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Devoir Libre de Sciences Physiques N 6 Du 30-01-2023 Probl' Eme N 1 - La Sid Erite

Le devoir libre de Sciences Physiques aborde la sidérite, un carbonate de fer II, en explorant sa décomposition thermique et sa solubilité dans l'eau. Il traite également d'une méthode de dosage du fer II dissous et de la cinétique de la réaction d'oxydation du fer II par O2. Les questions incluent des calculs thermodynamiques, des études de solubilité et des analyses spectrophotométriques.

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Devoir Libre de Sciences Physiques N 6 Du 30-01-2023 Probl' Eme N 1 - La Sid Erite

Le devoir libre de Sciences Physiques aborde la sidérite, un carbonate de fer II, en explorant sa décomposition thermique et sa solubilité dans l'eau. Il traite également d'une méthode de dosage du fer II dissous et de la cinétique de la réaction d'oxydation du fer II par O2. Les questions incluent des calculs thermodynamiques, des études de solubilité et des analyses spectrophotométriques.

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1 – DL6 Sciences Physiques MP* 2022-2023

Devoir libre de Sciences Physiques n◦6 du 30-01-2023

Problème no 1 – La sidérite Agro Veto 2009

Ce problème comporte des notions hors-programme comme la variance, les structures électroniques ou encore
l’affinité chimique A = −∆r G.
La sidérite de formule brute FeCO3 est un carbonate de fer II. Commune dans les roches sédimentaires et dans les
veines hydrothermales, la sidérite est très présente à l’intérieur des sols (sédiments lacustres, estuaires, sources
riches en carbonates) et s’étend jusqu’aux sous-sols profonds (roches, minéraux et sédiments). Elle a aussi été
identifiée dans les matériaux extraterrestres (météorite, poussières interplanétaires).
Données :
Enthalpies standard de formation ∆Hf◦ et entropies molaires standard Sm

. On suppose ces données indépen-
dantes de la température. Les valeurs sont fournies à 298 K.

FeCO3 s FeOs CO2 gaz


−1
∆Hf◦ en kJ · mol -740 -260 -393

Sm en J · K−1 · mol−1 93 58 214

Constante des gaz parfait : R = 8, 3 J · K−1 · mol−1


A. Décomposition thermique de la sidérite
La décomposition de la sidérite joue en rôle important dans l’extraction du fer et dans la composition minérale
des météorites. Cette décomposition est ici modélisée par l’équilibre hétérogène simplifié :

FeCO3 s ⇋ FeOs + CO2 gaz


On prendra T = 500 K.
1. Déterminer la valeur de la constante d’équilibre thermodynamique à T = 500 K de la réaction de décom-
position thermique de la sidérite. En déduire la pression de dioxyde de carbone à l’équilibre.
2. Justifier qualitativement le signe de l’entropie standard de réaction.
3. Quelle est l’influence de la température sur cet équilibre ? Justifier brièvement.
4. Dans un récipient de 10 L vide d’air, on introduit à 500 K, n moles de carbonate de fer. Donner l’allure
de la courbe donnant la pression P dans l’enceinte en fonction de n (n variant de 0 mol à 1 mol). Justifier de
manière détaillée.
5. Définir la variance d’un système physico-chimique et commenter brièvement le résultat du calcul de la
variance pour l’équilibre de décomposition du carbonate de fer pour chaque domaine de la courbe P (n).
B. Étude de la solubilité de la sidérite
L’étude de la solubilité de la sidérite dans l’eau joue un rôle important dans la composition des lacs ou des
eaux souterraines. Les eaux naturelles riches en fer doivent être traitées pour la distribution d’eau potable. Le
dioxyde de carbone dans l’eau donne naissance à H2 CO3 = CO2 + H2 O. H2 CO3 est un diacide caractérisé par les
couples : H2 CO3 /HCO− − 2−
3 de pKa1 = 6, 4 et HCO3 /CO3 de pKa2 = 10, 3.
6. Le produit de solubilité de la sidérite FeCO3 s est Ks = 10−11 à 25 ◦ C. Que serait la solubilité de la sidérite
dans l’eau en négligeant les propriétés acido-basiques des ions carbonates ? Montrer à l’aide d’un calcul de pH
que la réaction de l’eau sur les ions carbonates ne peut pas être négligée.
7. On cherche maintenant la solubilité de la sidérite en prenant en compte les propriétés acido-basiques des ions
carbonates. Écrire l’équation de la nouvelle réaction prépondérante de dissolution de la sidérite et en déduire la
solubilité. Vérifier la pertinence du choix de la nouvelle réaction prépondérante en calculant le pH de la solution
saturée.
8. On s’intéresse maintenant à la dissolution du carbonate de fer dans une solution de pH fixé par une solution
tampon ce qui est plus représentatif d’une eau naturelle. Établir la relation entre la solubilité s de la sidérite,
la concentration en ions oxonium H3 O+ notée h, les constantes d’acidité Ka1 , Ka2 et le produit de solubilité de
la sidérite.
9. En supposant que [A] est négligeable devant [B] si [A] < [B], montrer que la courbe log s = f (pH) peut
être assimilée à trois portions de droite. Donner l’équation numérique de chaque segment. Tracer la courbe
log s = f (pH).
10. On étudie la solubilité de la sidérite en présence de dioxyde de carbone CO2 dissous en solution sous
forme de H2 CO3 . Dans une solution saturée en carbonate de fer, en présence d’un large excès de FeCO3 , on

