacrifices que tu as toujours endurés
pour nous.
Mes sincères remerciements vont :

Aux familles NZUMOTCHA: vous avez contribué de près ou de loin à mon


Succès. Veuillez trouver ici l’expression de mon profond amour et de ma
Sincère reconnaissance.
 M. STEVE DJAMBOU, président de l’INSTITUT UNIVERSITAIRE DU GOLFE DE GUINEE (IUG)
pour avoir mis à notre disposition le nécessaire possible pour l’obtention d’une formation de qualité.
 Au Dr FOYET ANGELE épse EWANE, directrice de l’INSTITUT SUPERIEURE DES SCIENCES
APPLIQUEES (ISA) pour son implication acharnée dans notre éducation, sa disponibilité , ses
enseignements et ses conseils à notre égard.
 A mon encadreur Dr Tchounang Arnaud qui a déployé toute son énergie, son attention pour la réussite de
notre travail.
 A tous le corps administratif et celui des enseignants d’ISA pour leur soutien direct ou non dans la
réussite de notre travail
 A tous ces répondants ayants volontairement participer a la collecte des données.

A tous ceux dont les noms ont été omis, l’erreur est humaine, vous avez
tous, ma considération.
DEFINITIONS DES TERMES
La drépanocytose, aussi appelée anémie falciforme, est une maladie génétique héréditaire touchant les
globules rouges (ou hématies). Elle est caractérisée par une anomalie de l’hémoglobine, principale protéine du
globule rouge. L’hémoglobine transporte l’oxygène depuis les poumons vers les tissus et participe à l’élimination du
dioxyde de carbone. Dans la drépanocytose, la forme anormale adoptée par cette protéine engendre des
déformations des globules rouges qui deviennent fragiles et rigides. Ces anomalies favorisent l’anémie, des crises
vaso-occlusives douloureuses et un risque accru d’infections. (Orphanet, 2017).

Les connaissances en Promotion de la Santé (PS) sont définies


comme un ensemble des informations acquises par des personnes sur une question de santé
donnée. L’enquête CAP évalue la connaissance complète, ainsi que les sources de cette
connaissance. La connaissance complète est définie comme la possession à la fois, des
informations exactes sur les moyens de prévenir les risques, et des principales idées fausses
concernant ces risques. (Abdoulaye Inoussa, 2021)
11.2-Attitudes : Déterminer les attitudes d’une cible, c’est mettre en œuvre un dispositif
d’observation anthropologique des perceptions, des croyances, des représentations, et des
motivations face à un phénomène : épidémie Connaissances, service de santé, prestataire, etc...
Les attitudes sont l’écart entre les connaissances et les pratiques, et résultent des contraintes
diverses pesants sur la personne. (Abdoulaye Inoussa, 2021)

11.3-Pratiques : Les pratiques sont des actes réels accomplis par la personne en situation,
dans son contexte. Ce sont elles qui exposent ou préservent face au problème de santé étudié.
Ils sont objectifs ou subjectifs, mais constituent le principal indicateur de promotion de la
santé. Dans ce processus d’autonomisation des populations, la compétence de santé est donc
du domaine de l’observation directe des faits. (Abdoulaye Inoussa, 2021)

RESUME

ntroduction : la drépanocytose est une maladie héréditaire et génétique due à une anomalie
de l’hémoglobine (Gulbis et al. 2005, Coppieters et al. 2011). Première maladie génétique
mondiale avec une prévalence qui varie de 1 à 25% selon les zones, elle a été décrétée par
l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) comme problème de santé publique. Cependant,
selon l’OMS elle reste méconnue de la population et des professionnels de la santé (OMS
2006). Quant aux études scientifiques, elles ne sont pas unanimes concernant les
connaissances des drépanocytaires sur la maladie. Différentes sources permettent d’acquérir
des connaissances sur la drépanocytose notamment certains professionnels de la santé, les
sensibilisations et les réseaux sociaux. Pour réduire la prévalence de la drépanocytose, il faut
connaitre la maladie et appliquer les méthodes de prévention notamment le conseil
génétique, le conseil prénuptial, la planification des grossesses et l’interruption médicale de
grossesse. Malgré les programmes d’éducation et de sensibilisation mis en place, plusieurs
enfants continuent de naître drépanocytaires ou porteurs du trait de la drépanocytose.
Cette étude a pour objectif d’investiguer l’influence du niveau de connaissance des
drépanocytaires et des porteurs sains sur le désir d’avoir un enfant.
Méthodologie : il s’agit d’une étude prospective transversale a visée descriptive qui a inclus 399
répondants âgés de 17 à 85 ans. Pour évaluer Leur niveau de connaissances et pratique sur la
drépanocytose.
Résultats : Parmi les 399 répondants inclus ; nous avons 45.61% de femmes et 54.39% des hommes.
Le niveau de connaissance et le niveau de pratique sont statistiquement associé au niveau d’étude
(p=0.23), même en l’ajustant avec les autres variables dans l’analyse multivariée.
En revanche le sexe (p=0.007), l’origine (p=0.0003) et la situation matrimoniale (p=0.009) sont
associés significativement au désir d’avoir un enfant.
Conclusion : Le niveau de connaissance de la drépanocytose n’influence pas le désir d’avoir
un enfant.
Mots clés : drépanocytose-connaissance-reproduction-éducation-attitude.

Liste des tableaux

Tableau I : Répartition des patients selon l’âge.


Tableau II : Répartition des patients selon la profession.
Tableau III : Répartition des patients selon l’ethnie.
Tableau IV : Répartition des patients selon le niveau d’instruction.
Tableau V : Connaissances des patients sur les complications oculaires de la drépanocytose.
Tableau VI : Connaissances des patients sur les phénotypes pourvoyeurs de complications
oculaires.
Tableau VII : Connaissances des patients sur le risque de cécité lié à la drépanocytose.
Tableau VIII : Connaissances des patients sur l’intérêt de la surveillance ophtalmologique.
Tableau IX : Connaissances des patients sur le rythme de la surveillance ophtalmologique.
Tableau X : Connaissances des patients sur le but de la surveillance ophtalmologique.
Tableau XI : Sources d’information des patients sur la rétinopathie drépanocytaire.
Tableau XII : Répartition des patients selon le nombre de consultation ophtalmologique
effectué.
Tableau XIII : Répartition des patients selon le motif de non consultation ophtalmologique.
Tableau XIV : Répartition des patients selon le type d’examen paraclinique réalisé.

Liste des figures et/ou graphiques


Graphique 2 : Répartition des patients selon la résidence.
Graphique 3 : Répartition des patients selon le statut matrimonial.
Graphique 4 : Connaissances des patients avoir entendu parler de la rétinopathie
drépanocytaire.
Graphique 5 : Connaissances des patients sur la nécessité de la consultation
ophtalmologique.
Graphique 6 : Répartition des patients ayant consulté.
LISTE DES ABREVIATIONS
IUG: Institut universitaire du golfe de guinée

ISA : institut supérieur des sciences appliquées

Hb : hémoglobine

GB : globule rouge

OMS : organisation mondiale de la santé

HAS : haute autorité de santé

CAP : Attitude Connaissance et Pratique

PS : promotion de la santé

NBS : dépistage néonatal systématique INTRODUCTION

La drépanocytose est l’une des maladies génétique qui pose un véritable problème de santé
publique. C’est une maladie hémolytique, héréditaire et chronique qui altère l’hémoglobine,
protéine transporteuse d’oxygène dans le sang. La prévalence de l’hémoglobine S est relativement
élevé en Afrique en générale et particulièrement au Cameroun, varient entre 30 et 40% pour les
formes hétérozygotes, et entre 1,2 à 2% pour les formes homozygotes. La morbidité est liée aux
complications aigues et chroniques ainsi qu’à leur impact psychosocial et économique. Première
cause d’anémie hémolytique, elle entraine une mortalité élevée, surtout chez les enfants de moins
de 5 ans. Depuis 2009, l’OMS a classé la lutte contre la drépanocytose parmi les priorités pour la
zone Afrique et la drépanocytose occupe le quatrième rang après le cancer de seins, le Sida et le
paludisme ( Julienne Stephanie et al, 2016) . Cependant, malgré l’ampleur du phénomène, il
n’existe pas de véritable engagement au milieu national en vue de soutenir la lutte contre ce fléaux
qui ruine l’économie de nombreux foyers et de mettre sur pied un programme de prise en charge
cette catégories de personnes vulnérable livré à leur propre sort. A ce jour, le meilleur moyens de
prévenir cette maladie incurable demeure en aval l’éducation des populations sur les mariages
entre sujets hétérozygotes ( Rebaudets et al, 2017). La recherche sur la maladie, la confection des
messages éducatifs adaptés pour la prévention de la drépanocytose en vue d’une prise en charge
holistique de la drépanocytose à l’instar des autres pathologies classées priorité de la santé
publique, tant au niveau national qu’au niveau international, reste les chevaux de bataille de nos
institutions.
1.2 Problématique

