0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
100 vues18 pages

Topologie : Exercices et Corrigés L3

Document

Transféré par

Losseni Mubarak Kaba
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
100 vues18 pages

Topologie : Exercices et Corrigés L3

Document

Transféré par

Losseni Mubarak Kaba
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Université Félix Houphouët-Boigny

UFR Mathématiques et Informatique Année 2024-2025

Licence 3 Mathématiques
TD : Topologie

Exercice 1
Soit E un ensemble non vide. On pose ∀(x, y) ∈ E × E

1 si x ̸= y
d(x, y) =
0 si x = y

1) Montrer que d est une distance sur E. (Cette distance est appelée la distance discrète).

2) a) Quels sont les ouverts pour cette distance ? Quelle est la topologie obtenue ?

b) Quels sont les fermés pour cette distance ?

3) a) Quelles sont les suites de Cauchy pour cette distance ?

b) L’espace (E, d) est-il complet ?

Exercice 2
Soit f : R → R l’application définie par ∀x ∈ R, f (x) = x2 .

1) Montrer que f est continue sur R en utilisant la définition de la continuité.

2) Montrer que f n’est pas uniformément continue sur R.

Exercice 3
Etudier la continuité des applications suivantes :
1) f : (C([0, 1]), ∥ ∥∞ ) → (R, | |) définie par ∀g ∈ C([0, 1]), f (g) = sup g(y).
y∈[0,1]

2) f : (R, | |) → (C([0, 1]), ∥ ∥∞ ) définie par ∀x ∈ R, f (x) = fx : ∀y ∈ [0, 1], fx (y) = exy .

3) f : (C([0, 1]), ∥ ∥∞ ) → (C([0, 1]), ∥ ∥∞ ) définie par ∀g ∈ C([0, 1]), f (g) = fg


Ry
telle que ∀y ∈ [0, 1], fg (y) = 0
g(x)dx.

Exercice 4
Soient a, b ∈ R. Soit E = C 0 ([a, b] , R) l’ensemble des applications f : [a, b] → R qui sont
continues. Soit D∞ la distance de la convergence uniforme sur E.
1) Montrer que D∞ est effectivement une distance sur E.

2) Montrer que (E, D∞ ) est complet.

1
Exercice 5
Soient A un nombre réel strictement positif et E l’espace des applications continues de
[0, A] dans R muni de la distance de la convergence uniforme D.
Soit T : E → E l’application définie par ∀x ∈ E et ∀t ∈ [0, A]
Z t
T (x)(t) = 1 + x(s)ds.
0

1) Donner en la justifiant, la définition de D.

2) Montrer que l’on a bien T (x) ∈ E, ∀x ∈ E.

3) Montrer que l’application T est lipschitzienne.

4) On suppose que A < [Link] que T admet un point fixe et ce point fixe est unique.

5) Montrer que le point fixe de T est l’unique solution du problème de Cauchy :

u′ (t) − u(t) = 0, ∀t ∈ [0, A] et u(0) = 1.

Exercice 6
Soit E l’espace des suites de nombres réels nulles à partir d’un certain rang.
1) Justifier qu’on peut considérer sur E la norme ∥.∥∞ .

2) Montrer que l’application L : E → E définie par


xn
L((xn )n∈N ) = ( )n∈N
n+1
est linéaire, bijective et continue.

3) Montrer que L−1 n’est pas continue.

Exercice 7
Soit (X, d) un espace métrique compact, et soit f une isométrie de X dans X.
1) Démontrer que f est un homéomorphisme de X sur X.
Indication :
Si f (X) ̸= X, prendre un point x1 ∈ X\f (X) et considérer la suite (xn )n∈N∗ définie par
∀n ∈ N∗ , xn+1 = f (xn ) .
Prouver qu’il existe α > 0 tel que ∀p, q ∈ N∗ tels que p ̸= q, d (xp , xq ) ≥ α.

2) En déduire qu’une isométrie f de Rn dans Rn qui admet un point fixe est un homéomorphisme
de Rn sur Rn .

Exercice 8
Soit (E, ∥.∥) un espace vectoriel normé sur K = R ou C. Soient A et B deux parties de
E.
1) Montrer que si A et B sont compactes, alors A + B est compacte.
2) Montrer que si A est compacte et si B est fermée, alors A + B est fermée.

