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TRAITER UNE SITUATION RELATIVE DES

COMPETENCE II :
CONDITIONS DE L’HOMME DANS LA
SOCIETE

Thème : LES CONDITIONS DE LA LIBERTÉ

Leçon 1 : La connaissance de l’homme

Objectif Spécifique Terminal (OST) : Montrer la complexité de la nature


humaine

Contenu : conscience, inconscient, violence, mémoire, liberté

INTRODUCTION

Socrate au 5 ième siècle avant J-C (471-399) affirmait : « connais toi, toi-
même et sois sage ». Cette injonction évoque la possibilité d’une
connaissance de soi donc l’homme. En effet étant le seul à posséder une
conscience, l’homme détient la capacité de se connaître et de connaître le
monde extérieur. Cette lucidité sur les choses et sur lui-même semble faire
de lui un être supérieur. Cependant malgré l’existence de cette lumière en
lui, l’être humain n’est pourtant pas à l’abri de l’erreur et certain de ses
actes quotidiens paraissent dériver d’une part obscure en lui. Surgit alors le
doute sur l’influence totale de la conscience sur l’homme. Ainsi, on pourrait
se demander : La connaissance de l’homme est-elle possible ? Plus encore
la conscience fait-elle tout l’homme ? (La conscience détermine t’elle
l’homme ?) Au vue des dérapages de l’homme n’existe- il pas des forces
dites inconscientes qui le gouvernent ?

I- L’HOMME, UN ÊTRE DE CONSCIENCE

Étymologiquement le mot conscience vient du latin « Cum Scientia »


qui signifie littéralement « avec science » ou encore « accompagné de
connaissance ». La conscience est donc l’intuition plus ou moins claire que le
sujet a de son monde intérieur et du monde extérieur. Dire de l’Homme qu’il
est un être de conscience, c’est montrer qu’il ne peut être homme que par
cette faculté qui lui donne la capacité de réfléchir, de comprendre son
environnement, de comprendre ses sentiments, et de distinguer le bien du mal.
Selon ces manifestations on distingue deux types de conscience : la conscience
psychologique et la conscience morale.
1
A- La conscience comme essence de l’homme.

Il est indéniable que l’on ne saurait évoquer la conscience comme essence


de l’homme sans se référer à René Descartes (1596-1650). Ce philosophe
Français révolutionne la philosophie à l’époque moderne, lorsqu’il rejette et
remet en cause l’ensemble du savoir et exige une certitude absolue dans toutes
les sciences. Mais contrairement au doute des sceptiques cette remise en
cause est hyperbolique, C’est-à-dire qu’elle parvient à un résultat. Aussi, cela
permet à René Descartes d’atteindre la première certitude ‘’cogito ergo sum’’
‘’je pense donc je suis’’ discours de la méthode.

Loin d’être une simple déduction le cogito est une certitude immédiate. Une
vérité qui s’impose à nous. En effet, même si je doute de tout une chose est
néanmoins sûre, c’est que moi qui doute j’existe. Et même si je me trompe sur
tout j’existe parce que pour se tromper il faudrait que je sois. À ce propos il
écrit : «je pris garde, pendant que je voulais ainsi penser que tout étais faux il
fallait nécessairement que moi qui le pensais fut ce quelque chose » Pour dire
que s’adonnant à l’exercice du doute, l’être humain constate par la même
occasion son existence comme sujet conscient de soi. Cette idée est si évidente
que la remise en cause de celle-ci entraine la négation de son être car : «je
connus de là que j’étais une substance dont toute l’essence n’est que de
penser » Pour Descartes, l’Homme est un être essentiellement conscient le
‘’je’’ qui pense est conçu indépendamment de toute chose et se réduit à la
pensée car c’est la seule chose qui lui est essentielle. Le cogito est donc une
double affirmation celle de son essence et de son existence. Réduire l’Homme à
la pensée implique de le considéré comme un être morale et responsable.

B- La conscience comme fondement de la morale et de la liberté


humaine

Comme nous l’avons préalablement, évoqué la présence de la conscience en


l’homme lui permet de saisir le monde. Cette capacité de connaissance est la
marque de sa dignité. Elle fait de lui un être supérieur qui possède en lui la
faculté d’adaptation. Il est impossible voire inimaginable de concevoir un être
humain sans conscience. Cette idée nous vient de Blaise Pascal (1623-1662) :
« on peut concevoir un homme sans mains, pied, tête, mais jamais on ne peut
concevoir un homme sans pensée ce serait une pierre ou une brute ». Pensées.
Il montre par là, que l’Homme remplit sa condition d’humain que parce qu’il
possède une conscience. Cette particularité lui confère des capacités qui
l’élèvent au dessus des autres êtres de la nature. « L’Homme n’est qu’un
roseau le plus faible de la nature, mais un roseau pensant » Pensées Pascal
évoque l’idée selon laquelle la conscience compense les déficiences naturelles

2
de l’Homme. C’est ainsi qu’il voit en cette faculté un don divin qui fait la dignité
de l’homme.

Par ailleurs, la conscience permet un savoir sur soi et sur ce que l’on fait. C’est
parce qu’il possède cette capacité de prendre conscience des choses, de se les
représenter que l’homme arrive à porter un jugement de valeur sur ses actes.
Cela lui permet une certaine indépendance vis-à-vis de ses instincts. Elle est
une voix qui l’incite au bien. C’est cela que Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
compare la conscience à une part divine en nous : « Conscience ! Conscience !
Instinct divin, juge infaillible du bien et du mal. C’est toi qui fait l’excellence
de sa nature et la moralité de ses actions : sans toi je ne ressens rien en moi
qui n’élève au dessus des bêtes ».

Cette idée fait de la conscience la part divine en l’Homme, l’Homme est morale
parce qu’il est conscient. Mais cette connaissance du bien et du mal n’est pas
une simple connaissance mais plutôt la capacité de choisir le bien, ainsi elle
permet de rompre avec l’ignorance et nos instincts tout en nous guidant vers le
bien. La conscience est donc subséquente à la morale et à la responsabilité. En
s’interrogeant sur la valeur de ses actes et en en portant la pleine
responsabilité, l’homme manifeste sa liberté.

C- La mémoire, l’autre de la conscience

La mémoire s’entend comme la représentation du passé. Selon ses


manifestations, l’on distingue deux types de mémoire. La mémoire habitude
qui est la faculté de conservation des traces du passé et de s’y référer. La
mémoire souvenir c’est la faculté de se représenter le passé et de restituer
sous forme de souvenir précis et situé. La mémoire est donc le choix de nos
souvenirs, elle conserve le passé. Mais elle a une tension vers le futur car elle
permet d’anticiper sur les choses. C’est pourquoi Henri Bergson (1859-1941)
affirme : ‘’toute conscience signifie choix’’. Pour dire que la mémoire étant la
capacité de se rappeler est également une fonction de la conscience. C’est
pourquoi une bonne conscience n’est pas un ensemble de souvenirs
désorganisés ou inutile, mais plutôt celle qui sélectionne avec minutie les
évènements à un moment donné.

Au total, retenons que la conscience est celle qui détermine l’Homme. C’est en
cela qu’il est un être réfléchi, moral et responsable donc libre. Elle est une
lumière qui éclaire l’ensemble de ses actes.

Cependant, le quotidien de cet être le met en présence d’erreurs. Dès lors, les
insuffisances de cette conscience ne sont-elles pas la preuve d’une autre entité
dans le psychisme humain.

3
II- Les limites de la conscience et les preuves de l’existence
d’une structure inconsciente en l’Homme.
A- Les limites de la conscience

Dire de la conscience qu’elle éclaire les actes de l’Homme se révèle


illusoire car cette faculté présente de limites, en effet elle n’est pas toujours
vigilante et ne cerne que le superflu. C’est ce que affirme Baruch Spinoza
(1632-1677) ‘’ l’Homme est conscient de ses désirs mais ignore les causes qui
les déterminent » éthique. Il montre par là que la conscience même si elle
permet de savoir que nous posons des actes n’est pas en mesure de nous
éclairer sur les raisons qui sont à leurs origines. Pour l’hollandais, nous
subissons l’action de choses extérieures ce qui provoque en nous des désirs.
Aussi, l’Homme est dans l’illusion à chaque fois qu’il croit être libre.

Par ailleurs, la conscience n’est pas toute puissance lorsqu’il s’agit de


prendre connaissance de la totalité de notre psychisme. C’est ce qui ressort
chez GOTTFRIED LIEBNIZ (1646 ; 1716) au moyen de la théorie des petites
perceptions. LIEBNIZ philosophe allemand du XVIIème siècle conçoit que l’être
humain est assailli à tout moment par une infinité de perceptions si petite que
la conscience est incapable de le cerner tant qu’elle n’ont pas encore atteint
ou dépassé un certain seuil d’intensité. La conscience est donc pour lui une
conscience superficielle.

Dire qu’il est possible de connaître l’Homme, se trouve être illusoire selon
FRIEDRICH NIETZSCHE. En effet, pour lui ; la possibilité de se connaître n’est
qu’une féroce plaisanterie car « nul n’est plus que soi- même étranger à soi-
même » c'est-à-dire, que l’Homme est condamné à vivre hors de lui tout en
étant lui-même. Il s’avère donc impossible de le connaître. De plus, à partir du
cogito cartésien que Nietzsche attaque comme une simple suite grammatical, il
ressort que la conscience n’est que la connaissance superficielle des choses car
la conscience falsifie, corrompt les véritables instincts humains. Par
conséquent, la conscience n’est qu’un jouet dans les mains de notre
inconscient. L’essentiel de la vie psychique pourrait se réaliser sans le concours
de cette faculté car dit-il ‘’une pensée ne vient que quand elle veut et non pas
quand c’est moi qui veut(…) quelque chose pense, mais croire que cette chose
est l’antique et fameux moi c’est une pure supposition ‘’ Par delà bien et mal.

Ces critiques tout en montrant l’existence d’une structure inconsciente en


l’Homme semble supposer que cette force dynamique régit l’ensemble de la vie
psychique. C’est avec Sigmund Freud que cette théorie prend une dimension
scientifique.

4
B- Freud et la théorie de l’inconscient
Sigmund Freud est un médecin psychanalyste, Autrichien (1856-1939)
qui a révolutionné la conception de l’Homme.
En effet, depuis DESCARTES l’être humain était essentiellement saisi à
partir de sa conscience. Avec Freud cette hypothèse n’est plus de mise
(actualité) car selon lui « le moi n’est pas maître en sa propre maison »
interprétation de rêves, c'est-à-dire que le sujet est soumis à un
manipulateur obscure, son propre inconscient.
L’inconscient est une force dynamique qui régit l’ensemble des actes
humains.
Comment se manifeste-t-il ?

1- Les manifestations de l’inconscient

L’inconscient en tant que force dynamique n’est pas apparente. Il faut le


retrouver dans les actes quotidiens que pose l’Homme car pour Freud aucune
action humaine n’est fortuite. Ces manifestations sont entre autres :

-les rêves
- le refoulement
- les actes manqués
(L’oubli, les lapsus)
-la sublimation
2- la composition du psychisme
Poursuivant ses travaux, Freud élabore un nouveau concept
d’inconscient qui consiste en des désirs refoulés, pour cela il distingue
deux topiques qui correspondent à deux manières de penser le
psychisme humain.
En effet pour Freud dans ses deux topiques il existe trois instances.
-le ça c’est l’ensemble des désirs inconscients refoulés le lieu où il
n’existe aucune morale, aucun interdit. Il est le lui régit par le principe du
plaisir.
-le surmoi c’est l’intériorisation des interdits moraux, parentaux
et sociaux. C’est une autorité qui joue le rôle de filtre.
-le moi il représente la partie conscience. Il doit assumer la
cohésion entre les exigences du surmoi et du ça.

5
III- IMPLICATION DE LA THEORIE FREUDIENNE
L’homme, un être de violence
Sujet : La violence est-elle inhérente à l’homme ?
Compréhension du sujet :
1-étude parcellaire

La violence : force brutale, force physique et morale exercé sur autrui attitude
brutale vis-à-vis de son prochain

Inhérente : naturel, partie essentielle fait partie inséparable, inscrite

L’homme : être pensant, être doué de conscience, de raison

2-Reformulation

L’agressivité est elle inscrite en l’Homme ?

La force brutale fait elle partie intégrante de l’homme ?

3-Problème

La violence fait-elle partie de la nature humaine ?

L’Homme est-il un être de violence ?

Aspect 1 : En quoi la violence réside t’-elle en l’Homme ?

Aspect 2 : Cependant l’Homme n’a t’-il pas une nature débonnaire ?

STRUCTURATION DE L’ANALYSE

AXE1 : la violence réside en l’Homme

ARG1 : l’Homme est un être de violence dans la mesure où il porte en lui des
germes de violence. Il a tendance à diriger le plus souvent contre son prochain
lorsqu’il manque une organisation capable de canaliser cette violence

Cf : Thomas Hobbes « à l’état de nature l’Homme est un loup pour l’Homme »

ARG2 : l’inconscient est une faculté en l’Homme, siège de forces impulsives non
contrôlés si bien que l’Homme porte en lui la violence. L’instabilité qui perturbe
ses rapports avec ses prochains.

Cf : Sigmund Freud : « l’Homme n’est point cet être débonnaire au cœur


assoiffé d’amour mais un être au contraire qui doit porter au compte de ses
données instinctives une dose d’agressivité ». Malaise dans la civilisation

Cp1 : De ce qui précède nous pouvons dire que l’Homme est un être de nature
violente. Cependant n’est-il pas naturellement bon ?

6
Axe n°2 : L’Homme est naturellement bon.

Arg : l’Homme possède la conscience qui lui permet de distinguer le bien du


mal. Cette faculté l’éloigne de ses instincts (l’animalité) en lui permettant de
contrôler ses instincts.

Cf : Aristote « l’Homme aime naturellement son prochain »

Arg2 : l’Homme est naturellement bon, la violence dont il fait preuve parfois
vient d’ailleurs et non de lui-même

Cf : J. Jacques Rousseau « l’Homme naît bon, c’est la société qui le corrompt »

Cp2 : A partir des arguments ci-dessus il ressort que l’Homme est


naturellement bon.

