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REPUBLIQUE DU BENIN

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université d’Abomey-Calavi
(UAC)
Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC)

Métré Travaux Routiers

THEME :
DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEES

Etudiant : Sous la supervision de :

ERIOLA Mendel Dr. Ir. Valery DOKO

Enseignant chercheur EPAC-UAC

Année Scolaire : 2024-2025


DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

Table des matières


Introduction ............................................................................................................ 4
I. Définition de dégradations de structure de chaussées ............................................ 5
II. Facteurs de dégradations des structures de chaussées .......................................... 5
2-1- Les facteurs extérieurs à la chaussée ................................................................ 5
2-2- Les facteurs liés à la structure elle-même, aux défauts de conception et de réalisation
: ........................................................................................................................ 8
2-3- Les facteurs liés aux matériaux :...................................................................... 9
III. Dégradation des chaussées .......................................................................... 11
Typologie des dégradations de structure de chaussées ............................................. 11
Les dégradations superficielles ou de type B .......................................................... 13
3.1 Les dégradations des chaussées non revêtues ....................................................... 17
3.2 Les dégradations des chaussées revêtues ........................................................ 21
Conclusion ............................................................................................................. 28

GROUPES 4,16 ET 17 2
DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

Table des figures :


Figure 1 : Le trafic routier ........................................................................................... 6
Figure 2 : Inondations .................................................................................................
Figure 3 : Le gel sur la chaussée...................................................................................
Figure 4 : Dégradation de type B ...................................................................................
Figure 5 :Orniérage ................................................................................................. 12
Figure 6 : Orniérage sur chaussée revêtue et non revêtue ............................................ 13
Figure 7 : Image de fissure longitudinale et transversale ............................................ 14
Figure 8 : Faïençage sur chaussée revêtue................................................................ 14
Figure 9 : Plumage .................................................................................................. 15
Figure 10 : Pelade sur chaussée non revêtue ............................................................ 15
Figure 11 :Nids de poules sur chaussée revêtue........................................................ 16
Figure 12 : Ressuage sur chaussée revêtue............................................................... 16
Figure 13 : Nids de poule ......................................................................................... 18
Figure 14 : Ravinement sur chaussée non revêtue ..................................................... 19
Figure 15 : Bourbier................................................................................................. 20
Figure 16 : Fissure longitudinale sur chaussée revêtue .............................................. 22
Figure 17 : Fissure transversale sur route revêtue ...................................................... 23
Figure 18 : Fissuration sur chaussée revêtue ............................................................. 24

GROUPES 4,16 ET 17 3
DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

Introduction
Les chaussées, éléments essentiels des infrastructures de transport, subissent au
fil du temps diverses dégradations qui compromettent leur fonctionnalité et leur
sécurité. Ces détériorations, telles que les fissures, les nids-de-poule et les
affaissements, résultent d'une multitude de facteurs incluant les charges de trafic,
les conditions climatiques et les propriétés intrinsèques des matériaux utilisés. La
prévention et la réparation de ces dommages représentent des défis techniques et
économiques significatifs pour les gestionnaires de routes. Notre exposé se
penche sur les différents types de dégradations des chaussées sur chaussées
revêtues et non revêtues, les causes principales de ces phénomènes, et les effets à
long terme en cas de non-entretien.

GROUPES 4,16 ET 17 4
DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

I. Définition de dégradations de structure de chaussées

On entend par pathologies ou dégradations des chaussées le résultat d’un


ensemble de processus par lesquels la capacité fonctionnelle et structurelle d’une
chaussée diminue dans le temps. C’est de ce fait le passage progressif de « l’état
acceptable de la route à un état plus mauvais » sous les effets du trafic, du climat
et de l’environnement.

II. Facteurs de dégradations des structures de chaussées

Les structures de chaussée vont se dégrader sous l’action de différents facteurs


qui peuvent être classés en trois catégories :

✓ extérieurs à la chaussée ;

✓ liés à la structure elle-même, à ses défauts de conception et de réalisation ;

✓ liés aux matériaux constitutifs.

