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Geographie Generale

La géographie est une science qui étudie l'organisation de l'univers et l'interaction entre les hommes et leur environnement. Elle a évolué au fil du temps, passant d'une simple description des lieux à une analyse plus complexe des dynamiques spatiales et des relations humaines. Le cours vise à former des étudiants capables d'analyser et de résoudre des problèmes liés à la planification régionale et à l'aménagement des villes.

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Geographie Generale

La géographie est une science qui étudie l'organisation de l'univers et l'interaction entre les hommes et leur environnement. Elle a évolué au fil du temps, passant d'une simple description des lieux à une analyse plus complexe des dynamiques spatiales et des relations humaines. Le cours vise à former des étudiants capables d'analyser et de résoudre des problèmes liés à la planification régionale et à l'aménagement des villes.

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INTRODUCTION

Connaître la géographie fait partie de la culture de l’homme. En effet, il est


important de connaître les diversités des lieux qui font l’actualité. Plus indispensable encore,
est de comprendre comment s’agencent les données de la nature, les hommes et leurs
aménagements à la surface terrestre.

La géographie n’est pas un bric-à-brac. Elle est un des moyens par lesquels on
peut espérer comprendre le monde où nous vivons ; mais pour mieux comprendre il faut
d’abord avoir vu : regardez les images et découvrez ce qu’elles signifient. Le texte est fait
pour mieux guider ; images et texte décrivent les étapes d’une curieuse histoire.

Une histoire qui raconte comment les hommes s’y prennent pour s’adapter au
vaisseau spatial dont ils sont à la fois les passagers et l’équipage, et qui s’appelle la planète
terre.

DEFINITION
La géographie est définie comme une science qui étudie l’organisation de
l’univers. Autrefois science qui traitait les différentes formes de la terre.

Devant le marché de l’information, on peut se retrouver ignorant et malaisé


par certains faits géographiques dont l’entendement nous dépasse.

D’où l’importance de connaître un certain nombre des faits. Cela fait partie de
la culture. Il faut donc tenir compte de la dimension spatiale dans l’étude d’un milieu lors de
l’élaboration d’un projet. La géographie devient ici la description de la terre. Mais
actuellement on déborde cette seule dimension pour dire qu’elle s’est diversifiée donnant lieu
à d’autres branches de la géographie.

Pour y parvenir le géographe prend un contact direct en voyageant, mais il se


sert également des multiples instruments qu’il convient de maîtriser (surtout dans le domaine
de la cartographie)

Pendant longtemps la géographie s’est confondue avec l’exploration de la planète ; elle


constituait à nommer et décrire les lieux. Aujourd’hui, elle cherche à expliquer pourquoi telle
chose se trouve ici plutôt que là ?

A l’heure actuelle elle est défini comme étant la science qui étudie le paysage
c’est-à-dire l’ensemble de ce qu’on peut observer autour de soi.

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Un paysage c’est une portion d’espace, résultat de la combinaison dynamique
d’éléments physico-chimiques biologiques et anthropiques qui font un ensemble unique en
perpétuelle évolution

I.1. HISTOIRE
La géographie a été caractérisée pendant longtemps par la description,
l’empirisme et l’encyclopédisme, dans le but de connaitre la terre et ses régions, elle s’est
totalement intégrée aux sciences sociales et économiques toute en gardant son autonomie
centrée sur l’organisation de l’espèce.

Elle a connu des transformations rapides et profondes à la suite des évolutions


idéologiques et des visions différentes. Ainsi donc l’histoire de la pensée géographique se
présente sous quatre visions à savoir :

1. La vision classique

C’est la vision de la géographie qui part de la description des faits pour


atteindre l’explication en passant par la démarche inductive utilisée par les principaux
fondateurs de la géographie.

De ce fait la géographie était axée sur la connaissance de la terre à travers


l’explication par quatre types d’approches à savoir :

- les grandes explorations,


- la géométrie,
- la cosmographie,
- la cartographie,

Deux tendances ont caractérisées cette période : la tendance géométrique et


physique et la tendance descriptive. Le déterminisme l’environnementalisme et le
possibilisme ont aussi caractérisé cette période.

2. La vision néo – positivisme


Elle est qualifiée de néo – positivisme parce qu’elle privilège la théorie pour
atteindre la règle générale, l’explication sans la recherche scientifique.

Elle est née en Allemagne et aux USA et regroupe les chercheurs qui suivent
simultanément deux voies :
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- La recherche de ressemblances dans l’espace varié et c’est la règle qui caractérise
l’organisation de l’espace par l’homme ;
- Le recours à la démarche déductive comme démarche scientifique.
Sa démarche élabore d’abord une construction théorique des processus qu’elle
présume explicatifs du monde réel et elle confronte en suite avec la réalité étudiée afin d’en
vérifier la validité.

3. La vision radicale

Appelée aussi marxiste ou critique, cette vision privilégie la problématique du


matérialisme historique sans l’analyse socio – économique de la pratique spatiale.

Elle étudie non seulement le comportement des collectivités humaines surtout


les faces qui pourraient expliquer les pratiques sociales raison pour laquelle elle fait partir
intégrante des sciences sociales.

La géographie radicale aborde l’étude des phénomènes spatiaux par une


démarche utilisant les concepts antagonistes (centre – périphérique ; capital travail ; nature –
culture ; richesse – pauvreté …)

Elle recourt à la méthode dialectique qui met en évidence les conflits révélateurs des
stratégies et des dynamiques des sociétés.

4. Vision comportementale

On qualifie de comportementale, la vision de la géographie qui privilégie


l’étude de la représentation et de l’imagination pour expliquer l’influence des processus
cognitif sur la connaissance et les pratiques spatiales.

L’utilisation des représentations en géographie puise son origine dans la


recherche sur l’imbrication entre le cognitif et le social et dans les prémisses de la
phénoménologie c'est-à-dire l’essence des phénomènes n’est pas dans leur apparence, pour la
saisir, il faut s’attacher au monde subjectif de la personne à la manière dont l’homme pose
devant lui les objets, les représente et les modélise.

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La géographie comportementale considère alors la présentation de l’espace par
les individus et leurs comportements spatiaux comme génération de structure macro –
géographique puisque l’espace de la vie quotidienne constitue la base de l’espace social.

Ainsi, la géographie qui est une science ayant pour objet l’analyse de l’espace
utilise des méthodes très variées pour arriver à l’explication des faits observés sur terrain.

I.1.2. Objet et définition de la géographie


L’évolution large et polymorphe de la géographie fait que celle – ci puisse
avoir plusieurs définitions selon les auteurs.

Pour les uns la géographie est la description de la terre, si pas la description,


c’est l’organisation de l’espace.

Pour d’autres, la géographie est l’étude du paysage.

L’action et la réflexion des géographes du monde entier ont marqué quatre


traditions :

1. La Earth science tradition


La géographie est considérée comme une science des paysages naturels qui a
pour objet l’étude de la distribution d’objets concrets à la surface de la terre.

2. La man land tradition


La géographie est considérée comme une science écologique ayant pour objet
l’étude des relations entre l’homme et son milieu.

Elle fait la synthèse entre les sciences naturelles et les sciences sociales.

C’est le point de rencontre entre la géographie et la sociologie.

3. L’Area studie tradition


Elle considère la géographie comme une science chorographique ou régionale
qui a pour objet la description des éléments constitutifs de l’espace dans une perspective
d’intégration.

4. La spatiale tradition
La géographie devient comme une science mathématique qui a pour objet
l’analyse de l’espace de ses attributs géométriques.

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Ces quatre traditions ont en commun l’espace comme objet essentiel de leur analyse.

Celle – ci est faite en fonction de la transformation de l’espace pour améliorer


les conditions de vie des sociétés humaines qui y habitent.

Suite à sa complexité, la géographie est subdivisée en plusieurs branches à


savoir:

1. La géographie Générale
La géographie Générale étudie les réalités physiques et humaines dans leur
organisation spatiale à l’échelle planétaire. Elle comprend :
a. La géographie physique
Science qui étudie l’aspect actuel de la surface terrestre (sol, climat, relief, …)
Elle comprend plusieurs branches :
- La géomorphologie
- La climatologie
- La géologie
- La géodynamique
- La pédologie
- L’hydrologie
- L’hydrogéologie
- L’océanologie…

b. La biogéographie
Science qui a pour objet l’étude des manifestations de la vie végétale et
animale en rapport avec les facteurs physiques (qui justifient les grands traits de leur
répartition) et en rapport avec l’action humaine.
c. La géographie humaine
Science qui a pour objet l’étude des groupes humains dans leurs rapports avec
la surface du globe.
Leur répartition et leur mode de vie en rapport avec le milieu naturel.
Ajouter à l’économie, elle devient géographie humaine et économique.
Celle-ci étudie les rapports entre les groupements et les milieux géographiques ainsi que leurs
activités économiques.
La géographie humaine comprend également :
- La géographie de la population
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- La géographie de l’habitat
- La géographie politique
- La géographie sociale

2. La géographie régionale
Science qui a pour objet l’étude des ensembles régionaux. Une région est une
étendue de pays ou du territoire déterminée soit par l’unité de gouvernement, soit par des
relations de mœurs, ou d’origine des peuples qui habitent soit par la similitude de par le relief,
le climat ou les productions.