CONCLUSION

En définitive, l’analyse de la question de la connaissance de l’Homme


nous montre que celui-ci est un être complexe car être de conscience. Ses actes
s’avèrent déterminer par l’inconscient. Pour notre part nous pensons qu’il est
difficile de cerner l’Homme.

7
Leçon 2 : La vie en société

O.S.T : Situer l’Homme dans ses relations complexes avec la société

Contenu : État, autrui, Nation, Justice, Droit, Société, Liberté

Introduction

La société est un ensemble d’individus entre lesquels existent des


rapports d’échange. Elle est le lieu d’humanisation de l’Homme, car en son
sein, il a la possibilité de combler ses besoins naturels (la communication, la
procréation etc.….). Cependant, si nous nous tenons à la complexité de la
nature humaine, il est à remarquer que cette vie sociale se heurte à des
obstacles. Aussi, dans le souci de les surmonter, l’Homme va mettre en place
des mécanismes tels que : l’ÉTAT pour réguler ses relations avec les autres.
Mais, là encore surgissent des difficultés, qui mettent en péril sa liberté lui
donnant ainsi l’impression de vivre dans un milieu carcérale.

Dés lors quel est l’impact de la société sur la liberté humaine ?


Répondre à cette interrogation revient à analyser ces différentes questions :

- En quoi l’Homme est-il un être social ?


- Quel impact d’autrui sur mon aspiration à la liberté ?
- L’état est-il un frein à la liberté humaine

I- L’origine de la sociabilité

La sociabilité est le caractère de l’Homme qui vit en société. C’est son aptitude
à côtoyer son prochain. Mais, d’où lui vient cette aspiration?

A- la société une aspiration naturelle

Dire de l’Homme qu’il est naturellement poussé à vivre en société, c’est


évoquer l’idée selon laquelle la société est inhérente à la nature de l’Homme.
L’Homme est fait pour vivre en société en témoigne Aristote pour : « l’Homme
est un animal politique ».

De sa naissance à sa mort, il est poussé au contact des autres. L’être Humain


est sociable, sa première entrée dans le monde se fait dans une famille ensuite
vient le village enfin la cité. La sociabilité est donc une aspiration innée en lui.
C’est au contact des autres, qu’il remplit pleinement sa condition d’être
humain.

8
B- La société, le produit d’un contrat
Vivre dans une société se trouve être le produit d’un contrat que les
Hommes auraient passés entre eux pour combler leurs déficiences et assurer
leurs sécurité. Cette thèse est développé dans l’hypothèse de l’état de nature
de Thomas Hobbes ; Jean Jacques Rousseau. L’état de nature n’a jamais existé
mais une hypothèse méthodologique par ces auteurs pour montrer le degré
zéro de la société avant tout organisation sociale.

- La conception de l’État de nature chez Thomas Hobbes :


Pour lui, l’État de nature est un état d’extrême violence où règnent les
instincts grégaires, instinct de domination. C’est la guerre de tous contre tous.
Seuls prévalent les intérêts individuels, déduites des passions humaines dont la
plus fondamentale est le conatus, l’autoconservation. Alors, pour éviter
l’extinction de la race humaine, Les Hommes sur la base d’un contrat se
débarrassent d’une partie de leur liberté pour la confier à une autorité
souveraine appelé le Léviathan, qui lui seul a droit de mort ou de vie sur les
autres.

- État de nature de Jean Jacques Rousseau.

L’état de nature est un état débonnaire qui caractérise les hommes. À


cause des phénomènes naturels qui menacent leur survie, Les hommes sont
alors poussés à vivre en communauté, sans organisation. Cet état des choses
engendre des inégalités qui mettent à mal la bonté naturelle et la sécurité des
Hommes. Pour éviter cela, les hommes se départissent de leur droit naturel
pour épouser la liberté collective. Pour Rousseau donc le contrat social
consiste à : « trouver une forme d’association qui défende et protège de toute
la force commune la personne et les biens de chaque associés » contrat social

En somme, la société civile est née d’un contrat c'est-à-dire un accord, un


consensus passé entre les sujets. Quel est l’impact de la vie en société sur la
liberté humaine ?

II- LA RÉALITÉ DES RELATIONS INTERSUBJECTIVES

Les relations intersubjectives sont les rapports qu’entretiennent les sujets


entre eux c'est-à-dire c’est l’ensemble des rapports que l’homme entretient
avec son prochain, avec autrui. Jean Paul Sartre (1905-1983) définit autrui
comme l’alter ego «un autre moi, le moi qui n’est pas moi mais qui m’est
semblable ». Quel rôle joue Autrui, dans ma conquête de la liberté ?

9
A- Autrui, facteur d’aliénation

Comme définit plus haut, autrui est mon semblable, celui qui poursuit les
mêmes objectifs que moi, ceci étant, il est une entrave à ma liberté en raison
des influences qu’il exerce, il représente dans une première mesure une
négation de soi. En effet, il est celui par qui je me définis. Il provoque en moi
une déformation, construire ma personnalité sans moi malgré moi. Ce que je
fais, ce que je suis est le reflet de mon histoire, de ma culture rien ne dépend
véritablement de moi. C’est cela que justifie Jean Paul Sartre à travers sa
théorie du regard d’autrui. Pour lui, l’autre par son regard me confère des
qualités qui ne sont pas les miens. Il le dit dans ces propos : « je reçois le
regard d’autrui comme solidification de mes possibilités ». Pour dire, que le
regard d’autrui me chosifie, me fige et me réduit à porter des masques. En
faite, l’autre par sa présence m’empêche de m’exprimer véritablement et
totalement.

Par ailleurs, autrui représente un concurrent, un adversaire dans ma quête


de réalisation. Sa présence, animée par le désir d’être reconnu, crée
inévitablement un conflit. Ainsi, toute affirmation de soi est avant tout
négation des autres. C’est ce que défend Friedrich Hegel (1770-1831). Pour lui
le conflit est au fondement de l’intersubjectivité car : « toute conscience
poursuit la mort de l’autre », il montre par là que, l’être humain pour se poser
et s’affirmer doit nécessairement le faire par rapport à son prochain, à l’autre.
Cette lutte à mort crée l’aliénation et la soumission d’autre conscience qui a été
vaincu.

Cependant, cette conception qui fait d’autrui un facteur d’aliénation n’est-elle


pas limitée ?

B- Autrui, facteur de liberté

Autrui est mon semblable, la source de mon humanisation pour dire que
c’est l’être humain qui fait des autres des êtres accomplis à travers l’éducation.
En effet, un enfant sans aucun contact avec la société devient étranger à
l’humanité, car il n’y’a d’humanité qu’à travers les autres qui nous inculque des
valeurs en témoigne Lucien Malson dans les enfants sauvages. « Les hommes
ne sont pas des hommes hors de la société ». En outre, dans les difficultés,
autrui est une aide et une consolation, celui vers qui je me tourne pour avoir du
réconfort. En faite, sa présence repousse mes limites et fait de moi un être fort
et capable.

Il contribue à ma perfection car c’est lui qui pose un jugement de valeur sur
mes actes. Mon semblable est donc pour moi une aide, un compagnon

10
indispensable. Roger Garaudy n’a donc pas tort de dire « l’enfer c’est
l’absence de l’autre ». Il montre l’impossibilité de l’homme de se passer des
autres.

En somme, les relations intersubjectives sont emprunt ambigüités car


l’autre est à la fois un modèle, une aide, un compagnon fidèle et un fardeau,
un adversaire, une présence gênante. Aussi va t’-il se créer des structures pou
réguler ses relations avec l’autre.

III- Impact de l’État sur la liberté humaine

L’État, est une communauté vivant sur un territoire géographique limité


soumis aux mêmes règles. L’État est également une structure politique-
économique et juridique chargée de réguler les relations d’une communauté
humaine vivant sur un même territoire. Pour mener à bien sa mission, elle se
sert des lois. Que représente donc cette structure pour la liberté humaine ?

A- L’État, une structure liberticide

L’État est une structure liberticide pour dire qu’il est une entrave à la
liberté de l’homme. Cela se justifie à travers l’opposition de ces deux concepts
l’État et la liberté. En effet, la liberté au sens général est une absence de
contraintes et de déterminismes, et l’État dans son fonctionnement soumet
l’individu à des contraintes pour le forcer à l’obéissance. Il y a donc
incompatibilité entre la liberté de l’homme et l’obéissance aux lois étatiques.
C’est sans doute cette situation qui pousse Bakounine (1814-1876) « l’état est
un vaste cimetière où vienne s’enterrer toute les manifestations de la vie
individuel ». Pour dire que cette superstructure est le lieu de l’aliénation de
l’homme. Dans l’État, l’individu est contraint à l’obéissance.

Par ailleurs, l’État est un instrument d’exploitation et d’injustice dans lequel


seule la classe dominante jouir des bienfaits de l’état. Aussi, sous prétexte de
fonctionner, l’État crée des taxes des impôts spoliés (voler) l’individu. Il crée un
faussé, une distinction entre les individus. C’est en cela qu’il crée des concepts
tels que : l’appartenance, la patrie, la nation qui distille dans l’individu une
sorte d’appartenance à une communauté. Or, il se trouve que cela est faux,
illusoire. Friedrich Nietzsche n’a donc pas tort de comparer l’état à un monstre
froid. Il écrit : « l’état est le plus froid des monstres froid, il ment froidement
et voici le mensonge qui sort de sa bouche moi l’état je suis le peuple » Ainsi
parlait ZARATHOUTRA.

Ces propos illustrent aisément le fossé démagogique qui sépare le discours


officiel des politiques et la réalité.
11
De ce qui précède, l’État sous toutes ces formes est liberticide. Mais,
comment comprendre que l’homme continue d’y vivre. Est-ce à dire que
l’individu y tire des bénéfices ?

B. L’état, cadre de la véritable liberté

L’État est une institution dont l’influence sur la liberté est grande. Il est le
cadre idéal où s’exprime une véritable liberté. Cela est d’autant pour vrai que,
la liberté n’est pas une absence totale de contraintes, mais plutôt la possibilité
de vivre en bonne intelligence avec les autres. Aussi, l’avènement de l’état
contribue favorablement à ce faite. En effet, l’État garantit la paix et la sécurité
de l’individu. Cette conception est mise en exergue dans la théorie de l’état de
nature des philosophes du contrat pour ceux –ci, le besoin de sécurité et de
paix est aux fondements de la création étatique. De plus, la création de loi
permet à chaque individu de vaquer librement à ses occupations sans se
préoccuper de sa sécurité car l’état y veille c’est en cela que Thomas Hobbes
pouvait dire l’état assure sécurité et liberté en canalisant les instincts
belliqueux des hommes.

En outre, la société est le cadre, le lieu où règne la justice dans la mesure


où en tant que institution l’état a pour rôle sur la base des lois de réglementer
les relations humaines.

Dans l’état, il règne une certaine égalité de sorte que seul la loi prévaut
c’est cela que justifie Jean Jacques Rousseau par « il n’y à point de liberté sans
loi »

Le citoyen loin d’être soumis à une autorité sur laquelle il n’y a aucune emprise,
en réalité, il est au cœur de l’entreprise étatique, pour dire que l’état travaille
à l’intérêt du citoyen. Il est donc le lieu idéal pour la manifestation de la liberté.

CONCLUSION

Au terme de notre analyse, il est évident que l’homme entretient des


relations ambiguës avec son prochain.

L’état vient alors jouer le rôle de régulateur. Mais les dérives de cette
institution font d’elle une aliénation. Néanmoins, malgré celles-ci, l’État
représente le cadre idéal pour l’homme de manifester sa liberté. Aussi, nous
pouvons dire que l’État est un mal nécessaire.

12
Leçon 3 : DIEU et la Religion

O.S.T : Montrer l’impact de la pratique religieuse et de la croyance en DIEU sur


la liberté humaine.

Contenu : DIEU, Religion, obligation morale, liberté

INTRODUCTION

L’homme est dualité, c'est-à-dire qu’il possède deux dimensions : une


dimension physique par son corps et une dimension spirituelle par son âme. Si
la satisfaction de ses besoins matériels comble son corps, il demeure angoissé
quant à la finalité de son âme. C’est ainsi qu’il porte un intérêt particulier à la
transcendance à travers la religion. Celui qui s’adonne à des pratiques
religieuses est soumis à des règles et des principes. Dans ses conditions :

- Quel est l’impact de la religion sur la liberté de l’homme ?


- Qu’est ce que la religion ?
- L’homme peut-il s’en passer ?
I- La religion, un fait universel

Nous pouvons définir la religion à partir de deux mots latins.

-le verbe ‘’religare’’ qui signifie littéralement ‘’lier, attacher’’. Ainsi, la religion
fait référence à un phénomène qui unit les hommes entre eux (sa dimension
verticale, sociale et éthique) et à une transcendance (dimension horizontale)

-le non ‘’religio’’ qui signifie scrupule, intégrité, crainte aussi la religion renvoie
à une attitude de vénération, de crainte.

À partir de ses termes, la religion se définit comme un système de croyance et


de pratique qui dans le respect et la vénération relie les hommes entre eux et
avec une entité non sensible. La religion est une pratique présente dans les
traditions. À quelque degré près, les civilisations ont toujours admis l’existence
de forces surnaturelles auquel l’on voue un culte plus ou moins important. On
peut aussi considérer que la religion est une caractéristique de l’humanité.

En effet, les règles et les conduites dont l’origine est extérieure au peuple, sont
souvent attribuées à DIEU. C’est ainsi que, Henri Bergson fait ce constat : « on
trouve dans le passé, on trouvera même aujourd’hui des sociétés qui n’ont ni
art, ni science, ni philosophie mais jamais des sociétés sans religion » Deux

13
sources de la morale et de la religion. Pour lui, la religion est omniprésente
dans les cultes et sert de socle aux civilisations.

De plus la religion s’avère être inscrit en chaque homme. Car, l’idée de


perfection que recherche l’ homme, n’étant pas dans sa nature, seul la
présence d’un être parfait peut être la cause de cette idée. Cet argument à
priori de René DESCARTES montre que l’idée de DIEU, donc la religion est
inhérente à chaque être humain. La religion est naturel à l’homme et universel.
Cependant, malgré cette universalité du fait religieux celui-ci est décrié.

