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EC3 Crises V1

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Épreuve composée

Partie 3 - Raisonnement s'appuyant sur un dossier documentaire : il est demandé au


candidat de traiter le sujet :
- en développant un raisonnement ;
- en exploitant les documents du dossier ;
- en faisant appel à ses connaissances personnelles ;
- en composant une introduction, un développement, une conclusion.

II sera tenu compte, dans la notation, de la clarté de l'expression et du soin apporté à


la présentation.

Troisième partie : Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire

Cette partie comporte trois documents.

Sujet : À l’aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous


montrerez comment la crise financière de 2008 s’est transmise à l’économie
réelle.

DOCUMENT 1
La crise des subprimes affecte l’économie réelle à deux niveaux. D’abord, dans les
secteurs au cœur de la crise (immobilier, banque et finance) : l’éclatement de la bulle
du crédit immobilier implique un ralentissement de l’activité et des licenciements.
Or, le secteur de la construction représente par exemple 12 % du PIB en Espagne,
contre 6 % en France et 5 % aux Etats-Unis ; le secteur banques, assurances,
immobilier et autres services aux entreprises représente environ 30 % du PIB aux
Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France ou en Allemagne.
Ensuite, la crise financière se transmet à la sphère réelle par différents canaux. [...]
Le canal du financement concerne à la fois le financement de marché et le crédit
bancaire. [...] La réévaluation du risque de la part des banques et leurs difficultés de
refinancement et de recapitalisation amènent à un phénomène de rationnement du
crédit (crédit crunch). Celui-ci concerne les crédits aux entreprises (crédits de
trésorerie et financement des investissements) et les crédits aux ménages (crédits à
l’habitat et à la consommation). [...]
La chute des cours boursiers ainsi que la baisse des prix de l’immobilier diminuent la
valeur du patrimoine des ménages détenant des actifs immobiliers ou financiers. Or,
ce patrimoine est susceptible de constituer un déterminant de la consommation qui
s’ajoute au revenu courant. La chute des prix des actifs, lorsqu’elle est perçue
comme affectant durablement la richesse, implique alors une baisse de la
consommation. Tous les pays où se produit un retournement marqué des prix de
l’immobilier sont amenés à rencontrer de tels effets de richesse qui pèsent
négativement sur la consommation des ménages. C’est cependant aux Etats-Unis,
où plus de 50 % des ménages détiennent des actions (qui représentent plus de la
moitié de leur patrimoine), que l’effet combiné de la baisse des cours des actions et
des prix de l’immobilier est le plus marqué.

Source : Jérôme Villion, « Les subprimes : crise économique et solutions », Ecoflash


DOCUMENT 2

Source : Datastream, Federal Reserve, BCE, Natixis

DOCUMENT 3

Les conséquences de l’éclatement de la bulle sont clairement identifiées [...]. La


convention1 se retourne brutalement et on assiste à un mouvement collectif de vente.
Celui-ci est évidemment la cause de la chute du prix des actifs.
Si la valeur des actifs chute, la garantie qu’elle constitue (en tant que collatéral) voit
sa valeur diminuer d’autant et le poids de la dette dans les bilans augmente.
[...] Or, les bilans des firmes (entreprises, banques et institutions financières) sont
“interdépendants”. [...] Aussi les faillites des firmes [...] se propagent-elles
progressivement aux autres entités économiques qui leur sont liées.
Privées des flux de liquidités de ces entreprises défaillantes, d’autres entreprises (les
banques notamment) se trouvent à leur tour en difficulté pour honorer leurs propres
engagements. En l’absence de ces fonds, ces firmes sont obligées de vendre
d’urgence leurs actifs pour récupérer des liquidités. Ce qui conduit logiquement à un
effondrement de la valeur des actifs et renforce encore la fragilité de leurs bilans.
Une spirale cumulative est alors lancée.

Source : Christian Sinapi, Pierre Piégay, Ludovic Desmedt, « L’analyse des crises :
Minsky, après Fisher et Keynes », L'Economie politique n* 48, 2010/4.
1
L’opinion dominante qui s’impose parmi les spéculateurs.

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