Cours de Materiaux Niveau Btsgcii Batiment
Cours de Materiaux Niveau Btsgcii Batiment
Paix-Travail-Patrie Peace-Work-Fatherland
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UNIVERSITE EVANGELIQUE DU EVANGELICAL UNIVERSITY OF
CAMEROUN CAMEROON
B.P. 127 Bandjoun ; Tél : 696 15 76 87 P.O Box: 127 Bandjoun ; Tél : 696 15 76 87
E-mail : sohjoseph@[Link] E-mail : sohjoseph@[Link]
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RECTORAT RECTORATE
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Vice-Recteur Chargé des Affaires Deputy Vice-Chancellor in charge of
Académiques et de la Coopération Academic and Cooperation Affairs
BAT234
Spécialité : bâtiment
Niveau 2
Durée : ……….h
Crédit 3
1IER PARTIE
Essai Proctor
Essai de pénétration
Essai de point de ramollissement du bitume
Détermination des densités des matériaux du génie civil
Autres essais
Essais d’identification des terres et test de terrain
Production de BTC, de panneaux torchis
Production de tuile de mortier vibré
Contrôle qualité, critère et procédure d’essai
Pose charpente et de tuile
Traitement de surfaces supports types d’enduits, matériaux.
En sciences des matériaux, il est possible de classer les matériaux de base en trois catégories :
• Les métaux
• Les polymères
• Les céramiques
Mais dans la construction, il est devenu courant de distinguer les matériaux selon des domaines
d’emploi et des caractéristiques principales : les matériaux de construction et les matériaux de
protection.
Les matériaux de construction sont les matériaux qui ont la propriété de résister contre des
forces importantes :
• Pierres
• Terres cuites
• Bois
• Béton
• Métaux, etc.
Les matériaux de protection sont les matériaux qui ont la propriété d'enrober et protéger les
matériaux de construction principaux :
• Enduits
• Peintures Bitumes, etc.
Les propriétés principales des matériaux peuvent être divisées en plusieurs groupes tels que :
• Masse spécifique
• Masse volumique
• Porosité, densité
• Humidité
• Perméabilité
• Degré d'absorption d’eau
• Variation de dimension en fonction de la teneur en eau
Propriétés thermiques :
La science des matériaux s’efforce de relier les propriétés macroscopiques des matériaux à leur
structure microscopique.
La technologie des matériaux s’occupe des domaines d’application de la science des matériaux
à l’art de construire (à savoir : choix des matériaux, détermination de leurs caractéristiques,
connaissance de leurs propriétés, techniques de mise en œuvre, méthodes d’essais,
développement de nouveaux matériaux ou systèmes de matériaux).
Dans ce cours on va présenter quelques propriétés comme les propriétés physiques et les
propriétés mécaniques.
Définition : C’est la masse d’un corps par unité de volume apparent en état naturel, après
passage à l’étuve à 105 ±5 °C, notée γ0 et exprimée en (g/cm3 ; kg/m3; T/m3).
Détermination :
Il existe plusieurs méthodes pour déterminer la masse volumique apparente des matériaux de
construction selon leur dimension et leur dispersion :
a) Pour les matériaux solides : les roches naturelles, le béton, le bois., on peut faire des
échantillons de forme géométrique (cubique, cylindrique,).
La masse volumique d’un ensemble de grains est fortement influencée par la composition
granulométrique, la forme des grains, le degré de tassement ainsi que la teneur en eau lorsque
les grains sont petits. La masse volumique apparente des sables ou des graviers peuvent varier
entre 1400 à 1650 kg/m3.
c) Pour les matériaux de construction qui n’ont pas de forme géométrique (forme de
patate).
La détermination de la masse volumique apparente des matériaux avec cette forme peut se faire
de façon indirecte. Dans ce cas, les échantillons étudiés doivent être enrobés de paraffine afin
d'être protégés de la pénétration de l’eau, ensuite on va les peser dans l’eau.
MS+P - Masse sèche d’échantillon après avoir enrober une paraffine (g).
M(S+P)L - Masse sèche d’échantillon après avoir enrobé de paraffine et pesé dans l’eau (g).
Définition : C'est la masse d’un corps par unité de volume absolu de matière pleine (volume de
matière seule, pores à l'intérieur des grains exclus), après passage à l’étuve à 105 °C, notée ρ et
exprimée en (g/cm3, kg/m3 ou T/m3).