II- LA RELIGION, UNE PRATIQUE ALIENANTE

La religion est un phénomène multidimensionnel et malaisément


saisissable dans sa globalité. Elle est le lien établi entre les hommes eux-
mêmes et entre les hommes et la transcendance. Elle porte en son sein des
principes et préceptes qui contraignent l’individu. Le croyant ne s’appartient
plus, il devient étranger à lui-même, ainsi donc la religion dépouille
l’homme de son statut réel au profit d’une entité imaginaire. Cette idée se
retrouve dans la conception matérialiste de Ludwïg Feuerback (1804-1872).

En effet, le croyant a une idée anthropomorphiste de DIEU : « l’homme


affirme en DIEU ce qu’il nit en lui-même ». Cela évoque l’idée selon laquelle
l’homme préfère se dépouiller de ses qualités, de ses attributs pour les
conférer à un Dieu. L’homme se dépossède au profit d’une représentation
imaginaire de lui-même. Feuerbach indexe le christianisme en particulier
qui est pour lui la religion la plus aliénante. Car la conception de l’homme-
DIEU (le christ) dépouille l’homme totalement de son essence et la
conscience de son statut véritable.

La religion se présente ainsi comme une illusion. Plus encore elle est un
effet d’assoupissement des consciences pour permettre une certaine
domination, une exploitation. Telle est l’analyse de Karl Marx (1818-1883)
qui voit en la religion un instrument d’exploitation et d’oppression. Il le dit
en ces mots : « la religion est le soupir de la créature opprimé, l’âme d’un
monde sans cœur (…) elle est l’opium du peuple » critique de la philosophie
du droit de Hegel. Pour ce communiste, l’homme s’aliène dans la projection
religieuse en devenant un homme résigné près à l’exploitation, incapable de
se rebeller contre toute forme d’assujettissement.

En outre, l’histoire de l’humanité montre que le monde est le théâtre de


violence et de guerre à caractère religieux. Cette pratique serait donc source
de division et d’intolérance due en parti à la diversité des interprétations et
des conceptions de DIEU. En effet, chaque religion croit posséder la vérité et

14
caresse l’ambition d’inculquer cette vérité au plus grand nombre et cela
même au moyen de la violence. Ce qui conduit à des dissensions et des
conflits au sein de la société. La religion par elle-même représente un
danger pour la cohésion sociale.

De ce qui précède, il est indéniable que la pratique religieuse est une


activité aliénante. Cependant, au vue du regain d’intérêt qu’elle suscite
malgré l’évolution de la rationalité, la religion ne serait elle pas bénéfique à
l’Homme ?

III- LA NECESSITE DE LA RELIGION

La religion, est nécessaire dans la mesure où elle se présente comme un


facteur de cohésion social. Elle rassemble les individus ayant la même
religion, même si ceux-ci sont différent Auguste Comte (1783-1857) dans le
catéchisme positive il confirme « la religion consiste donc à régler chaque
nature individuelle et à rallier toute les individualités ». Par cette analyse, il
montre que le lien qui se crée entre les personnes et rassemble les hommes
sont généralement dû à la religion qu’ils ont en commun.

Ici, transparait également, la valeur de la religion. En effet, le croyant est


celui qui a pour expérience celle d’un bonheur parfait au-delà de la mort.
Aussi est-il dans l’obligation de veiller à faire de ses actes des actions dignes
ce qui pousse les individus à faire le bien. La religion met toujours en relief
des valeurs, des devoirs qui servent de socles ou de fondement de base aux
coutumes et aux règles sociales. Dans ces conditions, la religion joue un rôle
primordial dans le maintien de l’ordre. Henri Lacordiaire soutient alors
ceci : « la religion fut-elle fausse ; joue un rôle. » Une telle pensée montre
que, la religion est une donnée avec laquelle il faut compter dans la société,
car toute notre attitude est fondée sur la religion.

IV- LE FONDEMENT DE L’OBLIGATION MORALE

L’obligation morale est l’ensemble des devoirs liés à la morale, elle


guide l’ensemble des attitudes de l’homme. Elle n’est ni imposée par la
religion ni par une quelconque discipline ni par la convention sociale qui
résulte du sentiment moral que l’on porte à soi même l’obligation morale
est liée à la nature humaine c’est ce qui ressort des propos d’André Lalande
lorsqu’il définit la morale comme suit « la morale ne résulte d’une
convention, mais de la nature de l’homme en tant que être capable de
choix de l’existence du bien et du mal »

15
En claire nos sentiments concernant le bien et le mal proviennent de la
nature de l’homme en tant qu’être moral. La loi morale conduit à
l’obéissance. Cette obéissance est fondée sur différentes croyances et aide
à régler la nature de chaque être.

Pour ainsi dire que la religion se trouve au fondement de l’obligation


morale.

CONCLUSION

En définitive, l’on retiendra que la pratique religieuse a une influence sur


l’homme et la société. Mais quelle soit bonne ou mauvaise la religion ou la
croyance en DIEU devra être jugé par ses adeptes car il s’agit d’une croyance
liée à la foi. Ce que nous pouvons néanmoins cherché à corriger c’est la
mauvaise foi de l’homme car la religion a été dans toutes les civilisations et
a permis à l’humanité de grandir.

Aussi, il est indéniable que la liberté humaine se trouve confronté à des


difficultés néanmoins en tant que être libre, il lui revient de tous mettre en
œuvre pour relever ce défi. Ainsi donc la liberté est pour l’homme une
conquête de tous les jours.

16
TRAITER UNE SITUATION
COMPETENCE III : RELATIVE AUX CONDITIONS
D’EPANOUISSEMENT DE

Thème : Les Conditions du Bonheur

Leçon 1 : L’histoire de l’humanité

O.S.T : Montrer que l’existence humaine se caractérise par le refus de


toute domination

Contenu : Humanité, Civilisation, Culture, Histoire, Décolonisé, Désaliéné,


Existence

Lorsque nous jetons un regard rétrospectif sur l’histoire de l’humanité,


nous pensons qu’elle est le théâtre de conflit, de guerre dû à la domination
que certain peuple impose à d’autre. Cette situation a en générale pour
cause le déni de la culture et de la civilisation à ses peuples.

Or, il se trouve que chaque peuple possède sa propre culture, sa propre


histoire, sa propre civilisation qui se trouve être corolaire du concept hu
maté: l’humanité se trouve être l’ensemble des Hommes, l’ensemble des
caractéristiques du genre humain.

Dès lors, ne peut-on pas voir que l’existence humaine exclue toute idée
de domination. En d’autres termes que renferme la notion d’humanité ?
Quel est le sens de l’histoire. L’idée d’une unité des hommes est-elle
concevable ? Au vue de la décolonisation de certains peuples peuvent-ils se
proclamé désaliéné ?

I- CORRELATION ENTRE LES CONCEPTS CULTURE ET CIVILISATION,


HISTOIRE ET HUMANITE

17
A- Approche définitionnelle

Culture : ensemble des faits et traits qu’on reçoit de la société. Ensemble de


connaissance acquis.

Civilisation : le fait de se civiliser, ensemble de caractère propres à la vie


intellectuelle, artistique, morale et matérielle d’un pays. Ensemble de
connaissance, des mœurs.

Histoire : étude des évènements passés. La mémoire des civilisations,


succession d’évènement.

Humanité : rendre plus humain. Ensemble de la race humaine, des êtres


humains.

À partir de cette définition, il semble évident qu’il existe une interaction entre
ces différents concepts.

B- Interaction entre les concepts

L’humanité est l’ensemble des caractéristiques du genre humain. Elle est


également une existence morale ou étique qui amène l’homme à secourir son
semblable dans la difficulté. C’est ce qui distingue l’homme, qui fait sa
particularité. L’humanité est une exigence de sorte que l’être humain imprime
sa marque sur son environnement. L’histoire est la science qui étudie les
évènements passés, elle est la connaissance de ses faits et permet d’avoir une
idée des différents changements qui interviennent dans l’existence de
l’homme. On pourrait dire que l’histoire set l’ensemble des états par lesquels
passe une réalité. Vue sous cet angle, l’histoire est le devenir par lequel
l’humanité se réalise. Plus encore, l’histoire est la preuve tangible de
l’affirmation de l’homme, de sa suprématie sur l’univers.

Cette situation devient possible grâce à la culture. La culture est


l’ensemble des productions et outils intellectuel symbolique et technique qu’un
groupe humain institue entre lui-même et son environnement naturel pour
satisfaire son besoin. Ainsi donc la culture renvoie à l’ensemble des
connaissances, des institutions, des mondes comprenant propre à une société
et qui s’y transmet de génération en génération par l’éducation. Elle est ce que
l’homme ajoute à l’inné et contribue à circonscrit, canaliser et apprivoiser le
naturel de l’homme. Pour dire que par la culture l’individu se transforme pour
atteindre une certaine perfectibilité. C’est ce qui ressort de la réflexion.
Emmanuel Kant (1724-1804) sur l’éducation en effet il écrit : « la discipline
transforme l’animalité en humanité » cela montre que la culture est une

18
réalité humaine mais celle-ci n’ai pas observable dans son déroulement. Il faut
voir la culture comme « la civilisation en action » ou l’esprit de la civilisation.

La civilisation renvoie à l’ensemble des traits caractéristiques de l’état


d’évolution d’une société sur le plan technologie, politique et moral. C’est
également le processus de transformation de la société vers cet idéal. Elle
s’inscrit dans le prolongement de la culture comme le moment le plus évolué
dans l’histoire de l’humanité. La culture et la civilisation sont les témoignages
de l’humanité que l’on retrouve à partir de l’histoire. Cependant, cette
corrélation entre les différents concepts va conduire à des interprétations
erronées de l’idée d’humanisation.

II- L’HUMANITE UNE MAUVAISE INTERPRETATION

L’humanité est composé de plusieurs cultures qui sont admises par les
Européens voire par certain peuple. En fait l’interaction entre les concepts
Humanité, culture, histoire et civilisation poussera à divers conception de l’idée
de l’humanité. Certains même irons à s’approprier ce concept et concevoir que
sur la base de leur culture d’autre peuple sont dépourvus d’humanité donc des
sous hommes, des barbares. Cette mauvaise approche de l’idée d’humanité
met en exergue l’ethnocentrisme qui désigne la tendance plus ou moins
consciente à considéré le monde ou d’autre groupe socio en prenant comme
référence sa propre culture ou son propre groupe social en privilégiant les
normes social de son pays, en les valorisant systématiquement ou en les
considérant comme supérieur. Cette attitude se retrouve chez Edmund Hussel
(1858-1938) qui considérait que l’humanité se limite à l’occident berceau de la
réflexion philosophique. Dans cette même logique Montesquieu (1698-1755)
conçoit que le noir en particulier, l’Africain est un être indigne qui ne peut pas
porter l’étiquette d’Homme. autrement dit celui-ci ne fait pas partir de
l’humanité. Il écrit dans l’esprit de la loi « on ne peut se mettre dans l’esprit
que DIEU qui est un être très sage ait mit une âme, surtout une âme bonne
dans un corps tout noir (…) il est impossible que ces gens soit des hommes :
parce que si nous le supposions des hommes on commencerait à croire que
nous ne sommes pas nous même chrétiens ».

Ce dénigrement de l’homme noir se poursuit avec René Maran (1887-1960)


qui affirme : « les nègres sont en effet irréfléchis, dépourvus d’esprit
critique. Ils n’ont et n’auront jamais aucune espèce d’intelligence ». Cette
mauvaise interprétation de l’humanité aura pour conséquence la traite
négrière, l’esclavage et la colonisation bien plus cette attitude qui invalide
certaine culture en leur délier toute humanité va conduire à des tragédies
dans l’histoire de l’humanité parlons de la persécution et l’extermination

19
du peuple juif par Adolphe Hitler (1883-1945). C’est au nom de l’humanité
que la ségrégation anti sémitisme a endeuillé des familles entières, c’est
également au nom de l’humanité que le sexisme pose des différences entre
l’homme et la femme. En outre la mondialisation aboutie sur le plan culturel
à des marginalisations des cultures des pays aux économies faibles et à
l’imposition d’un modèle culturel à échelle mondiale. Devant une telle
situation ne devrait-on pas appréhender l’humanité dans son sens unitaire
c'est-à-dire comme synthèse des différentes cultures et civilisations.

Mais bien avant l’humanité étant fonction de l’histoire essayant de cerner le


sens de l’histoire.

III- Le sens de l’histoire

L’histoire comme nous l’avons déjà défini désigne les différentes étapes de
la vie de l’homme, l’ensemble des évènements qui dans l’ordre
chronologique se succède dans cette vie. Évoquer le sens de l’histoire c’est
donner l’auteur de cette histoire.

a- L’homme comme objet de l’histoire

Dire de l’homme qu’il est objet de l’histoire, c’est évoquer d’emblée qu’il
subit l’histoire. Cette conception prend sa source dans le fait que l’homme
est un être limité dans le temps et l’espace.

Il subit l’histoire c'est-à-dire qu’il est influencé par une entité à l’origine de ses
évènements. La nature agit en vue d’une finalité indiscernable et insaisissable
par l’homme.

L’existence humaine ou l’histoire est perçu comme une fatalité. L’homme est
alors incapable d’édifier sa propre existence cette conception reposant le sens
de l’histoire sur une volonté qui le dépasse prend sa source dans le fatalisme
religieux c’est ainsi que l’Ecclésiaste affirme «il n’y’a rien de nouveauté sous le
soleil ». Ainsi les évènements passés, présents et à venir sont au préalable
énoncé dans la même veine d’idée Saint Augustin ajoute : « la providence
divine qui conduit admirablement toute chose gouverne la suite des
générations ». Cela veut dire que l’histoire se déroule sous l’œil vigilant et bien
veillant de DIEU. De fait, il est rare que les hommes se sentent responsable de
ce qu’ils vivent ou de ce qui leur arrivent au contraire ils admettent être le
jouet d’une force impersonnel, rigide qui détermine d’avance le coup général
des évènements et contre laquelle toute intervention humaine reste
impuissante. Cette force friedrich Hegel lui donne le nom de raison universel
ou même de l’idée. Il écrit : « l’idée est en vérité ce qui mènent les peuples et
le monde ».
20
Autrement dit les hommes sont des outils des moyens au service d’une chose
plus vaste, plus élevé qu’ils ignorent mais dont ils réalisent la volonté de façon
consciente.

