Éclairage et ergonomie au travail sur écran
Éclairage et ergonomie au travail sur écran
ERGONOMIE -4
1 - Réglementation .......................................................................................................................... 10
2 - Les écrans.................................................................................................................................. 10
3 - Environnement physique et risques pour la santé ..................................................................... 13
4 - Prévention pour le travail sur écran ...........................................................................................15
5 - Conclusion .................................................................................................................................20
I- PERCEPTION VISUELLE
Les yeux ne sont pas des récepteurs passifs qui, à la manière d’une caméra, enregistreraient les images du
monde extérieur. Leur déplacement et leur réglage sont directement en relation avec l’activité cérébrale.
II est assuré par 6 muscles situés à l’extérieur de l’œil qui agissent chacun dans une direction propre.
Oblique supérieur
Droit supérieur
Droit externe
D SEC 1558 A
Droit interne
- au centre la Fovéa possède une très grande densité de récepteurs, pour l’essentiel des
cônes, (distinction des détails et des couleurs) et permet d’identifier les objets
- la rétine périphérique : les bâtonnets, qui donnent une vision peu précise, mais
extrêmement sensible aux variations de lumière et aux objets en mouvement. Elle sert à
localiser les objets dans l’espace
Muscles
extrinsèques
Iris Rétine
Cornée
Fovea
Nerf optique
Pupille
Muscles ciliaires
D SEC 2066 A
Humeur vitrée
Cristallin
Coupe de l’œil
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Les principaux mécanismes qui concourent à la projection nette de l’image sur la rétine, notamment la
Fovéa, sont l’accommodation et l’adaptation :
- l’accommodation assure la focalisation de l’image sur la fovéa, par modification de la
courbure du cristallin, en fonction de la distance œil-objet
- l’adaptation assure l’ajustement de la sensibilité des récepteurs rétiniens aux conditions de
luminance prédominantes
Des mécanismes réflexes intègrent les variations du diamètre pupillaire et les contractions des
muscles intrinsèques de l’œil dans l’ajustement des fonctions visuelles de près ou de loin, à la lumière
et à l’obscurité. La convergence permet la fusion des images provenant des deux rétines par la
contraction des muscles oculaires.
2- FATIGUE VISUELLE
En permanence l’appareil visuel s’adapte aux conditions de l’environnement. Toutes ces tâches
d’adaptation entraînent la fatigue des muscles oculaires et des muscles internes à l’œil :
- effet sur les muscles externes : la convergence peut devenir difficile (œil rouge, tic de
paupières, larmes)
- effet sur l’accommodation (muscles internes) : éloignement de la distance minimum de
vision nette (voir double, voir trouble, voir des mouches voler)
- effet sur le systèmes nerveux : une forte sollicitation de la fonction visuelle s’accompagne
toujours d’une activité importante dans différentes zones du cerveau (maux de tête)
3- ÉBLOUISSEMENT
II résulte de l’arrivée sur la rétine d’une quantité de lumière supérieure au réglage de celle-ci :
- existence simultanée de zones sombres et brillantes
- passage d’une zone sombre à une zone lumineuse
L’éblouissement se définit comme un gène visuelle accompagnée d’une diminution des facultés
visuelles, provoquée par un excès de lumière par rapport à l’état d’adaptation où se trouve l’œil.
Une augmentation brutale du flux lumineux éclairant la rétine provoque un éblouissement, car le temps
de réflexe pupillaire en myosis (rétrécissement de la pupille) est trop long.
la pupille
7 rture de
Diamètre pupillaire (millimètre)
Ouve
4
Fermeture de la pupille
3
D SEC 2067 A
2
0 4 8 12 16 20 24 28 32
Temps (secondes)
Variation du diamètre de la pupille en fonction du temps
en cas de variation brusque du niveau d’éclairement (d’après BAUMGARDT)
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1- PRINCIPES GÉNÉRAUX
a - Éclairement - Luminance1
La quantité de lumière qui arrive sur le plan de travail s’appelle l’éclairement et se mesure en lux.
S’il y a trop de différence de luminosité entre les différentes sources, on risque d’être ébloui par les
points les plus lumineux et ne pas distinguer les détails dans les zones les plus sombres.
