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Sans Titre 6

Le document explore les liens entre la psychologie individuelle et sociale à travers les écrits de Freud, en mettant l'accent sur la façon dont les théories psychanalytiques peuvent éclairer les relations entre le sujet et le groupe. Il aborde également le contexte historique et théorique qui a influencé ces réflexions, notamment en relation avec les traumatismes de guerre et les dynamiques de groupe. Enfin, il souligne l'importance des 'autres significatifs' et des pulsions libidinales dans la compréhension des interactions sociales et des structures groupales.

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Quelques apports de la psychologie clinique sur la question des

liens entre sujet et groupe

« La psychologie individuelle est aussi, d’emblée et simultanément,


une psychologie sociale. »
Freud, Psychologie des foules et analyse du moi
[Link]
Les fondements freudiens de l’approche des liens sujet-groupe :
Totem et tabou (1913)
La psychologie des foules et analyse du moi (1921)
Malaise dans la civilisation (1930)
Ecrits sociaux de Freud occupent une place spécifique dans l’oeuvre de
Freud, qui se proposent d’expliquer le lien entre les textes sociaux et les
concepts plus psychologiques. Le But est d’essayer de voir comment on
retrouve des questions qui se posent a l’échelle individuelle aussi bien
qu’à l’échelle du groupe
—> Autres références : Les théories psychanalytiques du groupe, Anzieu
et Kaës
Contexte socio-historique
Un contexte de guerre qui amène à se poser la question du lien entre
sujet et groupe
Si on considère le contexte, il est vrai que les théories freudiennes sur le
groupe sont contemporaines de la première guerre mondiale, c’est donc
dans un certain contexte dans lequel Freud va être amené à se poser la
question du groupe. Ces textes peuvent de nos jours gagner en actualité,
ils sont construits autours de la question:
Qu’est-ce qui dans l’état civilisé a fait faillite? Qu’est ce qui pourra être
conservé ? Qu’est ce que ces périodes chaotiques (exemple guerre
actuelle Israël - Palestine) nous apprennent sur ce qui construit une
subjectivité?
L’école anglaise, par exemple, lors de la guerre mondiale, s’est beaucoup
occupé des traumatismes de guerre, des « névroses de guerre »?
Il y a donc un contexte historique à ces interrogations sur le lien entre
sujet et groupe
Des états qui sont supposés protéger les individus et qui finissent par
attaquer leurs propres citoyens. On pourrait donc s’interroger alors sur ce
qui resterait de la civilisation.
Contexte theorico-clinique
Question de l’hypnose, comme dans les phénomènes de foule
initialement décrits par G. Lebon: concernant les phénomènes de foule, il
s’est intéressé aux phénomènes d’hypnose qui toucherait tout un groupe,
donc tous les individus dont il se compose. Freud s’est bcp intéressé à la
question de l’hypnose, d’abord en rapport à l’hystérie, mais après il y
réfléchit à l’échelle collective: c’est la qu’on retrouve dans La psychologie
des foules et l’analyse du moi ce que Freud va amener sur cette question:
il faut étudier les liens libidinaux inconscients dans la foule. C’est ce
qui va l’amener à insister sur la question du meneur: pourquoi est ce qu’a
un moment on investit quelqu'un comme un meneur, qui crée une sorte
de ciment libidinal dans le groupe et comment peut on l’expliquer?
Théories psychanalytiques du groupe ne sont donc pas déconnectées
des théories sociales.

II. Rappels et problematisation

Définition de la psychologie clinique

La psychologie clinique est « une branche de la psychologie visant


l’étude la plus exhaustive possible des processus psychiques d’un
individu dans la totalité de sa situation et de son évolution, et des
conduites humaines individuelles, normales et pathologiques, en tant que
phénomènes déterminés par lesdits processus psychiques »

(Bioy et Fouques, 2012)

Définition de la psychologie sociale:


« Elle s’intéresse a la manière dont le comportement, les cognitions
(pensees), les affects (emotions ou sentiments) de l’individu sont affectes
par le comportement et les caractéristiques des autres, par les
caracteristiques de la situation dans laquelle l’individu est inséré ainsi que
par ses propres caractéristiques psychologiques et sociales. »
Les different niveaux d’analyse:
-Le niveau intra-individuel
-Le niveau interindividuel
-Le niveau positionnel
-Le niveau idéologique
Eléments de problématisation
Psychologie quand elle pense le groupe et la psychologie qui s’intéresse
à l’individuel ce n’est pas si différent d’après Freud, alors on peut se
demander qu’est ce qui les différencie.
La différenciation pour Freud n’est pas très pertinente:
La psychologie individuelle a peut être pour but comment l’homme isolé
essaye de se satisfaire, mais ne peut pas le faire seul, alors il est obligé
de prendre en compte les autres même quand on fait de la psychologie
individuelle.
Autres significatifs: parents, frères, soeurs, objets d’amour, médecins et
thérapeutes. Intermédiaires entre individu et groupe sont les autres
significatifs. Compréhension des fonctionnements de groupe est plus
simple quand on s’intéresse a ces relations.
Si on veut articuler lien entre sujets et groupe c’est a travers ces relations
la, a travers le transfert. Autres significatifs sont une échelle intermédiaire,
qui nous aident a percevoir toute une série d’effets.
Donc finalement pour Freud, l’opposition s’il doit y en avoir une, n’est pas
tant entre une psychologie individuelle et une psychologie de groupe,
qu’entre ce qui est d’une libido de l’individu investit sur soi ou investit
sur l’autre. Il y a des situations ou la libido se replie sur soi, par exemple
la question de la psychose.
—>Et donc une psychologie qui pense le groupe dont le référentiel serait
psychanalytique s’intéresse aux relations a autrui, aux moments ou on
peut ou peut pas investir sa libido sur l’autre. En gros on se positionne
dans un groupe un peu comme on se positionne dans sa famille.
Question freudienne sous-jacente, question du père.
Trotter : pulsion grégaire: pulsion qui nous pousse a être en groupe,
Freud n’était pas d’accord y'a des pulsions investit sur les autres et puis
sur le groupe. On n’investit pas le groupe, on l’investit sur le modele qu’on
a investit la famille par ex. Donc pour s’intéresser au groupe on doit
s’intéresser a cela. A cela s’ajoute ce qui a été transmis par la famille etc.
Introduction de l’oeuvre Psychologie des foules et analyse du moi (A lire):
y introduit notions d’« autres significatifs ».
Théories freudiennes se posent la question de comment la
problématique oedipienne (organise la vie psychique et le lien au
groupe: premiers liens) se rejoue dans les relations de la vie. Sont
essentielles même pour comprendre le groupe. C’est ce qui lui permet de
refuser l’idée de la pulsion grégaire qui serait une pulsion qui nous lie au
groupe. Pour Freud, il n’y a pas besoin de postuler l’existence de cette
pulsion, la théorie des pulsions qu’il propose est suffisante. On s’intéresse
donc a la manière dont se positionne l’individu par rapport a sa famille
pour comprendre le groupe.
Comment la psychanalyse pense ces liens aux autres significatifs, existe-
t-il une réalité psychique du groupe qui serait different de la réalité
psychique individuelle, comment l’étudier et la traiter? Selon Rene Kaës,
une théorie psychanalytique du groupe doit pouvoir théoriser ce qu’est
cette réalité psychique, proposer une théorie des liens intersubjectifs
dans le groupe et une théorie de l’inconscient qui permettent de rendre
compte de ces formes de liens.

Question de l’articulation de la névrose du sujet et le fonctionnement du


groupe/institution est éclairée par « trois modele de groupements »
avec la question de qu’est ce qui fait lien entre les individus? Pour Freud,
c’est quelque chose qui se produit dans un certain type de contexte.

-Ce qui fait lien dans Totem et Tabou c’est l’alliance entre frères dans la
culpabilité: on est dans un groupe comme dans une grande fraterie, ce
qui lie c’est la culpabilité envers le meurtre du père.
-Dans Psychologie des foules et analyse du moi, c’est l’Identification au
meneur de la foule.
-Dans Malaise dans la culture, c’est le renoncement pulsionnel.
—>C’est a dire que pour être liés ensemble il faut avoir fait alliance avec
ses paires (alakarib, alakran, nnid), s’être identifié a un meneur commun,
et avoir renoncé à un certain nombre de satisfactions pour que le groupe
tienne (notamment aux pulsions agressives et certaines satisfactions
sexuelles).
Le groupe craque quand les exigences de civilisation sont de plus en plus
élevés, les renoncements de plus en plus grands du point de vue
pulsionnel parfois difficile à suivre.

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