2-1- Les facteurs extérieurs à la chaussée


Ils englobent:

▪ Le trafic

▪ Les conditions climatiques

▪ Le trafic

Il a rapport avec l’action des véhicules sur la chaussée : Les surcharges des
essieux, la croissance incontrôlée du nombre de véhicules et la vitesse des
véhicules , écoulement des produits agressifs sur la couche de roulement (
GROUPES 4,16 ET 17 5
DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

produits acides, carburant, …), grattage du revêtement de la chaussée par du


matériel agressif ( passage d’un bull ou d’un tracteur à chenilles ) sur la couche
de roulement, la circulation intensive des véhicules provoquent une déformation
et une usure parfois prématurée de la couche de roulement.

Figure 1 : Le trafic routier

▪ Les conditions climatiques

Elles influent sur le comportement des structures soit de façon directe ou induite
:

o La pluviométrie influe sur la teneur en eau des sols supports et sur


leur portance, sur la rigidité des matériaux non traités et sur la
dégradation des discontinuités de la structure. L’influence de ce
facteur est amplifiée par le profil de la route (remblai, déblai), la
nature et la largeur des accotements, l’état du dispositif de drainage
et l’état de surface de la chaussée (déjà dégradé ou intact) ;

o Les températures estivales augmentent la sensibilité à l’orniérage ou


au ressuage des couches de surface ;

o Les températures hivernales augmentent la fragilité des couches


bitumineuses et les sollicitations au voisinage des discontinuités dans
les structures rigides et à assise traitée aux liants hydrauliques ;

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DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

o Les variations journalières de température influent sur le


fonctionnement des structures, notamment en modifiant la cambrure
des dalles rigides et leur mode de fonctionnement, ainsi que sur la
susceptibilité des matériaux bitumineux dans le cas où une trop
grande amplitude journalière de température fragilise le matériau à
basse température ;

o Les variations saisonnières de température influent elles aussi sur le


fonctionnement de la structure, en agissant sur la rigidité des
matériaux pour les structures à couches bitumineuses et sur les
conditions d’engrènement pour les structures à couches traitées aux
liants hydrauliques ;

o L’ensoleillement et l’exposition aux intempéries provoquent un


vieillissement des matériaux, qui se traduit par un durcissement des
liants bitumineux et une fragilisation des liaisons granulats/liants ;

o le gel peut, lorsqu’il est intense, provoquer le soulèvement de la


structure (principalement si ses couches non traitées sont gorgées
d’eau) et une dégradation de certains matériaux après de nombreux
cycles de gel (phénomène qualifié de « gélifraction ») ;

o le dégel, plus dommageable, induit une dégradation accélérée de la


structure par chute de portance du sol support, conséquente de
l’augmentation de la teneur en eau constatée au gel (cas des sols fins,
de certaines craies…) ;

o des périodes de grande sécheresse entraînent la dessiccation des sols


(surtout ceux présentant des indices de plasticité élevés) et
l’apparition de fissures de retrait en surface des chaussées.

GROUPES 4,16 ET 17 7
DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

Figure 3 : Le gel sur la chaussée Figure 2 : Inondations

2-2- Les facteurs liés à la structure elle-même, aux défauts de conception et de


réalisation :

o L’épaisseur de la structure est déterminée afin que la chaussée assure


la circulation d’un trafic poids lourds sur un sol support donné
pendant une certaine durée. Des travaux réalisés selon les règles de
l’art intègrent des variations « usuelles » d’épaisseur qui sont prises
en compte dans le calcul de l’épaisseur nominale. Toute sous-
épaisseur, ponctuelle ou étendue, induit dès l’origine un excès de
sollicitation dans la zone sous-dimensionnée entraînant des
dégradations par la suite.

o Les conditions de collage entre couches sont également


déterminantes vis-à-vis de la durabilité des structures. Celles-ci sont
calculées en adoptant des hypothèses de collage représentatives des
conditions habituellement rencontrées : par exemple, les couches
bitumineuses sont supposées collées sur leur support. Tout défaut de
collage entre deux couches supposées solidaires conduit à une
sollicitation excessive de chacune des couches de la structure, et
donc à leur ruine prématurée.

GROUPES 4,16 ET 17 8
DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

o L’insuffisance des financements disponibles pour la construction et


l’entretien des routes sont généralement réduits par rapport aux coûts
réels des projets à réaliser est un problème crucial notamment en
Afrique.

