Cours Math s1-2-96
Cours Math s1-2-96
1 Calcul Matriciel 5
1.1 Définitions et propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.1 Matrices particulières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.2 Egalité de deux matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2 Opérations sur les matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.1 Addition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.2 Propriétés de l’addition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.3 Multiplication par un scalaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.4 Multiplication des matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.5 Propriétés du produit matriciel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2.6 Matrices carrées particulières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.3 Autres opérations sur les matrices, matrices particulières . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4 Formule du binôme de Newton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.5 Inverse d’une matrice . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.6 Inversion de Matrices. Pivot de Gauss . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.6.1 Inverser une Matrice. en utilisant la méthode du Pivot de Gauss . . . . . . . . 17
1.6.2 Exemple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1.6.3 Décomposition LU . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
1.7 Systèmes linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
1.7.1 Matrices et systèmes linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
1.7.2 Matrices inversibles et systèmes linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
1.8 Déterminants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
1.8.1 Déterminant d’ordre 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
1.8.2 Déterminant d’ordre 3 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
1.8.2.1 Propriétés et exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
1.8.2.2 La méthode de Sarrus pour calculer les déterminants des matrices
d’ordre 3 : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
3
TABLE DES MATIÈRES
Calcul Matriciel
a11 a12 · · · a1q
a21 a22 · · · a2q
(1.1)
. .. .. ..
. . .
. .
ap1 ap2 · · · apq
est appelé matrice. Les nombres aij sont appelés coefficients de la matrice. Les lignes horizontales
sont appelées rangées ou vecteurs rangées, et les lignes verticales sont appelées colonnes ou vecteurs
colonnes de la matrice. Une matrice à p rangées et q colonnes est appelée matrice de type (p, q). On
note ( 1.1) par (aij ).
Exemple 1.1.1
0 0 ··· 0
0 0 ··· 0
La matrice nulle 0pq = . . a tous ses coefficients nuls.
. . .. ..
. . . .
0 0 ··· 0
3) Une matrice ayant le même nombre de rangées et de colonnes est appelée matrice carrée, et le
nombre de rangées est appelé son ordre.
4) La matrice carrée (aij ) telle que aij = 0 si i 6= j et aii = 1 ∀i est appelée matrice unité, notée
par I, elle vérifie AI = IA = A, ∀A matrice carrée du même ordre que I.
Deux matrices (aij ) et (bij ) sont égales si et seulement si elles ont même nombre de rangées et le
même nombre de colonnes et les éléments correspondants sont égaux ; c’est à dire aij = bij ∀ i, j.
1.2.1 Addition
La somme de deux matrices de type (p, q) (aij ) et (bij ) est la matrice (cij ) de type (p, q) ayant
pour éléments cij = aij + bij pour i = 1, ..., p et j = 1, ..., q.
Exemple 1.2.1
√ √ √
i 5 2 −2i −5 2 2 −i 0 3 2
Si A = et B = alors A + B =
0 2 1 7 0 1 7 2 2
1) A + B = B + A (Commutativité).
2) (A + B) + C = A + (B + C) (Associativité).
λa11 λa12 · · · λa1q
λa21 λa22 ··· λa2q
λA = . = (λaij )
. .. .. ..
. . . .
λap1 λap2 · · · λapq
Exemple 1.2.2
Si A = 2 7 8 Alors 3A = 6 21 24
Propriétés 1
Cette multiplication vérifie :
Pour A et B des matrices de type (p, q), λ et µ de IK :
1) λ(A + B) = λA + λB
2) (λ + µ)A = λA + µA
3) λ(µA) = (λµ)A
4) 1A = A
Soit A = (aij ) une matrice de type (p, q) et B = (bkl ) une matrice de type (r, s), alors le produit
AB (dans cet ordre) n’est défini que si (q = r) , et est la matrice C = (cil ) de type (p, s) dont les
j=q
X
éléments cil = aij bjl .
j=1
On peut écrire le coefficient de façon plus développée, à savoir :
Avec cette disposition on considère d’abord la ligne de la matrice A située à gauche du coefficient que
Enseignant: Aribou Youssef page 7
CHAPITRE 1. CALCUL MATRICIEL
l’on veut calculer ( ligne représentée par des × dans A) et aussi la colone de la matrice B située
au-dessus du coefficient que l’on veut calculer (colonne représentée par des × dans B). On calcule
le produit du premier coefficient de la ligne par le premier coefficient de la colonne (ai1 × b1j ), que
l’on ajoute au produit du deuxième coefficient de la ligne par le deuxième coefficient de la colonne
(ai2 × b2j ), que l’on ajoute au produit du troisième...
Exemple 1.2.3
1 0 2
3 2 −1
A= et B =
5 3 1
0 4 6
6 4 2
alors
3(1) + 2(5) + (−1)(6) 3(0) + 2(3) + (−1)(4) 3(2) + 2(1) + (−1)(2)
AB =
0(1) + 4(5) + 6(6) 0(0) + 4(3) + 6(4) 0(2) + 4(1) + 6(2)
Donc
7 2 6
AB =
56 36 16
1) λ(AB) = (λA)B, λ ∈ IK
2) A(BC) = (AB)C
3) (A + B)C = AC + BC
4) C(A + B) = CA + CB
Pour vu que les produits qui figurent dans les expressions soient définis.
Remarque 1.2.1
1) La multiplication matricielle n’est pas en général commutative c.à.d AB 6= BA ! ! !.
Exemple
1.2.4
1 0 0 1 0 1 0 0
1) A = et B = , alors AB = et BA =
0 0 1 0 0 0 1 0
1 1 −1 1 0 0
2) A = 6= O et B = 6= O , et pourtant AB = =O
2 2 1 −1 0 0
Définition 1.1
On appel transposée d’une matrice A ∈ Mn,p (IK), notée AT et définie par
Une matrice vérifiant AT = A (nécessairement carrée) est dite symétrique. Une matrice vérifiant
AT = −A (nécessairement carrée) est dite antisymétrique.
En d’autre termes, la matrice transposé est obtenue en échangant les lignes et les colonnes de la
matrice A.
Exemple 1.3.1
3 0
3 2 −1
Alors AT =
Si A = 2 4
0 4 6
−1 6
Proposition 1.1
L’opération de transposition obéit aux règles suivantes :
1) On a toujours (AT )T = A.
Démonstration.
On montre que le troisième point, les deux premiers sont évidents.
Observons que (AB)T ∈ Mq,n (IK). Si i et j verifiant 1 ≤ i ≤ q et 1 ≤ j ≤ n, on a
k=p
X k=p
X
T
(AB) (i, j) = AB(j, i) = A(j, k)B(k, i) = B T (i, k)AT (k, j) = (B T AT )(i, j)
k=1 k=1
Définition 1.2
Si A est une matrice carrée de taille (n, n), on définit la trace de A par
k=n
X
T r(A) = a(i, i)
i=1
Les termes du type (i, i), 1 ≤ i ≤ n, sont appelées les éléments diagonaux de A et on dit que la
trace est la somme des éléments diagonaux. On remarquera que la trace transposée d’une matrice est
égale à la trace de cette matrice. Une propriété importante de la trace est la suivante :
Proposition 1.2
Si A ∈ Mn,p (IK) et B ∈ Mp,n (IK) alors
T r(AB) = T r(BA)
Démonstration.
p
X
On a (AB)(i, i) = A(i, j)B(j, i). En sommant sur i, On obtient
j=1
X p
n X p X
X n p
X
T r(AB) = A(i, j)B(j, i) = B(j, i)A(i, j) = (BA)(j, j)
i=1 j=1 j=1 i=1 j=1
Lorsque A est une matrice carrée, on définit les puissances successives de A par récurrence :
• La matrice nulle de Mn,p est composée uniquement de 0. On vérifie immediatement que l’addition
d’une matrice A et la matrice nulle de même taille donne la matrice A et que la multiplication
par une matrice nulle donne une autre matrice nulle. La matrice nulle de Mn,p sera toujours
notée 0n,p .
• La matrice identité de Mn , notée In , est composée de 0 sauf sur la diagonale où ne figure que
des 1.
Par exemple, si n = 3
1 0 0
I3 =
0 1 0
0 0 1
A.In = A, In .B = B.
• diagonale de Mn (IK) a tous ses termes non diagonaux nuls. Par exemple D3 =
Une matrice
7 0 0
0 1 0 est une matrice diagonale.
0 0 2
Comme la multiplication n’est pas commutative, les identités binomiales usuelles sont fausses. En
particulier, (A + B)2 ne vaut en général pas A2 + 2AB + B 2 , mais on sait seulement que
(A + B)2 = A2 + AB + BA + B 2 .
Proposition 1.3
Soient A et B deux éléments de Mn (IK) qui commutent, c’est-à-dire tels que AB = BA. Alors, pour
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CHAPITRE 1. CALCUL MATRICIEL
p
X
(A + B)p = Cpk Ap−k B k
k=0
p!
où Cpk désigne le coefficient du binôme (Cpk = ).
k!(p − k)!
Exemple1.4.1
1 1 1 1 0 1 1 1
0 1 2 1
0 0 2 1
Soit A = On pose N = A − I = La matrice N est nilpotente, comme le
0 0 1 3 0 0 0 3
0 0 0 1 0 0 0 0
montrent
les calculssuivants
:
0 0 2 4 0 0 0 6 0 0 0 0
0 0 0 6
0 0 0 0
0 0 0 0
2
N = 3 4
, N = et N =
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Comme on a A = I + N et les matrices N et I commutent (la matrice identité commute avec toutes
les matrices), on peut appliquer la formule du binôme de Newton. On utilise que I k = I pour tout k
et surtout que N k = 0 si k ≥ 4. On obtient
p 3
X X p(p − 1) 2 p(p − 1)(p − 2) 3
Ap = (I + N )p = Cpk I p−k N k = Cpk N k = I + pN + N + N .
k=0 k=0
2! 3!
D’où
1 p p2 p(p2 − p + 1)
p
0 1 2p p(3p − 2)
∀p ∈ IN, N =
0 0 1 3p
0 0 0 1
Définition 1.3
Une matrice A ∈ Mn est dite inversible s’il existe une matrice B ∈ Mn telle que
AB = BA = In
Remarque 1.5.1
1) L’unicité de la matrice B dans la définition précédente se vérifie facilement. Si C est une matrice
vérifiant également les égalités AC = CA = In , en utilisant les propriétés de B :
2) La matrice inverse de A−1 est nécessairement A car AA−1 = A−1 A = In . Ainsi (A−1 )−1 = A.
3) On peut montrer que si une matrice B ∈ Mn vérifie BA = In , alors l’égalité AB = In est aussi
vérifiée ( et donc B est l’inverse de A). Cette propriété est un peu plus délicate à justifier et sera
admise. On retiendra que l’une des égalités AB = In ou BA = In suffit à affirmer que A et B
sont inverses l’une de l’autre.
4) Toutes les matrices carrées ne sont pas inversibles. Par exemple la matrice nulle ne l’est pas. On
verra une critère permettant de vérifier si une matrice carrée est inversible lorsqu’on intrroduira
le déterminant.
a b
Formule de l’inverse d’une matrice de taille (2,2). On pourra vérifier que si A =
c d
vérifie ad − bc 6= 0, alors A est inversible et
1 d −b
A−1 =
ad − bc −c
a
Proposition 1.4
Soient A et B deux matrices carrées de même taille et inversibles et λ ∈ IK∗ .
On a les propriétés suivantes :
1 −1
(AB)−1 = B −1 A−1 , (λA)−1 = A .