3. La géographie appliquée
C’est la géographie qui a des applications concrètes.
Elle comprend :
- L’aménagement du territoire et la planification régionale
- L’évaluation des ressources naturelles
- L’étude d’impact sur l’environnement.

Méthodes de la géographie

Les méthodes et la problématique utilisée pour la géographie dépendent des


différentes visions sous – tendue par les écoles de pensée géographique décrites ci – haut.

1. La Géographie classique
La problématique est morpho fonctionnelle puisque l’objet est de rendre
compte de l’espace à travers l’analyse des formes et des fonctions au niveau des régions
naturelles.

Elle fait usage de la démarche inductive partant de la description à


l’explication :

 Observation analytique d’un espace donné


 Classement et cartographie des formes observées
 Détection des liaisons entre phénomènes et explication de leurs répartitions par une
recherche des causalités directes dans l’aire délimitée.
Pour arriver à sa finalité, la géographie classique utilise deux types de
méthodes entièrement descriptives :

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a. La méthode historique : qui s’attache à la description verbale des régularités et des
évolutions dans le temps et dans l’espace.
b. La méthode cartographique : qui permet de superposer les informations sur un
document.
Ainsi nous pouvons définir la géographie comme une science qui a pour objet l’analyse de
l’espace en vue de sa transformation.

2. La géographie Néo – positive

La problématique est rationnelle, elle accorde une place assez importante aux
considérations théoriques. Elle confère à la théorie le rôle explicatif et elle change
l’observation de réfuter ou de corroborer les hypothèses explicatives par la théorie.

Sa démarche est déductive : elle élabore d’abord une construction théorique


des processus qu’elle présume explicatif du monde réel et elle la confronte en suite avec la
réalité étudiée afin d’en vérifier la validité

Elle comporte les étapes suivantes :

- Choix d’une problématique et des faits à étudier


- Formation d’hypothèse de travail et élaboration d’une explication théorique des faits ;
- Confrontations des hypothèses et de la réalité observée.
- Conclusion par rejet, non rejet ou modification des hypothèses de la théorie les
soutenant.
Une telle démarche confère à la géographie le titre de « science
nomothétique » c'est-à-dire qui cherche à établir des lois qui insistent sur la similarité des
relations plutôt que sur les différences et recherche à établir l’ordre dans le processus
d’organisation spatiale.

3. la géographie radicale
Est celle de « matérialisme historique » c'est-à-dire que toute analyse concrète
s’inscrit dans un contexte historique dont elle porte la marque.

La géographie radicale aborde l’étude des phénomènes spatiaux par une


démarche utilisant les concepts antagonistes.

Centre – Périphérique. Capital – Travail. Richesse – Pauvreté

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Elle s’intéresse particulièrement aux faits de domination. Deux concepts
fondamentaux sous – tendent cette démarche :

a. le concept de production – consommation


b. le concept de « classe sociale »
Elle utilise la méthode dialectique qui renvoie à un modèle de tension mettant
en évidence les conflits révélateurs des stratégies et des dynamiques de sociétés.

4. La géographie comportementale
La géographie comportementale ou « behaviouriste » caractérise la géographie
de la population d’ « idéaliste » car elle part de l’idée, de la perception que l’on se fait de
l’objet pour se poser ensuite les questions sur le sens ou l’existence de cet objet.

L’usage de représentation en géographie respecte une démarche en trois


étapes :

- Le choix de la problématique (que cherche-t-on et pourquoi ?)


- L’analyse des matériaux supports de représentations (les médiateurs : art, littérature,
cinéma) afin de mettre en évidence l’espace vécu et les motivations des pratiques
spatiales.
- La mise en œuvre des méthodes destinées à organiser les représentations (analyse de
texte, d’image, des enquêtes…) pour interpréter les résultats.

Pour la géographie comportementale, ces motivations guident les


comportements spatiaux et ceux qui constituent de puissant facteurs explicatifs des structures
spatiales observées.

Cette géographie dégage ainsi l’espace psychologique, territoire qui détient


une charge de signification et formé par une image dotée d’une identité, d’une structure, une
signification variant suivant les caractéristiques des individus (âges, sexe, durée de résidence,
lieu de résidence …

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OBJECTIFS DU COURS
Au terme de ce cours l’étudiant futur arpenteur sera en mesure de bien
discerner, distinguer différents milieux géographiques et divers éléments en rapport avec la
géographie.

Il sera capable de faire la part des choses entre les sites susceptibles d’être lotis
ou non.

Il sera à même de réunir les éléments possibles qui pourront intervenir dans la
localisation des peuples, dans la détermination du type de construction selon le type de sol, le
climat, l’orientation du vent, le genre de vie…

Le programme ainsi établit va où l’étudiant à s’acquitter correctement des


responsabilités futures qui lui seront confiées.

Il permettra à l’étudiant d’analyser et de résoudre les problèmes de


planification régionale, de croissance et d’aménagement des villes.

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Chapitre I MESURE ET REPRESENTATION DE LA TERRE
I.1 MESURE
Deux siècles et demi avant le naissance de J.C, il s’est trouvé un Grec pour
mesurer la terre et (chose qu’on a à peine à croire) la mesure était juste. Le géographe et
mathématicien ERATOSTHENE était au service du roi d’Egypte, Ptolémée III, et il vivait à
Alexandrie, dans le delta du Nil.

Ayant le rapport qu’à une date correspondant au 21 Juin de notre calendrier, le


soleil était visible, à midi, au fond des points les plus profonds de la ville de Syène
(aujourd’hui ASSOUAN), en haute Egypte.

Comme les puits étaient creusés verticalement, il en résultait que les rayons solaires étaient
alors perpendiculaires au sol.

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A Alexandrie, le 21 Juin à midi, les rayons solaires faisaient un angle avec la
verticale et Eratosthène calcula exactement cet angle en mesurant l’ombre portée d’un
obélisque dont il connaissait la hauteur.

A partir de ces données, Eratosthène fit le raisonnement suivant : supposons


que la Terre soit une Sphère et que le soleil soit si loin que ses rayons nous parviennent
parallèlement à eux-mêmes.

En ce cas, l’angle α mesuré à Alexandrie est égale à l’angle α’ mesuré à Syène

Pour connaître la circonférence de la terre, il suffit donc de mesurer réellement


la seule distance d’Alexandrie à Syène et de multiplier ce chiffre par autant de fois que l’angle
au centre α’ est contenu dans un cercle complet

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ERATOSTHENE et les arpenteurs royaux mesurèrent donc soigneusement, sur
le terrain, la distance d’Alexandrie à Syène. Puis le savant s’en ferma dans une salle du palais
et fit son calcul sur un papyrus. Il trouva que la circonférence terrestre mesurerait 252.000
Stades. Ce qui représente 40.000 kilomètres, qui est exact.

L’idée que la terre était ronde mit longtemps à s’imposer.

La preuve définitive de la rotondité de la terre fut faite le 5 Septembre 1522


lorsqu’un vaisseau de l’expédition de Magellan, commandé par Sébastien Del Cans, revient
en Espagne par l’Ets, à l’issus d’un voyage circulaire autour du globe.

ERATOSTHENE avait donc raison d’imaginer que la terre était ronde.

En 1522, la terre était considérée comme centre du monde. En 1543, le


polonais Copernic suggérait que la terre tournait autour du soleil, thèse reprise en 1610 par
GALILLE, et qui fut jugée « hérétique » et surtout « absurde »

En 1658, PASCAL lui-même écrivait : « je trouve bon qu’on n’approfondisse pas l’opinion de
COPERNIC »

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Trois siècles s’écoulèrent et l’opinion de Copernic était connue de tous les
écoliers, ce qui contredit Aristote, qui avait écrit que la terre était au centre de l’univers et que
le soleil tourne autour de la terre.

Toutes ces planètes entretiennent un mouvement qui les maintiennent en


équilibre les uns des autres c’est la force dite gravitation universelle découverte par l’anglais
NEWTON. Tous les corps (planètes, objets quelconques) s’attirent mutuellement. Ainsi tout
être vivant est attiré vers le centre de la terre, il supporte les effets de cette attraction qui se
mesure à son propre poids.

Grace à elle, les hommes des antipodes sont debout bien qu’ayant la « tête en bas »

1. REPRESENTATION DU GLOBE
Schématiquement la terre est représentée par une circonférence portant les
éléments ci-après :
L’axe des pôles qui est une ligne imaginaire passant par les deux pôles. C’est
autour d’elle que la terre tourne.
L’équateur, c’est la ligne perpendiculaire à l’axe des pôles.
La ligne écliptique qui forme un angle de 23° 27’ avec l’axe des pôles, autour
desquelles est supposé tourner la terre.
La localisation d’un point à la surface du globe se fait au moyen des
coordonnées géographiques qui sont :
- La latitude : la latitude d’un point est la distance de ce point à l’équateur.

Comme les parallèles sont parallèles à l’équateur, tous les points d’un même
parallèle ont la même latitude.

- La longitude : la longitude d’un point est la distance de ce point à un méridien.


Lequel ?..........................................

A la différence des parallèles, tous les méridiens sont égaux.