Pour évaluer la brillance ou la luminosité de chaque partie d’une source dans une direction, on
rapporte l’intensité émise (exprimée en Candela,- cd) par cette partie dans cette direction par rapport
à sa surface (surface projetée sur la direction considérée).
Bien que cette définition apparaisse compliquée, c’est une grandeur directement accessible à
l’appareil visuel qui perçoit que des zones sont plus ou moins lumineuses.
L’éblouissement sera le résultat de la vision simultanée ou successive de zones ayant des luminances
très différentes.
Note : la norme AFNOR x 35-103 définit les niveaux moyens d’éclairement. Elle indique, par exemple,
l’éclairement maximum des murs en fonction de la luminance, de la tâche visuelle et du facteur de
réflexion des murs suivant leur teinte.
Candela : unité légale d'intensité lumineuse (symbole cd) - Intensité lumineuse d'une source qui émet un
12
rayonnement monochromatique de fréquence 540x10 hertz et dont l'intensité énergétique est de 1/683 watt par
stéradian. (Le stéradian (sr) est l'angle solide centré sur une sphère de rayon R, qui découpe sur elle une surface
2
égale à R ).
Lumen : unité de flux lumineux (symbole: lm) - Flux lumineux émis dans un stéradian par une source ponctuelle
uniforme placée au sommet de l'angle solide et ayant une intensité lumineuse de 1 candela
Lux : unité d'éclairement (symbole: lx) - Éclairement d'une surface qui reçoit uniformément un flux lumineux de 1
lumen par mètre-carré.
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b - Niveau d’éclairement
• Éclairage localisé
Solution la plus économique pour les niveaux d’éclairement élevés, mais crée un risque de
déséquilibre entre les différentes zones, d’où fatigue oculaire.
D SEC 1559 A
jf morichonjf morichonjf morichonjf morichonjf morichon
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Éclairage localisé
• Éclairage généralisé
Difficile d’obtenir des niveaux d’éclairement suffisants pour les postes de travail.
Éclairage général
D SEC 1560 A
Éclairage généralisé
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• Solution mixte
Éclairage général avec éclairage complémentaire localisé. Avec cette solution l’environnement du
poste de travail est suffisamment éclairé pour constituer une zone de repos visuel pour
l’accommodation.
D SEC 1560 B
Solution mixte
Pour l’essentiel des tâches effectuées dans les industries pétrochimiques, le niveau 200 lux est le minimum
requis
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II est nécessaire de respecter un équilibre des luminances dans le champs visuel, avec des surfaces
mates pour éviter les reflets.
Une surface (meuble, mur) qui reçoit de la lumière en renvoie une partie.
Le coefficient de réflexion (compris entre 0 et 1) est la proportion du flux lumineux renvoyé par
la surface. Il est nul pour une surface parfaitement noire et égal à 1 pour un miroir idéal.
Plafond 0,8
La luminance (L) d’une surface est liée à l’éclairement (E) qu’elle reçoit et à son coefficient de réflexion
(r).
L=E*r/p
Application
Une feuille noire (r = 0,05) et une feuille blanche (r = 0,80) sont soumises à un éclairement de 500 lux.
Le choix des coefficients de réflexion du mobilier et des murs est donc très important pour éviter
l’éblouissement.
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2- RÉGLEMENTATION
L’éclairage des lieux de travail fait l’objet d’une réglementation précise : décrets 83-721 et 83-722 du 2
Août 1983 (J.O du 5 Août 83) complétant le code du travail, et leur commentaire dans la circulaire du
11 Avril 1984.
- l’obligation pour les constructions nouvelles d’utiliser l’éclairage naturel et de ménager une
vue sur l’extérieur pour le personnel
L’œil est sensible aux longueurs d’ondes comprises entre 400 et 750 nm (visible). Cette sensibilité est
maximum pour une longueur d’onde de 555 nm.
Le graphe ci-dessous indique l’évolution de la sensibilité de l’œil suivant la longueur d’onde, en vision
diurne.
Sensibilité 1
ORANGE
ROUGE
VIOLET
JAUNE
VERT
BLEU
0,8
0,6
0,4
0,2
D SEC 2068 A
0,1
400 500 600 700 800 900
555 (nm)
C’est pour cette raison que certaines entreprises ont adopté le jaune comme couleur de leurs
véhicules d’intervention.