Selon l’OMS, la prévalence de la drépanocytose est estimée à près de 75% dans le monde.
L’Afrique est considérée comme l’un des foyers originels de la mutation de la drépanocytose. La
prévalence de la drépanocytose disponible pour ce foyer est estimé à un taux de 40% à l’échelle de
toutes la population. Les données d’étude de prévalence à la naissance, sont récentes et
parcellaire. Une étude expérimentale de la faisabilité dépistage néonatal de la drépanocytose dans
certains capital Africains en 2005 a permis de montrer un profil de distribution du gène
drépanocytaire. Ces données devront servir de base pour bâtir des études épidémiologiques de
prévalence, statistiquement valide. On peut déjà pensé à l’absence de politique de prévention de la
maladie, l’importance de l’endogamie et de la consanguinité sont des arguments qui autorisent à
considérer que la fréquence génétique de la drépanocytose est en augmentation en Afrique. Au
Cameroun, la drépanocytose fait quelque 4000 morts chaque années du néanmoins à l’absence de
l’éducation des populations sur les mariages entre sujets hétérozygotes, soit une prévalence de
près de 8.3% dans la population générale. Actuellement le pays compte a lui seul deux des 50
millions de drépanocytose récentes a travers le monde. Sur 200 000 drépanocytaires, la moitié
meurt avant l’Age de 5 ans d’où l’intérêt d’éduquer la population est entre autre de faire chute le
taux de mortalité et de morbidité de la drépanocytose.

1.3 QUESTION DE RECHERCHE


La population de Ndogpassi CPLAN à-t-elle besoin d’être éduquer sur la drépanocytose ?

1.4 HYPOTH7SE DE RECHERCHE


L’absence d’éducation, de sensibilisation justifie le non compréhension de la gravité de la
drépanocytose par la population de Ndogpassi Cplan.

1.5 BUT DE L’ETUDE


Le choix de ce sujet à été motivé par un cas de décès vécu en société qui a émotionnellement
heurté la famille victime. De ce fait, éduquer la population de ndogpassi cplan vas permettre a ces
derniers de ne pas se retrouver dans la même situation que cette famille.

1.6 OBJECTIF GENERAL


Evaluer les connaissances, attitudes et pratique de la population de Ndogpassi Cplan sur la
drépanocytose.

1.7 OBJECTIFS SPECIFIQUE


Les objectifs spécifiques poursuivis dans cette recherche sont entre autre :
- Identifier les caractéristiques sociaux démographique de la population d’études
- Evaluer le niveau de connaissance
- Evaluer le niveau de pratique

REVUE DE LITTERATURE

I. Généralité
1) Définition :

La drépanocytose, aussi appelée anémie falciforme, est une maladie génétique héréditaire touchant les globules
rouges (ou hématies). Elle est caractérisée par une anomalie de l’hémoglobine, principale protéine du globule
rouge. L’hémoglobine transporte l’oxygène depuis les poumons vers les tissus et participe à l’élimination du
dioxyde de carbone. Dans la drépanocytose, la forme anormale adoptée par cette protéine engendre des
déformations des globules rouges qui deviennent fragiles et rigides. Ces anomalies favorisent l’anémie, des crises
vaso-occlusives douloureuses et un risque accru d’infections. (Orphanet, 2017).

2) Historique

La maladie a été nommée « drépanocytose » par VERNON MASSON en 19922 ; en 1904 JAMES Herrick
médecin à Chicago, fait la première description de la drépanocytose : il examine un étudiant noir âgé de 20ans,
pour toux et fièvre, le sujet est faible et a des vertiges et soufre des céphalées depuis un an, il ressent des
palpitations et essoufflements comme certains membres de la famille. L’examen du sang une anémie, le nombre
d’hématies n’atteignant pas la moitié de la valeur normale. L’observation d’un frottis sanguin des hématies
inhabituelles en forme de faucilles d’acanthe. (Ponthieux, 2003)

D’autres observations suivent et le caractère familial est évoquer en 1917 par Emmel. Diggs, en 1933,
introduit la notion de deux états cliniques totalement différent : celui des malades graves anémiques et celui de
leur parents chez qui, le plus souvent aucun trouble spontané n’existe et dont les anomalies cellulaires
n’apparaissent que si on les provoque. En 1949, JAMES Néel démontre, la transmission de cette maladie
mendélienne. La même année, LINUS PAULIN montre qu’elle est due à une anomalie de l’hémoglobine(Hb),
caractérisée par une moindre solubilité. (Brettes M et al, 2002)

En 1956, le britannique VERNON montre qu’elle est due à un remplacement d’un acide aminé dans l’Hb
En 1978, YUET WAI KAN met un test génétique prénatal de la drépanocytose. Drépanocytose majeure et grossesse
(Ponthieu, S., 2003). En 1995, l’hydroxurée devient le prémier et le seul médicament permettant de prévenir les
complications dues à la maladie.

La drépanocytose est donc une maladie génétique grave, héréditaire touchant les GR du sang. D’après

les statistique, la drépanocytose touche près de 50 millions de personnes dans le monde faisant d’elle la plus
répandue dans le monde. (http : www. Hopital.fr hopitaux/vos dossiers sante.)

Pour notre recherche scientifique, la revue de littérature est une étape fondamentale. Cependant,
quelques ouvrages scientifiques existent sur la drépanocytose, mais ne se sont pas beaucoup appesantis sur la prise
en charge d’un point de vue sociologique. Ces derniers traitent la maladie, pas les malades, moins encore aux
aspects sociaux de cette maladie.

C’est ainsi que la drépanocytose est la résultante de plusieurs facteurs à la fois univoques et combinés.

3) Transmission génétique de la drépanocytose.


La drépanocytose est une maladie génétique héréditaire à transmission dite autosomique
récessive: chacun des parents doit transmettre le gène muté à l’enfant pour que la maladie se
déclare chez ce dernier. Lorsqu’on a reçu un seul allèle muté, on est porteur sain. Ainsi, lorsque les
deux parents sont porteurs sains, leur risque de concevoir un enfant souffrant de la maladie est de
un sur quatre. Lorsqu’un couple comporte un porteur sain et un malade, le risque est de un sur
deux. . (Isem, 2017)

1
https://www.provence-pad.com/icovell-laureat-de-lampa-developpe-le-1er-outil-daide-ala-recherche-
contre-la-drepanocytose/