2
3) Montrer que si A et B sont connexes, alors A + B est connexe.

Exercice 9
Soit E l’espace vectoriel sur R des applications de classe C 1 de [0, 1] dans R. On pose
∀x ∈ E
∥x∥ = |x(0)| + sup |x′ (t)| .
t∈[0,1]

1) Montrer qu’on définit ainsi une norme sur E.

2) Montrer que (E, ∥.∥) est un espace de Banach.

3) On pose ∀x ∈ E
N (x) = sup |x(t)| + sup |x′ (t)| .
t∈[0,1] t∈[0,1]

a) Montrer que N est une norme sur E.

b) Montrer que les normes N et ∥.∥ sont équivalentes sur E.

c) Que peut-on en déduire pour (E, N ) ? Justifier votre réponse.

3
TRAVAUX DIRIGÉS L3 UFR MI
ET CORRIGÉS

TOPOLOGIE

UFHB DE COCODY
Université Félix Houphouët-Boigny
UFR Mathématiques et Informatique Année 2019-2020

Licence 3 Mathématiques
TD : Topologie

Exercice 1
Soit E un ensemble non vide. On pose ∀(x, y) ∈ E × E

1 si x 6= y
d(x, y) =
0 si x = y

1) Montrer que d est une distance sur E. (Cette distance est appelée la distance discrète).

2) a) Quels sont les ouverts pour cette distance ?

b) Quels sont les fermés pour cette distance ?

3) a) Quelles sont les suites de Cauchy pour cette distance ?

b) L’espace (E, d) est-il complet ?

Exercice 2
Soient (X, dX ), (Y, dY ) deux espaces métriques et f : X → Y une application.
1) Montrer que si f est uniformément continue, alors elle conserve les suites de Cauchy.

2) On suppose que f est uniformément continue, bijective et de réciproque continue.


Montrer que si (Y, dY ) est complet, alors (X, dX ) l’est aussi.

Exercice 3
Soient (X1 , d1 ), (X2 , d2 ) deux espaces métriques et f, g : X1 → X2 deux applications
continues. On pose
A = {x ∈ X1 : f (x) = g(x)} .
1) Montrer que l’ensemble A est un fermé.

2) Montrer que s’il existe une partie D de X1 partout dense dans X1 telle que f et g
coı̈ncident sur D, alors f et g sont égales.

3) On suppose que (X1 , d1 ) est compact. Montrer que f et g sont bornées.

4) On suppose que (X1 , d1 ) est connexe et compact, X2 = R et A 6= ∅.


Démontrer que f (X1 ) ∩ g(X1 ) est un intervalle fermé et borné.

Exercice 4
Soient n ∈ N∗ et Rn [X] le sous-espace vectoriel de R [X] des polynômes de degré au plus
égal à n. On pose ∀P ∈ R [X]
kP k = sup |P (x)| .
x∈[0,1]

1
1) Montrer qu’on définit ainsi une norme sur R [X] .

2) Soit En ⊂ Rn [X] l’ensemble des polynômes normalisés (le monôme de plus haut degré
a pour coefficient 1) de degré au plus égal à n.
Montrer qu’il existe un réel α (n) > 0 tel que

∀P ∈ En , kP k ≥ α (n) .

Exercice 5
Soit (X, d) un espace métrique compact. Soit f : X → X une application continue. On
suppose que
∀x ∈ X, f (x) 6= x.
Montrer qu’il existe un réel k > 0 tel que

∀x ∈ X, d(x, f (x)) ≥ k.

Exercice 6
Soit E l’espace des applications continues de [0, 1] dans R.
Soit D la distance de la convergence uniforme sur E.
Pour tous f, g ∈ E, on pose
Z 1
d (f, g) = |f (t) − g (t)| dt.
0

1) Montrer que d est une distance sur E.

2) Montrer que (E, D) est complet.

3)
(i) Montrer que l’application identité de (E, D) dans (E, d) est continue.

(ii) Montrer que l’application identité de (E, d) dans (E, D) n’est pas continue.

(iii) Les distances D et d sont-elles topologiquement équivalentes sur E ?