2-3- Les facteurs liés aux matériaux :

• Pour tous les matériaux :

La rigidité d’un matériau de chaussée dépend de son taux de compactage. Tous


les matériaux requièrent un niveau de compactage minimal, garantissant une
rigidité et un comportement en fatigue. Tout défaut de compactage affecte la
rigidité du matériau, et par suite suscite une augmentation de la sollicitation
induite au passage des charges lourdes. La durée de vie de la chaussée s’en voit
réduite.

• Pour les matériaux non traités :

Une teneur en eau trop élevée altère les performances mécaniques des matériaux
non traités, aussi bien en rigidité qu’en résistance à la déformation permanente.
Cette teneur en eau augmente lorsque les couches supérieures ne sont plus
imperméables (parce que fortement fissurées par exemple), qu’une alimentation
en eau peut se faire par un terre-plein central ou que le dispositif de drainage ne
fonctionne pas (problème d’altimétrie, de colmatage des exutoires…)

• Pour les matériaux bitumineux :

La teneur en liant, dont l’optimum a été déterminé lors de l’étude de formulation


du mélange, est pour cette famille de matériaux un facteur déterminant.

Un sous-dosage conduit à :

– une réduction des performances en fatigue (donc à une moindre durabilité des
matériaux) ;

– une moindre maniabilité du mélange (donc à une plus grande difficulté à


atteindre la compacité requise) ;

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DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

– une plus grande sensibilité à l’eau (décohésionnement de la liaison


liant/granulats) ;

– dans une moindre mesure, une perte de rigidité du mélange.

Un surdosage en liant a peu de conséquences pour les couches d’assise, mais est
plus pénalisant pour les couches de surface où il conduit à :

– une plus grande sensibilité à l’orniérage et au ressuage ;

– un état de surface plus fermé (donc une moindre macro texture) défavorable à
l’adhérence sur chaussée humide.

• Pour les matériaux traités aux liants hydrauliques :

Un sous-dosage en liant hydraulique (ou en eau) conduit à une moindre


performance du mélange, aussi bien en rigidité qu’en résistance en traction. Cette
diminution des performances mécaniques conduit à une réduction importante de
la durée de vie.

Un surdosage en liant hydraulique rend le matériau plus rigide et plus résistant à


la traction ; mais l’expérience montre que :

• le délai de maniabilité est réduit ;

• la prise hydraulique s’effectue plus rapidement, ce qui a pour conséquence


d’augmenter la fissuration de retrait ;

• la rigidité croît plus vite que la résistance en traction, ce qui a pour effet de
fragiliser le matériau, de le rendre moins durable et plus sensible aux surcharges.

Le surdosage en eau conduit à une diminution des performances mécaniques,


tandis qu’un sous-dosage réduit le délai de maniabilité. Les conditions de mise en
œuvre sont déterminantes sur la durabilité de ces matériaux :

• la dessiccation de la partie supérieure de la couche doit être évitée par mise en


œuvre d’une couche de cure ;

• le sur compactage et/ou l’apport de couche en faible épaisseur peuvent


provoquer le feuilletage de la partie supérieure de la couche ;

• les travaux en arrière-saison et en hiver sont à proscrire (risque de gel) ; ils


exposent le matériau à un défaut de prise (irréversible dans le cas de liant à base
de ciment) ;
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DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

• la remise sous circulation peut se faire immédiatement après la fin du


compactage, avec pour les trafics supérieurs à 100 PL/j l’ajout dans la formule du
matériau traité d’un retardateur de prise pour un délai de 24 heures.

III. Dégradation des chaussées

Typologie des dégradations de structure de chaussées


Les dégradations de chaussées sont généralement classées en deux catégories :

➢ Les dégradations structurelles ou de type A

➢ Les dégradations superficielles ou de type B

Figure3 :: Dégradation de type A Figure 4 : Dégradation de type B

3.1.1. Les dégradations structurelles ou de type A

Elles apparaissent au sein de la structure de chaussée ou de son support et


mettent en cause le patrimoine. Elles comprennent :

- les déformations ;

- les fissurations de fatigue.

Les déformations

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DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

- L’affaissement : déformation affectant les rives et caractérisée par un


abaissement plan du niveau.

Causes :

• Sous dimensionnement de la structure

• Compactage insuffisant.

• Mauvais drainage interne du corps de chaussée.

• Instabilité de plate-forme (déblai argileux, sols marécageux,).

• Manque de support latéral.