L’homme est donc une marionnette dont une certaine entité tire les ficelles. On
peut alors en conclure que l’histoire ou l’existence humaine échappe en grande
partie à l’homme. Mais en tant que être conscient ne peut-on pas dire que
l’homme est le sujet de son histoire.

b- L’homme comme sujet de l’histoire

L’homme est un être conscient qui agit en fonction de sa raison et organise sa


vie selon ses désirs et ses capacités. En effet, il est libre de se choisir et de se
fait car exister c’est se projeter, se réaliser, sortir de soi même,
s’autodéterminer, l’existence est donc une manifestation de sa liberté, une
pleine responsabilité de ses actes, de soi même. C’est cette idée que développe
Jean Paul Sartre dans sa doctrine l’existentialisme athée qui place l’homme au
centre de son existence. Il affirme : « l’homme, étant condamné, être libre,
porte le poids du monde sur ses épaules : il est responsable du monde et de
lui-même en tant que manière d’être. Nous prenons le mot responsable en
sens banal conscience d’être l’auteur incontestable d’un évènement ou d’un
objet ».

En d’autre terme, par sa conscience, l’homme porte l’entière responsabilité de


ses actes. L’orientation qu’il envisage de leur donné. Il ne peut donc exister une
force transcendance qui le détermine d’avance.

L’homme est acteur ou auteur de son histoire dans la mesure où par le biais de
ses productions intellectuelles, artistiques, etc.… se forge une identité. En effet,
l’histoire est la résultante ou encore les effets de l’action humain sur
l’environnement. Ainsi, son identité, son existence sont les conséquences de
ses actes : Karl Marx pour justifier cette position considère que seul les
conditions matériels d’existence détermine la conscience de l’homme et le
pousse donc dans son action, il traduit cela à travers ses propos : « ce n’est pas
l’histoire qui se sert de l’homme comme moyen pour réaliser ses propres
vœux, elle est plutôt que l’activité de l’homme qui poursuit ses objectifs » st
famille.

Pour dire que l’homme en tant que être pensant pose des actions en fonction
de ses désirs et de ses besoins, l’histoire est alors l’ensemble de ses actions.

De ce qui précède, l’homme est sujet de l’histoire, le compositeur de son


destin. L’histoire est l’ensemble des évènements passés. Ces évènements
21
croient qu’ils ne sont toujours pas le fait de l’homme. Il revient à celui-ci de
poser ou d’imposer sa marque sur celui-ci.

IV- DECOLONISER, DESALIENER UNE EXIGENCE HUMAINE

La colonisation peut être définie comme l’invasion d’un territoire par une
puissance étrangère en vue de le dominer. Mettant ainsi ses habitants dans un
état de dépendance économique, politique et culturel. Par ces moyens utilisés
tel que l’école et la religion. Le colonisé est amené à s’aliéné c'est-à-dire à
renier ses croyances, sa culture et à adopter la vision du monde du colon. C’est
ainsi que l’indigène (l’africain en particulier) vient s’européanisé oubliant ses
propres valeurs, et repère. L’aliénation selon Jean Jacques Rousseau c’est la
concession de ce que possédons en propre c'est-à-dire c’est renoncé à soi, à sa
qualité d’être humain, perdre son identité, ce qui pousse les colonisés dans des
luttes pour l’acquisition de leur indépendance. Cependant, la décolonisation
rime t’-elle avec la désaliénation ?

La décolonisation en tant que autodétermination devrait en principe coïncider


avec la désaliénation. Toutefois en regard sur notre époque et nos cultures
africaines, nous devons savoir que le décolonisé ne s’est pas encore débarrassé
de ses habits d’aliéné. Albert Nenni n’a pas tord de dire : « le colonisé nit toute
valeur et n’a de considération que pour les valeurs du colon ». Aussi le peuple
africain se trouve étranger à lui-même, car acculturé en témoigne ses
habitudes alimentaires, vestimentaires, politique etc. Pour amener les africains
à se désaliéné une certaine élite à travers le mouvement de le Négritude
encourage les africains à se décomplexé à se désaliéner en retournant à leur
valeur et à assumer sans honte leurs différence. Ce mouvement recommande
aux africains d’étudier leur propre histoire et leur civilisation car selon Cheick
Anta Diop « en ayant une véritable connaissance de notre passé nous
arriverons à rendre périmé, inoffensif les armes culturelles occidentales »
Nation Nègre et culture.

Pour lui en effet, en tant que être humain c’est une exigence de reconquérir
son identité à travers la décolonisation et la désaliénation.

22
CONCLUSION

La compréhension de l’humanité nous montre qu’elle est inséparable de la


culture, la civilisation et de l’histoire. Si certaine incompréhension la conçoive
comme une réalité plurielle, l’humanité au sens noble du terme ne s’aurait
s’accommoder avec l’idée de domination et d’assujettissement. L’humanisation
invite au refus du complexe d’infériorité et même de supériorité, car à partir du
moment où il y a classification de civilisation, de culture etc. il y’a négation de
la valeur humaine don de l’humanité. Il revient alors à tout individu d’être
traité humainement pour arriver à la construction de l’humanité.

23
Leçon2 : LA VALEUR DE LA PHILOSOPHIE

O.S.T : Montrer que le mythe est au fondement de l’histoire humaine

CONTENU : Mythe, raison, philosophie, humanité

En tant que Amour de la sagesse, la philosophie est née de


l’étonnement devant l’immensité et la fugacité des choses de l’univers. Cet
étonnement se transforme en curiosité questionnant jouant ainsi le jeu de
la rationalité et surpassant du mythe. Le mythe est un récit fabuleux
mettant en scène des Hommes, des dieux, des demi-dieux, des animaux,
des personnages. Cette tentative de mettre à l’écart le mythe se heurte
cependant à l’incompréhension de l’origine de l’humanité.

En effet, malgré l’évolution de la raison dans tous les domaines de


connaissance elle trouve incapable de tout expliciter. Dès lors est-il légitime
d’exclu le mythe de l’histoire de l’humanité ?

- La philosophie elle-même a-t-elle plus de crédibilité ?


- La raison n’est-elle pas limitée et définie ?
- Le mythe reste il pas un recours nécessaire de la raison ?
I- CARACTERISTIQUE DU MYHTE ET DE LA RAISON

MYTHE RAISON
Imaginaire
Irréel Réelle
Irrationnel Rationnelle
Merveilleux Réalité
Fabuleux
Incertain Certaine
Légendaire Vraisemblable
Invraisemblable Basée sur des preuves
Mystique
Religieux fictif Universel
A- OPPOSITION PRESUME ENTRE MYTHE ET RAISON

À partir du tableau suivant, il est évident que cette étude comparée


entre le mythe et la raison est justifiée. En faite, le mythe et la raison (la raison
à travers la philosophie) répondent à des soucis différents pendant que la
raison recherche la logique, le sens, l’unité de l’activité humaine, le mythe
24
quant à lui répond à un besoin d’identité et de repère pour guider et conduite
individuelle par le moyen du merveilleux ce qui a été dit accompli autrefois
détermine ce qui est et ce qui sera.

Cette opposition se justifie également par le caractère culturel du mythe


qui n’a de sens pour un peuple en particulier.

Au contraire, la raison est universelle et s’élève au dessus des


contingences. Le mythe est en quelque sorte dogmatique car il ne peut faire
objet de critique sinon cela remettrait en cause les traditions et les cultures. Au
contraire, la raison évalue ses propres limites et s’impose par la pertinence des
arguments et des démonstrations.

B- DE L’IRRATIONNALITE DU MYTHE A SES FONCTIONS

Le discours mythique traduit un évènement qui échappe à l’histoire, c’est le


discours des origines. A ce titre il justifie certaine pratique sociale. Il codifie les
croyances, les pratiques qui constituent le socle de l’organisation sociale. Le
mythe remplie également une fonction pédagogique.

II- LES INSUFFISANCES DE LA RAISON ET LA LEGITIMITE DU MYTHE

La philosophie et la science se réclame de la rationalité, elles ont pour


but d’analyser logiquement en formant des concepts abstraits l’histoire de
l’humanité. Cependant, la science et la philosophie se trouve limité devant
certaine questions humaines. Ainsi en science, la rationalité objective renonce
à l’analyse des questions métaphysique.

En philosophie, ces questions métaphysiques conduisent à des débats


interminables qui jettent le discrédit sur ces réflexions. Dès lors n’est-il pas
légitime d’utiliser le mythe comme moyen de connaissance.

a- L’intérêt du mythe

Les récits mythiques sont des fictions porteuses d’une signification du


monde c'est-à-dire que le mythe n’est pas dénué de sens, il est le symbole des
passions qui sont à l’origine de l’orientation de l’histoire. Or Hegel précise
« rien de grand ne s’est accompli dans ce monde sans passion » leçon sur la
philosophie de l’histoire.

Par ailleurs, le mythe sert de fondement moral à la société. (La plupart des
récits mythiques se termine par une réalité).

À travers des métaphores, le mythe continue de donner des modèles près


à sacrifier leur vie pour sauver l’humanité. De ce point de vue, il est une
exhortation pour chaque homme à prendre l’humanité comme une fin.
25
Le mythe est donc une voie à part entière et non entièrement à part pour
comprendre rationnellement l’histoire de l’humanité comme telle. Il rivalise
avec la raison, la philosophie, la science…

C- MYTHE- RAISON- PHILOSOPHIE

Toute tentative d’explication du monde est rationnelle à ce titre, la


rationalité du mythe est incontestable. Seulement, cette rationalité n’est que
explicative. Car elle fait l’économie de la critique et de l’autocritique. Le mythe
alors joue un rôle dans la compréhension de l’univers tout comme la raison,
plus encore ceux-ci sont complémentaire.

Il est vrai que la laïcisation de la pensée inauguré par les présocratiques a eu


pour effet de se passer du mythe. Il faut néanmoins reconnaître que la raison à
elle seule est incapable d’expliquer toute les situations sociales c’est pourquoi
elle sert du mythe. Se situent au-delà de la vérification, le mythe intervient
pour aider la raison et la dépasser dans une ascension dialectique. Il devient
ainsi l’une des manifestations de la raison. Puisque ces symboles et ses figures
donnent à réfléchir et à raisonner en témoigne les œuvres de Platon dans
lesquels les mythes occupent une place de choix ainsi, le mythe ou « allégorie
de la caverne » dans la république lui permet de mettre en évidence les
différences entre les relations entre le monde sensible et le monde intelligible.
Plusieurs autres philosophes utilisent le même procédé. C’est ainsi François
Jacob affirme à ce propos « à certains égard mythe et science remplisse une
même fonction. Ils forment tous deux à l’esprit une certaine représentation du
monde ». Il signifie par là la compatibilité entre la raison et le mythe. Car ce
que le mythe apporte dans la compréhension de l’univers. C’est une explication
unificatrice. C’est dire qu’en rendant compte des questions de l’origine, le
mythe répond aux difficultés concernant la représentation du monde et aux
interrogations qui dépassent l’entendement.

26
Leçon 3 : Progrès et Bonheur

OG : montrer le rapport entre le progrès et le bonheur.

CONTENU : Art- Imagination- Bonheur- travail - technique

L’histoire nous met en présence de transformations qui ont jalonnés


l’existence humaine. En effet, les hommes en maîtrisant les éléments de la
nature se rendent comme mettre et processeur de celui-ci selon le vœu
cartésien. Cette maitrise conduit à une évolution tant matérielle que mentale
et contribue à l’amélioration des conditions de vie humaine. Ce changement
alors opéré prend le nom de progrès force est cependant de constater que ce
progrès chanté et voulu par tous ne résous pas la totalité des problèmes
humains si bien que l’homme reste angoissé face à sa propre existence. Cette
ambivalence nous amène à nous demander quel est le rapport entre progrès
et bonheur ? Dès lors le progrès favorise t-il le bonheur ? Et en d’autre terme
le progrès est-il compatible au bonheur ?

I- APPROCHE DEFINITIONNELLE
A- Le progrès

Du latin ‘’progressus’’ qui traduit l’acte d’avancer, le progrès renvoie à une


évolution, un changement graduel du moins bien vers un mieux être. S’agissant
du progrès de l’humanité il consiste en un mouvement en avance de la
civilisation en générale ou dans l’un des domaines particulier : amélioration
des mœurs de la politique, de la science, de la technique. En faite, il s’agit de la
mainmise, la maitrise, la connaissance de la nature.

B- Le développement

Le développement c’est l’action de croître l’étendue souvent confondue


avec le progrès. Il renferme certaines nuances. En effet, un pays est dit
développé lorsque son économie connaît un essor considérable et qu’il
renferme de nombreuses infrastructures.

C- Le bonheur
C’est une satisfaction durable et totale de nos penchants. États de
plénitude, de satisfaction complète, de félicité où l’on ne désire plus rien.

27
I- Désir, imagination au fond de toutes activités humaines

La philosophie moderne et contemporaine accorde au désir une valeur


positive. Il est perçut comme une puissance d’affirmation de l’homme et
même comme son essence. Baruch Spinoza le dit en ces termes « le désir est
l’essence même de l’Homme c'est-à-dire l’effort par lequel l’homme s’efforce
de persévérer dans son être » dans Ethique.