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Sciences Physiques MP* 2022-2023 DL6 – 2

envoie un courant de dioxyde de carbone gazeux. L’apport de dioxyde de carbone gazeux est constant et fixe la
concentration en dioxyde de carbone dissous telle que [H2 CO3 ] = 0, 05 mol · L−1 . Montrer que la solubilité de la
sidérite va augmenter. Quelle quantité de carbonate de fer peut-on dissoudre dans 1 L d’eau saturée en dioxyde
de carbone ?
C. Étude d’une méthode de dosage du fer II dissous
Une méthode spectrophotométrique de routine de dosage des ions fer II dans les eaux souterraines utilise un
complexe stable entre l’ion Fe2+ et l’orthophénantroline qu’on notera oph. On donne à 25 ◦ C : E ◦ (O2 /H2 O) =
RT
1, 23 V, pKs1 = 38 pour Fe(OH)3 s et on prendra ln x = 0, 06 log x.
F
L’ion fer Fe2+ donne avec l’orthophénantroline un ion complexe Fe(oph)2+ p selon une réaction quantitative. Il
est possible de déterminer la valeur de l’indice de coordination p par spectrophotométrie en étudiant l’absor-
bance A de solutions obtenues en mélangeant des solutions stabilisées et tamponnées vers pH = 3, 5 de sel de
Mohr (sulfate d’ammonium-fer hexahydraté Fe(NH4 )2 (SO4 )2, 6H2 O et d’orthophénantroline toutes les deux à
la concentration c = 5 × 10−4 mol · L−1 . Les résultats obtenus sont rassemblés dans le tableau ci-dessous. On
note V (Fe2+ ) et V (oph) respectivement les volumes versés de solution de sel de Mohr et de solution d’ortho-
phénantroline. On définit également le rapport r = V (Fe2+ )/Vtot dans lequel Vtot = 20 mL. L’absorbance est
mesurée à λ = 550 nm, c’est-à-dire à la longueur d’onde correspondant au maximum d’absorption du complexe.
On suppose que seul le complexe Fe(oph)2+ p absorbe à cette longueur d’onde.

V (Fe2+ ) en mL 2,0 3,0 4,0 5,0 6,0 7,0 8,0


V (oph) en mL 18,0 17,0 16,0 15,0 14,0 13,0 12,0
A 0,50 0,75 1,00 1,25 1,17 1,08 1,00
r 0,10 0,15 0,20 0,25 0,30 0,35 0,40
On rappelle la loi de Beer-Lambert donnant l’expression de l’absorbance en fonction ici uniquement de la
concentration en complexe :

A = ε25 C
Fe(oph)2+
 
λ p ℓ

où ε25
λ
C
= ε est le coefficient d’absorption molaire spécifique du complexe et ℓ la longueur de la cuve traversée
par l’onde lumineuse.
11. Exprimer l’absorbance de la solution dans le cas où les nombres de moles initiaux sont tels que n0 (oph) ≥
pn0 (Fe2+ ). L’absorbance sera exprimée en fonction de ε, ℓ, c et r.
12. Exprimer l’absorbance de la solution dans le cas où n0 (oph) ≤ pn0 (Fe2+ ) en fonction entre autres, des
grandeurs utilisées à la question précédente.
13. Quelle particularité présente la courbe A = f (r) lorsque n0 (oph) = pn0 (Fe2+ ) ? Exprimer alors p = f (r)
en ce point.
14. Tracer la courbe A = f (r) à l’aide des valeurs expérimentales et en déduire l’indice de coordination p du
complexe.
15. À l’aide des valeurs des deux potentiels standard donnés ci-dessous, justifier l’hypothèse selon laquelle la
formation du complexe Fe(oph)2+ p est quantitative.

Ea◦ = E ◦ (Fe3+ /Fe2+ ) = 0, 77 V et Eb◦ = E ◦ (Fe3+ /Fe(oph)2+


p ) = 2, 03 V

16. On cherche dans cette question à comprendre la valeur de l’indice de coordination p. Donner les configu-
rations électroniques, à l’état fondamental, de l’atome de fer (Z = 26), de l’ion fer II Fe2+ et du krypton Kr de
numéro atomique Z = 36. Le krypton est le gaz noble qui suit le fer dans la classification périodique. Sachant
que d’une part l’ion fer II cherche à acquérir la structure électronique de valence du krypton et que d’autre
part chaque molécule d’orthophénantroline assure deux liaisons ligand-cation métallique, justifier l’indice de
coordination trouvé expérimentalement.
Afin de doser les ions fer II dans une eau souterraine, on utilise la procédure décrite ci-dessous. À V1 =
50 mL d’eau souterraine à doser, on ajoute 25 mL de solution tampon pH = 3, 5 et 25 mL d’une solution
d’hydroxylamine qui joue le rôle d’antioxydant. On ajoute alors avec une microburette des volumes connus v
de solution d’orthophénantroline de concentration 0, 01 mol · L−1 . On mesure à λ = 550 nm l’absorbance de la
solution obtenue pour chaque valeur de v. Le volume équivalent est déterminé à partir de la courbe A = f (v).
On obtient veq = 3 mL.
17. Déterminer les expressions de l’absorbance en fonction de v pour v < veq et pour v > veq . On notera
V0 = 100 mL le volume initial.
18. Pourquoi avoir choisi V0 ≫ veq ? En déduire l’allure de la courbe A = f (v). Comment repère-t-on le volume
équivalent sur la courbe A = f (v) ?
19. Déterminer la concentration en ions fer II dans l’eau souterraine.