- L’ornière : déformation longitudinale permanente qui se crée sous le


passage des roues.

Figure 5 :Orniérage

Causes :

• Sous dimensionnement

• Comptage insuffisant

• Enrobé à stabilité réduite en temps chaud

• Fluage d’enrobé

• Vieillissement

• Mauvais drainage des matériaux granulaires de la chaussée

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DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

Figure 6 : Orniérage sur chaussée revêtue et non revêtue

Les dégradations superficielles ou de type B


Encore appelées dégradations non structurelles, elles prennent naissance dans la
couche de surface de la chaussée et affectent d’abord ses qualités superficielles.
Elles engendrent des réparations qui généralement ne sont pas liées à la capacité
structurelle de la chaussée. Leur origine est soit un défaut de mise en œuvre, soit
un défaut de qualité d'un produit, soit une condition locale particulière que le
trafic peut accentuer bien évidemment. Dans les dégradations de type B, on
distingue :

- les fissurations, hors fissures de fatigue, c'est-à-dire les fissures longitudinales


de joint, les fissures transversales de retrait thermique, les fissures longitudinales
ou transversales de retrait d'argile (dessiccation);

- les arrachements ;

- les mouvements de matériaux.

Les fissurations, hors fissures de fatigue : déchirures ou ruptures du


revêtement.

Causes :

• Fatigue de la structure

• Retrait thermique ou hydrique

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DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

• Retrait dans le sol support

• Mauvaise exécution des joints de reprises

• Remontée des fissures des couches inférieures

On distinguera les fissures longitudinales (fissures sensiblement parallèlement à


l’axe de la chaussée) et les fissures transversales (perpendiculaires à l’axe de la
chaussée)

Figure 7 : Image de fissure longitudinale et transversale

• Les faïençages : ensemble de fissures entrelacées ou maillées formant une


série de polygones.

Figure 8 : Faïençage sur chaussée revêtue

Les arrachements

Ce sont des phénomènes de rupture d'adhésion entre éléments ou parties de la


route suivie généralement de leur disparition. Ce type de dégradations n'affecte

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DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

que la couche de roulement au début de son apparition mais peut s'aggraver en


affectant les couches sous-jacentes au revêtement. On distingue les désordres
suivants :

- le désenrobage: est une disparition du liant enveloppant les granulats du


revêtement;

- le plumage: arrachement ponctuel des gravillons d’un enduit superficiel;

Figure 9 : Plumage

- Le peignage : départ des gravillons d’un enduit superficiel, se


développant suivant des sillons parallèles à l’axe de la chaussée

- La pelade : arrachement par plaque de l’enrobé ou de l’enduit superficiel


;

Figure 10 : Pelade sur chaussée non revêtue

- Les nids de poule : arrachement du revêtement provoquant une cavité


dans la chaussée et atteignant la couche de base

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DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

Figure 11 :Nids de poules sur chaussée revêtue

- Les dentelles de rives :

Les mouvements de matériaux :

Ces dégradations sont caractérisées par la remontée du liant à la surface de la


chaussée, par l'enfoncement de gravillons dans l'enrobé, les remontées des
éléments fins à la surface, ou par l'éjection de l'eau à la surface lors du passage
des véhicules lourds dû à l'existence de cavités sous la couche de surface. On y
trouve le ressuage et les remontées de fines.

- Le ressuage : excès de liant bitumineux à la surface du revêtement.

Figure 12 : Ressuage sur chaussée revêtue

- Remontée de fines : remontées d’eau à travers le revêtement entraînant


des fines et d’eau des couche inférieures laissant un aspect boueux en
bord des lèvres.

GROUPES 4,16 ET 17 16
DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

3.1 Les dégradations des chaussées non revêtues


3.1.2. Les dégradations structurelles

Pour les déformations :

Il existe deux genres de déformation suivant leur forme ou leur localisation.

ƒ Affaissement : déformation permanente de type enfoncement prononcé et


souvent assez étendue. Il se localise soit en rive de la chaussée, soit en pleine
voie.

ƒ Orniérage : déformation permanente longitudinale en creux, présente dans les


bandes de roulement.

Causes probables

L’orniérage peut être dû à une humidité trop importante dans les couches
inférieures.

L’affaissement peut être causé par une insuffisance du corps de la chaussée ou


du sol support ou par un mauvais drainage.