λ
Exemple1.5.1
1 2 a b
Soit A = . Étudier si A est inversible, c’est étudier l’existence d’une matrice B = à
0 3 c d
coefficients dans IK telle que AB = I et BA = I. Or AB = I est équivaut à :
1 2 a b 1 0 a + 2c b + 2d 1 0
AB = I ⇐⇒ = ⇐⇒ =
0 3 c d 0 1 3c 3d 0 1
a + 2c = 1
b + 2d = 0
3c = 0
3d = 1
Sa résolution est
immédiate
: a = 1, b = − 23 , c = 0, d = 13 . Il n’y a donc qu’une seule matrice possible,
2
1 − 3
à savoir B = . Pour prouver qu’elle convient, il faut aussi montrer l’égalité BA = I, dont
0 13
2
1 − 3
la vérification est laissée au lecteur. La matrice A est donc inversible et A−1 =
1
0 3
Exemple 1.5.2
3 0 a b
La matrice A = n’est pas inversible. En effet, soit B = une matrice quelconque.
5 0 c d
Alors le produit
a b 3 0 3a + 5b 0
BA = =
c d 5 0 3c + 5d 0
Exemple 1.5.3
- Soit In la matrice carrée identité de taille n × n. C’est une matrice inversible, et son inverse est
elle-même (car In In = In ).
- La matrice nulle On de taille n × n n’est pas inversible. En effet on sait que, pour toute matrice B
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CHAPITRE 1. CALCUL MATRICIEL
Définition 1.5
On appel opération élémentaire l’opération effectuée sur les lignes d’une matrice d’un des trois types
suivantes :
Remarque 1.6.1
Ces opérations sont précisément celles utilisées dans l’algorithme de Gauss.
Notation et interprétation :
Exemple 1.6.1
Pour m =
4 on a
1 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0
0 9 0 0
0 0 0 1
0 1 0 4
E2 (9) = E2,4 = E2,4 (4) =
0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0
0 0 0 1 0 1 0 0 0 0 0 1
Théorème 1.1
Soit A une matrice quelconque de taille m×n et E une matrice élémentaire (de taille m×m) résultant
d’une certaine opération élémentaire éffectuée sur les lignes de Im . Alors la matrice EA est résultat
de la même opération élémentaire appliquée aux lignes de A.
Démonstration.
Découle de l’interprétation du produit matriciel : la i-ème ligne de EA est une combinaison linéaire
des lignes de A avec coefficients provenant de la ligne i de E ; Or ces coefficients décrivent précisément
l’opération élémentaire en question.
Exemple 1.6.2 1) A : 2 × 2,
7 0 a11 a12 7a11 7a12
E1 (7)A = =
0 1 a21 a22 a21 a22
2) A : 3 ×
2,
0 0 1 a11 a12 a31 a32
E1,3 A =
0 1 0 a21 a22 = a21 a22
1 0 0 a31 a32 a11 a12
3) A : 3 × 2,
1 0 −3 a11 a12 a11 − 3a31 a12 − 3a32
E1,3 (−3)A =
0 1 0 a21 a22 =
a21 a22
1 0 0 a31 a32 a11 a12
Théorème 1.2
Toute matrice élémentaire est inversible, et on a :
1) [Ei (a)]−1 = Ei ( a1 ), ∀a 6= 0
Démonstration.
Soit E une matrice élémentaire quelconque et E0 la matrice définie comme matrice inverse de E dans
le théorème. E0 est toujours définie et on vérifie que EE0 = I = E0 E. En effet E0 décrit l’opération
élémentaire inverse de celle décrite par E, précisément celle qui appliquée à E redonne I.
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CHAPITRE 1. CALCUL MATRICIEL
La méthode pour inverser une matrice A (lorsque bien sûre A est inversible) consiste à faire des
opérations élémentaires sur les lignes de la matrice A jusqu’à la transformer en la matrice identité I.
On fait simultanément les mêmes opérations élémentaires en partant de la matrice I. On aboutit alors
à une matrice qui est A−1 .
En pratique, on fait les deux opérations en même temps en adoptant la disposition suivante :
à côté de la matrice A que l’on veut inverser, on rajoute la matrice identité pour former un tableau
(A|I). Sur les lignes de cette matrice augmentée, on effectue des opérations élémentaires jusqu’à
obtenir le tableau (I|B). Et alors B = A−1 .
N’oubliez pas : tout ce que vous faites sur la partie gauche de la matrice augmentée, vous devez
aussi le faire sur la partie droite.
1.6.2 Exemple
1 0 2 1 0 0 L1
(A|I) =
2 −1 3 L2
0 1 0
4 1 8 0 0 1 L3
On applique la méthode de Gauss pour faire apparaître des 0 sur la première colonne, d’abord sur la
deuxième ligne par l’opération élémentaire L2 ←− L2 − 2L1 qui conduit à la matrice augmentée :
1 0 2 1 0 0
0 −1 −1 −2 1 0
L2 ←− L2 − 2L1
4 1 8 0 0 1
On continue afin de faire apparaître des 0 partout sous la diagonale, en remplaçant la ligne L3 par
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CHAPITRE 1. CALCUL MATRICIEL
1 0 2 1
0 0
0 −1 −1 −2 1 0
0 0 −1 −6 1 1 L3 ←− L3 + L2
Il ne reste plus qu’à "remonter" pour faire apparaître des zéros au-dessus de la diagonale :
1 0 0 −11 2 2 L1 ←− L1 + 2L3
0 −1 −1 −2 1 0
0 0 −1 −6 1 1
1 0 0 −11 2 2
0
−1 0 4 L2 ←− L2 − L3
0 −1
0 0 −1 −6 1 1
1 0 0 −11 2 2
0 1
0 −4 0 1 L2 ←− −L2
0 0 −1 −6 1 1
1 0 0 −11 2 2
0 1
0 −4 0 1
0 0 1 6 −1 −1 L3 ←− −L3
−11 2 2
A−1
Ainsi l’inverse de A est la matrice obtenue à droite : =
−4 0 1
6 −1 −1
Mais encore :
E3 (−1)E2 (−1)E2,3 (−1)E1,3 (2)E3,2 (1)E3,1 (−4)E2,1 (−2)A = I3
et
E3 (−1)E2 (−1)E2,3 (−1)E1,3 (2)E3,2 (1)E3,1 (−4)E2,1 (−2)I3 = A−1
donc aussi pour la matrice A elle-même, en appliquant les règles pour l’inverse d’un produit de matrices
inversibles
A = E2,1 (2)E3,1 (4)E3,2 (−1)E1,3 (−2)E2,3 (1)E2 (−1)E3 (−1)
Pour se rassurer sur ses calculs, on n’oublie pas de vérifier rapidement que A × A−1 = I
1 4 6 1 0 0
0 −11 −12 −2 1 0
L2 ←− L2 − 2L1
0 −11 −12 −4 0 1 L3 ←− L3 − 4L1
1 4 6 1 0 0
12 2 1
0 1 11 11 − 11 0
L2 ←− − 1 L2
11
0 −11 −12 −4 0 1
1 4 6 1 0 0
12 2 1
0 1
11 11 − 11 0
0 0 0 −2 −1 1 L3 ←− L3 + 11L2
18 3 4
1 0 11 11 11 0 L1 ←− L1 − 4L2
12 2 1 = (R|X)
0 1
11 11 − 11 0
0 0 0 −2 −1 1
avec
1
X = E1,2 (−4)E3,2 (11)E2 (− )E3,1 (−4)E2,1 (−2)
11
1.6.3 Décomposition LU
La suite d’opérations effectuées par l’algorithme de Gauss pour échelonner et réduire une matrice
A s’écrit, de manière générale, comme le produit matriciel
Ek · · · Ei+1 Ei · · · E1 A = R
où R est la matrice échelonnée réduite obtenue, les matrices E1 · · · Ei sont les matrices élémentaires
correspondant aux opérations successives de la phase "échelonner" de l’algorithme, et les matrices
Ei+1 · · · Ek celles de la phase "réduire".
On supposera dans ce qui suit qu’on n’a pas dû faire de permutations de lignes au cours de la
phase "échelonner". On remarque qu’alors les matrices E1 · · · Ei sont toutes des matrices triangulaires
inférieures, et les matrices Ei+1 · · · Ek des matrices triangulaires supérieures.
On a donc
A = −1
E1−1 · · · Ei−1 Ei+1 · · · Ek−1 R
−1
A = (E1−1 · · · Ei−1 )(Ei+1 · · · Ek−1 )R
A = LU R
où L, produit de matrices triangulaires inférieures, est une matrice triangulaire inférieure, et U une
matrice triangulaire supérieure.
Si A est une matrice carrée, alors R est une matrice triangulaire supérieure et U 0 = U R est encore
triangulaire supérieure et on obtient ainsi une factorisation de A de la forme A = LU 0 produit d’une
matrice triangulaire inférieure par une triangulaire supérieure.
En particulier si A est inversible on a R = I et donc directement A = LU .
Exemple 1.6.3
1 0 2
Dans l’exemple précédent (A =
2 −1 3) on a obtenu
4 1 8
Soit
A = (E2,1 (2)E3,1 (4)E3,2 (−1))(E1,3 (−2)E2,3 (1)E2 (−1)E3 (−1))
1 0 0 1 0 0 1 0 0
Avec L =
2 1 0 0 1 0 0
1 0
0 0 1 4 0 1 0 −1 1
Enseignant: Aribou Youssef page 20
CHAPITRE 1. CALCUL MATRICIEL
1 0 0
L=
2 1 0
4 −1 1
1 0 −2 1 0 0 1 0 0 1 0 0
et U =
0 1 0 0 1 1 0 −1 0 0 1
0
0 0 1 0 0 1 0 0 1 0 0 −1
1 0 2
−1 de la forme A−1 = U −1 L−1 avec
0 −1 −1 On a de même une décomposition de A
U =
0 0 −1
1 0 2 1 0 0
U −1 = −1
0 −1 et L = −2 1 0
1
0 0 −1 −6 1 1
Le système linéaire
a11 x1 + a12 x2 + · · · + a1q xp = b1
a x + a x + · · · + a x = b
21 1 22 2 2q p 2
···
ap1 x1 + ap2 x2 + · · · + apq xp = bp
a11 a12 · · · a1q x1 b
1
a21 a22 · · · a2q
x2 b2
=
. ..
. .
.
. . .. ..
ap1 ap2 · · · apq xp bp
| {z } | {z } | {z }
A X B
On appelle A ∈ Mpq (IK) la matrice des coefficients du système. B ∈ Mp1 (IK) est le vecteur du second
membre. Le vecteur X ∈ Mp1 (IK) est une solution du système si et seulement si
AX = B.
Théorème 1.3
Un système d’équations linéaires n’a soit aucune solution, soit une seule solution, soit une infinité de
solutions.
a11 a12 · · · a1n x1 b1
a21 a22 ··· a2n
x2 b2
=
. ..
. .
.
. . .. ..
an1 an2 · · · ann xn bn
| {z } | {z } | {z }
A X B
Proposition 1.5
Si la matrice A est inversible, alors la solution du système AX = B est unique et est :
X = A−1 B
Corollaire 1.1
Les assertions suivantes sont équivalentes :
(i) La matrice A est inversible.
0
0
. .
(ii) Le système linéaire AX = . .
. a une unique solution X = . .
0 0
(iii) Pour tout second membre B, le système linéaire AX = B a une unique solution X.
Démonstration.