Exercice 7
Soient A un nombre réel strictement positif et E l’espace des applications continues de
[0, A] dans R muni de la distance de la convergence uniforme D.
Soit T : E → E l’application définie par ∀x ∈ E et ∀t ∈ [0, A]
Z t
T (x)(t) = 1 + x(s)ds.
0

1) Donner en la justifiant, la définition de D.

2) Montrer que l’on a bien T (x) ∈ E, ∀x ∈ E.

3) Montrer que l’application T est lipschitzienne.

2
4) On suppose que A < [Link] que T admet un point fixe et ce point fixe est unique.

5) Montrer que le point fixe de T est l’unique solution du problème de Cauchy :


u0 (t) − u(t) = 0, ∀t ∈ [0, A] et u(0) = 1.

Exercice 8
Soit (X, d) un espace métrique compact, et soit f une isométrie de X dans X.
1) Démontrer que f est un homéomorphisme de X sur X.
Indication :
Si f (X) 6= X, prendre un point x1 ∈ X\f (X) et considérer la suite (xn )n∈N∗ définie par
∀n ∈ N∗
xn+1 = f (xn ) .
Prouver qu’il existe α > 0 tel que ∀p, q ∈ N∗ tels que p 6= q, d (xp , xq ) ≥ α.

2) En déduire qu’une isométrie f de Rn dans Rn qui admet un point fixe est un homéomorphisme
de Rn sur Rn .

Exercice 9
Soit (E, k.k) un espace vectoriel normé sur K = R ou C. Soient A et B deux parties de
E.
1) Montrer que si A et B sont compactes, alors A + B est compacte.

2) Montrer que si A est compacte et si B est fermée, alors A + B est compacte.

3) Montrer que si A et B sont connexes, alors A + B est connexe.

Exercice 10
Soit (X, d) un espace métrique. Soient A et B deux parties de E.
1) Montrer que si A est connexe, alors A est connexe.

2) Montrer que si A et B sont connexes et si A ∩ B 6= ∅, alors A ∪ B est connexe.

Exercice 11
Soit E l’espace vectoriel sur R des applications de classe C 1 de [0, 1] dans R. On pose
∀x ∈ E
kxk = |x(0)| + sup |x0 (t)| .
t∈[0,1]

1) Montrer qu’on définit ainsi une norme sur E.

2) Montrer que (E, k.k) est un espace de Banach.

Exercice 12
Soit E l’espace de Banach réel des applications contnues de [−1, 4] dans R muni de la
norme de la convergence uniforme.
Montrer que l’application L : E → R définie par ∀f ∈ E,
L(f ) = f (−1) − 4f (0) + 5f (1) − 3f (2) + 2f (3) − 8f (4)
est une forme linéaire continue sur E et calculer sa norme.

3
Université Félix Houphouët-Boigny
UFR Mathématiques et Informatique Année 2019-2020

Licence 3 Mathématiques
TD : Topologie

Exercice 1
Soit E un ensemble non vide. On pose ∀(x, y) ∈ E × E

1 si x 6= y
d(x, y) =
0 si x = y

1) Montrer que d est une distance sur E. (Cette distance est appelée la distance discrète).

2) a) Quels sont les ouverts pour cette distance ?

b) Quels sont les fermés pour cette distance ?

3) a) Quelles sont les suites de Cauchy pour cette distance ?

b) L’espace (E, d) est-il complet ?

.............
1)
• ∀x, y ∈ E, d(x, y) ∈ R+ par définition de d.
• ∀x, y ∈ E, d(x, y) = 0 ⇔ x = y par définition de d.
• ∀x, y ∈ E, si y 6= x, alors x 6= y ; si y = x, alors x = y. Donc d(y, x) = d(x, y).
• Soient x, y, z ∈ E,
- Si x = z, alors d(x, z) = 0. Donc d(x, z) ≤ d(x, y) + d(y, z).
- Si x 6= z, alors d(x, z) = 1
* Si y = x, alors y 6= z. Donc d(y, z) = 1 et alors d(x, z) ≤ d(x, y) + d(y, z).
* Si y 6= x, alors d(x, y) = 1. Donc d(x, z) ≤ d(x, y) + d(y, z).
Ainsi ∀x, y, z ∈ E, d(x, z) ≤ d(x, y) + d(y, z).

Finalement, d est une distance sur E.