4) Epidémiologie
La drépanocytose est une maladie génétique très répandue dans le monde : elle concerne environ
300 000 naissances par an dans le monde. (Bardakdiian J et Wajeman H, 2004)
Apparue en Afrique et en Inde, elle est depuis devenue très présente en Amérique, tout
particulièrement aux Antilles et au Brésil, ainsi qu’en Europe de l’Ouest du fait des mouvements
des populations. Les derniers chiffres disponibles indiquent que 466 enfants drépanocytaires ont vu
le jour en France en 2015, soit une prévalence d’un enfant atteint pour 1 736 naissances. Ces
chiffres en fait la maladie génétique la plus fréquente en France. (Bardakdiian J et Wajeman
H, 2004).
La majorité des personnes atteintes de cette maladie, vivent en Afrique noire avec des prévalences
qui varient entre 10 et 40%. On trouve 5-15% de porteurs de la tare en Afrique de l’Ouest et
jusqu’à 20% dans certains ethnies d’Afrique Centrale (Congo, zaïre, Nigeria…) Elle pose également
un problème majeur de santé publique dans certains pays en voies de développement. Au
Cameroun, une personne sur dix, sans distinction d'ethnie, d'origine échographique ou de classe
sociale, porte le gène de la drépanocytose. La majorité ne l'á hérité que d'un des parents et ne
présente aucun signe. Ce sont les porteurs du trait drépanocytaire (AS). Cependant, la
drépanocytose n’est prise en charge comme les autres pathologies. L’espérance de vie pour un
drépanocytaire au Cameroun est de25ans. A la fleur de l’âge, les statistiques sont alarmantes. La
drépanocytose fait quelques 4000 morts au Cameroun chaque année. Actuellement, le pays
compte a lui seul 2à 5 millions de drépanocytaires recensés à travers le monde. Sur 200 000
drépanocytaires, la moitié meurt avant l’âge de 5 ans. (Bardakdiian J et Wajeman H, 2004).
5) Physiopathologie

La drépanocytose est due à une maladie de l’hémoglobine. L’hémoglobine est le constituant principal du
globule rouge et assure le transport d’oxygène dans le sang pour le distribuer à tous les organes. L’Hb est
constitué de quatre briques appelées chaines, assemblées entre elles. L’HbA, majoritaire chez l’adulte, est
ainsi constituée de deux chaines dites alpha et de deux chaine dites beta. En cas de drépanocytose, les
chaines beta sont anormales. L’Hb formée à partir des chaines beta anormales et les chaines alpha
normales est une hémoglobine qui s’agglomère dans les globules rouges (cet Hb anormale est appelée
hémoglobine S, abréviation pour le mot anglais sickle qui signifie faucille). Un globule rouge a
normalement la forme d’un disque dont chaque face est un peu creuse (on parle de disque biconcave). En
cas de drépanocytose, l’agglomération de l’hémoglobine S conduit les globules rouges à prendre la forme
d’un faucille (lorsque la quantité d’oxygène est faible). Leur déformation en faucille est appelée
falciformation et les globules rouges déformés sont qualifiés de falciformes.
Dans le sang, on trouve donc une majorité de globules rouges d’aspect normal et des globules rouges
falciformes, encore appelés drépanocytes. C’est pourquoi la drépanocytose est parfois appelée anémie
falciformes (hématie) un autre nom des globules rouges. En plus d’être déformés, les globules rouges
falciformes sont plus fragile et plus rigides que des globules rouges normaux contenant l’hémoglobine A. Ils
circulent mal dans les vaisseaux, ce qui les empêchent de jouent pleinement leurs rôles de transporteurs
d’oxygène. La fabrication de la chaine beta de la fabrication de la chaine beta de l’hémoglobine dépend de
deux gènes, les gènes beta globines localisé sur le chromosome 11. (COUMBA SOUMANO, 2004)
https://www.provence-pad.com/icovell-laureat-de-lampa-developpe-le-1er-outil-daide-ala-recherche-
contre-la-drepanocytose/

II. MANIFESTATION

1) L’anémie

L’anémie désigne un manque d’hémoglobine (ou de globules rouges) et se traduit par une
fatigue excessive et une sensation de faiblesse. Lorsque l’anémie est assez sévère, le malade
peut avoir des difficultés à respirer (essoufflement) et une accélération des battements du
cœur (tachycardie).
Les personnes atteintes sont anémiques en permanence mais s’y adaptent généralement
assez bien. Parfois, les seuls signes visibles sont la fatigabilité et une couleur jaune des
yeux ou de la peau, appelée jaunisse (ou ictère), et une coloration foncée des urines. Ces
manifestations sont, en elles-mêmes, sans conséquences médicales graves.
La sévérité de l’anémie varie au cours du temps. Elle peut s’aggraver brutalement en cas de
fonctionnement excessif de la rate, on parle de séquestration splénique (splénique : qui se
rapporte à la rate), ou en cas d’infections à l’origine de crises dites aplasiques (elles sont dues à l’arrêt
temporaire de fabrication des globules rouges). (Encyclopédie orphanet grand public, 2011)

2) CRISES DOULEUREUSES OU CRISES VASO-OCCLUSIVES

Les crises dites « vaso-occlusives » sont déclenchées par les globules rouges rigidifiés par les polymères
d’hémoglobine S, qui finissent par obstruer la circulation sanguine dans les petits vaisseaux sanguins. Ces crises
entraînent des douleurs aiguës souvent extrêmement violentes. Elles affectent particulièrement les os, les
articulations des bras et des jambes, le dos ou la poitrine. Chez les tout petits, la crise se manifeste généralement
par un gonflement douloureux des mains et des pieds (syndrome pied-main). (Claire Pouplard et al, 2009)

Les occlusions vasculaires associées à la drépanocytose peuvent être à l’origine de complications majeures. Ainsi, le
syndrome thoracique aigu constitue une complication fréquente dans les jours suivant l’installation d’une crise
vaso-occlusive. Il correspond même à la première cause de décès des patients atteints de drépanocytose. Dans ce
cas, la vaso-occlusion affecte le poumon et compromet l’oxygénation de tout l’organisme. Cela se traduit par des
difficultés respiratoires et des douleurs dans la poitrine, parfois accompagnées d’une fièvre. ( Encyclopédie
orphanet grand public, 2011
Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont également communs chez les drépanocytaires, surtout
chez les enfants. Ces AVC se manifestent de façon très variable (paralysie, maux de tête, aphasie,
trouble de l’équilibre…) et sont généralement transitoires. Dans certains cas, ils laissent toutefois de
graves séquelles intellectuelles et/ou motrices. ( Encyclopédie orphanet grand public, 2011)

Enfin, la répétition des vaso-occlusions peut aboutir à la nécrose de certains tissus comme l’os (ostéonécrose de la
tête fémorale) ou d’organes. Par ailleurs très sollicitée pour assurer l’hémolyse des hématies falciformes, la rate
des patients drépanocytaires fait ainsi partie des organes précocement lésée par les vaso-occlusions. Elle n’assure
alors plus complètement son rôle, ce qui peut favoriser la survenue d’infections bactériennes. ( Masson et al, 2022)

La susceptibilité accrue aux infections

Les enfants (parfois même dès l’âge de trois mois), et dans une moindre mesure les adultes, sont très
sensibles aux infections bactériennes qui peuvent se développer de manière
fulgurante et doivent donc être traitées rapidement. Les personnes sont plus spécialement
sensibles aux pneumonies (infections des poumons), à la grippe, mais aussi aux hépatites
(infections du foie), aux méningites (infections de l’enveloppe du cerveau), aux infections
urinaires et aux septicémies (infections graves généralisées). (BEGUE et al, 2001)
Les infections des os (ostéomyélites) sont aussi fréquentes. Elles se traduisent par une Les infections des
os (ostéomyélites) sont aussi fréquentes. Elles se traduisent par une
fièvre élevée et des douleurs violentes dans un ou des segments osseux. L’enfant ne peut
plus bouger la partie malade. A son début, l’ostéomyélite est difficile à distinguer des crises
osseuses vaso-occlusives (elle en est d’ailleurs une conséquence, l’os étant fragilisé). Les
bactéries responsables de l’ostéomyélite sont le plus souvent des staphylocoques dorés ou des
salmonelles. . (BEGUE et al, 2001)

En outre, les infections provoquent des complications propres à la drépanocytose : aggravation


brutale de l’anémie (voir le paragraphe sur les crises aplasiques), augmentation du risque de crises vaso-
occlusives, et augmentation du risque d’occlusion des vaisseaux engénéral… Le risque d’infection est donc
une conséquence très sévère de la drépanocytose,
cela reste une cause de mortalité dans l’enfance. (DIALLO, 2002)