Le contraste doit être important entre deux couleurs si on veut faire apparaître des informations. Par
contre de trop gros contraste entraînent une fatigue visuelle importante car l’œil doit constamment
s’adapter à l’environnement. Dans un laboratoire, il faut éviter les murs sombres avec les paillasses
blanches.
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- chauds-froids
- gaies-tristes
- repos-stimulation
Les couleurs foncées donnent une sensation de fatigue et d’oppression contrairement aux couleurs
claires qui provoquent une sensation de gaieté.
Association
Couleur Effet psychologique
Affective Objective
La couleur en tant que telle n’existe pas. Elle résulte simplement de la réflexion de la lumière sur les
objets. En cas d’utilisation de lumière artificielle il faut éviter les lampes dont la température couleur est
supérieure à 5 000 K.
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L’indice général de rendu des couleurs (Ra) résume les écarts que présente la source à étudier
dans la restitution de différentes couleurs de contrôle par rapport à un éclairage de référence. La
DIN 5035, fascicule 1, offre une méthode simplifiée pour la définition des caractéristiques de rendu des
couleurs d’une source de lumière.
Le rendu des couleurs est lié au choix des lampes :
Moins Non
Très bon Bon Mauvais
Classe de rendu bon défini
des couleurs
1A 1B 2A 2B 3 4 —
Indice de rendu des couleurs Ra 90-100 80-89 70-79 60-69 40-59 20-39 < 20
Lampes à incandescence et
X
lampes halogènes à incandescence
Tubes fluo X X X X X
Lampes fluocompactes X X
Il faut que le rendu des couleurs soit supérieur à 80 pour les travaux de laboratoire. Dans les bureaux
70 est acceptable.
d - Couleurs d’ambiance
Il faut éviter :
Pour le choix de la couleur des sols il faudra prendre en compte le contraste recherché avec les
éléments liés à l’activité de travail.
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1- RÉGLEMENTATION
En France, aujourd’hui, la plupart des salariés utilisent un ordinateur ou un matériel informatique
comportant un écran de visualisation.
Les SNCC (Système Numérique de Contrôle Commandé) ont largement remplacé les tableaux de
contrôle classique dans les salles de contrôle des secteurs énergie, chimie, sidérurgie, pétrolier, …
D SEC 1607 A
Console opérateur
L’importance croissante du travail sur écran a entraîné une série de textes réglementaires :
Ce décret 91-451 du 14 Mai 1991 transpose la directive 90/270/CEE du 29 Mai 1990 et fixe les règles
particulières de prévention des risques liés au travail sur écran de visualisation. Ce décret est le
premier texte à réglementer globalement le travail sur écran.
2- LES ÉCRANS
a - Écrans cathodiques
Un tube cathodique est une ampoule de verre sous-vide, comportant un canon à électrons à une
extrémité et un écran, dont la surface intérieure est recouverte d’une substance fluorescente
(phosphore), à l’autre extrémité.
Lorsque le canon à électrons est soumis à une tension de 12 à 15 Kilovolts, il émet un faisceau
d’électrons dirigé vers la surface de l’écran. Les électrons excitent les grains de phosphore qui
s’illuminent à chaque point d’impact.
La qualité de l’image dépend en grande partie de l’interaction entre un certain nombre de facteurs :
- contraste entre les caractères et le fond : le contraste des caractères sur un écran est
conventionnellement exprimé comme un rapport entre la luminance du caractère et la
luminance du fond. La majorité des écrans cathodiques fonctionne en contraste négatif
(caractères clairs sur fond sombre). L’opérateur doit avoir la possibilité de contrôler et
d’ajuster lui-même la luminance du fond et des caractères
- couleur : la couleur des caractères apparaissant sur les écrans est le résultat de
l’intégration par l’œil de diverses longueurs d’onde générées par le phosphore. Le système
optique diffracte de manière différente la lumière selon sa couleur (vert-jaune est focalisé
exactement sur la rétine, le bleu devant la rétine, le rouge derrière)
La couleur peut améliorer la présentation de l’information, mais elle ne doit pas primer sur la lisibilité
(écrans polychromes).
Nombre de
Bon Mauvais
couleurs
Combinaison des couleurs pour caractères sur fond sombre (d’après Van Nés)
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b - Autres écrans
– Écran à plasma : les écrans à plasma actuels ont fait d’énormes progrès dans les dernières
années : ils peuvent être envisagés même pour un travail prolongé.