La perte de matériau peut provenir de :

• l’intensité du trafic,

• l’abondance des précipitations,

• l’insuffisance de drainage,

• les pentes trop fortes en profil en long et en travers,

• la dessiccation des matériaux en période de sécheresse.

Niveau de gravité

Gravité 1 : déformations avec flèche inférieure à 5 cm sous la règle de 1,50


mètre.

Gravité 2 : déformations avec une flèche de 5 à 10 cm sous la règle de 1,50


mètre.

Gravité 3 : déformations avec une flèche supérieure à 10 cm sous la règle de


1,50 mètre.

GROUPES 4,16 ET 17 17
DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

Pour les arrachements :

Pour les routes en terre, le nid-de-poule est considéré comme une dégradation
structurelle, car il se propage rapidement dans le corps de chaussée.

Figure 13 : Nids de poule

Causes probables

Le nid-de-poule peut provenir des déformations rencontrées sur la route :


orniérage, affaissement, tôle ondulée. Il peut être aussi la cause d’un mauvais
compactage.

Niveau de gravité

Le niveau de gravité est considéré généralement sur une longueur de chaussée


de 50 mètres.

Gravité 1 : Nombre faible et petite taille, moins de 5 nids-de-poule de diamètre


inférieur à 50 cm.

Gravité 2 : Nombre important ou grande taille, entre 5 et 20 nids-de-poule de


diamètre inférieur à 50 cm, ou moins de 5 nids-de-poule de diamètre supérieur à
1 mètre.

Gravité 3 : Nombre et taille justifiant la reconstruction, plus de 20 nids-de-poule


de diamètre inférieur à 50 cm ou plus de 5 nids-de-poule de diamètre supérieur à
1 mètre.

Tôle Ondulée :

La tôle ondulée est une déformation permanente linéaire de type ondulation,


régulière et rapprochée, perpendiculaire à l’axe de la chaussée.

Causes probables

GROUPES 4,16 ET 17 18
DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

La tôle ondulée provient de :

• une cohésion insuffisante du matériau de surface,

• la vitesse élevée des véhicules sur la route,

• l’agressivité du trafic,

• un défaut de plasticité du matériau utilisé pour la couche de roulement.

Niveau de gravité

Gravité 1 : flèche de l’ondulation sinusoïdale inférieure à 2 cm.

Gravité 2 : flèche de l’ondulation sinusoïdale comprise entre 2 et 5 cm.

Gravité 3 : flèche de l’ondulation sinusoïdale supérieure à 5 cm.

Ravine

La ravine est une érosion longitudinale ou transversale de la surface de


roulement.

Figure 14 : Ravinement sur chaussée non revêtue

Causes probables

La ravine est causée par l’écoulement des eaux de pluie sur la route. Les frayées
en W entraînent l’apparition de ravines.

Niveau de gravité

Gravité 1 : profondeur de la ravine inférieure à 5 cm.

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DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

Gravité 2 : profondeur de la ravine variant de 5 à 10 cm.

Gravité 3 : profondeur de la ravine supérieure à 10 cm.

3.1.3. Les dégradations de drainage

Traverse

La traverse est un écoulement transversal des eaux pluviales qui coupe la


chaussée

Causes probables

Les fossés obstrués ou des ouvrages hydrauliques bouchés ou cassés peuvent


entraîner l’apparition de traverses.

Niveau de gravité

La gravité de la traverse n’est pas quantifiée. La localisation et l’étendue de la


dégradation sont relevées.

Bourbier

Le bourbier est une destruction localisée de la chaussée.

Figure 15 : Bourbier

Causes probables

Le bourbier est causé par l’effet de l’eau et du trafic.

Niveau de gravité

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DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

La gravité du bourbier n’est pas quantifiée. La localisation et l’étendue de la


dégradation sont relevées.

Tête de chat

La tête de chat est l’apparition de cailloux sur la surface de la chaussée.

Causes probables

Les têtes de chat surviennent suite à l’usure de la couche de roulement


provoquée par le trafic et/ou l’érosion.

Niveau de gravité

La gravité de la tête de chat n’est pas quantifiée. Seul le caractère « isolé » ou «


généralisé » est relevé.