III. EXPLICATIONS DES MANIFESTATIONS

Les globules rouges, qui se renouvellent sans cesse, sont produits au centre des os, dans
un tissu appelé la moelle osseuse rouge. De là, ils passent dans la circulation générale où,
normalement, ils restent environ 120 jours dans la circulation sanguine puis sont détruits
dans la rate.
L’anomalie de la forme des globules rouges est responsable des principaux symptômes de la
maladie (anémie, crises vaso-occlusives). Les autres manifestations sont des complications
liées à l’occlusion répétée des vaisseaux et à la privation de certains organes en oxygène. ( Pouplard
et al, 2009)

L’anémie

Comme les globules rouges en forme de faucille sont anormalement fragiles, ils sont facilement détruits
ce qui entraîne une diminution du nombre total de globules rouges dans le sang et donc de l’hémoglobine
(anémie).
Le résultat de cette anémie est une capacité limitée du transport de l’oxygène par le sang, dont le patient au
repos ne souffre pas. Quand les organes ne reçoivent plus assez d’oxygène, ils fonctionnent moins efficacement. De
plus le corps tente de compenser ce manque d’oxygène en augmentant le travail du cœur : les battements du cœur
sont accélérés (tachycardie) et le travail des poumons est augmenté, ce qui conduit à l’essoufflement de la
personne (dyspnée).
En outre, les globules rouges qui se cassent plus facilement, libèrent l’hémoglobine (il y a hémolyse,
l’anémie est qualifiée d’hémolytique). L’hémoglobine est alors rapidement transformée en bilirubine, un pigment
brun-jaune. C’est cette bilirubine libre qui va colorer la peau et les yeux et être responsable de la jaunisse, plus ou
moins marquée. (Pouplard et al, 2009)

 Aggravation de l’anémie

- la séquestration splénique

Les globules rouges anormaux sont rapidement détruits par l’organisme, et plus spécifiquement par la rate. Les
globules rouges falciformes sont considérés comme anormaux par la rate qui les capture (ou séquestre) puis les
élimine, ce qui accentue l’anémie. (Ophanet, 2017)
Chez l’enfant, l’activité d’épuration de la rate étant augmentée, son volume augmente parallèlement
(splénomégalie) et dans certains cas, la séquestration s’accentue et l’anémie devient grave subitement.
(Ophanet, 2017)

- les crises aplasiques

Les crises aplasiques sont souvent dues à une infection par le parvovirus B19 ou à un manque en vitamine B9.
Le parvovirus B19 est un virus qui infecte les globules rouges. Cette infection conduit à la destruction des globules
rouges. Alors que dans des conditions normales, cette infection est bénigne, lorsqu’elle a lieu chez un sujet
drépanocytaire, elle ne fait qu’aggraver l’anémie déjà existante.

Une carence en vitamine B9 ralentit la fabrication des globules rouges. Le nombre de globules rouges
normaux produits n’est pas assez important, ce qui aggrave l’anémie. (Masson et al, 2022)
 Crises vaso-occlusives

Au cours de la drépanocytose, les globules rouges prennent une forme anormale de faucille.
Cette déformation les rend rigides (alors qu’ils sont souples et déformables normalement) :
ils peuvent former des « bouchons » et obstruer les petits vaisseaux sanguins dans lesquels
les globules rouges normaux circuleraient sans problème. En empêchant le sang
d’irriguer correctement les organes et donc de leur apporter suffisamment de nutriments et
d’oxygène, ces obstructions sont responsables de crises vaso-occlusives.
Selon le lieu de l’obstruction, les organes qui ne sont plus ou mal irrigués sont différents,
ce qui conduit aux différentes manifestations décrites précédemment :

- lorsque un os est touché : si l’obstruction est trop longue, l’os est privé d’oxygène
pendant trop longtemps et des lésions irréversibles apparaissent : on parle d’infarctus osseux ou d’ostéonécrose. A
terme, et si la zone touchée est proche d’une articulation, l’ostéonécrose peut entraîner une déformation de
l’articulation ce qui conduit à l’arthrose.

- lorsque les vaisseaux des os des mains et des pieds sont bouchés, cela provoque le syndrome
pied-main. (Masson et al, 2022)

- Lorsqu’une ou des artères des poumons sont bouchées (thrombose artérielle pulmonaire), cela
provoque le syndrome thoracique aigu. Celui-ci peut également apparaître suite à une infection (surtout chez
l’enfant), ou à la combinaison d’une obstruction des artérioles et d’une infection. Ce phénomène est une
complication grave de la maladie car les poumons n’exercent plus efficacement leur fonction qui est de fournir de
l’oxygène à tous les organes du corps.
- lorsque les vaisseaux qui amènent le sang au cerveau sont obstrués, ce dernier n’est
plus assez oxygéné ce qui peut provoquer des accidents graves, appelés accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou «
attaques cérébrales ». (Masson et al, 2022)

Ces AVC peuvent correspondre à un arrêt de la circulation dans le cerveau (ischémie). Les manifestations sont
souvent transitoires lorsque le vaisseau obstrué se débouche rapidement (on parle d’accident ischémique
transitoire). Mais les AVC peuvent aussi être dus à la rupture d’un vaisseau du cerveau (une hémorragie cérébrale).
(Masson et al, 2022)

 Susceptibilité accrue aux infections

Cela est dû au fait que la rate, qui a un rôle important dans le processus de défense
contre les bactéries, est quasiment toujours endommagée chez les malades. En effet, chez une
personne drépanocytaire, elle travaille beaucoup et finit par s’user ou par être elle-même victime d’un
manque d’oxygène : elle ne remplit plus son second rôle qui est un rôle de défense contre certains
microbes, un rôle de défense immunitaire (notamment le pneumocoque, responsables d’infections
potentiellement graves). C’est ce déficit immunitaire qui provoque la susceptibilité accrue aux
infections. ( Encyclopédie orphanet grand public, 2011)

IV. Complications
L’aspect falciforme des globules rouges ne leur permet pas une bonne circulation, c’est la
cause des occlusions au niveau des vaisseaux sanguins. Ce mécanisme peut se produire dans
tous les organes du corps, ce qui explique la multiplicité et la complexité de la
drépanocytose.
La drépanocytose présente une hétérogénéité des symptômes cliniques et des fréquences de
crises qui diffèrent d’un patient à un autre.
Nous pouvons noter des signes cliniques tels que L’anémie, l’hémolyse, le manque d’oxygène,
la concentration des urines, l’asthénie, l’ictère et le syndrome des mains et ou des pieds. Les crises vaso
occlusives (CVO) due à l’obstruction des vaisseaux sanguins est la principale
cause d’hospitalisation.
Tous les organes peuvent être atteints par les complications. Les plus fréquentes sont les crises
douloureuses, les infections sévères notamment la septicémie, la méningite, l’ostéomyélite, l’anémie
aigue, le priapisme, le syndrome thoracique aigue (STA), l’hypertension artérielle (HTA) et l’accident
vasculaire cérébral (AVC). (ABDOULAYE, 2021)
Les complications sont classées en deux catégories, les complications aiguës et les
complications chroniques. Les complications aiguës conduisent le plus souvent au décès si la
prise en charge n’est pas immédiate.
Les décès causés par les complications de la drépanocytose concernent plus les enfants de
moins de cinq ans, les adolescents et les femmes enceintes. Bien que les porteurs du trait drépanocytaire
soient des porteurs sains et asymptomatiques, ils sont à risque de complication grave comme la mort
subite à l’effort.
Le trait drépanocytaire constituerait un facteur de risque pour des complications rare telles
que le carcinome médullaire rénal (CMR), des affections médicales plus courantes, telles que
l’insuffisance rénale chronique (IRC) et la thromboembolie veineuse (TEV). Cependant, la
prudence est de mise car d’autres études soulignent que les preuves et les recherches déjà
réalisées sont insuffisantes pour conclure à un lien de causalité entre le trait drépanocytaire
et d’autres pathologies.

iii. LA PREVENTION DES COMPLICATIONS


La prophylaxie du risque infectieux consiste à administrer préventivement des antibiotiques et à renforcer
le programme vaccinal, tout particulièrement chez les nourrissons et les jeunes enfants. Un supplément en
acide folique et en fer est aussi prescrit pour renforcer la production des globules rouges et prévenir
l’anémie. (DIGBE et al, 2005)