Détermination :
Si les matériaux étudiés sont poreux, on doit les concasser et les broyer jusqu’à ce que la
dimension des grains de matériaux (l’échantillon) devienne inférieurs à 0,2 mm. Ceci afin
d'éliminer les pores et les vides existants dans les matériaux.
Ensuite, on verse l’échantillon dans un récipient, qui contient de l'eau pour pouvoir déterminer
la masse volumique absolue (Voir la figure 1.3.1)
D'abord on va remplir le voluménomètre d’eau (N1), ensuite on verse l’échantillon sec dans le
voluménomètre et le niveau de l’eau va augmenter (N2). La différence entre le niveau N1 et N2
est le volume absolu de l’échantillon. La masse volumique absolue peut se calculer:
Si les grains ne sont pas poreux, la masse spécifique absolue et apparente sont identiques
Porosité :
On peut aussi définir la porosité comme le volume de vide par unité de volume apparent.
Compacité :
p+c=1
Porosité et compacité :
La porosité et la compacité sont souvent exprimées en %. La somme des deux est alors égale à
100%. En effet :
Si l’on connaît la masse volumique Δ et la masse spécifique γ0 d’un matériau, il est aisé de
calculer sa compacité et porosité.
L’humidité
L’humidité est une des propriétés importantes des matériaux de construction. Elle est un indice
pour déterminer la teneur en eau réelle des matériaux au moment de l'expérience. En général
l’humidité est notée W et s’exprime en pourcentage (%). On peut déterminer l’humidité de
matériaux quelconques en utilisant la formule suivante :
Où
Gs – est la masse sèche d’échantillon (après passage à l’étuve)
Gh – est la masse humide d’échantillon.
L’absorption de l’eau
L’absorption de l’eau du matériau est la capacité de conserver des échantillons quand ils sont
immergés au sein de l’eau à température de 20,5 °C et à la pression atmosphérique. A cette
condition l’eau peut pénétrer dans la plupart des vides interstitiels du matériau. Si la porosité
Où
Gab – est la masse absorbante.
Gs – est la masse sèche d’échantillon.
V0 – est le volume apparent du matériau.
où
Gab – est la masse absorbante.
Gs – est la masse sèche d’échantillon.
V0 – est le volume apparent du matériau.
La résistance mécanique des matériaux dépend de plusieurs facteurs. Un des plus importants
facteurs influençant la résistance est le degré de saturation. On a remarqué que les matériaux
absorbants de l’eau, ont une résistance certainement diminuée. C’est pourquoi on doit
déterminer le degré de saturation de matériaux.
Lorsque tous les vides d’un corps sont remplis d’eau, on dit qu’il est saturé. Le degré de
saturation est le rapport du volume de vide rempli d’eau au volume total de vide. Il joue un
grand rôle dans les phénomènes de destruction des matériaux poreux par le gel. En se
transformant en gel, l’eau augmente de 9% en volume environ.
Le degré de saturation est l’absorption maximale de matériaux sous les conditions de pression
et de température. Il y a deux moyens pour réaliser la saturation dans les échantillons de
matériaux : l’immersion des échantillons dans l’eau bouillante et à la saturation en pression
d’air.
où
BH – est le degré de saturation (%)
Gsat – est la masse d’échantillon au moment de saturation. Gs – est la masse sèche d’échantillon.
V0 – est le volume apparent du matériau.
Mais de toutes façons, on ne peut pas remplir entièrement les vides de l’échantillon d’eau, c’est
pourquoi il est obligatoire de présenter cette valeur en une autre solution : "coefficient de
saturation", notée CBH et exprimée en %. Ce coefficient peut être calculé avec la formule
suivante :
où
Km – Indice molle
RBH – Résistance d’échantillon au moment de saturation..
Rk – Résistance d’échantillon sec.
A la place de la saturation, on utilise aussi la teneur en eau d’un matériau. Elle est le rapport du
poids d’eau contenu dans ce matériau au poids du même matériau sec. On peut aussi définir la
teneur en eau comme le poids d’eau W contenu par unité de poids de matériau sec.
où
E – Poids d’eau dans le matérau. Ps – Poids du matériau sec.
exprimé en % :
A partir des définitions données plus haut, on peut écrire les relations :
L’eau et les matériaux pierreux (Divers états de l’eau dans un matériau poreux)
• L’eau absorbée : qui se trouve dans le vide entre les particules de matière solide ;
• L’eau adsorbée : qui se trouve à la surface des particules solides ; Plus les particules
sont petites, plus cette eau joue un rôle important. La première couche moléculaire est
orientée et présente des propriétés voisines de celles de l’état solide ;
• L’eau chimiquement liée : qui fait partie des particules solides.