Autrement dit l’homme est un être de désir qui ne se réalise et ne


s’épanouie véritablement que parce qu’il désire cela parce que le désir est
non seulement facteur de créativité mais aussi et surtout constitue le
dynamisme, l’énergie qui conduit et oriente le progrès de l’humanité. En effet,
le désir comme une énergie qui nous fat agir. Il est alors source de motivation
et raffermie la volonté. L’action volontaire met en œuvre l’intelligence qui
pose un objectif précis et élabore la série de moyen propre à l’atteindre. Celui
qui désire imagine c'est-à-dire se construit des images, des voies et moyens,
se projette pour atteindre la satisfaction de son désir. Ainsi donc l’art, le
travail et surtout la technique ou la science sont des manifestations du désir,
des manifestations du dépassement de l’Homme ordinaire dans la quête des
solutions. Ce caractère désirant de l’homme lui confère un esprit de créativité
et un dynamisme, sans désir il n’y a ni action engagé ni ambition. C’est
pourquoi Hegel a écrit « rien de grand ne s’est fait sans passion ni ne peut
s’accomplir sans elle »

La passion est pour Hegel facteur de détermination et elle engage le


passionné dans l’action aussi quel sens accordé à l’action humaine. En d’autre
terme quel est l’impact des activités humaines dans la réalisation du bonheur.

II- IMPACT DES ACTIVITES HUMAINES SUR LA REALISATION DU BONHEUR


A- Le travail
1- Le travail, une activité spécifiquement humaine

Le travail est une activité physique et ou intellectuelle accompli en vue de


devenir utile par le travail, l’homme possède à la transformation de la nature
son épanouissement ce n’est pas une transformation quelconque. Auguste
Conte « la modification utile du milieu extérieur opéré par l’homme » Système
de philosophie positive. Ainsi, le travail est le moyen par lequel l’homme
imprime sa marque sur son environnement, de cette manière le travail apparaît
comme une activité purement humaine. En effet, grâce à l’intervention des
instruments le travail se distingue de la simple transformation de la nature,
opéré par les animaux ou les éléments naturels. Car bien avant de passer à
l’action, l’homme réfléchir à la manière d’aborder cette action. De plus, le
perfectionnement des outils démontre aisément que le travail est humain.
28
C’est d’ailleurs pourquoi nous assistons à une différence entre le travail d’une
époque à une autre. Dès lors quel est son l’impact sur le bonheur humain ?

2- Impact du travail dans la quête du bonheur


a- Le travail, une activité aliénante

Dire du travail qu’il est une activité aliénante c’est mettre en exergue sa
valeur négative, l’origine sémantique et religieuse du terme travail nous situe à
ce niveau. En effet tiré du latin tripalium qui est un instrument de torture, il est
considéré comme avilissant, de plus la tradition judéo chrétienne voit dans le
travail une punition qui sanctionne le péché originel « tu mangeras à la sueur
de ton front ». Cette parole divine et l’étymologie du mot nous font penser
qu’à l’origine le travail n’est pas destiné à l’homme ce qui sans doute explique
que dans l’antiquité grec seul les esclaves sont appelés à travailler en
effectuant des tâches manuelles. C’est ce qui pousse sans doute Aristote à
affirmer « il est beau de ne pratiquer aucun métier » pour dire que l’homme
libre et digne ne doit pratiquer une activité pénible car cela est dégradant et
avilissant.

De plus à notre époque, le travail tel qu’il est pratiqué dans le système
capitaliste réduit l’homme à une simple machine sans conscience. Il devient un
automate étranger à sa propre personne car en plus de l’exploitation dont il est
objet l’homme perd son humant et son essence. C’est pourquoi Karl Marx
parlant du travail tel que pratiqué dans le système capitaliste affirme ceci : « la
liberté commence là où cesse le travail » En somme, le travail se présente par
son caractère aliénante. Cependant n’est-il pas nécessaire à l’homme ?

b- Le travail, une activité libératrice

Le travail est une activité pourvoyeuse de revenu qui permet de subvenir


aux besoins de l’Homme. En effet, par le travail, l’homme a des acquis au
niveau financier, physique et même moral. Il se transforme la nature et ainsi
assoie son hégémonie sur la nature, c’est ainsi qu’il ne craint plus cette nature
car il arrive à la modifier à sa guise. Auguste Conte pour montrer les bénéfices
qu’il y’a à travailler définis le travail comme suit : « le travail est la
modification utile du milieu extérieur opéré par l’homme ». En outre, cette
activité humaine est libératrice dans la mesure où elle valorise l’Homme
socialement. Cela s’explique par le faite que le non travailleur est considéré
comme un parasite incapable de s’assumer.

Aussi, celui qui s’adonne à un travail acquiert par la même occasion la


capacité de s’autodéterminé, de prendre son indépendance. C’est pourquoi
Bernard B. Dadié exhorte l’enfant africain au travail : « le travail, après le

29
travail l’indépendance mon enfant n’être à la charge de personne tel doit être
la devise de votre génération »

B- BONHEUR ET TECHNIQUE

Dérivé du grecque ‘’technê’’ qui désigne une habilité à la technique est


avant tout un savoir faire. De nos jours, parlé de la technique c’est faire
référence à l’application pratique de la science.

Quel est alors l’impact de cette activité humaine sur la vie de l’individu ?

1- la technique, un danger pour l’humanité

La technique est une activité dont les conséquences souvent néfaste


peuvent conduire à la destruction de l’humanité. En effet, la prolifération des
conflits dus à l’amélioration des armes à destruction massive sont les effets du
perfectionnement de l’Homme. De plus l’humanité vit dans la crainte d’une
guerre bactériologique alors qu’il à lui-même finance la création de ces armes
de plus en plus performante. La grande industrialisation du monde a favorisé la
dénaturation et épuisement des ressources énergétique de la planète. La
dégradation de la couche d’ozone, le réchauffement climatique, l’avancé du
désert sont autant d’effets perverses de l’emprise de l’Homme sur la nature.
Face à ce constat, François Jacob ne peut se retenir de dire : « les innovations
non contrôlés de la technique ont favorisé les gènes de destruction de
l’humanité » cela signifie que les conséquences de la très grande emprise de
l’Homme sur la nature présente un risque accru de destruction de l’humanité.
Par ailleurs, la technique entraîne un recul moral dans la mesure où les
objectifs censés nous servir font de nous des esclaves dépendant de leur
présence si bien que le manque de ces objets rendent l’individu désemparé et
angoissé et que dire de l’état de paresse dans lequel les objets techniques
mettent l’homme. C’est sans doute pourquoi Jean Jacques Rousseau affirme :
« nos âmes se sont corrompus à mesure que nos arts et nos sciences se sont
avancés à la perfection. »

En somme au plan physique et moral, la technique se présente pour l’homme


comme une véritable source de danger qu’il faut craindre. Cependant ne
regarder que les aspects négatifs de la technique n’est-ce pas la limite.
Autrement dit la technique n’est-elle pas nécessaire pour l’homme ?

30
2- la technique, une activité nécessaire

La technique intervient dans tous les domaines de la vie de l’homme. Au


plan physique, l’homme qui est dépourvu de capacité naturelle devient le
mieux armé dans la nature si bien que cette nature qui lui était étrangère et
effrayante devient un objet qu’il peut façonner à sa guise. Johannes Paul Tillich
n’a pas tord de dire : « grâce à la technique l’homme remporte chaque jour
une victoire sur la nature » Théologie de la culture.

Pour lui, en effet en inventant des outils et des instruments l’homme en plus
d’assurer sa survie imprime sa marque sur cette nature comme s’il en était le
« maître et possesseur »

En outre, grâce à la technique l’espérance de vie de l’homme s’est accrue


car la technique et la science ont permis la découverte de remède à des
maladies jusqu’ici considéré comme incurable.

En plus grâce à la technique le quotidien de l’homme est de plus en plus facile


tel les moyens de communications téléphone, les machines électroménagers
tel que les micro-ondes ; les machines à laver, les fours, voiture.

En définitive la technique est présente à tous les instants de l’existence


humaine.

C- L’art et le bonheur
1- L’art une activité inutile

Le sens commun considère l’art comme une production inutile et futile. En


ce sens que cette activité ne contribue pas à la réalisation concrète, la
résolution des problèmes de l’homme. Cette conception est justifiée de nos
jours dans la mesure où les prouesses technoscientifiques peuvent sortir
l’homme de la misère. Ce qui n’est pas le cas des œuvres artistiques qui sont
faites par la contemplation. De plus, ces œuvres possèdent un langage
particulier que seul l’artiste peut comprendre, c’est d’ailleurs pourquoi cette
activité ne rencontre pas l’approbation de Platon. Selon lui, l’art nous éloigne
de la vérité car il est incapable de saisir le sens de la chose en particulier celle
de la nature. Il écrit : « l’art d’imiter est bien éloigne du vrai » autrement dit
l’imitation que l’artiste fait de la nature ne saisi que les apparences. Bien plus
le travail artistique reste un travail libéral c'est-à-dire qu’il revient à son
concepteur de lui donner un sens. Ainsi donc la vérité dans l’art n’est que
subjective. Sigmund Freud à ce propos affirme : « les œuvres d’art étaient des
satisfactions imaginaires de désir inconscient ». Pour dire que l’art repose sur
une vérité propre à l’individu.

31
En somme, l’art est considéré comme une activité futile faite uniquement
pour la distraction. Cependant bien que l’art soit contesté ne joue t’-il pas un
rôle capitale dans l’existence humaines ?

2- L’art, une contribution au bonheur

Contrairement à ce que l’on pense l’art est une activité très utile à l’homme.

En effet en tant que production, l’œuvre d’art met en exergue la capacité de


l’homme à pousser très loin sa réflexion. L’art prouve que l’homme est un être
raisonnable doué de la grandeur d’esprit c’est ce qui ressort des propos de
Hegel lorsqu’il écrit : «l’art a une forme particulière sous laquelle l’esprit se
manifeste ». autrement dit, l’art est un moyen, l’un des plus élevé par lequel
l’homme s’arrache à la nature et réalise son humanité. En outre, l’art est un
outil de communication dont le langage véhicule un message. L’artiste est la
voix du peuple : la voix des sans voix comme le dit Aimé Césaire. Le langage
artistique met au jour tout ce qui est caché. Ce dévoilement permet de corriger
les tares de la société. Plus, l’œuvre d’art n’assure une santé écologique et
financière car elle permet de réguler l’appareil psychologique de l’homme en
évacuant le trop plein d’émotion et de désir qui pourrait saturer cet appareil.
Santé financière car les retombés des œuvres artistiques peuvent aidés à
combler les besoins matériel de l’homme.

Au total, l’art est une activité lucrative utile au bonheur matériel et spirituel
de l’homme alors convenons avec Nietzsche : « l’art et rien que l’art ! C’est lui
qui nous permet de vivre ; qui ne persuade de vivre, qui me stimule à vivre »
Humain trop humain.

D- Imagination et bonheur

L’imagination est perçue comme la capacité que l’on a de se représenter des


objets déjà créés eu son absence. (Imagination reproductrice), elle est
également la capacité d’inventer ou de créer des objets qui n’ont aucune
référence dans la réalité (imagination créative).

1- La conception négative de l’imagination

L’imagination en tant que capacité de représentation est loin d’être insensée


dans l’existence humaine. Elle est vue comme l’apparence en lieu et place de la
réalité. Ainsi, pour Platon en passant par Descartes, l’imagination est vue
comme une activité péjorative car elle ne conduit pas à la vérité. Selon eux,
l’imagination déforme les images de notre perception et nous plonge ainsi dans
l’illusion. C’est pourquoi Blaise Pascal dans Pensé écrit ceci : « l’imagination

32
grossit les objets jusqu'à en rempli notre âme par une estimation
fantastique ».

En outre, l’imagination constitue un adversaire à la raison autrement dit, elle


est un ennemi de la raison car elle ne conduit pas à la vérité. Cette vérité que
recherche la raison. C’est pourquoi avec Descartes, l’imagination est source
d’erreur et de fausseté. Cependant n’est-elle pas bénéfique à l’homme.

2- La fonction positive de l’imagination

Même si l’imagination a subi une critique acerbe de la part de certains


penseurs, force est de reconnaître son rôle capitale dans l’existence humaine.
En effet, l’imagination concrétise la grandeur de la pensée humaine, la capacité
qu’à l’homme de se projeter. Elle, est même au fondement de toute activité
humaine. Tel la technique, le travail, l’art…

C’est cette capacité de se projeter qui a donné naissance à ses activités qui font
le bonheur de l’homme. Elle permet également à l’homme de se libérer des
contraintes existentielles et créer un monde où tout est beau un monde
paradisiaque. Gaston Bachelard dans l’air et les songes écrit ceci : « par
l’imagination nous abandonnons les cours ordinaires des choses(…) imaginer,
c’est s’absenter, c’est s’élancer vers une vie nouvelle ».

III- LE PROGRES, COMME FACTEUR DE DEVELOPPEMENT ET DE BIEN ÊTRE

Le progrès et le développement sont si attaché qu’on les confond le plus


souvent.

Le progrès est le facteur de bien être, dans la mesure où il est perçu comme un
perfectionnement constant. L’histoire de l’humanité nous montre en effet les
améliorations qui ont cours. Aujourd’hui, le progrès dans sa dimension
matérielle offre un véritable pouvoir qui a permit à l’Homme de se poser
comme ‘’maître et processeur de la nature’’ selon René Descartes. De plus, les
conditions de vie se sont grandement améliorées si bien que l’Homme éprouve
la grande liberté vis-à-vis des choses de la nature.

IV- LE PROGRES, OBSTACLE AU BONHEUR DE L’HOMME

Le progrès si voulu par l’ensemble de l’humanité, se trouve être incapable


de donner un bonheur total à l’homme.

En effet, le bonheur est plus étendu, plus intense que le bien être matériel
qu’assure le progrès. Être heureux, c’est éprouver une bonne conscience si
bien que l’on soit pleinement satisfaire. Pour Emmanuel Kant « le bonheur est
33
la satisfaction de toute nos inclinaisons, tant en extension c'est-à-dire en
multiplicité et en intensité c'est-à-dire en degrés et en proportion c'est-à-dire
en durée »critique de la raison pure.

Cette définition du bonheur montre clairement que le bonheur est


indéterminé voir inaccessible. Ce qui montre l’incapacité du progrès à rendre
l’homme véritablement heureux.