Nous avons déjà vu (i) ⇒ (ii) et (i) ⇒ (iii).
Nous allons seulement montrer (ii) ⇒ (i). Nous raisonnons par contraposée : nous allons montrer la
proposition équivalente non(i) ⇒ non(ii). Si A n’est pas inversible, alors sa forme échelonnée réduite
U contient un premier zéro sur sa diagonale, disons à la place l. Alors R à la forme suivante :
Enseignant: Aribou Youssef page 22
CHAPITRE 1. CALCUL MATRICIEL
1 0 ... c1 ∗ · · · ∗
.. ..
0
. 0 . · · · ∗
· · · ∗
0
0 1 cl−1
0
··· 0 0 ∗ · · · ∗
0 ··· 0 0 ∗ · · · ∗
. .. .. . . ..
.. . . ··· 0 . .
0 ··· ··· 0 ∗
Choisissons
−c1
..
.
−cl−1
X= 1
0
.
..
0
Alors X n’est pas nul, mais RX est nul. comme A = E −1 R, alors AX est nul.
Nous avons donc trouvé X non nul tel que AX = 0.
1.8 Déterminants
a11 a12
par detA = = a11 a22 − a12 a21
a21 a22
Exemple 1.8.1
1 3 2 4 3 1 1 2
= 4 − 6 = −2, = 6 − 4 = 2, 6 − 4 = 2, = 4 − 6 = −2
2 4 1 3 4 2 3 4
On constate alors que :
1) Si deux rangées (ou deux colonnes) d’un déterminant sont permutées sa valeur est multiplié par
−1.
2) detA = detAT , d’où la valeur d’un déterminant est conservée lorsque l’on échange les colonnes
et les lignes (dans le même ordre).
Exemple 1.8.2
1 3 0
6 4 3 0 3 0
detA = 2 6 4 =1 −2 −1 = 12 − 12 − 12 = −12
0 2 0 2 6 4
−1 0 2
Le cofacteur de l’élément de detA de la i ème
ligne et la k ème colonne égale à (−1)i+k fois le mineur
de cet élément (c.à.d le déterminant d’ordre 2 obtenue en supprimant la ième ligne et la k ème colonne).
a11 a11
Remarque 1.8.1 1) Le cofacteur de a22 est (−1)2+2 .
a31 a33
+ − +
2) Les signes (−1)i+j forment la table suivante − + −.
+ − +
4) Le déterminant de A, detA, peut être developpé suivant n’importe quelle ligne ou colonne, c’est
à dire, qu’il peut être écrit sous la forme d’une somme de trois éléments de n’importe quelle ligne
( ou colonne), chacun multiplié par son cofacteur.
Exemple 1.8.3
Développement suivant la deuxième ligne :
a12 a13 a11 a13 a11 a12
detA = −a21 + a22 − a23
a32 a33 a31 a33 a31 a32
Proposition 1.6
Enseignant: Aribou Youssef page 24
CHAPITRE 1. CALCUL MATRICIEL
1) Si tous les éléments d’une ligne (ou d’une colonne) d’un déterminant sont multipliés par une
constante k, la valeur du nouveau déterminant est k fois la valeur du déterminant initialial (cette
propriété peut être utilisée pour simplifier un déterminant).
2) Si tout les éléments d’une ligne (colonne) d’un déterminant sont nuls, la valeur du déterminant
est nulle.
3) Si chaque élément d’une ligne (ou colonne) d’un déterminant est exprimé sous la forme d’un
binôme, le déterminant peut écrit comme somme de deux déterminants.
4) Si deux lignes (ou colonnes) d’un déterminant sont proportionnelles, la valeur du déterminant
est nulle.
5) La valeur d’un déterminant est conservée si l’on ajoute à une ligne ( ou à une colonne) une
combinaison des autres lignes (ou colonnes)
Exemple 1.8.4
1 3 0 1 3 0 1 3 0 1 3(1) 0 1 1 0
1) 2 6 4 = 2(1) 2(3) 2(2) = 2 1 3 2 = 2 1 3(1) 2 = 6 1 1 2 =
−1 0 2 −1 0 2 −1 0 2 −1 3(0) 2 −1 1 2
1 1 0
12 1 1 1 = −12
−1 1 1
a1 + d1 b1 c1 a1 b1 c1 d1 b1 c1
2) a2 + d2 b2 c2 = a2 b2 c2 = d2 b2 c2
a3 + d3 b3 c3 a3 b3 c3 d3 b3 c3
1 2 2
3) 1 2 3 = 0
1 2 1
1 1 0 1 1 0
C1←−C1 +C3
4) 1 1 1 = 2 1 1 = −1
−1 0 1 0 0 1
Cette dernière propriété permet de simplifier énormément les calculs, elle permet de réduire le
calcul d’un déterminant d’ordre 3 au calcul d’un seul déterminant d’ordre 2.
3 −1 2 0 −1 2
C1←−C1 +C2 −C3 −1 2
5) 6 −2 4 = 0 −2 4 = 5 = 5(−4 + 4)
−2 4
1 7 3 5 7 3
Enseignant: Aribou Youssef page 25
CHAPITRE 1. CALCUL MATRICIEL
Remarque 1.8.2
La ligne (ou colonne) dans lequelle seront effectués les calculs ne doit pas être multipliée par des
scalaires. La multiplication par un scalaire λ reviendrait à multiplier le déterminant par λ.
Exemple 1.8.5
1 2 L ←−2L −L 0 2 1 2
−−1−−−−−
1 2
−−→ = −2, alors que = −1
2 3 1 3 2 3
1.8.2.2 La méthode de Sarrus pour calculer les déterminants des matrices d’ordre 3 :
Soit
a11 a12 a13
A=
a21 a22 a23 .
a31 a32 a33
La méthode de Sarrus consiste à recopier les deux premieres lignes de la matrice A sous la matrice :
On effectue ensuite les produits de chaque diagonal. Chaque produit est muni du signe − s’il est calculé
le long d’une diagonale ascendante et de signe + sinon. Le déterminant est obtenue en effectuant la
somme des six produits.
+ a11 a12 a13 a11 a12 a13
+ a21 a22 a23 a21 a22 a23
+ a31 a32 a33 et − a31 a32 a33
a11 a12 a13 − a11 a12 a13
a21 a22 a23 − a21 a22 a23
Alors detA = a11 a22 a33 + a21 a32 a13 + a31 a12 a23 − a31 a22 a13 − a11 a32 a23 − a21 a12 a33
Exemple 1.8.6
Enseignant: Aribou Youssef page 26
CHAPITRE 1. CALCUL MATRICIEL
1 1 2
1 1 2 −1 2 3
M =
−1 2 ,→ 5
3 −2 3
5 −2 3 1 1 2
−1 2 3
ce qui donne :
detM = 1 × 2 × 3 + (−1) × (−2) × 2 + 5 × 1 × 3 − (5 × 2 × 2 + 1 × (−2) × 3 + (−1) × 1 × 3) = 14.
ou
Remarque 1.8.3
Enseignant: Aribou Youssef page 27
CHAPITRE 1. CALCUL MATRICIEL
Exemple 1.8.7
1 1 1 −3 0 1 1 −3
1 1 −3 1 C1 ←C1 +C2 +C3 +C4 0 1 −3 1
= =0
1 −3 1 1 0 −3 1 1
−3 1 1 1 0 1 1 1
sin2 α sin2 β sin2 γ 1 1 1
L1 ←L1 +L2
cos2 α cos2 β cos2 γ = cos2 α cos2 β cos2 γ = 0
1 1 1 1 1 1
Remarque 1.8.4
2) det(AB) = (detA)(detB)
3) det(A−1 ) = (detA)−1 .
1.8.4 Applications
On rappel qu’une matrice carrée d’ordre n A est inversible s’il existe B d’ordre n telle que
AB = BA = In .
Critère : A est inversible si et seulement si detA 6= 0.
Une fois assuré que A est inversible, on calcule son inverse à l’aide de la formule suivante :
A−1 = 1
detA (adjA) où (adjA) désigne l’adjoint classique de A c’est à dire la matrice (Cij )T où Cij
désigne la matrice des cofacteurs de A.
Exemple
1.8.8
2 3 −4
A=
0 −4 2
1 −1 5
2 3 −4 0 5 −14
L1 ←L1 −2L3 5 −14
detA = 0 −4 2 = 0 −4 2 = = −46 6= 0
−4 2
1 −1 5 1 −1 5
Alors A est inversible, déterminons les 9 cofacteurs de A :
Enseignant: Aribou Youssef page 28
CHAPITRE 1. CALCUL MATRICIEL
−4 2 0 2
C11 = = −18, C12 = − =2
−1 5 1 5
0 −4 3 −4
C13 = = 4, C21 = − = −11
1 −1 −1 5
2 −4 2 3
C22 = = 14, C23 = − =5
1 5 1 −1
3 −4 2 −4
C31 = = −10, C32 = − = −4
−4 2 0 2
2 3
C33 = = −8
0 −4
Alors
−18 −11 −10
1
A−1 = −
2 14 −4
46
4 5 −8
Un système d’équations, AX = b, où A est une matrice carrée d’ordre n, peut être résolu à l’aide
des déterminants,
lorsque
detA6= 0.
x1 b1
. . 1 1
. .
. et b = . , alors xi = detA [C1i b1 + C2i b2 + · · · + Cni bn ] = detA detBi où Bi
Si on pose X =
xn bn
ème
est la matrice obtenue en remplaçant la i colonne de A par b.
Exemple 1.8.9
Utiliser
la méthode de Cramer pour résoudre le système :
x1 + 3x3 = 2
1 0 3
−x1 + 2x2 + 2x3 = 3 , on a A =
−1 2 2
0 1 4
x2 + 4x3 = 5
1 0 3 1 0 3
L2 ←L2 +L3
Alors detA = −1 2 2 = 0 2 5 =3
0 1 4 0 1 4
2 0 3 2 0 3
1 1 1
x1 = 3 3 2 2 = 3 −7 0 −6 = 3 [−(−12 + 21)] = −3
5 1 4 5 1 4
Enseignant: Aribou Youssef page 29
CHAPITRE 1. CALCUL MATRICIEL
1 2 3 1 2 3
1 1 5
x2 = 3 −1 3 2 = 3 0 5 5 = −3
0 5 4 0 5 4
1 0 2 1 0 2
1 1 5
x3 = 3 −1 2 3 = 3 0 2 5 = 3
0 1 5 0 1 5
Alors le système a une solution unique :
5 5
S = (−3, − , )
3 3
Remarque 1.8.5
La méthode de Gauss pour les systèmes et celle des matrices élémentaires pour le calcule de
l’inverse demeurent les plus efficaces.
Dans tout ce chapitre, on désigne par I un intervalle de IR , qui n’est ni vide ni réduit à un point,
et par x0 un point de I.
Cf = {(x, f (x))|x ∈ Df }
On note :
f : Df ⊆ IR −→ IR
x 7−→ f (x)
Exemple 2.1.1
Df = IR∗ pour f : IR −→ IR définie par l’équation f (x) = 1/x.
On dit que f est :
2) strictement Croissante, resp. strictement décroissante sur I ssi, pour tout a, b dans I :
4) Strictement monotone sur I ssi f est strictement croissante ou strictement décroissante sur
I;
3) f est périodique de période T si T est le plus petit réel strictement positif tel que f (x + T ) =
f (x) ∀x ∈ Df .