En général, les granulats naturels utilisés pour la confection du béton sont peu poreux et
n’absorbent pratiquement pas d’eau lorsqu’ils sont gâchés avec le ciment et l’eau. Par contre,
des granulats artificiels, tels le LECA (Light expanded clay aggregate = agrégats légers
expansés d’argile), sont poreux. Il faut alors tenir compte de l’absorption de l’eau par les
granulats lorsque l’on détermine la quantité d’eau requise pour fabriquer le béton.
déformation :
La déformation est une des propriétés essentielles pour des matériaux de construction.
Selon la caractérisation des déformations, on les divise en trois sortes :
1. Déformation élastique :
Lorsque l’on effectue un essai de mise en charge et si, après décharge le corps reprend
les mêmes formes qu’il avait avant l’essai et qu’il ne reste aucune déformation résiduelle, on
dit que le corps a un comportement parfaitement élastique (Fig 1.4).
2. Déformation plastique :
La déformation est dite plastique, si après décharge le corps ne reprend pas les mêmes
formes qu’il avait avant l’essai, il reste quelques déformations (fig 1.6).
Cette déformation est appelée aussi déformation résiduelle.
Le fluage et la relaxation
Lorsqu'un corps est soumis à l'action prolongée d'une force, la déformation instantanée
apparaissant lors de la mise en charge est suivie d'une déformation différée lente à laquelle on
donne le nom de fluage.
Admettons que l'action permanente ou de longue durée à laquelle est soumis le corps ait
produit un état de contrainte σ0 et une déformation ε0 à l'instant de la mise en charge. Deux cas
extrêmes peuvent se produire :
Fluage proprement dit = Fluage sous charge constante. Fluage sous charge variable =
Superposition de fluages débutant à des âges variables.
Relaxation = Fluage sous charge décroissante variable telle que la déformation reste constante.
3. Déformation visqueuse :
La déformation est dite visqueuse, si après décharge le corps ne reprend pas instantanément les
mêmes formes qu’il avait avant l’essai, mais il se produit lentement.
La résistance
La résistance des matériaux est un des cours de la formation des ingénieurs en génie
civil. Dans ce cours on apprend de façon plus détaillée les calculs du comportement des
matériaux, mais dans le cours de "Matériaux de construction" on va montrer seulement la
résistance en compression et en traction.
De même les granulats très légers ont des masses volumiques inférieures à 100 kg/m3.
MISE EN OEUVRE :
fig
6.1.3: Transport et mise en place le béton frais
Toutes les opérations de mise en œuvre sont importantes si l'on veut obtenir un béton dense de
qualité homogène.
DURCISSEMENT :
• L’humidité
• La température supérieure à 50 °C.
• Le calme pendant la période de cure (absence de sollicitation d'ordre mécanique ou
physique).
VIEILLISSEMENT :
Avantages du béton :
Inconvénients du béton :
Les principaux inconvénients du béton ont pu être éliminés grâce à son association à des
armatures en acier ou à l'utilisation de la précontrainte. De toutes façons, il reste les quelques
inconvénients suivants :
• Son poids propre élevé (densité de 2,4 environ qui peut être réduite à 1,8 dans le cas de
bétons légers de structure et à moins de 1,0 dans le cas de béton légers d'isolation)
• Sa faible isolation thermique (elle peut être facilement améliorée en ajoutant une couche
de produit isolant ou en utilisant des bétons légers spéciaux)
• Le coût élevé entraîné par la destruction du béton en cas de modification d'un ouvrage.
Le béton fait partie de notre cadre de vie. il a mérité sa place par sa caractéristique de résistance,
ses propriétés en matière thermique, sa résistance au feu, son isolation phonique, son aptitude
au vieillissement, ainsi que par la diversité qu'il permet dans les formes, les couleurs et les
aspects. Le béton utilisé dans le bâtiment, ainsi que dans les travaux publics comprend plusieurs
catégories.