De plus, le progrès en particulier le progrès technique à des inconvénients


qui mettent en péril la vie humaine les gaz à effets de serres détruit la couche
d’ozone. La déforestation pousse l’avancé du désert, le réchauffement
climatique qui crée la fonde des glaciers. Ensuite plus l’évolution est en marche
dans une civilisation que celle-ci devient encore plus décadente c'est-à-dire que
le progrès entraîne ce recul de la morale si bien que nos sociétés sans le siège
de l’exploitation de l’homme par l’homme. Aussi, Jean Jacques Rousseau n’a
pas tord de dire dans Discours sur sciences et les Arts : « nous âmes ne sont
corrompus à mesure que nos sciences et nos arts ce sont avancée à la
perfection ».

CONCLUSION

En somme retenons qu’en tant que marche en avant, accroissement de bien


le progrès et le développement sont des instruments de bonheur. Néanmoins,
le caractère indéterminé du bonheur et les inconvénients du progrès rendent
difficile l’atteinte de ce idéal, aussi il faut moraliser le progrès c'est-à-dire au
progrès matériel y ajouter un progrès spirituel pour qu’il ait véritable bonheur.

En définitive, le but essentiel de l’activité humaine est de procurer un bonheur


total, même si celui-ci se trouve être difficile à atteindre à cause de la nature
insatisfaite de l’homme.

Ainsi donc, il revient à l’homme de savoir contrôlé ses désirs pour que son
bonheur soit total.

34
COMPETENCE IV : TRAITER UNE SITUATION
RELATIVE AUX CONDITIONS
DE LA CONNAISSANCE
THEME : les conditions de possibilités de la vérité.

LECON 1 : LANGAGE ET VERITE ?

OBJECTIF : Montrer la relativité de la vérité

NOTIONS: la vérité, le langage, la communication

INTRODUCTION

En philosophie , il y a une exigence absolu de recherche de la


vérité . C’est cela qu’exprime Fichte ( 1762-1814 ) : « le monde dut –il se
briser , la vérité doit-être sue » . Mais si nous devons chercher la vérité a
tout pris par quoi devons nous la reconnaitre ? Comment la vérité peut-
elle être sue si elle n’est exprimer ni communiquer ? Tout langages, toute
communications vise t-ils la vérité ?

I/ APPROCHES DEFINITIONNELLES

A/ LA VERITE ET SES CRITERES

1-La vérité comme adéquation entre la pensée et le réel

La valeur vraie ou fausse ne peut être telle en dehors du jugement. Autrement


dit, la réalité ne peut pas être jugée vraie, mais c’est le jugement que l’on porte
sur cette réalité qui peut être dire de vrai ou faux. La vérité devient donc la
conformité, l’accord ou l’adéquation d’une pensée ou d’une idée avec l’objet
ou le réel dans sa LETTRE A MERSENNE, 16 Octobre 1839, RENE DESCARTES
saisir la vérité comme un jugement qui « dénote de la conformité de la pensée
avec l’objet. ». La connaissance devient alors une communication parfaite entre
la pensée et l’objet. Dans ce cas, qu’en est-il de l’évidence ?

2-L’évidence comme critère de vérité (évidence, c’est la vérité qui s’impose à


l’esprit)

Certains philosophes rationalistes à l’instar de BARUCH SPINOZA et RENE


DESCARTES estiment que le jugement vrai se reconnait par son évidence.
L’évidence étant la vérité qui s’impose elle-même à l’esprit. Pour RENE
DESCARTES, l’expérience n’est pas une source fiable de la vérité, car nos sens
35
nous trompent quelques fois. C’est pourquoi, dans son DISCOURS DE LA
METHODE, il recommande de se méfier de l’évidence sensible et de se fier
seulement à l’évidence rationnelle. DESCARTES pense que le vrai est ce qui
apparait de façon claire et distincte à mon esprit. Il écrit à cet effet dans
DISCOURS DE LA METHODE, cette règle générale conduisant à la vérité : « je
jugeai que je pouvais prendre pour règle générale que les choses que nous
concevons fort clairement et distinctement sont toutes vraies. » L’évidence
consiste alors à juger vrai seulement les idées ou les choses qui apparaissent de
façon claire et distincte. En se méfiant des opinions reçues, pour lui, on ne peut
admettre de vrai que des idées dont on ne peut douter, comme par exemple,
« le COGITO ». DESCARTES recommande aussi d’éviter soigneusement la
précipitation et l’anticipation.

Si la raison peut nous convaincre de la vérité d’une chose ou d’un jugement,


c'est-à-dire que l’homme a préalablement en lui une idée du vrai. RENE
DESCARTES confirme cette conception de la vérité : « On a bien des moyens
pour examiner une balance avant que de s’en servir, mais on en aurait point
pour apprendre ce qu’est la vérité, si on ne la connaissait de nature. » Cela
pour dire que l’homme a naturellement une idée de vrai lui permettant de
distinguer le vrai et le faux.

Cette conception de la vérité est développée par SPINOZA. Ici pour découvrir la
vérité, il n’est point besoin de recourir à d’autres critères ou marque de la
vérité qu’à l’idée vraie elle-même. Ainsi, écrit-il dans une LETTRE ALBERT
BURGH, cette vérité : « Le vrai est à lui-même sa marque et il est aussi celle du
faux. » La conception spinoziste de la vérité montre que l’homme a à priori
l’idée vraie et c’est à partir de cette idée qu’il juge de faux et de vérité.

En vérité, l’évidence est reconnue par DESCARTES comme critère de vérité.


Cependant, cela semble difficile à admettre dans la mesure ou on risque de
prendre des préjugés pour le faux ou la vraisemblance pour le vrai ou pour le
faux selon que cela nous apparait ou pas. C’est dire que l’évidence n’est pas le
seul critère de la vérité. On peut évoquer également l’utilité.

3-L’utilité, un critère de vérité

Dans le pragmatisme du philosophe américain WILLIAM JAMES, l’utilité ou le


succès constitue la marque de la vérité. L’idée vraie est celle qui est utile à
l’acte ou avantageuse pour moi. Selon les propos de WILLIAM JAMES, « Le vrai
consiste simplement à ce qui est avantageux (…) à peu près de n’importe
quelle manière. » son ouvrage LE PRAGMATISME. Avec cette philosophie de la

36
vérité, cesse d’être une valeur morale ou rationnelle, la vérité d’une idée
vérifiée dans la pratique. En ce sens, le vrai est ce qui paye le mieux ou ce qui
est profitable. Ainsi, la vérité apparait comme une valeur pratique et chaque
homme retient pour vrai ce qui est utile pour ses actions.

En clair, on peut dire qu’il n y a donc point de vérité mais des vérités. La vérité
devient alors difficile à cerner, dans la mesure où, ce qui est utile pour moi à un
moment donné peut ne plus être dans d’autres circonstances. Une telle
conception de la vérité peut-elle rendre la vie meilleure ? Cette vie où les
hommes recherchent de plus en plus le consensus ou l’unanimité.

4-L’unanimité comme critère de vérité

On considère généralement que la vérité est ce qui fait l’accord de tous les
esprits, c'est-à-dire l’unanimité. Ce qui signifie qu’il n’y a de vérité que ce qui
est reconnu telle par le grand nombre (majorité). On dire communément qu’il
est difficile à plusieurs de se tromper sur la même chose. Toutefois, une
opinion largement partagée n’est pas nécessairement vraie. PLATON disait
justement que : « La foule n’a pas raison » C'est-à-dire une seule personne
peut avoir raison contre toutes simplement. Socrate par exemple avait raison
contrairement aux athéniens qui l’ont accusé, condamné et tué.

On constate qu’il y a plusieurs critères de vérité de même que plusieurs


assertions. En ce sens, on peut raisonnement parlé de la relativité de la vérité.

B/ COMMUNICATION ET LANGAGE

La communication se définit comme l’action de transmettre un message


ou un signale . Quand au langage , c’est une faculté ou une aptitude a
construire un système de signe . Dans le but de transmettre un message.

Qu’est que la langue ?

C’est un instrument de communication propre a une communauté


humaine . Elle est susceptible d’être bien ou mal traduite dans une autre
langue . On voit donc clairement que le langage est un aspect de la
communication qui l’englobe on peut communiquer par le langage comme
par d’autre moyens ( les signaux ) .

II/ RAPPORT VERITE-LANGAGE ET LA COMMUNICATION

A/ LES FONCTIONS DU LANGAGE

37
-LA FONCTION INFORMATIVE

La 1ère fonction du langage , celle de la communication de


l’information est accompli en formulant affirmativement ou négativement
une ou des propositions. Le langage informatif vise la vérité, mais il peut
déboucher sur le faux. Le langage en cette fonction sert à décrire le monde et
peut parvenir à une description fausse.

Exemple : la terre est carrée.

-LA FONCTION EXPRESSIVE DU LANGAGE

Par la fonction expressive, l’on cherche à émouvoir. L’expression de la


tristesse, par exemple est un élément de cette fonction du langage. Exemple :
c’est dommage ! Bon Dieu ! Ici, les énoncés ne sont ni vrai ni faux car le but en
général d’un énoncé du langage expressif n’est pas de nous apporter des
informations sur des évènements.

-LA FONCTION DIRECTIVE DU LANGAGE

Par la fonction directive, le langage sert à causer une action ou à


l’empêcher. Les exemples les plus éloquents en la matière sont les commandes
ou ordres. Une commande n’est ni vraie ni fausse.

Exemple : « Fermez la porte »

En ordonnant « fermez la porte », je ne vise pas la vérité de l’énoncé. Je


m’intéresse à causer chez mon auditeur une certaine action.

-LA FONCTION PERFORMATIVE

Elle permet au locuteur d’accomplir une action par le fait même de


l’usage de certains mots de ce langage.

Exemple : « La séance est ouverte » ; « Je te bénis »

Dans le cas du langage performatif, l’état de chose décrit est toujours le cas,
c'est-à-dire que tous les énoncés performatifs sont toujours vrais te jamais
faux.

B/ COMMUNICATION ANIMALE ET LANGAGE HUMAIN

1-Caractéristiques du langage humain

Le langage désigne la faculté qu’à l’homme de pouvoir communiquer ses idées,


ses émotions, ses sentiments, ses sensations au moyen de la langue ou par des
symboles. C'est-à-dire, par des signes, par la parole, par des gestes. C’est donc
un système de signe et de langage qui servent à la communication dans une
38
société donnée. Dans cette perspective, le langage comprend deux éléments
principaux : la langue et la parole. Le langage est naturel à l’homme selon
HENRY BERGSON : « Chaque mot de notre langue a donc beau être
conventionnel, le langage n’est pas une convention, et il est aussi naturel de
parler que de marcher. » LA PENSEE ET LE MOUVANT. L’homme est donc
disposé naturellement à pouvoir parler.

La langue peut donc s’entendre comme un ensemble de signes conventionnels


propre à une société donnée, par exemple : Français, Allemand, etc. Elle sert à
communiquer et permet de transmettre des connaissances. EMILE BERVENISTE
dans son ouvrage PROBLEME DE LINGUISTIQUE GENERALE, affirme que la
langue est toujours liée à une société donnée : « Le langage se réalise toujours
dans une langue, dans une structure linguistique définie et particulière,
inséparable d’une société définie et particulière. » Quant à la parole, elle
désigne l’aspect individuel et personnel du langage. C’est l’actualisation ou la
manifestation d’une langue donnée dans les mots et à travers les mots.

Le langage s’applique sur des éléments tels que les signes, la communication, la
parole.

2-Le langage, une particularité humaine

Il y a plusieurs formes de communications, la communication vocale, gestuelle,


par symboles, par écrits… Toutes ces formes de communications montrent que
la communication dépasse le seul cadre de la parole. Toute communication vise
à transmettre un message. En effet, lorsqu’on s’exprime, c’est pour signifier
quelque chose, ce qui implique l’usage des signes. En ce sens, on peut définir le
langage comme l’aptitude à inventer les signes et les symboles linguistiques.
Parler, c’est donc émettre des sons articulés et sensés ; cela consiste à exprimer
ses sentiments, ses émotions, etc. En ce sens, peut-on rigoureusement parler
de l’animal ?

Le comportement de certains animaux fait pensée à un langage animal.


Toutefois, les recherches menées par KARL VON FRISCH sur les abeilles nous
autorisent à parler d’une communication animale et non d’un langage animal
au même titre que le notre. En effet, ses travaux montrent que ces abeilles se
livrent des messages à travers des différentes formes de danses. C’est le cas
des abeilles qui reviennent d’une recherche ou d’une expédition qui exprime
les autres sur la découverte d’un butin et sur la distance qui sépare l’essaim de
la ruche. C’est pourquoi, KARL VON FRISCH soutient que les abeilles arrivent à
communiquer entre elles. Il écrit que : « Tout amis attentifs des abeilles
s’aperçoivent qu’elles doivent avoir un moyen de communication entre
elles. » Cela amène certains à croire que les animaux ont un langage, mieux
39
qu’ils parlent. Mais la communication animale est amputée des caractéristiques
du langage humain. C’est une attitude anthropomorphique que d’attribuer le
comportement humain aux animaux, même les facultés telles le langage. Le
langage humain fait appel à un appareil vocal. Il est caractérisé par le dialogue.

Le sens des signes est polysémique. Il semble que c’est la mauvaise traduction
du mot MOKUSATSU qui serait à la base du bombardement de Hiroshima et
Nagasaki. Chez l’animal, le signe est statique et lié à une réalité. La langue
humaine est culturelle voire conventionnelle, c'est-à-dire, qu’elle s’acquiert par
apprentissage. Alors, l’utilisation des signes chez l’animal est inné, instinctif. La
langue étant culturelle, elle évolue et s’enrichit à mesure que de nouvelles
choses sont crées ou inventés.

Au total, le langage est le propre de l’homme, car il désigne l’expression de la


pensée. C’est d’ailleurs ce qui fait la différence entre les hommes et les bêtes,
d’après les rationalistes tels que RENE DESCARTES.

III/ LE LANGAGE COMME MOYEN FIDELE D’EXPRESSION DE LA VERITE DE LA


PENSEE

Si parler consiste essentiellement à émettre des pensées, nous pouvons


alors dire que le langage exprime fidèlement la vérité de notre vie intérieure.

Le langage fait ainsi passer la pensée de l’état d’anonymat à l’état d’objectivité.


C’est ce qu’exprime HEGEL en ces termes : « Le mot donne à la pensée son
existence la plus haute et la plus vraie. » Pour HEGEL, le langage ne trahit
point la pensée. Il exprime au contraire sa vérité. En d’autres termes, la vérité
ne se révèle que dans le discours.