Du fait que la pensée européenne a imposé ses normes au reste du monde, c’est
le méridien de Greenwich, qui est de méridien-origine de degré 0.

Une longitude s’exprime en unité d’arc de cercle, à l’Est ou à l’ouest du


méridien de Greenwich.

Tous les points d’un même méridien ont la même longitude.

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Quant aux latitudes, elles s’expriment en unités d’arc de cercle, au Nord ou au
Sud de l’équateur, degré zéro de latitude.

Les moyens pratiques de mesurer la latitude et la longitude sont une affaire


purement technique. Expliquer comment.

La terre connait deux mouvements qui s’effectuent autour de l’écliptique : la


rotation et la translation.

Pour expliquer la rotation nous partirons du fait que le soleil se lève à l’Est et
se couche à l’Ouest. Cela n’est qu’un mouvement apparent.

En réalité, le soleil est immobile et c’est la terre qui tourne autourd’elle-même


d’Ouest en Est en 24 heures. Cette rotation a pour conséquences :

 La succession des jours et des nuits, d’où la notion de


L’heure vraie : l’heure déterminée par la position du soleil dans le ciel. Elle
est la même pour tous les points d’un même méridien.
L’heure légale : est l’heure uniforme valable pour tous les points d’un
territoire.

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L’heure se détermine en fonction de fuseau horaire qui est une portion du globe
terrestre limitée par deux méridiens distant de 15° où l’heure légale est la même partout.

On subdivise ainsi le globe en 24 fuseaux horaires partant du méridien de Greenwich. Chaque


fuseau horaire représente une heure.

Comme la latitude est la distance exprimée en degré, entre l’équateur et le


parallèle du lieu : elle se mesure de 0 à 90° Nord au Sud.

La longitude étant la distance exprimée en degrés, entre le méridien de


Greenwich : elle se mesure de 0 à 180° Est ou Ouest.

Son calcul exact a nécessité des montres précises ce qui fut acquis qu’au XVIII è siècle.

Sa valeur est en effet calculée d’après la différence d’heure entre le lieu


observé et le méridien d’origine. Comme la terre tourne sur elle-même en 24 heures, elle
effectue par heure un arc de 15° (360 / 24).

Lorsqu’on constate qu’il est midi à m’endroit où l’on se trouve et que la montre
indiquant l’heure de Greenwich marque 15h 00 cela signifie qu’entre les deux positions existe
une différence de 3 heures. Soit 3*15=45°. La latitude est donc 45°.

 Apparition des vents et courants dominants. Expliquez


 Aplatissement des pôles
 Force de Coriolis

Lors de sa révolution, la terre forme un grand cercle appelé : ORBITE


TERRESTRE qui est la surface intérieure de cette rotation. Cette surface intérieur est appelée
PLAN DE L’ORBITE TERRESTRE.

Ce deuxième mouvement a pour conséquence

 La chaleur reçue du soleil n’est pas la même pour toutes les régions du globe.
 Les jours et les nuits n’ont pas la même durée pour toutes les régions du globe sauf à
l’équateur.
 Différentes zones climatique

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Du temps que met la terre autour du soleil découle la notion de l’année réelle et de l’année
civile.

La première est la durée révolution de la terre autour du soleil. Elle vaut 365
jours et 6 heures. La seconde est la durée donnée par le calendrier, elle vaut 365 ou 366 jours.

Dans sa révolution, la terre est représentée dans sa position aux solstices et aux équinoxes.

Au solstice d’été, l’hémisphère Nord est incliné vers le soleil. La durée du jour
augmente à mesure qu’on gagne les hautes latitudes : au-delà du cercle polaire arctique (66°
33’), la nuit disparait.

A midi, les rayons solaires arrivent à la verticale non pas à l’équateur, mais au
tropique du cancer à 23° 27’. Six mois plus tard, au solstice d’hiver, la situation est inverse.

C’est l’hémisphère Sud qui est inclinée vers le soleil dont les rayons, à midi, arrivent à la
verticale au tropique de capricorne.

Au contraire aux équinoxes de printemps et d’automne, les rayons solaires à midi, parviennent
à la verticale à l’équateur le jour égale partout la nuit.

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A Lubumbashi, le solstice du 21 Juin correspond à celui d’été où le jour à sa
plus brève durée dans l’hémisphère Sud et sa plus longue durée dans l’hémisphère Nord.

Le solstice du 21 décembre correspond à celui d’hiver où le jour a sa plus


longue durée dans l’hémisphère Sud et ou la plus brève durée dans l’hémisphère Nord.

Par contre les équinoxes du 21 Mars et du 21 Septembre, sont les moments de


l’année où pour tous les points de la terre, le jour est égal à la nuit.

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I.2 REPRESENTATION
Généralement la terre est représentée par un globe, celui-ci étant peu maniable,
ce sont les cartes qui représentent le mieux les espaces. Le passage de la sphère au plan se fait
au moyen de projection.

I.2.1 TYPES DE PROJECTIONS


a) La projection cylindrique ou conforme
Le plan de projection est un cylindre tangent à l’équateur. Elle est quasi
appelée projection Lambert ou de Mercator Equatorial.

La carte donne une reproduction satisfaisante dans les régions équatoriales et


acceptables dans les régions tempérées, mais elle déforme les régions polaires qu’elle élargit
démesurément.

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b) La projection conique
La terre est projetée sur un cône tangent à un parallèle. Une fois déroulée, on
constate que les méridiens deviennent des lignes droites convergeant au-delà des pôles.
Même si les déformations des hautes latitudes sont moins sensibles, elles
subissent en effet, à mesure qu’on s’éloigne du parallèle de tangence elle s’accroissent
régulièrement.

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c) La projection Azimutale
C’est une projection de perspective par laquelle une sphère est projetée sur un
plan tangent. Le point de perspective est à une distance infinie. La surface de projection est
tangente à n’importe quel point du globe. Les déformations augmentent dès qu’on s’éloigne
de la surface de tangence.

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I.2.2 LA CARTE
La carte est la représentation de la terre sur un plan. Elle n’est pas un document
muet. Pour que le lecteur puisse se repérer, elle porte les noms des localités, des lieux-dits, les
rivières.

Elle indique aussi ce qui est important pour l’homme sous forme de symboles,
les signes conventionnels, dont la légende est placée au bas de la carte. On représente aussi les
routes, les voies ferrées, les canaux, les limites administratives, les maisons, les usines.

Toute carte est une dimension exprimée par l’échelle qui est une fraction
indiquant le rapport entre la mesure sur la carte et la distance réelle. On distingue, l’échelle
linéaire et l’échelle fractionnaire (Expliquer)

La notion d’échelle permet de distinguer la carte à grande échelle qui


représente les petites surfaces, généralement elle va jusqu’à 1/100.000.

La carte à petit échelle représente une surface réduite, les grandes étendues (continent, pays)

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CHAPITRE 2 CLIMAT, TEMPERATURE ET BILAN THERMIQUE

Tout le monde connaît le sens du mot climat. Donnons pourtant une définition :

Le climat d’un espace est l’ensemble des caractères de température, de pluviométrie et


circulation atmosphérique, ainsi que le rythme saisonnier de ces éléments.

2.1 LE TEMPS
Le temps a deux sens, il désigne l’enchaînement chronologique des moments
successifs, et aussi le temps qu’il fait : l’usage du même mot ne procède pas au hasard. Dans
le déroulement du temps chronologique, le temps qu’il fait ne cesse de changer et la
perception, par l’homme, de la succession des instants s’est appuyée d’abord sur le souvenir
des pluies, des tempêtes, des beaux jours, des mauvais jours et des rythmes naturels.

Le changement des temps est les phases de la lune n’a aucun rapport.

Mais les phases de la lune nous permettent de décompter un temps


chronologique (le mois lunaire). Comme le « temps » météorologique change selon certains
rythmes, bien des gens s’imaginent que le « temps change avec la lune » ce qui est
entièrement faux, sauf coïncidence.

Lorsqu’en quelques heures, le soleil succède à la pluie, personne ne dit que le


climatique a changé. Le temps seulement a changé.

L’étude des types et de leurs mécanismes constituée la météorologie.

L’étude des constances relatives et de répétition de situation analogues


constitue la climatologie qui est une branche de la géographie physique.

Elle permet de préciser certains caractères des espaces terrestres.

Les deux disciplines sont liées et il faudra garder en mémoire quelques données élémentaires
de physique.

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2.2 L’ATMOSPHERE
Dans le système solaire, l’atmosphère contribue à différencier la Terre des
autres planètes.

Cette enveloppe gazeuse a une épaisseur de plusieurs Kilomètres. Mais en


raison de la gravitation de la force attractive de la terre, sa majeure partie se tasse au voisinage
du sol.

En altitude, l’atmosphère se raréfie rapidement, au- delà de 800 kilomètres.

Grâce à elle, les sons se propagent par la vibration des molécules, à la différence de ce qui se
passe sur la lune, astre silencieux.

L’air qui constitue l’atmosphère est un mélange de deux gaz fondamentaux :

L’oxygène (21%) indispensable à l’homme pour sa vie, et 78% d’azote, le reste


est constitué des gaz rares et aussi, dans les basses couches, par de la vapeur d’eau, du gaz
carbonique, des cristaux de sel, enfin des fines particules de poussières.