– Écran à cristaux liquides : contraste généralement positif. Sur le plan ergonomique s’apparente à
l’écran cathodique à fond clair.
c - Traitement antireflet
Un traitement antireflet peut constituer une amélioration du confort visuel des opérateurs et éviter
l’emploi de filtres. Ce traitement se fait soit par dépôt d’une fine couche filtrante sur la surface du verre
(très efficace pour réduire les reflets, mais sensible aux traces de doigts) ; soit par décapage à l’acide
du verre.
Les filtres d’écrans ne sont pas recommandés ni par le BIT ni par l’OMS. Pour lutter éventuellement
contre les reflets, on peut envisager l’utilisation d’un filtre à micro mailles.
e - Respect de l’environnement
Quel que soit l’écran, son élimination en fin de vie doit être faite selon des filières qui respectent
l’environnement, comme pour tout matériel informatique.
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Radiations
Type d’ondes Rayons X UV Infrarouge Ondes radio
visibles
Longueurs
< 0,025 µ 0,025 µ<<0,4 µ 0,4 µ<<0,8 µ 0,8 µ<<150 µ > mm
d’onde
• Radiations ionisantes
Les tubes cathodiques émettent des radiations X en très faible quantité et restent entre 10 et 100 fois
inférieures au seuil maximal admissible pour le débit de dose. Elles sont interceptées par le blindage
interne.
Plusieurs enquêtes sur le terrain n’ont pas permis de distinguer les émissions de radiations X de
l’écran des émissions normales de l’environnement.
• Radiations optiques
Les niveaux des ultraviolets et des infrarouges sont difficilement distingués de ceux émis par
l’environnement. Les émissions UV en plus faible quantité que celles des luminaires fluorescentes.
Elles sont si faibles qu’il faudrait demeurer plus de 650 ans devant l’écran pour présenter une
cataracte. Au point de vue exposition, un mois de travail à plein temps sur terminal équivaut à rester 1
minute au soleil
Ils se situent dans la partie la plus basse du spectre électromagnétique. Ils sont dus aux circuits
électriques de déviation horizontal et vertical du faisceau d’électrons et à la bobine magnétique qui
canalise ce faisceau.
Ces basses et très basses fréquences, aux intensités émises par tes terminaux (principalement sur les
côtés et derrière l’appareil) ne sont pas considérées comme dangereuses.
Les enquêtes épidémiologiques et les expériences sur l’animal ne fournissent pas de preuves de la
nocivité des champs électriques et magnétiques des écrans. Ces champs sont similaires à ceux
engendrés par la plupart des appareils domestiques.
Le risque d’avortement spontané ou de malformations congénitales pour les femmes travaillant sur
écran n’est pas plus élevé que chez les autres femmes. Ainsi, le travail sur écran ne constitue pas un
risque pendant /a grossesse.
b - Dermatoses
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c - Vision
Les pathologies oculaires ne sont pas plus importantes chez l’opérateur sur écran, quoique des
questions se posent sur les conséquences à long terme de ce type de travail (myopisation ?).
Par contre la fatigue visuelle est conséquente. La présence de filtre antireflet ne réduit pas cette
fatigue, par contre le positionnement de l’écran, pour que le regard soit dirigé vers le bas, la réduit.
Le contraste, c’est-à-dire la luminosité entre le fond et les caractères : les caractères plus lumineux
que le fond sont à déconseiller, car l’écran constitue une zone sombre dans le champ de vision.
La lisibilité des caractères qui dépendra de leur taille et de leur constitution (points, lignes).
Le reflet de la vitre de l’écran qui peut faire apparaître l’environnement et qui influence le contraste
entre les caractères et le fond.
d - Problèmes musculaires
De nombreux problèmes, musculaires sont générés par le travail sur ordinateur en particulier au
niveau mains - poignets, cou, épaules. La position de l’écran (10 cm au-dessous des yeux) réduit les
tensions cervicales et aux épaules. L’emploi de la souris peut créer des troubles musculo-
squelettiques localisés à l’index droit ou gauche et au pouce (si l’opérateur la serre trop fortement).