Conclusion 2.1.1
Suivant les parité et périodicité éventuelles de f , on l’étudiera sur Ef ⊆ Df . ( on appel Ef le domaine
d’étude de f )
Sur l’ensembles des fonctions de D ⊆ IR à valeurs dans IR, on définit la somme, le produit, le
quotient et la composée :
Exemple 2.1.2
√ √
Si f (x) = x2 + 1 et g(x) = x, alors (g ◦ f )(x) = x2 + 1 sur IR et (f ◦ g)(x) = x + 1 sur IR+ .
2.2 Limites d’une fonction
Remarque 2.2.1
On définit de façon similaire la limite lim f (x) = l
x→−∞
l quand x se rapproche de a en restant supérieur à a. On écrit alors lim f (x) = l ou lim f (x) = l
x→a+ x→a
x>a
De même, on dit que f (x) tend vers l quand x tend vers b par valeurs inférieures lorsque f (x) se
rapproche de l quand x se rapproche de b en restant inférieur à b. On écrit alors lim f (x) = l ou
x→b−
lim f (x) = l
x→b
x<b
Enfin, si c ∈]a, b[ on dit que f (x) tend vers l quand x tend vers c si f (x) tend vers l quand x tend
vers c par valeurs supérieures et par valeurs inférieures. On écrit alors lim f (x) = l
x→c
on dit alors que la droite D est une asymptote oblique à la courbe représentative Cf en ±∞.
Exemple 2.2.1
1 1
Soit f la fonction définie sur IR par f (x) = + x + 1.
x 2
1
Figure 2.1 – la droite D d’équation y = x + 1 est une asymptote oblique à la courbe représentative
2
Cf en ±∞.
a - Comportement à l’infini
• lim ln x = +∞
x→+∞
• lim ex = +∞
x→+∞
• lim ex = 0
x→−∞
ex
• lim = +∞
x→+∞ x
• lim ln x =0
x→+∞ x
x
• lim en = +∞, n entier naturel
x→+∞ x
c - Comportement à l’origine
• lim ln x = −∞
x→0
Exemple 2.2.2
lim ( 1 + x) = +∞
x→+∞ x
Remarque 2.2.2
"Forme indéterminée" ne signifie pas que la limite n’existe pas mais que les formules d’opérations sur
les limites ne permettent pas de trouver directement la limite. Pour la calculer, il faut alors « lever
l’indétermination » par exemple en simplifiant une fraction.
+×+=+
+×−=−
−×−=+
Exemple 2.2.3
lim ( 1 + 1)x = +∞
x→+∞ x
l 6= 0 0 (signe)∞
0 0 F.I.
l ±∞ 0
±∞ l (signe)∞
±∞ ±∞ F.I.
Enseignant: Aribou Youssef page 36
CHAPITRE 2. FONCTIONS D’UNE VARIABLE RÉELLE
Exemple 2.2.4
lim ( x+1
2 ) = −1
x→0 x −1
Remarque 2.2.3
On pose souvent X = f (x) (changement de variable) et on écrit alors :
lim X = lim f (x)
x→a x→a
lim g(f (x)) = lim g(X) = c
x→a X→b
Exemple 2.2.5
On cherche à calculer :
lim 1 2
x→+∞ 1+x
On pose X = 1 + x2
lim X = lim 1 + x2 = +∞
x→+∞ x→+∞
1
et lim 2 = lim 1 =0
x→+∞ 1+x x→+∞ X
Théorème 2.1 1- Si f (x) ≥ g(x) sur un intervalle de la forme [a; +∞[ et si lim g(x) = +∞
x→+∞
alors :
lim f (x) = +∞
x→+∞
2- Si f (x) ≤ g(x) sur un intervalle de la forme [a; +∞[ et si lim g(x) = −∞ alors : lim f (x) =
x→+∞ x→+∞
−∞
Remarque 2.2.4
On a des théorèmes similaires lorsque x → −∞ ou x → a .
2.3 Continuité
Exemple 2.3.1
• Les fonctions rationnelles sont continues sur chaque intervalle contenu dans leur ensemble de
définition.
Proposition 2.1
Soient f, g : I → IR deux fonctions continues en un point x0 ∈ I. Alors :
• f + g est continue en x0 ,
• f × g est continue en x0 ,
1
• Si f (x0 ) 6= 0 alors est continue en x0 .
f
Proposition 2.2
Soient f : I → IR et g : J → IR deux fonctions telles que f (I) ⊂ J f est continue en un point x0 ∈ I
et si g est continue en f (x0 ). Alors :
g ◦ f est continue en un point x0 .
Définition 2.11
Si f est une fonction définie sur I\x0 et si lim f (x) = l , on dit que g est un
x→x0
prolongement par continuité de f en x0 si et seulement si g(x) = f (x), ∀x 6= x0 et g(x0 ) = l.
Exemple 2.3.2
ln(x + 1)
Soit f (x) = une fonction définie sur IR∗ .
x
La fonction g définie par g(x) = f (x) si x 6= 0 et g(0) = 1 est un prolongement par continuité de f en
0.
Théorème 2.4
Soit f : [a, b] → IR une fonction continue sur un segment. Pour tout réel y compris entre f (a) et f (b),
il existe c ∈ [a, b] tel que f (c) = y.
Corollaire 2.1
Soit f : [a, b] → IR une fonction continue sur un segment.
Si f (a).f (b) < 0, il existe c ∈]a, b[ tel que f (c) = 0.
Définition 2.12
Soit f : I → IR et x0 ∈ I. On appelle dérivée de f en x0 le réel défini par :
f (x) − f (x0 )
f 0 (x0 ) = lim
x→x0 x − x0
Remarque 2.4.1
Si on pose h = x − x0 (ou x = x0 + h), on obtient
La courbe représentative de f admet au point de coordonnées (x0 , f (x0 )) une tangente de coefficient
directeur f 0 (x0 ) et d’équation
y = f (x0 ) + (x − x0 )f 0 (x0 )
Définition 2.13
On dit que f est dérivable sur I si elle est dérivable en tout point x0 de I.
On appelle alors fonction dérivée de f l’application f 0 définie par
f0 : I → IR
x 7→ f 0 (x)
1 1 ] − ∞, 0[ ou ]0, +∞[
f (x) = f 0 (x) = −
x x2
1 n ] − ∞, 0[ ou ]0, +∞[
f (x) = , n ∈ IN f 0 (x) = −
xn xn+1
√ 1
f (x) = x f 0 (x) = √ ]0, +∞[
2 x
f (x) = ex f 0 (x) = ex IR
Somme (u + v)0 = u0 + v 0
Produit (u × v)0 = u0 × v + u × v 0
0
Inverse 1 v0
Si v 6= 0 sur I, =−
v v2
0
Qoutient u u0 × v − u × v 0
Si v 6= 0 sur I, =
v v2
f 0 (x)
Si lim existe, alors :
x→x0 g 0 (x)
f (x) f 0 (x)
lim = lim 0
x→x0 g(x) x→x0 g (x)
ex − 1
Exemple 2.4.1 a) lim =1
x→0 x
Enseignant: Aribou Youssef page 42
CHAPITRE 2. FONCTIONS D’UNE VARIABLE RÉELLE
8x2 + x − 9 17
b) lim 2
=
x→1 4x − 4 8
x2 2x 2
c) lim x2 e−x = lim == lim x = lim x = 0
x→∞ x→∞ ex x→∞ e x→∞ e
f (b) − f (a)
= f 0 (c)
b−a
Application (Encadrements) :
√ √
On cherche à encadrer 105. On cnsidère f (x) = x sur [100, 105]. Alors
1 1 1 1 1
f 0 (x) = √ ⇒ ≤ √ ≤ f 0 (x) ≤ √ = .
2 x 22 2 105 2 100 20
1 √ √ 1 5 √ 5
(105 − 100) ≤ 105 − 100 ≤ (105 − 100) ⇔ + 10 ≤ 105 ≤ + 10
22 20 22 20
Définition 2.14
On dit que f est de classe C 1 sur I si
Proposition 2.3
Soit f :]a, b[→ IR une fonction dérivable sur un intervalle ]a, b[.
a- La fonction f est croissante sur ]a, b[ si et seulement si f 0 (x) ≥ 0 pour tout x ∈]a, b[.
b- La fonction f est décroissante sur ]a, b[ si et seulement si f 0 (x) ≤ 0 pour tout x ∈]a, b[.
Enseignant: Aribou Youssef page 43
CHAPITRE 2. FONCTIONS D’UNE VARIABLE RÉELLE
c- La fonction f est constante sur ]a, b[ si et seulement si f 0 (x) = 0 pour tout x ∈]a, b[.
Remarque 2.4.2 • Si f 0 (x) > 0 pour tout x ∈]a, b[, alors f est strictement croissante sur ]a, b[.
• Si f 0 (x) < 0 pour tout x ∈]a, b[, alors f est strictement décroissante sur ]a, b[.
y = f (x) ⇔ x = f −1 (y) ∀x ∈ I, ∀y ∈ J
ou encore
f −1 (f (x)) = x ∀x ∈ I
1
(f −1 )0 (y0 ) = où y0 = f (x0 )
f 0 (x0 )
Définition 2.15
Soit f une fonction dérivable sur I.
Si f 0 est dérivable, on note f ” ou f (2) la dérivée de f 0 .
La fonction f ” est appelée dérivée seconde de f .
Définition 2.16
Pour tout n ≥ 2 de IN, on définit la dérivée n-ième f (n) de f comme la dérivée de f (n−1) lorsque
f (n−1) existe et est dérivable :
f (n) (x) = [f (n−1) (x)]0
On pose f (0) = f.
Définition 2.17
On dit que f est de classe C n sur I si f (n) existe et est continue sur I
2.5 Convexité
Définition 2.18
Soit f : [a, b] → IR
Enseignant: Aribou Youssef page 44
CHAPITRE 2. FONCTIONS D’UNE VARIABLE RÉELLE
pour tout x, y ∈ [a, b] et tout λ ∈ [0, 1] On dit que f est concave si −f est convexe, i.e.,
Proposition 2.4
Soit f : [a, b] → IR une fonction deux fois dérivable sur [a, b]. Alors
Théorème 2.10
Soit x0 ∈]a, b[ et f : [a, b] → IR une fonction telle que f (n) (x0 ) existe. Alors pour tout x ∈]a, b[, on a
∀x ∈ I, f (x) ≥ f (xm )
∀x ∈ I, f (x) ≤ f (xM )
Théorème 2.11
Soit f : [a, b] → IR une fonction continue sur [a, b]. Alors f admet un minimum et un maximum
global : il existe xm et xM dans [a, b] tels que
f 0 (x0 ) = 0
Remarque 2.6.1
La condition f 0 (x0 ) = 0 ne donne que des points candidats (ou critiques).
Il faut ensuite étudier la nature de chacun de ces points.
On pose
∆f = f (x) − f (x0 )
Enseignant: Aribou Youssef page 46
CHAPITRE 2. FONCTIONS D’UNE VARIABLE RÉELLE
Remarque 2.6.2
Lorsque f ”(x0 ) = 0, il faut faire une étude directe. Deux cas peuvent se produire :
Proposition 2.7
Soit f : I → IR une fonction dérivable en x0 de I.
Si f est convexe, f admet un minimum global en x0 ssi f 0 (x0 ) = 0
Si f est concave, f admet un maximum global en x0 ssi f 0 (x0 ) = 0
Remarque 2.6.3
Si la fonction f est strictement convexe ou concave alors l’extremum est unique.
2.6.5 Méthodologie
2) On étude la convexité de f .