Le béton courant peut aussi être classer en fonction de la nature des liants :
• Béton asphalte.
a) Les bétons courants sont les plus utilisés, aussi bien dans le bâtiment qu'en travaux
publics. Ils présentent une masse volumique de 2003 kg/m3 environ. Ils peuvent être armés ou
non, et lorsqu'ils sont très sollicités en flexion, précontraints.
b) Les bétons lourds, dont les masses volumiques peuvent atteindre 6000 kg/m3 servent,
entre autres, pour la protection contre les rayons radioactifs.
c) Les bétons de granulats légers, dont la résistance peut être élevée, sont employés dans
le bâtiment, pour les plates-formes offshores ou les ponts.
d) Les bétons cellulaires (bétons très légers) dont les masses volumiques sont inférieures
de 500 kg/m3. Ils sont utilisés dans le bâtiment, pour répondre aux problèmes d'isolation.
e) Les bétons de fibres, plus récents, correspondent à des usages très variés : dallages,
éléments décoratifs, mobilier urbain.
La norme ENV 206 classes les bétons en fonction de leur résistance caractéristique à la
compression des éprouvettes cylindriques de dimension 11x22, 16x32, 25x50(dimension en
cm). Le cylindre le plus utilisé est le [Link] existe également des essais sur des éprouvettes
cubiques.
Dans ce tableau fckcyl est la résistance caractéristique mesurée sur cylindres (c’est cette
résistance qui correspond à la résistance caractéristique à laquelle il est fait référence dans
l’Eurocode 2). ; fckcube est la résistance caractéristique mesurée sur cubes. Les valeurs
soulignées sont les valeurs recommandées.
Le béton est composé de granulats, de ciment, d ’eau et éventuellement d’adjuvants. Parmi les
quatre constituants, les granulats jouent un rôle important, d’une part car ils forment le squelette
et présentent, dans les cas usuels, environ 80 % du poids total du béton et d’autre part car au
point de vue économique, ils permettent de diminuer la quantité de liant qui est le plus cher. En
plus, du point de vue technique, ils augmentent la stabilité dimensionnelle (retrait, fluage) et ils
sont plus résistants que la pâte de ciment.
Pour remplir ces conditions, il suffit en général de choisir des granulats compacts (ou peu
poreux) et non réactifs avec le ciment.
c)
être propre :
Une méthode de composition du béton pourra être considérée comme satisfaisante si elle permet
de réaliser un béton répondant aux exigences suivantes :
Sur un petit chantier où l’on fabrique artisanalement et souvent bien son béton l’on utilise le
vieux principe : 2/3 de gros éléments et 1/3 d’éléments fins, soit 800 litres de gravillons et 400
litres de sable par mètre cube de béton pour 350 à 400 kg de ciment. La quantité d’eau de
gâchage varie trop souvent au gré du savoir-faire du maçon, la nature de ciment, l’humidité du
granulat passant après la consistance du béton à obtenir.
On devra en tous cas toujours veiller à ce que la consistance du béton permette une mise en
œuvre correcte.
La caractéristique essentielle du béton frais est l'ouvrabilité, qui conditionne non seulement sa
mise en place pour le remplissage parfait du coffrage et du ferraillage, mais également ses
performances à l'état durci.
Il existe un très grand nombre d'appareils de mesure de l'ouvrabilité du béton reposant sur des
principes différents. Certains mesurent une compacité, d'autres un temps d'écoulement ou
encore utilisent l'énergie potentielle du béton ou nécessitent un apport d'énergie extérieur.
On comprend qu'il est difficile de convenir d'un tel appareil tenant compte de tous les bétons
possibles pour tous les usages et qui tiennent compte aussi des différents facteurs de
l'ouvrabilité. Certains appareils sont utilisés à la fois par les laboratoires et par les chantiers. La
distinction proposée est donc parfois assez artificielle, sauf dans le cas d'appareillage très
élaboré.
Cet essai (slump-test) est incontestablement un des plus simples et des plus fréquemment
utilisés, car il est très facile à mettre en œuvre. Il ne nécessite qu'un matériel peu coûteux et peut
être effectué directement sur chantier par un personnel non hautement qualifié mais ayant reçu
simplement les instructions nécessaires au cours de quelques séances de démonstration.
L'appareillage est complètement décrit dans la norme NF P 18-451 et est schématisé sur la
figure 6.5.1. Il se compose de 4 éléments : un moule tronconique sans fond de 30 cm de haut,
de 20 cm de diamètre en sa partie inférieure et de 10 cm de diamètre en sa partie supérieure ;
une plaque d’appui ; une tige de piquage ; un portique de mesure.