La variation verticale de la température permet de définir les couches


atmosphériques suivantes :

2.2.1 LA TROPOSPHERE
Riche en nuage, doit son nom au fait que l’air est constamment brassé par des
tourbillons (en grec tropos= tourbillon) influencé par les inégalités de la surface terrestre. Elle
englobe la plus grande partie du gaz carbonique et la totalité de la vapeur d’eau.

Sa température s’abaisse régulièrement de 0,6° par 100 mètres.

Lorsque s’arrête cette diminution, on atteint la tropopause la zone où cessent


les tourbillons.

Ce niveau d’inversion de la température est à une altitude différente selon les


saisons et il est plus haut entre les tropiques : 15 à 18 Kilomètres, qu’au-dessus des pôles : 6 à
12 kilomètres.

Le changement de hauteur ne se fait pas progressivement mais par une brusque


fixation, qui correspond à une zone de vent très rapide en altitude vers 30° à 40° de latitude.

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Cette couche est le siège de : vent-pluie-neige.

La couche allant de 0 à 3 kilomètres est turbulente et directement influencée


par ce qui se passe au sol. Sa température et son humidité, des jours et des saisons, elle
contient beaucoup d’êtres vivants.

2.2.2 LA STRATOSPHERE
Elle se divise elle-même en deux parties

- La basse stratosphère : la température d’abord très faible, s’élève vivement


entre 30 et 50 Kilomètres d’altitude, ce qui correspond à la « couche chaude »
composé d’azote (gaz qui a pour propriété d’absorber les rayons ultra-violets et
de former ainsi un écran ou mieux un filtre régulateur permettant la vie sur
terre).
- Au-delà on pénètre bientôt dans la haute stratosphère ou l’ionosphère. Après
avoir fortement diminué, la température devient très forte. L’air se réduit à
quelques ions, molécules électrisées ; entre 80 et 110 kilomètres, ils constituent
plusieurs couches permettant la réflexion vers la terre des ondes radio.

2.2.3 LA MESOSPHERE
Couche qui s’étend entre la stratosphère et la thermosphère et où la température
est croissante puis décroissante.

Dans certains ouvrages on l’appelle stratosphère supérieure.

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2.2.4 LA THERMOSPHERE
Aussi appelée ionosphère, elle est plus en plus chaude vers le haut.

Elle est le siège des phénomènes physico-chimiques encore mal connus.

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2.3 LES ELEMENTS DU CLIMAT
Comme définit plus haut, le climat est un ensemble des conditions moyennes
des températures, pressions atmosphériques, vents et précipitations en une même région, au
cours de l’année.

Ceux-ci constituent différents éléments du climat.

2.3.1 LA TEMPERATURE
C’est la sensation du chaud et du froid. On la mesure à l’aide d’un thermomètre
placé à 2m au-dessus du sol, à l’abri du soleil et du vent.

On distingue la température moyenne journalière, mensuelle et annuelle


(EXPLIQUER)

La cartographie des températures se fait au moyen d’isotherme alors que les


variations mensuelles de la température sont relevées dans un graphique : le diagramme
thermique.

La température varie dans l’espace et dans le temps. L’amplitude thermique


annuelle est la différence entre la température moyenne mensuelle la plus élevée et la plus
basse.

La température varie avec :

- La latitude : les rayons solaires étant de plus en plus obliques à mesure qu’on
s’éloigne de l’équateur. La répartition des terres et des mers a également une
influence.
- La continentalité : proximité de la mer ou son éloignement.
- Les facteurs régionaux : dans la zone intertropicale, l’Asie du Sud-Est
constitue la grande exception : le phénomène de la mousson y rompt la bande
désertique. Des pluies abondantes sont enregistrées, les moussons du golfe du
Bengale ne savent traversées la bande montagneuse
- Les facteurs locaux : qui apparaissent souvent avec le relief (Expliquez
comment)
Expliquer la conversion des températures °C et °F.

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2.3.2 LA PRESSION ATMOSPHERIQUE
C’est la pression exercée par le poids d’une colonne verticale d’air de 1 cm2
de section, ayant pour hauteur l’épaisseur totale de l’atmosphère.

Elle se mesure à l’aide du baromètre et s’exprime en millibar.

La pression atmosphérique normale à 0 m d’altitude est de 1015 mb (760 mm


Hg) elle varie en fonction de :

 L’altitude : l’air se raréfie avec l’altitude et la pression diminue


 La température : l’air chaud est léger et s’élève. L’air froid est lourd et a tendance à
s’abaisser.

La représentation de la pression atmosphérique se fait au moyen des isobares


qui sont des lignes joignantles points de même pression atmosphérique.

On distingue les zones de basse pression B.P et les zone de haute pression H.P

La B.P se retrouve le long de la ligne équatoriale forte chaleur et les moyennes


latitudes (zones tempérées) ce sont les zones de convergence de l’air. La P.A est < 760 mm
Hg.

La zone H.P se retrouve en milieu tropical, ce sont les hautes altitudes. Ce sont
les zones de divergences la P.A est >760 mm Hg.

Ainsi on trouve 1 zone de B.P Equatoriale, 2 zones de B.P tempérées, 2 zones de H.P
tropicales, et 2 zones de H.P polaires.

2.3.3 LE VENT
Le vent c’est un déplacement de l’air d’une région de H.P vers une région de
B.P

Nous distinguons plusieurs types de vent :

- Le vent régulier : vent qui souffle toujours dans la même direction (ALIZES)
- Le vent permanent : vent qui souffle toute l’année.
- Le vent saisonnier : vent qui change de direction suivant les saisons
(moussons)
- Le vent dominant : vent qui souffle surtout dans une même direction (vent
d’Ouest en Europe)
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Les alizés sont des vents permanents et réguliers qui soufflent des tropiques vers
l’équateur.

Les moussons sont des vents réguliers saisonniers du Sud de l’Asie.

- La mousson d’ETE : OCEAN-CONTINENT : PLUIE


- La mousson d’HIVER : CONTINENT-OCEAN : SECHERESS

Les autres vents :

- Les tornades, les typhons et les ouragans sont les vents tropicaux très violents
- L’harmattan comme un vent très sec et très chaud au Sud de Sahara.

2.3.4. LES PRECIPITATIONS


Les précipitations c’est ce qui tombe du ciel ; la pluie, la neige, le grésil, la
grêle, l’eau boueuse chargées poussières sahariennes des « pluies de sang »,…

Pour qu’on passe de la condensation à la précipitation, il faut qu’il ait


ascendance de l’air. C’est une notion capitale en la matière, trop souvent négligée. De tous les
processus qui amènent la condensation seule l’ascendance peut engendrer la pluie ou toute
autre précipitation. En effet, pour que les fines gouttelettes en suspensions dans un nuage

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puissent tomber, malgré le courant d’air ascendant qui existe dans le nuage et qui l’engendre,
il faut qu’elles soient assez lourdes. Il faut que, traversant la base de nuage elles ne
s’évaporisent pas avant de toucher le sol. Le mécanisme de la pluie, c’est celui du
grossissement de gouttes, sur lequel physiciens et météorologues s’interrogent encore.

Le cycle de l’eau connaît trois étapes

- L’évaporation : est la transformation en vapeur de l’eau chauffée par le soleil.


- La condensation : est la transformation de petites gouttes d’eau à partir de la
vapeur d’eau qui se refroidit en montant ; la condensation donne naissance aux
nuages.
- Les précipitations : sont la chute de gouttes d’eau ou morceau de glace devenu
trop lourds à cause du froid des hautes altitudes.

Les mécanismes de précipitations sont définis par le cycle de l’eau :

EVAPORTAION-CONDENSATION-NUAGES ET PRECIPITATION.

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CYCLE DE L’EAU TOMBEE SUR LES CONTINENTS EN %

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Nous distinguons plusieurs types de nuages issus de la condensation à savoir :

- Les cirrus : nuage filamenteuse ou fibreux à 500m ;


- Les cumulus : nuage arrondis ou en boules épais et blanchâtre 100-1500m.
- Le nimbus : nuages noirs confus, d’où tombe la pluie 500 à 1000m.
- Les stratus : nuages étalés en couche uniformes ce sont des nuages d’attitude
en voiles horizontale.

Ces quatre mots pris séparément accolé deux à deux, ou joints à un


qualificatif quelconque, peuvent désigner toutes sortes de nuages.

La circulation atmosphérique, le relief et l’attitude, la continentalité, la


proximité à la mer sont les facteurs qui influencent les précipitations

2.3.5 Sortes de climats


Toutes classifications reposent sur la définition de types puis de famille
groupant les types apparents. Le problème essentiel de la typologie et de la classification
réside donc dans le choix et définition des limites.

Dans le cas précis nous avons :

A. LES CLIMATS CHAUDS


1. Le climat équatorial

Mois J F M A M Jn Jt A S O N D
T° 26 26 26 26 26 25 24 24 24 25 25 26
Pmm 180 190 240 320 270 250 90 295 650 470 250 150

A.T.A : 26° - 24° = 2 °c

T.M.A : 25,2° C

Pmm : 3365 mm

Caractéristiques

- Chaleur permanente
- Zone de basse pression atmosphérique
- Faible amplitude thermique
2. Les climats tropicaux
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Les climats se caractérisent par la saisonnalité l’année est divisée en saison
humide et sèche de longueur différente et la baisse progressive des Pmm.