3.2Les dégradations des chaussées revêtues


3.2.1 Les dégradations sur les chaussées à revêtement bitumineux

[Link] Les épaufrures

Définition : Effritement du revêtement en bordure du rail. Cette dégradation est


classée dans la famille des arrachements.

Causes probables :

- joints bloqués empêchant la dilatation thermique et créant une compression en


bordure de rail, entraînant leur effritement,

- friction des lèvres des joints générée par les battements de dalles,

- déflexions importantes des rails

Évolution prévisible :

- départ de matériaux,

- les épaufrures deviennent de plus en plus nombreuses et larges.

[Link] Les fissures longitudinales

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DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

Définition : Famille de dégradations de surface caractérisée par une ligne de


rupture apparaissant à la surface de la chaussée.

Figure 16 : Fissure longitudinale sur chaussée revêtue

Causes probables :

- fatigue de la structure par excès de contrainte à la base des couches traitées


ayant pour origine un sous-dimensionnement ou un décollement entre couches,

- déflexions des rails,

- le joint tire l’enrobé.

Évolution prévisible :

- épaufrures des bords de fissure favorisant la pénétration de l’eau,

- ramification, dédoublement de la fissure avec ouverture des lèvres liée au


départ de matériaux en bord de fissure,

- faïençage à maille fine,

- orniérage à grand rayon et nids de poules lorsque les fissures sont dues à une
résistance insuffisante des matériaux d’assise.

[Link] Les fissures transversales

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DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

Figure 17 : Fissure transversale sur route revêtue

Définition : Fissure sensiblement perpendiculaire à l’axe de la chaussée isolée


ou périodique, d’espacement variable, intéressant tout ou partie de la largeur de
la chaussée.

Causes probables :

- remontée en surface d’une fissure de prise ou de retrait thermique,

- remontée en surface d’un joint transversal de mise en œuvre de l’assise traitée,

- remontée de joints d’entretoises, dalles flottantes.

Évolution prévisible :

En l’absence de colmatage, le nombre de fissures transversales augmente :

- épaufrures en bord de fissures, qui augmentent le risque d’infiltration d’eau,

- décollement entre la couche de surface et l’assise,

- remontées de fines,

- ramification et dédoublement de fissures,

- au stade ultime, la partie haute de l’assise traitée aux liants hydrauliques se


dégrade significativement, ce qui amène des affaissements et des nids de poules.

[Link] Le faïençage

Définition : Ensemble de fissures entrelacées ou maillées formant une série de


polygones.

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DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

Figure 18 : Fissuration sur chaussée revêtue

Causes probables :

- fatigue excessive de l’assise provoquée par un excès de contrainte de traction


par flexion à la base des couches traitées,

- décollement de la couche de roulement.

Évolution prévisible :

- départ de matériaux, formation de nids de poule ou encore pelade,

- chute de portance due à la pénétration de l’eau dans le corps de chaussée. Cela


est à l’origine de déformations (orniérage à grand rayon, affaissement de rive et
hors rive).

- augmentation des zones faïencées.

[Link] L’orniérage

Définition : Déformation permanente longitudinale créée par le passage des


roues et dont la largeur est inférieure à 80 cm.

Causes probables :

- inadéquation entre la formulation et la température d’usage,

- trafic lourd important et canalisé,

- rampes : vitesse lente des véhicules,

GROUPES 4,16 ET 17 24
DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

- zones de freinages, courbes à petit rayon,

- maniabilité élevée de l’enrobé,

- inadéquation entre la formulation et le trafic.

Évolution prévisible :

- approfondissement de l’ornière, accompagné de fissuration longitudinale et de


faïençage,

- ressuage ou indentation dans les bandes de roulement,

- formation de bourrelets longitudinaux

3.2.2 Les dégradations des chaussées revêtues en béton

[Link] Les fissures transversales

Définition : Fissure sensiblement perpendiculaire à l’axe de la chaussée, isolée


ou périodique, d’espacement variable, intéressant tout ou partie de la largeur de
la chaussée.

Causes probables :

- retrait thermique du béton,

- rupture par fatigue de la chaussée sous l’effet de l’accumulation de contraintes


de traction-flexion excessives,

- dans le cas de dalles béton, mauvais appui de la dalle.

Évolution prévisible :

- ouverture de la fissure et épaufrure des lèvres favorisant l’infiltration d’eau


dans le corps de chaussée. Cette ouverture est limitée pour le béton armé continu
jusqu’à rupture des armatures.