D’après la norme NF P 18-451, on met le béton frais dans le moule en quatre couches en piquant
a raison de 25 coups par couche. Apres démoulage et stabilisation, on mesure l’affaissement et
interprète le résultat et l’utilise selon les indications du tableau 6.5.1 ci-dessous.
Lorsqu'il est soumis à l'action d'une charge rapidement croissante, le béton se comporte comme
un matériau fragile. D'une part, sa rupture n'est pas précédée de déformations importantes et,
d'autre part, sa résistance à la traction est beaucoup plus faible que sa résistance à la
compression.
On verra que la résistance du béton dépend d'un grand nombre de paramètres : le type et le
dosage des matériaux utilisés, le degré et la condition de réalisation etc.
Par ailleurs, la résistance du béton est fonction d'une quantité de facteurs autres que la classe de
ciment et qui sont à contrôler et à surveiller dès le choix de la qualité des granulats et tout au
long de la chaîne de bétonnage.
La résistance d'un béton est une notion toute relative et elle dépend de la méthode d'essai utilisée
(comprenant la forme des éprouvettes).
Les ciments à activités élevée (résistance a 28 jours) donnent des bétons plus résistants.
Lorsque l’eau est en excès, celle qui n’entre pas en réaction chimique avec le ciment
(eau libre) s’évapore du béton en y formant des pores dont la présence réduit la
compacité et par conséquent, réduit la résistance du béton.
Plus on compacte le béton, plus il est résistant car le volume des pores se réduit. Il faut
donc bien compacter son béton pour réduire le volume des pores autant que possible,
mais tout en évitant la ségrégation.
Les conditions de durcissement : le milieu ambiant influe beaucoup sur l’accroissement
de la résistance du béton.
Les conditions normales de durcissement sont humidité relative de l’air entre 90 et 100%
et une temperature de 20 plus ou moins 2° .
fc= k(
Pour améliorer la maniabilité d’un béton, il faut ajouter de l’eau. Or cet ajout va
diminuer la compacité et donc la résistance mécanique. Dans la composition du béton,
il faudra donc concilier la résistance et l’ouvrabilité.
Ordre de grandeur de la résistance des bétons courants : les bétons courants ont une
Le tableau 6.6.1 ci-dessous indique les différentes catégories de béton avec les valeurs des
résistances caractéristiques auxquelles elles correspondent, ces valeurs étant données pour les
résultats obtenus sur cylindres et sur cubes, plusieurs pays utilisant les cubes pour le contrôle
des résistances à la compression.
La résistance en compression à 28 jours est désignée par fc28. Elle se mesure par compression
axiale de cylindres droits de révolution et d'une hauteur double de leur diamètre. Le cylindre le
plus couramment employé est le cylindre de 16 (d = 15,96 cm) dont la section est de 200 cm2.
La normalisation européenne indique comme dimension des cylindres d = 15 cm de H = 30 cm.
Fig. 6.6.1 : Les moules cylindriques, cubiques et les éprouvettes pour mesurer la résistance en
compression
Le béton de l'ouvrage a des résistances différentes de celles du même béton essayé sur
éprouvettes d'essai normalisés (il y a l'effet de masse et une hydratation différente du fait des
évolutions des températures elles-mêmes différentes). La résistance en compression est donc à
associer à la méthode d'essai (ou à la référence à la norme utilisée) et à l'échéance fixée.
Généralement le béton est un matériau travaillant bien en compression, mais on a parfois besoin
de connaître la résistance en traction, en flexion, au cisaillement. La résistance en traction à 28
jours est désignée par ft28.
Les essais les plus courants sont des essais de traction par flexion. Ils s'effectuent en général sur
des éprouvettes prismatiques d'élancement 4, reposant sur deux appuis (Fig.6.6.2):
L'essai consiste à écraser un cylindre de béton suivant deux générateurs opposés entre les
plateaux d'une presse. Le chargement de l’éprouvette est progressif et sans choc a une vitesse
de 4 . Cet essai est souvent appelé "Essai Brésilien". Si P est la charge de compression
maximale produisant l'éclatement du cylindre par mise en traction du diamètre vertical, la
résistance en traction sera
:
La mesure se fait par mise en traction de cylindres identiques à celle de la résistance en traction
par fendage, mais l'essai est assez délicat à réaliser car il nécessite, après sciage des extrémités,
le collage de têtes de traction parfaitement centrées, l'opération devant avoir lieu sans aucun
effort de flexion parasite.