Enseignant: Aribou Youssef page 47
CHAPITRE 2. FONCTIONS D’UNE VARIABLE RÉELLE
4) Si f .est convexe ou concave, la fonction admet un minimum ou maximum global au(x) point(s)
trouvé(s).
3- Étudier la dérivabilité, le signe de la dérivée ; calculer les limites nécessaires et rassembler ces
résultats dans un tableau de variations.
5- Étudier les points remarquables de la courbe, notamment les extrémas ; dans tous les cas, on fera
apparaître sur le graphe les points à tangente horizontale.
6- Représentation graphique.
Dans cette section nous rappelons le matériel nécessaire concernant les applications bijectives.
Définition 2.21
Soit f : E −→ F une fonction, où E et F sont des parties de IR.
Proposition 2.8
Si f est une fonction bijective alors il existe une unique application g : F −→ E telle que g ◦ f = IdE
et f ◦ g = IdF . La fonction g est la bijection réciproque de f et se note f −1 .
Remarque 2.8.1
On rappelle que l’identité, IdE : E −→ E est simplement définie par x 7−→ x.
Dans un repère orthonormé les graphes des fonctions f et f −1 sont symétriques par rapport à la
première bissectrice.
2.9.1 Arccosinus
Considérons la fonction cosinus cos : IR −→ [−1, 1], x 7−→ cos x. Pour obtenir une bijection à partir
de cette fonction, il faut considérer la restriction de cosinus à l’intervalle [0, π]. Sur cet intervalle la
Enseignant: Aribou Youssef page 49
CHAPITRE 2. FONCTIONS D’UNE VARIABLE RÉELLE
fonction cosinus est continue et strictement décroissante, donc la restriction cos : [0, π] −→ [−1, 1] est
une bijection. Sa bijection réciproque est la fonction arccosinus : arccos : [−1, 1] −→ [0, π]
On a donc, par définition de la bijection réciproque :
cos(arccos(x)) = x, ∀x ∈ [−1, 1]
arccos(cos(x)) = x, ∀x ∈ [0, π]
−1
arccos0 (x) = √ , ∀x ∈] − 1, 1[
1 − x2
2.9.2 Arcsinus
La restriction
π π
sin : [− , ] −→ [−1, 1]
2 2
π π
arcsin : [−1, 1] −→ [− , ]
2 2
sin(arcsin(x)) = x, ∀x ∈ [−1, 1]
π π
arcsin(sin(x)) = x, ∀x ∈ [− , ]
2 2
1
arcsin0 (x) = √ , ∀x ∈] − 1, 1[
1 − x2
2.9.3 Arctangente
La restriction
π π
tan :] − , [−→ IR
2 2
π π
arctan : IR −→] − , [
2 2
Enseignant: Aribou Youssef page 50
CHAPITRE 2. FONCTIONS D’UNE VARIABLE RÉELLE
tan(arctan(x)) = x, ∀x ∈ IR
π π
arctan(tan(x)) = x, ∀x ∈] − , [
2 2
1
arctan0 (x) = , ∀x ∈ IR
1 + x2
(x, y) + (x0 , y 0 ) = (x + x0 , y + y 0 )
Définition 3.1
On dit que (x, y) tend vers (x0 , y0 ) si
• x tend vers x0
• et y tend vers y0 .
On note
x → x0
(x, y) −→ (x0 , x0 ) ⇔
y → y0
Définition 3.2
Soit (x, y) un point de IR2 .
CHAPITRE 3. FONCTIONS RÉELLES DE DEUX VARIABLES RÉELLES
avec r1 , r2 > 0
Une fonction réelle de deux variables réelles est une application f définie sur une partie de
IR2 à valeurs dans IR :
f : IR2 → IR
(x, y) 7→ f (x, y)
f (x, y) est aussi proche que l’on veut de l dès que (x, y) est suffisamment proche de (x0 , y0 )
On dit que f est continue sur D ⊂ IR2 si elle est continue en tout point D
3.2 Différentiabilité
Définition 3.5
Soit f : IR2 → IR et (x0 , y0 ) ∈ IR2 .
On appelle dérivée partielle de f en (x0 , y0 ) par rapport à x la dérivée de l’application x 7→ f (x, y0 )
en x0 .
On la note
∂f
fx0 (x0 , y0 ) = (x0 , y0 ) = (x 7→ f (x, y0 ))0 |x=x0
∂x
∂f
fy0 (x0 , y0 ) = (x0 , y0 ) = (x 7→ f (x0 , y))0 |y=y0
∂y
Enseignant: Aribou Youssef page 54
CHAPITRE 3. FONCTIONS RÉELLES DE DEUX VARIABLES RÉELLES
Définition 3.6
Soit f : IR2 → IR et D ⊂ IR2 . On dit que f est de classe C 1 sur D, si f admet des dérivées partielles
continues sur D.
On définit alors la différentielle de f en (x0 , y0 ) ∈ D
Définition 3.7
Soit D ⊂ IR2 et f : D → IR. On dit que
Théorème 3.1
Soit f : IR2 → IR une fonction de classe C 1 au voisinage de (x0 , y0 ) ∈ IR2 .
Enseignant: Aribou Youssef page 55
CHAPITRE 3. FONCTIONS RÉELLES DE DEUX VARIABLES RÉELLES
Le théorème ?? ne donne que des points candidats (x0 , y0 ). Il faut ensuite étudier la nature de
chaque point.
Pour cela, on étudie le signe de
∆f = f (x, y) − f (x0 , y0 )
L’extremum sera global ou local, selon que l’inégalité est vraie pour tout (x, y) ou pour (x, y) proche
de (x0 , y0 ).
ou
f (x, y) ≥ f (x0 , y0 ) pour un minimum
Le résultat précédent ne donne que des points candidats. Il faut ensuite étudier la nature de chaque
point.
Pour cela, on peut étudier le signe de
∆f = f (x, y) − f (x0 , y0 )
y = y(x)
Définition 3.8
Soit f : IR2 −→ IR admettant des dérivées partielles :
Si ces fonctions admettent des dérivées partielles par rapport à x et y, elles sont appelées dérivées
partielles secondes ou d’ordre 2 de f .
Notations :
Enseignant: Aribou Youssef page 57
CHAPITRE 3. FONCTIONS RÉELLES DE DEUX VARIABLES RÉELLES
00
fyx = (fy0 )0x 00
fyy = (fy0 )0y
ou
∂2f ∂ ∂f ∂2f ∂ ∂f
2
= ( ) = ( )
∂x ∂x ∂x ∂y∂x ∂y ∂x
On dit que f est de classe C 2 sur U , si elle admet des dérivées partielles secondes continues sur U .
00 00
fxy (x0 , y0 ) = fyx (x0 , y0 )
00
det Hf (x0 , y0 ) = fx002 (x0 , y0 ) × fy002 (x0 , y0 ) − [fxy (x0 , y0 )]2
3.5 Convexité
λM1 + (1 − λ)M2 ∈ C
Remarque 3.5.1 • La somme de fonctions convexes (resp. concaves) est convexe (resp. concave).
• Le max (resp. min) de plusieurs fonctions convexes (resp. concaves) est convexe (resp. concave).
• Si f (x, y) = g(x)+h(y) avec g et h convexes (resp. concaves), alors f est convexe (resp. concave).
Proposition 3.1
Si f est de classe C 2 sur IR2 , alors
det Hf ≥ 0
f est convexe ⇔ fx002 ≥ 0 ⇔ Hf est semi-définie positive.
00
fy2 ≥ 0
Proposition 3.2
Soit f : IR2 −→ IR de classe C 2 au voisinage (x0 , y0 ), Alors, pour tout (h, k) dans un voisinage de
(0, 0), on a
Rappels
Soit f : IR2 −→ IR de classe C 1 .
On recherche les extremums de f sur IR2 .
Les points critiques (ou candidats) sont données par les CNO :
fx0 (x, y) = 0
∇f (x, y) = 0 ⇔
fy0 (x, y) = 0
Théorème 3.4
Soit f : IR2 −→ IR de classe C 2 au voisinage de (x0 , y0 ) ∈ IR2 . On suppose que fx0 (x, y) = fy0 (x, y) = 0.
• Si Hf (x0 , y0 ) est définie positive, i.e., si det Hf (x0 , y0 ) > 0 et fx002 (x0 , y0 ) > 0, alors f admet un
minimum local en (x0 , y0 ).
• Si Hf (x0 , y0 ) est définie négative, i.e., si det Hf (x0 , y0 ) > 0 et fx002 (x0 , y0 ) < 0, alors f admet un
maximum local en (x0 , y0 ).
• Si det Hf (x0 , y0 ) < 0, alors f n’admet pas d’extremum en (x0 , y0 ) (point col ou point-selle).
Remarque 3.7.1
Si det Hf (x0 , y0 ) = 0, le théorème ne permet pas de conclure. Il faut étudier plus précisément le signe
de
∆f = f (x, y) − f (x0 , y0 ).
Rappels
Les points candidats du problème d’optimisation
Optimiser f (x, y)
(P )
sous la contrainte g(x, y) = 0
Le hessien est
det HL (x, y, λ) = gx0 [gy0 L00yx − gx0 L00y2 ] − gy0 [gy0 L00x2 − gx0 L00xy ]
Théorème 3.6
Soit f, g : IR2 → IR de classe C 2 au voisinage de (x0 , y0 ). On suppose que (x0 , y0 ) est un point candidat
avec λ0 ∈ IR.
• Si det HL (x0 , y0 , λ0 ) = 0, alors on ne peut pas conclure. Il faut étudier directement le signe de
∆f
Les théorèmes donnant les CN et les CS d’optimalité sous contrainte ne sont pas toujours valides.
Il faut rajouter aux conditions déjà vues une condition supplémentaire appelée
condition de qualification :
∇g(x0 , y0 ) 6= 0
Suites numériques
Introduction
L’étude des suites numériques a pour objet la compréhension de l’évolution de séquences de nombres
(réels, complexes ...). Ceci permet de modéliser de nombreux phénomènes de la vie quotidienne.
Supposons par exemple que l’on place une somme S à un taux annuel de 10%. Si Sn représente
la somme que l’on obtiendra après n années, on a
S0 = S, S1 = S × 1, 1 · · · Sn = S × (1, 1)n .
4.1 Définitions
Définition 4.1.1
• Une suite est une application u : IN → IR.
• Pour n ∈ IN, on note u(n) par un et on l’appelle n-ème terme ou terme général de la suite.
La suite est notée u, ou plus souvent (un )n∈IN ou simplement (un ). Il arrive fréquemment que l’on
considère des suites définies à partir d’un certain entier naturel n0 plus grand que 0, on note alors
(un )n≥n0 .
Exemple 4.1.1
√ √ √
1. ( n)n∈IN est la suite de termes : 0, 1, 2, 3, · · ·
2. ((−1)n )n∈IN est la suite qui alterne +1, −1, +1, −1, · · ·
63
CHAPITRE 4. SUITES NUMÉRIQUES
Définition 4.1.2
Soit (un )n∈IN une suite.
• (un )n∈IN est bornée si elle est majorée et minorée, ce qui revient à dire :
∃M ∈ IR, ∀n ∈ IN |un | ≤ M.
Définition 4.1.3
Soit (un )n∈IN une suite.
• (un )n∈IN est strictement monotone si elle est strictement croissante ou strictement décroissante.