Le discours qui dévoile notre intériorité dans sa totalité ne véhicule rien d’autre
que sa vérité. On pourrait même dire que le langage n’est qu’une simple
reproduction de la vérité de notre pensée. C’est pourquoi, selon BOILEAU,
« Tout ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire
viennent aisément. ». Mais dans ce transfert de la pensée fait par le langage,
n’y a-t-il pas des pertes en cours de route ? Autrement dit, n’y a-t-il pas
inadéquation entre le langage et la vérité de notre pensée ?

IV/ LES LIMITES DU LANGAGE

40
Dans son œuvre ESSAI SUR LES DONNEES IMMEDIATES DE LA
CONSCIENCE, HENRI BERGSON montre que le langage a un caractère objectif et
impersonnel. Mais aussi paradoxal que cela puis paraitre, cet instrument
marqué du sceau de l’objectivité a pour fonction la traduction des états d’âme
qui eux sont singulier et subjectif.

Le langage est insuffisant à exprimer de façon complète ce que la pensée


a d’authentique et d’originale. HENRI BERGSON peut donc dire que : « Nous
échouons à traduire entièrement ce que notre âme ressent. La pensée
demeure incommensurable avec le langage. » Si le langage demeure
incommensurable avec la pensée, son aspiration à traduire la vérité de cette
dernière ne peut être que limité.

CONCLUSION

L’homme est un être qui pense et ses pensées, il les communique par le canal
du langage. On pourrait alors dire que le langage n’a d’autre fonction que la
traduction fidèle de la vérité, de la pensée. Or, la pensée est toujours plus
riche, plus profonde que le langage.

Les difficultés de celui-ci à exprimer la vérité de la pensée apparaissent alors au


grand jour. C’est pourquoi, nous devons reconnaitre que si le langage à pour
fonction la traduction de la vérité de la pensée, il ne le fait pas toujours
fidèlement. Dès lors, elles nous permettent de résoudre aisément le problème
de la vérité.

Leçon 2 : La Connaissance Scientifique


41
Objectif : Montrer les limites du discours scientifique.

INTRODUCTION

Les sciences font des découvertes à travers la découverte de la nature avec


leurs méthodes efficaces et efficiences. Les sciences peuvent être considérées à
tort ou à raison comme les seuls disciplines à même de découvrir la vérité.
Pourquoi dit-on que des sciences qu’elles sont plus aptes à découvrir la vérité ?
Ne secrètent- elles pas aussi des vérités relatives ? La vérité scientifique
est-elle absolue ?

I-LES CARACTERISTIQUES DU DISCOURS SCIENTIFIQUE

A-LES CONCEPTIONS DE VERITE ET LES FORMES DE CONNAISSANCES REMISE


EN CAUSE PAR LE DISCOURS SCIENTIFIQUE

a/ LES CONCEPTIONS DE VERITE

1-L’acception (sens) scientifique de la vérité

La science désigne une forme de connaissance méthodique rationnelle,


objective basée sur l’observation et dont les résultats sont utilisables. On
rencontre plusieurs groupes de sciences : les sciences expérimentales, les
sciences humaines et les sciences formelles. En science est vrai ce qui est non
contradictoire, c'est-à-dire, qu’une proposition vraie ne dit pas une chose et
son contraire. C’est le cas de la vérité formelle qu’on rencontre dans les
sciences formelles (logique et mathématiques). Leur vérité se construit sur le
model d’un syllogisme. C’est donc l’accord de l’esprit avec ses propres règles.
Ici, on tient seulement compte de la validité du raisonnement, c'est-à-dire, la
forme du discours et non de la vérité matérielle. Cette vérité ne satisfait pas
toutes les sciences, car une proposition peut être formellement vraie, c'est-à-
dire, être applicable à la réalité. La vérité scientifique apparait alors comme
l’adaptation de la vérité formelle conçue par pur raisonnement à la vérité
matérielle. C’est en cela que GASTON BACHELARD, estime que « Le monde est
moins notre représentation que notre vérification. » Pour dire que la vérité
issue du monde scientifique n’est rien d’autres qu’une vérité prouvée,
construite. Si toutes les vérités doivent être vérifiées, peut-on parler de vérité
religieuse ?

42
2-L’acception religieuse de la vérité

Les religions révélées font de la vérité un absolu, une révélation. Elle se


présente comme étant une et éternelle. Dans le christianisme par exemple, la
vérité se confond avec Dieu. En témoigne ces propos de Jésus Christ : « Je suis
le chemin, la vérité et la vie. » tiré de la Bible. Pour y accéder, il faut qu’il soit
accordé par la foi et par le degré de notre croyance.

Cependant, le caractère absolu et indiscutable de cette vérité pouvant conduire


au fanatisme a fait objet de critique de la part de certains philosophes.

b/ LES FORMES DE CONNAISSANCES REMISE EN CAUSE PAR LE DISCOURS


SCIENTIFIQUE

1-Les connaissances communes

Le sens commun considère généralement comme vrai, une opinion transmise


par celui qui mérite le respect, ou une croyance léguée par une génération
antérieure. Cette forme n’admet pas la remise en cause (le doute), encore
moins le questionnement. C’est pourquoi les scientifiques la considèrent
comme obstacle à surmonter sur la voie de la construction de la vérité
scientifique. C’est ainsi que, l’épistémologue Gaston BACHELARD s’insurge
contre l’opinion : « La science dans son besoin d’achèvement comme dans son
principe s’oppose absolument à l’opinion. » L’opinion serait source d’erreur et
de fausseté.

2-Les connaissances métaphysiques

L’objet métaphysique s’articule autour de Dieu, l’âme, l’être en soi ou l’être en


tant qu’être étudié aussi par l’anthologie. Ces objets sont immatériels ; ils ne
peuvent être connus que par intuition métaphysique ou par pure
raisonnement. La métaphysique étudie l’être en soi au détriment des
apparences (expériences). Cependant Emmanuel KANT considère que la
métaphysique est le domaine de toutes contradictions. Un domaine ou l’on
peut démontrer une thèse et son contraire sans satisfaction. On comprend
pourquoi dans la CRITIQUE DE LA RAISON PURE, KANT soutient que la
métaphysique « est le lieu de combat sans fin ». Pour ce philosophe, la raison
est incapable de connaitre les choses en soi. Elle doit donc se contenter des
phénomènes au lieu de se perdre dans les raisonnements métaphysiques. Ansi,
les connaissances métaphysiques sont considérées par certains esprits
scientifiques, à l’instar d’Auguste COMTE comme toutes formes de
connaissance caduque.

43
B-LA SPECIFICITE DU DISCOURS SCIENTIFIQUE

La connaissance scientifique est fondamentalement remise en cause. On dit de


l’esprit scientifique qu’il est polémique, c'est-à-dire, la connaissance
scientifique se conçoit par la remise en cause de connaissance commune et
subjective. Elle est par nature objective, c'est-à-dire, le scientifique ne se sert
point de préjugé encore moins de ses sentiments pour étudier les faits. Il le
rend plutôt en contact direct avec l’objet, les faits afin d’en dévoiler la vérité.
GASTON BACHELARD écrit dans LA FORMATION DE L’ESPRIT SCIENTIFIQUE que
la science évolue en surmontant des obstacles ou en s’opposant des
connaissances ou vérités admises : « On connait une connaissance antérieure
en détruisant des connaissances mal faites ; en surmontant ce qui, dans
l’esprit même, fait obstacle à la spiritualisation. »

En dehors des sciences formelles et les sciences de l’homme, les sciences


expérimentales s’appuient sur l’expérience ou l’expérimentation et sur la
méthode expérimentale.

II-LA CREDIBILITE DE LA DEMARCHE SCIENTIFIQUE

A/ LA VERITE DANS LES SCIENCES FORMELLES

Les sciences formelles désignent des domaines scientifiques ou la vérité tient


seulement compte de la forme du discours. Il s’agit notamment des
mathématiques et de la logique. Les sciences formelles procèdent de façon
déductive ou par des raisonnements déductifs qui prennent seulement appui
sur des hypothèses des vérités établies ou admises comme vraies et qui n’ont
pas besoin d’être démontré : axiomes et postulats. Ces sciences sont donc un
modèle de vérité dans la mesure où la vérité est liée à la forme du discours, le
contenu matériel est sans importance.

En effet, l’esprit élabore ses propres règles et ses règles sont coordonnées pour
découvrir la vérité par la démonstration ou par le raisonnement. Ainsi, la vérité
formelle ne souffre d’aucune contestation, car la démarche mis en œuvre par
la raison (hypothèse, axiomes, postulats, etc.) permet d’aboutir
nécessairement au résultat obtenu ou à la conclusion. C’est l’exemple du
syllogisme d’Aristote sur Socrate : « Tous les hommes sont mortels or Socrate
est un homme donc Socrate est mortel. » Le raisonnement déductif est aussi
en vigueur en mathématique : A, B, C, A//B, B//C sont parallèles. C’est l’usage
du raisonnement en mathématique et des calcules en logique qui fait dit à
Bertrand RUSSELL dans l’INTRODUCTION A LA PHILOSOPHIE MATHEMATIQUE,
que mathématique et logique sont devenues identiques : « La mathématique
est devenue plus logique et la logique est devenue plus mathématique. »

44
De même les mathématiques se définissent comme la science des nombres et
de la figure. Elle comporte deux branches principales : la géométrie (étude de
l’ordre et de la mesure) et l’arithmétique (calcule) ; la mathématique procède
également par raisonnement déductif et cohérent pour aboutir à des résultats
vrais et apodictiques.

A vrai dire, la vérité dans les sciences formelles est fondée sur le raisonnement,
la cohérence interne du discours, la rigueur de la démonstration, la non
contradiction et l’accord de la raison avec ses propres règles. En un mot, la
science formelle ne tient pas compte de l’expérience. C’est en cela qu’elle
diffère des sciences expérimentales.

B/LA VERITE DANS LES SCIENCES EXPERIMENTALES

1-Théorie et expérience dans la formation de la vérité scientifique

Les sciences expérimentales désignent les disciplines scientifiques ou la vérité


doit être prouvée à partir de l’expérience ou l’expérimentation. Il s’agit de la
médecine, la chimie, la biologie, etc. Dans ces sciences, les sens jouent un très
grand rôle, c’est pourquoi, les empiristes en ont conclure à la possibilité d’une
connaissance élaboré à partir des sens ou de l’expérience. L’expérience renvoie
au monde sensible, c’est donc un retour à la réalité et c’est ce qui fonde
l’empirisme qui stipule que le fondement de toutes nos connaissances est
l’expérience et les sens. Cette doctrine est soutenue par JOHN LOCKE, DAVID
HUME. Toutefois, certains idéalistes ou rationalistes soutiennent que nos sens
nous trompent. Pour l’idéalisme, la vérité ne se trouve pas dans le monde
sensible ou par expérience, car ce monde est soumis à un perpétuel
changement d’après Héraclite d’Ephèse.

La théorie désigne ici une conception idéelle à laquelle il ne correspond


aucune réalité. Autrement dit, La théorie, c’est ce qui est abstrait, ce qui est
coupé de la pratique. La pratique par contre, c’est le concret, c’est l’expérience,
c’est ce qui relève de la sensation. C’est pourquoi, les rationalistes pensent que
nos connaissances dérivent essentiellement de la raison. Chez RENE
DESCARTES, la raison désigne la faculté ou « la puissance de bien juger et
distinguer le vrai et la faux. » Quoi qu’en disent les rationalistes, l’origine
rationnelle de la connaissance semble contestable du point de vue scientifique,
la théorie est une synthèse englobant des lois particulières (la théorie de la
gravitation) englobe la loi de la chute des corps. Elle est destinée à rendre
compte des données de l’expérience. KARL POPPER dans le but d’expliquer ce
qu’est la théorie scientifique écrit dans UNIVERS IRRESOLU, PLAIDOYER POUR
L’INDETERMINISME ceci : « Je conçois les théories scientifiques comme autant

45
d’invention humaine. Comme des filets créent par nous et destinés à capturer
le monde … Ce que nous recherchons, c’est la vérité. »

Mais les théories scientifiques nous conduisent – elles par leurs rigueurs à la
vérité absolue ?

De l’avis de Karl Popper , la réponse est négative , selon lui , la


science procède par conjecture et réfutation . La discussion scientifique
part d’un problème P1 qu’on essaie de résoudre par la reformulation
d’une théorie provisoire TP . Cette théorie est ensuite soumise à la critique
afin d’éliminer l’erreur , on abouti ainsi à une théorie TP2 . Mais la quête
est inachevée. Ainsi les nouvelles théories ne s’imposent que comme les
approximations meilleurs que celles qui les ont précède ; la théorie d’
Einstein contient celle de Newton . Cette dernière englobe celle de Kepler
et de Galilée. Et rien ne permet de penser que la théorie de la relativité
ne sera pas un jour remise en cause. Ainsi selon KARL POPPER « Il
demeure impossible d’établir de manière indubitable la vérité d’une
théorie scientifique ». Les théories ne sont donc que des explications
provisoires.

A l’opposé, la doctrine empiriste soutient que nos connaissances dérivent de


l’expérience ou de nos sens. L’expérience ici renvoie aux informations reçues
par nos sens au monde sensible. JOHN LOCKE écrit dans ESSAI PHILOSOPHIQUE
SUR L’ENTENDEMENT HUMAIN, que les idées se forment à partir des
informations reçues par nos sens : « L’expérience, c’est là le fondement de
toutes nos connaissances, et c’est là qu’elles tirent leur première origine. »
C'est-à-dire que l’expérience est le fondement de nos connaissances et les
sens, les facultés qui nous permettent de connaitre.

L’analyse de ces doctrines révèle leur opposition au sujet du fondement de la


connaissance. Cependant, cette façon de procéder ne peut pas favoriser la
connaissance scientifique encore moins le triomphe de la vérité. C’est
pourquoi, le véritable esprit scientifique doit chercher à concilier théorie et
expérience.