Mois J F M A M Jn Jt A S O N D
T° 26.1 26.1 26.6 27.2 28.5 28.6 28.7 28.7 38.7 28 27.5 26.6
Pmm 8 1 0 1 36 325 230 236 355 170 30 9

Station d’Acapulco.

A.T.A = 2.6°

Pmms= 1401mm

Mois J F M A M Jn Jt A S O N D
T° 23.5 25.9 30.11 32.7 32.3 30.5 27.5 26.2 27.1 28.6 27.1 24.1
Pmm 4 0 4 5 36 66 156 257 104 23 1 0

Station de Ndjamena

A.T.A = 8.6

Caractéristiques

- T.M.A : élevé (20 à 25°C)


- Amplitude thermique annuelle de plus en plus élevée entre 5° et 10°.
- Précipitation saisonnière : ± 9 mois pour le climat tropical humide > 1500 mm
d’eau/an ±6 mois pour le climat tropical sec 500 à 1200 mm d’eau/an.

Il se situe directement après le climatEquatorial soit 5° à 10° de latitude jusqu’au 20°.

N.B :

- Le climat Equatorial est aussi appelé climat Guinéen.


- Le climat tropical humide est aussi appelé soudanien.

Alors que le tropical sec lui est appelé aussi sénégalien.

Le climat de mousson est une forme tropicale humide dépendant de la


mousson et qu’on trouve en Asie du Sud-Est.

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Le milieu naturel des climats tropicaux dépend de la pluviosité. C’est ainsi qu’on trouve :

- La forêt dense – la forêt claire – la forêt galerie


- La savane arbustive et herbeuse.

On y trouve des primates, des herbivores des carnivores, les reptiles et rongeurs.

L’hydrographie est caractérisée par les crues et l’étiage.

3. Les climats arides


Ils ont des faibles précipitations < 250mm/an. L’amplitude thermique est très
élevée (+/- 10°) la température est très élevé (+ /- 30°). C’est une zone de haute pression.

On y trouve les plantes xérophile plantes qui supportent la chaleur est rare dans
le Sahara, on les appelle Acleb en Amérique du Sud, Cactus et épimine. On y trouve des
reptiles, dromadaires, serpents, insectes, mammifères, chameau… l’hydrographie est
caractérisée par des cours d’eau intermittents : Oueds.

B. LES CLIMATS TEMPERES

Entre 30° et 40° de latitude

Caractéristiques :

- Existence de 4 saisons
- Variation sensible des températures entre d’une part l’été et l’autre l’hiver.
- Différence sensible de longueur des jours et des nuits au cours de l’année.
- Variation des pressions au cours de l’année.

1. Climat tempéré océanique

Mois J F M A M Jn Jt A S O N D
T° 6.1 5.8 7.8 9.2 11.6 14.4 15 16 14.7 12 9 7
Pmm 133 96 83 62 68 56 62 80 87 104 138 150

Caractéristiques :

- Précipitations toute l’année et de toutes formes


- A.T.A élevée ± 10°
- Zone d’instabilité atmosphérique.
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Le climat se trouve sur les façades occidentales des continents.

La végétation est caractérisée par la forêt à feuilles caduque et la lande. Le sol


est riche et fertile dans la forêt ; pauvre dans la lande. On y rencontre les mammifères, les
oiseaux, les rongeurs, les insectes.

L’hydrographie a un régime régulier avec des inondations parfois.

2. Climat tempéré Méditerranéen

Mois J F M A M Jn J A S O N D
T° 9.3 9.9 11.3 15.3 20 24.6 27.6 27.4 23.5 19 14.7 11
Pmm 62 36 38 23 23 14 6 7 15 51 56 11

Le climat Méditerranéen se localise sur la façade occidentale des continents


dans les régions tempérées, en Afrique du Sud et en Australie.

Il est caractérisé par l’été chaud et sec et l’hiver doux et pluvieux.

Comme végétation : maquis et garrigue. Régie hydrographique excessif, contrasté et


torrentiel.

3. Le climat tempéré continental


Caractérisé par une forte A.T.A (>20°), une faible précipitation, pluie en été,
neige en hiver.
Saisons très marquées : été chaud et pluvieux, hiver long, froid et sec.
Comme végétation on a la Taïga, la prairie et la steppe, les fleuves sont gelés en hiver, dégelé
en été.

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C. LES CLIMATS FROIDS

Mois J F M A M Jn Jt A S O N D
T° -28.4 -30.1 - - -5.6 - 9.3 8.4 2.6 - - -
25.8 17.2 3.4 6.9 19.9 26.
3
Pmm 13 8 15 14 12 20 34 44 29 27 17 13

Caractéristiques :

- Froids intense et perpétuel (T.M.A. < 0°C)


- Faible incidence des rayons solaires (toujours < à 20 °)
- Faible réflexion des rayons solaires sur la neige.
- Nuit polaire de plusieurs mois
- Précipitation faible et neigeuse (< à 250 mm /an)
- Faible évaporation et capacité hydrométrique de l’air.
- Forte pression atmosphérique,
- Eté court, froid et sec, hiver très long 8 à 10 mois, t° < à 0°,
- Vent très froid et violent,

Comme végétation : Toundra, le sol est léger en permanence, on y trouve les


ours, les loups, les pingouins.

2.3.6 LE PROBLEME DE VARIATION CLIMATIQUE

T.P. Sujet : Nous connaissons actuellement les variations climatiques ; plus encore la
température a augmentation de + 2°C au niveau mondial : Causes et conséquences

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2.3.7 BILAN CALORIFIQUE DE L’APPORT SOLAIRE
LES FONCTIONS DE LA MATIERE TERRESTRE

Les températures régnant sur terre proviennent, pour l’essentiel, des rayons
solaires et la matière terrestre assume trois fonctions.

ACCULULATION : l'énergie véhiculé par les rayons solaires rencontre de la


matière et se transformeen chaleur ; la matière s’échauffe.
REFLEXION : la matière se comporte aussi comme un miroir : elle renvoie
une partie de l’énergie reçue, en réfléchissent le rayon lumineux selon les lois
optique. Un miroir parfait renvoie tout.
Un miroir terni renvoie peu. Un miroir obscur ne renvoie presque rien.
La capacité de réflexion est nommée ALBEDO (du latin albus= blanc, puisque
les surfaces blanches réfléchissant mieux que les noires)
L’albédo d’un corps s’exprime en pourcentage : celui de l’énergie renvoyée
par rapport à l’énergie reçue.
Selon les corps, les différences d’albédo sont grandes.
La neige fraîche, la banquise, les nuages peuvent renvoyer 85 à 90% de la
lumière reçue.
Une prairie renvoie 30%, une forêt ne renvoie que 4% et un lac profond 1%.
EMISSION : la matière ayant accumulé de communiquer cette chaleur a une
matière voisine. Lorsque la terre donne une partie de ses calories à
l’atmosphère, elle se comporte comme un radiateur qui échauffe l’air d’une
pièce.
Lorsque l’atmosphère donne une partie de ses calories à la chaleur, tout se
passe comme si une brique froide était placée d’une pièce surchauffée : la
brique se réchauffe.
Dans les deux cas, le transfert d’énergie se fait sous forme de rayonnement
infra-rouge.

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2.3.8 LES ENTREES ET LES SORTIES DE CHALEUR

Le graphique montre comment s’effectue l’accumulation, la réflexion et


l’émission d’énergie calorifique d’origine solaire pour l’ensemble de la planète.

Ce graphique est utilisable à condition d’être pourvu du mode d’emploi ou d’une sorte
d’indicateur montrant le sens de la vitesse.

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Le voici :

- On a distingué (du haut en bas) le cosmos, l’atmosphère et la surface de la planète :


océans et continent confondus
- On a dessiné, en haut et à gauche, un rayon solaire véhiculant de l’énergie. Ce rayon
pénètre dans l’atmosphère et atteint la surface de la planète. Il rencontre de la matière.
- Une partie importante de l’énergie (42%) repart dans le cosmos par réflexion sur le
« miroir » que constituent les nuages. C’est l’albédo de la sphère terrestre.

Les 58% restant sont bénéficiés par la basse atmosphérique et la surface de la terre.

- L’énergie solaire non réfléchie par les nuages (58% du total) échauffe la planète (terre
et mars) et l’atmosphère.
La planète bénéficie de 43% du total. Cet échauffement direct se nomme insolation.
L’atmosphère ne bénéficie que de 15% du total (ou le capteur principal de la chaleur
solaire est la vapeur d’eau)
- A ce stade, s’effectuent un certain nombre de transferts de chaleur obscure.
L’atmosphère communique de sa chaleur à la terre et la terre communique une partie
de sa chaleur à l’atmosphère.
- Les chiffres montrent que la terre (océans et continents) est un accumulateur et un
diffuseur plus efficace que l’atmosphère, puisque la plus grande partie de l’énergie
solaire (à l’exception de celle qui est réfléchie par les nuages) est accumulée
directement par la terre et que la plus grande partie de la chaleur atmosphérique
provient de la chaleur obscure émise par la terre.
La température de l’atmosphère est donc sous la dépendance de ce qui se trouve sous
l’atmosphère.
- La terre et l’atmosphère renvoient de l’énergie dans le cosmos sous forme de
rayonnement infra-rouge. 50% du total reçu est renvoyé par l’atmosphère ; 8% du total
reçu est renvoyé par la terre (flèches vertes, à droite du graphique).
- Au bout du compte, tout ce qui est parvenu à la planète est renvoyé dans le cosmos.
Les entrées d’énergies sont égales aux soties.