Une bonne hygiène de vie et une alimentation équilibrée sont essentielles. Pour diminuer le risque de crises
douloureuses, une bonne hydratation est nécessaire. Il faut aussi éviter l’exposition à des températures extrêmes
ou à des variations importantes de température. Les efforts trop intenses liés à la pratique de sports extrêmes et
d’endurance sont à proscrire. Pour assurer un apport suffisant en oxygène, il est aussi recommandé aux patients
d’éviter les pièces mal aérées et les séjours à plus de 1 500 mètres d’altitude où l’oxygène se raréfie. Les
drépanocytaires doivent en outre porter des vêtements amples ne coupant pas la circulation sanguine. (Elsevier
Masson et al, 2022)

Un suivi médical régulier permet d’évaluer l’évolution de la maladie et les dégâts qu’elle cause sur les organes. Les
fonctions rénale et respiratoire sont particulièrement suivies ainsi que l’état de l’œil. Une échographie cérébrale
(Doppler transcrânien) est régulièrement réalisée pour suivre les flux sanguins dans les artères du cerveau. Des flux
trop rapides indiquent un risque d’AVC et entraînent la mise en place d’un programme transfusionnel de
prévention. (Masson et al, 2022)

V. DIAGNOSTIC
- Hémogramme
- Electrophorèse
La prévention des complications graves de la drépanocytose impose le dépistage de la maladie dès la
naissance chez les sujets. Le dépistage doit être également proposé au sujets jeunes afin, d’identifier en vue
d’un éventuel conseil génétique, les couples ayants un risque d’avoir les enfants atteints d’un syndrome
drépanocytaire majeur. Il est essentiel d’identifier les couples porteurs d’anomalie d’un syndrome
drépanocytaire majeur. Toute femme originaire d’une famille à risque est prédisposée de procréer, elle
devrait dont bénéficier d’une recherche d’Hb anormale (essentiel HbS) et trait béta thalassémique. Un
résultat positif implique alors impérativement l’étude du conjoint. Lorsque les deux partenaires sont
porteurs d’HbS ou d’une association susceptible d’aboutir à un syndrome drépanocytaire majeure, le
personnel soignant doit expliquer au couple le risque théorique de 25% d’avoir les enfants drépanocytaires
ou les orientés vers un spécialiste. Si le couple accepte de prendre le risque d’une grossesse, ils doivent
savoir qu’ils peuvent bénéficier d’un diagnostic prénatal vers la 12eme et la 15eme semaine de grossesse et
d’une interruption thérapeutique. (DIALLO, 2002)

TRAITEMENT PRISE EN CHARGE ET PREVENTION

Les Traitements
A ce jour, la thérapie par greffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) est le seul
traitement curatif. D’autres traitements curatifs comme la thérapie génique sont en essai
clinique. . ( COUMBA, 2004)
Le traitement de la drépanocytose est plus préventif. Cette prévention permet d’éviter les
éventuelles complications et d’améliorer la qualité de vie des personnes drépanocytaires.
Pour gérer la drépanocytose, il faut prévenir les infections, les accidents vasculaires cérébraux
(AVC) et gérer les complications:
-La prévention des infections se fait par une antibioprophylaxie et des programmes de
vaccination spécifique chez les enfants drépanocytaires;
-Les transfusions sanguines et le Doppler transcrânien permettent de prévenir des AVC
et certaines complications;
-Les antalgiques pour les crises douloureuses, les transfusions sanguines pour l’anémie,
la thérapie à l’hydroxy-urée (HU) pour la gestion et le traitement des crises aiguës et chroniques.
Vu la complexité et la multitude des organes concernés, la prise en charge de la drépanocytose
doit être multidisciplinaire et dédiée selon les besoins spécifiques de chaque patient. ( COUMBA, 2004)

PRISE EN CHARGE

Prise en charge des complications


- Le traitement des calculs dans la vésicule biliaire consiste à retirer chirurgicalement la
vésicule biliaire (cholécystectomie, le plus souvent sous cœlioscopie).
- Des techniques ophtalmologiques adaptées permettent d’éviter les dommages de l’œil dus
à l’occlusion des vaisseaux, si celle-ci est décelée à temps.
- Les ulcères des jambes peuvent être traités par des solutions nettoyantes et des crèmes appropriées
(antiseptiques locaux). Ils peuvent mettre longtemps à cicatriser et être
très douloureux, c’est pourquoi un repos et une surélévation de la jambe sont parfois
recommandés. ( DIGBE et al, 2005)
- Au niveau rénal, l’atteinte la plus fréquente provoque la présence d’une protéine appelée
albumine dans les urines (micro albuminurie), que les médecins recherchent systématiquement et
régulièrement au cours du suivi. En l’absence de traitement, le risque est lallation progressive d’une
insuffisance chronique grave. On utilise alors des médicaments protecteurs des reins (comme les
inhibiteurs de l’enzyme de conversion, IEC). Si du s’est observé dans les urines (hématurie
macroscopique), le traitement associe un repos ainsi qu’une bonne hydratation afin de maintenir un débit
urinaire (volume d’urine) élevé.
Si les reins s’arrêtent subitement de fonctionner (insuffisance rénale aiguë), un transen réanimation et
une transfusion sont nécessaires.
- Chez les personnes présentant une altération de la fonction respiratoire (en raison des
pneumonies ou du syndrome thoracique), une kinésithérapie respiratoire, pour drainer les
sécrétions bronchiques par des massages et des mouvements spéciaux, peut être mise en
place. Une aide respiratoire mécanique peut être nécessaire : de l’air est insufflé par l’intermédiaires
d’embouts placés dans les narines (ventilation non invasive). . ( DIGBE et al, 2005)
- Un programme de transfusions régulières (tous les mois) peut être proposé dans certains
cas, notamment pour prévenir la rechute d’accidents vasculaires cérébraux chez un enfant
ou un adulte ayant eu des symptômes d’alerte, ou en cas de syndrome thoracique ou de
séquestration splénique récidivantes (après le deuxième épisode).
D’une façon générale, plus le diagnostic et le traitement des complications sont précoces,
meilleure est l’évolution. ( DIGBE et al, 2005).
l

PREVENTION
Pour prévenir l’apparition de nouveaux cas, l’OMS préconise l’éducation, les sensibilisations,
le conseil génétique et des recommandations concernant la reproduction des personnes
atteintes de la drépanocytose et les porteurs sains. Les recommandations sont : le conseil
prénuptial, le dépistage par électrophorèse d’hémoglobine (pour ceux qui ne connaissent pas
leur statut), le dépistage anténatal, les campagnes d’éducation, les conseils pré et post
conception, la planification des grossesses et le diagnostic génétique préimplantatoire
(DPI). ( KAFUI ,2021)
Le DPI consiste à l’implantation de l’embryon non affecté par la drépanocytose dans l’utérus ;
l’embryon préalablement fécondé in vitro.
Pour les couples à risque dont le diagnostic prénatal conclut que l’enfant à naitre serait
drépanocytaire, le conseil génétique propose une interruption médicale de la grossesse.
Certains pays comme la France, la Belgique, le Royaume-Uni, les Etats-Unis ont instauré un
dépistage néonatal systématique (NBS) des bébés issus des populations à haut risque de
mutation du gène de l’Hb. En Belgique, le NBS est réalisé dans toutes les maternités de
Bruxelles et dans certaines maternités de Liège. En l’absence du NBS dans un hôpital, le
diagnostic est réalisé en cas de signes cliniques.
Malgré la prévention, le NBS, les traitements, le taux de prévalence et le taux de mortalité
mondiale sont toujours élevés.
La prévalence élevée, les complications, le coût de traitement, les implications physiques,
sociales et psychologiques de la drépanocytose font d’elle un véritable problème de santé
publique. ( KAFUI, 2021)

