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Concours Mathématiques ENS Lyon 2018

Le document présente une épreuve de mathématiques pour le concours d'admission à l'École Normale Supérieure de Lyon, comprenant deux problèmes indépendants : l'un sur l'algèbre et l'autre sur l'analyse. Le premier problème traite des racines d'un polynôme et de leurs propriétés, tandis que le second aborde des équations différentielles et des fonctions continues. Les candidats doivent démontrer divers résultats mathématiques et résoudre des équations en utilisant des techniques analytiques et algébriques.

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Le document présente une épreuve de mathématiques pour le concours d'admission à l'École Normale Supérieure de Lyon, comprenant deux problèmes indépendants : l'un sur l'algèbre et l'autre sur l'analyse. Le premier problème traite des racines d'un polynôme et de leurs propriétés, tandis que le second aborde des équations différentielles et des fonctions continues. Les candidats doivent démontrer divers résultats mathématiques et résoudre des équations en utilisant des techniques analytiques et algébriques.

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ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE DE LYON

Concours d’admission session 2018


Filière universitaire : Second concours

COMPOSITION DE MATHÉMATIQUES
Durée : 3 heures

L’utilisation des calculatrices n’est pas autorisée pour cette épreuve.


? ? ?

L’épreuve se compose de deux problèmes indépendants. Les candidats pour-


ront les traiter dans l’ordre de leur choix.

1 Algèbre
On note P le polynôme

P (X) = X 3 − 3X 2 − X + 1.

Si t est un nombre réel, on note btc sa partie entière. On a donc btc ∈ Z et


btc 6 t < btc + 1.

1. Montrer que P admet trois racines réelles a, b, c vérifiant

bac = 3, bbc = 0, bcc = −1.

Montrer qu’en fait a > 3, 2.


2. Calculer A1 = a + b + c et A2 = a2 + b2 + c2 . En déduire que b2 + c2 < 1.
3. Soit n ∈ N. Montrer l’existence d’entiers relatifs un , vn , wn tels que les
racines a, b, c de P soient aussi des racines de l’équation

xn = un x2 + vn x + wn .

4. Montrer que les coefficients ci-dessus satisfont une relation de récurrence


   
un+1 un
 vn+1  = M  vn  ,
wn+1 wn

où M est une matrice à coefficients entiers que l’on déterminera. Calculer
le polynôme caractéristique de M .

1
5. Si n ∈ N, on note An = an + bn + cn . Exprimer An en fonction de un , vn
et wn . Montrer que pour tout n > 0, An est un entier impair.
6. Montrer que pour tout entier n > 2, |bn + cn | < 1.
1
7. Montrer que b < 2 et c < − 21 . En déduire le signe de bn + cn , en fonction
de n ∈ N.
8. Montrer que pour tout entier n ≥ 1, l’entier ban c est de même parité que
n.

9. Soit d = 1 + 2 . Parmi les polynômes non nuls à coefficients entiers dont
d est une racine, trouver celui qui est de degré minimal.
10. En adaptant la méthode développée dans les questions 1 à 8, montrer que
bdn c est de parité opposée à celle de n ∈ N (l’un des deux est pair, l’autre
est impair).

2 Analyse
1. Soit α > 0 un nombre réel, et g : R → R une fonction continue, de carré
intégrable : Z +∞
g(t)2 dt < ∞.
−∞

(a) Montrer que pour tout x ∈ R, l’intégrale


Z +∞
eα(x−t) g(t) dt
x

est absolument convergente.


(b) On note ψ(x) la valeur de cette intégrale. Montrer que

lim ψ(x) = 0.
x→+∞

(c) Montrer que ψ satisfait l’équation différentielle ψ 0 = αψ − g.


(d) Soit [A, B] un intervalle. En utilisant l’équation différentielle, mon-
trer l’inégalité
!1/2 !1/2
Z B Z B Z B
2 2 2 1
α ψ(x) dx 6 ψ(x) dx g(x) dx + ψ(B)2 .
A A A 2

(e) En déduire que


Z B Z B
1
α ψ(x)2 dx 6 g(x)2 dx + ψ(B)2 .
A α A

2
(f) Montrer enfin que
Z +∞ Z +∞
1
ψ(x)2 dx 6 g(x)2 dx.
−∞ α2 −∞

En particulier, ψ est une fonction de carré intégrable.


2. Soit q : R → R une fonction continue, périodique de période 1. On
considère l’équation différentielle du second ordre, homogène

u00 (t) + q(t)u(t) = 0. (1)

On note u0 la solution du problème de Cauchy pour (1) avec données


initiales u0 (0) = 1 et u00 (0) = 0. De même u1 est la solution dont les
données initiales sont u1 (0) = 0 et u01 (0) = 1.
Montrer que la fonction u0 u01 − u00 u1 est identiquement égale à 1.

3. On forme la matrice  
u0 (1) u1 (1)
M= .
u00 (1) u01 (1)
Montrer que pour toute solution u de (1), on a
   
u(0) u(1)
M = .
u0 (0) u0 (1)

4. On note E la trace de M . Discuter la nature des valeurs propres de M en


fonction de E.
5. Soit λ une valeur propre de M . Montrer que (1) admet une solution non
nulle (éventuellement à valeurs complexes) vérifiant

∀x ∈ R, u(x + 1) = λu(x).

Si α ∈ C satisfait eα = λ, montrez alors que la fonction x 7→ e−αx u(x) est


périodique.

6. On suppose que M admet une valeur propre λ différente de ±1. Montrer


qu’il existe un nombre α ∈ C et deux fonctions continues périodiques
v± : R → C, tels que la solution générale de (1) soit une combinaison
linéaire de eαx v+ (x) et e−αx v− (x).
7. On suppose maintenant que E > 2, et on se limite aux solutions de (1) à
valeurs réelles.
(a) Vérifier que (1) admet une paire de solutions linéairement indépen-
dantes (u− , u+ ), vérifiant

lim u− (x) = 0, lim u+ (x) = 0.


x→+∞ x→−∞

3
(b) Montrer que u+ u0− − u0+ u− est une constante, non nulle, qu’on peut
choisir égale à 1.
(c) Soit u une solution de (1), de carré intégrable sur R. Montrer que
u ≡ 0.
(d) Soit f : R → R une fonction continue. Montrer que les solutions de
l’équation différentielle non homogène

w00 (t) + q(t)w(t) = f (t). (2)

sont de la forme w = φ+ u+ + φ− u− où φ0+ = −u− f et φ0− = u+ f .


(e) En déduire que si f est de carré intégrable, alors (2) admet une
solution de carré intégrable, celle-ci étant unique.

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