2)
a) Déterminons d’abord les boules ouvertes pour cette distance.
Soient a ∈ E et r > 0. Soit x ∈ E.
• Si r ≤ 1, alors d(x, a) < r ⇔ d(x, a) = 0 par définition de d. Donc B(a, r) = {a} .
• Si r > 1, alors ∀x ∈ E, d(x, a) < r par définition de d. Donc B(a, r) = E.
Soit O une partie de E.
Si O = ∅, alors c’est un ouvert de (E, d).
Si O 6= ∅, alors ∀x ∈ O, B(x, 21 ) = {x} ⊂ O. Donc O est un ouvert de (E, d).
Ainsi toute partie de E est un ouvert de (E, d).
Par conséquent, l’ensemble des ouverts de (E, d) est P(E) l’ensemble des parties de E.

1
b) Soit F une partie de E. Alors {FE ∈ P(E). Donc c’est un ouvert de (E, d). Par
conséquent, F est un fermé de (E, d).
Ainsi toute partie de E est un fermé de (E, d).
On conclut que l’ensemble des fermés de (E, d) est P(E) l’ensemble des parties de E.

3)
a) Soit (xn )n∈N une suite de Cauchy de (E, d). Alors
pour ε = 1, ∃N ∈ N tel que ∀p, q ≥ N , d(xp , xq ) < 1.
Ainsi ∀p, q ≥ N , d(xp , xq ) = 0 par définition de d. Donc ∀p, q ≥ N , xp = xq .
Par conséquent, (xn )n∈N est constante à partir d’un certain rang.

b) Soit (xn )n∈N une suite de Cauchy de (E, d). Alors (xn )n∈N est constante à partir d’un
certain rang. Donc (xn )n∈N est convergente.
Par conséquent, (E, d) est complet.

2
Université Félix Houphouët-Boigny
UFR Mathématiques et Informatique Année 2019-2020

Licence 3 Mathématiques
TD : Topologie

Exercice 2
Soient (X, dX ), (Y, dY ) deux espaces métriques et f : X → Y une application.
1) Montrer que si f est uniformément continue, alors elle conserve les suites de Cauchy.

2) On suppose que f est uniformément continue, bijective et de réciproque continue.


Montrer que si (Y, dY ) est complet, alors (X, dX ) l’est aussi.

.........................................

1) Supposons f uniformément continue. Soit (xn )n∈N une suite de Cauchy de (X, dX ) .
Soit ε > 0.
L’application f étant uniformément continue,
∃η > 0 tel que ∀x, y ∈ E, dX (x, y) < η ⇒ dY (f (x), f (y)) < ε. (1)
La suite (xn )n∈N étant de Cauchy,
alors pour η > 0, précédemment obtenu, ∃N ∈ N tel que ∀p, q ≥ N , dX (xp , xq ) < η.
Or dX (xp , xq ) < η ⇒ dY (f (xp ), f (xq )) < ε, d’après (1).
Ainsi, ∀ε > 0, ∃N ∈ N tel que ∀p, q ≥ N , dY (f (xp ), f (xq )) < ε.
Donc la suite (f (xn ))n∈N est une suite de Cauchy de (Y, dY ) .

2) Supposons f uniformément continue, bijective et de réciproque continue. Supposons


(Y, dY ) complet.
Soit (xn )n∈N une suite de Cauchy de (X, dX ) . Alors d’après la question 1), la suite
(f (xn ))n∈N est une suite de Cauchy de (Y, dY ) car f est uniformément continue.
Et comme (Y, dY ) est complet, la suite (f (xn ))n∈N converge vers un point y ∈ Y.
De plus la réciproque f −1 de f étant continue, alors d’après le théorème sur la continuité
séquentielle, la suite (f −1 (f (xn )))n∈N converge vers f −1 (y) ∈ X.
Donc la suite (xn )n∈N converge vers f −1 (y) ∈ X.
Par conséquent, (X, dX ) est complet.

1
Université Félix Houphouët-Boigny
UFR Mathématiques et Informatique Année 2019-2020

Licence 3 Mathématiques
TD : Topologie

Exercice 3
Soient (X1 , d1 ), (X2 , d2 ) deux espaces métriques et f, g : X1 → X2 deux applications
continues. On pose
A = {x ∈ X1 : f (x) = g(x)} .
1) Montrer que l’ensemble A est un fermé.