ROLE DE L’INFIRMIER
Dans le cadre de la drépanocytose, les recommandations de l’HAS intègrent la prise en charge de cette
maladie chronique, aussi bien pour l’éducation thérapeutique que dans l’administration des soins.
L’infirmier est présente a toutes les étapes du parcours de soin des patients drépanocytaires.
(ABDOULAYE, 2021)
1. Rôle infirmier
Quelque soit son type de pratique professionnelle, un soignant peut etre confronté à un patient
d’un syndrome drépanocytaire majeur.
- En consultation : l’infirmer assure les prélèvements sanguins de control et peux mettre en place
les messures d’education thérapeutique ( évaluation du niveau de connaissance du patient et son
entourage sur la maladie)
- En hospitalisation : dans le cadre des crises vaso-occlusives, le soignant initialement a l’évaluation
de la douleur qui devra être réévaluée régulièrement et adapter le traitement antalgique ;
Dans le cadre d’une hémoglobulisation aigue, l’infirmier assure la réalisation de la transfusion. Dans
un second temps, il/elle pourra vérifier auprès de l’entourage que les signes de reconnaissance de
l’anémie sont bien acquis ; dans le cas d’une complication infectieuse, l’infirmier participe à
l’application du traitement choisit, réévalue régulièrement les signes d’améliorations. ( KAFUI ,2021)

2) Education thérapeutique
« La pédagogie, c’est l’art de la répétition » en matière d’éducation thérapeutique. Les informations
doivent être constamment reprises, non seulement par les différents intervenants de l’équipe
pluridisciplinaire, mais lors de différentes étapes de la vie du patient drépanocytaire. Voici a titre indicatif
quelques points essentiels.
 Les principales règles hygiéno-diététique :
- Boire abondamment, plus encore en cas d’effort, de forte chaleur, de fièvre, de diarrhée ou de
vomissements
- Connaitre son taux d’Hb de base
- Eviter les grandes variations de températures
- Eviter les efforts intenses, la prolongée en apnée, les séjours en altitude (au-dessus de 1500m)
- Faire un bilan annuel systématique à partir de l’âge d’un an et avoir
- Eviter toute corticothérapie par voie générale sans l’avis du médecin spécialiste de la
drépanocytose. ( COUMBA, 2004)

 Les complications spécifiques de la maladie


- Connaitre les signes directs et indirects de l’anémie du fait de l’urgence vital inhérente
(séquestration splénique aigue)
- Connaitre les recommandations en cas de syndrome infectieux
- Savoir connaitre un syndrome thoracique débutant

 Transmission génétique et conseil génétique


- Aux différents étapes de la vie du patient, il est important de reprendre les modalités génétiques
de la transmission de la drépanocytose
- Les patients qui le demandent doivent pouvoir être orienté vers des consultants spécifiques de
conseils génétiques. (COUMBA, 2004)

-
CHAPITRE III METHODOLOGIE
2-1 Lieu de l’étude

Notre étude a été effectuée au quartier Ndogpassi Cplan

2-1-1 généralité

Le quartier Ndogpassi Cplan à Douala dans la région du Littoral département du Wouri, est situer dans
l’arrondissement de douala 3ème plus précisément a environs 1.8 km du marché ndogpassi ; et aussi après la
zone de recadrement et la chefferie Ndogpassi. Situer également dans la zone Bassa, le quartier Ndogpassi
Cplan est un quartier développer et peuplé ayant en son sein un collège priver dénommée Collège
Polyvalent Laïc André Guepon en abrégé CPLAN d’où le nom « Ndogpassi Cplan ».

Il est limité selon les quatre points cardinaux comme suite :

 Au nord par le marché ndogpassi


 Au sud par Nyalla
 A l’est par la zone industrielle Bassa
 A l’Ouest par saint Nicolas

2-2- type d’étude


Notre étude a été prospective transversale à visée descriptive.
2-3- durée de l’étude
La réalisation de notre projet d’étude s’est faite sur une durée de 7 mois allant d’octobre 2023 à Avril
20234 comme mentionné dans notre chronogramme des activités
2.4 Échantillonnage
2.4.1 Population d’étude
La population ici est celle de Ndogpassi Cplan

2-4-2- critère de sélection


2-4-2-1 critère d’inclusion
Ont été inclus dans notre population d’étude les personnes vivant au quartier Ndogpassi Cplan et ayant un
âgée supérieur ou égal à 17ans qui consentiront de participer à l’étude

2-4-2-2. critère d’exclusion


De notre étude, nous avons exclus toute personne ayant un âge inférieur à 17 ans ; toutes personnes qui ne
donneront pas leurs consentement.

2.4.3 Méthode / types d’échantillonnage

Notre étude était non probabiliste aléatoire.

2 4-4 tailles de l’échantillon

Notre taille d’échantillons est de 399 répondants.

N=(Za) 2× (P.Q/d2)

N= taille de l’échantillon

Za= Niveau de confiance a

P =proportion des personnes présentant la variable étudié (prévalence)

Q= 1-p = probabilité de l’évènement contraire

d= marge d’erreur =5%=0.05

2-5- collecte des données


2.5.1- outils de collecte des données
Notre collecte de données a été élaborée à base d’un questionnaire.

2.5.2- Validation des outils de collecte de données et pré-test

Les différents procédés de notre démarche ont été soumis à l’attention de notre encadreur pour correction,
suggestion et validation afin de soumettre un échantillon de personne a des pré-tests

2-5-3- Méthode de collecte de données


Une fiche de questionnaire a été remise à chaque personne désireuse de participer à l’étude et des
explications leur a été donné.
2-6- traitement et analyse des données
Les données collectées ont été dépouillées à l’aide d’une calculatrice, stylos, et introduites dans le logiciel
MS EXCEL pour numérisation. Les connaissances et les pratiques seront évaluées sur les notes cumulées
bonnes ou mauvaises réponses obtenues par les répondants :

 Pour les connaissances qui ont été noté sur 13 point :


 Moins de 6 bonnes réponses = Faible
 6 bonnes réponses = Moyen
 Plus de 6 bonnes réponses = Bon
 Pour les pratiques qui ont été noté sur 10 point :
 Moins de 5 bonnes réponses = Faible
 5 bonnes réponses = Moyen
 Plus de 5 bonnes réponses = Bon

2-7 Résultats attendus

Une fois nos données rendues de façon numérique, elles ont été transformées en données statistiques que
nous avons par la suite convertis en graphiques, tableaux.

2.8 Considération éthique et déontologique

Afin de veiller à la liberté et au respect de l’intimité de nos sujets, nous avons utilisé la considération
éthique qui comportait :

 Une autorisation de dépôt et de validation du protocole recherche au sein des autorités de


l’ISA/IUG,
 Une autorisation administrative délivrée par le délégué de la santé publique
 Une autorisation De collecte des données par le chef du quartier ndogpassi cplan
 Le consentement des répondants.
CHAPITRE 4 PRESENTATIONS DES RESULTATS

Notre étude ayant porté sur 399 répondants, la partie résultat sera présentée par répartition des répondants
selon les facteurs sociodémographiques, les connaissances des facteurs associés et les attitudes pratiques en
cas de la drépanocytose.

I- Caractéristiques sociodémographiques des répondants


Tableau n° : répartition des répondants selon la profession

VARIABLE FREQUENCE POURCENTAGE


commerçants 121 30,3%
enseignant 18 4,5%
étudiant 56 14,0%
fonctionnaire 34 8,5%
ménagère 129 32,3%
personnel soignant 41 10,3%
Total 399 100,0%

Les ménagères étaient les plus représentés avec 32.3% suivi des commerçants avec 30.3%.

Tableau n°2 : répartition des répondants selon le niveau d’instruction


niveau d'instruction

VARIABLE FREQUENCE POURCENTAGE

non scolarisé 7 1,8


primaire 224 56,1
secondaire 21 5,3
supérieur 147 36,8
Total 399 100,0

Les répondants qui avaient un niveau d’étude primaire étaient les plus représentés avec 56.1%, suivi de
ceux ayant un niveau supérieur avec 36.8%.

Tableau n°3 : répartition des répondants selon le statut matrimonial


Statut matrimonial

FREQUENCE POURCENTAGE
VARIABLE
célibataire 18 4,5
divorcée 8 2,0
Marié 334 83,7
veuve 39 9,8
Total 399 100,0

Les mariés prédominaient avec 83.7% suivie des veuves avec 9.8%.