Lorsque le béton est soumis à l’action d’une charge rapidement croissante, il se compose comme
un matériau fragile. D’une part, sa rupture n’est pas précédée de déformations importantes et
d’autre part, sa résistance à la traction est beaucoup plus faible que sa résistance à la
Le choix judicieux des matériaux, une mise en oeuvre correcte, l’adoption de dispositions
constructives appropriées jouent un rôle essentiel dans l’art de construire. Toutefois, comme
une partie importante de ses activités est consacrée aux problèmes de dimensionnement des
constructions, l’ingénieur attache une importance particulière aux caractéristiques de résistance
mécanique et de déformation des matériaux, car leur connaissance lui est indispensable pour
réaliser des constructions à la fois sûres et économiques.
Dès la fin de la mise en œuvre, le béton est soumis à des déformations, même en absence de
charges.
6.7.1. Le retrait
C’est la diminution de longueur d’un élément de béton. On l’assimile à l’effet d’un abaissement
de la température qui entraîne un raccourcissement.
Causes et constatation Remèdes
Le retrait avant–prise est causé par Ils s’agit de s’opposer au départ brutal
l’évaporation d’une partie de l’eau de l’eau par : que contient le béton. Des fissures -
la protection contre la dessiccation.
peuvent s’ensuivre car le béton se - l’utilisation d’adjuvants ou de produits
trouve étiré dans sa masse. de cure.
- Le retrait hydraulique est dû à une Le béton aura d’autant moins de retrait qu’il
diminution de volume résultant de sera plus compact ; ce qui dépend de la
l’hydratation et du durcissement de la pâte répartition granulaire, car un excès d’éléments
de ciment. Le retrait croit avec la finesse de fins favorise le retrait ainsi que les impuretés
ciment et le dosage. (argiles, limons).
Estimation du retrait : Δl = 3 ‰ x L.
Δl – est le raccourcissement.
L – est la longueur de l’élément.
Si une corniche en béton armé a une longueur de 15 m, le retrait est de l’ordre de: 3 ‰ x 1500
cm = 0,45 cm.
Puisque le coefficient de dilatation thermique du béton est évalué à 1 x 10-5, pour une variation
de ± 20 °C on obtient: Δl = ± 2 ‰ x longueur.
Pour chaînage en B.A. de 20 m de longueur et un écart de température de 20 °C, on a une
dilatation de : 2 ‰ x 2000 cm = 0,4 cm.
6.7.3. Le fluage
Lorsqu’il est soumis à l’action d’une charge de longue durée, le béton se comporte comme un
matériau VISCO-ELASTIQUE. La déformation instantanée qu’il subit au moment de
l’application de la charge est suivie d’une déformation lente ou différée qui se stabilise après
quelques années. C’est ce que l’on appelle le fluage (Fig. 6.7.1).
Au bout d’un mois, les 40 % de la déformation de fluage sont effectués et au bout de six mois,
les 80%. Estimation de la déformation de fluage:
Δl = 4 à 5 ‰ longueur.
Cette déformation varie surtout avec la contrainte moyenne permanente imposée au matériau.
Le module d’électricité de l’acier est de l’ordre de : 200 000 N/mm2, soit 2 000 000 daN/cm2.
Deux bétons ayant un même retrait final peuvent se comporter très différemment du point de
vue de la fissuration (fig. 6.7.2) :
Le phénomène de retrait étire le béton de telle façon que l’allongement résultant compense le
raccordement imposé par le retrait, si l’élément était libre de se déformer. Le retrait augmente
avec le temps, la tension interne aussi: si elle dépasse la limite de rupture du béton, la fissuration
se produit.
2 ieme partie
Calculs :
La résistance sera : G
S : section de l’éprouvette : 200,96 cm2
F : force au moment de la rupture.
Et essai se fait également sur les roches que l’on doit tailler au préalable sous forme
de cubes d’arête égale à 7 cm.
Teneur en eau
La teneur en eau d'un matériau est le rapport du poids d'eau contenu dans ce matériau au poids
du même matériau sec. On peut aussi définir la teneur en eau comme le poids d'eau W contenu
par unité de poids de matériau sec.