Remarque 4.1.1
• Si (un )n∈IN est une suite à termes strictement positifs, elle est croissante si et seulement si
un+1
∀n ∈ IN ≥ 1.
un
Enseignant: Aribou Youssef page 64
CHAPITRE 4. SUITES NUMÉRIQUES
4.2 Limites
Définition 4.2.1
La suite (un )n∈IN a pour limite l si : pour toute > 0, il existe N ∈ IN tel que si n ≥ N alors
|un − l| < :
∀ > 0 ∃N ∈ IN ∀n ≥ N (n ≥ N ⇒ |un − l| < )
Définition 4.2.2
1. La suite (un )n∈IN tend vers +∞ si :
∀A > 0 ∃N ∈ IN ∀n ≥ N (n ≥ N ⇒ |un | ≥ A)
Remarque 4.2.1
1. On note lim un = l ou parfois un −→ l, et de même pour une limite ±∞
n→+∞ n→+∞
2. lim un = −∞ ⇔ lim − un = +∞
n→+∞ n→+∞
Définition 4.2.3
Une suite (un )n∈IN est convergente si elle admet une limite finie. Elle est divergente sinon (c’est-
à-dire soit la suite tend vers ±∞, soit elle n’admet pas de limite)
Proposition 4.1
Si une suite est convergente, sa limite est unique.
démonstration
On procède par l’absurde. Soit (un )n∈IN une suite convergente ayant deux limites l 6= l0 . Choisissons
|l − l0 |
> 0 tel que = .
2
Comme lim un = l, il existe N1 ∈ IN tel que ∀n ≥ N1 (n ≥ N1 ⇒ |un − l| < .
n→+∞
De même lim un = l0 , il existe N2 ∈ IN tel que ∀n ≥ N2 (n ≥ N2 ⇒ |un − l0 | < .
n→+∞
Notons N = max(N1 , N2 ), on alors pour ce N :
Proposition 4.2
1. lim un = l ⇐⇒ lim (un − l) = 0 ⇐⇒ lim |un − l| = 0
n→+∞ n→+∞ n→+∞
démonstration
Cela résulte directement de la définition.
lim (un + vn ) = l + l0
n→+∞
lim (un × vn ) = l × l0
n→+∞
1 1
3. Si lim un = l où l ∈ IR∗ alors un 6= 0 pour n assez grand et lim = .
n→+∞ n→+∞ un l
Exemple 4.2.1
Si un −→ l avec l 6= ±1 alors
n→+∞
1 1
un (1 − 3un ) − −→ l(1 − 3l) − 2
u2n − 1 n→+∞ l −1
1
1. lim = 0.
n→+∞ vn
3. Si (un )n∈IN est minorée par un nombre λ > 0 alors lim (un × vn ) = +∞
n→+∞
1
4. Si lim un = 0 et un >0 pour n assez grand alors lim = +∞.
n→+∞ n→+∞ un
Exemple 4.2.2
1
Si (un )n∈IN est la suite de terme général √ alors lim un = 0.
n n→+∞
Proposition 4.5
Toute suite convergente est bornée.
démonstration
Soit (un )n∈IN une suite convergente vers le réel l. En appliquant la définition de limite avec = 1, on
obtient qu’il existe un entier naturel N tel que pour n ≥ N on ait |un − l| ≤ 1, et donc pour n ≥ N
on a
|un | = |l + (un − l)| ≤ |l| + |un − l| ≤ |l| + 1
Donc si on pose
M = max{|u0 | , |u1 | , · · · , |uN −1 | , |l| + 1}
On a alors ∀n ∈ IN |un | ≤ M .
Proposition 4.6
Si la suite (un )n∈IN est bornée et lim vn = 0 alors lim (un × vn ) = 0
n→+∞ n→+∞
démonstration
La suite (un )n∈IN est bornée, on peut donc trouver un réel M > 0 tel que pour tout entier naturel n
on ait |un | ≤ M . Fixons > 0. On applique la définition de limite à la suite (vn )n∈IN pour 0 = .
M
Il existe donc un entier naturel N tel que n ≥ N implique |vn | ≤ 0 . Mais alors pour n ≥ N on a :
Exemple 4.2.3
1
Si (un )n≥1 est la suite donnée par un = cos(n) et vn = √ , Alors lim (un × vn ) = 0.
n n→+∞
Dans certaines situations, on ne peut rien dire à priori sur la limite, il faut faire une étude au cas
par cas.
Exemple 4.2.4
1. ” + ∞ − ∞” Cela signifie que si un → +∞ vn → −∞ il faut faire faire l’étude en fonction de
chaque suite pour lim (un + vn ) comme le prouve les exemples suivants :
n→+∞
lim (en − ln n) = +∞
n→+∞
lim (n − n2 ) = −∞
n→+∞
1
lim ((n + ) − n) = 0
n→+∞ n
2. ”0 × ∞”
1
lim ( × en ) = +∞
n→+∞ ln n
1
lim ( × ln n) = 0
n→+∞ n
1
lim ( × (n + 1)) = 1
n→+∞ n
∞ 0
3. ” ”, ” ”, ”1∞ ”, . . .
∞ 0
Proposition 4.7
1. Soient (un )n∈IN et (vn )n∈IN deux suites convergentes telles que ∀n ∈ IN, un ≤ vn Alors
lim un ≤ lim vn
n→+∞ n→+∞
2. Soient (un )n∈IN et (vn )n∈IN deux suites telles que lim un = +∞ et ∀n ∈ IN, un ≤ vn Alors
n→+∞
lim vn = +∞
n→+∞
3. Théorème des "gendarmes" : si (un )n∈IN , (vn )n∈IN et (wn )n∈IN sont trois suites telles que
∀n ∈ IN, un ≤ vn ≤ wn
démonstration
2. Laissé en exercice.
3. En soustrayant la suite (un )n∈IN , on se ramène à montrer l’énoncé suivant : si (un )n∈IN ,
(vn )n∈IN sont deux suites telles que ∀n ∈ IN, 0 ≤ un ≤ vn et lim vn = 0 alors (un )n∈IN
n→+∞
converge et lim un = 0.
n→+∞
Soit > 0 et N un entier naturel tel que n ≥ N implique |vn | < . Comme |un | = un ≤ vn = |vn |,
on a donc : n ≥ N implique |un | < . On a bien montré que lim un = 0
n→+∞
Remarque 4.2.2
1. Soit (un )n∈IN une suite convergente telle que : ∀n ∈ IN, un ≥ 0 alors lim un ≥ 0.
n→+∞
2. Attention si (un )n∈IN une suite convergente telle que : ∀n ∈ IN, un > 0, on ne peut affirmer
que la limite est strictement positive mais seulement que lim un ≥ 0. Par exemple la suite
n→+∞
1
(un )n∈IN donnée par un = est à termes strictement positifs, mais converge vers zéro.
1+n
(−1)n
un = 2 +
1 + n + n2
1. Si a = 1, on a pour tout n ∈ IN : un = 1.
démonstration
1. Est évident.
Tous les termes sont positifs. Donc pour tout entier naturel n on a :
an ≥ 1 + nb
1
Alors b > 1 et d’après le point précédent
3. Si a = 0, le résultat est clair. Sinon, on pose b =
a
1
lim bn = +∞. Comme pour tout entier naturel n on a : |an | = n , on en déduit que
n→+∞ b
lim |an | = 0
n→+∞
4. Supposons par l’absurde que la suite (un )n∈IN converge vers l ∈ IR. De a2 ≥ 1, on déduit que
pour tout entier naturel n, on a a2n ≥ 1. En passant à la limite, il vient l ≥ 1 Comme de plus
pour tout entier naturel n on a a2n+1 ≤ a ≤ −1,il vient en passant de nouveau à la limite l ≤ −1.
Mais comme on a déjà l ≥ 1, on obtient une contradiction, et donc la suite (un )n∈IN ne converge
pas.
Proposition 4.9
Soit a ∈ IR − {1} alors on a :
n
X 1 − an+1
ak =
k=0
1−a
démonstration
Soit a ∈ IR − {1} on a :
Donc
n
X 1 − an+1
ak =
k=0
1−a
Remarque 4.3.1
Pn k, 1
Si a ∈] − 1, 1[ et (un )n∈IN est la suite de terme général : un = k=0 a alors lim un = .
n→+∞ 1−a
un+1
4.3.3 Suites telles que <l<1
un
Théorème 4.1
Soit (un )n∈IN une suite de réels non nuls. On suppose qu’il existe un réel l tel que pour tout entier
naturel n (ou seulement à partir d’un certain rang) on ait :
un+1
< l < 1.
un
Alors lim un = 0
n→+∞
démonstration
un+1
On suppose que la propriété < l < 1 est vraie pour tout entier naturel n (la preuve dans le cas
un
où cette propriété n’est vraie qu’à partir d’un certain rang n’est pas très différente). On écrit
un u1 u2 u3 un
= × × × ··· ×
u0 u0 u1 u2 un−1
ce dont on déduit
un
< l × l × · · · × l = ln
u0
et donc |un | < |u0 | ln . Comme l < 1, on a lim ln = 0. On conclut que lim un = 0.
n→+∞ n→+∞
Corollaire 4.1
Soit (un )n∈IN une suite de réels non nuls.
un+1
Si lim = 0 alors lim un = 0
n→+∞ un n→+∞
démonstration
Evident
Exemple 4.3.1
an
Soit a ∈ IR. Alors lim =0
n→+∞ n!
Remarque 4.3.2
1. Avec les notations du théorème, si on a pour tout entier naturel n à partir d’un certain rang :
|un+1 |
> l > 1, alors la suite (un )n∈IN diverge. En effet, il suffit d’appliquer le théorème à la
|un |
1
suite de terme général pour voir que lim |un | = +∞.
|un | n→+∞
Exemple 4.3.2
√
Pour un nombre réel a, a > 0, calculer lim n a.
n→+∞
√
On va montrer que lim n a = 1. Si a = 1 c’est clair. Supposons a > 1. Écrivons a = 1 + h, avec
n→+∞
h > 0. Comme
h n h
(1 + ) ≥1+n =1+h=a
n n
√
on a en appliquant la fonction racine n−ième, n .:
h √
1+ ≥ na≥1
n
√
On peut conclure grâce au théorème "des gendarmes" que lim n a = 1.
n→+∞
1
Enfin, si a < 1, on applique le cas précédent à b = > 1.
a
Proposition 4.10
Toute suite convergente est bornée.
La réciproque est fausse mais nous allons ajouter une hypothèse supplémentaire pour obtenir des
résultats.
Théorème 4.2
Toute suite croissante (Respectivement décroissante) et majorée (Respectivement minorée) est
convergente.
4.4.3 Exemples
1 1 1
un = 1 + 2
+ 2 + ··· + 2
2 3 n
1
2. Montrons par récurrence que pour tout entier naturel n ≥ 1 on a un ≤ 2 −
n
1
• Pour n = 1 on a u1 = 1 ≤ 2 − .
1
1 1
• fixons n ≥ 1 pour lequel on suppose un ≤ 2 − . Alors un+1 = un + . Or
n (n + 1)2
1 1 1 1 1
2
≤ = − , donc un+1 ≤2− , ce qui achève la récurrence.
(n + 1) n(n + 1) n n+1 n+1
3. Donc la suite (un )n≥1 est croissante et majorée par 2 : elle converge.
Remarque 4.4.1
π2
On note ζ(2) = cette limite.
6
Définition 4.1
Les suites (un )n∈IN et (vn )n∈IN sont dites adjacentes si
3. lim (vn − un ) = 0
n→+∞
Théorème 4.3
Si les suites (un )n∈IN et (vn )n∈IN sont adjacentes, elles convergent vers la même limite.
démonstration
• (un )n∈IN est croissante est majorée par v0 , donc elle converge vers une limite l.