Tableau n°4 : répartition des répondants selon la religion

Religion

variable Fréquence Pourcentage


animiste 22 5,5
catholique 230 57,6
musulman 33 8,3
protestant 114 28,6
Total 399 100,0
Les catholiques prédominaient avec 57.6% suivie des protestant avec 28.6%.

Figure n°1: répartition des répondants en fonction du sexe

Le sexe masculin était prédominant à 54, 39%.

Tableau n°5 : répartition des répondants selon les tranches d’âge


Tranche d’Age

variable
Fréquence Pourcentage
inférieur ou égal à 25 ans 70 17,5
26 à 35 ans 108 27,1
36 à 45 ans 107 26,8
46 à 55 ans 60 15,0
56 ans à plus 54 13,5
Total 399 100,0

La tranche d’âge de 26-35 ans était la plus représentée avec l’âge moyen est de 39.77±13.947 ans avec un
minimum de 17 ans et un maximum de 87 ans.

II- Niveau de connaissance


Tableau n°6 : répartition des répondants selon le niveau de connaissance

variable Fréquence Pourcentage


bonne 72 18,0
faible 172 43,1
moyenne 155 38,8
Total 399 100,0

La majorité des répondants ont un niveau de connaissance faible sur la drépanocytose donc un total de
172 répondants sur 399 répondants soit 43.1%.
Figure n°2: répartition des répondants selon le fait d’avoir entendu parler de la drépanocytose

La majorité des répondants (84.46%) a affirmé avoir entendus parler de l’expression « drépanocytose »

Tableau n°7 : répartition des répondants en fonction du lieu où ils ont entendu parler de la drépanocytose

SI_OUI_OU

variable Fréquence Pourcentage


à l'école 146 43,2
les réseaux sociaux 93 27,5
par un ami 40 11,8
par un membre de famille 59 17,5
Total 338 100,0
Concernant le lieu où ils ont entendus parler de la drépanocytose, le lieu prédominant est l’école avec
43.2% suivit des réseaux sociaux avec 27.5%.

Figure n° 3 : répartition des répondants selon la définition de la drépanocytose

La majorité des répondants (71.933%) ont donné une bonne définition de la drépanocytose.
Figure n°4 : relation entre le type de traitement et le niveau de connaissance
Khi-2= 88.045 ddl=2 p-value<0.000

A partie de cette figure, on peut voir que :


- Tous ces répondants ayant un faible niveau de connaissances sur la drépanocytose pense que le
médicament vendus en pharmacie, est le meilleure traitement de la drépanocytose donc 171
répondants sur 399 répondants soit 42.86%.
- Et pour le médicament traditionnel, la plus part des répondants l’ayant choisi ont un niveau de
connaissance moyenne sur la drépanocytose donc 57 répondants sur 399 répondants soit
14.29%.
Figure répartition selon la connaissance de survenue de la maladie.

La majorité des répondants (54.14%) affirme que la maladie se manifeste entre 4 mois- 6mois.
Figure relation entre ceux qui ont déjà vu une personne drépanocytaire et le niveau de connaissance

Tableau : répartition des sujets selon le lieu où ils ont vu un drépanocytaire (il faut arranger ce tableau)

VARIABLE FREQUENCE POURCENTAGE

DANS MA FAMILLE
NON 288 72,2%
OUI 111 27,8%
MOI MEME
NON 398 99,7%
OUI 1 0,3%
DANS MON QUARTIER
NON 283 70,9%
OUI 116 29,1%
DANS MON ECOLE
NON 315 78,9%
OUI 84 21,1%
DANS MON LIEU DE SERVICE
NON 392 98,2%
OUI 7 1,8%
Tableau : répartition des sujets selon les manifestations de la drépanocytose
( il faut arranger ce tableau).

VARIABLE FREQUENCE POURCENTAGE


Douleur articulaire
NON 214 53,6%
OUI 185 46,4%
Anémie
NON 196 49,1%
OUI 203 50,9%
Coloration des yeux
NON 189 47,4%
OUI 210 52,6%

Tableau : connaissance des répondants sur les signes de gravité

VARIABLE FREQUENCE POURCENTAGE


Coma
NON 395 99,0%
OUI 4 1,0%
Convulsion
NON 394 98,7%
OUI 5 1,3%
Détresse respiratoir
NON 252 63,2%
OUI 147 36,8%
Prostration
NON 283 70,9%
OUI 116 29,1%
Insuffisance rénal
NON 335 84,0%
OUI 64 16,0%
Mal des yeux
NON 386 96,7%
OUI 13 3,3%
Figure : répartition selon la question peut-on guérir de la drépanocytose
La majorité des répondants (71.68%) affirme qu’on peut guérir la drépanocytose.

Tableau : répartition selon la connaissance des facteurs de risque

VARIABLE FREQUENCE POURCENTAGE

L’ignorance de son statut


sérologique (AS, SS, AA)
NON 185 46,4%
OUI 214 53,6%
L’ignorance de la drépanocytose
et de ses causes
NON 191 47,9%
OUI 208 52,1%
Tableau relation entre le niveau de connaissance et les caractéristiques sociodémographiques

niveau connaissance

bonne faible moyenne

Nb. total Nb. total Nb. total


lignes de lignes de lignes de
Nombre couche (%) Nombre couche (%) Nombre couche (%)

profession commercante 14 11,6% 100 82,6% 7 5,8%

enseignant 4 22,2% 1 5,6% 13 72,2%

étudiant 10 17,9% 3 5,4% 43 76,8%

fonctionnaire 6 17,6% 2 5,9% 26 76,5%

ménagère 21 16,3% 61 47,3% 47 36,4%

personnel soignant 17 41,5% 5 12,2% 19 46,3%

niveau non scholarisé 4 57,1% 0 0,0% 3 42,9%


d'instruction
primaire 26 11,6% 157 70,1% 41 18,3%

secondaire 9 42,9% 2 9,5% 10 47,6%

supérieur 33 22,4% 13 8,8% 101 68,7%

Statut célibataire 6 33,3% 4 22,2% 8 44,4%


matrimonial divorcée 3 37,5% 2 25,0% 3 37,5%

Marié 60 18,0% 137 41,0% 137 41,0%

veuve 3 7,7% 29 74,4% 7 17,9%

religion animiste 4 18,2% 16 72,7% 2 9,1%

catholique 43 18,7% 125 54,3% 62 27,0%

musulman 6 18,2% 22 66,7% 5 15,2%

protestant 19 16,7% 9 7,9% 86 75,4%

sexe féminin 50 27,5% 77 42,3% 55 30,2%

masculin 22 10,1% 95 43,8% 100 46,1%

tranche_age inférieur ou égal à 25 11 15,7% 15 21,4% 44 62,9%


ans

26 à 35 ans 17 15,7% 45 41,7% 46 42,6%

36 à 45 ans 24 22,4% 58 54,2% 25 23,4%

46 à 55 ans 6 10,0% 31 51,7% 23 38,3%

56 ans à plus 14 25,9% 23 42,6% 17 31,5%

Test Khi-carré de Pearson

niveau
connaissance

profession Khi-carré 177,624

df 10

Sig. ,000

niveau d'instruction Khi-carré 164,716


df 6

Sig. ,000

Statut matrimonial Khi-carré 22,870

df 6

Sig. ,001

religion Khi-carré 105,880

df 6

Sig. ,000

sexe Khi-carré 22,943

df 2

Sig. ,000

tranche_age Khi-carré 35,582

df 8

Sig. ,000

III- Niveau de pratique


Figure répartition selon le niveau de pratique.

La plus part des répondants (59.65%) ont un niveau de pratique moyenne en cas de la drépanocytose.

Figure : répartition des sujets selon la question : avez-vous des enfants drépanocytaires.

98.75% des répondants affirme n’ayant pas d’enfants drépanocytaire.


Figure : répartition des sujets selon la pratique du test d’électrophorèse.

La majorité des répondants (76.44%) affirme avoir fait un test d’électrophorèse.