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2.3.9 LA NOTION DE BILAN THERMIQUE
Le mot bilan vient du vocabulaire commercial et désigne le tableau des entrés
et des sorties d’argent.

Employé en climatologie, le sens est analogue :li s’agit des entrées et des
sorties d’énergie. Bilan thermique bénéficiaire ; cela signifie que les entrées de chaleur
l’emportent sur les sorties, ce qui se traduit par un échauffement.

Bilan thermique déficitaire : ce sont les sorties qui l’emportent. Il en résulte un


refroidissement.

Bilan thermique équilibré : le bilan thermique est équilibré lorsque l’ensemble des entrées
et égale à l’ensemble des sorties. Les températures sont égales à elles-mêmes.

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2.3.10 SCHEMA DE CAUSALITE ENTRE LE CLIMAT ET AUTRES COMPSANTS GEOGRAPHIQUES

VILLE

DENSITE DE POPULATION
MICRO-CLIMAT URBAIN
VEGETATION

AGRICULTURE
GENRE DE VIE

ZONES CLIMATIQUES
ETAGEMENT ET EXPOSITION

CLIMAT IRRIGATION ET
DRAINAGE
TOURISME

GEOMORPHOLOGIE APPLIQUEE
EAUX
TOPOGRAPHIE CONTINENTALES

COMMUNICATION ET MODELE
AVIATION

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CHAPITRE 3. LE RELIEF DE LA CROUTE TERRESTR
3.1 LE DOMAINE CONTINENTAL ET LE DOMAINE OCEANIQUE
Les terres émergées occupent aujourd’hui 29% de la surface du globe. Elles
sont formées à 95% par les continents si l’on englobe le Groenland souvent appelé Ile-
continent en raison de sa taille (2,1 millions de Km2) et aussi par les îles dont la plus grande,
la Nouvelle-Guinée, couvre 820.000 Km2. Dans les aires maritimes, la distinction entre
océans et mers repose, elle aussi sur des critères de taille, tant en surface qu’en profondeur.

Les océans baignent des continents différents : ils communiquent longuement


entre eux pour former en quelque sorte un «océan planétaire »

La répartition des continents et océans a connu de grande variation dans


l’espace et le temps : l’actuelle distribution correspond à un moment de l’évolution de la
croûte terrestre.

- Dans l’hémisphère austral, essentiellement maritime, les terres se réduisent à 18% de


la superficie. Les océans Pacifique, Atlantique, Indien communiquent entre eux et
s’ouvrent largement sur l’océan austral.

Ce dernier ceinturant le continent antarctique, n’a aucune limite morphologique.

- Dans l’hémisphère boréal, plus continental, les terres émergées soit les deux tiers des
terres émergées du globe représentent 40% de la superficie.
Le bloc compact de l’Asie se prolonge par une Europe plus morcelée, pénétrée de
mers intérieures, mer Noire, Méditerranée, Baltique, qui communiquent avec
l’extérieur uniquement par des détroits.

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Nous pouvons retenir les superficies suivantes en millions de Km2

continents Océan Les grandes Îles


Eurasie 54 Pacifique 165 Nouvelle-Guinée 0,8
Afrique 29 Atlantique 82 Bornéo 0,7
Amérique du Nord 22 Indien 75 Madagascar 0,6
Amérique du Sud 18 Austral 75
Antarctique 13 Arctique 30
Australie 7 14
Groenland 2

3.2 LE RELIEF
a. Le relief sous-marin

Il se décompose en trois éléments fondamentaux que l’on découvre au fond de


l’Atlantique, comme au fond de chaque océan :

- Les dorsales océaniques constituent le trait majeur de la topographie du globe.

Ces dorsales sont des chaînes montagneuses formées de roches volcaniques, de


laves basaltiques aux formes bulbeuses, étranges, torsadées.

- Les bassins océaniques s’étendent de part et d’autres des dorsales constituant une
grande partie des surfaces marines.

La topographie, en général plate, peut être accidentée de collines et de fosses


profondes. Des pics, « les monts de mers » surgissent parfois, tantôt isolés, tantôt alignés. Ils
constituent la base d’îles volcaniques comme celles du Cap-Vert, des Açores et des Bermudes
dans l’Atlantique Nord.

- Les marges océaniques sont de deux types. Les unes dites actives parce que secouées
par les seimes, les autres dites passives en raison de leur stabilité.
b. Le relief continental.

Deux grands types se dégagent :

- Les plateaux et les plaines dominent largement, ce qui explique la médiocre altitude
moyenne des terres émergées : 840m.

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- Les grandes chaînes de montagnes sont à l’échelle de la planète localisées surtout sur
le bord des aires continentales.

L’érosion différentielle tient compte de l’inégale résistance des terrains. Des


roches meubles tels les sables, sont aisémentemportés par l’érosion.

Mais la résistance de roches cohérentes peut être affaiblie par le jeu de facteur mécaniques
(gel surtout) ou chimique (dissolution)

La notion de roche dure et roche tendre est ainsi toute relative. Une granite se
désagrège lentement sous climat tempéré mais peut être rapidement altéré sous climat chaud
et humide.

La structure des terrains découle des multiples déformations qu’ils ont subis,
les forces dynamiques qui ont édifiés les reliefs constituent la tectonique. Les structures les
plus remarquables sont :

 Les failles sont des fractures le long desquelles des compartiments rigides se
sont déplacés par les uns par rapport aux autres.

Le déplacement peut se faire dans le sens horizontal (décrochement) ici dans le


sens vertical.

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CHAPITRE 4. GEOMORPHOLOGIE ET AMENAGEMENT DE
L’ESPACE.
L’aménagement de l’espace comporte l’ensemble des travaux qui doivent être
effectués.

Dans la nature, les phénomènes naturels s’équilibrent, se contrôlent, l’invention


de l’homme modifie presque toujours l’équilibre entre :

Climat – végétation –sol

L’équilibre appelé CLIMAX, doit toujours être établi.

Pour éviter l’exacerbation des processus géomorphologiques qui sont à la


base de transformation de l’équilibre naturel, il est essentiel d’avoir des connaissances
parfaites sur les grands travaux susceptibles de rompre l’équilibre du milieu.

4.1 La construction des voies de communication


La géomorphologie intervient dans le choix du tracé effectué par les
topographes ou les ingénieurs de construction des routes.

Elle détermine la stabilité, la pente du terrain pour éviter les glissements, les érosions.

Il faudra un choix de tracé qui évite les formes vives qui sont souvent sujet de
l’instabilité et déforment le site qui va accueillir l’ouvrage d’art.

La région à aménager doit faire l’objet d’une étude géomorphologique


détaillée. On doit établir une carte qui permet d’identifier le processus agissant sur le relief.

La carte géomorphologique a un fond topographique sans être elle-même


topographique car elle renseigne sur les différentes formes morphogéniques agissants.

Du point de vue géomorphologique l’aménagement des routes et voies ferrées


doit tenir compte des formes à traversées. Les formes vives sont à éviter car elles sont sujets
d’instabilité.

Page | 46
4.2 L’Urbanisation
C’est un des aménagements qui affecte le plus l’état du milieu d’où une
attention très particulière des géomorphologues.

L’urbanisation est l’un des aménagements du milieu.

Pour satisfaire les besoins alimentaires, la plus part de temps il faut accroître
les superficies cultivées et cultivables. On doit donc conquérir sur le milieu naturel des
espaces, d’où le déséquilibre.

Il y a risque des catastrophes s’il n’y a pas contrôle.

Les aménagements doivent donc tenir compte de tous les éléments ou des formes naturelles
pour maintenir l’équilibre.

L’expertise du géomorphologue portera sur :

- La connaissance des processus actuels


- La connaissance des formes existantes, leurs formes naturelles (stabilité et instabilité)

Il faut donc un plan d’aménagement permettant d’affecter chaque partie des


espaces ainsi aménagé en fonction de leur caractéristique.

Ces plans tiennent compte des techniques d’utilisation de chaque milieu, ils reposent sur une
cartographie qui représente les différents types des formes et des versants à aménager.

Plus susceptible de rompre l’équilibre du climax, car entrainant les affectations


différentes des sols dont beaucoup exigent la déforestation, la désagrégation du couvert
végétal naturel.

Les scientifiques doivent être beaucoup plus attentifs. La géomorphologie a son apport sur :

- Le choix de l’emplacement du site ce qui permet de rompre le moins possible


l’équilibre du milieu.
- L’étude des caractéristiques des sols du milieu en vue de différentes affectations. Cette
étude doit déterminer l’ampleur de l’affectation des sols.
- Le tracé de la trame vire : les avenues, les rues doivent tenir compte de l’orientation
des pentes et leurs valeur en fonction de la nature lithologique du sous-bassement.