Position de l'écran
10-20° sous le plan des yeux
Support documents
Support réglable
Dossier ajustable
Écart assise-plan
de travail : 20-26 cm
Siège ajustable
Repose pied
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e - Composantes mentales
- la formation initiale
- l’expérience de l’opérateur
- l’adéquation du logiciel permettant le dialogue homme machine
- l’insertion de l’outil informatique dans l’organisation du travail
Une analyse des risques professionnels et des conditions de travail pour les postes avec écran de
visualisation est obligatoire selon le décret 91-451 du 14 mai 1991)
b - Aménagement du poste
Le siège doit être réglable (adaptable en hauteur et en inclinaison) et on détermine la hauteur idéale
de l’assise en posant les pieds à plat sur le sol, les cuisses positionnées horizontalement.
L’humidité des locaux doit être maintenue à un niveau satisfaisant pour éviter le dessèchement des
muqueuses buccales, nasales et oculaires. L’INRS préconise un taux minimal d’humidité relative de 40
et un taux idéal de 60.
Le schéma ci dessous n’est pas un plan de poste type, mais présente quelques principes à observer.
Recul écran
60 cm
Réglage
de l'inclinaison
Réglage
de l'orientation
Hauteur
Espace
réglable
num majus défil
le plus petit
possible
Prévoir la place
pour les genoux
D SEC 2070 A
et l'appui
des pieds Hauteur
suivant qu'il
s'agit d'un poste
assis ou d'un poste
assis-debout
Plan de travail
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- aucune source lumineuse ne doit être perceptible par l’opérateur (en face ou dans un
angle de 30° au-dessus de son écran)
30
D SEC 2069 B
Implantation du poste de travail (1)
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L’implantation des postes de travail et la disposition des points d’éclairage naturel ou artificiel
doivent permettre une répartition homogène des luminances dans le champ visuel. En outre il faut
s’abstenir de placer ces écrans à proximité immédiate des fenêtres notamment de face ou de dos.
D SEC 2069 C
PAS DE SOLEIL DANS LES
YEUX OU SUR L'ÉCRAN !
Si impossibilité, utiliser des stores ou des cloisons mobiles. D’une manière générale il est recommandé
de placer l’écran perpendiculairement aux fenêtres de telle sorte que l’opérateur ne soit pas gêné par
la lumière naturelle interférant avec celle produite par l’écran.
1,5
0m
> 1,5
(NF X 35-121)
Il convient d’éviter toute surface brillante pour les revêtements des parois, sols, plafonds et mobilier
ainsi que les couleurs très claires pour sols, mobilier et équipement.
En cas d’éclairage direct intensif (au plafond), les luminaires doivent être placés perpendiculaires aux
fenêtres.
En cas d’éclairage indirect, moins fatigant surtout quand il est combiné avec un éclairage d’appoint
localisé de moins de 200 lux, celui-ci devra être dirigé vers un plafond de couleur claire.
d - Surveillance médicale
L’article 6 du décret 91-451 du 14 Mai 1991 confirme la surveillance médicale spéciale introduit par
l’arrêté du 11 Juillet 1977.
Le médecin du travail doit effectuer un examen préalable et approprié des yeux et de la vue de chaque
travailleur avant qu’il ne soit affecté à des travaux sur écran. Il s’agit là d’un examen de dépistage des
anomalies, qui comprend un contrôle de l’acuité visuelle et des phories (position relative des axes
visuels des 2 yeux au repos).
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Le médecin du travail ne pratique pas un examen ophtalmologique approfondi, mais il fait un dépistage
à l’aide d’un appareillage permettant un ensemble de mesures rapides.
e - Recommandations particulières
Afin de prévenir tout symptôme d’astreinte visuelle et de fatigue posturale, le travail sur écran doit être
interrompu périodiquement par des pauses ou des changements d’activité.
Le changement d’activité, c’est l’alternance de travail sur écran et tâches de bureau en rapport avec le
travail sur écran.
Pause active
5' 5' 5' 5'
Tâche de saisie
(secrétariat, …)
D SEC 1562 A
15' 15' Pause active
Tâche de dialogue
(opérateur tableau, …)
Les pauses, courtes et fréquentes de préférence à des pauses longues et rares, doivent servir à
décontracter les muscles des articulations de la nuque, du dos, des membres supérieurs.
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5- CONCLUSION
Un bon aménagement du poste facilitera le travail et la surveillance médicale permettra de dépister
d’éventuels problèmes.
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