2) Montrer que s’il existe une partie D de X1 partout dense dans X1 telle que f et g
coı̈ncident sur D, alors f et g sont égales.

3) On suppose que (X1 , d1 ) est compact. Montrer que f et g sont bornées.

4) On suppose que (X1 , d1 ) est connexe et compact, X2 = R et A 6= ∅.


Démontrer que f (X1 ) ∩ g(X1 ) est un intervalle fermé et borné.

............................

1)
• On a A ⊂ A.

• Soit x ∈ A. Alors il existe une suite (xn )n∈N de points de A qui converge vers x.
Alors f (xn ) = g (xn ), ∀n ∈ [Link] f et g sont continues et la suite (xn )n∈N conver-
gente, d’après le théorème sur la continuité séquentielle,
   
f (x) = f lim xn = lim f (xn ) = lim g(xn ) = g lim xn = g(x).
n→+∞ n→+∞ n→+∞ n→+∞

Donc x ∈ A. Et alors A ⊂ A.
Finalement, A = A. Donc A est un fermé.

2) Supposons qu’il existe une partie D de X1 partout dense dans X1 telle que f et g
coı̈ncident sur D.
Alors D = X1 et f (x) = g(x), ∀x ∈ D.
Donc D ⊂ A. On en déduit que D ⊂ A. Alors X1 ⊂ A. Donc X1 = A = A.
Par conséquent, f (x) = g(x), ∀x ∈ X1 .

3) Supposons (X1 , d1 ) compact. Comme f et g sont continues, alors f (X1 ) et g (X1 ) sont
des parties compactes de (X2 , d2 ) et donc des parties bornées (X2 , d2 ) .
Par conséquent, f et g sont bornées.

4) Supposons (X1 , d1 ) connexe et compact, X2 = R et A 6= ∅.

1
Comme f est continue et (X1 , d1 ) connexe, alors f (X1 ) est une partie connexe de R.
Alors f (X1 ) est un intervalle.
D’autre part, comme f est continue et (X1 , d1 ) compact, alors f (X1 ) est une partie
compact de R. Alors f (X1 ) est une partie fermée et bornée de R.
On en déduit que f (X1 ) est un intervalle fermé et borné.
De même, g (X1 ) est un intervalle fermé et borné.
De plus f (X1 ) ∩ g(X1 ) 6= ∅.
On conclut que f (X1 ) ∩ g(X1 ) est un intervalle fermé et borné.

2
Université Félix Houphouët-Boigny
UFR Mathématiques et Informatique Année 2019-2020

Licence 3 Mathématiques
TD : Topologie

Exercice 4
Soient n ∈ N∗ et Rn [X] le sous-espace vectoriel de R [X] des polynômes de degré au plus
égal à n. On pose ∀P ∈ R [X]
kP k = sup |P (x)| .
x∈[0,1]

1) Montrer qu’on définit ainsi une norme sur R [X] .

2) Soit En ⊂ Rn [X] l’ensemble des polynômes normalisés (le monôme de plus haut degré
a pour coefficient 1) de degré au plus égal à n.
Montrer qu’il existe un réel α (n) > 0 tel que

∀P ∈ En , kP k ≥ α (n) .

....................

1)
• ∀P ∈ R [X] , l’application : x ∈ R 7→ |P (x)| est continue sur [0, 1] qui est compact et à
valeurs réelles. Alors elle est bornée sur [0, 1] et atteint ses bornes. Donc sup |P (x)| ∈ R.
x∈[0,1]
De plus, ∀t ∈ [0, 1] , 0 ≤ |P (t)| ≤ sup |P (x)| . (1)
x∈[0,1]
Par conséquent, kP k = sup |P (x)| ∈ R+ .
x∈[0,1]

• ∀P ∈ R [X] , kP k = 0 ⇒ ∀t ∈ [0, 1] , |P (t)| = 0 d’après (1).


Donc P = 0R[X] car P admet une infinité de racines.
Réciproquement, si P = 0R[X] , alors ∀x ∈ [0, 1] , |P (x)| = 0 ⇒ kP k = sup |P (x)| = 0.
x∈[0,1]
Ainsi kP k = 0 ⇔ P = 0R[X] .