Tableau : répartition des sujets selon les raisons qui ne les ont pas poussées à faire le test
d’électrophorèse.
SI_NON_POURQUOI

variable Fréquence Pourcentage


par ignorance 91 96,8
par manque de moyen 2 2,1
par peur 1 1,1
Total 94 100,0

Parmi ces répondants n’ayant pas fait le test d’électrophorèse, 96.6% ne l’on pas fait juste pas ignorance.

Figure répartition des répondants selon le lieu où sa santé est prise en charge en cas de crise

99.00% des répondants choisissent faire recourt au centre de santé en cas de crise.
SI_OUI_POURQUOI

Variable Fréquence pourcentage


cout accessible 1 0,3%
médicaments bien adaptés 11 2,8%
meilleur prise en charge 383 97,0%
Total 395 100,0%

Pour ces répondants faisant recourt au centre de santé en cas de crise, la majorité (97.O%) le fait pour la
meilleure prise en charge.

Tableau répartition des répondants selon qu’ils ont recours au guérisseur

variable fréquence pourcentage


NON 394 98,7%
OUI 5 1,3%
Total 399 100,0%

1.3% des répondants choisissent faire recourt chez le guérisseur en cas de crises.
Figure répartition des sujets selon la pratique de l’automédication.
88.22% des répondants ne pratiques pas l’automédication en cas de drépanocytose

Figure répartition selon que les répondants utilisent les médicaments modernes.
Tableau répartition selon les mesures préventives

VARIABLE FREQUENCE POURCENTAGE


Consommez beaucoup d’alcool
NON 370 92,7%
OUI 29 7,3%
Lavez les fruits et légumes avant
de les consommés
NON 237 59,4%
OUI 162 40,6%
Consommez beaucoup
d’aliments riches en protides
NON 236 59,1%
OUI 163 40,9%
Faire le test de l’électrophorèse
NON 75 18,8%
OUI 324 81,2%
Lavez les fruits et légumes avant
de les consommés avec de l’eau
potable
NON 390 97,7%
OUI 9 2,3%
En ne respectant pas les règles
d’hygiène
NON 399 100,0%
OUI 0 0,0%
En se brossant les dents tous les
matins et soir
NON 399 100,0%
OUI 0 0,0%

Tableau relation entre le niveau de pratique et les caractère socio-démographique

niveau de pratique

bonne faible moyenne

Nb. total Nb. total Nb. total


lignes de lignes de lignes de
Nombre couche (%) Nombre couche (%) Nombre couche (%)

profession commercante 0 0,0% 5 4,1% 116 95,9%

enseignant 1 5,6% 4 22,2% 13 72,2%


étudiant 5 8,9% 7 12,5% 44 78,6%

fonctionnaire 0 0,0% 18 52,9% 16 47,1%

ménagère 2 1,6% 84 65,1% 43 33,3%

personnel soignant 10 24,4% 25 61,0% 6 14,6%

niveau non scholarisé 0 0,0% 1 14,3% 6 85,7%


d'instruction
primaire 1 0,4% 83 37,1% 140 62,5%

secondaire 2 9,5% 6 28,6% 13 61,9%

supérieur 15 10,2% 53 36,1% 79 53,7%

Statut célibataire 0 0,0% 11 61,1% 7 38,9%


matrimonial
divorcée 1 12,5% 2 25,0% 5 62,5%

Marié 17 5,1% 96 28,7% 221 66,2%

veuve 0 0,0% 34 87,2% 5 12,8%

religion animiste 0 0,0% 2 9,1% 20 90,9%

catholique 16 7,0% 67 29,1% 147 63,9%

musulman 1 3,0% 2 6,1% 30 90,9%

protestant 1 0,9% 72 63,2% 41 36,0%

sexe féminin 13 7,1% 84 46,2% 85 46,7%

masculin 5 2,3% 59 27,2% 153 70,5%

tranche_age inférieur ou égal à 25 7 10,0% 11 15,7% 52 74,3%


ans

26 à 35 ans 5 4,6% 30 27,8% 73 67,6%

36 à 45 ans 3 2,8% 41 38,3% 63 58,9%

46 à 55 ans 0 0,0% 31 51,7% 29 48,3%

56 ans à plus 3 5,6% 30 55,6% 21 38,9%

Test Khi-carré de Pearson


niveau de
pratique

profession Khi-carré 192,376

df 10

Sig. ,000

niveau d'instruction Khi-carré 23,541

df 6

Sig. ,001

Statut matrimonial Khi-carré 58,825

df 6

Sig. ,000

religion Khi-carré 67,155

df 6

Sig. ,000

sexe Khi-carré 24,473

df 2

Sig. ,000

tranche_age Khi-carré 37,167

df 8

Sig. ,000
CHAPITRE DISCUSSION DES RESULTATS

I .CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES :

La tranche d’âge la plus représentée est celle de 26-35 ans avec 27.1%. Ceci se justifierait par la structure
de la population générale Camerounaise et même Africaine qui est plus jeune, l’âge moyen des répondants
était de 39.77±13.947 ans avec un minimum de 17 ans et un maximum de 87 ans était proche de celui
retrouvé par ABDOULAYE INOUSSA dans son étude au Mali en 2021.
La majorité de notre effectif était de sexe masculin (54.39%). Nos résultats sont similaires à ceux
ABDOULAYE INOUSSA qui avait rapporté une prédominance masculine aussi. En revanche, la
prédominance féminine a été retrouvée dans d’autres études portant sur des populations drépanocytaires et
au sein de la population générale. Sinon génétiquement la transmission de l’hémoglobine S n’est pas liée
au sexe.
Le niveau d’étude primaire était le plus représenté avec 56.1%, suivi du niveau supérieur avec 36.8%.
La prédominance du niveau d’études primaire pourrait s’expliquer par le manque de moyen financier pour
poursuivre les études. Nos résultats sont similaires à ceux retrouvés par DIGBE M.et al.
les ménagères prédominais avec 32.3% suivit des commerçants avec 30.3%.
Le statut matrimonial le plus représenté était celui des mariés avec 83.7% suivie des veuves avec 9.8%.
Les catholiques prédominaient avec 57.6% suivie des protestants avec 28.6%.

II. CONNAISSANCES ET PRATIQUES DES REPONDANTS SUR LA DREPANOCYTOSE :

Le pourcentage moyens concernant la connaissance des répondants dans notre étude était de 38.8% ceci
nous permet de dire que la population de ndogpassi a une connaissance moyenne sur la drépanocytose.
Nos résultats sont contraires à ceux de DIGBE M. et al qui a eu un taux encore plus
faible de 12,50%(connaissances néfastes).
La lutte contre la morbidité et la mortalité liées à la drépanocytose nécessite une approche
multidisciplinaire intégrée et fait appel à l’engagement du répondant lui-même. Comme
mentionné dans une analyse qualitative axée sur les meilleures auto-pratiques de
gestion de la drépanocytose et dans l’étude de COUMBA et al. incluant l’amélioration des
connaissances des différents acteurs de santé concernés.

RECOMMANDATIONS
Au terme de cette étude sur les connaissances et pratiques de la population de ndogpassi CPLAN
drépanocytaires sur la drépanocytose maladie, nous pouvons faire les
recommandations suivantes :
 A l’endroit des autorités politiques et administratives :
- Accroître la sensibiliser la population générale pour le dépistage précoce de la
drépanocytose.
- Doter tous les Hôpitaux Régionaux du pays d’un centre de dépistage de la drépanocytose.
- Subventionner les examens ophtalmologiques pour les rendre accessibles à tous.
 A l’endroit du corps médical:
- Accentuer la sensibilisation et la communication entre patients et médecin afin de réduire
la morbidité et surtout la transmission de la maladie.
- Renforcer l'éducation des patients et de la population sur la drépanocytose et sur ces
complications oculaires.
- Disposer de prospectus sur la drépanocytose et sur la rétinopathie drépanocytaire pour les
patients drépanocytaires à chaque consultation.
 Au patient drépanocytaire,
- S’engager sincèrement dans la lutte contre la transmission de la maladie car elle dépend en
grande partie de lui.
- S’impliquer dans les stratégies de surveillance des complications liées à l’affection.

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