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3 – DL6 Sciences Physiques MP* 2022-2023

D. Cinétique de la réaction entre le dioxygène et le fer II


On s’intéresse à la cinétique de la réaction d’oxydation du fer II en fer III par O2 qui joue un grand rôle dans
le cycle du fer dans les eaux des lacs ou les eaux souterraines. L’équation de la réaction sera écrite :

1 1
Fe2+ + O2 + 2HO− + H2 O ⇋ Fe(OH)3 s
4 2

Pour déterminer la vitesse d’oxydation dans les conditions des eaux naturelles, le système tampon des eaux
naturelles a été choisi c’est-à-dire qu’un mélange de gaz O2 /CO2 /N2 dont la composition est fixée barbote dans
une solution d’hydrogénocarbonate de sodium NaHCO3 à 0, 01 mol · L−1 . La température est constante et égale
à 25 ◦ C. Les concentrations sont choisies de telle sorte que FeCO3 ne précipite pas et comme la concentration
en dioxygène dissous est proportionnelle à la pression partielle fixée en dioxygène dissous O2 aq = kH pO2 , on
cherchera à montrer que la vitesse de disparition de Fe2+ peut se mettre sous la forme :

α  − β
v = k Fe2+

HO

Différentes expériences sont menées à différents pH constants et à pression partielle constante en dioxygène
(pO2 = 0,
 2bar). Les résultats sont présentés dans le graphique ci-après sur lequel on a représenté les courbes
ln Fe2+ / Fe2+ 0 en fonction du temps t pour chacune des expériences menées à différents pH. Voir la figure
1.
[Fe2+ ]
ln [Fe2+ ]
0

10 20 30 40 50 60 t( mn)
0,0

pH = 6, 2

pH = 6, 4
-0,5

-1,0
pH = 6, 6

-1,5

pH = 7, 0 pH = 6, 8

Figure 1 – Cinétiques de l’oxydation des ions Fe2+

20. Montrer clairement que l’examen d’une seule des cinq expériences permet de déterminer un des deux
ordres partiels α ou β. Déterminer cet ordre partiel.
21. À l’aide d’une représentation graphique qui sera effectuée sur la copie, déterminer l’ordre partiel manquant.
La procédure sera clairement explicitée.
22. Que vaut la constante de vitesse k dans les conditions de l’expérience à savoir θ = 25 ◦ C et pO2 = 0, 2 bar ?
23. Au laboratoire, les solutions de fer II sont conservées en milieu acide. Interpréter ce mode de conservation,
en particulier, calculer les temps de demi-réaction à pH = 6, 0 et à pH = 4, 0.
24. Que faut-il faire pour évaluer l’influence de la pression partielle en dioxygène sur la cinétique de cette
réaction ?
25. Une partie du mécanisme de la réaction étudiée est proposée ci-dessous. On précise que la première étape
constitue un équilibre rapidement établi de constante d’équilibre K ◦ tandis que la deuxième étape de constante
de vitesse k2 est l’étape cinétiquement déterminante. Fe(OH)2 aq représente une espèce solubilisée.

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Sciences Physiques MP* 2022-2023 DL6 – 4

Fe2+ + 2HO− ⇋ Fe(OH)2 aq (1)

k2
Fe(OH)2 aq + O2 aq → Fe(OH)+
2 + O−
2 (2)

k3
Fe(OH)+
2 + HO− → Fe(OH)3 s (3)

Montrer que cette partie de mécanisme est compatible avec les résultats expérimentaux. Quelle serait l’influence
de la pression partielle en dioxygène selon ce mécanisme ?

Problème no 2 – Bactérie Escherichia coli Centrale PC 2008


L’objet de ce problème est d’appliquer les lois de la physique à la bactérie Escherichia coli, que l’on nommera
par la suite [Link]. Aucune connaissance de biologie n’est nécessaire. On donne :
Constante de Boltzmann : kB = 1, 38 × 10−23 J · K−1
Constante d’Avogadro : NA = 6, 02 × 1023 mol−1
Permittivité du vide : ε0 = 8, 85 × 10−12 F · m−1
Charge élémentaire : e = 1, 6 × 10−19 C.
A. Taille critique d’une bactérie aérobie
On étudie les conditions de survie d’une bactérie aérobie dans un lac de très grande taille à la température de
297 K. Pour vivre, elle a besoin de consommer le dioxygène dissous dans l’eau au voisinage de sa surface. La
bactérie est modélisée par une sphère de centre O fixe, de rayon R, sa masse volumique µ est assimilée à celle de
l’eau. On se place en régime stationnaire et on note n(r) la densité particulaire, exprimée en m−3 , du dioxygène
dissous à la distance r du centre O (r > R). La diffusion du dioxygène dans l’eau obéit à la loi de Fick avec un
coefficient de diffusion D = 2 × 10−9 m2 · s−1 :