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L’urbanisation détruit la nature car il faut dénuder le sol. Dans le programme
de construction beaucoup des facteurs sont à mettre en œuvre sinon à ne pas
négliger les phénomènes d’érosion.

De ce fait, il faut connaître les caractéristiques du sol, de la pluviosité, les


écoulements des versants.

4.3 Construction des barrages


Devant la croissance de la demande de l’énergie hydroélectrique et la
constitution des réserves d’eau nécessaires pour l’irrigation l’équilibre du climax est rompu.

La géomorphologie intervient :

- Dans le choix de l’emplacement de l’ouvrage.

Etant donné qu’il va étudier la roche en place ou les éléments transportés qui recouvrent la
roche.

Il va analyser les caractéristiques des formations superficielles, il va apprécier


la vitesse de colmatage des réserves tout en déterminant la durée de vie de l’exploitation.

4.4. Les aménagements ruraux

L’intervention de l’homme sur le milieu vise l’accroissement des biens de


production et la rationalisation.

Pour répondre à ces deux exigences la nature est mise à l’épreuve car étant exploité de
manière intense.

Il y a des dégradations irréversibles et la plus remarquable est celle des aménagements liés à
la production.

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CHAPITRE 5. DISTRIBUTION SPATIALE DE LA POPULATION– ACTIVITES
AGRICOLES ET INDUSTRIELLES
5.1 DISTRIBUTION SPATIALE DE LA POPULATION
Il est à noter qu’une des façons d’aborder la géographie humaine est de
considérer l’homme comme un animal, soumis à des contraintes biologiques. Il ressort
clairement de ce qui précède que la répartition des hommes dépend de l’attractivité et de la
répulsivité du milieu naturel, en premier lieu du climat.

En effet, l’homme se défend par des techniques (vêtements, maison, médecine)


contre les contraintes du milieu. Le climat intervient beaucoup plus dans la géographie de la
population par intermédiaire de la production agricole qu’il tient sous sa dépendance que par
son action directe sur l’organisme.

5.1.1 LES FOYERS DE PEUPLEMENT


Les hommes sont très inégalement répartis sur la surface de la terre ; on
distingue :
a. Les grands foyers de peuplement
Ce sont les îlots de forte densité humaine et sont au nombre de trois :
- Le foyer asiatique
- Le foyer européen (Nord – occidental et méridional y compris la Pologne, la Hongrie,
la Roumanie, l’Albanie, la Grèce).
- Le foyer américain (USA à l’Est des missi pie au 37ème parallèle, avec Ontario et la
vallée du St Laurent).
b. Les foyers secondaires
Ce sont les îlots de forte densité dans des espaces faiblement peuplés : (sud –
est brésilien, caraïbes. Nord – est des USA)
c. Les espaces aux peuplements discontinus
Villes américaines, le long du transsibérien, villes russes, côtes occidentales de
l’Amérique centrale, rive du lac victoria.

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d. Les espaces vides ou faiblement peuplés
Il s’agit des régions situées aux latitudes élevées des zones tropicales humides :
des grands déserts, des hauts plateaux et massifs montagneux.
La distribution des hommes sur la terre est très inégales, cette disparités entre
espace non ou peuplé et espace très peuplés trouve ses explications à la fois dans la nature et
dans l’histoire.

a. Les facteurs naturels :


Les facteurs naturels ont une action manifeste. On constate aisément quand on
examine les parties non peuplées de la planète qui correspond presque partout, soit à un
milieu hostile ou contraignant, soit là que le milieu est favorable et la que le niveau de
développement est élevé.

- Le climat
Des tous les facteurs du milieu physique le climat est celui qui impose les
limitations les plus strictes par le froid, la sécheresse, la chaleur et l’humidité. Le froid est
assurément le plus redoutable pour l’homme en raison de son origine.
Dans les hautes latitudes (zones polaires ou subtropicales) l’hiver est difficile à
supporter en raison de ses températures très basses de l’obscurité relative et sa très longue
durée (sauf pour les esquimaux).
La sécheresse est un autre obstacle pour l’homme mais moins dangereux.
La difficulté ici encore, n’est pas tant son effet sur les ressources alimentaires.
La chaleur et l’humilité (milieu tropical pluvieux) ont souvent été un autre obstacle pour
l’homme en raison de l’exubérance de la forêt, de la pauvreté des sols, de la fatigue entraînée
par les efforts physiques et de la fréquence de certaines paradoxes ou affections.
Le milieu chaud et humide n’empêche pas l’exercice de l’agriculture à
condition d’utiliser des techniques appropriées et de choisir des plantes adaptées au climat. Il
peut même dans certains cas permettre les cultures à rendements élevés sur des surfaces
importantes.

Les milieux tropicaux pluvieux n’offrent pas les mêmes limitations à la


présence humaine que les régions polaires ou désertiques. Indépendamment de leurs
possibilités industrielles et minières, ils offrent encore d’importantes possibilités agricoles.
En définitive, seuls les climats polaires et désertiques très contraignant l’un et
l’autre ont un faible nombre d’habitants et ne peuvent guère en recevoir plus.
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- Le relief (orographie).
L’altitude présente comme le climat polaire continental l’inconvénient du froid,
elle affecte l’organisme de l’homme par la baisse de la pression qui se produit quand on
s’élève.

- Le sol : (agronomie)
La capacité productrice du sol tient sous sa dépendance la densité de la
population puisqu’elle se traduit par la fourniture des aliments.
Mais on remarque que le potentiel nutritif n’est pas une pure émanation des
conditions naturelles.
Il résulte d’un choix plus ou moins conscient de tel système de culture à tel point que, dans le
même milieu, une société a pu pratiquer l’élevage extensif et une autre la culture intensive.
b. Les facteurs socio – économiques
La population d’une région traduit un équilibre entre les ressources, y compris
celles des besoins nouveaux ont pu développer et le niveau de vie ressenti comme nécessaire
par les habitants. En principe, ceux – ci peuvent s’expatrier s’ils considèrent que la région
étant donné que leur propre condition sociale, ne leur permet plus de vivre décemment.
Les facteurs économiques jouent avec plus de force sur la localisation
démographique : existence des terres arables développement de l’industrie, croissance rapide
de villes. De manière générale, les facteurs économiques jouent rarement de façon isolée,
mais qu’ils se trouvent très souvent mêlés à des facteurs sociopolitiques.

Dans ce contexte, la population du monde a connu probablement trois grands


cycles démographiques sans compter des épisodes de moindre importance et de moindre
durée.
Le premier cycle simplement hypothétique aurait commencé vers le 23ème
millénaire avec l’amélioration des techniques de la pierre taillée du paléolithique supérieur, il
aurait permis en donnant des armes plus efficaces aux chasseurs, d’améliorer les ressources et
d’augmenter substantiellement la population : on a même avancé que celle – ci aurait pu être
multiplié par cinq, il s’agit d’une évaluation très ardue.
Le second cycle démographe, fondamental correspond à l’invention et à la
diffusion des techniques de l’agriculture et de l’élevage qui ont permis d’accroitre fortement
les ressources entre le 10ème et 5ème millénaire, l’augmentation de la population s’est poursuivi
jusque vers l’an 2000 environ pour l’ensemble du monde, il y aurait eu une multiplication par
10 de l’effectif des hommes.
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Après des épisodes de croissance plus brève au moyen âge et à l’époque
moderne en Europe, on arrive en fin au troisième cycle démographe qui correspond
essentiellement à l’invention et à la diffusion des techniques industrielles. Ce dernier cycle
qui a commencé à la fin du 18ème siècle pour quelques pays a déjà permis de quintupler la
population mondiale et il est loin d’être terminé, même s’il touche à sa fin pour les nations
industrielles.
Ce caractère heurté de l’évolution peut donc être interprété comme une série
d’augmentations rendue possible par les progrès de production.
A ce stade, la répartition des zones échappent à tout lien avec le milieu naturel,
et la primauté des faits économiques est totale.

En conclusion, la répartition de la population peut être considérée comme


l’origine d’une recherche appliquée non plus seulement descriptive mais explicative,
génétique et évolutive où intervient donc les principes de coordination et de causalité.

En d’autres termes, la répartition de la population pose le problème des causes


de son apparition et de son aspect actuel en vue de son aménagement, il ne s’agit nullement
d’une étude historique, mais de l’explication du fonctionnement d’un système relation
humaine par le truchement de mise en valeur d’un territoire.

L’examen du dispositif de peuplement représente donc la voie géographique


l’approche par excellence de compréhension synthétique des phénomènes de civilisation, par
conséquent, des facteurs techniques et humaines constituant des potentialités, des possibilités
ou au contraires, des mutations ou entrave aux actions de développement et d’aménagement.
Cette étude nous permet donc de vérifier si les formes actuelles de peuplement
correspondent à :
- Un équilibre permanent entre les techniques d’explication de la nature, l’organisation
sociale qui correspond à un milieu physique donné.
- Une situation d’évolution dynamique de trois facteurs principaux :
Société – milieu – technique.
- Un état de déséquilibre ou une évolution passagère sous l’influence des facteurs
extérieurs ou par détérioration des conditions du milieu.