A partir des définitions données plus haut, on peut écrire les relations :
Cet essai a pour but de déterminer l’usure des roches qualifiée par un coefficient de
qualités des pierres cassées, ou coefficient DEVAL. Cet essai se fait donc sur les roches et
les graviers.
Mode Opératoire :
On introduit dans la machine DEVAL normalisée 44 pierres choisies de la roche
prélevée de la carrière, d’un poids total de 5000 g +50 g prés.
Les pierres seront choisies dans des lots de façon à satisfaire tout d’abord à cette
condition de poids mais aussi de façon à être aussi cubique que possible et à avoir des arêtes
vives. Cette dernière condition est essentielle. Au besoin les pierres seront retaillées au
marteau avant l’essai. Les pierres auront une grosseur moyenne d’environ 6 à 7 cm.
La machine comporte deux cylindres creux inclinés par rapport à l’horizontale et
pouvant tourner autour de leur axe, entraînés par un moteur.
A l’intérieur des cylindres on introduit deux boules d’acier en même temps que les
pierres. Un cylindre servira à l’essai DEVAL sec, l’autre à l’essai DEVAL humide en y
ajoutant de l’eau. Les 2 essais sont faits en même temps.
On laisse les 2 cylindres tourner à une vitesse de 2000 tr/h pendant 5 heures.
Comme l’essai précédent, cet essai renseigne sur la dureté des roches se basant sur un
coefficient, appelé coefficient Los Angeles CL, et sur le principe de l’effritement par
abrasion.
Classification :
Un tableau de classification a été déjà tracé. Il permet de classer les roches en fonction
du coefficient Los Angeles.
Remarque : Plus le coefficient Los Angeles est petit plus la roche est bonne, ce
qui se traduit. En résistance du béton composé avec, car la dureté est synonyme de très
Tableau 3.6: Catégories des granulats selon la résistance aux chocs et à l'usure
ANALYSE GRANULOMETRIQUE
I- But de l’essai :
L’analyse granulométrique consiste à classer en classe granulaire un échantillon
d’essai ou une masse de concassé ou roulé.
L’essai a pour but de déterminer, en poids, la distribution des grains du matériau,
on sépare par tamisage les plus gros éléments jusqu’à 0,08 mm puis par sédimentation les
éléments inférieurs à 0,08 mm.
Le diagramme granulométrique qui représente le résultat de cet essai est une courbe
obtenue en représentant les résultats sur un graphique semi logarithmique où il est porté :
♦ En abscisses (Échelle logarithmique) une dimension donnée (diamètre du tamis ou
module).
II- Appareillage :
-Une passoire et tamis de contrôle.
-Une balance de 15 Kgs au gramme prés.
-Une étuve de séchage avec thermostat.
-Des plateaux 50x50x10 cm..
-Un arrosoir.
-Des pinceaux.
III–Principe de la méthode :
L’essai consiste à fractionner, au moyen d’une série de tamis ou passoires un matériau
de plusieurs catégories de grains décroissants (figure3) .
100 20 à 22
63 12 à 15
40 8 à 10
25 5à6
12,5 3à4
V-Mode Opératoire
Le tamisage peut être effectué, soit sous l’eau, soit à sec. Le tamisage à sec n’est
précis que pour les matériaux pulvérulents. Exemples, cailloux, graviers, sable.
a) Tamisage à sec
On prend tout d’abord la série des passoires normales (12,5-25-40-63-
100 mm)
La passoire du plus gros module est placée sur le plateau qui sert à recueillir le
tamisat. Puis l’échantillon est versé sur la passoire, en plusieurs fois pour ne pas surcharger.
On secoue la passoire par des brusques secousses horizontales de faible amplitude, on opère
dans toutes les directions, puis on remue à la main les cailloux dans la passoire pour
accélérer leur passage et ceci sans forcer sur la tôle perforée ; et on poursuit cette opération
jusqu’à ce qu’il ne passe pratiquement plus aucun élément. A ce moment-là, on prend le
refus, on le pèse au gramme prés et inscrit la valeur de la pesée sur la feuille d’essai. Puis le
tamisat contenu dans le plateau est renversé sur la passoire de dimension immédiatement
inférieure préalablement placée sur un second plateau.