~j = −D−−→
grad n
où ~j est le vecteur densité de courant de particules en m−2 · s−1 . Loin de la bactérie, la concentration molaire
volumique du dioxygène dissous dans le las vaut c0 = 0, 2 mol · m−3 . On admet que la consommation en oxygène
de la bactérie est proportionnelle à sa masse et on introduit le taux horaire A de consommation de dioxygène
par unité de masse, mesuré en mol · kg−1 · s−1 .
1. Exprimer φ(r) le nombre de molécules de dioxygène entrant par unité de temps dans une sphère de rayon
r > R en fonction de j(r) et de r. Justifier que φ ne dépend pas, dans le cas étudié, du rayon r de la sphère
considérée.
2. Déterminer l’expression de la densité particulaire n1 en dioxygène dissous sur la surface extérieure de la
bactérie (n1 = n(R+ )) en fonction de φ, D, R, NA et de la concentration volumique c0 de dioxygène à grande
distance de la bactérie.
3. Exprimer φ en fonction de NA , A, de la masse volumique µ et du rayon R de la bactérie.
4. En déduire l’expression de n1 en fonction de µ, A, R, D, NA et c0 . Commenter la variation de n1 en fonction
du rayon R de la bactérie.
5. Quelle inégalité doit vérifier n1 afin que la bactérie ne suffoque pas ? En déduire l’expression du rayon
critique Rc d’une bactérie aérobie en fonction de D, c0 , µ et A. Vérifier l’homogénéité du résultat. Calculer
numériquement Rc sachant que A = 0, 02 mol · kg−1 · s−1 . Comparer ce résultat à la dimension caractéristique
R = 1 µm de la bactérie [Link].
6. Pour une bactérie sphérique de rayon critique Rc , calculer la valeur numérique du nombre total de molécules
de dioxygène consommées par unité de temps.
B. Propriétés électrostatiques de la membrane de la bactérie
On considère une bactérie [Link] en suspension dans une solution aqueuse (milieu extérieur) contenant des ions
Na+ , Cl− . . . La bactérie est limitée à sa périphérie par une couche continue de lipides et protéines, appelée
membrane d’épaisseur d = 10 nm. La membrane sépare le milieu interne de la bactérie, appelé cytoplasme,
du milieu extérieur. Le cytoplasme est également une solution aqueuse contenant des ions, des molécules, des
protéines. . . Le cytoplasme et le milieu extérieur sont donc des électrolytes, c’est-à-dire des solutions conductrices
contenant des cations et des anions. L’ensemble formé par le cytoplasme et le milieu extérieur est globalement
neutre.
Longueur de Debye dans un électrolyte
Soit un électrolyte à la température T , globalement neutre, constitué d’une solution aqueuse contenant majo-
ritairement des ions Na+ et Cl− avec un nombre de cations Na+ par unité de volume n. La permittivité de

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5 – DL6 Sciences Physiques MP* 2022-2023

l’électrolyte est notée ε. On introduit dans cet électrolyte une plaque isolante chargée négativement ; les charges
liées à la plaque sont réparties de manière uniforme sur sa surface. La plaque est confondue avec le plan x = 0
et l’électrolyte occupe le demi-espace x > 0. Les effets de bord sont négligés.
7. Après introduction de la plaque chargée, les densités volumiques des ions ne sont plus uniformes, pourquoi ?
Représenter qualitativement sur un schéma la répartition des ions dans l’électrolyte. Que peut-on dire de la
densité volumique de charge électrique dans une région proche de la plaque ? Dans une région très éloignée de
la plaque ?
À présent, les densités volumiques des ions Na+ et Cl− en un point M sont notées respectivement n+ (M ) et
n− (M ). Ces ions obéissent à la loi de Fick avec des coefficients de diffusion D+ pour Na+ et D− pour Cl− .
8. Exprimer les vecteurs densités de courant volumique électrique ~jD+ et ~jD− associés respectivement à la
diffusion des ions Na+ et Cl− .
9. Soumis à un champ électrostatique E, ~ un ion acquiert une vitesse limite µion E~ où le coefficient µion est sa
mobilité. Les mobilités de Na+ et Cl− sont notées µ+ et µ− . Donner les expressions des vecteurs densités de
courant volumique électrique ~je+ et ~je− associés à l’action du champ électrostatique E~ respectivement sur les
+ −
ions Na et Cl .
10. Écrire les équations de Maxwell de l’électrostatique dans l’électrolyte, en présence d’une densité volu-
mique de charge ρ due à un déséquilibre local entre le nombre de cations et le nombre d’anions ; on admettra
que la prise en compte de la permittivité de l’électrolyte consiste à remplacer par ε la permittivité du vide ε0 .
Montrer que tout champ électrostatique E ~ dérive d’un potentiel scalaire ψ.
Par la suite, on se place dans le cadre unidimensionnel, c’est-à-dire que tous les champs eulériens ne dépendent
plus que de l’abscisse x (coordonnée cartésienne normale à la plaque chargée) : E ~ = E(x)~ex ; ψ = ψ(x) ;
n+ = n+ (x) ; n− = n− (x).
11. On suppose que l’équilibre est réalisé. Écrire pour chaque ion, une relation simple valable à l’équilibre, entre
son vecteur densité de courant volumique électrique de diffusion et son vecteur densité de courant volumique
électrique dû à l’action du champ électrostatique. En déduire, pour chaque ion, l’équation différentielle liant sa
densité volumique au potentiel électrostatique ψ(x).
12. Déterminer la loi de variation de la densité volumique de chaque ion en fonction de ψ(x). Le potentiel
électrostatique est supposé nul loin de la plaque : ψ(∞) = lim ψ(x) = 0.
x→∞
13. En utilisant la relation d’Einstein qui relie la mobilité d’un ion à son coefficient de diffusion µ± /D± =
±e/kB T , où e est la charge élémentaire, kB est la constante de Boltzmann et T la température de l’électrolyte,
montrer que les densités volumiques des ions peuvent finalement s’écrire :