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5.2. ACTIVITES AGRICOLES ET INDUSTRIELLES

5.2.1. LES ACTIVITES AGRICOLES


Dans le cadre de développement, l’agriculture joue un triple rôle à savoir :
Lancement – Financement – Ajustement, dans le processus de croissance
économique d’un pays.
Le secteur agricole intervient dans la fourniture des produits alimentaires et
dans l’approvisionnement de certaines industries en matières premières d’où son importance
dans le fonctionnement d’un pays, d’une région…

[Link] LES FACTEURS NATURELS ET LEURS CONSEQUENCES DANS LA


PRODUCTION AGRICOLES

L’agriculture, c’est une activité économique qui dépend plus du milieu où elle
s’exerce et elle est soumise à des phénomènes naturels contre lesquels il n’est guère de
parade ; parmi ces facteurs nous avons :
a. Les facteurs climatiques :
Les plantes cultivées et les animaux domestiques exigent pour croître une
certaine quantité de chaleur et d’eau répartie d’une manière précise au long de l’année. Les
valeurs minimales (froid et sécheresse) imposent les aires et le rythme de culture en fonction
de leur période végétative, leur germination, leur floraison et leur maturation.
L’homme intervient pour atténuer ces conditions climatiques par la
construction des abris, la protection des plantes contre les vents, la correction des
précipitations et enfin la création des variétés plus résistantes.
b. Les facteurs orographiques
Les conditions climatiques sont modifiés par le relief qui accentue le
phénomène d’érosion et impose une dépense d’énergie plus grande qu’en terrain plat suite à la
pente et à l’irrégularité des champs.
L’homme contourne ces difficultés par des cultures en terrasse ou en bande
épousant les courbes de niveau.
c. Les facteurs agronomiques.
La fertilité du sol constitue pour l’agriculture un élément fondamental. Les sols
fertiles facilement une grande productivité agricole.

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d. Les facteurs démographiques
La croissance de la population étend spatialement le domaine agricole, elle
modifie la morphologie agraire, le système de culture et la répartition du sol.
La baisse de la population par contre modifie la morphologie agraine par le
remembrement des parcelles cultivées et fait progresser énormément les friches.

e. Les facteurs sociologiques.


L’organisation sociale, le mode de possession du sol, la technique de culture,
les croyances religieuses constituent des facteurs importants de maîtrise de l’espace, alors que
les biens sociaux vigoureux ont par contre une forte capacité de cet aménagement. Toutefois
les tensions sociales sont une source de transformation ou de réforme agraire.

[Link]. SYSTEME D’EXPLOITATION


Il existe plusieurs types d’agriculture dans le monde et chaque type se définit
par une logique et un ensemble de pratiques, de structures et de valeurs qui lui assurent une
certaine durée. Chaque type possède des capacités d’adaptation mais sa stabilité ne
correspond pas à une pérennité.
Nous pouvons donc distinguer :
a. L’agriculture de subsistance
Cette agriculture désigne l’ensemble des systèmes économiques dont les
membres se bornent à des dimensions modestes, à l’obtention de seuls biens et services
pouvant être proposés à l’intérieur du groupe. La production des biens est limitée à la
couverture des besoins les plus urgents et ne dépasse guère un niveau correspondant à la
stricte satisfaction des besoins d’ordre physiologique.
C’est un système qui fonctionne dans un cadre étroit :
Famille – clan – tribu – village – communauté.
Une relation directe unit l’homme à la terre.

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b. L’agriculture de tenure.

Dans ce système ceux qui détiennent les terres ne les cultivent pas et ceux qui
les cultivent ne sont pas propriétaires. La terre est le seul élément décisif de l’activité agricole
et de la vie économique. Nous distinguons donc :

 l’agriculture de tenure et économie de sécurité.


 l’agriculture de tenure et économie de subordination
 l’agriculture de tenure et économie de prélèvement
 l’agriculture de tenure et économie d’association

Contrairement à l’agriculture de subsistance, l’agriculture de tenure peut


déboucher sur l’économie nationale et provoquer l’apparition d’un surplus par rapport aux
besoins de ceux qui exercent l’activité de cultivateur.

Lorsque l’économie se développe, le rôle du capital foncier diminue et la


politique se force d’appliquer les principes « la terre à ceux qui la cultivent ».On distingue
quatre types d’aboutissement pour l’agriculture de tenure :

Dépérissement –Assainissement –Conversion – Rupture.

c. L’agriculture de traite.

C‘est l’agriculture qui est caractérisée par d’un côté le traitant (le commerçant)
et de l’autre le cultivateur (producteur agricole) .Dans ce système le cultivateur produit non
pas seulement pour la consommation mais aussi pour vendre, cependant la production reste
faible.

L’économie de traite diffère de celle du marché en ce sens que les relations


entre l’agriculteur et le traitant n’ont pas un caractère anonyme mais personnalisé. Elle est
aussi différente de l’économie de subsistance parce qu’elle donne lieu a un échange .Elle se
situe entre l’économie de marché et de subsistance.

d. L’agriculture paysanne.

Elle est caractérisée par la présence des plantations modestes qui regroupent les
terrains du cultivateur qui les travaillent avec l’aide de sa famille en vue de mettre les produits
de leur récolte sur le marché.

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Cette agriculture ne constitue pas une économie de subsistance car une partie
peut être utilisée comme auto- approvisionnement ou autoconsommation, mais sa logique et
son fonctionnement la conduise à déborder le carré étroit de l’économie domestique.

Cette agriculture travaille pour le marché et est tributaire de celui – ci.

e. L’agriculture collective

Dans un certain nombre de pays d’Europe et d’Asie se sont instaurées des


formes d’agriculture collective. Dans la population de la doctrine marxiste.

Les formes d’organisation de l’agriculture collective sont de quatre catégories :

- Le Kolkhoze : est une entreprise d’Etat. Le représentant de l’Etat nomme le directeur


et le personnel, qui a un statut de salarié ;la famille dispose de son économie
auxiliaire.

- Le Sovkhoze : est une station d’expérience, ou bien une forme modèle ou bien une
usine de culture extensive située sur des terres neuves et dispose de son propre
équipement. c’est une ferme de l’Etat.

- Les Kibboutz (kibboutzim au pluriel) sont des centres de production et de


consommation communautaire. La terre appartient au fond National, certains
Kibboutzim incluent aussi des usines. Le Kibboutz est administré par l’assemblée de
ses membres et par un secrétariat.

- Le Mochav : on distingue deux types.

 Mochav Chitoufi : Ressemble au Kolkhoz soviétique avec un système


administratif libéral. La terre est travaillée et gérée en commun, les biens et les
instruments de travail sont propriétés commune.

 Mochav ovdim : sont des villages coopératifs groupant des exploitations


familiales. chaque famille gère son exploitation et reste propriétaire des
instruments de travail.

La pratique de cette forme d’agriculture a fait apparaitre un certain nombre de


problème à savoir :

L’affection de rente foncière, la détention du pouvoir de décision, les relations


centre-périphérie et les motivations des agriculteurs.
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f. L’agriculture d’entreprise

Le système d’économie est assimilé à un régime d’entreprise, toutes les fois


que l’unité de production constitue un centre autonome de calcul économique. Elle, est
également qualifiée d’agriculture industrielle ou d’agriculture technicienne. La planification
est consacrée à l’exploitation des produits tropicaux et porte souvent des cultures arbustives
comme : le caféier, l’hévéa, le théier, palmier, cocotier…

Cette d’agriculture d’entreprise issue de l’agriculture paysanne ne trouve pas


toujours instantanément son équilibre. Elle recherche de nouveaux modes de gestion, elle
s’efforce d’adapter la taille d’exploitation effectue des tentatives de spécialisation et elle
souhaite réduire l’incertitude économique.

g. L’agriculture à temps partiel

Elle est pratiquée par un exploitant qui conserve à l’accomplissement de cette


profession une fraction de temps dont il dispose et affecte l’autre fraction de temps à
l’exercice d’une autre activité dite principale. Cette dernière peut être la nature très variée :
industrielle, commerciale, artisanale…

Cette agriculture cherche une amélioration du revenu non de l’agriculture, mais


des agriculteurs. Elle a des conséquences multiples :

Favoriser le maintien de la vie rurale et lui assurer un certain renouvellement,


ralentir l’élimination d’un certain type d’emploi, la frontière entre agriculteurs et non
agriculteurs devient très incertaine.

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BIBLIOGRAPHIE

1. J.P ALLIX et J. SOPPELSA : Images de la terre et des hommes. Librairie classique


Eugène Belin. Parie. 1981.
2. JACQUES GRAS et BERNARD KAYSER : Géographie. Armand Colin. Paris 1981.
3. P. ESTIENNE et A. GODARD : Climatologie. Armand Colin. Paris 1970.
4. P. PAGNEY : Les climats de la terre, Paris Masson 1976.
5. ROGER COQUE : Géomorphologie, Armand Colin Paris 1977.
6. JACQUELINE BEAUJEU GARNIER : Géographie Urbaine, Armand Colin. Paris
1980.
7. CUSST (J.M). Urbanisation et activités agricole.
8. MAX DERRUAU : Géographie humaine. Armand Colin. Paris.
9. P. VIDAL-LABLACHE : Principes de géographie humaine. Paris, Colin.
10. HOOVER. E : Localisation des activités économiques. Ed. Ouvrières, Paris

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