- ramification de la fissure,

- les coins de dalles contigus à la fissure peuvent se casser,

GROUPES 4,16 ET 17 25
DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

- les battements de dalles provoqués par le trafic lourd entraînent des rejets de
pompage conduisant à l’apparition des vides sous les dalles aval en bord de
fissures puis à une mise en escalier des éléments de dalles

[Link] Les épaufrures

Définition : Effritement du revêtement.

Cette dégradation est classée dans la famille des arrachements.

Causes probables :

- joints bloqués empêchant la dilatation thermique et créant une compression en


bordure de rail, entraînant leur effritement,

- friction des lèvres des joints générée par les battements de dalles.

Évolution prévisible :

- départ de matériaux,

- les épaufrures deviennent de plus en plus nombreuses et larges

IV. Processus de dégradations des chaussées

Chaussées souples

Étant donné le mode de fonctionnement des chaussées souples, la répétition des


contraintes dues au trafic entraine une déformation plastique de l'assise
granulaire et/ou du sol se traduisant par des déformations permanentes en
surface. La couverture bitumineuse reposant sur un support peu rigide, est
sollicitée à sa base par des efforts de traction par flexion dont la répétition peut
conduire à sa rupture.

Ainsi, le processus de dégradation de ces types de chaussées comportera donc :

- l'apparition de déformations permanentes (flaches, affaissements de

- l'apparition d'une fissuration longitudinale dans les bandes de roulement, qui se


ramifie, se dédouble et évolue vers un faïençage ; - la fissuration favorise les
infiltrations d'eau qui amplifient la réductionde portance du support en période
pluvieuse, donc aggravent les déformations permanentes ; ces infiltrations d'eau
accélèrent également l'évolution de la fissuration en provoquant la cassure des
bords de fissure qui conduit à des arrachements puis à des nids de poule.

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DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

Chaussées semi-rigides :

Les assises traitées aux liants hydrauliques sont sujettes au retrait thermique et
au retrait de prise. Le retrait provoque des fissurations transversales qui, sans
dispositions constructives, remontent à travers la couche de roulement. Celles-ci
apparaissent en surface avec des espacements réguliers et une ouverture variant
avec la température. Souvent franches lors de leur apparition en surface, les
fissures de retrait tendent à se dédoubler et se ramifier sous l'effet du trafic. En
l'absence de colmatage de ces fissures, l'eau pénètre dans la structure et fragilise
l’adhérence entre la couche de roulement et l'assise de la chaussée. Il s'en suit
une aggravation de la fissuration qui s'accompagne de remontée de boue puis
d'affaissements et de nids de poule.

Chaussées rigides :

Les chaussées en béton de ciment possèdent des avantages incontestables en


raison de leur forte rigidité, donc de leur bon comportement sous trafic élevé. Par
contre, elles sont plus sensibles aux tassements différentiels de l'infrastructure en
raison du risque de fissuration et de rupture des dalles rigides.

Compte tenu du comportement mécanique des chaussées rigides, les contraintes


de compression transmises au sol sont faibles. Cependant, lors de la prise et des
variations de température, le béton subit des phases de retrait. La fissuration
correspondante est généralement contrôlée soit par la réalisation de joints
transversaux, soit par la mise en place d'armatures longitudinales en continue.

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DEGRADATION DES STRUCTURES DE CHAUSSEE

Conclusion
La gestion efficace des dégradations de chaussées est cruciale pour assurer la
sécurité et la durabilité des infrastructures routières. Les dégradations, résultant
de divers facteurs tels que le trafic intense, les conditions climatiques et la qualité
des matériaux, nécessitent une attention constante et des interventions bien
planifiées. Les stratégies de maintenance préventive et corrective, basées sur une
compréhension approfondie des mécanismes de détérioration, sont essentielles
pour minimiser les coûts à long terme et garantir des routes en bon état. L'adoption
de technologies avancées et de méthodes innovantes de surveillance et de
réparation peut grandement améliorer l'efficacité des interventions. De plus, une
collaboration étroite entre les ingénieurs, les décideurs politiques et les
gestionnaires d'infrastructures est nécessaire pour mettre en place des politiques
de maintenance intégrées et durables.

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