eψ(x) eψ(x)
n+ (x) = n exp − et n− (x) = n exp
kB T kB T
Quel nom donneriez-vous à ces lois de variation ?
14. On désire déterminer la densité volumique de charge électrique ρ(x) à l’équilibre. Exprimer ρ(x) en fonction
de ψ(x), n, e, kB et T . Simplifier cette expression dans l’hypothèse où |eψ(x)| ≪ kB T . Dans la suite de cette
partie, on utilisera l’expression simplifiée de ρ(x).
15. Déduire de l’une des équations de Maxwell, une équation différentielle liant ρ(x) à ψ(x).
16. En déduire l’équation différentielle vérifiée par ψ(x). On fera apparaı̂tre une longueur caractéristique λ,
appelée longueur de Debye, que l’on exprimera en fonction de e, n, ε, kB et T .
17. Résoudre l’équation différentielle précédente sachant que E(x = 0+ ) = σef f /ε où σef f représente la
densité surfacique de charge associée aux ions de l’électrolyte appartenant à l’interface solide-liquide en x = 0.
On exprimera la solution ψ(x) en fonction de x, λ, ε et σef f (que l’on ne cherchera pas à déterminer). Quel est
le signe de σef f ?
18. En déduire la loi de variation de la densité volumique de charge ρ(x). Vérifier la conservation de la
charge dans l’électrolyte. À quelle distance caractéristique de la plaque peut-on considérer que le potentiel
électrostatique et la densité volumique de charge électrique sont négligeables ?
Répartition des charges de part et d’autre de la membrane de la bactérie
La membrane de la bactérie permet des échanges d’ions et de molécules entre le cytoplasme et le milieu extérieur
mais sa perméabilité varie d’un ion à l’autre. À l’équilibre, la concentration de chaque ion est différente de part
et d’autre de la membrane, il apparaı̂t alors un champ électrostatique E. ~ La figure 2 représente l’allure de la
composante E(x) du champ électrostatique dans le modèle unidimensionnel (E(x) ≤ 0). Les domaines représente
le cytoplasme pour x ≤ x2 , la membrane pour x2 ≤ x ≤ x5 et le milieu extérieur pour x ≥ x5 . Les permittivités
du cytoplasme, de la membrane et du milieu extérieur sont supposées égales et ont la même valeur que la
permittivité ε de l’eau.

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Sciences Physiques MP* 2022-2023 DL6 – 6

cytoplasme membrane milieu extérieur

x1 x2 x3 x4 x5 x6 x
E(x)
0 b

−E0 b

−E0 b

Figure 2 – Évolution de E(x) au niveau de la membrane

19. Tracer sans effectuer de calcul mais en justifiant, l’allure du potentiel électrostatique ψ(x).
20. Faire de même pour la distribution volumique de charge ρ(x).
21. En utilisant les résultats précédents, donner l’expression de la dimension caractéristique dc des régions
chargées.
22. Au laboratoire, le milieu de culture utilisé pour étudier la bactérie [Link] contient 5 g · L−1 de NaCl (le
milieu contient également d’autres ions que Na+ et Cl− mais avec des concentrations beaucoup plus faibles).
Calculer numériquement dc et comparer le résultat à l’épaisseur d = 10 nm de la membrane de la bactérie.
Conclusion ? On donne : ε = 80ε0 , T = 297 K, MNa = 23, 0 g · mol−1 , MCl = 35, 5 g · mol−1 .
Potentiel de repos de la membrane de la bactérie
La membrane de la bactérie possède une perméabilité sélective suivant la nature des ions. À l’intérieur du
cytoplasme, les cations majoritaires sont K+ . Nous considérons le modèle de Bernstein () dans lequel
seule la diffusion des ions K+ est prise en compte, la membrane étant supposée imperméable à tous les autres
ions. De plus, la densité volumique des ions K+ dans le cytoplasme est beaucoup plus élevée qu’à l’extérieur.
On considère à nouveau le modèle unidimensionnel de la figure 2.
~ = E(x)~ex à l’équilibre, dû aux ions K+ . Dans quel sens
23. Justifier l’existence d’un champ électrostatique E
est-il dirigé ?
24. La condition d’équilibre pour l’ion K+ conduit à l’équation différentielle suivante :