On recommence les opérations de tamisage précédentes avec cette seconde passoire
puis successivement avec les deux dernières passoires et à chaque fois on note les refus
retenus par chaque passoire. Le tamisat recueilli sous la dernière passoire, s’il ne contient pas
de cailloux et de gros graviers, est tamisé avec la série de tamis normaux (0,80-0,1-0,2-0,4-1-
2-5 mm ) ; ils sont emboîtés convenablement les uns dans les autres et munis d’un fond pour
former la colonne de tamisage. Puis de nouveau par la méthode de quartages successifs soit à
l’aide d’un échantillonneur, le fractionnement du tamisat se fait, on notera sur la feuille
d’essai le nouveau poids P1 de la fraction retenue
200 d< P1 < 500 D
VI – Calculs et Classification
*Formules
3-Observations
* Cas des refus : imbibition pendant 48 heures ; tamisage sous l’eau sans forces
* Sables : marnes consolidées, sur l’avis de l’ingénieur chargé de l’étude, on fait
l’essai.
VII- Conclusion
La courbe granulométrique est le résultat de l’essai, elle nous renseigne sur son
uniformité, on caractérise un sol par la granulométrie c’est- à – dire par le coefficient
d’uniformité ou coefficient de Hazen, qui est défini comme suit :
Les pourcentages des refus cumulés, ou ceux des tamisats cumulés, sont représentés sous la
forme d'une courbe granulométrie en portant les ouvertures des tamis en abscisse, sur une
échelle logarithmique, et les pourcentages en ordonnée, sur une échelle arithmétique. La courbe
est tracée de manière continue et ne peut pas passer rigoureusement par tous les points.
But de l'essai
Cet essai a pour but de permettre de connaître la masse d'une fraction granulaire lorsque par
exemple on élabore une composition de bétons. Ce paramètre permet, en particulier, de
déterminer la masse ou le volume des différentes classes granulaires malaxées pour l'obtention
d'un béton dont les caractéristiques sont imposées.
La masse volumique absolue ρs est la masse par unité de volume de la matière qui constitue le
granulat, sans tenir compte des vides pouvant exister dans ou entre des grains. Il ne faut pas
confondre ρs avec la masse volumique ρ qui est la masse de matériau par unité de volume, celui-
ci intégrant à la fois les grains et les vides. Les masses volumiques s'expriment en t/m3, en
kg/dm3, ou en g/cm3. La masse volumique absolue moyenne des granulats silico-calcaires est
prise égale, en première approximation, a 2,65 t/m3 ou 2,65 g/cm3.
Cette méthode est très simple et très rapide. Elle utilise du matériel très courant de laboratoire.
Toutefois sa précision est faible.
Pour opérer dans de bonnes conditions, utiliser une éprouvette graduée en verre de 500 cm3 de
volume. La lecture des niveaux V1 et V2 doit se faire en bas du ménisque formé par l'eau. En
effet, celle-ci a tendance à remonter sur les bords de l'éprouvette sur une hauteur de 1 à 2 mm,
ce qui fausse bien sûr la lecture des volumes si la lecture est effectuée en haut du ménisque.
But de l'essai
Cet essai a pour but de mesurer la propreté des sables entrant dans la composition des bétons.
L'essai consiste à séparer les flocules fins contenues dans le sable. Une procédure normalisée
permet de déterminer un coefficient d'équivalent de sable qui quantifie la propreté de celui-ci.
Principe de l'essai
L'essai est effectué sur la fraction 0/2 mm du sable à étudier. On lave l'échantillon, selon un
processus normalisé, et on laisse reposer le tout. Au bout de 20 minutes, on mesure les éléments
suivants :
On en déduit l'équivalent de sable qui, par convention est (figure 3.6.1). L'essai dit d'équivalent
de sable - permet de déterminer le degré de propreté du sable :
Selon que la hauteur h2 est mesurée visuellement ou à l'aide d'un piston, on détermine ESV
(équivalent de sable visuel) ou ES (équivalent de sable au piston)
Essai Proctor
1- But de l’essai
C’est l’un des essais les plus utilisés en géotechnique routière. Il a pour but de déterminer
au laboratoire les conditions de compactage d’un sol donné en fonction de la teneur en eau et
l’énergie de compactage. A une énergie de compactage donnée, il s’agit de déterminer la teneur
en eau optimale (Wopt) et la densité maximale (γd max) proctor correspondantes.
2- Domaine d’application
Travaux Dirigés