• (vn )n∈IN est décroissante est minorée par u0 , donc elle converge vers une limite l0 .
Exemple 4.4.1
Reprenons l’exemple de ζ(2). Soient (un )n≥1 et (vn )n≥1 les deux suites définies par :
n
X 1 2
un = et vn = un +
k=1
k2 n+1
Montrons que (un )n≥1 et (vn )n≥1 sont deux suites adjacentes :
1
1. (a) (un )n≥1 est croissante car un+1 − un = > 0.
(n + 1)2
(b) (vn )n≥1 est décroissante car
2
2. Pour tout n ≥ 1 : vn − un = > 0, donc un ≤ vn .
n+1
2
3. Enfin comme vn − un = donc lim (vn − un ) = 0.
n+1 n→+∞
Les suites (un )n≥1 et (vn )n≥1 sont deux suites adjacentes, elles convergent donc vers une même limite
finie l. Nous avons en plus l’encadrement un ≤ l ≤ vn Pour tout n ≥ 1.
Soit f : IR −→ IR une fonction, Une suite récurrente est définie par son premier terme et une
relation permettant de calculer les termes de proche en proche :
Exemple 4.5.1
√
Soit f (x) = 1 + x. Fixons u0 = 2 et définissons pour n ≥ 0 : un+1 = f (un ). C’est-à-dire
√
un+1 = 1 + un . Alors les premiers termes de la suite sont :
r s r
√ q √ q √ q √
2, 1 + 2, 1 + 1+ 2, 1 + 1+ 1+ 2, 1 + 1+ 1+ 1+ 2, ...
Proposition 4.11
Si f est une fonction continue et la suite récurrente (un )n∈IN converge vers l, alors l est une solution
de l’équation :
f (l) = l
démonstration
Lorsque n −→ +∞, un −→ l et donc aussi un+1 −→ l Comme un −→ l et que f est continue alors la
suite f (un ) −→ f (l). la relation un+1 = f (un ) devient à la limite (lorsque n −→ ∞) : f (l) = l
Remarque 4.5.1
Une valeur l, vérifiant f (l) = l est un point fixe de f .
Calcul intégral
Soit f une fonction définie sur un intervalle I de IR. On appelle primitive de f , une fonction F
dont la dérivée est f :
∀x ∈ I, F 0 (x) = f (x)
On note
Z
F (x) = f (x)dx
On dit que F est une primitive ou une intégrale de f et que l’on a intégré f .
• On admettra que toute fonction continue sur I admet des primitives sur I
Soit f une fonction bornée sur un intervalle borné (a, b). On cherche à évaluer, dans un repère
orthonormé l’aire algébrique A de la surface délimitée par le graphe de f , l’axe Ox et les droites
d’équations x = a et x = b. Pour ce faire, on considère les points x0 , x1 , x2 , · · · , xn ∈ (a, b) tels que
a = x0 < x1 < x2 < · · · < xn−1 < xn = b.
On a ainsi divisé (a, b) en n intervalles partiels. Soit ζi ∈ [xi , xi+1 ] et considérons la somme, que l’on
77
CHAPITRE 5. CALCUL INTÉGRAL
Sn mesure donc l’aire algébrique totale des rectangles hachurés. Cette somme dépend de nombreux
Théorème 5.1
Toute fonction bornée ayant un nombre fini de points de discontinuité sur un intervalle borné (a, b)
est intégrable (au sens de Riemann) sur (a, b).
Si la fonction f est discontinue au point x0 ∈ (a, b) et si elle a une limite finie à gauche et une
limite finie a droite de x0 on posera par définition :
Z b Z x0 Z b
f (x)dx = f (x)dx + f (x)dx
a a x0
Z b Z a
4. f (x)dx = − f (x)dx, ∀a, b ∈ IR.
a b
Z b
5. Si a < b et f (x) ≥ 0, ∀x ∈ (a, b) alors f (x)dx ≥ 0.
a
Z b
1
f (x)dx
b−a a
Théorème 5.2
Soit f définie et continue sur [a, b] alors il existe c ∈]a.b[ tel que :
Z b
1
f (c) = f (x)dx
b−a a
Z x
Ce résultat se déduit du théorème des accroissements finis appliqué à la fonction : x 7−→ f (t)dt
a
sur l’intervalle [a, b]
Z b
f (x)dx = F (b) − F (a) = [F (x)]ba
a
Z
Définie sur Fonction f F (x) = f (x)dx
xα+1
IR∗ ou IR∗+ xα (α < 0 α 6= −1) +C
α+1
xα+1
IR ou IR+ xα (α > 0) +C
α+1
1
IR arctan x + C
1 + x2
1 1 1+x
IR\{−1, 1} ln +C
1 − x2 2 1−x
1
IR∗− IR∗+ ln |x| + C
S
x
ax
IR ax (a > 0) +C
ln a
IR ex ex + C
1
IR sin(ωx + α) ω 6= 0 − cos(ωx + α) + C
ω
1
IR cos(ωx + α) ω 6= 0 sin(ωx + α) + C
ω
π 1
IR\{ + kπ, k ∈ ZZ} = 1 + tan2 x tan x + C
2 cos2 x
1 1
IR\{kπ, k ∈ ZZ} = 1 + cotan2 x − +C
sin2 x tan x
π
IR\{ + kπ, k ∈ ZZ} tan x − ln | cos x| + C
2
1
] − 1, 1[ √ arcsin x + C
1 − x2
Si f (x) peut se mettre sous la forme f (x) = ϕ[u(x)]u0 (x) où ϕ est une fonction continue dont Φ
est une primitive et si u est a dérivée continue, alors :
et
Z Z
f (x)dx = ϕ(u)du = Φ(u(x)) + C
Z b Z ϕ(b)
f (x)dx = ϕ(u)du = Φ(u(b)) − Φ(u(a))
a ϕ(a)
Exemple 5.3.1
sin x
Z Z
1. Calculer I = tan xdx = dx :
cos x
On pose u(x) = cos x dont la différentielle est du = − sin xdx.
du
Z
Alors I = − = − ln |u(x)| + C = − ln | cos(x)| + C
u
1
xdx
Z
2
2. Calculer J = √:
0 1 − x2
On pose u(x) = 1 − x2 donc u(0) = 1, u( 12 ) = 3
4 et du = −2xdx.
On obtient alors √
Z 3
4 du √ 34 3
J =− √ = [− u]1 = 1 −
1 2 u 2
Pour obtenir une expression plus simple de l’élément différentiel, il peut être utile de poser x = ϕ(t)
dont la différentielle est dx = ϕ0 (t)dt ; dans ces conditions :
Z Z Z
f (x)dx = f (ϕ(t))ϕ0 (t)dt = g(t)dt
Où G est une primitive de g. Notons que la fonction ϕ doit être inversible et à dérivé continue.
Pour les intégrales définies, toujours avec x = ϕ(t) :
Z b Z β
f (x)dx = f (ϕ(t))ϕ0 (t)dt = G(β) − G(α)
a α
où α = ϕ−1 (a), β = ϕ−1 (b) telle que ϕ est inversible sur [α, β] et a dérivée continue sur ]α, β[.
Enseignant: Aribou Youssef page 81
CHAPITRE 5. CALCUL INTÉGRAL
Exemple 5.3.2
Z 1
2 dx
Calculer √
0 1 − x2
π π
• on pose x = sin t avec t ∈] − , [
2 2
π π
Et comme la fonction sin est une bijection de ] − , [ dans ] − 1, 1[ et son fonction réciproque
2 2
1 π
arcsin alors t = arcsin x et les bornes deviennent 0 = arcsin 0 et = arcsin et la différentielle
Z 1 Z π 2 6
2 dx 6 π
s’écrit dx = cos tdt, il s’en suit : √ = dt =
0 1 − x2 0 6
Remarque 5.3.1
D’après le tableau de primitives on a :
1
arcsin0 x = √
1 − x2
Et l’on retrouve :
Z 1
2 dx 1 π
√ = [arcsin x]02 =
0 1−x 2 6
(uv)0 = u0 v + uv 0
On déduit
Z Z
uv 0 = uv − u0 v
Z Z
udv = uv − vdu
Et si les intégrales sont définies, u et v ayant leurs dérivées continues sur (a, b) :
Z b Z b
udv = [uv]ba − vdu
a a
Exemple 5.3.3
Z
1. Calculer I = ln xdx
dx
On pose u(x) = ln(x) donc du = et dv = dx donc v = x et l’on intègre par parties, ce qui
x
donne :
Z
I = x ln x − dx = x ln x − x + C
Z 1
J = [xex ]10 − ex dx = [ex (x − 1) + C]10 = 1
0
Équations différentielles
6.1 Définition
6.1.1 Introduction
• dans laquelle apparaissent certaines des dérivées de la fonction (dérivée première y 0 , ou dérivées
d’ordres supérieurs y 00 , y (3) , · · · ).
Exemple 6.1.1
2. y 0 = 1 + ex (y(x) = x + ex + C, C ∈ IR)
Il est aussi facile de vérifier qu’une fonction donnée est bien solution d’une équation.
Exemple 6.1.2
2
1. Soit l’équation différentielle y 0 = 2xy + 4x. Vérifier que y(x) = ex − 2 est une solution sur IR,
ceci quel que soit k ∈ IR.
2. Soit l’équation différentielle x2 y 00 − 2y + 2x = 0. Vérifier que y(x) = kx2 + x est une solution
sur IR, pour tout k ∈ IR.
85
CHAPITRE 6. ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
6.1.2 Définition
Passons à la définition complète d’une équation différentielle et surtout d’une solution d’une
équation différentielle.
Définition 6.1
• Une équation différentielle d’ordre n est une équation de la forme :
• Une solution d’une telle équation sur un intervalle I ⊂ IR est une fonction y : I −→ IR qui est
n fois dérivable et qui vérifie l’équation (??)
On ne sait pas résoudre toutes les équations différentielles. On se concentre dans ce chapitre sur
deux types d’équations : les équations différentielles linéaires du premier ordre et celles du second ordre
à coef ?cients constants.
• Une équation différentielle linéaire est homogène, ou sans second membre, si la fonction g ci-
dessus est la fonction nulle :
• Une équation différentielle linéaire est à coefficients constants si les fonctions ai ci-dessus sont
constantes :
a0 y + a1 y 0 + · · · an y (n) = g(x)
Exemple 6.1.3
1. y 0 + 5xy = ex est une équation différentielle linéaire du premier ordre avec second membre.
Définition 6.2
Une équation différentielle linéaire du premier ordre est une équation du type :
Dans la suite on supposera que a et b sont des fonctions continues sur I. On peut envisager la
forme : α(x)y 0 + β(x)y = γ(x). On demandera alors que α 6= 0 pour tout x ∈ I . La division par α
permet de retrouver la forme (??).
On va commencer par résoudre le cas où a est une constante et b = 0. Puis a sera une fonction (et
toujours b = 0). On terminera par le cas général où a et b sont deux fonctions.
6.2.1 L’équation y 0 = ay
Théorème 6.1
Soit a un réel. Soit l’équation différentielle :
y 0 = ay (6.3)
Les solutions de (??), sur IR, sont les fonctions y définies par :
y(x) = keax
démonstration
1. On vérifie que les fonctions proposées sont bien solutions de (??). En effet, pour y(x) = keax ,
on a y 0 (x) = akeax = ay(x).