• ∀λ ∈ R, ∀P ∈ R [X] ,

kλP k = sup |λP (x)| = sup |λ| |P (x)| = |λ| sup |P (x)| = |λ| kP k .
x∈[0,1] x∈[0,1] x∈[0,1]

Il faut noter que la relation du type sup |λ| |P (x)| = |λ| sup |P (x)| a déjà été démontrée
x∈[0,1] x∈[0,1]
en détails en TD en L2.

• ∀P, Q ∈ R [X], on a

∀t ∈ [0, 1] , |(P + Q) (t)| ≤ |P (t)| + |Q(t)| ≤ sup |P (x)| + sup |Q(x)| .


x∈[0,1] x∈[0,1]

1
Donc
sup |(P + Q) (x)| ≤ sup |P (x)| + sup |Q(x)| .
x∈[0,1] x∈[0,1] x∈[0,1]

Ainsi kP + Qk ≤ kP k + kQk .

Finalement, k.k est une norme sur R [X] .

2) Sur l’espace Rn [X] qui est un R−espace vectoriel de dimension finie (en fait égale à
n + 1) , toutes les normes sont équivalentes.
Alors ∃α > 0 tel que ∀P ∈ Rn [X] , kP k ≥ α kP k∞ .
Or n
X
∀P = ak X k ∈ Rn [X] , kP k∞ = sup |ak | ≥ |an | .
0≤k≤n
k=0
n
ak X k ∈ En , an = 1.
P
Et ∀P =
k=0
Par conséquent,
∃α (n) > 0 tel que ∀P ∈ En , kP k ≥ α (n) .

2
Université Félix Houphouët-Boigny
UFR Mathématiques et Informatique Année 2019-2020

Licence 3 Mathématiques
TD : Topologie

Exercice 5
Soit (X, d) un espace métrique compact. Soit f : X → X une application continue. On
suppose que
∀x ∈ X, f (x) 6= x.
Montrer qu’il existe un réel k > 0 tel que
∀x ∈ X, d(x, f (x)) ≥ k.

..................................

Soit g : X → R définie par g(x) = d(x, f (x)), ∀x ∈ X.


Montrons que g est continue.
Soient g1 : X → X × X définie par g1 (x) = (x, f (x)), ∀x ∈ X et g2 : X × X → R définie
par g2 (x, y) = d(x, y), ∀(x, y) ∈ X × X.
Alors g = g2 ◦ g1 .
• L’application g1 est continue car ses applications composantes x 7→ x et x 7→ f (x) le
sont.

• ∀(x, y), (x0 , y 0 ) ∈ X × X, on a


d(x, y) ≤ d(x, x0 ) + d(x0 , y 0 ) + d(y 0 , y).
Alors
d(x, y) − d(x0 , y 0 ) ≤ d(x, x0 ) + d(y 0 , y).
De même
d(x0 , y 0 ) − d(x, y) ≤ d(x0 , x) + d(y, y 0 ).
Donc
|d(x, y) − d(x0 , y 0 )| ≤ d(x, x0 ) + d(y, y 0 ).
On en déduit que
|g2 (x, y) − g2 (x0 , y 0 )| ≤ δ1 [(x, y), (x0 , y 0 )] .
Alors g2 est 1-lipschitzienne donc uniformément continue et donc continue.

Par conséquent, g = g2 ◦ g1 est continue.


Ainsi g est continue sur X compact et à valeurs réelles. Alors g est bornée et atteint ses
bornes sur X.
Donc ∃a ∈ X tel que g(a) ≤ g(x), ∀x ∈ X.
Et comme f (a) 6= a, alors g(a) = d(a, f (a)) > 0.
En posant k = g(a), on a ainsi montré que
∃k > 0 tel que ∀x ∈ X, d(x, f (x)) ≥ k.

1
Université Félix Houphouët-Boigny
UFR Mathématiques et Informatique Année 2019-2020

Licence 3 Mathématiques
TD : Topologie

Exercice 6
Soit E l’espace des applications continues de [0, 1] dans R.
Soit D la distance de la convergence uniforme sur E.
Pour tous f, g ∈ E, on pose
Z 1
d (f, g) = |f (t) − g (t)| dt.
0

1) Montrer que d est une distance sur E.

2) Montrer que (E, D) est complet.