1 dn e dψ
=−
n(x) dx kB T dx
où n(x) représente la densité volumique es ions K+ à l’abscisse x et ψ(x) est le potentiel scalaire associé au
champ électrostatique E ~ = E(x)~ex . En déduire la différence de potentiel ∆ψ = ψint − ψext entre l’intérieur
et l’extérieur de la bactérie. Le résultat sera exprimé en fonction de kB , T , e, nint et next où nint et next
représentent les concentrations des ions K+ à l’intérieur et à l’extérieur de la bactérie.
25. Sachant que nint /next = 100 pour la bactérie [Link] dans un milieu de culture à la température de 297 K,
en déduire la valeur numérique de son potentiel de repos ∆ψ.
C. Propulsion d’un micro-organisme par flagelle
L’observation d’une différence de direction entre la vitesse de sédimentation et la force de traı̂née s’exerçant
sur un bâtonnet en mouvement dans un fluide visqueux a été à l’origine de la théorie de la propulsion des
micro-organismes par le mouvement rotatif d’un flagelle.
Chute d’un bâtonnet dans un fluide visqueux
On considère un bâtonnet cylindrique à section circulaire. ce bâtonnet présente donc une invariance par rotation
de son axe ∆ que l’on notera Cz , C désignant le centre de masse du bâtonnet. La longueur L du bâtonnet est
supposée grande devant son rayon. On notera P~ le poids apparent du bâtonnet, c’est-à-dire la somme de son
poids et de la poussée d’Archimède exercée par le fluide. On réalise une série d’expériences de chutes du
bâtonnet dans un fluide visqueux de viscosité η.
26. On observe qu’en régime permanent, la vitesse de chute ~vk , lorsque le bâtonnet est vertical, est égale au
double de la vitesse de chute ~v⊥ lorsque le bâtonnet est horizontal. Dans les deux cas, la chute est un mouvement
de translation verticale. Ceci conduit à une force de traı̂née qui s’exprime, pour un bâtonnet de longueur L, en
fonction de la vitesse selon la loi :

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Fx = −ηλ⊥ vx ; Fy = −ηλ⊥ vy ; Fz = −ηλk vz


Déterminer la valeur numérique du rapport τ = λ⊥ /λk .
27. Comment varient λk et λ⊥ en fonction de la longueur L du bâtonnet ? On pourra supposer que λk = KLα ,
K étant une constante adimensionnée, et déterminer l’exposant α par analyse dimensionnelle.
28. En déduire que, pour un bâtonnet de longueur L, animé d’une vitesse ~v , dont la grande dimension est
orientée selon le vecteur directeur ~u, la force de traı̂née peut s’écrire :

F~ = −KLη(2~v − ~vk ) avec ~vk = (~v · ~u)~u

Propulsion d’une bactérie par flagelle ; aspect cinématique


La propulsion de certaines bactéries est assurée par le mouvement de longs filaments appelés flagelles. Le flagelle
de la bactérie [Link] est modélisé par un solide Σ en forme d’hélice de rayon a = 0, 20 µm et de pas 2πh avec
h = 0, 10 µm. La longueur totale du filament est L = 10 µm. On note Oz l’axe du cylindre imaginaire sur
lequel est enroulée cette hélice. Soit M (θ) le point courant de l’hélice ; on a, en coordonnées cylindriques :
OM~ (θ) = a~er + hθ~ez . Voir la figure 3. Un moteur biologique implanté dans la membrane de bactérie peut
imprimer au flagelle un mouvement de rotation à la vitesse angulaire Ω = 7, 0 × 102 rad · s−1 . La bactérie est
plongée dans l’eau de viscosité η = 1, 0 × 10−3 Pa · s contenue dans un récipient immobile dans le référentiel L
du laboratoire. La masse volumique de la bactérie est pratiquement égale à celle de l’eau.
x

