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22 2cc Rap Omath

Le rapport présente le déroulement de l'épreuve orale de mathématiques de l'Ecole Normale Supérieure de Lyon pour 2022, où 9 candidats ont été évalués avec des notes allant de 9 à 16 et une moyenne de 13. L'épreuve est structurée en deux exercices, le premier étant plus difficile et le second plus standard, mettant l'accent sur la prise d'initiative et la maîtrise des concepts plutôt que sur la résolution complète des exercices. Des exercices spécifiques sont détaillés, illustrant les compétences requises et les défis rencontrés par les candidats.

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Ecole Normale Supérieure de Lyon

Second Concours - Filière Universitaire


Session 2022
Rapport sur l’épreuve orale de Mathématiques
Examinateur : Thomas Budzinski

Déroulé de l’oral
Cette année, 9 candidats admissibles ont passé l’oral de mathématiques, dont 8 en majeure et
1 en mineure. Les notes vont de 9 à 16, avec une moyenne de 13 et un écart-type proche de 2.
Les statistiques sur un si petit échantillon sur bien sûr très peu significatives.
La durée de l’épreuve orale est de 45 minutes. L’examinateur commence l’épreuve en donnant
un exercice et n’intervient pas pendant les dix premières minutes afin de laisser le candidat
réfléchir. La suite de l’oral est un dialogue autour de l’exercice avec l’examinateur, qui peut
donner des indications ou poser des questions de cours reliées. À une dizaine de minutes de la
fin, le premier exercice est interrompu pour en poser un second, portant sur un domaine différent
du premier. Le premier exercice est généralement difficile, et il n’est nullement nécessaire de le
résoudre entièrement pour obtenir une excellente note. Le second est plus court et plus standard.
La prise d’initiative, la réactivité des candidats et la maîtrise des objets du cours qui apparaissent
au cours de la discussion sont des facteurs plus importants dans l’évaluation que l’avancée dans
les exercices.
Le niveau des candidats était globalement assez homogène, avec des points forts et des
points faibles différents selon les candidats. Parmi les points de cours qui ont pu poser problème
à certains candidats, signalons le théorème de Cauchy–Lipschitz, les hypothèses précises des
théorèmes d’interversion ou encore le calcul de la variance d’une loi binomiale. Enfin, rappelons
tout de même que tester de petites valeurs ou des cas particuliers simples est très souvent un
bon réflexe pour aborder un exercice difficile.

Quelques exercices posés au cours de l’oral


Exercices longs
Exercice 1. Soit f une fonction continue intégrable de R+ dans R. Montrer que l’équation
différentielle
x00 (t) + f (t)x(t) = 0
admet au moins une solution non bornée sur R+ .

1
Éléments de solution. Si x est une solution bornée, alors f × x est intégrable donc f 00 aussi
donc f 0 admet une limite en +∞. Comme f est bornée, cette limite vaut 0. D’autre part, par
Cauchy–Lipschitz, les solutions de f forment un espace vectoriel de dimension 2. Soit (x1 , x2 ) une
base, et soit w = x01 x2 − x1 x02 leur Wronskien (cette indication était donnée par l’examinateur).
On calcule w0 = 0, donc w est constante. Comme (x1 , x2 ) est libre, on a w(0) 6= 0, mais si x1 et
x2 sont bornées alors w(t) → 0 en +∞, d’où la contradiction.

Exercice 2. Soient n ≥ 1 et M ∈ Mn (R) telle que pour tout polynôme P ∈ R[X], la matrice
P (M ) est soit inversible soit nulle. Que peut-on dire de M ?

Éléments de solution. Le même problème dans C est plus simple : soit λ une valeur propre
de M . Alors M − λIn n’est pas inversible, donc elle est nulle, donc M est une homothétie. Pour
le problème réel, soit λ une valeur propre complexe de M . Si λ ∈ R, alors le même raisonnement
montre que M = λIn . Sinon, P = (X − λ)(X − λ) est un polynôme réel, et P (M ) n’est pas
inversible, donc P (M ) = 0, donc M est annulée par un polynôme réel irréductible de degré 2.
Réciproquement, si M est annulée par un tel polynôme P , soit S ∈ R[X]. On écrit la division
euclidienne S = P Q + R de S par P . Alors S(M ) = R(M ) avec R de degré au plus 1, et R(M )
est soit nulle (si R = 0), soit inversible (car M n’a pas de valeur propre réelle).

Exercices courts
Exercice 3. Soient (Xi ) des variables aléatoires i.i.d. avec P(Xi = 1) = P(Xi = −1) = 12 , et
soit Sn = ni=1 Xi . On note
P

T = min{n tel que |Sn | ≥ 2}.


Décrire la loi de T .

Éléments de solution. On a P (T = 2k) = 21k pour tout k ≥ 1 et P (T = 2k − 1) = 0. En


effet, Sn a toujours la parité de n donc T doit être pair. De plus, conditionnellement à T > 2k,
on a S2k = 0, donc
1
P (T = 2k + 2|T > 2k) = ,
2
ce qui suffit à faire le calcul.

Exercice 4. Soient n ≥ 2 et a2 , . . . , an et b2 , . . . , bn des nombres complexes. À quelle condition


la matrice  
0 a2 . . . an
 b2 0 . . . 0
 
. .. . . .. 
. .
. . .

bn 0 ... 0
est-elle diagonalisable ?

Éléments de solution. On calcule le polynôme caractéristique : on trouve X n −( ni=2 ai bi ) X n−2 .


P
P
Si ai bi = 0, alors la seule valeur propre est 0, donc la matrice n’est diagonalisable que si les
P pP
coefficients sont tous nuls. Si ai bi 6= 0, alors on a deux valeurs propres ± ai bi . Par

2
ailleurs, la matrice est de rang au plus 2, donc 0 est valeur propre de multiplicité au moins n − 2,
donc la matrice est diagonalisable.

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