2. Montrons que les fonctions proposées sont les seules solutions. (C’est-à-dire qu’il n’y en a pas
d’un autre type que y(x) = keax . Soit y une solution quelconque de (??) sur IR. Considérons la
Enseignant: Aribou Youssef page 87
CHAPITRE 6. ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
Mais, par hypothèse, y est une solution de (??), donc y(x)0 − ay(x) = 0. On en déduit que
z 0 (x) = 0, pour tout réel x. Ainsi z est une fonction constante sur IR. Autrement dit, il existe
une constante k telle que z(x) = k pour tout x ∈ IR. D’où :
Exemple 6.2.1
Résoudre l’équation différentielle :
2y 0 − 5y = 0
5
On écrit cette équation sous la forme y 0 = y . Ses solutions, sur IR, sont donc de la forme :
5
2
y(x) = ke 2 x où k ∈ IR.
Le théorème suivant affirme que, lorsque a est une fonction, résoudre l’équation différentielle
y 0 = a(x)y revient à déterminer une primitive A de a (ce qui n’est pas toujours possible explicitement).
Théorème 6.2
Soit a : I → IR une fonction continue. Soit A : I → IR une primitive de A et soit l’équation
différentielle :
y 0 = a(x)y (6.4)
Les solutions sur I de (??), sur IR, sont les fonctions y définies par :
y(x) = keA(x)
démonstration
Enseignant: Aribou Youssef page 88
CHAPITRE 6. ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
Remarque 6.2.1
Si a(x) = a est une fonction constante, alors une primitive est par exemple A(x) = ax et on retrouve
les solutions du théorème ??.
Exemple 6.2.2
Comment résoudre l’équation différentielle x2 y 0 = y ? On se place sur l’intervalle I+ =]0, +∞[ ou
I+ =]0, +∞[
1 1 1
L’équation devient y 0 = 2
y. Donc a(x) = 2 , dont une primitive est A(x) = − . Ainsi les solutions
x 1 x x
cherchées sont y(x) = ke− x , k ∈ IR.
Il nous reste le cas général de l’équation différentielle linéaire d’ordre 1 avec second membre :
Il n’y a pas de nouvelle formule à apprendre pour ce cas. Il suf ?t d’appliquer le principe de
superposition : les solutions de (??) s’obtiennent en ajoutant à une solution particulière de (??) les
solutions de (??). Ce qui donne :
Proposition 6.1
Si y0 est une solution de (??), alors les solutions de (??) sont les fonctions y : I −→ IR définies par :
La recherche de la solution générale de (??) se réduit donc à la recherche d’une solution particulière.
Parfois ceci se fait en remarquant une solution évidente. Par exemple, l’équation différentielle
y 0 = 4xy + 16x a pour solution particulière y0 (x) = −4 ; donc l’ensemble des solutions de cette
2
équation sont les y(x) = −4 + kex , où k ∈ IR.
Recherche d’une solution particulière : méthode de variation de la constante :
C’est une méthode générale pour trouver une solution particulière en se ramenant à un calcul de
primitive.
La solution générale de (??) y 0 = a(x)y est donnée par y(x) = keA(x) avec k ∈ IR. La méthode de la
variation de la constante consiste à chercher une solution particulière sous la forme y0 (x) = k(x)eA(x) ,
où k est maintenant une fonction à déterminer pour que y0 soit une solution de (??) y 0 = a(x)y +b(x).
Puisque A0 = a, on a :
ainsi :
y00 (x) − a(x)y0 (x) = k 0 (x)eA(x)
Z
0 0 −A(x)
k (x)e A(x)
= b(x) ⇐⇒ k (x) = b(x)e ⇐⇒ k(x) = b(x)e−A(x) dx.
Z
Ce qui donne une solution particulière y0 (x) = ( b(x)e−A(x) dx)eA(x) de (??) sur I. La solution
générale de (??) est donnée par :
Exemple 6.2.3
Soit l’équation y 0 + y = ex + 1. L’équation homogène est y 0 = −y dont les solutions sont les
y(x) = ke−x , k ∈ IR.
Cherchons une solution particulière avec la méthode de variation de la constante : on note y(x) =
k(x)e−x . On doit trouver k(x) afin que y0 vérifie l’équation différentielle y 0 + y = ex + 1.
y00 + y0 = ex + 1
⇐⇒ (k 0 (x)e−x − k(x)e−x ) + k(x)e−x = ex + 1
⇐⇒ k 0 (x)e−x = ex + 1
⇐⇒ k 0 (x) = e2x + ex
1
⇐⇒ k(x) = e2x + ex + C
2
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CHAPITRE 6. ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
1 1
y0 (x) = k(x)e−x = ( e2x + ex )e−x = ex + 1
2 2
Nous tenons notre solution particulière ! Les solutions générales de l’équation y 0 +y = ex +1 s’obtiennent
en additionnant cette solution particulière aux solutions de l’équation homogène :
1
y(x) = ex + 1 + ke−x , k ∈ IR
2
Voici l’énoncé du théorème de Cauchy-Lipschitz dans le cas des équations différentielles linéaires
du premier ordre.
Théorème 6.3
Soit y 0 = a(x)y + b(x) une équation différentielle linéaire du premier ordre, où a, b : I −→ IR sont des
fonctions continues sur un intervalle ouvert I . Alors, pour tout x0 ∈ I et pour tout y0 ∈ IR, il existe
une et une seule solution y telle que y(x0 ) = y0 .
Z x
y(x) = ( b(t)e−A(t) dt)eA(x) + y0 eA(x)
x0
Exemple 6.2.4
Trouver la solution de y 0 + y = ex + 1 vérifiant y(1) = 2. Nous avons déjà trouvé toutes les solutions de
1
cette équation dans l’exemple ?? : y(x) = ex + 1 + ke−x , k ∈ IR. Nous allons déterminer la constante
2
k afin que la condition initiale y(1) = 2 soit vérifiée :
1 k e e2
y(1) = 2 ⇐⇒ e1 + 1 + ke−1 = 2 ⇐⇒ = 1 − ⇐⇒ k = e −
2 e 2 2
1 e2
Ainsi la solution cherchée est y(x) = ex + 1 + (e − )e−x , et c’est la seule solution.
2 2
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CHAPITRE 6. ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
6.3.1 Définition
Une équation différentielle linéaire du second ordre, à coefficients constants, est une équation de
la forme
ay 00 + by 0 + cy = g(x) (6.8)
Définition 6.3.1
L’équation ar2 + br + c = 0 est appelée l’équation caractéristique associée à (??)
Théorème 6.4
1. Si ∆ > 0, L’équation caractéristique possède deux racines réelles distinctes r1 6= r2 et les solutions
de (??) sont les
y(x) = λer1 x + µer2 x où λ, µ ∈ IR
2. Si ∆ = 0, L’équation caractéristique possède une racine double r0 et les solutions de (??) sont
les
y(x) = (λ + µx)er0 x où λ, µ ∈ IR
Exemple 6.3.1
Nous passons au cas général d’une équation différentielle linéaire d’ordre 2, à coefficients constants,
mais avec un second membre g qui est une fonction continue sur un intervalle ouvert I ⊂ IR :
ay 00 + by 0 + cy = g(x) (6.10)
Pour ce type d’équation, nous admettons le théorème de Cauchy-Lipschitz qui s’énonce ainsi :
Théorème 6.5
Pour chaque x0 ∈ I et chaque couple (y0 , y1 ) ∈ IR2 , l’équation (??) admet une unique solution y sur
I satisfaisant aux conditions initiales :
y(x0 ) = y0 et y 0 (x0 ) = y1
Dans la pratique, pour résoudre une équation différentielle linéaire avec second membre (avec ou
sans conditions initiales), on cherche d’abord une solution de l’équation homogène, puis une solution
particulière de l’équation avec second membre et on applique le principe de superposition :
Proposition 6.2
Les solutions générales de l’équation (??) s’obtiennent en ajoutant les solutions générales de l’équation
homogène (??) à une solution particulière de (??).
• y0 (x) = eαx Q(x) (m = 0), si α n’est pas une racine de l’équation caractéristique,
• y0 (x) = xeαx Q(x) (m = 1), si α est une racine simple de l’équation caractéristique,
• y0 (x) = x2 eαx Q(x) (m = 1), si α est une racine double de l’équation caractéristique.
2- Second membre du type eαx (P1 (x) cos(βx) + P2 (x) sin(βx) : Si g(x) = eαx (P1 (x) cos(βx) +
P2 (x) sin(βx), avec α, β ∈ IR et P1 etP2 deux polynôme de IR, on cherche une solution particulière
sous la forme :
• y0 (x) = eαx (Q1 (x) cos(βx) + Q2 (x) sin(βx), si α + iβ n’est pas une racine de l’équation
caractéristique,
• y0 (x) = xeαx (Q1 (x) cos(βx)+Q2 (x) sin(βx), si α+iβ est une racine de l’équation caractéristique.
Dans les deux cas, Q1 et Q2 sont deux polynômes de degré n = maxdeg(P1 ) , deg(P2 )
Exemple 6.3.2
Résoudre les équations différentielles :
(E0 ) y 00 − 5y 0 + 6y = 0
(E1 ) y 00 − 5y 0 + 6y = 4xex
(E2 ) y 00 − 5y 0 + 6y = 4xe2x
1. Équation (E0 ) : L’équation caractéristique est r2 −5r +6 = (r −2)(r −3) = 0, avec deux racines
distinctes r1 = 2 et r2 = 3 Donc l’ensemble des solutions de (E0 ) est {λe2x + µe3x |λ, µ ∈ IR}
2. Équation (E1 ) :
a. On cherche une solution particulière à (E1 ) sous la forme y0 (x) = (ax + b)ex . Lorsque l’on
Enseignant: Aribou Youssef page 94
CHAPITRE 6. ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
b. L’ensemble des solutions de (E1 ) est {(2x + 3)ex + λe2x + µe3x |λ, µ ∈ IR}
c. On a y(x) = (2x + 3)ex + λe2x + µe3x . On cherche λ, µ tels que y(0) = 1, y 0 (0) = 0.
C’est-à-dire que 3 + λ + µ = 0, 5 + 2λ + 3µ = 0 donc λ = µ = −1 c’est-à-dire que
y(x) = (2x + 3)ex − e2x − e3x
3. Équation (E2 ) : Comme 2 est une racine de l’équation caractéristique, on cherche une solution
particulière sous la forme y0 (x) = x(ax + b)e2x . On obtient y0 (x) = −x(2x + 4)e2x
g(x)
ay000 + by00 + cy0 = a( + λy100 + µy200 ) + b(λy10 + µy20 ) + c(λy1 + µy2 )
a
= g(x) + λ(ay100 + by10 + cy1 ) + µ(ay200 + by20 + cy2 )
= g(x)
On a utilisé le fait que y1 et y2 sont solutions de l’équation homogène. Le système (S) se résout
facilement, ce qui λ0 et µ0 , puis λ et µ par intégration.
Exemple 6.3.3
Enseignant: Aribou Youssef page 95
CHAPITRE 6. ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES
π π
Résoudre l’équation suivante, sur l’intervalle ] − , [:
2 2
1
y 00 + y =
cos x
Les solutions de l’équation homogène y 00 + y = 0 sont λ cos xµ sin x où λ, µ ∈ IR. On cherche une
solution particulière de l’équation avec second membre sous la forme
sin x
Ainsi µ(x) = x et la première ligne des équations devient λ0 = − donc λ(x) = ln(cos x).
cos x
On véri ?e pour se rassurer que y0 (x) = ln(cos x) cos x + x sin x est une solution de l’équation. Ainsi
les fonctions solutions sont de la forme :