Σ
2a b
O b

2πh R

Figure 3 – Flagelle de la bactérie

29. En supposant que le flagelle se visse dans le fluide environnant, de quelle distance d se propulse la bactérie
pendant que le flagelle effectue un tour complet ? En déduire une première estimation de la vitesse de la bactérie.
30. La bactérie étant maintenue immobile dans le référentiel L du laboratoire, le flagelle Σ est mis en rotation
à la vitesse angulaire Ω ~ Σ/L = Ω~ez dans le référentiel du laboratoire. Donner un coordonnées cylindriques
l’expression dans L de la vitesse du point courant M de la flagelle.
31. Un tronçon du solide Σ compris entre θ et θ + dθ est assimilé à un petit bâtonnet de longueur dL =
√ a~eθ + h~ez
a2 + h2 dθ. Le vecteur unitaire ~u de l’axe de ce petit bâtonnet est : ~u = √ . Préciser l’expression de la
a2 + h2
composante ~vk de la vitesse parallèle à l’axe du bâtonnet.
Existence d’une force propulsive
Les résultats du premier paragraphe, avec K = 4π, conduisent pour un tronçon de flagelle de longueur dL à
une force de traı̂née dF~ = −4πη(2~v − ~vk )dL.
32. La bactérie est maintenue immobile, et le flagelle Σ est en rotation à la vitesse angulaire Ω ~ Σ/L = Ω~ez dans
le référentiel du laboratoire. Exprimer la force de traı̂née dF~1 s’exerçant sur ce bâtonnet élémentaire.
33. En supposant que θ varie de −2πp à 0 où p = L/(2πa) est entier, montrer que la force de traı̂née exercée
LahΩ
par le fluide environnant sur le flagelle entier est F~1 = 4πη √ ~ez En déduire que, pour un signe approprié
a2 + h2
de Ω, la bactérie peut se propulser selon ~ez
34. Lorsque le flagelle est en mouvement de translation à la vitesse v~ez par rapport au référentiel L, on montre,
par un raisonnement analogue au précédent, que la force de traı̂née F~2 exercée par le fluide environnant sur le
h2 + 2a2
flagelle entier est F~2 = −4πηLv √ ~ez En remarquant la linéarité de la relation entre la force de traı̂née
a a2 + h2
et la vitesse, quelle est la force de traı̂née F~ exercée par le fluide environnant sur le flagelle entier lorsqu’il tourne
à la vitesse angulaire Ω~ez tandis que la bactérie se propulse à la vitesse v~ez ?
35. La bactérie (hors flagelle) est modélisée par une sphère de rayon R = 0, 5 µm. On rappelle l’expression
de la traı̂née s’exerçant sur une sphère de rayon R en mouvement à la vitesse ~v dans un fluide de viscosité η :

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T~ = −6πηR~v. Montrer que cette force peut être négligée devant F~2 . Justifier l’estimation de la vitesse de la
a2
bactérie en régime permanent ~vp = hΩ 2 ~ez et calculer numériquement cette vitesse.
2a + h2
Aspect énergétique

36. Exprimer en fonction des forces dF~1 et dF~2 définies précédemment le moment élémentaire dM
~ O en O des
efforts exercés par le fluide sur un tronçon [θ, θ + dθ] du flagelle.
37. Lorsque la bactérie est propulsée par le flagelle à la vitesse ~vp , on obtient par sommation une composante
aL(a2 + h2 )3/2
sur ~ez de ce moment : Mz = −8πη Ω. Calculer Mz numériquement.
2a2 + h2
38. Déterminer littéralement puis numériquement la puissance Pm du moteur cellulaire qui maintient le flagelle
en rotation à la vitesse angulaire Ω = 7, 0 × 102 rad · s−1 .
D. Moteur rotatif biologique
La rotation du flagelle est assurée par un moteur rotatif biologique de taille nanométrique, incorporé dans la
membrane de la bactérie. L’objectif de cette partie est d’étudier quelques caractéristiques de ce moteur rotatif.
Source d’énergie du moteur

39. Soit G = U + pV − T S l’enthalpie libre d’un système thermodynamique d’énergie interne U , de volume
V , d’entropie S à la température T et sous la pression p. On rappelle l’inégalité vérifiée par le travail utile
récupérable W (autre que celui des forces de pression) et la variation d’enthalpie libre ∆G du système entre
un état d’équilibre initial et un état d’équilibre final au cours d’une évolution monotherme et monobare :
Wu ≤ −∆G. À quelle condition l’inégalité précédente devient-elle une égalité ?
On considère le système fermé constitué de la bactérie et du milieu aqueux (milieu extérieur) dans lequel elle
évolue. La température T et la pression p du système, grandeurs uniformes, sont maintenues constantes. On
admet que la différentielle de l’enthalpie libre du système s’écrit dans cette situation dG = (µe + eψe )dne + µi +
eψi )dni où :
— dne et dni représentent respectivement les variations du nombre de protons H+ à l’extérieur et dans le
cytoplasme (milieu intérieur) de la bactérie,
— ψe et ψi sont respectivement les potentiels électrostatiques du milieu extérieur et du cytoplasme (e est
la charge élémentaire),
[H+ ] [H+ ]
— µe = µ◦ +kB T ln ◦ e et µi = µ◦ +kB T ln ◦ i avec µ◦ ne dépendant que de T constant, kB la constante
c c
de Boltzmann, [H+ ]e et [H+ ]i les concentrations molaires des protons à l’extérieur et à l’intérieur,
c◦ = 1, 0 mol · L−1 la concentration de référence.
40. Les protons en traversant la membrane fournissent l’énergie nécessaire au fonctionnement du moteur.
Montrer que le travail utile récupérable δWu lorsque dn traversent la membrane de l’extérieur vers l’intérieur
s’écrit, à la limite du fonctionnement réversible : δWu = −e∆pdn, grandeur appelée force protomotrice, sera
exprimée en fonction de e, kB , T , [H+ ]e , [H+ ]i et ∆ψ = ψi − ψe .
41. En déduire qu’à la température de 297 K, la force protomotrice peut également s’écrire : ∆p = −0, 059∆pH+
∆ψ ( V) où ∆pH = pHi − pHe .
42. Calculer ∆p à 297 K sachant que la bactérie [Link] maintient pHi = 7, 8 à l’intérieur de son cytoplasme,
que le milieu extérieur impose pHe = 7, 0 et que ∆ψ = −0, 12 V.
Caractéristique couple-fréquence de rotation
On désire étudier la loi de variation du couple Γ délivré par le moteur rotatif en fonction de la fréquence de
rotation f du flagelle. À cette fin, on considère une bactérie [Link], ayant la forme d’un bâtonnet cylindrique
aux extrémités arrondies, liée à la surface en verre de l’une des faces du récipient qui la contient. En outre,
la longueur du flagelle a été considérablement réduite par un procédé chimique et on y a attaché une petite
bille de latex de rayon micrométrique a0 , voir la figure 4. Lorsque la petite bille de latex tourne à la vitesse de
rotation uniforme ω = 2πf autour d’un axe passant par son centre, elle subit un couple de frottement fluide
Γv = −8πa30 ηω résultant de l’action des forces de viscosité où η est la viscosité dynamique de la solution dans
laquelle plonge la bactérie. Le couple visqueux s’exerçant sur le flagelle raccourci sera négligé.
43. Montrer que Γv est bien homogène à un couple. Donner l’expression, en régime permanent, du couple
moteur Γ en fonction de a0 , η et ω.
44. La fréquence de rotation f de la bille de latex peut être mesurée par un procédé d’optique physique. Sur
quel(s) paramètre(s) peut-on jouer pour obtenir le tracé de la caractéristique Γ en fonction de f ? L’allure de la
caractéristique expérimentale est fournie sur la figure 5.