3)
(i) Montrer que l’application identité de (E, D) dans (E, d) est continue.

(ii) Montrer que l’application identité de (E, d) dans (E, D) n’est pas continue.

(iii) Les distances D et d sont-elles topologiquement équivalentes sur E ?

.......................................

1) L’application t ∈ [0, 1] 7→ |f (t) − g(t)| est continue donc intégrable sur [0, 1] . De plus
elle à valeurs positives. R1
Donc ∀f, g ∈ E, d(f, g) = 0 |f (t) − g (t)| dt ∈ R+ .
Les autres conditions à vérifier pour une distance sont obtenues en utilisant les propriétés
des intégrales.

2) Soit (fn )n∈N une suite de Cauchy de points de (E, D) . Alors


ε
∀ε > 0, ∃N ∈ N / ∀p, q ≥ N, sup |fp (t) − fq (t)| < .
t∈[0,1] 4

Donc
ε
∀ε > 0, ∃N ∈ N / ∀p, q ≥ N, |fp (t) − fq (t)| < , ∀t ∈ [0, 1] . (1)
4
Ainsi, ∀t ∈ [0, 1], la suite (fn (t))n∈N est une suite de Cauchy de (R, |.|) qui est complet.
Alors elle converge.
On obtient par conséquent une application f : [0, 1] → R définie par

∀t ∈ [0, 1] , f (t) = lim fn (t).


n→+∞

1
Montrons que f est continue.
D’après (1), ∀p, q ≥ N, |fp (t) − fq (t)| < 4ε . Lorsque q → +∞, on a |fp (t) − f (t)| ≤ 4ε .
Donc
ε ε
∀p ≥ N, sup |fp (t) − f (t)| ≤ < . (2)
t∈[0,1] 4 3
Soit t0 ∈ [0, 1] . Soit n ≥ N. L’application fn étant continue en t0 ,
ε
pour ε > 0, ∃η > 0 / ∀t ∈ [0, 1] , |t − t0 | < η ⇒ |fn (t) − fn (t0 )| < .
3
Alors
ε ε ε
|f (t) − f (t0 )| ≤ |f (t) − fn (t)| + |fn (t) − fn (t0 )| + |fn (t0 ) − f (t0 )| < + + .
3 3 3
Donc f est continue en t0 .
Par conséquent, f ∈ E.

D’après (2), D(fp , f ) = sup |fp (t) − f (t)| < 3ε .


t∈[0,1]
Ainsi ∀ε > 0, ∃N ∈ N / ∀n ≥ N, D(fn , f ) < ε. Alors la suite (fn )n∈N converge dans
(E, D) .
Donc (E, D) est complet.

3)
(i) Id : (E, D) → (E, d) . On a

∀f, g ∈ E, ∀t ∈ [0, 1] , |f (t) − g (t)| ≤ sup |f (t) − g (t)| = D(f, g).


t∈[0,1]

Alors
∀f, g ∈ E, d(f, g) ≤ D(f, g).
Donc Id : (E, D) → (E, d) est 1-lipschitzienne et alors uniformément continue et par
conséquent continue.

(ii) Id : (E, d) → (E, D) .


Soit
f : [0, 1] → R
x 7→ 2
Soit
gn : [0, 1] → R
1

−4nx + 4 si 0 ≤ x ≤
x 7→ 1
2n
2 si 2n ≤x≤1

On a Z 1/2n
1
d(f, gn ) = |4nt − 2| dt = .
0 2n
Alors lim d(f, gn ) = 0.
n→+∞
Donc la suite (gn )n∈N∗ converge dans (E, d) vers f.

2
Mais
D(f, gn ) = sup (2 − 4nt) = 2.
1
0≤t≤ 2n

Si Id : (E, d) → (E, D) était continue, comme la suite (gn )n∈N∗ converge dans (E, d) vers
f , la suite image (Id(gn ))n∈N∗ = (gn )n∈N∗ devrait converger vers Id(f ) = f dans (E, D) .
Ce qui n’est pas le cas.
Donc Id : (E, d) → (E, D) n’est pas continue.

(iii) Les distances D et d ne sont pas topologiquement équivalentes sur E, car d’après
(ii), il existe au moins un ouvert de (E, D) qui n’est pas un ouvert de (E, d) .

Vous aimerez peut-être aussi