2-Théorie et expérience, une opposition à concilier

L’opposition entre le rationaliste et l’empiriste doit être dialectisé c'est-à-dire,


dépasser et concilier. En effet, la raison à elle-même seule serait incapable de
46
nous former sur la vérité. En ce sens, elle ne peut pas à elle seule nous fournir
des connaissances fiables. Le mérite revient à E. KANT d’être le précurseur de
cette nouvelle manière de penser le rapport entre théorie et expérience. Pour
KANT, l’expérience constitue certes le commencement de la connaissance,
mais elle n’est pas le tout de la connaissance. Il faut que l’entendement
intervienne pour effectuer des analyses et la synthèse. Dans CRITIQUE DE LA
RAISON PURE, il écrit : « Si toutes nos connaissances débutent avec
l’expérience, cela ne prouve pas qu’elle dérive toutes de l’expérience. » C’est
dire que, toute vérité est construite à partir des impressions qui lui sont
fournies par l’impulsion sensible (sens, l’expérience). Avec KANT, la théorie et
l’expérience demeure essentiellement liées, associées et conciliées. C’est cette
conciliation qui produit et rend possible toute connaissance.

En somme, on note ici un va et vient entre théorie et expérience dans la


construction de la connaissance scientifique. Cette complémentarité est remise
en vigueur par les sciences expérimentales à travers la méthode expérimentale.

3-La démarche expérimentale dans la découverte des vérités scientifiques

La démarche expérimentale désigne la méthode utilisée par le savant afin de


distinguer le vrai et le faux en débarrassant la vérité de l’illusion et des erreurs.
CLAUDE BERNARD, dans LES PRINCIPES DE MEDECINE EXPERIMENTALE, écrit :
« la méthode expérimentale n’est rien autre chose qu’un ensemble de règles
sanctionnées par des règles qui ont pour but de prévenir contre les erreurs qui
peuvent résulter du maniement des faits et des hypothèses dans l’édification
de la science. » Par l’observation des faits, le savant émet une hypothèse, c'est-
à-dire, une tentative d’explication théorique du phénomène observé. L’idée qui
nait dans l’esprit du savant après avoir constater un fait, s’appuie sur les
principes de la raison. D’après CLAUDE BERNARD, « L’hypothèse est une
interprétation anticipée et rationnelle des phénomènes de la nature. » Après
l’hypothèse, l’homme de science passe à la vérification ou à l’épreuve de
vérification. En fait, l’hypothèse provoque et guide l’expérimentation ou
l’expérience selon les termes de CLAUDE BERNARD. Lorsque l’hypothèse est
confirmée par l’expérience ou conforme au fait. Alors, elle devient une théorie
ou une loi scientifique.

La théorie scientifique désigne un ensemble d’idée coordonnée, une synthèse


de loi particulière qui se tiennent ensemble et dont le but est d’expliquer un
domaine particulier du réel. On peut citer par exemple la théorie de l’évolution
(l’évolutionnisme : ensemble de loi qui explique le mécanisme de l’évolution du
vivant.)

47
Au total, la théorie et l’expérience doivent donc aller de paire pour une
connaissance scientifique.

C/LA VERITE DANS LES SCIENCES HUMAINES

On appelle science humaine des connaissances d’invention récente


qui prêtent étudie l’homme au moyen des méthodes expérimentales et
inductive ce sont des sciences qui se caractérisent par opposition des
sciences de la nature . Les sciences se rapportent à une catégorie
d’événement qui sans l’activité mentale de l’homme n’existera pas . Mais
une question se pose : ya-t-il vraiment lieu de faire de ses sciences un
groupe originale ? Toutes sciences ne sont-elle pas humaine ?

DAVID HUME (1711-1776) disait : « Toutes sciences, même la


mathématique la plus abstraite est encore un savoir humain. » De ce point de
vue, il ya une nécessité humaine dans toutes les sciences qui émergent
toujours à partir d’un projet humain. Cependant, il faut tout de même
reconnaitre qu’il y a des sciences qui impliquent l’homme. La particularité de
ces sciences pourrait venir du faite que c’est l’homme qui est à la fois le sujet et
l’objet. Dans les sciences humaines, l’homme est à la fois celui qui fait la
science et celui sur qui se fait la science. Ici, il y a une identité entre le sujet et
l’objet. Cette caractéristique des sciences humaines engendrent des problèmes
qui mettent en doute leur prétendu scientificité.

IV/ VERITE ET LIMITES DES SCIENCES

Contrairement à ce que l’on pense, les vérités scientifiques sont loin d’être
définitives et éternelles. Elles ont des limites. En effet, les savants rencontrent
plusieurs difficultés appelées obstacles épistémologiques. Les savants des
temps modernes croient au déterminisme des faits de l’univers. Mais les faits
relevant des règnes animaux et humains obéissent à des lois qui ne sont pas
toujours facile à décrypter.

De plus, la science devient muette devant les questions métaphysiques.


Outre cela, les pratiques scientifiques sur le vivant génèrent des problèmes
relatifs à la morale et à l’éthique. Il s’agit du chômage humains, de la
fécondation assistée, manipulation cellulaire, transplantation d’organe,
l’euthanasie, etc. Il faut noter également que les vérités scientifiques sont
relatives. Elles varient selon les époques et les moyens de recherches.

-La science et les problèmes de l’induction

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On appelle une induction un processus utilisé dans les sciences de la
nature. Il consiste a tiré de l’observation d’un certains nombre de fait,
l’affirmation d’une loi universelle de la nature . Ayant constaté a plusieurs
reprises que les corps très divers se dilate sous l’action d’une souche de
chaleur , si je conclus a tout risque que la chaleur dilate des corps quels
qu’ils soient j’ai opéré une induction. Cette opération de l’esprit est
dépourvu de rigueur mais elle est féconde et généralisatrice .

Cette même opération se rencontre même en mathématique reconnut


pour sa rigueur . Referons nous a un axiome de PEANO pour mieux
comprendre ce faite : « Si une propriété appartient à O et si lorsqu’elle
appartient à un autre nombre et son successeur , alors elle appartient a
tous les nombres » . Ici , ayant vérifie les propriétés dans certains cas
particulier on généralise en disant qu’elle vérifie tout les cas . Cette
opération rend peu fiable les vérités mathématiques.

-De la relativité des mathématiques

La rigueur des démonstrations en mathématique a séduit plus d’un ,


au point que la géométrie par exemple est considère par DESCARTES
comme : « La science des vérités absolus , et certaines » . C’est cette
fascination des mathématiques qui a poussé SPINOZA (1632-1677 ) a rédige
son œuvre Éthique sous forme de raisonnement géométrique .

Toutefois , les vérités mathématiques ne sont pas absolu comme on


le pense , mais elles sont relatives . En effet , pour EUCLIDE ( III è siècle av
JC ) mathématicien grec , par un point pris hors d’une droite , on ne peut
mener qu’une parallèle et une seule . LOBATCHEVSKI (1793-1856 )
mathématicien Russe en voulant démontrer le postulat d’Euclide , élabore
une géométrie non euclidienne . Abandonna le 5e postulat d’EUCLIDE sur
les parallèles , LOBATCHEVSKI a développé une géométrie hyperbolique ,
édifice logique non contradictoire dans laquelle par un point extérieur à
une droite passe plusieurs parallèles . Par la suite Riemann ( 1826-1866 )
mathématicien Allemand , pose en 1854 les bases d’une géométrie
générale extension de la géométrie euclidienne à des espaces des
dimensions quelconques . A son tour , il par d’une supposition non
euclidienne car il considère un espace sphérique . Dans ces conditions par
un point pris hors d’une droite , on ne mener aucune parallèle a cette
droite . Les géométries non euclidienne ont inspiré l’idée des axiomes ne
sont plus des évidences absolues mais comme de simple convention
opératoire , contingente . Toute vérité mathématique devient donc relative.
Ainsi à la question , la somme des angles d’un triangle vaut-elle 180°, on

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peut répondre Oui dans un plan euclidien et NON , si l’on suppose des
espaces non euclidien . On dit alors des mathématiques qu’elles sont une
science hypothético-déductive : les résultats dérivent des hypothèses
choisies .

-Les problèmes rencontrés dans les sciences humaines

Dans les sciences humaines en générale et en sociologie en particulier, le


sociologue tente de se mettre à la place de ceux qui observent. Or, lorsqu’un
individu étudie le comportement de ses semblables, il fait nécessairement
intervenir ses impressions, ses sentiments, ses préjugés qui risquent de
compromettre l’objectivité des phénomènes observés. D’autres parts, il y a en
l’homme une sorte de résidu qui échappe aux procédés expérimentaux. En
considérant l’homme comme pur objet, les sciences humaines nient sa valeur
de sujet. Par conséquent, ces sciences n’atteignent jamais l’homme entant que
liberté et sujet conscient.

En somme, les sciences découvrent certes des vérités dans plusieurs domaines,
mais il serait erroné de croire que la vérité scientifique est éternelle.

50
CONCLUSION GENERALE

Avec leurs méthodes fiables, nous sommes tentés de dire que la vérité est
l’apanage des sciences. Mais ce serait ignoré que la vérité scientifique évolue
en dent de scie. Étant donnée que la vérité parait mouvant, elle est plus liée à
la méthode de recherche, de sorte que, sur le même sujet, la science dans sa
diversité n’a toujours pas une réponse unique et uniforme. Cependant, avec
leurs concours, la connaissance du vivant, de l’homme évolue positivement. Les
analyses précédentes nous ont permis de méditer sur les questions
philosophiques qui ont disposées notre esprit au débat philosophique. On peut
donc dire que grâce à la philosophie, les limites de l’ignorance sont repoussées
loin. Il convient de ne pas renoncer à la quête de la vérité, tache reconnu à la
philosophie. Écoutons pour finir RENE DESCARTES : « C’est proprement avoir
les yeux fermés sans taché de les ouvrir que de vivre sans philosopher. »
PREFACE, PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE. Cette pensée de DESCARTES marque
la fin de notre périple.

51

Common questions

Alimenté par l’IA

En philosophie, la vérité est souvent abordée comme une adéquation entre la pensée et le réel, nécessitant un jugement pour être évaluée . Descartes, par exemple, recommande de se fier à l'évidence rationnelle plutôt qu'aux sens . En science, la vérité est méthodique, rationnelle et objective, valorisant des résultats utilisables basés sur l'observation et la non-contradiction . Les sciences formelles, comme les mathématiques, établissent la vérité par la démonstration rigoureuse, ce qui diffère de l'évidence philosophique plus subjective .

L'histoire est perçue comme se déroulant sous l'œil vigilant de Dieu, avec une providence divine orientant les événements, suggérant un fatalisme qui dépasse la responsabilité humaine . Cependant, philosophes comme Sartre et Marx affirment que l'homme, en tant qu'être conscient, est le sujet de son histoire, responsable de ses propres actes . Ainsi, l'équilibre semble basculer vers une vision où l'homme est à la fois acteur et auteur de son propre destin, intégrant à la fois une dimension divine et une responsabilité humaine affirmée.

La vérité formelle, prévalente dans les sciences formelles comme la logique et les mathématiques, considère uniquement la cohérence interne du discours et la rigueur du raisonnement, sans référence à l'expérience . En revanche, la vérité matérielle, plus souvent applicable dans les sciences expérimentales, implique l'accord de l'esprit avec des faits observables et expérimentaux, s'adaptant parfois des vérités formelles pour être applicables à la réalité .

La connaissance historique est cruciale pour l'identité car elle permet de comprendre les actions passées et de s'autodéterminer selon ses propres valeurs et réalités, loin des influences colonisatrices . L'étude de sa propre histoire et civilisation, comme préconisé par Cheick Anta Diop, est essentielle pour que les Africains puissent se désaliéner et reconquérir leur identité .

Jean-Paul Sartre influence la perception de l'existence humaine à travers l'idée que l'homme est totalement libre et responsable de ses actes, condamné à être libre, portant le poids du monde sur ses épaules . Cette philosophie met au centre la responsabilité individuelle et le rejet de toute force transcendante qui prédéterminerait les actes humains, soulignant l'idée que l'homme est acteur et auteur de son histoire .

L'esprit scientifique est décrit comme polémique, son but étant de surpasser les préjugés et les connaissances antérieures en dévoilant la vérité à travers l'expérimentation rigoureuse . Gaston Bachelard souligne que l'esprit scientifique détruit les connaissances mal faites pour découvrir la spiritualisation, adoptant une démarche objective qui ne se laisse influencer ni par les préjugés ni par les sentiments . Ainsi, la vérité scientifique est perçue comme un processus de découverte rigoureux et méthodique, adaptant la vérité formelle pour parvenir à de nouveaux savoirs acceptés.

Le langage est décrit comme objectif et impersonnel, mais il échoue à traduire entièrement ce que l'âme ressent, ce qui rend ses capacités limitées dans l'expression de la vérité . Henri Bergson affirme que le langage ne parvient pas toujours à exprimer fidèlement la pensée, qui est plus riche et authentique . Cela met en avant les limites du langage en tant qu'outil de traduction de la vérité de la pensée.

La pratique religieuse est décrite comme influençant l'homme et la société, avec la religion souvent fondée sur la croyance et la foi . La liberté humaine est confrontée à des défis, mais chaque individu a la responsabilité de relever ces défis quotidiennement. La liberté est ainsi perçue comme une conquête continue . Cette notion s'articule avec l'idée que l'existence humaine se caractérise par un refus de domination, et chaque peuple possède sa propre culture et civilisation .

La décolonisation est vue comme une autonomie nécessaire pour qu'un peuple reconquière son identité . Cependant, la désaliénation ne s'automatise pas avec la décolonisation, car les anciennes colonies continuent à vivre sous l'influence culturelle et idéologique des anciens colonisateurs . Le mouvement de la Négritude est cité comme un effort pour encourager un retour aux propres valeurs culturelles africaines afin de se désaliéner .

L'humanité est définie comme l'ensemble des caractéristiques du genre humain, intégrant une exigence morale et éthique qui pousse l'homme à aider son semblable . Culture et civilisation sont intrinsèquement liées à l'humanité, car elles définissent les caractères intellectuels, artistiques, moraux et matériels d'un pays, permettant à chaque peuple de posséder sa propre identité culturelle et historique .

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