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bille de latex

elle
flag rci
cou ω
rac
bactérie

surface en verre

Figure 4 – Étude du couple


Γ/Γmax
1 b

bas régime

haut régime
b b b b b b b b

0 50 100 150 175 200 250 300 350 f ( Hz)


Figure 5 – Couple moteur

On y distingue deux régimes : un bas régime (0 < f < 175 Hz) où le couple moteur est pratiquement constant
et un haut régime (175 < f < 350 Hz) où le couple moteur chute avec la fréquence de rotation.
45. Déterminer la valeur numérique du couple maximal Γmax , sachant qu’une petite bille de latex de rayon
a0 = 0, 50 µm tourne à la fréquence f = 10 Hz dans une solution de viscosité η = 0, 020 Pa · s.
46. Donner l’ordre de grandeur numérique de la fréquence de rotation du flagelle raccourci lorsqu’aucune bille
de latex n’est accrochée.
Évaluation du rendement du moteur
On considère toujours la même bille de latex entraı̂née à la fréquence de rotation f = 10 Hz dans une solution
de viscosité η = 0, 020 Pa · s.
47. Déterminer l’expression de la puissance mécanique Pm fournie par le moteur. Faire l’application numérique
avec les données précédentes.
48. Sachant que pour chaque tour effectué par le moteur, le nombre de protons traversant la membrane de la
bactérie est n = 1 200, déterminer l’expression littérale du flux de protons φ traversant la membrane en fonction
de n et f . Faire l’application numérique.
49. En utilisant le résultat de la question 40., exprimer la puissance Pr reçue par le moteur due à la traversée
de la membrane par les protons en fonction de la force protomotrice ∆p, de la charge élémentairee et du flux
des protons φ. Faire l’application numérique sachant que ∆p = −0, 17 V.
50. Définir et calculer la valeur du rendement de ce moteur rotatif biologique pour la fréquence f = 10 Hz.
Comment évolue le rendement lorsque la fréquence de rotation f varie dans le domaine de fonctionnement bas
régime ? Dans le domaine de fonctionnement haut régime ?
Moteur pas à pas
Le rotor du moteur est assimilé à un disque de rayon r = 20 nm et d’épaisseur négligeable. La rotation du
rotor est assurée par un stator constitué de huit unités biologiques régulièrement réparties sur sa périphérie et
générant chacune une force orthoradiale d’intensité F , voir la figure 6. On envisage le fonctionnement du moteur
en bas régime.
51. Exprimer l’intensité de la force F en fonction de r et Γmax . Calculer numériquement F . Afin d’avoir une
idée intuitive de ce que représente cette force, calculer numériquement la distance qui doit séparer deux électrons
dans le vide pour obtenir une force électrostatique de même intensité.
52. Le moteur biologique est en fait un moteur pas à pas, c’est-à-dire qu’il tourne par bonds successifs d’un
angle fixe dit incrément. Dans notre cas, un tour complet s’effectue en 52 incréments. Calculer le déplacement
d d’un point de la périphérie du rotor correspondant à un incrément. En déduire la valeur numérique du travail
fourni par une unité biologique pour réaliser un incrément.
53. Déterminer le nombre de protons n′ qui doivent traverser la membrane pour qu’une unité biologique réalise
un incrément. On supposera que le rendement du moteur est de 100% pour ce calcul.

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UB
F

F
b
B

B
U

U
b

b
F

rotor
∆ F
b
ω b
UB b
UB
F
r
F
b
U
b

UB
B
F

b
UB

Figure 6 – Moteur pas à pas

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